30 mars 2018

Voix divines, pour Le Lecteur du Val de Deyme

Dernière participation au concours organisé dans le cadre de la francophonie avec "Dis-moi 10 mots sur tous les tons" par le Lecteur du Val de Deyme, cette fois sur le thème de la voix.

Grâce à un pliage, derrière le rideau rouge,  figure une pléiade d'artistes lyriques que j'aime dans toutes les tessitures que l'on rencontre à l'opéra, jusques-et-y compris ceux heureusement disparus : les castrats dont on dit qu'ils sont la voix des anges. 


Aujourd'hui leur répertoire est interprété par des hommes chantant dans le registre haute-contre ou contre-ténor, ou bien par l'un ou l'autre des trois registres de voix de femme.

J'apprécie tout particulièrement Philippe JAROUSSKY que je vous propose de découvrir dans l'extrait suivant d'un chant de Carestini.: https://www.youtube.com/watch?v=kEJs5X57LMg 


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Un castrat est un chanteur de sexe masculin ayant subi la castration avant sa puberté, dans le but de conserver le registre aigu de sa voix enfantine, tout en bénéficiant du volume sonore produit par la capacité thoracique d'un adulte. Le phénomène musical des castrats apparaît dans la deuxième moitié du XVIe siècle en Occident. Il se développe principalement en Italie. Les historiens rapportent que les meilleurs castrats pouvaient rivaliser en puissance, technique et hauteur avec une petite trompette
Le mot « castrat » désigne également le type de voix obtenu au moyen de cette opération. La voix du castrat possédait une tessiture généralement très étendue, s'apparentant plus ou moins à celle d'un mezzo-soprano coloratura dont le timbre était, dit-on, tout à fait incomparable. Selon la hauteur  relative de son ambitus vocal, un castrat pouvait cependant être classé soprano ou contralto.
Au xviie siècle, les partitions allaient rarement au-delà du sol 4. Progressivement les compositeurs poussèrent les castrats dans l'aigu, voire le suraigu
Les castrats étaient très en vogue pendant la période baroque et le développement de leur technique vocale est indissociable des progrès accomplis dans le domaine du bel canto. Ils étaient capables d'interpréter différentes œuvres  lyriques normalement hors de la portée d'une voix d'homme adulte. Farinelli fut l'un des plus célèbres.
La pratique de la castration dans le but d'obtenir ce type de voix ayant été interdite par le pape Clément XIV à la fin du XVIIIe  siècle, les castrats ont disparu au cours du siècle suivant. Il nous reste un enregistrement sur cylindre de cire du dernier castrat Alessandro Moreschi, qui était en fin de carrière et dont la voix est assez chevrotante.

1 commentaire:

Miss_Yves a dit…

Super! La voix dans tous ses états.