21 juin 2019

T88 - Etat d'alerte pour la faujasie écailleuse, de Nadine

De bien belles couleurs très gaies dans ma boite à lettres du jour, et c'est l'amie Nadine qui les a peintes pour m'alerter sur le danger qu'encoure cette plante à fleurs jaunes,  la faujasie écailleuse.
Et c'est un timbre magnifique, tiré de la  série "Flore en danger" récemment éditée 
par La Poste qui donne le la, sur son enveloppe. 
Faujasie écailleuse - Faujasia squamosa (Bory) C.Jeffrey, 1992
Cet arbrisseau de petite taille, arborant des fleurs jaunes et dont les tiges sont nues à leur base et densément feuillues au sommet, est endémique de La Réunion. On le trouve principalement sur les massifs du Piton des Neiges au centre et du Maïdo à l’Ouest, à partir de 1 900 m, où ses populations se répartissent en deux noyaux, l’un au sommet et l’autre au niveau de la planèze des Bénares. Son habitat préférentiel est constitué de zones rocheuses relativement humides situées dans des ravines temporaires ou à flanc de falaise. Cette espèce compte quelques milliers de pieds mais elle reste très rare à l’échelle de l’île, avec une aire de répartition très restreinte. Classée en catégorie “Vulnérable”, la Faujasie écailleuse est sous la menace des incendies potentiels pouvant survenir dans la zone où elle vit, et dans une moindre mesure, affectée par l’expansion des espèces exotiques envahissantes. Entièrement présente dans le cœur du Parc national, l’espèce est protégée par la réglementation. 

Merci Nadine pour cette belle enveloppe peinte et cette plante ultramarine à préserver.
 Merci également pour ce portrait en médaillon de l'Impératrice d'Autriche Elisabeth, qu'elle contient.
Sissi y est représentée "en cheveux" et en tenue d'intérieur, avec sa magnifique chevelure déployée.


15 juin 2019

EL90 - Deux éléphants à la parade, de Nicole

Oh comme je suis gâtée! Je ne suis pas capable de créer quoi que ce soit en ce moment mais Nicole, toute récente correspondante,  m'envoie déjà une nouvelle enveloppe d'art postal.
Cette fois, elle a su manier les ciseaux avec finesse pour réaliser un très beau découpage de deux éléphants des Indes que j'imagine en représentation lors d'une  fête, car ils sont apprêtés avec leur calotte sur la tête et leur ongles peints! C'est une réalisation délicate qui me plaît beaucoup, car ici leurs parures sont légères et subtiles (dans la vraie vie, ce n'est pas toujours le cas, voir ci-dessous).

Merci Nicole pour cette belle enveloppe avec un faux-timbre sympa également à la gloire de notre ami pachyderme et un très joli marque-page.

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La manière dont les éléphants d'Asie sont traités m'interpelle sérieusement. 

Je sais que les fêtes religieuses indiennes sont fortement suivies et prisées des habitants de l'Inde qui considèrent l'éléphant comme un animal sacré qu'ils mettent à l'honneur régulièrement. Je sais aussi que ces fêtes hautes en couleurs où les éléphants sont harnachés, parés, maquillés, poudrés et  peints sont très appréciées des touristes toujours plus nombreux à venir visiter ce pays.

Regardez ce reportage  de 20 photos de Charles Fréger réalisée en 2013 sur des éléphants parés de mille couleurs pour le Festival Jaipur.

En regardant ces photos-là et d'autres de la grande Fête des Couleurs organisée au printemps (que je ne veux pas reproduire ici),  je ne peux m'empêcher de penser que ce n'est pas la fête pour ces pachydermes et qu'ils seraient sûrement mieux en liberté dans leurs milieu naturel.                                                                              
                                                                                        

L’éléphant d’Asie, 
un animal sacré

L’éléphant d’Asie est vénéré dans de nombreuses cultures asiatiques. On le retrouve dans un grand nombre de cultes, de mythes et légendes et, partout, on le respecte pour incarner à la fois la puissance et la sérénité. Il fait partie intégrante du patrimoine culturel de ce continent. 

D’ailleurs, il n’est pas rare de le voir portant de belles parures et défilant lors d’événements importants.

Ganesh dans la religion hindouiste et bouddhiste :
Le pachyderme est l’une des principales figures de l’hindouisme, une religion qui réunit plus d’un milliard de fidèles dans le monde et majoritairement en Asie. L’animal prête en effet ses traits à Ganesh, dieu de la sagesse et de la connaissance. Fils de Shiva et de Parvati, Ganesh est l’une des divinités les plus importantes pour les hindous. De nombreux temples lui sont dédiés. Les bouddhistes vénèrent eux aussi l’éléphant d’Asie. Leur mythologie regorge de récits légendaires où il joue un rôle prépondérant. Il faut dire qu’il est l’un des principaux animaux totems de cette religion car il symbolise la paix et la prospérité mais également la force mentale.

L’éléphant en Inde :
C’est le pays où vit la plus grande population d’éléphants d’Asie à l’état sauvage, puisqu’on estime qu’environ 57 % de l’espèce se trouve en Inde. A Pondichéry, ville côtière du sud-est du pays, la déesse Lakshmi a par exemple prêté son nom à une femelle devenue véritable icône des lieux. Indiens et touristes se pressent devant le temple de Sri Manakula Vinayagar où elle vit pour lui apporter toutes sortes d’offrandes. En échange de quoi elle bénit ses visiteurs d’un simple coup de trompe.

L’éléphant en Thaïlande
L’éléphant d’Asie occupe un rang de premier choix dans la culture thaïlandaise. Il y est notamment l’un des plus puissants symboles de paix, de prospérité mais aussi de chance. Peint en blanc, il devient un emblème royal, incarnation du contrôle de soi et de l’esprit fort. Lors des funérailles du roi Bhumibol, en octobre 2016, onze éléphants blancs ont ainsi défilé à Bangkok jusque devant la porte du palais royal avant de se prosterner en guise d’hommage. 

Une espèce menacée
Comme son cousin d’Afrique, l’éléphant d’Asie est menacé : l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) classe l’espèce Elephas maximus « en danger ». Trois sous-espèces existent :  l’éléphant du Sri Lanka, l'éléphant indien et l’éléphant de Sumatra, le plus menacé de tous. On ne les trouve plus que dans 13 pays de la partie sud et sud-est du continent.

Domestiqué depuis plusieurs siècles, l’éléphant d’Asie a beaucoup été utilisé pour le transport de personnes, de marchandises ou de matériaux lourds. Aujourd’hui, il est devenu l’une des attractions touristiques phares en Thaïlande, au Laos, au Népal, au Cambodge ou encore au Sri Lanka. Une pratique lucrative qui nuit au bien-être des 3 000 « éléphants à touristes » recensés, ainsi que l’a dénoncé en 2017 l’ONG World Animal Protection. Après avoir enquêté pendant deux ans, l’organisme a révélé que les trois quarts de ces pachydermes étaient en effet maltraités, enchaînés jour et nuit voire parfois dressés à coup de bâtons.
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Plusieurs journaux, associations protectrices de la faune sauvage et blogs de voyageurs rapportent des témoignages inouïs sur la manière dont les hommes dominent ces animaux. Arrachés à leur mère qu'il faut parfois tuer, ils sont braconnés dès leur plus jeune âge pour en faire des esclaves afin de satisfaire aux exigences du tourisme en Asie.  
  • un article dans le Monde du 6 juillet 2017 
  • un post de décembre 2017 rédigé par des globe-trotteurs sur le blog  "Explore le monde"
  • un post de mars 2014 rédigé par des globe-trotteurs sur leur blog  "SethetLise"
  • un post de mai 2017 rédigé par des globe-trotteurs sur leur blog "Les oiseaux voyageurs", 
  • un article sur le site Eco-Volontaire Internationale, qui parle des mêmes méthodes pour dominer l'animal et propose des solutions alternatives pour les touristes curieux d'approcher les éléphants dans de meilleures conditions pour l'animal.

Matriochkas en ribambelle, de Sabine

Oh que voilà une bien jolie surprise, une enveloppe mailartée, toute de bleu, comme j'aime. 
C'est l'amie Sabine qui me fait un petit coucou en m'invitant à partager un moment à sa table où trône   une bien jolie collection de matriochkas,  au nombre record de quinze poupées russes gigognes!
et comme cela ne semblait pas suffire comme cadeau,  elle m'envoie une petite carte avec 
un éléphant pour m'adresser plein de bises amicales.
Alors, Sabine, je te dis un grand merci pour tout, aussi pour l'éléphant, même s'il est en avance de quelques mois pour me fêter mon prochain anniversaire : en fait dans exactement 20 jours, je serai exactement à mi-parcours...je suis du tout début de l'année. Merci Sabine pour ta loufoquerie (je reprends tes mots), cela fait du bien aussi...en ce moment, je prends tout ce qui va dans ce sens-là!

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L'histoire secrète des poupées russes dévoilée à Moscou
Article de l'Agende AFP du 03/08/2015 

Une exposition qui se tient au musée des arts décoratifs de la capitale de Russie jusqu'au 13/09/15 lève le voile sur l'origine peu connue des célèbres matriochkas.

Pour nombre de touristes, la «matriochka» représente un souvenir indispensable de la Russie. Rares sont ceux qui savent que cette poupée gigogne multicolore puise ses origines au Japon, avant d'être intimement liée au pays qui en a fait son symbole. Une exposition à Moscou intitulée La matriochka: pas un simple jouet, qui se tient au musée d'arts décoratifs à Moscou jusqu'au 13 septembre, lève le voile sur l'histoire peu connue des célèbres poupées russes.
Paysannes joviales de l'époque tsariste, ouvriers et cosmonautes de l'époque soviétique, Lénine, Staline ou Vladimir Poutine, voire aujourd'hui les contestataires anti-Poutine desPussy-Riot... Ces poupées de bois emboîtées les unes dans les autres ont depuis plus d'un siècle reflété toutes les époques et continuent de le faire dans les boutiques de souvenirs. «Pratiquement chaque famille russe possède au moins une matriochka», relève la conservatrice du musée, Elena Titova.

Pourtant, y compris en Russie, on pense souvent à tort que les matriochkas sont héritées de centaines d'années de tradition des tourneurs sur bois russes. En réalité, ces figurines de bois représentant une belle femme robuste et fardée, avec son foulard coloré de paysanne, sont originaires du Japon.

À la fin des années 1890, l'Orient est à la mode en Russie. Un célèbre industriel mécène russe, Savva Mamontov, rapporte du Japon une série de sept Divinités du Bonheur, la plus grande représentant Fukurokuju, un dieu chauve au regard béat.

Inspiré, le peintre Sergueï Malioutine crée une version russe du jouet dans son atelier d'artisanat populaire à Serguiïev Possad, une ville de l'Anneau d'Or où se trouve un célèbre monastère orthodoxe, la laure de la Trinité. Il s'agit d'une paysanne joyeuse renfermant toute sa progéniture, jusqu'au nouveau-né.

Cette poupée, qui devient vite très populaire en Russie, reçoit aussitôt un prénom typique de paysanne, Matriona, dont le diminutif est Matriochka. Dès 1900, ce jouet fait sensation à l'Exposition Universelle de Paris, où il remporte une médaille de bronze.

Après les campagnardes productives mais apolitiques, les matriochkas «bolchéviques» des années 1920 illustrent des personnages idéologiques: métiers d'ouvriers, personnages historiques et même ennemis du peuple, comme ce koulak (appellation péjorative d'un paysan riche) avec casquette et bras croisés sur son gros ventre.

Grandeur soviétique et valeurs familiales

Dès les années 1930, la production des poupées russes est prise en main par l'État et des fabriques apparaissant dans plusieurs villes russes: on peut toujours jouer, mais sans oublier les vraies valeurs.

Exposées dans la même vitrine au musée des Arts Décoratifs, des poupées de Tchouktches (habitants de Tchoukotka, en Extrême-Orient) ou encore d'Esquimaux d'Arctique illustrent l'étendue de l'empire soviétique. Et la matriochka où s'imbriquent graduellement Russe, Ukrainien, Bélarusse et sept autres nationalités de l'URSS est supposée incarner l'internationalisme soviétique.

La conquête spatiale engendre toute une pléiade de poupées-cosmonautes avec casques et scaphandres, emboîtées dans une fusée...

Après l'éclatement de l'URSS et l'arrivée du libéralisme, apparaissent des matriochkas caricatures d'hommes politiques en place. Et on trouve aujourd'hui dans les boutiques de souvenirs de Moscou aussi bien des poupées représentant Lénine que Vladimir Poutine ou Barack Obama.

Dans leur version plus traditionnelle, les matriochkas, avec leur charme intemporel, leurs silhouettes solides et leurs visages sereins, sont aujourd'hui un symbole identitaire des Russes parce qu'elles «incarnent le style russe et le caractère national», note Mme Titova.

Dans les familles, pour les plus petits, ces poupées imbriquées servent de support éducatif développant la logique et la motricité. Elles peuvent aussi représenter la figure maternelle avec ses rejetons - jusqu'à 100 pour les plus fertiles -, incarnant ainsi la famille et conférant aux enfants un sentiment de sécurité garanti par les grands.

Elles renferment aussi l'idée chérie des Russes de la vérité qui se cacherait derrière des apparences trompeuses, comme dans les contes russes où la mort du méchant «est au bout d'une aiguille, cette aiguille est dans un oeuf, cet oeuf est dans une cane, cette cane dans un lièvre...».

À l'école, les Russes de 12 ans apprennent également que les matriochkas de leur enfance «symbolisent en fait le caractère russe, l'âme russe, les valeurs de base russes: maternité, famille, collectivisme, unité et chaleur humaine», selon un guide pour les professeurs de sciences sociales.

Tous les enfants du monde sont amour, pour Nanou

Dans le cadre du 8ème jeu des enveloppes timbrées sur le forum "mailarter à l'infini", il m'incombe de terminer la ronde en intégrant le timbre imposé ci-dessous à destination de Nanou.

Voici ce que j'ai imaginé pour ma correspondante, le thème des enfants du monde 
étant aussi un sujet qui me tient à coeur.
 J'espère que ce mail-art plaira à Nanou, accompagné au verso de ce poème.

***
Alain Serres, l'auteur du poème qui suit, est né en 1956. Il a publié de nombreux textes, histoires et poèmes pour enfants et adolescents. Il est le fondateur des éditions "Rue du Monde".

Je suis un enfant de partout 
Je suis un enfant de partout un enfant de Paris, de Cotonou, 
un enfant de l'ombre des montagnes des plis rouges d'un pagne. 
Je suis un enfant des nids de moineaux, de Mulhouse, de Baltimore,
 des petits bateaux de la baie de Rio et pire encore 
je suis un enfant de quelque part 
né de l'amour entre la chance
 et le hasard. 
Un enfant avec un nom, 
un prénom, 
mais un enfant qu'on appelle Terrien 
parce que, sans moi, 
cette planète n'est rien.

***
Ecoutons maintenant cette chanson deYoussou N'Dour 
 en voici les paroles :

Depuis bien trop longtemps 
Les hommes sur la terre 
Ne s'unissent vraiment 
Que pour faire la guerre 
L'espoir est dans l'enfant 
Qui sauve la lumière du ciel en chantant 

Tous les enfants ont mérité 
La connaissance,le joie et la santé 
Tous en naissant devraient gagner
Le droit à l'amour et la vérité 

Si tous ensemble on se donnait la main 
Pour préparer un meilleur lendemain 
Elargissons la ronde 
Des écoliers du monde 

Tous les enfants ont mérité
La connaissance,le joie et la santé 
Tous en naissant devraient gagner 
Le droit à l 'amour et la vérité 

Essayons de donner une chance à la vie 
Tâchons de respecter même les plus petits 
Elargissont la ronde 
Des écoliers du monde 

Tous les enfants ont mérité
La connaissance,le joie et la santé
Tous en naissant devraient gagner
Le droit à l 'amour et la vérité

Au village, les filles et les garçons 
Chaque matin à l'école se retrouveront 
Sans raison le monde ne tourne pas rond 
Sans lumière on ne voit plus l'horizon 

Tous les enfants ont mérité
La connaissance,le joie et la santé 
Tous en naissant devraient gagner 
Le droit à l 'amour et la vérité

14 juin 2019

TP26 - Nouvel an tamoul à La Réunion , d'Isabelle

Chouette! Une longue lettre d'Isabelle l'alsacienne qui m'offre,  avec son enveloppe haute en couleurs, un beau voyage avec dépaysement garanti, pour l'Ile de la Réunion!

Eternelle curieuse, j'ai cherché à en savoir davantage : j'ai ainsi appris qu'il s'agit de jeunes représentantes de la communauté tamoule établie sur l'île
s'apprêtant à danser pour fêter le Nouvel an tamoul 
Merci à toi Isabelle, c'est super gentil!

***
"Pouttandou Vajtoukkel 5120 !" – "Bonne année 5120 !" 
Prières, offrandes et festivités : Le nouvel an tamoul est célébré le 14 avril 2019 par la communauté indienne. Les Malbars comme on les désigne à La Réunion, fêteront le passage à la nouvelle année. Le Nouvel an tamoul, appelé également Puthandu, est le jour où le dieu Brahma commença la création de l’univers, et où Vishnou s’est réincarné en Matsaya, le poisson. C’est aussi le jour du renouveau, où le Soleil entre dans la constellation du bélier.
Bains de purification, remerciements des divinités, offrandes, partages, habits neufs, cérémonies religieuses font partie de ce jour spécial pour débuter leur nouvelle année. La cérémonie religieuse réunit la famille au temple où un prêtre leur donne lecture des prévisions annuelles du Pandjangam (le calendrier tamoul). La fête se déroule ensuite autour d'un repas essentiellement végétalien (samoussas, biryani de légumes…). La tradition veut qu’on mélange six saveurs pour rappeler les joies et les peines, les doux instants comme les plus amers de l'année écoulée et celle à venir. Les enfants reçoivent des cadeaux.

La culture tamoule sera à l'honneur pendant quelques jours aux quatre coins de l'île (Saint-André, Sainte-Suzanne, Saint-Denis, Saint-Paul, Saint-Leu...). Religieux, culturel et festif, cet événement est rythmé par des spectacles de danses indiennes, des défilés de chars, des feux d'artifice. Des villages indiens, installés à l'occasion, accueilleront le public autour des expositions de produits artisanaux, des spécialités culinaires, des cours de musique indienne, des cours de yoga, des ateliers de henné, de calligraphie, de drapage de sari, et diverses animations. 
La communauté tamoule de la Réunion, les Malbars, pratique l’hindouisme et célèbre plusieurs fêtes religieuses tamoules durant l’année. Hautes en couleurs et en sensations, elles sont très suivies par la communauté tamoule mais aussi très appréciées des profanes.

Il n’est pas toujours simple pour le néophyte de bien appréhender les spécificités des différentes communautés indiennes à La Réunion, qui se distinguent par leurs origines et par leurs pratiques religieuses. La plus ancienne et la plus grande majorité des indiens réunionnais qui forme la communauté des Malbars sont d’origine tamoule, une région du Sud de l’Inde, et ils pratiquent l’hindouisme tamoul. D'origine plus récente, les indiens réunionnais de l’Ouest de l’Inde (Gujarat) sont appelés ici les Zarabeset sont des musulmans sunnites. Enfin, les indiens ayant initialement émigré à Madagascar puis à La Réunion sont appelés ici les Karanes et sont des musulmans chiites. Il faut noter également que la double pratique religieuse, tamoule et catholique, qui remonte au début de l’arrivée des premiers immigrés indiens puis des engagés, est bien présente à La Réunion.

13 juin 2019

Emilie du Châtelet, grande dame du siècle des lumières, de Dani

Dans le cadre du jeu de l'enveloppe timbrée qui se poursuit sur le forum d'art postal "mailarter à l'infini" je viens de recevoir ce que Dani m'a concocté en partant du timbre que lui a imposé par la correspondante précédente : il s'agit du très beau portrait d'Emilie du Châtelet.
Dani a mis tout son art de la calligraphie pour mettre en valeur le titre de l'ouvrage de Newton (d'où les pommes) traduit par cette femme érudite, qui était brillante sur le plan littéraire mais surtout une grande scientifique qui aimait les mathématiques et la physique.
Merci Dani, pour ce bel hommage à cette grande et belle femme au destin bref mais si brillant.

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Née à Paris le 17 décembre 1706, Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil est très tôt passionnée par la science. Elle a la chance d’être encouragée par son père, le baron de Breteuil : impressionné par la vive intelligence de sa fille, il lui offre les meilleurs précepteurs afin de parfaire son éducation. C’est là un privilège rare pour une jeune femme du XVIIIe siècle, même dans la bonne société, et cela confère à la jeune Émilie un solide bagage intellectuel. 

Son mariage en 1725 avec le marquis Florent Claude du Châtelet ne met pas un terme à sa soif de connaissances, car son mari, conscient des capacités de son épouse, lui laisse une grande liberté. Soutenue par Voltaire, qu’elle rencontre en 1734 et avec qui elle noue une relation amoureuse, elle poursuit des recherches en physique et en mathématiques, traduit en français les Principia Mathematica de Newton, et rédige elle-même des ouvrages savants ou des traités philosophiques, dont certains ne seront publiés qu’à titre posthume. Loin de se cantonner à la théorie, Émilie du Châtelet se livre à des expériences qui la font passer pour excentrique aux yeux de ses contemporains, mais lui permettent de démontrer la théorie de Leibnitz selon laquelle l’énergie cinétique est effectivement proportionnelle à la masse et au carré de la vitesse. 

Sa disparition précoce en septembre 1749, à l’âge de 42 ans, n’empêche pas sa renommée scientifique, déjà solidement établie, de se perpétuer bien au-delà de sa mort, comme en témoigne l’existence de l’Institut Emilie-du-Châtelet : fondé en 2006 pour commémorer le tricentenaire de sa naissance, il favorise la diffusion des recherches sur les femmes, le sexe et le genre, perpétuant ainsi la mémoire de celle qui est aujourd’hui considérée comme l’une des premières femmes de sciences française. 

TP25 - Reflets d'Afrique, de Michele

Quel plaisir de trouver dans ma boite à lettres aujourd'hui un nouveau mail-art 
de mon amie Michele, la fidèle!
 Cette fois-ci, c'est le prospectus d'un voyagiste qui lui a suggéré le fond, avec une grande femme noire africaine, vêtue d'une manière moderne avec du tissu wax  pour honorer mon thème sur les tissus traditionnels et les parures des peuples du monde - sans oublier et toujours pour mon plus grand plaisir- une petite dentelle de papier bleu.
Un grand merci à toi, vraiment, merci mon amie.

8 juin 2019

EL89 - Un certain papier bio fabriqué au Sri-Lanka, de Michele

Babar et Céleste m'ont adressé un mail-art bien particulier comme souvenir de leur voyage de noces au Sri Lanka! Ils sont passés par le "Pinnawala Elephant Orphanage" (sorte d'orphelinat pour éléphanteaux et maison de retraite pour vieux pachydermes) qu'ils ont visité lors de leur périple.

C'est alors qu'ils ont fait la découverte d'une fabrique de papier bio tout à fait exceptionnelle...La matière première de cette papeterie est le poo-poo d'éléphant, oui, vous m'avez bien lu, ce sont les excréments de nos amis pachydermes essentiellement composés de fibres végétales qui sont la base de la pâte à papier.

Merci beaucoup Michele de cet envoi, si original : j'aime beaucoup les dessins naïfs de la  maman éléphante avec ses deux petits.
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J'ai trouvé une VIDEO tournée au sein d'une association qui recueille des éléphants (je ne sais pas si c'est la même) où l'intégralité du processus de fabrication à la main est expliqué, ainsi que les créations réalisées sur place avec le papier produit.

4 juin 2019

EL88 - Eléphants-cadeaux, de la part de Jean-Paul

Une nouvelle enveloppe de l'ami Ursu dans ma boîte aux lettres , c'est déjà un cadeau mais cette fois j'ai été prévenue qu'il y avait à l'intérieur un cadeau pour mon amie à 4 pattes, ma noiraude, ma Myrtille, alors découvrons ensemble ce qu'elle contient :
tout d'abord une potence  à trois branches en forme de trompe et défense d'éléphant plus
trois lignes à suspendre avec chacune deux  éléphants de couleurs différentes sur chaque face,
le tout constituant un magnifique mobile....peut être un peu trop beau pour Myrtille qui risque de n'en faire qu'un amas de papier, très vite s'il reste à sa portée.. ce serait vraiment bien dommage! Alors je  vais le suspendre très haut,  au plafond certainement,  et  ma minette en profitera bien quand même, dès qu'il s'agitera au moindre souffle d'air ..
C'est superbe : un énorme merci à toi, Ursu, pour ce beau cadeau, si original et si inventif!
Je reconnais bien là ton grand talent et je salue ta créativité sans limites !

L'histoire du pain, pour la Fête du Fil de Labastide-Rouairoux

Comme chaque année, je participe à l'exposition participative d'Art Postal Textile organisée dans le cadre de la Fête du Fil, le week-end des 15-16 août à Labastide-Rouairoux. 

Le  thème retenu pour 2019 est "Passé, présent, futur...." et j'ai choisi de parler de l'histoire du pain, à travers les âges, de la période du Moyen-Age jusqu'à ce qui se fait de nos jours, 
avec même une petite projection sur le pain du futur ...
Au verso de ma carte textile représentant une belle tranche de pain à la mie bien alvéolée, j'ai fourni quelques explications supplémentaires :

Hier, le pain était fabriqué pour tous par un boulanger de métier selon une méthode ancestrale avec de la farine pure et du levain, en laissant tout le temps nécessaire à la pâte pour qu’elle lève correctement avant sa cuisson au four. C’est également lui qui vendait son pain dans sa boutique, sur les marché ou lors d’une tournée ambulante dans les villages alentours.

Aujourd’hui, le pain de consommation courante dit « traditionnel » est surtout fabriqué de manière industrielle, par des personnes qui n’ont pas appris le métier de boulanger dans les règles de l’art, se cantonnant à mettre en œuvre la recette fournie par le minotier avec ses sacs de farines. Celles-ci, bourrées d’additifs, de conservateurs et exhausteurs de goût en tout genre sont destinées à une production de masse obtenue en un temps minimal, grâce à l’utilisation de levures chimiques.

Le goût du bon pain se perd, et les boulangeries sont de moins en moins nombreuses. Dans certaines campagnes on commence à voir poindre des distributeurs automatiques de baguettes. En ville, les vrais boulangeries avec un four sur place ne sont pas légion, remplacées le plus souvent par des dépôts où le pain est obtenu en finissant la cuisson de pâtons pré-cuits industriels.

Comme alternatives, il ne nous reste que le choix de faire notre pain nous-mêmes dans une machine à pain ou en cocotte, si l’on veut maîtriser ce qui entre dans sa composition, ou bien celui de consommer du pain conditionné déshydraté, précuit ou surgelé, pour une conservation de longue durée.

Demain : de quoi et comment sera fait le pain ? Devons-nous envisager de le voir remplacer par un verre d’eau additionnée de poudre de perlinpainpain ?



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Je rajoute une coupure de presse sur laquelle je viens de tomber, particulièrement éloquente sur ce que nous continuons d'appeler du pain mais qui n'en a plus guère que le nom!
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Heureusement, une autre solution commence tout juste à poindre, source d'espoir :celle de vrais passionnés qui ont fait le choix de la diversité en cultivant  des variétés anciennes de blé  et en fabriquant ensuite le pain cuit au feu de bois en partant de la farine qu'ils ont produit..

1 / VIDEO portrait d'un paysan-boulanger, Nicolas Supiot

2/ Article : les paysans-boulangers cultivent les graines de résistance

En faire tout un fromage, pour Françoise

Lors de récentes courses au rayon fromage à la coupe de mon magasin, je suis tombée en arrêt sur une étiquette pour de la tomme de Savoie : je me suis empressée de demander à la vendeuse si elle voulait bien me la donner car je n'imaginai pas faire autrement que de l'adresser à Françoise, une amie mailartiste passionnée des ours,  toujours à la recherche de nouvelles représentations de l'ursidé.

Associer l'image du plantigrade à celle d'un bon fromage de Savoie, voilà un fait tout à fait nouveau, surtout lorsque l'on sait le procès que l'on fait partout à cet animal, notamment dans les Pyrénnées où sa réimplantation reste toujours problématique. A ma connaissance, l'ours n'a pas encore revenu coloniser les Alpes. Son image serait-elle en train de redevenir positive ? 

J'espère que ce mail-art un peu particulier, te plaira, Françoise.

Espiègles renardeaux pour Jeanne-Marie

Ramassée il y a bien longtemps, j'avais mis de coté cette écorce en la conservant bien à plat avec l'idée d'en faire plus tard un mail art ; je l'avais trouvée si jolie avec sa surface maculée de
lichens gris-verts et jaunes et intéressante pour le trou qu'elle présente dans sa partie supérieure.
C'est un support idéal pour mon amie Jamari qui apprécie les renardeaux, un bon moyen de présenter leur museau sortant du trou pendant que maman renarde s'adonne à une séance de grattage salutaire. J'espère que ce mail art d'un genre un peu particulier lui fera plaisir! 

Je te remercie Jamari de ta grande patience, car je ne suis guère en verve en ce moment pour arriver à répondre à tes nombreux envois.

31 mai 2019

EL87 - Rien ne saura les arrêter, de Jeanne-Marie

Aujourd'hui je suis décidément très gâtée : voici une nouvelle réalisation en art postal de l'amie Jamari, qui avec bonheur s'est lancée dans une nouvelle série 
dont les fonds sont très travaillés, en mixed-media.
Partie apparemment d'une feuille d'un roman, sur laquelle elle a superposé plusieurs glacis en peinture rose et coulures vertes, puis par-dessus encore, légèrement en relief, il y a comme une muraille en briques rouges ! l'effet rendu est absolument superbe, comme toujours!

Jamari a pour moi choisi les éléphants, celui d'Asie avec le spécimen figurant sur l'image d'un timbre indien, ainsi qu'un de ses cousins que je pense venu d'Afrique, compte tenu de la taille des oreilles du spécimen en gros plan. 
Ainsi, malgré les  obstacles, ils  sont venus jusqu'à moi : un très grand merci Jamari.

EL86 - Un pachyderme indien qui me fait voyager, de Nicole

Le voici, le voilà, ce bel éléphant d'Asie dont la venue m'avait été annoncée par Nicole, 
toute nouvelle correspondante pour moi ! 
Il a bien pris son temps pour venir, de son pas paisible... j'ai bien espéré qu'il ne se perde pas dans les méandres de la Poste, quelquefois si mystérieuses et j'ai été exaucée!
Cette enveloppe très originale est une véritable création, faite d'une combinaison de dessins à main levée, de coloriage, de collages géniaux (pour les oreilles) en rapport avec l'Inde bien sûr, et remarquez combien la têtière en papier journal en caractères tamoul est bien choisie!
Pour me faire plaisir, Nicole a rajouté une touche textile en collant un bandeau et des breloques.
Bravo et merci : c'est superbe vraiment, je suis comblée! 

Avec cette nouvelle correspondante, je fait le constat que le département des Charentes-Maritimes est un terreau formidable pour la création en art postal, et je me réjouis d'être en relation
avec plusieurs de ses mailartistes.

24 mai 2019

EL85 - Eléphants en danger : je vois rouge, de Thérèse,

Oh que voilà une bien jolie surprise dans mon courrier du jour! Thérèse a fait très fort avec sa carte intégralement textile, où sur un tissu semé de fleurettes se détache sur fond rouge un bel éléphant d'Asie, portant bracelets et couverture perlée. 
La silhouette du pachyderme semble avoir été obtenue par une technique de décoloration du fond rouge, le rendu est exceptionnel et si original ; très sympa aussi la vignette faux-timbre à la gloire des éléphants. Pour compléter encore son oeuvre avec les thèmes qui me sont chers, Thérèse a rajouté quelques petits boutons colorés : c'est superbe!
Un grand bravo et merci à toi Thérèse! 

Le rouge est vraiment bien choisi en ce jour où la radio m'apprends ce matin que le Botswana vient d'autoriser officiellement la chasse aux éléphants sur son territoire, alors que le nombre de ces grands animaux n'arrête pas de décroître sur tout le continent africain à cause du braconnage éhonté et du trafic mafieux de l'ivoire qui s'y pratique! 

A quand une réflexion et une vision globale de la planète sur la nécessité de préserver au mieux et au plus vite la plus grande diversité dans le monde animal? 

23 mai 2019

Palmier chamaérops, de Michèle

Dans le cadre du 2e challenge mail-art de la MJC de Palaiseau de la saison, sur le thème des arbres, nous devions utiliser l'un des timbres de la magnifique série éditée en 2018 par La Poste.

Et voici la réalisation que m'a concoctée Michèle où elle a repris les couleurs du timbre et mis sa fameuse technique des cartes brodées en valeur en concevant ce palmier.


Merci Michèle!

21 mai 2019

Pèlerine sur le chemin entre Liège et Compostelle,

J'ai trouvé avec beaucoup de plaisir un mail-art de Marie-Aile, 
dans ma boite aux lettres aujourd'hui. 
Cette infatigable marcheuse adorant contempler la nature m'annonce qu'elle vient de reprendre son bâton de pèlerine et son sac à dos pour arpenter un nouveau tronçon de l'un des chemins menant à Compostelle. Merci beaucoup Marielle de penser à me faire un petit coucou.

Si la dentelle bleue est là pour me faire plaisir, les breloques en forme de coquille et de sacs à dos illustrent le chemin de Compostelle. Par contre, je n'ai pas compris immédiatement  la présence du liège sur ce mail-art .

Comme je n'ai absolument aucune connaissance liturgique, j'ai fait quelques recherches sur le net. J'imagine que Marielle a voulu faire référence au Saint Jacques de Liège car au Moyen-Age plusieurs saints portaient le prénom de Jacques. Par ailleurs, j'y ai lu le texte d'une thèse relative à un pèlerinage parti de Liège vers Compostelle au XIe siècle . Je vous en met un extrait et vous trouverez le lien ci-dessous pour en savoir davantage.


Thèse de Sébastien de Valeriola effectuée dans le cadre d'un master en histoire à 
l'Université catholique de Louvain, sous la direction de Baudouin Van den Abeele. 

Introduction de la thèse :
L’objet de la présente étude est l’analyse du récit relatant un voyage à Compostelle effectué en 1056 par un groupe d’hommes de la région liégeoise, constitué entre autres du comte de Grez et du moine Robert, plus tard élu abbé de Saint-Jacques.Ce texte constitue une source précieuse et significative. Le voyage dont il est question se déroule en effet très tôt dans l’histoire du pèlerinage à Compostelle. Si au milieu du xie siècle les pèlerinages sont déjà monnaie courante depuis des siècles., d’autres destinations sont préférées par la plupart des pèlerins. Sans vouloir en dresser une liste exhaustive – qui n’aurait pas sa place ici –, mentionnons simplement deux témoignages de voyages contemporains effectués par des Liégeois : celui de Théoduin, évêque de Liège, et Anselme, doyen du chapitre Saint-Lambert, à Jérusalem en 1053, et celui de Godefroid, prévôt de Saint-Lambert, à Rome en 1056.

14 mai 2019

T87 - Poussons la porte de la chapellerie, de Nadine

Waouh! ce n'est plus une enveloppe de mail-art, mais carrément un paquet-cadeau 
que je reçois aujourd'hui de Nadine, la généreuse ! 
Livrée en un temps record par la voie postale, sa jolie enveloppe bien composée et superbement affranchie avec l'un des chapeaux de la série de la Poste, contenait un gentil petit mot dans une belle carte avec une belle dame chapeautée et son chien + un marque-page "éléphant"...
mais ce n'est pas tout : pour faire bon compte, ou plutôt comme cerise sur le chapeau, 
 j'y trouve aussi toute une série de photos en noir et blanc relatives aux petits commerces de quartier des années 1950. Pour ce faire, Nadine n'a pas hésité à découper et m'envoyer toutes les pages de son calendrier de la Poste de l'année en cours!

Je crois Nadine aussi touchée que moi par la disparition des petits commerces en ville, 
qui avaient, chacun, leur caractère et leur singularité. 
Merci infiniment Nadine pour ce bel envoi.

9 mai 2019

PCP40 - Au Désespoir des Dames, pour Postenomade

Les habituées de ce blog savent combien je peux compatir avec ces dames qui se désespèrent en voyant une nouvelle mercerie fermée dans leur secteur.... et c'est le drame que toutes les passionnées de tissus comme moi (pour le patchwork) et de jolis fils et coton (pour la broderie) vivons chaque jour un peu plus. 
Vitrine : photo de l'ancienne mercerie Laguerre à Montrésor en Indre et Loire, transformée en maison d'habitation
© photo de Cathyrose sur le blog "au gré de mes balades" série boutique et commerces d'autrefois
Personnages : extraits de gravures anciennes 
Etes-vous déjà un jour entrées dans ce genre de boutique (il en reste encore quelques-unes en province)? Généralement cela ressemble de prime abord à une sorte de capharnaüm où vous n'apercevez pas tout de suite la dame qui officie dans ce lieu.

Souvent cette mercière travaille là depuis elle ne sait plus elle-même combien d'années et n'a pas idée du volume de son stock. Il faut dire que ce que l'on appelle la mercerie se compose d'une infinité de petites pièces différentes utiles pour la couture, le tricot, le crochet, la broderie, la passementerie quelquefois aussi et les rubans...et que cela représente une multitude de petits voire très petits articles.

Ces dames-là ont une mémoire d'éléphant et sont capables de retrouver tout de suite ce que vous leur demandez, impossible à détecter par vous, mais la maîtresse des lieux sait tout à fait où chercher et surtout trouver.

Pourquoi sommes-nous désormais réduites et condamnées à acheter nos tissus sur internet alors qu'il est impossible de le toucher et d'en voir les nuances de couleur surtout ? 

Pourquoi préfère-t-on maintenant fréquenter des salons organisés tout au long de l'année aux six coins de l'hexagone qui attirer une population féminine incroyable qui se masse dans les allées pour flasher sur un tas d'accessoires et de gadgets nouveaux, le tout à des prix faramineux ? 

Quand on sait le panel énorme d'articles qu'une mercière peut nous proposer, qu'il est difficile de se satisfaire des articles vendus sous blister en grandes surfaces : ce n'est jamais la taille, la  couleur ou le nombre d'articles dont on a besoin. 

Alors continuons à faire vivre encore les dernières merceries qui sont ouvertes pour notre plus grand plaisir!

PCP39 - Fermeture des commerces et désertification des villages, pour Postenomade

La devanture fort ancienne de cette boutique dédiée à la mode est bien charmante,  avec son petit coté suranné, restée telle qu'elle, "dans son jus" comme on dit.

Hélas les gens du village qui l'ont connue en pleine activité, ne voient pas cela du même oeil : ils ont bien d'autres préoccupations à l'esprit.. Ne vivent ici quasiment plus que des personnes âgées qui voient le nombre d'habitants décroître inexorablement et un grand isolement s'installer. 

Lorsque les commerces ferment et qu'il n'y a plus d'école, il est très difficile d'éviter le délitement et la désertification. 
Vitrine : d'après une photo trouvée sur le blog paperblog.fr, auteur inconnu
Personnage : santon de Provence Campana
Nombre de maires de ces petits villages mènent un combat farouche pour attirer des forces vives dans leur commune, afin que le nombre d'enfants soit suffisant pour conserver une ou plusieurs classes, quitte à s'associer avec les communes avoisinantes pour installer un système de ramassage scolaire et pouvoir ainsi assurer tout le cycle primaire dans un petit périmètre géographique. Cela permet d'attirer et de conserver des ménages jeunes qui peuvent s'installer... mais c'est une lutte permanente :  Si cela marche pour l'école, ce n'est pas le cas pour le commerce car ces jeunes gens vont travailler à la ville et font leurs courses sur place.

Ces maires-là sont bien contents déjà, lorsque après leur  avoir mis à disposition à un coût hyper modéré des bâtiments communaux, ils réussissent à attirer un médecin ou du personnel infirmier ou un  kiné, pour constituer un cabinet paramédical ! Chapeau les édiles !

La France est belle car ses campagnes étaient jusqu'alors habitées et entretenues,  attention à ne pas laisser s'éteindre toute ce qui en fait le charme et ne laissons pas mourir ces villages dans l'indifférence générale.

PCP38 - Quand liseuse et e-commerce détrônent la librairie indépendante, pour Postenomade

Encore une librairie-papeterie de quartier qui ferme! Ah, je ne vous remercie pas,
vous les Amazon et FNAC,  enseignes-monstres du secteur !
Vitrine : d'après une photo trouvée sur le site pixdar.tumblr.com
Pourtant, quel plaisir que d'aller lorgner sur la vitrine d'un libraire pour y voir comme il a su mettre en valeur les livres qu'il a lus et qu'il vous conseille. Selon l'actualité et avec un éclectisme louable, il saura présenter son sujet avec élégance, agrémentant son étal avec des petites notes de lecture pour attirer l'attention sur tel auteur ou tel sujet.

Le plaisir est plus grand encore lorsqu'on pousse la porte et que l'on s'attarde entre les rayons pour s'imprégner des nouveautés ou de ce qui est proposé sur un thème donné.

Généralement le libraire indépendant dispose d'une gamme de livres adapté à l'âge et aux goûts du lecteur, il n'y a pas de meilleur conseiller pour orienter vers tel ou tel livre et pour répondre au besoin du lecteur qui hésite ou qui ne sait pas quoi acheter. 

Le prix du livre est le même chez tous les distributeurs. Jamais les mastodontes cités plus haut ne vous apporterons cette qualité de service pour le conseil et l'écoute ; le libraire indépendant est un professionnel qui lit énormément, qui s'informe sur tout ce qui sort, qui organise des rencontres avec les auteurs etc... la seule chose qui diffère, c'est le temps de livraison plus important qu'il faudra supporter s'il ne dispose pas de l'article en stock. Et alors? Attendre l'arrivée d'un bouquin qu'on convoite, n'est ce pas un moment délicieux ? 

Prendre un bouquin et lire en tournant les pages, une à une avec frénésie, si le suspens ou la curiosité vous emmènent jusqu'au bout de la nuit pour terminer l'histoire : c'est jouissif, cela fait partie du bonheur de lire. Je ne crois pas que l'effet soit le même en lisant sur une liseuse, avec un glissé du doigt comme sur le portable,  pour avancer dans l'histoire.  

Mobilisons-nous pour garder un maximum de libraires indépendants en activité, faisons-les vivre !

PCP37 - On cherche un repreneur, pour Postenomade

Dans les villages, les derniers commerces ont multiplié les services et les prestations 
mais cela n'a pas suffit à les maintenir en activité.
 Si les commerces ferment tous et qu'il n'y a plus d'école, le village meurt à petit feu!
Devanture : d'après une photo trouvée sur Pinterest
Le panneau "à vendre" laisse à penser que le propriétaire des murs cherche à vendre le local. 

Cette petite dame installée là pour tricoter regrette la fermeture définitive de ce commerce, saluant au passage le courage de la dernière occupante des lieux, partie à regret, à cause de son grand âge. 

A une vente "sèche", elle préférerait certainement que se présente un repreneur, pour animer un commerce multi-services, pour voir son village encore vivre un peu, pour retrouver une petite animation, quoi!!

PCP36 - Plus moyen de se faire tailler un costume, pour Postenomade

Choisir un tissu parmi une large gamme pour se faire confectionner un costume trois pièces 
pour homme est devenu un très grand luxe, à l'heure du prêt-à-porter.
Vitrine : d'après une photo trouvée sur Pinterest
Personnage : Petit tailleur extrait d'un livre de conte pour enfant 
Ce savoir-faire fait quasiment partie du passé maintenant sauf peut-être dans dans certains quartiers à Paris : le prix d'un costume réalisé sur mesure ne serait absolument pas à la portée de la bourse du premier venu.

Les travailleurs d'aujourd'hui ne sont plus des ouvriers, en bleu de chauffe. Beaucoup d'hommes travaillent dans des bureaux ou voyagent pour représentent leur société : ils portent le costume tous les jours. C'est probablement pourquoi on peut trouver toutes sortes de costumes pour hommes dans des boutiques de prêt-à-porter en ville, mais surtout dans les grands centres commerciaux, avec une gamme de prix très large.  Où et par qui sont ils fabriqués ? Quelle en est la qualité ? 

PCP35 - Moins d'appétit pour la viande, pour Postenomade

Déjà le métier de tripier a quasiment disparu à cause de la maladie de la vache folle.

Ce boucher voit rouge, obligé de fermer sa boutique car son métier  traditionnel est mal aimé depuis quelque temps : il ne peut plus faire face à la concurrence des grandes surfaces au niveau du prix, ni  au désamour de la viande de certains consommateurs.
Vitrine : d'après une photo publiée sur le blog de Rose-Flamingo
On entend souvent dans les médias le procès fait à la viande alors qu'elle peut être de qualité et de production régionale, satisfaisant à un cahier des charges rigoureux. Ensuite, les méfaits dont on l'accuse sur la santé des personnes est sûrement aussi une question de quantité et de qualité de la viande consommée.

On ne peut pourtant pas reprocher aux bouchers de porter la responsabilité des méthodes de production intensive des animaux en stabulation, et encore moins d'être complice du  processus contestable  de leur abattage dans certains abattoirs.

Restons mesurés et raisonnables en toute chose : pourquoi ne pas privilégier d'en manger moins mais seulement de la viande dont la qualité et la traçabilité sont assurées?  

Ces commerçants sont des professionnels qui savent préparer la viande en la découpant finement au couteau... Vous ne trouverez pas chez eux de la sciure d'os, comme c'est le cas dans les magasins où la viande conditionnée sous vide a été préparée dans une usine, là où les ouvriers ne sont guère mieux traités que les carcasses de bovins ou d'ovins qu'ils sont chargés de débiter à la chaîne.

Les bons bouchers de quartier connaissent  la provenance des animaux qu'ils vendent, ils savent  conseiller pour chaque morceau de viande qu'ils vous préparent,  les recettes à privilégier en fonction de la saison,  le temps de cuisson qu'il faut prévoir pour une dégustation optimale.

Ne laissons pas cet métier de tradition s'éteindre.

PCP34 - Boire un petit coup c'est agréable, pour Postenomade

La buvette a fermé ses volets : dans le village il ne reste plus aucun endroit où nous retrouver pour une petite consommation entre amis ? 
Devanture :photo trouvée sur le site Pixdar.com 
Comprenons-nous bien : cet article n'a pas pour but  d'encourager à la consommation d'alcool qui nuit gravement à la santé. Simplement, comme le garçon de café, je regrette que l'animation qu'un petit troquet peut amener dans un village, soit désormais révolue.

J'ai lu récemment que dans certains villages, pour éviter une telle fermeture définitive, certains habitants ont constitué une association et élaboré un tour de rôle pour tenir le local ouvert, pas forcément tous les jours. Ils en ont fait un lieu de rencontre et de convivialité où les villageois aiment à se retrouver pour partager un bon moment et pour rompre l'isolement. 

C'est une initiative heureuse : ce qui nous manque le plus, à tous, ce sont des lieux sympas où se parler, se rencontrer, partager... J'en veux pour preuve ce qui s'est passé, en plein air au coeur de l'hiver sur les ronds-points pendant cette grave crise sociale que nous traversons. De nombreux gilets jaunes ont admis apprécier les échanges et les nouvelles relations qu'ils ont pu y établir, conscients qu'ils s'étaient recroquevillés sur leurs problèmes, n'osant plus en parler à quiconque. 

Parler, partager, échanger, c'est capital pour se sentir humain  et vivant!

PCP33 - Plus blanc que blanc, pour Postenomade

La blanchisserie est un commerce qui s'est peu développé à la campagne où autrefois les femmes s'occupaient du linge de la famille en se rendant au lavoir. Il s'est davantage implanté en ville, avant que les familles ne s'équipent d'une machine à laver individuelle ou fréquentent les laveries automatiques. 

De nos jours, ce genre d'établissement abrite plutôt des pressing pour du nettoyage à sec, l'activité de blanchisserie y étant tout à fait mineure.
Devanture :  photo d'une ancienne blanchisserie du quartier des Batignolles trouvée sur différents sites.
Blanchisseuse : extraite d'une photo ancienne
Le porteuse de linge ci-dessus vivait probablement au 19e siècle, au temps où travaillait dans sa blanchisserie la Gervaise de Zola, celle de l'Assommoir, avant de sombrer dramatiquement dans l'alcool.

Je me suis demandée depuis quand la corvée du lavage, particulièrement pénible pour les femmes, avait été facilitée avec l'arrivée des machines à laver dans chaque foyer. Comme j'ai été surprise de savoir le long cheminement qui a été nécessaire pour en arriver là, je vous mets ci-dessous un article relatant cette histoire.
Aux 18ème et 19ème siècles:
Au cours du 18ème siècle, la propreté personnelle resta un symbole de statut social. Prendre fréquemment des bains et se laver les mains avec du savon et de l’eau était un phénomène de mode.
Marseille devint le centre méditerranéen de production et de distribution de savon fabriqué avec de l’huile d’olive et de la soude naturelle. Avec la baisse des taxes et les progrès réalisés dans le domaine de la chimie appliquée à la saponification, le savon devint ainsi un produit d’usage quotidien. Ce qui eut pour effet de renforcer les normes de propreté.

Pendant longtemps, la lessive s’est faite au bord de la rivière, sur une pierre inclinée ou une simple planche. A la fin du 18ème siècle, un souhait d’hygiène croissant se fit sentir, en réaction à la pollution industrielle et aux épidémies, et favorisa les premières constructions de lavoirs.
La loi du 3 Février 1851, votant un crédit spécial pour subventionner à hauteur de 30% la construction des lavoirs accentua le phénomène. Ces édifices eurent souvent l’allure d’un petit temple où l’activité des lavandières fut presque sacralisée, malgré des tâches répétitives et souvent épuisantes. Le lavoir devint un lieu éminemment social dans chaque village, un endroit où les femmes se retrouvaient une fois par semaine ou plus, et où elles échangeaient toutes les dernières nouvelles du village, voire de la région.
Ces lieux évoquent le souvenir d’une époque révolue et rappellent le dur labeur de nos grands-mères. Ils sont maintenant souvent restaurés dans leur aspect d’origine et mis en valeur pour le plus grand plaisir de tous.

Jusqu’au 19ème siècle, le lavage du linge sale s’effectuait avec de la cendre de bois dans un cuvier.
En 1837, une fabrique de bougies et une savonnerie fusionnèrent pour créer The Procter & Gamble Company.
Aux États-Unis, les découvertes scientifiques alliées à l’énorme potentiel industriel du pays allaient permettre à l’industrie savonnière de devenir l’une des plus prospères du pays dès 1850.

Lorsque les bactéries et leur rôle dans les infections et les maladies contagieuses furent découverts au milieu du 19ème siècle (1850), les hommes comprirent l’importance que l’hygiène avait sur la santé.
Au milieu du 19ème siècle, les premières machines à laver mécaniques apparurent.
Une cuve fermée équipée de palettes en bois (agitateurs), et plus tard en métal, permirent aux lavandières de travailler en position debout et d’avoir moins souvent les mains dans l’eau. Mais avant que les machines à laver ne deviennent d’usage courant, de grandes villes se dotèrent de laveries publiques. La cuve fixe à agitateur rotatif, à propulsion manuelle, fut le précurseur de la machine à cuve rotative. La machine à tambour moderne qui extrait l’eau au cours d’un cycle rapide d’essorage, n’apparaîtra qu’au 20ème siècle.
En 1855, Jean-Baptiste Jolly répand par mégarde un mélange de térébenthine et d’alcool sur une robe et constate que le mélange nettoie au lieu de tacher. Suite à cette découverte, il ouvre le premier établissement de nettoyage à sec à Paris.
Jusqu’à la fin du 19ème siècle, on lavait encore son linge avec du savon en paillettes. Les détergents synthétiques ne devaient faire leur apparition que 10 à 20 ans plus tard après la première guerre mondiale.
Jusqu’en 1897, les produits employés étaient hautement inflammables (essence, pétrole, benzine).

En 1897, ces produits sont remplacés en Allemagne par le tétrachlorométhane moins inflammable mais toxique pour les voies respiratoires. Le trichloréthylène sera utilisé à partir de 1918, sauf aux États-Unis où l’emploi du tétrachlorométhane perdurera jusqu’en 1930. Ces produits sont désormais substitués par le perchloréthylène.


Au 20ème siècle:
La première machine à laver électrique a été fabriquée par Alva J. Fischer aux États-Unis en 1908. Celle-ci était équipée d’un agitateur activé par un moteur électrique situé sur le dessus de la machine.
En 1915, les premiers séchoirs à linge électriques apparaissent.
En 1920, la première machine à moteur à laver le linge est présentée à la foire de Paris, son succès est immédiat. « La Laveuse » était née et envahissait le marché. Et de nouvelles machines ont été conçues avec un tambour horizontal.
En 1930, John Chamberlain de Bendix Aviation Corporation invente une machine qui lave, rince et essore les vêtements en une seule opération (1ère machine à laver automatique).
En 1947, les machines à laver à chargement par le haut sont lancées par le précurseur de la Whirlpool Corporation.
Au cours des années 1950, un élément chauffant et un cycle d’essorage automatique sont ajoutés.
En 1951, les premières machines à laver automatiques sont fabriquées en Europe.
En 1963, la programmation automatique du lavage/rinçage/essorage apparaît.
En 1977, la machine à laver séchante arrive en France.