28 juin 2019

T88 - Fleur d'été, de La Duché

Quelle belle et nouvelle surprise aujourd'hui dans ma boite aux lettres!
 Ce mail-art est un travail collectif des résidents de la maison communautaire de La Duché pour le choix des couleurs des pétales de la fleur annonçant l'été en total accord avec celles d'un timbre de la série "Eclosion" de la Poste.
C'est ensuite le choix personnel d'une résidente pour le fond : ici une école de danse de tango en plein air, à la Glorieta de Belgrano, quartier de Buenos Aires, avec au premier plan, un couple de danseurs très sensuel.
Quelques lettres sur les pétales se sont perdues pendant le voyage, mais cela n'en rend que plus attrayant et touchant cet ouvrage créatif et totalement fait à la main. Il est magnifique ce mail-art ! Merci à vous tous !
Vive l'épanouissement de tous par l'art postal !

26 juin 2019

D112 - Dentelle de fer pour belle enseigne de mercerie, de France

 Même lorsqu'elle est en balade, France pense à moi et je l'en remercie : comme c'est sympa 
d'avoir transformé  une photo personnelle en un très beau mail-art!

Cette enseigne de mercerie très originale a été repérée dans l'une des plus beaux villages de France, précisément à  Villefranche de Conflent (66), bourgade fortifiée qui compte de 
nombreuses autres enseignes en fer forgé, toutes plus belles les unes que les autres.  
Fond joliment travaillé et deux beaux timbres que j'aime particulièrement : un papillon en dentelle au poinct de Tulle sur fond bleu et  un  flocon de neige 
(qui nous rafraîchirai bien en ce moment) 
comme allusion à l'hiver, où les tricots en laine sont particulièrement appréciés.

Un grand merci à toi France pour ton amitié et ta fidélité.

21 juin 2019

T88 - Etat d'alerte pour la faujasie écailleuse, de Nadine

De bien belles couleurs très gaies dans ma boite à lettres du jour, et c'est l'amie Nadine qui les a peintes pour m'alerter sur le danger qu'encoure cette plante à fleurs jaunes,  la faujasie écailleuse.
Et c'est un timbre magnifique, tiré de la  série "Flore en danger" récemment éditée 
par La Poste qui donne le la, sur son enveloppe. 
Faujasie écailleuse - Faujasia squamosa (Bory) C.Jeffrey, 1992
Cet arbrisseau de petite taille, arborant des fleurs jaunes et dont les tiges sont nues à leur base et densément feuillues au sommet, est endémique de La Réunion. On le trouve principalement sur les massifs du Piton des Neiges au centre et du Maïdo à l’Ouest, à partir de 1 900 m, où ses populations se répartissent en deux noyaux, l’un au sommet et l’autre au niveau de la planèze des Bénares. Son habitat préférentiel est constitué de zones rocheuses relativement humides situées dans des ravines temporaires ou à flanc de falaise. Cette espèce compte quelques milliers de pieds mais elle reste très rare à l’échelle de l’île, avec une aire de répartition très restreinte. Classée en catégorie “Vulnérable”, la Faujasie écailleuse est sous la menace des incendies potentiels pouvant survenir dans la zone où elle vit, et dans une moindre mesure, affectée par l’expansion des espèces exotiques envahissantes. Entièrement présente dans le cœur du Parc national, l’espèce est protégée par la réglementation. 

Merci Nadine pour cette belle enveloppe peinte et cette plante ultramarine à préserver.
 Merci également pour ce portrait en médaillon de l'Impératrice d'Autriche Elisabeth, qu'elle contient.
Sissi y est représentée "en cheveux" et en tenue d'intérieur, avec sa magnifique chevelure déployée.


15 juin 2019

EL90 - Deux éléphants à la parade, de Nicole

Oh comme je suis gâtée! Je ne suis pas capable de créer quoi que ce soit en ce moment mais Nicole, toute récente correspondante,  m'envoie déjà une nouvelle enveloppe d'art postal.
Cette fois, elle a su manier les ciseaux avec finesse pour réaliser un très beau découpage de deux éléphants des Indes que j'imagine en représentation lors d'une  fête, car ils sont apprêtés avec leur calotte sur la tête et leur ongles peints! C'est une réalisation délicate qui me plaît beaucoup, car ici leurs parures sont légères et subtiles (dans la vraie vie, ce n'est pas toujours le cas, voir ci-dessous).

Merci Nicole pour cette belle enveloppe avec un faux-timbre sympa également à la gloire de notre ami pachyderme et un très joli marque-page.

***
La manière dont les éléphants d'Asie sont traités m'interpelle sérieusement. 

Je sais que les fêtes religieuses indiennes sont fortement suivies et prisées des habitants de l'Inde qui considèrent l'éléphant comme un animal sacré qu'ils mettent à l'honneur régulièrement. Je sais aussi que ces fêtes hautes en couleurs où les éléphants sont harnachés, parés, maquillés, poudrés et  peints sont très appréciées des touristes toujours plus nombreux à venir visiter ce pays.

Regardez ce reportage  de 20 photos de Charles Fréger réalisée en 2013 sur des éléphants parés de mille couleurs pour le Festival Jaipur.

En regardant ces photos-là et d'autres de la grande Fête des Couleurs organisée au printemps (que je ne veux pas reproduire ici),  je ne peux m'empêcher de penser que ce n'est pas la fête pour ces pachydermes et qu'ils seraient sûrement mieux en liberté dans leurs milieu naturel.                                                                              
                                                                                        

L’éléphant d’Asie, 
un animal sacré

L’éléphant d’Asie est vénéré dans de nombreuses cultures asiatiques. On le retrouve dans un grand nombre de cultes, de mythes et légendes et, partout, on le respecte pour incarner à la fois la puissance et la sérénité. Il fait partie intégrante du patrimoine culturel de ce continent. 

D’ailleurs, il n’est pas rare de le voir portant de belles parures et défilant lors d’événements importants.

Ganesh dans la religion hindouiste et bouddhiste :
Le pachyderme est l’une des principales figures de l’hindouisme, une religion qui réunit plus d’un milliard de fidèles dans le monde et majoritairement en Asie. L’animal prête en effet ses traits à Ganesh, dieu de la sagesse et de la connaissance. Fils de Shiva et de Parvati, Ganesh est l’une des divinités les plus importantes pour les hindous. De nombreux temples lui sont dédiés. Les bouddhistes vénèrent eux aussi l’éléphant d’Asie. Leur mythologie regorge de récits légendaires où il joue un rôle prépondérant. Il faut dire qu’il est l’un des principaux animaux totems de cette religion car il symbolise la paix et la prospérité mais également la force mentale.

L’éléphant en Inde :
C’est le pays où vit la plus grande population d’éléphants d’Asie à l’état sauvage, puisqu’on estime qu’environ 57 % de l’espèce se trouve en Inde. A Pondichéry, ville côtière du sud-est du pays, la déesse Lakshmi a par exemple prêté son nom à une femelle devenue véritable icône des lieux. Indiens et touristes se pressent devant le temple de Sri Manakula Vinayagar où elle vit pour lui apporter toutes sortes d’offrandes. En échange de quoi elle bénit ses visiteurs d’un simple coup de trompe.

L’éléphant en Thaïlande
L’éléphant d’Asie occupe un rang de premier choix dans la culture thaïlandaise. Il y est notamment l’un des plus puissants symboles de paix, de prospérité mais aussi de chance. Peint en blanc, il devient un emblème royal, incarnation du contrôle de soi et de l’esprit fort. Lors des funérailles du roi Bhumibol, en octobre 2016, onze éléphants blancs ont ainsi défilé à Bangkok jusque devant la porte du palais royal avant de se prosterner en guise d’hommage. 

Une espèce menacée
Comme son cousin d’Afrique, l’éléphant d’Asie est menacé : l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) classe l’espèce Elephas maximus « en danger ». Trois sous-espèces existent :  l’éléphant du Sri Lanka, l'éléphant indien et l’éléphant de Sumatra, le plus menacé de tous. On ne les trouve plus que dans 13 pays de la partie sud et sud-est du continent.

Domestiqué depuis plusieurs siècles, l’éléphant d’Asie a beaucoup été utilisé pour le transport de personnes, de marchandises ou de matériaux lourds. Aujourd’hui, il est devenu l’une des attractions touristiques phares en Thaïlande, au Laos, au Népal, au Cambodge ou encore au Sri Lanka. Une pratique lucrative qui nuit au bien-être des 3 000 « éléphants à touristes » recensés, ainsi que l’a dénoncé en 2017 l’ONG World Animal Protection. Après avoir enquêté pendant deux ans, l’organisme a révélé que les trois quarts de ces pachydermes étaient en effet maltraités, enchaînés jour et nuit voire parfois dressés à coup de bâtons.
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Plusieurs journaux, associations protectrices de la faune sauvage et blogs de voyageurs rapportent des témoignages inouïs sur la manière dont les hommes dominent ces animaux. Arrachés à leur mère qu'il faut parfois tuer, ils sont braconnés dès leur plus jeune âge pour en faire des esclaves afin de satisfaire aux exigences du tourisme en Asie.  
  • un article dans le Monde du 6 juillet 2017 
  • un post de décembre 2017 rédigé par des globe-trotteurs sur le blog  "Explore le monde"
  • un post de mars 2014 rédigé par des globe-trotteurs sur leur blog  "SethetLise"
  • un post de mai 2017 rédigé par des globe-trotteurs sur leur blog "Les oiseaux voyageurs", 
  • un article sur le site Eco-Volontaire Internationale, qui parle des mêmes méthodes pour dominer l'animal et propose des solutions alternatives pour les touristes curieux d'approcher les éléphants dans de meilleures conditions pour l'animal.

Matriochkas en ribambelle, de Sabine

Oh que voilà une bien jolie surprise, une enveloppe mailartée, toute de bleu, comme j'aime. 
C'est l'amie Sabine qui me fait un petit coucou en m'invitant à partager un moment à sa table où trône   une bien jolie collection de matriochkas,  au nombre record de quinze poupées russes gigognes!
et comme cela ne semblait pas suffire comme cadeau,  elle m'envoie une petite carte avec 
un éléphant pour m'adresser plein de bises amicales.
Alors, Sabine, je te dis un grand merci pour tout, aussi pour l'éléphant, même s'il est en avance de quelques mois pour me fêter mon prochain anniversaire : en fait dans exactement 20 jours, je serai exactement à mi-parcours...je suis du tout début de l'année. Merci Sabine pour ta loufoquerie (je reprends tes mots), cela fait du bien aussi...en ce moment, je prends tout ce qui va dans ce sens-là!

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L'histoire secrète des poupées russes dévoilée à Moscou
Article de l'Agende AFP du 03/08/2015 

Une exposition qui se tient au musée des arts décoratifs de la capitale de Russie jusqu'au 13/09/15 lève le voile sur l'origine peu connue des célèbres matriochkas.

Pour nombre de touristes, la «matriochka» représente un souvenir indispensable de la Russie. Rares sont ceux qui savent que cette poupée gigogne multicolore puise ses origines au Japon, avant d'être intimement liée au pays qui en a fait son symbole. Une exposition à Moscou intitulée La matriochka: pas un simple jouet, qui se tient au musée d'arts décoratifs à Moscou jusqu'au 13 septembre, lève le voile sur l'histoire peu connue des célèbres poupées russes.
Paysannes joviales de l'époque tsariste, ouvriers et cosmonautes de l'époque soviétique, Lénine, Staline ou Vladimir Poutine, voire aujourd'hui les contestataires anti-Poutine desPussy-Riot... Ces poupées de bois emboîtées les unes dans les autres ont depuis plus d'un siècle reflété toutes les époques et continuent de le faire dans les boutiques de souvenirs. «Pratiquement chaque famille russe possède au moins une matriochka», relève la conservatrice du musée, Elena Titova.

Pourtant, y compris en Russie, on pense souvent à tort que les matriochkas sont héritées de centaines d'années de tradition des tourneurs sur bois russes. En réalité, ces figurines de bois représentant une belle femme robuste et fardée, avec son foulard coloré de paysanne, sont originaires du Japon.

À la fin des années 1890, l'Orient est à la mode en Russie. Un célèbre industriel mécène russe, Savva Mamontov, rapporte du Japon une série de sept Divinités du Bonheur, la plus grande représentant Fukurokuju, un dieu chauve au regard béat.

Inspiré, le peintre Sergueï Malioutine crée une version russe du jouet dans son atelier d'artisanat populaire à Serguiïev Possad, une ville de l'Anneau d'Or où se trouve un célèbre monastère orthodoxe, la laure de la Trinité. Il s'agit d'une paysanne joyeuse renfermant toute sa progéniture, jusqu'au nouveau-né.

Cette poupée, qui devient vite très populaire en Russie, reçoit aussitôt un prénom typique de paysanne, Matriona, dont le diminutif est Matriochka. Dès 1900, ce jouet fait sensation à l'Exposition Universelle de Paris, où il remporte une médaille de bronze.

Après les campagnardes productives mais apolitiques, les matriochkas «bolchéviques» des années 1920 illustrent des personnages idéologiques: métiers d'ouvriers, personnages historiques et même ennemis du peuple, comme ce koulak (appellation péjorative d'un paysan riche) avec casquette et bras croisés sur son gros ventre.

Grandeur soviétique et valeurs familiales

Dès les années 1930, la production des poupées russes est prise en main par l'État et des fabriques apparaissant dans plusieurs villes russes: on peut toujours jouer, mais sans oublier les vraies valeurs.

Exposées dans la même vitrine au musée des Arts Décoratifs, des poupées de Tchouktches (habitants de Tchoukotka, en Extrême-Orient) ou encore d'Esquimaux d'Arctique illustrent l'étendue de l'empire soviétique. Et la matriochka où s'imbriquent graduellement Russe, Ukrainien, Bélarusse et sept autres nationalités de l'URSS est supposée incarner l'internationalisme soviétique.

La conquête spatiale engendre toute une pléiade de poupées-cosmonautes avec casques et scaphandres, emboîtées dans une fusée...

Après l'éclatement de l'URSS et l'arrivée du libéralisme, apparaissent des matriochkas caricatures d'hommes politiques en place. Et on trouve aujourd'hui dans les boutiques de souvenirs de Moscou aussi bien des poupées représentant Lénine que Vladimir Poutine ou Barack Obama.

Dans leur version plus traditionnelle, les matriochkas, avec leur charme intemporel, leurs silhouettes solides et leurs visages sereins, sont aujourd'hui un symbole identitaire des Russes parce qu'elles «incarnent le style russe et le caractère national», note Mme Titova.

Dans les familles, pour les plus petits, ces poupées imbriquées servent de support éducatif développant la logique et la motricité. Elles peuvent aussi représenter la figure maternelle avec ses rejetons - jusqu'à 100 pour les plus fertiles -, incarnant ainsi la famille et conférant aux enfants un sentiment de sécurité garanti par les grands.

Elles renferment aussi l'idée chérie des Russes de la vérité qui se cacherait derrière des apparences trompeuses, comme dans les contes russes où la mort du méchant «est au bout d'une aiguille, cette aiguille est dans un oeuf, cet oeuf est dans une cane, cette cane dans un lièvre...».

À l'école, les Russes de 12 ans apprennent également que les matriochkas de leur enfance «symbolisent en fait le caractère russe, l'âme russe, les valeurs de base russes: maternité, famille, collectivisme, unité et chaleur humaine», selon un guide pour les professeurs de sciences sociales.

Tous les enfants du monde sont amour, pour Nanou

Dans le cadre du 8ème jeu des enveloppes timbrées sur le forum "mailarter à l'infini", il m'incombe de terminer la ronde en intégrant le timbre imposé ci-dessous à destination de Nanou.

Voici ce que j'ai imaginé pour ma correspondante, le thème des enfants du monde 
étant aussi un sujet qui me tient à coeur.
 J'espère que ce mail-art plaira à Nanou, accompagné au verso de ce poème.

***
Alain Serres, l'auteur du poème qui suit, est né en 1956. Il a publié de nombreux textes, histoires et poèmes pour enfants et adolescents. Il est le fondateur des éditions "Rue du Monde".

Je suis un enfant de partout 
Je suis un enfant de partout un enfant de Paris, de Cotonou, 
un enfant de l'ombre des montagnes des plis rouges d'un pagne. 
Je suis un enfant des nids de moineaux, de Mulhouse, de Baltimore,
 des petits bateaux de la baie de Rio et pire encore 
je suis un enfant de quelque part 
né de l'amour entre la chance
 et le hasard. 
Un enfant avec un nom, 
un prénom, 
mais un enfant qu'on appelle Terrien 
parce que, sans moi, 
cette planète n'est rien.

***
Ecoutons maintenant cette chanson deYoussou N'Dour 
 en voici les paroles :

Depuis bien trop longtemps 
Les hommes sur la terre 
Ne s'unissent vraiment 
Que pour faire la guerre 
L'espoir est dans l'enfant 
Qui sauve la lumière du ciel en chantant 

Tous les enfants ont mérité 
La connaissance,le joie et la santé 
Tous en naissant devraient gagner
Le droit à l'amour et la vérité 

Si tous ensemble on se donnait la main 
Pour préparer un meilleur lendemain 
Elargissons la ronde 
Des écoliers du monde 

Tous les enfants ont mérité
La connaissance,le joie et la santé 
Tous en naissant devraient gagner 
Le droit à l 'amour et la vérité 

Essayons de donner une chance à la vie 
Tâchons de respecter même les plus petits 
Elargissont la ronde 
Des écoliers du monde 

Tous les enfants ont mérité
La connaissance,le joie et la santé
Tous en naissant devraient gagner
Le droit à l 'amour et la vérité

Au village, les filles et les garçons 
Chaque matin à l'école se retrouveront 
Sans raison le monde ne tourne pas rond 
Sans lumière on ne voit plus l'horizon 

Tous les enfants ont mérité
La connaissance,le joie et la santé 
Tous en naissant devraient gagner 
Le droit à l 'amour et la vérité

14 juin 2019

TP26 - Nouvel an tamoul à La Réunion , d'Isabelle

Chouette! Une longue lettre d'Isabelle l'alsacienne qui m'offre,  avec son enveloppe haute en couleurs, un beau voyage avec dépaysement garanti, pour l'Ile de la Réunion!

Eternelle curieuse, j'ai cherché à en savoir davantage : j'ai ainsi appris qu'il s'agit de jeunes représentantes de la communauté tamoule établie sur l'île
s'apprêtant à danser pour fêter le Nouvel an tamoul 
Merci à toi Isabelle, c'est super gentil!

***
"Pouttandou Vajtoukkel 5120 !" – "Bonne année 5120 !" 
Prières, offrandes et festivités : Le nouvel an tamoul est célébré le 14 avril 2019 par la communauté indienne. Les Malbars comme on les désigne à La Réunion, fêteront le passage à la nouvelle année. Le Nouvel an tamoul, appelé également Puthandu, est le jour où le dieu Brahma commença la création de l’univers, et où Vishnou s’est réincarné en Matsaya, le poisson. C’est aussi le jour du renouveau, où le Soleil entre dans la constellation du bélier.
Bains de purification, remerciements des divinités, offrandes, partages, habits neufs, cérémonies religieuses font partie de ce jour spécial pour débuter leur nouvelle année. La cérémonie religieuse réunit la famille au temple où un prêtre leur donne lecture des prévisions annuelles du Pandjangam (le calendrier tamoul). La fête se déroule ensuite autour d'un repas essentiellement végétalien (samoussas, biryani de légumes…). La tradition veut qu’on mélange six saveurs pour rappeler les joies et les peines, les doux instants comme les plus amers de l'année écoulée et celle à venir. Les enfants reçoivent des cadeaux.

La culture tamoule sera à l'honneur pendant quelques jours aux quatre coins de l'île (Saint-André, Sainte-Suzanne, Saint-Denis, Saint-Paul, Saint-Leu...). Religieux, culturel et festif, cet événement est rythmé par des spectacles de danses indiennes, des défilés de chars, des feux d'artifice. Des villages indiens, installés à l'occasion, accueilleront le public autour des expositions de produits artisanaux, des spécialités culinaires, des cours de musique indienne, des cours de yoga, des ateliers de henné, de calligraphie, de drapage de sari, et diverses animations. 
La communauté tamoule de la Réunion, les Malbars, pratique l’hindouisme et célèbre plusieurs fêtes religieuses tamoules durant l’année. Hautes en couleurs et en sensations, elles sont très suivies par la communauté tamoule mais aussi très appréciées des profanes.

Il n’est pas toujours simple pour le néophyte de bien appréhender les spécificités des différentes communautés indiennes à La Réunion, qui se distinguent par leurs origines et par leurs pratiques religieuses. La plus ancienne et la plus grande majorité des indiens réunionnais qui forme la communauté des Malbars sont d’origine tamoule, une région du Sud de l’Inde, et ils pratiquent l’hindouisme tamoul. D'origine plus récente, les indiens réunionnais de l’Ouest de l’Inde (Gujarat) sont appelés ici les Zarabeset sont des musulmans sunnites. Enfin, les indiens ayant initialement émigré à Madagascar puis à La Réunion sont appelés ici les Karanes et sont des musulmans chiites. Il faut noter également que la double pratique religieuse, tamoule et catholique, qui remonte au début de l’arrivée des premiers immigrés indiens puis des engagés, est bien présente à La Réunion.

13 juin 2019

Emilie du Châtelet, grande dame du siècle des lumières, de Dani

Dans le cadre du jeu de l'enveloppe timbrée qui se poursuit sur le forum d'art postal "mailarter à l'infini" je viens de recevoir ce que Dani m'a concocté en partant du timbre que lui a imposé par la correspondante précédente : il s'agit du très beau portrait d'Emilie du Châtelet.
Dani a mis tout son art de la calligraphie pour mettre en valeur le titre de l'ouvrage de Newton (d'où les pommes) traduit par cette femme érudite, qui était brillante sur le plan littéraire mais surtout une grande scientifique qui aimait les mathématiques et la physique.
Merci Dani, pour ce bel hommage à cette grande et belle femme au destin bref mais si brillant.

***
Née à Paris le 17 décembre 1706, Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil est très tôt passionnée par la science. Elle a la chance d’être encouragée par son père, le baron de Breteuil : impressionné par la vive intelligence de sa fille, il lui offre les meilleurs précepteurs afin de parfaire son éducation. C’est là un privilège rare pour une jeune femme du XVIIIe siècle, même dans la bonne société, et cela confère à la jeune Émilie un solide bagage intellectuel. 

Son mariage en 1725 avec le marquis Florent Claude du Châtelet ne met pas un terme à sa soif de connaissances, car son mari, conscient des capacités de son épouse, lui laisse une grande liberté. Soutenue par Voltaire, qu’elle rencontre en 1734 et avec qui elle noue une relation amoureuse, elle poursuit des recherches en physique et en mathématiques, traduit en français les Principia Mathematica de Newton, et rédige elle-même des ouvrages savants ou des traités philosophiques, dont certains ne seront publiés qu’à titre posthume. Loin de se cantonner à la théorie, Émilie du Châtelet se livre à des expériences qui la font passer pour excentrique aux yeux de ses contemporains, mais lui permettent de démontrer la théorie de Leibnitz selon laquelle l’énergie cinétique est effectivement proportionnelle à la masse et au carré de la vitesse. 

Sa disparition précoce en septembre 1749, à l’âge de 42 ans, n’empêche pas sa renommée scientifique, déjà solidement établie, de se perpétuer bien au-delà de sa mort, comme en témoigne l’existence de l’Institut Emilie-du-Châtelet : fondé en 2006 pour commémorer le tricentenaire de sa naissance, il favorise la diffusion des recherches sur les femmes, le sexe et le genre, perpétuant ainsi la mémoire de celle qui est aujourd’hui considérée comme l’une des premières femmes de sciences française. 

TP25 - Reflets d'Afrique, de Michele

Quel plaisir de trouver dans ma boite à lettres aujourd'hui un nouveau mail-art 
de mon amie Michele, la fidèle!
 Cette fois-ci, c'est le prospectus d'un voyagiste qui lui a suggéré le fond, avec une grande femme noire africaine, vêtue d'une manière moderne avec du tissu wax  pour honorer mon thème sur les tissus traditionnels et les parures des peuples du monde - sans oublier et toujours pour mon plus grand plaisir- une petite dentelle de papier bleu.
Un grand merci à toi, vraiment, merci mon amie.

Franz Marc et August Macque - l'aventure du Cavalier Bleu

Franz Marc (1880-1916) / August Macke (1887-1914) 
 L'aventure du Cavalier bleu 
Exposition du 6 mars au 17 juin 2019 au Musée de l’Orangerie de Paris

Cette exposition présente deux figures majeures de l’expressionnisme allemand 
et du mouvement Der Blaue Reiter [Le Cavalier bleu], 
Dès 1910, ces artistes nouent une amitié portée par leur intérêt commun pour l’art français et plus particulièrement, pour Cézanne, Van Gogh, Gauguin et le fauvisme, qu’ils découvrent lors de leur séjour à Paris. Tous deux expriment dans leurs premiers tableaux, souvent peints en plein-air, une même fascination spirituelle pour le paysage et la nature.

C’est au moment de leur rencontre en 1911 avec Vassily Kandinsky et de la création de l’Almanach du Blaue Reiter, que leur peinture prend un tournant plus radical. Franz Marc abandonne la peinture de plein-air et commence à peindre ses fameux chevaux bleus qui inspirent le titre de l’ouvrage. Si Marc co-édite avec Kandinsky l’Almanach, August Macke en réunit les visuels ethnographiques et rédige un essai intitulé "Les Masques". Très actifs, Marc et Macke participent également à l’organisation d’expositions internationales d’avant-garde, comme à Cologne en 1912 et à Berlin en 1913, tout en poursuivant leur propre évolution. Ainsi Franz Marc, marqué par l’exposition des Futuristes italiens et par les tableaux de Robert Delaunay, se tourne vers l’abstraction dès 1913. Macke, quant à lui, se distancie de la spiritualité artistique de Kandinsky, pour privilégier un rapport plus évident entre l’homme et la nature, notamment au cours de son voyage en Tunisie, effectué en compagnie de Paul Klee.

Mobilisés dès août 1914, les deux artistes meurent au front, laissant deux œuvres emblématiques de l’expressionnisme allemand. 
La vache jaune - Franz Marc - 1911
La tour des chevaux bleus - Franz Marc - 1913
Les écuries - Franz Marc - 1913

Les gens près du lac bleu - August Macque - 1913
Jeunes femmes devant un magasin de chapeaux - August Macque - 1913

Jeunes filles sous les arbres - August Macque - 1914

Quatre jeunes filles -August Macque - 1914
Aquarelle - Cavalier sur un âne - August Macque - 1914

LE CAVALIER BLEU - DER BLAUE REITER


Publié en 1912 par Kandinsky et Marc, l’almanach du Blaue Reiter a été l’un des ferments de la modernité. Il est au cœur d’un accrochage* que la Fondation Beyeler consacre à un mouvement fondateur mené entre autres par Kandinsky.

Les trois libertés prônées par les artistes qui, à Munich entre 1908 et 1914, lancèrent Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu) sur la route de la modernité, et surtout hors des chemins battus, étaient les suivantes: affranchir la couleur de la fidélité au monde visible, libérer la ligne du contour, dégager la surface de l’espace illusionniste. 

A la Fondation Beyeler, «Kandinsky, Marc & Der Blaue Reiter» ont retracé, au fil d’œuvres aussi inspirées et inspirantes, que les sujets animaliers de Franz Marc et les toiles de Kandinsky à l’orée de l’abstraction, cette formidable aventure à laquelle la guerre ne mit qu’un terme momentané, puisque son aura n’a cessé, depuis, de briller. Et son influence de s’exercer sur les peintres.

A la fois petite histoire illustrée et hommage à des acteurs essentiels de l’avant-garde picturale, parmi lesquels Vassily Kandinsky et Franz Marc, mort à Verdun voici un siècle, l’exposition a livré en outre quelques pépites. Tel le rapprochement des œuvres que s’échangèrent Marc et Kandinsky après leur rencontre en 1911, «Le Rêve» et l'«Improvisation 12», des compositions datées respectivement de 1912 et de 1910, et qui anticipent la création de l’almanach du Blaue Reiter tout en marquant la différence entre les deux hommes. Les formes simples, généreuses, associées à des coloris oniriques, chez Marc, et la présence de chevaux bleus près du personnage de la rêveuse, se distinguent nettement du dynamisme et de la quête presque achevée de l’abstraction dans le tableau de Kandinsky, qui inclut un cavalier bien près de se dissoudre dans un jaillissement de formes.

(Exposition «Kandinsky, Marc & Der Blaue Reiter»,à  Fondation Beyeler de Riehen/Bâle  du 04/09/2016 au 22/01/ 2017)
Der traum  (le rêve) - Franz Marc - 1912
Improvisation 12 (le cavalier) - Wassily Kandinsky - 1910
L'objectif de ces peintres était d’affranchir la couleur de l’obligation de représentation, d’émanciper la ligne du contour et de libérer la surface de l’illusion de la figuration. Il ne s’agissait plus de reproduire la réalité visible, mais de représenter des contenus spirituels. Ce grand tournant de la conception occidentale de l’art a marqué plusieurs générations de peintres et son influence perdure encore aujourd’hui. Ce courant a eu pour principaux représentants Wassily Kandinsky et Franz Marc, qui avaient fait connaissance au début de 1911. Malgré les violentes manifestations d’hostilité qu’il leur est arrivé d’essuyer, ces deux artistes révolutionnaires ont défendu leurs idées contre vents et marées. On découvrira les célèbres tableaux de Kandinsky témoignant de son évolution vers l’abstraction aussi bien que les représentations panthéistes d’animaux de Franz Marc.

« Der Blaue Reiter », un nom devenu synonyme de l’exploration de nouveaux horizons artistiques, était initialement le titre du légendaire almanach que publièrent Kandinsky et Marc en 1912, un volume qui rassemblait des textes et des images d’artistes issus de cultures et d’époques différentes. Si cet almanach n’était pas un manifeste au sens strict, la juxtaposition d’œuvres hétérogènes représentatives de l’art européen aussi bien qu’extra-européen, de l’art dit savant et de l’art populaire, suffisait à lui prêter valeur de programme. Kandinsky et Marc étaient convaincus que l’essentiel n’était pas les éléments formels, mais le contenu d’une œuvre. Puisque forme et style se transforment perpétuellement, le critère déterminant de la création artistique ne pouvait être que la « nécessité intérieure ».

Parmi les autres personnalités artistiques liées à Kandinsky et Marc et dont les œuvres sont présentées dans cette exposition, on peut citer Gabriele Münter, Marianne von Werefkin, Alexej von Jawlensky et August Macke.
Les camarades du Blaue Reiter sur le balcon du n° 36, Ainmillerstrasse, Munich, 1911-1912.
De gauche à droite : Maria et Franz Marc, Bernhard Koehler, Heinrich Campendonk, Thomas von Hartmann et assis devant Wassily Kandinsky. Photo : Gabriele Münter-und Johannes Eichner-Stiftung

8 juin 2019

EL89 - Un certain papier bio fabriqué au Sri-Lanka, de Michele

Babar et Céleste m'ont adressé un mail-art bien particulier comme souvenir de leur voyage de noces au Sri Lanka! Ils sont passés par le "Pinnawala Elephant Orphanage" (sorte d'orphelinat pour éléphanteaux et maison de retraite pour vieux pachydermes) qu'ils ont visité lors de leur périple.

C'est alors qu'ils ont fait la découverte d'une fabrique de papier bio tout à fait exceptionnelle...La matière première de cette papeterie est le poo-poo d'éléphant, oui, vous m'avez bien lu, ce sont les excréments de nos amis pachydermes essentiellement composés de fibres végétales qui sont la base de la pâte à papier.

Merci beaucoup Michele de cet envoi, si original : j'aime beaucoup les dessins naïfs de la  maman éléphante avec ses deux petits.
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J'ai trouvé une VIDEO tournée au sein d'une association qui recueille des éléphants (je ne sais pas si c'est la même) où l'intégralité du processus de fabrication à la main est expliqué, ainsi que les créations réalisées sur place avec le papier produit.

4 juin 2019

EL88 - Eléphants-cadeaux, de la part de Jean-Paul

Une nouvelle enveloppe de l'ami Ursu dans ma boîte aux lettres , c'est déjà un cadeau mais cette fois j'ai été prévenue qu'il y avait à l'intérieur un cadeau pour mon amie à 4 pattes, ma noiraude, ma Myrtille, alors découvrons ensemble ce qu'elle contient :
tout d'abord une potence  à trois branches en forme de trompe et défense d'éléphant plus
trois lignes à suspendre avec chacune deux  éléphants de couleurs différentes sur chaque face,
le tout constituant un magnifique mobile....peut être un peu trop beau pour Myrtille qui risque de n'en faire qu'un amas de papier, très vite s'il reste à sa portée.. ce serait vraiment bien dommage! Alors je  vais le suspendre très haut,  au plafond certainement,  et  ma minette en profitera bien quand même, dès qu'il s'agitera au moindre souffle d'air ..
C'est superbe : un énorme merci à toi, Ursu, pour ce beau cadeau, si original et si inventif!
Je reconnais bien là ton grand talent et je salue ta créativité sans limites !

L'histoire du pain, pour la Fête du Fil de Labastide-Rouairoux

Comme chaque année, je participe à l'exposition participative d'Art Postal Textile organisée dans le cadre de la Fête du Fil, le week-end des 15-16 août à Labastide-Rouairoux. 

Le  thème retenu pour 2019 est "Passé, présent, futur...." et j'ai choisi de parler de l'histoire du pain, à travers les âges, de la période du Moyen-Age jusqu'à ce qui se fait de nos jours, 
avec même une petite projection sur le pain du futur ...
Au verso de ma carte textile représentant une belle tranche de pain à la mie bien alvéolée, j'ai fourni quelques explications supplémentaires :

Hier, le pain était fabriqué pour tous par un boulanger de métier selon une méthode ancestrale avec de la farine pure et du levain, en laissant tout le temps nécessaire à la pâte pour qu’elle lève correctement avant sa cuisson au four. C’est également lui qui vendait son pain dans sa boutique, sur les marché ou lors d’une tournée ambulante dans les villages alentours.

Aujourd’hui, le pain de consommation courante dit « traditionnel » est surtout fabriqué de manière industrielle, par des personnes qui n’ont pas appris le métier de boulanger dans les règles de l’art, se cantonnant à mettre en œuvre la recette fournie par le minotier avec ses sacs de farines. Celles-ci, bourrées d’additifs, de conservateurs et exhausteurs de goût en tout genre sont destinées à une production de masse obtenue en un temps minimal, grâce à l’utilisation de levures chimiques.

Le goût du bon pain se perd, et les boulangeries sont de moins en moins nombreuses. Dans certaines campagnes on commence à voir poindre des distributeurs automatiques de baguettes. En ville, les vrais boulangeries avec un four sur place ne sont pas légion, remplacées le plus souvent par des dépôts où le pain est obtenu en finissant la cuisson de pâtons pré-cuits industriels.

Comme alternatives, il ne nous reste que le choix de faire notre pain nous-mêmes dans une machine à pain ou en cocotte, si l’on veut maîtriser ce qui entre dans sa composition, ou bien celui de consommer du pain conditionné déshydraté, précuit ou surgelé, pour une conservation de longue durée.

Demain : de quoi et comment sera fait le pain ? Devons-nous envisager de le voir remplacer par un verre d’eau additionnée de poudre de perlinpainpain ?



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Je rajoute une coupure de presse sur laquelle je viens de tomber, particulièrement éloquente sur ce que nous continuons d'appeler du pain mais qui n'en a plus guère que le nom!
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Heureusement, une autre solution commence tout juste à poindre, source d'espoir :celle de vrais passionnés qui ont fait le choix de la diversité en cultivant  des variétés anciennes de blé  et en fabriquant ensuite le pain cuit au feu de bois en partant de la farine qu'ils ont produit..

1 / VIDEO portrait d'un paysan-boulanger, Nicolas Supiot

2/ Article : les paysans-boulangers cultivent les graines de résistance

En faire tout un fromage, pour Françoise

Lors de récentes courses au rayon fromage à la coupe de mon magasin, je suis tombée en arrêt sur une étiquette pour de la tomme de Savoie : je me suis empressée de demander à la vendeuse si elle voulait bien me la donner car je n'imaginai pas faire autrement que de l'adresser à Françoise, une amie mailartiste passionnée des ours,  toujours à la recherche de nouvelles représentations de l'ursidé.

Associer l'image du plantigrade à celle d'un bon fromage de Savoie, voilà un fait tout à fait nouveau, surtout lorsque l'on sait le procès que l'on fait partout à cet animal, notamment dans les Pyrénnées où sa réimplantation reste toujours problématique. A ma connaissance, l'ours n'a pas encore revenu coloniser les Alpes. Son image serait-elle en train de redevenir positive ? 

J'espère que ce mail-art un peu particulier, te plaira, Françoise.

Espiègles renardeaux pour Jeanne-Marie

Ramassée il y a bien longtemps, j'avais mis de coté cette écorce en la conservant bien à plat avec l'idée d'en faire plus tard un mail art ; je l'avais trouvée si jolie avec sa surface maculée de
lichens gris-verts et jaunes et intéressante pour le trou qu'elle présente dans sa partie supérieure.
C'est un support idéal pour mon amie Jamari qui apprécie les renardeaux, un bon moyen de présenter leur museau sortant du trou pendant que maman renarde s'adonne à une séance de grattage salutaire. J'espère que ce mail art d'un genre un peu particulier lui fera plaisir! 

Je te remercie Jamari de ta grande patience, car je ne suis guère en verve en ce moment pour arriver à répondre à tes nombreux envois.