Pour les 170 ans du premier timbre-poste français, j'ai choisi pour Colette de mettre l'hippopotame à l'honneur
Céramique raku créée par Marie-Isabelle Mariey visible sur le site de Ceramim Je t'en souhaite une bonne réception, Colette, ainsi qu'un bel été! *** |
LES
BRACONNIERS POURRAIENT AVOIR LA PEAU DES HIPPOPOTAMES DU CONGO
La plus importante population d’hippopotame de la
planète, qui vit dans le parc national de Virunga, en République Démocratique
du Congo, risque de disparaître, victime du braconnage, avertit le WWF. Il ne
resterait plus que 887 hippopotames contre 30.000 il y a 30 ans, soit une perte
de 95% de la population, selon un recensement mené par le WWF, l’Union
Européenne et l’Institut congolais pour la protection de la nature (ICCN). Il y
a deux ans il y avait encore 1.300 individus.
Le commerce de la dent d’hippopotame est florissant, selon l’Organisation
mondiale pour la protection de la nature, et des groupes armés abattent
illégalement les hippopotames, tandis que les conflits qui affectent cette
région empêche les organisations de travailler sur le terrain.
Le WWF rappelle que les hippopotames sont indispensables pour maintenir
l’équilibre du milieu naturel, notamment des lacs et des rivières. Leurs
excréments sont en effet une source importante de nutriments pour le milieu
aquatique. La disparition des hippopotames s’accompagne d’une baisse des
poissons du lac Edward, souligne le WWF, alors qu’environ 20.000 personnes qui
vivent près du parc de Virunga dépendent de la pêche pour vivre.
Source C.D. Sciences et Avenir, paru le 13.09.2005
LES
DENTS D’HIPPOPOTAMES, L’ALTERNATIVE DES BRACONNIERS DE L’IVOIRE
Utilisé depuis des siècles pour sculpter des objets d’art et des
bijoux, l’ivoire est une matière dure et de couleur blanc-crème qui
constitue les dents et défenses de plusieurs animaux. Dont les
hippopotames qui pourraient se retrouver gravement menacés par un tel trafic.
L’ivoire chez les
animaux : quand on pense « ivoire », on se représente
généralement les immenses défenses des éléphants d’Afrique. Il faut dire que
ces pachydermes sont particulièrement visés par le braconnage pour
l’ivoire avec un individu abattu toutes les 15 minutes en moyenne sur
le continent africain. Soit entre 20 000 et 30 000 tués chaque
année.
Rare et recherché,
l’ivoire est devenu un signe de richesse et de statut social, beaucoup estimant
que détenir un objet en ivoire est le symbole d’un rang élevé dans la société.
Au point qu’un véritable commerce mondial – y compris en Europe – a
émergé. Au détriment des espèces qui possèdent naturellement ce matériau très
prisé.
Pour leur plus grand
malheur, d’autres animaux produisant de l’ivoire intéressent aussi les braconniers.
Surtout depuis que les dispositifs visant à protéger les éléphants d’Afrique se
sont multipliés un peu partout dans le monde. C’est le cas par exemple des
sangliers, des morses, des narvals et des hippopotames.
Les dents
d’hippopotames dans le viseur : ces derniers pâtissent particulièrement de
ce commerce lucratif. Déjà chassé pour sa peau et sa viande, l’hippopotame
est également la cible des braconniers de l’ivoire qui trouvent dans ses
dents une alternative à la chasse illégale de l’éléphant, très surveillée par
les éco-gardes.
Au milieu des cornes
de rhinocéros, des écailles de pangolins et des défenses d’éléphants,
les dents d’hippopotames font ainsi de plus en plus partie des saisies des
douaniers en Asie. C’est ce que révèle l’African Wildlife
Foundation (AWF).
« Les dents
d’hippopotames sont en train de devenir une trouvaille courante, note
l’organisation internationale pour la protection de la nature en
Afrique. Non seulement leurs incisives et canines sont plus faciles à
passer en contrebande, mais elles sont nettement moins chères et facilement
utilisées dans l’industrie de la sculpture. »
Hong-Kong, plaque
tournante de ce trafic : l’ivoire d’hippopotame est déjà très demandé,
bien que cette information ne soit pas particulièrement connue du grand public.
La grande majorité est exportée depuis l’Afrique vers Hong Kong.
Une étude publiée en 2017 affirme que plus de 90 % du commerce
mondial des dents d’hippopotames exporté entre 1975 et 2016 avait pour
destination à Hong-Kong. « Près des trois quarts de cet ivoire
provenaient de deux pays d’Afrique de l’Est seulement – la Tanzanie et
l’Ouganda –, mais les échanges commerciaux avec le Malawi, la Zambie et le
Zimbabwe sont également en hausse. »
Au total depuis
1975, ce sont 771 000 kilos d’ivoire d’hippopotames qui ont fait
l’objet d’échanges internationaux. Mais ce trafic pourrait s’avérer d’une plus
grande ampleur encore. En effet, des enquêtes ont montré que des disparités
existaient entre les quantités d’ivoire déclarées à l’export en Afrique et
celles à l’entrée à Hong Kong. « Dans la plupart des transactions,
Hong-Kong déclare un volume importé supérieur au volume déclaré à
l’export », notent les biologistes de l’Université de Hong-Kong.
Sur les seuls
échanges avec l’Ouganda, l’écart s’élève à plus de 14 000 kilos. Cela
représente 2 700 animaux tués en plus des quotas autorisés par
la CITES, soit 2 % de toute la population d’hippopotames d’Afrique.
La demande pourrait
encore grandir avec l’entrée en vigueur en 2021 de l’interdiction du commerce
de l’ivoire d’éléphant à Hong Kong.
Article publié sur le blog « Espèces menacées » rédigé par Jennifer Matas, publié le 12.03.2019
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