23 septembre 2018

EL69 - Magnifique troupeau en Tanzanie, de Gisèle

Pour mon retour de congés, je suis bien gâtée car voici qu'un troupeau d'éléphants 
de Tanzanie vient à ma rencontre.
Déambulant dans leur milieu naturel, c'est là que je les préfère, ils y sont si nobles. 
Le timbre est tout à fait approprié et les couleurs de la composition comme toujours raffinées. 
Oui, c'est Gisèle qui m'envoie ce magnifique mail-art : qu'elle en soit ici remerciée!

"Pomme de reinette ou pomme d'api", de Jean-Paul

Toujours inspirée par la célèbre photo de Robert Doisneau, l'ami Ursu m'envoie un écolier, déjà si distrait et qui ne pense qu'à croquer la pomme!
Merci pour cette belle interprétation supplémentaire !

Fils à coudre et broder, de Chantal

A mon retour de vacances, je trouve aussi une très belle enveloppe "maison" avec pelotes, bobines, boutons et fils pour honorer mon thème "ne tenir qu'à un fil".
Au premier coup d'oeil, j'en reconnais l'expéditrice, c'est bien sûr Chantal qui m'envoie cette composition, certains articles sont judicieusement remplacés par du quilling 
toujours aussi merveilleusement réalisé. 
Merci Chantal, pour cette enveloppe garnie, merveilleusement.

Un fin connaisseur du thé, de Jean-Paul

En rentrant de mes courtes vacances alsaciennes, je trouve dans ma boite aux lettres une oeuvre singulière et toujours incroyable de l'ami Ursu, dans le cadre du jeu de l'enveloppe timbrée n°6. 

Le timbre qui lui était imposé faisait partie de la superbes série sur les théières (je ne sais pas exactement lequel) et voici l'oeuvre en 3D qu'il a conçu en parlant de là.
Voyez aussi cette miniature en 3D avec tasse et théière et le mot T H E en relief !
Merci Ursu, pour cette oeuvre monumentale ! A moi de terminer la boucle en utilisant 
le timbre que tu m'as envoyé.

13 septembre 2018

EL68 - Beau tableau d'amour maternel, de Sylvie

Rien ne manque dans le matériel du peintre qui vient d'immortaliser sur sa toile cette belle scène d'amour d'une éléphante d'Afrique pour son petit, chevalet et pinceau sont encore présents.
Bravo pour cette belle idée de présentation, tout à fait originale, 
qui me plait bien et merci Sylvie !

12 septembre 2018

L'ami du poète et des enfants pour Isabelle - Carnet 18 - 5/3

C'est fait : voici la troisième double-page du carnet-navette sur le thème des petits ânes gris,
co-réalisé avec et pour Isabelle de la Haute-Marne.
Ce très beau poème de Jacques Prévert remet un peu les choses en place, pour reconsidérer cet animal à la mauvaise réputation, tout comme celle de l'élève à qui l'on faisait porter le "bonnet d'âne".
J'ai joué là-dessus, les ânes étant de très bons amis pour les enfants, très souvent présents 
dans la littérature pour la jeunesse.

L’âne dormant  de Jacques Prévert

C’est un âne qui dort
Enfants, regardez-le dormir
Ne le réveillez pas
Ne lui faites pas de blagues
Quand il ne dort pas,
il est très souvent malheureux

Il ne mange pas tous les jours.
On oublie de lui donner à boire.
Et puis on tape dessus.
Regardez-le
Il est plus beau que les statues
qu’on vous dit d’admirer et qui vous ennuient.

Il est vivant, il respire
Confortablement installé
Dans son rêve.

Les grandes personnes disent que la poule
Rêve de grain et l’âne d’avoine.
Les grandes personnes disent ça
pour dire quelque chose,
elles feraient mieux de s’occuper
de leurs rêves à elles,
de leurs petits cauchemars personnels.

Sur l’herbe à côté de sa tête,
il y a deux plumes. S’il les a vues
avant de s’endormir il rêve peut-être
qu’il est oiseau et qu’il vole
Ou peut-être il rêve d’autre chose.
Par exemple qu’il est à l’école des garçons,
caché dans l’armoire aux cartons à dessin.

Il y a un petit garçon
qui ne sait pas faire son problème.
Alors le maître lui dit :
Vous êtes un âne, Nicolas !
C’est désastreux pour Nicolas.
Il va pleurer.

Mais l’âne sort de sa cachette.
Le maître ne le voit pas.
Et l’âne fait le problème du petit garçon.
Le petit garçon va porter le problème au maître,
et le maître dit :
C’est très bien, Nicolas !

Alors l’âne et Nicolas
Rient tout doucement aux éclats,
Mais le maître ne les entends pas.

Et si l’âne ne rêve pas ça
C’est qu’il rêve autre chose.
Tout ce qu’on peut savoir,
C’est qu’il rêve.
Tout le monde rêve

***
Le bonnet d'âne : pourquoi mettait-on un bonnet d'âne aux mauvais élèves ?

Tout d'abord, et cela va peut-être en surprendre plus d'un, on employait cet attribut non pas comme une punition, mais comme un encouragement. En effet, il est utilisé dès le 18e siècle. Néanmoins, au tout début, si on affublait les enfants de cet étrange bonnet, c'était pour qu'il devienne comme l'âne. À cette époque, il était considéré, par certains, comme sage et savant. Il prend une telle image grâce à la religion (il réchauffe le Christ lorsqu'il est nourrisson, lui sert de monture...). On dit donc qu'il est patient, humble et empli de sagesse. Ainsi, on espérait que le mauvais élève allait être gagné par ces qualités en lui mettant des oreilles d'âne.

Néanmoins, avec les années, l'image de cet animal a évolué, pour être celle que l'on connaît aujourd'hui. Désormais, il est plutôt vu comme bête et têtu. L'utilisation du bonnet d'âne évolua également. Il n'était plus question d'encouragement, mais de honte. En mettant ce couvre-chef sur la tête du cancre, le professeur signifiait devant tous sa bêtise, ce qui était un moyen de ridiculiser. Dans certains cas, l'enfant devait le garder toute la journée, ou même rentrer avec chez lui. Désormais, cette punition est vue comme un mauvais traitement et est interdite par l'Éducation Nationale.

Mouettes, en toute liberté, pour Isabelle - Carnet 17-5/4

 Le carnet "ronde des oiseaux et poésie" qu'on réalise ensemble avec Isabelle prend son envol 
vers Morsang-sur-Orge pour son 4e voyage, accompagné de milliers de bruissements d'ailes.
Les mouettes, toutes les sortes de mouettes y sont à l'honneur.
 Elles ont quelquefois mauvaise réputation car  souvent bruyantes en groupe. Mais elles sont si libres, se jouant des courants du vent et bravant tous les embruns. Je n'ai pas souvent l'occasion d'aller au bord de la mer , aussi, dès que je vois une mouette je m'y crois déjà, 
et elle m'emporte vers un voyage fantasmé sur le littoral breton ou normand!

Lorsque je vais chez mes parents à la campagne, je les vois remontant le cours de la Seine, ou encore à l'affût des vers de terre qu'elles traquent en suivant les sillons fraîchement tracés par les 
agriculteurs labourant leurs champs.  

L'envol des mouettes

Lorsque l'hiver arrive au centre des villes, je vois 
Tout un essaim de mouettes venir sous nos fenêtres, 
Tout près des cheminées, elles se chauffent sur les toits 
Rondes comme des ballons, elles doublent leur diamètre.
Oh ! Bel oiseau des mers, quand le printemps viendra, 
L'amour t'appellera pour danser sur les eaux... 
Sous tes ailes protectrices l'oisillon grandira 
Et s'envolera un jour au-dessus des roseaux.
Mouette, profite de tes vacances en la belle saison 
Toi qui survole les mers et ignore les frontières, 
Bercée au creux des vagues, rassasiée de poissons,
Mon corps est bien trop lourd et je n'sais pas voler ! 
Alors je t'accompagne en fermant les paupières, 
Emmène-moi sur tes ailes jusqu'aux îles ensablées

Jean-Claude Brinette

L'artiste textile Ina Georgeta Statescu, pour Michèle - Carnet 9-8/8

  Voilà le tout dernier voyage de ce carnet-navette dédié aux artistes textiles,  co-réalisé avec mon amie Bobine, qui m'a fait découvrir des artistes belges dont je n'avais pas idée. Je crois pouvoir affirmer que la réciproque est vraie pour les artistes que je lui ai fait découvrir, le domaine de l'art textile sur le plan international est tellement vaste ! 

Cela fait toujours un petit pincement au coeur lorsqu'on termine un carnet à 4 mains, mais l'on s'est déjà promis d'en remettre prochainement un nouveau en route, chacune. 
Pour les deux dernières pages à compléter, j'ai choisi de mettre à l'honneur une grande dame 
qui a fait rêver des tas de brodeuses et autres artistes textiles "en herbe", 
tellement c'est un émerveillement que de découvrir son travail. 
Il s'agit d'Ina Georgeta Statescu, une roumaine venue vivre en région parisienne 
depuis déjà un bon moment.
C'est une artiste qui a beaucoup exposé ses oeuvres plus délicates les unes que les autres et qui ne s'est jamais économisée  pour transmettre son savoir-faire.Elle a dispensé de nombreux stages et écrit trois livres pour expliquer ses techniques combinées qu'elle emprunte à la couture, à la sculpture, à la broderie bien sûr, au perlage,  etc...  tout en intégrant tous les supports modernes pour arriver à structurer et à donner du volume à ses réalisations. 

Depuis toute petite où elle est "tombée en amour"avec le tissu, elle puise ses sources d'inspiration essentiellement dans la nature avec un souci du détail, extraordinaire.





11 septembre 2018

T69 - "Ah comme je préférerai être au cirque!", de Marielle

Voici une nouvelle déclinaison de la célèbre photo de Robert Doisneau, interprétée par Marie-Aile, en ce temps de rentrée des classes, qui ne fait pas que des heureux.

Ce rêveur donnerait n'importe quoi pour revivre un moment au cirque,  plutôt que de se retrouver ici, parmi ses camarades, à sécher lamentablement sur cette opération d'arithmétique.
Malgré la colorisation de la photo, sa vie n'a pas l'air d'être très rose, en cet instant précis. Merci Marie-Aile !

Calligraphie en rouge, de Maho

Dans ma boite aux lettres ce jour, j'ai trouvé une petite enveloppe fabriquée dans une page de papier kraft recyclée, toute simple mais revêtue d'une superbe calligraphie en rouge.
Reconnaissable entre toutes, c'est Maho, l'artiste, qui m'envoie ses amitiés et son bon souvenir depuis sa Bretagne.
Que cette gentille attention me fait plaisir, merci Maho !

10 septembre 2018

Joueuses de go, pour Chantal

Pour le thème de Chantal "les tables sous toutes leurs formes", je vous présente la table de jeu de go.

Sur cette estampe japonaise (extrait), on voit trois geishas jouant au jeu de go autour d'une table.
En haut à gauche du mail art, c'est une table de jeu de go moderne.
En espérant que cette table-là ne figurait pas encore dans ta "collection", Chantal, 
je t'en souhaite une bonne réception

Mésanges charbonnières, pour Maria

Voici pour Maria, nouvelle correspondante argentine dont je ne connais absolument pas les goûts, 
une carte d'art postal que j'ai composée sur l'un de mes thèmes favoris.

Ici, il s'agit de mésanges charbonnières, celles des boules de plumes que je préfère parmi les passereaux de nos jardins, avec l'ami rouge-gorge. 
Jamais encore je n'avais envoyé d'art postal si loin de la France ! 
J'espère que cet envoi saura plaire à Maria, je lui en souhaite bonne réception.

Pommes au parfum, pour Marielle

La pomme comme thème,  un support carré et un fond avec chiffres et lettres, ce sont les trois contraintes imposées par notre amie Katédine pour son challenge du mois de septembre.

Comme à mon habitude, j'ai joué avec le thème et choisi de présenter de pommes
un peu spéciales, mais tellement odorantes : celles créées par René Lalique,
maître verrier, pour en faire des flacons de parfum.
Les chiffres et les lettres du fond sont des numéros et noms de parfums prestigieux
ainsi que des lettres de sigles de grandes maisons du luxe.

J'espère Marie-Aile que cela te fera plaisir, et je t'en souhaite une bonne réception 

Qu'est ce que l'art postal ? pour La Duché

Voici le carnet entièrement dédié à ce qu'est l'art postal 
que je suis amusée à composer pour les participants d'une nouvelle activité créative
 proposée à La Duché, sur ce thème.
A titre d'exemple d'art postal, les pages de couverture du carnet sont réalisées uniquement 
avec des tampons et des encres colorées
 Les quatre autres pages décrivent pas à pas, comment s'y prendre pour mailarter, à peu de frais 
 
  et pour découvrir la joie que peuvent procurer de telles correspondances.

7 septembre 2018

Monsieur et Madame ont un fils...., de Roland

Il y avait bien longtemps que Roland ne s'était manifesté ... et c'est une enveloppe
 pleine de fantaisie qu'il me fait parvenir aujourd'hui 
bien qu'adressée "au fils de Mr et Mme Covert" 
domicilié chez moi, à mon insu....
c'est bien sûr ce cher Harry Covert !
 Merci Roland, pour cette blague potagère ! 

5 septembre 2018

Ânes et ânons, d'Isabelle - Carnet 18-5/2

Ce jour,  j'ai déjà retrouvé dans ma boite aux lettres le carnet-navette dédié aux grisons et autres baudets qui circule entre Isabelle et moi.

Il m'est bien vite revenu avec de belles photos d'ânesses et de leurs ânons au pré : ils sont si mignons !
Pourquoi sont-ils toujours associés à des formules si négatives comme :  porter le bonnet d'âne, bête comme un âne bâté, faire l'âne pour avoir du son etc... comme s'ils étaient les rois des idiots.

Cet animal a du caractère, certes il est souvent têtu, mais cela en fait-il pour autant un animal à déconsidérer ? dans bien des pays,  souvent au relief compliqué, ils ont rendu et
rendent encore bien des services aux humains.

Merci Isabelle! 

3 septembre 2018

EL67 - Mémoire d'éléphant, de Fuschia

Aujourd'hui dans ma boite aux lettres, clin d'oeil de Fuschia : 
d'abord un format carré pour une enveloppe ou mes coordonnées en lettres très colorées tout comme les timbres sont en opposition avec le cadre et l'oeil en noir et blanc de notre ami l'éléphant, superbe!

Oui, il semble tout à fait avéré que les éléphants ont une mémoire visuelle prodigieuse, 
qu'ils se transmettent du plus âgé au plus jeune, fort utile lors de leurs déplacements pour se nourrir et notamment pour retrouver les points d'eaux qui leurs sont absolument nécessaires. 
mais surprise ! l'enveloppe contenait elle-aussi une superbe composition faisant cadre autour de deux éléphants sur fond de savane : c'est magnifiquement coloré, et superbement construit!
Quelques points cousus sur les feuilles, petite référence textile, sympa.
C'est encore un magnifique cadeau, je suis très gâtée : merci beaucoup Fuschia !

Le "Le Corbusier" de la mode, pour Gisèle

Voici le moment de clôturer la première ronde du jeu des enveloppes timbrées n°6.
L'enjeu est d'intégrer un timbre imposé par la concurrente précédente. Le voici :
Dans la mesure où ce n'était pas le moment de fêter Valentin  et que la forme de coeur ne m'inspirait pas vraiment,  j'ai choisi pour ce mail-art de jouer avec les couleurs 
et de dédier cette carte au grand couturier André Courrèges disparu en 2016.
Les notes de couleurs du timbre sont reprises dans les blousons vinyle flashy (souvent associés à la célèbre mini-jupe), dans les initiales AC du sigle de sa maison de haute couture et de parfum, et amplifiées par les quatre rubans, le tout sur fond blanc, une autre de ses couleurs fétiches.

Les flacons de parfum "Blanc Courrèges" et "Mini-jupe" soulignent deux points forts 
dans l'oeuvre de ce créateur futuriste.
André Courrèges : 1924 - 2016

Dès sa jeunesse il a souhaité faire une école d'Art à Pau, mais il dut se soumettre à la volonté paternelle et suivre des études d'ingénieur en génie civil, où il découvre le dessin et l'architecture.

Après la guerre, il monte à Paris et y suit des cours à l'école de la Chambre syndicale des métiers de couture. Puis il continue sa formation en travaillant chez Jeanne Lafaurie comme dessinateur, puis pendant une douzaine d'années chez Balenciagga où il apprend le métier et toutes les techniques.

Promoteur de la mini-jupe en France,et du pantalon pour les femmes dès le début des années 1960, il crée une mode fonctionnelle, architecturée, symbole de son époque, et qui inspirera à la suite de nombreux stylistes par ses formes géométriques et l'omniprésence du blanc. Il crée sa propre maison de couture en 1961. Succès rapide, mais il ne connaît un retentissement mondial avec sa mode futuriste inspirée de la conquête spatiale qu'à compter de 1964.

Le travail d'André Courrèges est celui d'un visionnaire : il adapte ses vêtements à l'évolution des mœurs, en regardant vers l'avenir, tout en restant en phase avec son époque. Architecte du vêtement autant que couturier, il sera surnommé « Le Corbusier » de la haute couture, refusant l'esthétisme pur du stylisme au profit de créations faciles à porter.

Son esprit épuré et graphique inspirera de nombreux stylistes par la suite. La « petite robe blanche » de Courrèges deviendra emblématique, telle la petite robe noire de Coco Chanel.

Un Chagall et des dentelles, de Michèle

Premier mail art reçu d'une nouvelle correspondante, Michèle.
Déjà venue visiter mon blog, je vois qu'elle m'a parfaitement ciblée.

Tout ce que j'aime figure dans sa réalisation, un fond avec une oeuvre de Marc Chagall -merveilleux artiste qui me fait rêver avec ses oeuvres oniriques et les couleurs de sa palette- 
 le tout enrichi par des appositions de dentelle ancienne fine ou plus travaillée, blanche ou bleue.
c'est un mailart vraiment superbe, je t'en remercie vivement, quel cadeau !

Le colibri dit oiseau-mouche, d'Isabelle - Carnet 17 - 5/3

Le carnet qui navigue entre Isabelle et moi, consacré aux oiseaux et à la poésie me revient, pour son troisième voyage avec cette fois une double page joliment composée autour du colibri.

J'aime beaucoup ce petit oiseau aux performances tout à fait étonnantes : fascinants par leur taille minuscule, les colibris, qui passent de fleur en fleur pour trouver le nectar qui constitue l'essentiel de leur alimentation, sont capables d'un vol extrêmement performant et rapide. 
Battant des ailes plusieurs dizaines de fois par seconde –de sorte, qu'en vol, il est impossible de distinguer ces dernières– les « oiseaux-mouches », comme ils sont surnommés, sont les seuls oiseaux à savoir voler en marche arrière.
Le fond de la page de gauche est un morceau de tissu tout à fait charmant et plein douceur
 et de romantisme où le rose domine. A droite, un oiseau magnifique trône sur une branche fleurie, certaines des fleurs sont en tissu au coeur de perle,  le tout bordé par un ruban de satin, 
plein d'oiseaux et de feuillages : l'ensemble est tout à fait délicat et superbe.
Joli timbre avec flamands roses, pour rester dans la note de couleur !

Deux jolies poésies de circonstances viennent compléter et illustrer le thème.

Le vert colibri, le roi des collines
Voyant la rosée et soleil clair
Luire dans son nid tissé d'herbes fines
Comme un frais rayon s'échappe dans l'air

Mon oiseau se pose
Sur les doigts de mes mains
Le petit gourmand 
Picore tout le grain
Mon oiseau s'endord
Dans le creux de ma main
Le petit frileurx
Reste jusqu'au matin

Merci Isabelle pour toutes ces attentions qui me touchent énormément. 

***

La légende du colibri, par Pierre Rabhi 
Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »


C'est à cause de cette légende qu'un mouvement citoyen écologiste a choisi cet oiseau comme emblème pour son action. Initié entre autres par Pierre Rabhi et rejoint plus tard par Cyril Dion (coréalisateur avec Mélanie Laurent du film Demain), le mouvement "Les Colibris" regroupe tous ces individus qui inventent, expérimentent et coopèrent concrètement, pour bâtir des modèles de vie en commun, respectueux de la nature et de l’être humain.

31 août 2018

Afrique sur une note indienne, de Marie

Encore du courrier cet après midi dans ma boite à lettres... mais je ne vais pas m'en plaindre!

De l'Asie à l'Afrique, on est toujours dans des pays d'éléphants n'est ce pas Marie ? 
les timbres sont là pour le rappeler. 
Mais cette fois c'est bien l'Afrique en vedette : le baobab continental y est bien implanté; si l'on est particulièrement affûté, on peut même y sentir la vanille de Madagascar...
Cependant, avec la toile de jute (cultivé en inde) pour rappeler le coté brut de l'Afrique,
 et surtout avec le fond superbe fait d'un beau papier cadeau rappelant le motif du tissu utilisé sur le dernier mailart que j'ai concocté pour Marie sur l'éléphant indien, 
c'est surtout un jeu et un joli clin d'oeil entre nous.

Merci beaucoup Marie, il est très chouette et me plaît infiniment
.

EL66 - Barrissement, de Nadine - Carnet 12-5/5

C'est le retour du carnet sur les éléphants d'Afrique qui navigue entre Nadine et moi, pour son dernier voyage, déjà. Je sais que nous avons pris beaucoup de plaisir l'une et l'autre à le compléter.

Désormais ces mâles, ces matriarches et leurs éléphanteaux vont rejoindre leurs cousins chez moi dans le dossier pachydermes qui commence à vraiment prendre de l'épaisseur
(ou du poids si vous préférez).
 
Je te remercie doublement, Nadine, de t'être prêtée au jeu non pas pour un carnet, mais pour deux, alors que l'exercice était tout à fait nouveau pour toi.
Après "tombe la neige", carnet que je t'ai destiné auquel tu as contribué, c'est ce carnet-ci maintenant que tu as complété "tambour battant", ce qui a fait beaucoup d'échanges entre nous  en quelques mois, alors pourtant que nous avions toute latitude de ne pas nous presser pour le finaliser.
J'espère au moins n'avoir pas trop monopolisé de ton temps disponible et que tes autres correspondants n'en auront pas trop pâti.

 merci aussi Nadine pour cette belle carte et sa maxime sur l'Amitié

EL65 - Eléphants en littérature, de Chantal

Je suis à chaque fois enthousiasmée et éblouie par la finesse et la qualité des mail-arts, toujours documentés, que Chantal a la gentillesse de m'envoyer.
Pour quelqu'un qui vient de démarrer l'art postal,  elle se débrouille magnifiquement, jugez plutôt.
Le fond de l'enveloppe est enrichi de longues déchirures de papier journal édité en hindi, je présume.
J'aime beaucoup cette typographie, avec beaucoup d'arabesques entre les caractères, qui font comme une jolie broderie (où trouver ce genre de journaux, bigrement intéressants?)

Le logo en paperolles symbolise l'union de l'homme et de l'éléphant (hasta hasti). C'est celui d'une  jeune association indienne marrainée par l'écrivaine Martine Le Coz : "Vivre avec les Eléphants".

Référence à l'éléphant aussi sur le timbre que je n'aurai pas remarqué si Chantal ne m'avait pas avertie  : l'animal bibelot est posé à la droite du pot de fleurs, sur la table.

Les deux références littéraires incontournables traitant du sort de notre ami pachyderme constituent le thème de ce mail-art. J'avoue ne pas avoir lu ces deux livres encore, mais cela ne saurait tarder.
Merci infiniment, Chantal, c'est un très beau cadeau que tu me fais là!

***
 Les racines du Ciel de Romain Gary, prix Goncourt en 1956

4e de couverture :
Un Français, Morel, entreprend en Afrique une campagne pour la défense des éléphants menacés de tous les côtés tant par les chasseurs que par les lois dites "inexorables" du progrès. Lorsque la Conférence pour la Protection de la Faune (Congo, Bukavu, 1953) constate elle-même qu' "il serait vain de vouloir imposer au public le respect de la nature uniquement par les méthodes légales". Morel ne craint pas de recourir aux armes. Aidé par quelques compagnons convaincus comme lui que le respect de la nature n'est pas incompatible avec les exigences du progrès, il prend le maquis contre la barbarie et la cruauté sous toutes ses formes, cependant que de tous les côtés des conspirateurs habiles essayent d'utiliser sa magnifique obsession et son apparente naïveté à leurs propres fins. Ridiculisé ou haï, accusé de préférer les bêtes aux hommes, traité de misanthrope et de nihiliste, trahi par les uns, aidés par quelques autres, exploité par un apprenti dictateur, et par des agitateurs politiques, le "Français fou" continue envers et contre tous à défendre les éléphants au risque de sa vie. Face à la haine raciale et religieuse, à la démagogie nationaliste, Morel poursuit sa campagne pour la protection de la nature, pour le respect de ce qu'il appelle "la marge humaine", quelq que soient les systèmes, les doctrines et les idéologies de rencontre. D'aventure en aventure, d'avatar en avatar, il triomphe avec un tranquille confiance de toutes les déceptions et de toutes les ruses, persuadé que les hommes sont assez généreux pour accepter de s'encombrer des éléphants dans leur difficile marche en avant, et de ne pas céder à la tentation totalitaire sans marge, de la fin qui justifie les moyens et du rendement absolu.
Et peu à peu, une complicité souriante et amicale se forme autour de celui qui "ne sait pas désespérer" et de ces géants menacés, et des volontaires de tous les pays, de toutes les races et de toutes les opinions se rangent autour de cet aventurier de l'humain. R.G.

L'Appel des éléphants (Michalon 2015) de Martine Le Coz
connue pour ses engagements solidaires étendus aux animaux, en particulier les éléphants.

Extrait de la quatrième de couverture:
"À quoi bon planifier un développement durable si nous ne mettons pas en œuvre, en chacun de nous, les opérations de la conservation du vivant ? À côté des impératifs industriels, mais face aux dictatures de l'argent, que chacune de nos cellules le clame : je suis l'homme que je suis par le singe et par l'oiseau, par le pingouin, l'ours et la plie et par l'éléphant, le roi de la Terre qui n'est pas sanguinaire. Que jamais ne vienne le jour où une poignée d'hommes en empaillera d'autres pour son profit. Que le mépris porté par nous à d'autres espèces ne revienne pas sur nous. Tâtons-nous pour nous vérifier et pour savoir par où, déjà, nous sommes devenus chose."
Anil, cornac indien, est chargé d'enseigner le dressage des éléphants dans un centre touristique du Botswana. Il est accompagné de la jeune interprète Chandâ, indienne elle aussi, dont la franchise et la modernité ne cessent de le bousculer. Avec le garde Zouma, bushman autrefois braconnier, ils découvrent les massacres de masse perpétrés au nom de l'or blanc. Un dialogue entre l'homme et la nature, l'Inde et l'Afrique, tradition et mondialisation, à travers une des figures emblématiques du monde animal : l'éléphant.


Costumière...de papier, par Michèle - Carnet 09- 8/7

Voici la dernière artiste que Michèle me fait découvrir, dans ce carnet à 4 mains qui a fait la navette entre la Belgique et la France. 
Au fil de ses pérégrinations, il s'est enrichi de portraits d'artistes travaillant le textile sous différentes formes et de notre envie de nous les faire découvrir respectivement. 
Les talents de ces artistes sont multiples, tout ne nous plait pas forcément mais il y a suffisamment de choix pour y trouver son compte ; de nombreuses femmes ont choisi de s'exprimer dans ce medium, qui parait encore pour beaucoup suranné, vieillot et passé de mode. 
Cependant des hommes commencent à s'y exprimer, aussi : peut-être alors le regard porté sur les oeuvres de ces artistes finira t il par changer ?   
Aujourd'hui Michèle me présente Isabelle de Borchgrave qui n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler une artiste textile puisqu'elle travaille le papier. Cependant, elle a toute sa place ici, dans ce carnet , car son art est de concevoir des costumes d'époque. 
Merci mon amie Bobine, pour la jolie dentelle bleue dont tu as orné cette double page, ainsi que pour les petits médaillons métalliques si jolis qui émaillent les oeuvres que tu m'envoies. Je les adore. Merci pour la découverte de cette artiste inclassable.

***
Née en 1946 à Bruxelles, Isabelle de Borchgrave était au départ une artiste peintre. Après un début d'activités dans les grands hôtels et dans la décoration pour les vitrines des grandes marques où elle exerce à la fois ses talents de styliste et de metteur en scène, dans le monde entier, elle change d'activité. 

En 1994, après une visite au Metropolitan Museum of Art de New York, Isabelle de Borchgrave et son amie canadienne Rita Brown qui est costumière, vont concevoir et réaliser une collection historique de vêtements en papier appelée « Papiers à la Mode », où 300 ans de l’histoire de la mode sont illustrés de Elizabeth 1ère à Coco Chanel. 
 Cette vaste collection va très vite connaître un succès international. Elle sera exposée pour la première fois en 1998 à Mulhouse en France au Musée de l'impression sur étoffes. Elle voyagera par la suite dans le monde entier : en 1999 elle sera notamment New York,  les années suivantes à Boston, à Londres et en Ontario. Sa collection a fait le tour du Japon en 2002.
  Isabelle de Borchgrave a quatre collections de costumes en papier : 
« Papiers à la Mode », « Mariano Fortuny » , « I Medici »  et « Les Ballets Russes ».