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6 octobre 2025

Pour la Paix et la fin de l'état de siège à Gaza, une calligraphie d'Hassan Massoudy pour Ouiza

Pour ma correspondante Ouiza qui apprécie elle aussi les calligraphies arabes absolument superbes d'Hassan Massoudy, j'ai réalisé ce mail-art textile en repiquant l'une d'elles (La Paix) sur du tissu que j'ai agrémenté de quelques sequins : je sais que nous appelons toutes les deux de nos voeux la paix en Palestine (sans oublier tous les autres pays où des populations civiles sont sous le joug d'envahisseurs, de grands groupes industriels qui convoitent leurs ressources minières, de tyrans religieux qui les musellent ou les déplacent...).

La Paix : calligraphie d'Hassan Massoudy - Verso

Verso - Façade peinte à  Strabane en Irlande pour réclamer la fin du siège de Gaza 

A l'intérieur de l'enveloppe j'ai ajouté le texte d'une poésie inédite de Mahmoud Darvich dont vous trouverez ci-dessous l'intégralité.

Je te souhaite une bonne réception de cet envoi, chère Ouiza, et je te souhaite un bel automne.

***
« Etat de siège » par Mahmoud Darwich 

Ramallah, janvier 2002 : un poème inédit de Mahmoud Darwich
publié dans le Monde Diplomatique d'avril 2002

Ici, aux pentes des collines, face au crépuscule et au canon du temps
Près des jardins aux ombres brisées,
Nous faisons ce que font les prisonniers,
Ce que font les chômeurs :
Nous cultivons l’espoir.

Un pays qui s’apprête à l’aube. Nous devenons moins intelligents
Car nous épions l’heure de la victoire :
Pas de nuit dans notre nuit illuminée par le pilonnage.
Nos ennemis veillent et nos ennemis allument pour nous la lumière
Dans l’obscurité des caves.

Ici, nul « moi ».
Ici, Adam se souvient de la poussière de son argile.

Au bord de la mort, il dit :
Il ne me reste plus de trace à perdre :
Libre je suis tout près de ma liberté. Mon futur est dans ma main.
Bientôt je pénètrerai ma vie,
Je naîtrai libre, sans parents,
Et je choisirai pour mon nom des lettres d’azur…

Ici, aux montées de la fumée, sur les marches de la maison,
Pas de temps pour le temps.
Nous faisons comme ceux qui s’élèvent vers Dieu :
Nous oublions la douleur.

Rien ici n’a d’écho homérique.
Les mythes frappent à nos portes, au besoin.
Rien n’a d’écho homérique. Ici, un général
Fouille à la recherche d’un Etat endormi
Sous les ruines d’une Troie à venir.

Vous qui vous dressez sur les seuils, entrez,
Buvez avec nous le café arabe
Vous ressentiriez que vous êtes hommes comme nous
Vous qui vous dressez sur les seuils des maisons
Sortez de nos matins,
Nous serons rassurés d’être
Des hommes comme vous !

Quand disparaissent les avions, s’envolent les colombes
Blanches blanches, elles lavent la joue du ciel
Avec des ailes libres, elles reprennent l’éclat et la possession
De l’éther et du jeu. Plus haut, plus haut s’envolent
Les colombes, blanches blanches. Ah si le ciel
Etait réel [m’a dit un homme passant entre deux bombes]

Les cyprès, derrière les soldats, des minarets protégeant
Le ciel de l’affaissement. Derrière la haie de fer
Des soldats pissent — sous la garde d’un char -
Et le jour automnal achève sa promenade d’or dans
Une rue vaste telle une église après la messe dominicale…

[A un tueur] Si tu avais contemplé le visage de la victime
Et réfléchi, tu te serais souvenu de ta mère dans la chambre
A gaz, tu te serais libéré de la raison du fusil
Et tu aurais changé d’avis : ce n’est pas ainsi qu’on retrouve une identité.

Le brouillard est ténèbres, ténèbres denses blanches
Epluchées par l’orange et la femme pleine de promesses.

Le siège est attente
Attente sur une échelle inclinée au milieu de la tempête.

Seuls, nous sommes seuls jusqu’à la lie
S’il n’y avait les visites des arcs en ciel.

Nous avons des frères derrière cette étendue.
Des frères bons. Ils nous aiment. Ils nous regardent et pleurent.
Puis ils se disent en secret :
« Ah ! si ce siège était déclaré… » Ils ne terminent pas leur phrase :
« Ne nous laissez pas seuls, ne nous laissez pas. »

Nos pertes : entre deux et huit martyrs chaque jour.
Et dix blessés.
Et vingt maisons.
Et cinquante oliviers…
S’y ajoute la faille structurelle qui
Atteindra le poème, la pièce de théâtre et la toile inachevée.

Une femme a dit au nuage : comme mon bien-aimé
Car mes vêtements sont trempés de son sang.

Si tu n’es pluie, mon amour
Sois arbre
Rassasié de fertilité, sois arbre
Si tu n’es arbre mon amour
Sois pierre
Saturée d’humidité, sois pierre
Si tu n’es pierre mon amour
Sois lune
Dans le songe de l’aimée, sois lune
[Ainsi parla une femme
à son fils lors de son enterrement]

Ô veilleurs ! N’êtes-vous pas lassés
De guetter la lumière dans notre sel
Et de l’incandescence de la rose dans notre blessure
N’êtes-vous pas lassés Ô veilleurs ?

Un peu de cet infini absolu bleu
Suffirait
A alléger le fardeau de ce temps-ci
Et à nettoyer la fange de ce lieu

A l’âme de descendre de sa monture
Et de marcher sur ses pieds de soie
A mes côtés, mais dans la main, tels deux amis
De longue date, qui se partagent le pain ancien
Et le verre de vin antique

Que nous traversions ensemble cette route
Ensuite nos jours emprunteront des directions différentes :
Moi, au-delà de la nature, quant à elle,
Elle choisira de s’accroupir sur un rocher élevé.

Nous nous sommes assis loin de nos destinées comme des oiseaux
Qui meublent leurs nids dans les creux des statues,
Ou dans les cheminées, ou dans les tentes qui
Furent dressées sur le chemin du prince vers la chasse.

Sur mes décombres pousse verte l’ombre,
Et le loup somnole sur la peau de ma chèvre
Il rêve comme moi, comme l’ange
Que la vie est ici… non là-bas.

Dans l’état de siège, le temps devient espace
Pétrifié dans son éternité
Dans l’état de siège, l’espace devient temps
Qui a manqué son hier et son lendemain.

Ce martyr m’encercle chaque fois que je vis un nouveau jour
Et m’interroge : Où étais-tu ? Ramène aux dictionnaires
Toutes les paroles que tu m’as offertes
Et soulage les dormeurs du bourdonnement de l’écho.

Le martyr m’éclaire : je n’ai pas cherché au-delà de l’étendue
Les vierges de l’immortalité car j’aime la vie
Sur terre, parmi les pins et les figuiers,
Mais je ne peux y accéder, aussi y ai-je visé
Avec l’ultime chose qui m’appartienne : le sang dans le corps de l’azur.

Le martyr m’avertit : Ne crois pas leurs youyous
Crois-moi père quand il observe ma photo en pleurant
Comment as-tu échangé nos rôles, mon fils et m’as-tu précédé.
Moi d’abord, moi le premier !

Le martyr m’encercle : je n’ai changé que ma place et mes meubles frustes.
J’ai posé une gazelle sur mon lit,
Et un croissant lunaire sur mon doigt,
Pour apaiser ma peine.

Le siège durera afin de nous convaincre de choisir un asservissement qui ne nuit
pas, en toute liberté !!

Résister signifie : s’assurer de la santé
Du cœur et des testicules, et de ton mal tenace :
Le mal de l’espoir.

Et dans ce qui reste de l’aube, je marche vers mon extérieur
Et dans ce qui reste de la nuit, j’entends le bruit des pas en mon intention.

Salut à qui partage avec moi l’attention à
L’ivresse de la lumière, la lumière du papillon, dans
La noirceur de ce tunnel.

Salut à qui partage avec moi mon verre
Dans l’épaisseur d’une nuit débordant les deux places :
Salut à mon spectre.

Pour moi mes amis apprêtent toujours une fête
D’adieu, une sépulture apaisante à l’ombre de chênes
Une épitaphe en marbre du temps
Et toujours je les devance lors des funérailles :
Qui est mort…qui ?

L’écriture, un chiot qui mord le néant
L’écriture blesse sans trace de sang.

Nos tasses de café. Les oiseaux les arbres verts
A l’ombre bleue, le soleil gambade d’un mur
A l’autre telle une gazelle
L’eau dans les nuages à la forme illimitée dans ce qu’il nous reste

Du ciel. Et d’autres choses aux souvenirs suspendus
Révèlent que ce matin est puissant splendide,
Et que nous sommes les invités de l’éternité.

Mahmoud Darwich

29 septembre 2025

Terminaison florale d'un bouquet en art Fraktur, pour Chantal

Je n'en finis pas d'explorer cet art populaire qu'on dit "Fraktur" que je vous ai déjà longuement détaillé ici, ou encore ici

Cette fois-ci, pour Chantal qui aime les fleurs et les jardins, j'ai trouvé sympa d'enrichir de quelques perles et embellissement cette représentation de végétaux en fleurs avec une terminaison florale d'une extrême finesse, en  pur style Fraktur, apparemment une pièce créée aux alentours de 1760. 

Crédit : Collection du cloître d'Ephrata en Pennsylvanie
Les premiers fraktur créés en Amérique du Nord ont été dessinés par des artistes du cloître d'Ephrata vers 1760.
 Les premiers fraktur ont été créés avec des encres, des peintures et du papier produits au cloître.
J'espère que ce mail-art te trouvera en pleine forme : je t'en souhaite une très bonne réception, chère Chantal. 

11 août 2025

T186 - Mail-art au désign psychédélique, de Sylvie

Lorsque j'ai vu cette oeuvre dépasser des autres courriers de ma boite aux lettres, je savais que j'allais découvrir encore une merveille composée par Sylvie...avec des perles et du cordonnet, bien sûr, mais pas que...
car lorsque vous apprendrez que c'est la bride d'une sandale perlée démodée qui l'a inspirée, vous n'en reviendrez pas, tout comme moi. Elle m'avait pourtant déjà fait le coup de la mule chinoise totalement transformée et non identifiable. 

Avec le timbre adéquat, et sur un fond d'intissé dans des couleurs psychédéliques des années 70, rehaussé par des rondelles vibrantes et des perles en leur centre, cette composition est tout à fait splendide. A noter aussi la mise en scène avec deux "sorties du cadre" particulièrement bien positionnées.

Bravo Sylvie, tu es un génie visionnaire, ta vue exceptionnelle te permet d'extrapoler les objets dans une autre dimension ou perspective, ce qui n'est pas donnée à tout le monde : et moi,  j'ai la très grande chance de recevoir tes créations. Un énorme merci à toi, c'est un superbe cadeau vraiment! Belle fin d'été!

25 avril 2025

Vivre la beauté d'un début de printemps, tout en poésie, pour Claire

Claire aime particulièrement ce qui touche à la mode des années 1920 et aux années folles.

Pour cette fois-ci j'ai un peu extrapolé et j'ai remonté le temps pour elle : je l'emmène en Autriche avec ce  "Début du printemps" de Koloman Moser,  l'un des grands artistes du mouvement Art Nouveau et de la Sécession de Vienne. 

Composition emperlée avec le Début de printemps, oeuvre de Koloman Moser 1901
Début de printemps :Illustration d'un poème de Rainer Maria Rilke. 1901
C'est une mise en image du poème du grand Rainer Maria Rilke dont je n'ai pas réussi à trouver le texte en français. hélas. Par contre voici toutes les explications sur cette belle oeuvre.

Les principes de travail du printemps. L'illustration d'un poème de Rainer Maria Rilke par Koloman Moser, créé en 1901, est un charmant exemple du symbolisme et de l'art décoratif du mouvement moderniste au début du XXe siècle. Cette peinture évoque non seulement l'esprit du printemps, mais aussi intrinsèquement lié à la poétique de Rilke, en capturant l'essence du renouvellement et de la beauté de la nature à travers une représentation visuelle délicate et subtile.

Moser, un membre exceptionnel de la sécession de Vienne, se caractérise par sa capacité à fusionner des éléments décoratifs avec une conception philosophique et émotionnelle profonde dans son travail. Dans ce travail, le choix de la couleur est fondamental; La palette douce dans des tons de touches vertes, bleues et jaunes suggère la fraîcheur et la lumière qui accompagnent la renaissance du printemps. Les couleurs sont entrelacées afin qu'elles fournissent une atmosphère presque éthérée, enroulant le spectateur dans un sentiment de paix et de renouvellement. La capacité de Moser à utiliser la couleur symboliquement et de manière évocatrice est révélée, amenant le spectateur à une sorte d'état méditatif qui invite la contemplation.

Quant à la composition, le travail est équilibré de sorte que chaque élément semble avoir sa place, créant une harmonie visuelle. L'inclusion de motifs floraux est caractéristique de l'immobilisation de Moser, où vous pouvez voir une stylisation qui rappelle à la fois la nature et l'ornementation. Il n'y a pas de figures humaines dans la peinture, ce qui permet à l'approche d'être dans la nature elle-même, dans sa capacité à renaître et à s'épanouir chaque année. Cela résonne avec l'écriture de Rilke, qui explore souvent le lien entre l'être humain et le monde naturel, suggérant une relation symbiotique dans laquelle les deux sont en dialogue constant.

Un aspect intéressant de cette œuvre est sa fonction comme une illustration d'un poème, qui vous invite à considérer comment la poésie et la visualité se complètent mutuellement. Moser traduit non seulement le texte poétique en un langage visuel, mais fournit également une interprétation qui peut ouvrir de nouvelles voies de compréhension. La sensibilité que Moser montre lors de la sélection et de la capture d'éléments évocateurs renforce l'idée que la poésie et la peinture des disciplines peuvent converger et enrichir l'expérience du spectateur.

Dans le contexte plus large du travail de Moser, le début du printemps est représentatif de son exploration constante de l'esthétique moderniste, où la beauté et la fonctionnalité sont liées. Comme d'autres œuvres de son Gustav Klimt contemporain, Moser utilise une approche ornementale et décorative, bien qu'il établit également son propre style distinctif, plus influencé par le symbolisme et la nature que par des éléments figuratifs plus complexes.

En conclusion, les principes du printemps sont une œuvre qui célèbre non seulement l'arrivée de la nouvelle station, mais établit également un pont entre le mot et l'image, entre l'émotion de la poésie de Rilke et le lyrisme de Moser. Grâce à sa couleur vibrante et à sa composition harmonieuse, il invite le spectateur à vivre la beauté du printemps sous sa forme la plus pure, devenant une pièce intemporelle qui continue de résonner dans la philosophie de l'art contemporain.

Chère Claire, j'espère que tu ne m'en voudras pas d'avoir changé d'époque, et que tu recevras ce mail-art en bon état, dans des délais acceptables. 

***

Biographie de Koloman Moser  1868-1918

Une conscience artistique forte 

Entre études aux Beaux-Arts et petits boulots prestigieux

Koloman Moser est le fils de Josef Moser et Theresia Hirsch, un couple bourgeois autrichien. Koloman grandi au sein de cette famille aisée, et bénéficie d’une éducation appuyée. Après avoir entamé des études en école de commerce, il passe des examens en vue d’intégrer la prestigieuse école des Beaux-Arts de Vienne en 1885, alors qu’il n’a que 17 ans. Il réussit le concours, mais voilà : ses parents ne sont pas au courant de son projet ! Il devient donc étudiant aux Beaux-Arts, et a la chance d’assister aux cours de professeurs prestigieux à l’époque : Franz Rumpler, Josef Trenkwald ou encore Christian Griepenkerl.

Malheureusement, une triste nouvelle vient entacher les heureuses années étudiantes de Koloman : son père décède en 1888, et il doit désormais subvenir à ses propres besoins. Qu’à cela ne tienne : le jeune artiste a de la suite dans les idées, et ils arrive à financer ses études aux Beaux-Arts en vendant ses illustrations à différents magazine d’Art autrichiens, dont notamment le Meggendorfer-Blätter ou encore la Wiener Mode. Les talents de dessinateur de Koloman Moser ne restent pas inaperçus longtemps auprès de ses professeurs : Josef Trenkwald l’encourage à donner des cours. C’est ainsi que Moser enseigne le dessin aux enfants de Karl Ludwig. Une mission prestigieuse, puisque Karl Ludwig est un archiduc qui lui permet de dispenser ses cours au sein du magnifique château Wartholz.

En 1894, alors âgé de 26 ans, Koloman Moser rejoint le Siebener-Club, dont il reste membre jusqu’en 1897. Le siebener Club, ou «Club des 7» en Français, est un groupe de discussion qui se réunit régulièrement au café Sperl de Vienne. Ses membres échangent leurs opinions sur les Arts Appliqués, l’Architecture, et leur vision de leur mission en tant qu’artiste.

Parmi leur débat revient souvent la question de la pertinence de l’enseignement académique. Les membres du Siebener Club sont en effet plus adeptes de l’enseignement à travers la pratique plutôt qu’à travers un enseignement classique et des cours magistraux. Une conviction paradoxale pour Koloman Moser, puisqu’il suit lui-même de très longues études, qu’il ne finit qu’à la fin des années 1890 !

Pour autant, il aime se réunir avec ses amis du Siebener Club. C’est d’ailleurs via ce groupe qu’il fait la connaissance d’autres grandes figures du mouvement d’Art Nouveau, comme Gustav Klimt, Josef Maria Olbrich ou encore Josef Hoffmann.

Koloman Moser et la Sécession Viennoise : le projet d’une vie

 Koloman Moser, la Sécession Viennoise et le Ver Sacrum : Entre 1893 et 1895, Kolo rejoint en tant qu’étudiant la Kunstgewerbeschule (ou école des Arts Appliqués en français) de Vienne. Il y devient même professeur par la suite en 1899. Une expérience de courte durée puisqu’il démissionne de son poste à peine 6 mois plus tard.

En 1897, Kolo fonde la Sécession viennoise (Die Wiener Secession en Allemand). Il s’agit d’un courant artistique que l’on peut comparer aujourd’hui avec recul comme un sous-mouvement d’Art à la croisée du Jugendstil et de l’Art Nouveau. Toutefois, la Sécession ne peut se résumer à cette simple définition : elle possède en effet ses propres caractéristiques, mais aussi son manifeste, ses artistes et expositions dédiées.

Le mouvement possède sa propre revue mensuelle intitulée « Ver Sacrum » et fondée par Gustav Klimt et Max Kurzweil en 1898. Koloman Moser y publie plus de 140 illustrations ! Il gère par ailleurs majoritairement l’organisation des expositions dédiées au mouvement, ce qui représente beaucoup de travail : rien qu’en 1897, il voyage à Nuremberg, Bamberg, Prague, Dresde ou encore Munich pour monter ces évènements.

La Sécession de Vienne sera particulièrement influente à Vienne, mais aussi à Prague, et plus largement en Europe de l’Est, et ce jusqu’à la fin des années 1900.

 Ditha Mautner, Carl Moll et les expositions : En 1902, Koloman Kolo Moser sort d’une décennie riche de nombreuses aventures artistiques à travers l’Europe, et de rencontres passionnantes faisant de lui un artiste Art Nouveau accompli. Il décide de se rapprocher de sa famille, et s’installe donc avec sa mère et sa sœur dans un immeuble-atelier à Vienne, dans le quartier Hohe Warte, alors prisé par les artistes (Carl Moll habite même dans son immeuble !). Soucieux du moindre détail, Kolo dessine les meubles de leur appartement. Mais son rythme de travail ne ralentit pas pour autant : durant l’été 1902, il se rend dans 4 villes à l’étranger pour des expositions : Padoue, Venise, Abbazia, Trieste et Lovran. Son agenda ne désemplit pas non plus les années suivantes : Carl Moll l’accompagne dans ses nombreux voyages en 1903, où il fait la rencontre de Cuno Amiet et Ferdinand Hodler. En 1904, c’est Ditha Mautner Markhof, sa future épouse, qui l’accompagne, en présence également de sa future belle-mère.

En route vers de nouvelles aventures : Koloman a envie d’autre chose. En 1905, avec Gustav Klimt et d’autres artistes, il quitte définitivement le mouvement de la Sécession Viennoise qu’il a fondé. Il épouse Ditha et devient protestant comme elle. Ce mariage l’amène à quitter l’appartement qu’il occupait depuis 3 ans avec sa mère et sa sœur à dans le Hohe Warte de Vienne. Les deux jeunes mariés s’installent à Landstrasse, dans l’hôtel particulier appartenant à la famille de Ditha. Si l’immeuble appartient à la famille de son épouse, la personnalité de Koloman y est bien présente : il y dessine encore une fois le mobilier Art Nouveau qu’il souhaite y installer. 

Apogée de Koloman « Kolo » Moser et fin de vie

Consécration artistique et maladie

A partir du milieu des années 1900, la chance semble sourire à Koloman Moser. En 1906, le premier enfant de la famille Moser naît : c’est un petit garçon prénommé Karl. En 1908, il participe à une exposition formée par Gustav Klimt et sa clique à Vienne. Koloman Moser ont par ailleurs un deuxième enfant en 1909 : un autre garçon, Dietrich.

En 1911, une exposition à la galerie Miethke de Vienne lui est entièrement consacrée. Cette même année, il participe par ailleurs à l’exposition internationale à Rome. Les années suivantes seront toujours riches de voyages, d’exposition et de rencontres avec d’autres artistes influents qu’il respecte, comme Ferdinand Hodler.La consécration est là : il participe à la première exposition internationale de la Sécession Viennoise à Rome, suivie dune autre exposition à Düsseldorf et une à Mannheim. En 1916, il expose ses propres œuvres lors d’une exposition à Berlin dédié à l’art viennois.

Malheureusement, le célèbre Koloman « Kolo » Moser, que rien ne semble arrêter, tombe gravement malade cette même année. Atteint d’un cancer du larynx, l’artiste se bat contre la maladie 2 années durant, mais perd finalement la bataille et meurt en 1918. Il est enterré le 21 octobre au cimetière de Hietzing, et laisse derrière lui une veuve, 2 jeunes garçons et des centaines d’œuvres emblématiques du mouvement Art Nouveau.

22 février 2025

D188 - Jolie dame des temps jadis dans un cadre de choix, de Chocolatine & Stooby

Bravo à Chocolatine  qui a pris le risque de faire un envoi sans protection plastique alors que l'ouvrage était délicat : bien lui en a pris car c'est sans la moindre perte ni le moindre accroc que cette composition est arrivée dans ma boite aux lettres, dans des délais tout à fait convenables.

C'est dans une profusion de dentelles et de frou-frous que m'est présentée une bien jolie dame, une élégante enchapeautée tout de rose et blanc vêtue et cadre en 3D ; elle a été réalisée par Chocolatine & Stooby.

Un grand merci pour la composition de l'ouvrage en 3D, pour la recherche sur les dentelles, le croquet pailleté, le rang de perles monté sur une dentelle ancienne, es boutons choisis dans une belle harmonie et déclinaison de couleurs. J'apprécie tout particulièrement le bouton métallique, en volume, très ancien, particulièrement beau, un vrai bouton de collection.

Ce mail-art est extrêmement plaisant pour le côté vintage de l'ensemble -votre nouveau thème pour 2025- une vraie réussite et un régal pour une fan comme moi de tout ce qui est textile. Je vous en remercie infiniment.

7 février 2025

Première bougie d'anniversaire pour Léo

Les aiguilles n'arrêtent jamais de tourner sur la grande horloge de la vie : il me semble que c'était hier que j'apprenais  ta naissance et déjà te voilà un grand garçon prêt à souffler sa première bougie. 

Je te souhaite beaucoup d'amour autour de toi et une très belle fête d'anniversaire, Léo.

20 décembre 2024

T176 - Subtile harmonie en vert pour une aurore boréale, de Sylvie

Deuxième cadeau de la journée et là encore que du bonheur ! Comme elle en a l'habitude, l'amie Sylvie a merveilleusement mis en scène le timbre célébrant la jeune fille en vert de la peintre Tamara de Lempicka. 

Prenant comme fond une très belle aurore boréale dans un superbe dégradé de vert, le timbre fait merveille car le blanc du chapeau et des gants de la demoiselle entre en résonance parfaite avec l'ouvrage tressé et perlé en mini-macramé, dont Sylvie s'est fait une spécialité : je n'ai pas de mots pour dire combien c'est beau  et quel plaisir ce cadeau me fait ! 

Merci infiniment Sylvie, tu me gâtes beaucoup avec ce mail-art tout à fait splendide : bravo à toi, quelle belle artiste tu es!
***
Tamara de Lempicka, Tableau de la Jeune Fille en vert , 1927-1930, 
huile sur contreplaqué, collection du Musée national d'Art moderne

Tamara de Lempicka occupe une place à part dans l'art du XXe siècle : malgré une production modeste (à peine 150 tableaux dans sa meilleure période, qu'on situe entre 1925 et 1935), ses œuvres évoquent et reflètent le style et la mode des années folles de l'entre-deux-guerres.

Avec une stylisation mêlant néo-cubisme et renaissance italienne, ses œuvres, principalement des portraits mondains et des nus monumentaux, se caractérisent par un modelé accentué, des couleurs vives mais dans une gamme restreinte, mises en valeur par des fonds gris ou noirs. La composition très resserrée s'inspire du cadrage cinématographique. Au début des années 1930, elle se tourne vers les sujets religieux. A partir de 1939, les natures mortes et les portraits de têtes de jeunes filles dominent.

Durant les années folles, elle valorise les femmes dans ses peintures dont elle ne vante pas uniquement la beauté, mais aussi l'émancipation acquise, dans la haute-société qu'elle fréquente, à la suite de la Première Guerre mondiale.
Source extrait de la biographie wikipédia
***

Tamara de Lempicka (1898-1980) : une pionnière du star system

Pour en savoir davantage sur la vie de cette artiste tout à fait singulière, voici un lien sur l'article de Connaissance des Arts qui en fait une description fine.

26 novembre 2024

Découvrons Laurentine Perilhou, artisan designer en macramé, pour Sylvie

A l'habitude je ne suis pas friande des magazines people car hormis des mannequins sur papier glacé et de la publicité, il n'y a pas grand chose d'affriolant à découvrir. Une exception, toutefois,  dans la pile de ceux que m'avait soigneusement mis de côté ma coiffeuse (sans que je les lui demande), j'ai déniché une perle, un joyau.

Compte tenu de la beauté des réalisations et du domaine dans laquelle l'art est exercé -le macramé revisité- ceci ne pouvait que se terminer en art postal pour ma correspondante jurassienne Sylvie.
Voici donc le travail de Laurentine Perilhou,  une femme artisan d'art, une ariégeoise de souche qui fait des choses magnifiques avec du macramé revisité.
La créatrice ariégeoise, Laurentine Périlhou, dans son atelier de Limbrassac, en Ariège. Photo DDM - CR

Son travail est reconnu dans le milieu du luxe et elle a déjà travaillé sur une robe pour Beyoncé, pour des décors dans les boutiques de Cartier et de Hermès, entre autres. Récemment elle a aussi habillé une dame-jeanne pour un fabriquant de cognac célèbre. 

 
Quelques photos du travail de Laurentine Perilhou, relevées sur son site où vous pouvez consultez combien son travail est précieux et magnifique : https://laurentineperilhou.com/
et voici une longue interview où elle donne le détail de son travail avec des architectes-
 vidéo sur Youtube publié par Bookstorming-Archistorm

Chère Sylvie, je te souhaite une bonne réception de cette enveloppe toute d'or et de blanc. 

23 juillet 2024

Au bal des méduses, vers Eric - Carnet 33-6/5

Après une longue période en creux qui m'a paru une éternité, je reprends enfin et avec bonheur la poursuite de  notre carnet-navette sur le thème du monde mystérieux des abysses et des créatures qui y vivent. 

Pour ceux qui auraient manqué le début de cette aventure à quatre mains, vous trouverez les pages précédentes ici, ici, encore ici et  . 

Ce sera là mon dernier envoi puisqu'à sa demande express,  Eric a voulu composer la toute dernière page, pour que ce soit moi la destinatrice finale du carnet -merci, quel cadeau!- 


Cette fois-ci, j'ai réalisé cette scène exclusivement avec des morceaux de vieilles dentelles, des perles de différentes tailles et avec trois boutons dans le thème (hippocampe, coquillage et escargot), le tout monté sur une image de fond marin imprimée sur tissu. Seul le plastique à bulles bleu qui m'a servi à réaliser la tête des méduses n'est pas un article de mercerie.

Bon maintenant il faut le lâcher ce carnet et faire en sorte qu'il arrive en entier chez Eric. Je l'ai bien saucissonné pour que les éléments mobiles ne soient pas arrachés pendant le voyage postal. Croisons les doigts pour que tout se passe bien. 

Bonne réception de notre carnet à quatre mains Eric, et surtout prends tout ton temps pour le terminer. Encore une fois, j'ai l'impression que cela a été très vite, et j'ai tellement adoré traiter de ce thème avec mes fanfreluches que j'ai exploitées au maximum, cela a été un vrai régal. Et merci Eric d'avoir accepté encore d'être mon complice pour mener à bien une nouvelle fois cette aventure mail-artistique.

***  

Bon à savoir ; voici une toute nouvelle exposition permanente à découvrir si vous passez vos vacances dans le Nord de la France, sur ce thème des abysses. Cela se passe à Boulogne sur Mer, au centre Nausicaà.

Affiche de l'expo permanente sur les Abysses, Nausicaa, Boulogne sur Mer

Dans le cadre de sa thématique annuelle sur les grands fonds marins, et face aux enjeux cruciaux de leur préservation, Nausicaá a inauguré le 7 juin 2024, en partenariat avec l'Ifremer, «Destination Abysses», une nouvelle exposition permanente dédiée à la découverte de ce monde mystérieux et essentiel à l'humanité.

Les abysses, un milieu inconnu, foisonnant et vulnérable

Les abysses, c’est chaud !
A certains endroits des abysses, on trouve des sources océaniques dont l’eau s’est réchauffée au contact du magma qui brûle à l’intérieur de la terre jusqu’à atteindre les 400°C. Lorsque l’eau jaillit, les minéraux contenus dans l’eau créent des cheminées hydrothermales qui attirent des espèces endémiques. Une oasis des grands fonds s’y développe avec des vers géants, des crabes blancs et des poisson fantomatiques – un écosystème qui se développe sans l’énergie du soleil.

La vie abyssale est vulnérable
Les abysses ne sont pas épargnés par les activités humaines, que ce soit la pêche profonde, la pollution ou encore l'exploitation des hydrocarbures, le transport maritime et les activités terrestres, responsables de 80 % de la pollution en mer. En fin la hausse de la température de l'océan se constate aussi dans les grandes profondeurs.

Les abysses, des richesses à préserver !
Le potentiel des abysses, cet écosystème encore peu connu est énorme : biodiversité et ressources minérales. Par conséquent, leur exploration doit apporter de meilleures connaissances avant d’envisager toute exploitation.
 
L‘exploitation minérale dans les grands fonds – attention, danger !
L’Autorité internationale des fonds marins - AIFM, organisme intergouvernemental autonome créé sous l’égide des Nations Unies en 1994 contrôle les activités relatives aux ressources minérales des fonds marins dans la zone internationale hors des limites de la juridiction nationale (qui englobe zone territoriale et zone économique exclusive).

Actuellement des discussions sont en cours pour décider de l’avenir de ces grands fonds marins. Si certains États (et entreprises privées) y voient une opportunité d’exploitation des minerais pour assurer la transition énergétique, d’autres s’inquiètent des conséquences de l’exploitation de ces ressources autant sur les écosystèmes et la biodiversité de ces milieux que sur le climat.

Abysses et climat
L’océan joue un rôle essentiel dans la régulation du climat par sa capacité à absorber le CO2 produit par les activités humaines. Cela représente environ 30 % du CO2 émis dans l’atmosphère. En absorbant et en stockant le principal gaz à effet de serre, l’océan joue un rôle fondamental dans la régulation du climat. L’exploitation des minerais comme le cuivre, le manganèse ou le cobalt qui sont dans les abysses risquerait de « libérer » le CO2 et le méthane séquestrés dans les sédiments du fond des mers.

Extrait d'un article sur les 14 choses à savoir sur les Abysses : lien vers Nausicaa

5 juin 2024

Licornes magiques pour l'anniversaire de Sasha

En ce moment, Sasha se rêve en princesse et axe tous ses désirs sur les licorne et les arcs-en-ciel : le merveilleux et le féérique, c'est de son âge, quatre ans très bientôt.

la photo de la licorne et de son bébé est extraite de la couverture d'un livre anglais : Baby unicorns d'Anne-Marie Ryan

A sa demande, je lui ai préparé une carte en forme de coeur et avec beaucoup de rose, ce qui me change beaucoup des couleurs que j'utilise habituellement : la fine mouche sait très bien ce qu'elle veut. Que cette maman licorne et son bébé te fassent plaisir et soient présentes pour fêter joliment ce beau jour.

Heureux anniversaire ma pitchounette! 

29 avril 2024

EL161 - Eléphant d'Asie cornaqué par de très jeunes enfants

Double cadeau dans ma boite aux lettres du jour : je suis très gâtée alors que je suis toujours dans l'impossibilité d'émettre et de créer quoi que ce soit de cohérent, en ce moment. Merci les amis!

Voic d'abord cette carte ancienne, permettant aux enfants d'apprendre à faire des tissages, comme cela a été le cas pour moi, à l'école de mon village, autrefois.

Michele a réhaussé son mail-art avec de vives couleurs tant pour le bolduc utilisé pour les rubans que pour les perles collées sur le tapis de selle placé sous le howdah : j'aime beaucoup le côté suranné de cette image. 

Merci infiniment, mon amie, pour cette gentille attention. 

10 avril 2024

D179 - Toute de dentelle, une goutte d'eau si précieuse magnifiée, de Sylvie

Je reçois aujourd'hui de la part de ma correspondante jurassienne toujours si délicate dans ses créations, un bien joli mail-art.

Réalisé sur un fond bleu garni d'un flocage blanc aux jolies motifs, vient s'y épanouir une merveilleuse goutte d'eau, entourés de deux timbres "coeur" qu'affectionne tant Sylvie -l'un pour l'amitié et les roses, l'autre pour le printemps et les oiseaux-.
L'éclat des perles dans des couleurs choisies et les sequins qui lui sont ajoutés apportent une note de préciosité pour souligner toute l'importance de l'eau dans nos vies.
Le verso de ce mail-art est charmant avec ce champ emplis de bleuets, il me plait également beaucoup.
Merci infiniment, chère Sylvie, pour ton amitié : tes créations me ravissent toujours.

19 janvier 2024

De la terre, de l'eau et des graines pour un jardin au naturel, pour Chantal

Je sais combien Chantal aime son jardin et y met beaucoup d'énergie pour obtenir fleurs et légumes. Je sais aussi combien elle est attentive à respecter la nature et la biodiversité, et donc à éviter tout gaspillage.

Alors pour confectionner sa carte d'anniversaire, je suis allée farfouiller dans mes sacs de chutes de tissu et j'ai tenté de confectionner un jardin extraordinaire, avec à la fois les gouttes d'eau qui arrosent la terre ensemencée et les massifs de fleurs, en laissant en vedette, quelques fleurs déjà bien épanouies, prêtes à lâcher leurs graines pour un réensemencement prochain.
C'est un changement de style par rapport à ce que je t'envoie d'habitude, chère Chantal mais pour ton anniversaire il me paraissait normal d'innover un peu : j'espère que ce petit jardin saura te plaire et que tu le recevras à temps.

28 novembre 2023

T159 - Mucha et les arabesques du style art nouveau, de Sylvie

Quel bonheur de trouver un présent dans ma boite aux lettres car  j'ai le privilège de recevoir un magnifique mail-art textile de la part de Sylvie, ce que je considère toujours comme un cadeau, tellement c'est parfaitement coordonné avec le timbre utilisé.

Comme d'habitude, avec son oeil laser, elle a parfaitement su accorder les couleurs et les arabesques du style art nouveau -dans lequel s'est particulièrement illustré l'artiste tchèque Alphonse Mucha- en y associant les courbes et les fresques de ce morceau de tissu d'ameublement, chiné lors de Puces des Couturières que nous avons parcourues ensemble.

J'y vois aussi, la symbolique du demi-cercle de la Saline Royale d'Arc-en-Senans, découverte lors de l'exposition Jean-Michel Folon que nous avons parcouru ensemble en octobre dernier, lors de mon passage dans son beau Jura. 

Un énorme merci, chère Sylvie, pour cette correspondance enchantée. 

22 novembre 2023

EL157 - 14e JMFTA toute dédiée à l'éléphant, de Claire

Je savais que Claire avait commencé le mail-art par une Journée Mondiale du Faux-Timbre d'Artiste et c'est ainsi qu'elle a chopé le virus. Je m'attendais donc à un courrier de sa part pour la 14e édition de cette magnifique manifestation, mais là, elle a fait fort !


Claire a conçu pour cet envoi un double faux-timbre d'artiste pour cette enveloppe qui pèse lourd, car elle contient un autre éléphant qui s'est camouflé derrière un arbuste buissonnant, comme il doit y en avoir assez peu dans la savane africaine.
Un grand merci à toi, chère Claire, tu me ravis à chaque envoi. Cette 14e édition de la JMFTA est particulièrement réussie, car il ne semble pas y avoir trop eu de taxe réclamée pour la circulation de nos courriers artistiques, jusqu'à maintenant.

16 novembre 2023

14e JMFTA : Ma petite Olympia, pour le Musée de la Machine à Ecrire de Lausanne

Grâce au thème choisi cette année par Tony avec la 14e édition de la JMFTA dont le destinataire est le musée de la Machine à Ecrire de Lausanne, j'ai saisi cette occasion de rendre un hommage bien mérité à ma machine à écrire Olympia .

Il me faut vous préciser que j'ai appris initialement le métier de sténo-dactylo...

Pour réaliser ce mail-art textile à la gloire des machines à écrire mécaniques,  j'ai entrepris une broderie au point de croix en partant d'une toile Aïda vierge et c'est cette broderie originale qui m'a servi ensuite à fabriquer le faux-timbre d'artiste en tissu. 

J'ai trouvé ces petites perles de bois alphabet de toutes les couleurs tout à fait idéales pour s'harmoniser avec les autres tons du mail-art.

J'espère que comme chaque année, cette 14e édition de la Journée Mondiale du Faux-Timbre d'Artiste rencontrera un beau succès, car c'est vraiment un très beau thème. En préparant cette édition, je me suis rendue compte qu'il y a énormément de passionnés d'antiques machines à écrire à travers le monde, que ce soit pour les collectionner et/ou les montrer dans des musées. 

Merci à Tony de nous entraîner chaque année sur des délires mail-artistiques de choix et d'apporter ainsi de la gaîté et de la bonne humeur dans ce toujours triste mois de novembre...

Que vive la Journée Mondiale du Faux-Timbre d'Artiste! Rendez-vous à la prochaine édition!

27 septembre 2023

T154- Harmonie de couleurs autour de l'Arbre du paradis de Séraphine, de Sylvie

Oh,  comme j'avais aimé le film de Martin Provost sorti en 2008 : il racontait l'histoire si particulière de cette femme simple qu'était Séraphine de Senlis si magnifiquement interprétée par la grande Yolande Moreau ! Dans la foulée, en 2009,  j'avais eu l'occasion de voir une exposition des rares tableaux qu'il reste d'elle au Musée Maillol.

Alors vous pouvez imaginer le grand bonheur que j'ai eu à trouver dans la boite aux lettres du jour une composition de Sylvie autour du grand timbre l'Arbre de Paradis émis par la Poste en 2022!

Je suis charmée de cette merveille, tu as un tel don pour associer avec talent les timbres les plus compliqués à marier... et j'ai la chance de recevoir tes créations... Merci beaucoup Sylvie de ce nouveau cadeau,  je t'admire  pour cela et je suis tellement contente d'avoir la chance de correspondre avec toi.

6 septembre 2023

Une épave et des céphalopodes, vers Eric - Carnet 33-6/3

Nous ne nous mettons aucune pression pour réaliser ce carnet-navette avec Eric mais lorsque l'inspiration m'est venue d'un coup,  je me suis laissée portée par l'ambiance particulière des profondeurs de l'océan. Et pourtant ce n'était pas gagné, car la dernière double page magnifiquement composée par Eric pointait sur ce que j'avais imaginé mettre en images pour la suite...si bien que le challenge fut complet puisqu'il m'a fallu repenser à une toute nouvelle composition. 

Vient maintenant le temps où notre carnet à quatre mains entreprend son troisième voyage et repart vers Eric, pour y être complété, selon son feeling, son tempo et sa guise. 

photo centrale extraite de "Naufrage", par Erica Grenci trouvée sur le site Artstation


C'est en visionnant la photo d'un naufrage et en extrayant la partie la plus sombre avec la carcasse d'un bateau échoué, que j'ai eu le déclic. Il n'est pas facile d'imaginer un monde foisonnant dans une atmosphère aussi peu lumineuse que celle des abysses, alors de voir cette épave-au dessus de laquelle des rayons de lumière font une trouée où l'on voit tournoyer des requins a été particulièrement inspirante pour imaginer un monde autour.

J'espère qu'Eric recevra notre carnet en bon état car cette fois, ma double page comporte un peu d'épaisseur. Je lui souhaite autant de plaisir pour la réalisation de la suite, que j'ai pu en éprouver à faire cette composition.

article du 30 août publié le 6 septembre pour ménager la surprise à Eric

11 août 2023

EL153 - L'Inde, ses éléphants et ses cornacs, d'Eric

Deuxième cadeau! C'est une perle rare que cet postal textile sur le thème de l'éléphant que m'adresse Eric aujourd'hui : scène dénichée par hasard dans le tissu qui tapissait une valise qui fut ramenée d'Inde par quelqu'un de sa connaissance,  Eric à eu aussitôt l'idée de m'en faire un magnifique mail-art!

Je suis tellement éblouie par cette composition où le dessin des animaux et du personnage sont si bien rendus par une ligne surlignée de cordonnet doré,  ainsi que par la tenue du cavalier et le harnachement de l'éléphante intégralement rebrodés, sans compter tous ces détails emperlés de sequins,.. c'est un travail ancien et d'autant plus superbe ! 

De très grands mercis à toi Eric et à Thérèze pour votre si belle idée commune, de transformer votre trouvaille en un superbe cadeau que je suis fière de recevoir et si reconnaissante, à la fois.

8 août 2023

EL152 - Eléphant bleu à la perle, de Sylvie

Dans une pochette de protection de la Poste, m'est parvenu ce jour ce magnifique mail-art, d'une beauté et d'un raffinement extrême! bien sûr vous avez reconnu qu'il s'agit de Sylvie, qui me gâte tellement à chaque envoi que j'ai bien du mal à la suivre, tellement ses compositions sont toujours originales et si belles.

Sur un support rond, le tour orné de perles dorées, carrées et en relief, rédigé en lettre d'or,  Sylvie a décoré cette magnifique composition par une chainette avec des perles de couleurs et une perle terminale en bois en forme d'éléphant. C'est ce petit éléphant-là qui lui a déclenché l'envie de me faire ce si beau cadeau... 

Je ne sais plus comment te remercier, Sylvie, car à chaque fois tu m'époustoufles... il va me falloir aller loin dans mes retranchements pour te faire quelque chose à la hauteur de cet envoi, mais je relèverai le défi, tu peux compter sur moi! Merci mille fois.