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30 avril 2026

Ô mai, le joli moi de mai, pour Nadine

Pour la journée du 1er mai, il est dans la tradition d'offrir du muguet à ses proches, et ce depuis le XVIᵉ siècle.

A cette époque, la date du 1er mai n'était pas la Fête des Luttes des Travailleurs mais celle des amoureux, bien avant que la Saint-Valentin ne s'impose. Les hommes, qu'ils soient princes ou seigneurs, offraient des couronnes de fleurs à leurs bien-aimées. C'est en 1561 que le roi Charles IX officialise cette coutume en offrant du muguet aux dames de la cour. Le muguet, avec ses clochettes blanches, a rapidement conquis les cœurs. Depuis, cette tradition s'est étendue au-delà des couples, et le muguet est désormais offert en famille et entre amis.Et le muguet remplace l'églantine

Au siècle dernier, dans Paris, il y avait des petits vendeurs "à la sauvette" un peu partout : on pouvait y rencontrer pas mal de femmes, de tout âge,  aussi des jeunes gens. Sur le mail-art que je destine à Nadine, c'est une femme qui propose ses bouquets et ses brins de muguet parfumés tirés d'un panier largement doté, à une élégante venue chercher quelques brins porte-bonheur.

Composition réalisée au moyen d'un tissu comportant de réserves blanches en forme de brin de muguet sur fond vert, ajout de la photo ci-dessous imprimée sur tissu et  de la photo d'une broche en camée, avec un bouquet de muguet en relief.
La vendeuse de muguet, années 1930 / photo originale d'Izis Bidermanas
Chère Mamymail, que ce mail-art fleuri porte-bonheur te parvienne dans les meilleurs délais t'apportant mes souhaits de prompt rétablissement. Que la forme te revienne vite et que la journée du 1er mai demain, t'apporte de la joie et que tu t'y trouves bien entourée par les tiens. 

2 janvier 2026

Meilleurs voeux pour l'année 2026 : redonner toute sa place au monde sauvage, pour Nadine

En un autre siècle, des civilisations autres que la nôtre étaient qualifiées de sauvages, donc de primitives, termes se rejoignant dans l’opprobre et le déclassement : alors même que ces peuplades n’avaient que très rarement détruit leur environnement, destruction qui est une des belles preuves de civilisation que notre société productiviste persiste à étaler au gré de ses appétits.

Nonobstant le « bon sauvage » cher à Rousseau, nous avons partout méprisé, écrasé ce qui n’était pas nous, imposé notre pouvoir, notre religion, notre technologie, ivres de puissance et de fatuité.

L'animal sauvage est réputé res nullius (sans maître, mais appropriable). Il est livré « au plus tirant  » ! traqué et tué au gré des lobbys et de ceux qui ne voient en lui qu’objet de loisir, en lui déniant tout droit d’existence.

Il est alors grand temps de célébrer le sauvage, de savoir admirer la magie des plumes, des rameaux, des herbes et des vents, des épines et des ombres, des mousses et de leur espace de libre expression, ce jardin de nature qui vit s’épanouir l’incroyable diversité du vivant.

Nous en sommes comptables : le sauvage, que d’aucuns voudraient rejeter dans le passé, est notre avenir, si tant est que nous soyons encore demain ouverts à l’émerveillement de l’altérité.(source téla botanica) 

Le sauvage est notre avenir : en 2026, transitons joyeusement vers un monde plus vivant

27 décembre 2025

Voeux multiples avec tant de gentillesse de la part de Nadine

Chère Mamymail, comme son courrier me touche. Bien qu'immobilisée par des soucis de santé depuis plusieurs semaines , Nadine pense à m'adresser un courrier tellement chaleureux et timbré d'un coeur  gros comme le sien, un délice de macaron de Pierre Hermé (hum, j'adore).

Et elle me fait la totale dans son courrier : ses souhaits d'heureux Noël avec ce beau Père Noël souligné de dentelle, de belles fêtes de fin d'année, pour enchainer ensuite avec ses souhaits de bon anniversaire: Nadine, notre Mamymail, n'oublie rien, toujours aussi chaleureuse et gentille.

Merci Nadine, pour ton courrier, l'un des derniers de l'année très certainement. Je t'embrasse et te souhaite de bien supporter ton traitement pour envisager avec sérénité une guérison et des jours meilleurs. Un énorme merci pour ce courrier. 

20 novembre 2025

CH19 - Le commerce illégal d'animaux vivants est le principal fléau menaçant la faune sauvage, pour Nadine

Toute sa vie Jane Goodall s'est battue pour la cause animale, en observant les chimpanzés d'abord en sa qualité d'éthologue, primatologue. Ensuite, en fervente admiratrice de la nature, de la conservation de la biodiversité et de la nécessité de protéger l'environnement,  elle agit par la création de différents organismes :  le Jane Goodall Institute (JGI) et les partenariats avec le centre de réhabilitation des chimpanzés de Tchimpounga du JGI, Chimp Eden.

Je suis certaine que Nadine ne sera pas insensible aux actions que cette femme exceptionnelle a mis en place pour que son action sur le terrain soit pérenne, même après sa disparition. 

Jeune femelle chimpanzé dans les bras de sa mère - photo de Sabine Bernert

Aujourd’hui, les principales menaces qui pèsent sur la faune sauvage sont d’origine humaine. La destruction des habitats en est le danger majeur (par la déforestation par exemple). Les changements climatiques provoqués par les humains en constituent une autre. Une troisième menace pour les animaux sauvages, une des plus sérieuses, est le commerce illégal d’animaux sauvages vivants ou de produits utilisant des parties de leur corps.

Le trafic et le commerce illégal d’animaux sauvages ne se limite pas à quelques espèces et quelques pays exotiques. Il touche tout le monde, dans tous les pays du globe, et a des conséquences irréversibles pour les animaux.

Chacun à son niveau, aussi bien les gouvernements que les acteurs du monde économique et le grand public, a un rôle à jouer dans la lutte contre le trafic afin d’empêcher la disparition des espèces.

Les grands singes

En tant qu’espèces menacées, les chimpanzés et les grands singes doivent être protégés.

Les chimpanzés, les gorilles, les orangs-outans et les bonobos sont tous classés comme espèces en voie de disparition, et beaucoup sont considérés comme «en danger critique», avec une baisse spectaculaire de leur population au cours des dernières décennies. Connus sous le nom de «grands singes», ces êtres étonnants et très intelligents sont nos plus proches parents vivants.

En vertu d’un accord international appelé CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) et des lois nationales de leurs pays d’habitat, les grands singes bénéficient d’une protection optimale, ce qui signifie qu’il est illégal qu’ils soient capturés, tués ou qu’ils fassent l’objet d’échanges commerciaux. Malgré cette protection, des milliers de grands singes disparaissent chaque année en raison du commerce illégal. Les experts estiment qu’au moins 3 000 grands singes sont victimes de trafic illégal chaque année, dont environ les deux tiers sont des chimpanzés. Malheureusement, les vrais chiffres sont probablement beaucoup plus élevés.

Pour chaque bébé chimpanzé vivant victime du commerce illégal, jusqu’à 10 autres chimpanzés peuvent avoir été tués lors de la capture de ce bébé.

Pourquoi ?

Dans de nombreux pays de l’aire de répartition des grands singes, les adultes sont chassés pour leur viande à destination du commerce local ou international. Lorsque des mères sont tuées, les bébés vivants sont capturés illégalement afin de répondre à la demande d’animaux de compagnie exotiques ou pour que ces bébés deviennent des attractions et que nous, humains, puissions les approcher dans des zoos et des divertissements touristiques honteux.

Le trafic de grands singes est une activité très rentable. Il s’agit d’une forme de crime organisé grave facilitée par la corruption. La technologie moderne comme les médias sociaux et le paiement numérique facilite le commerce en ligne avec un risque minimal de capture ou de sanction.

Actuellement, l’application des lois est très insuffisante et le trafic d’espèces sauvages ne bénéficie pas de toutes les ressources judiciaires. Entre les années 2005 et 2011, au cours desquelles nous savons qu’au moins 22 000 grands singes ont été volés dans la nature, seulement 27 arrestations ont été liées au commerce de grands singes en Afrique et en Asie et un quart d’entre elles n’ont pas fait l’objet de poursuites.

L’impact de ce trafic

Les grands singes sont des êtres hautement sociaux, sensibles et intelligents. Lorsqu’ils sont volés à leurs familles et à leurs forêts pour être vendus, ils sont traités avec cruauté et endurent d’énormes souffrances. Les individus qui ont la chance de survivre à ces épreuves sont souvent traumatisés, malades et handicapés.

Ceux qui se retrouvent comme animaux de compagnie illégaux ou dans des installations honteuses sont généralement maintenus dans des conditions inadéquates, comme de très petits enclos, sous contrainte ou vivant isolés.

Du point de vue de la conservation, les populations de grands singes touchées par le braconnage ne peuvent pas se rétablir facilement, car les jeunes mettent des années à devenir mâture sexuellement et le taux de reproduction est lent.

L’effondrement des populations locales causé par le braconnage d’espèces particulières peut avoir un effet profond sur des écosystèmes entiers, car la dynamique essentielle entre les espèces est perturbée. Les chimpanzés et autres grands singes sont des architectes de la forêt, dispersant les graines autour de leurs habitats et jouent ainsi un rôle vital dans leurs écosystèmes.

Au-delà de l’effet sur la population, chaque individu volé dans la nature est une tragédie. Il est vital d’agir pour arrêter le trafic maintenant avant qu’il ne soit trop tard.

Les actions
Le Jane Goodall Institute participe activement à la lutte contre le trafic illégal des animaux sauvages, à travers notamment notre approche triangulaire :

Éducation
L’éducation environnementale vise à sensibiliser à la cause des grands singes, à accroître les connaissances sur leur rôle dans les écosystèmes locaux et sur les lois interdisant de détenir les chimpanzés comme animaux de compagnie ou de les chasser pour leur viande. Une fois que les individus connaîtront ces informations, ils seront plus susceptibles de parler lorsqu’ils verront une activité illégale qui affecte la faune locale, comme un voisin qui garde un chimpanzé nouveau-né comme animal de compagnie.

Forces de l’ordre
En travaillant avec des membres engagés de la communauté, les forces de l’ordre locales sont bien mieux placées pour faire respecter les lois entourant le trafic illégal d’espèces sauvages. Une fois alerté de la présence d’un chimpanzé détenu comme animal de compagnie ou d’une attraction touristique, les responsables de l’application des lois peuvent alors saisir le chimpanzé et poursuivre le propriétaire d’un crime s’il a été commis. Mais la confiscation nécessite un endroit où le chimpanzé doit être hébergé et soigné
.
Soins au sein des sanctuaires
En donnant aux forces de l’ordre un endroit sûr pour emmener un chimpanzé confisqué, le centre de réhabilitation des chimpanzés de Tchimpounga du JGI, Chimp Eden ou d’autres sanctuaires, aident à garantir que les chimpanzés ne sont pas obligés de se morfondre, isolés, en tant qu’animal de compagnie exotique ou pire encore.

Le partenariat et la communication entre ces trois entités permettent au JGI d’arrêter le trafic sous tous les angles.

Le JGI est également un leader dans la planification stratégique collaborative pour le bien-être des chimpanzés. En janvier 2020, l’Institut s’est joint à PASA et à d’autres partenaires pour lancer « Action for Chimpanzees » afin de limiter le commerce illicite des chimpanzés occidentaux.

Au-delà de notre approche triangulaire, nous sommes convaincus qu’un changement des lois internationales est nécessaire pour relever les défis mondiaux en matière de biodiversité, de climat, de développement, de santé publique et animale. Le JGI a ainsi rejoint l’Initiative mondiale pour mettre fin à la criminalité liée aux espèces sauvages (« End Wildlife Crime »), une alliance internationale lancée en juin 2020. En tant que champion international de cette initiative, le JGI a une stratégie de changement ciblée. Celle-ci a pour objectif de :

- modifier les lois internationales existantes sur le commerce des espèces sauvages afin d’inclure la santé publique et la santé animale dans le processus décisionnel.
- créer un nouvel accord mondial sur la criminalité liée aux espèces sauvages

Source : article complet paru sur le site https://janegoodall.fr/notre-impact/actions-terrain-france/plaidoyer/4everwild/#

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Lien vers un article édifiant sur les ravages de ce trafic paru dans le Huffing Post du 6 février 2017: Révélations sur le commerce secret des bébés chimpanzés

30 octobre 2025

Histoire millénaire du Château de la Roche-Guyon, pour Nadine

Même si Nadine a choisi un nouveau thème maintenant, je m'aperçois que je ne  lui avais pas encore parlé de ce château exceptionnnel , alors qu'il est situé si près du lieu où j'ai vécu mes jeunes années. D'ailleurs, j'en ai déjà parlé sur ce blog ici et ici. 

Le château de la Roche-Guyon par Chastillon en  1610

Chère Nadine, je te souhaite une très bonne réception de cet art postal en espérant qu'il te trouvera dans la meilleure forme possible.

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Histoire du château de la Roche Guyon   : voyage à travers le temps

Niché dans un méandre de la Seine, le Château de La Roche-Guyon se dresse, tel un gardien du temps, au cœur du Vexin français. Sa silhouette singulière, qui épouse les contours d'une falaise calcaire, évoque plus d'un millénaire d'histoire. Ce remarquable château féodal, qui a connu des transformations au fil des siècles, offre un panorama exceptionnel sur l'évolution de l'architecture militaire et résidentielle en France. Une visite à La Roche-Guyon est une plongée dans les profondeurs de l'histoire, et c'est une idée cadeau inestimable pour les passionnés de patrimoine et d'histoire.

Les origines du château remontent au 12ème siècle, époque à laquelle une première fortification fut érigée par la famille de La Roche-Guyon. La construction initiale a été progressivement étendue, et ce jusqu'au 14ème siècle, pour devenir une formidable forteresse médiévale. Au fil des siècles, le château a été le témoin privilégié et parfois acteur des soubresauts de l'histoire française. Durant la Guerre de Cent Ans, il a servi de point de défense stratégique contre les Anglais. En 1642, suite à un héritage, il passe entre les mains des célèbres La Rochefoucauld, qui vont entreprendre de vastes travaux de modernisation, donnant au château son apparence actuelle de résidence élégante de la Renaissance.

Le 18ème siècle marque un tournant avec l'introduction d'une nouvelle esthétique. Les jardins à la française, œuvre du célèbre architecte Le Nôtre, viennent embellir le domaine, et le château lui-même est remanié pour refléter les goûts de l'époque. Mais ce n'est pas seulement la beauté architecturale qui fait de La Roche-Guyon un lieu d'une richesse exceptionnelle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château a été utilisé par l'armée allemande, et le Général Rommel l'a choisi comme quartier général pendant la bataille de Normandie. Chaque pièce du château, chaque pierre des remparts, chaque arbre des jardins raconte une histoire, une époque, une vie.

Les murs qui parlent : secrets et histoire du château
La profondeur historique du Château de La Roche-Guyon ne peut être surévaluée. Chaque salle, chaque couloir, chaque pierre semble chuchoter les échos des événements passés, des conversations oubliées et des secrets bien gardés. En déambulant dans ses espaces, on peut presque entendre le claquement des bottes des soldats du Maréchal Rommel ou les discussions animées des philosophes des Lumières qui y ont été conviés. C'est un trésor vivant, où les visiteurs peuvent toucher du doigt la grandeur et les complexités du passé français.

Au-delà de son importance militaire, le château a été un centre culturel proéminent, attirant des personnalités telles que l'écrivain et philosophe Denis Diderot. C'est dans le cadre de ces murs que des idées révolutionnaires circulaient, contribuant à l'éveil intellectuel qui a préfiguré la Révolution française. Le château a également inspiré des artistes, des poètes et des musiciens, qui y ont trouvé un refuge paisible, propice à la création et à la contemplation. La richesse de son histoire culturelle en fait une idée cadeau d'autant plus précieuse pour ceux qui cherchent à s'immerger dans l'histoire de l'art et de la pensée française.

Le 19ème siècle a vu le château traverser une période de déclin, comme beaucoup de grandes maisons de l'époque. Cependant, au tournant du 20ème siècle, de nouveaux efforts de restauration ont été entrepris pour préserver le patrimoine et l'histoire du château. Ces projets de rénovation ont été cruciaux pour assurer la survie du château à travers les turbulences du 20ème siècle, notamment les deux guerres mondiales qui ont laissé une marque indélébile sur la région et le château lui-même.

Le château de la Roche-Guyon est un exemple éloquent de la manière dont l'architecture peut être adaptée pour répondre aux besoins changeants de ses occupants tout en préservant son essence historique. C'est cette capacité à évoluer avec le temps, tout en restant ancré dans une histoire riche et variée, qui en fait un lieu unique. Pour ceux qui recherchent une idée cadeau qui sort de l'ordinaire, une visite guidée du château pourrait offrir une expérience immersive dans l'histoire et l'art de vivre français. C'est une opportunité pour apprendre, comprendre et ressentir les différentes époques qui ont traversé et modelé la société française.

En conclusion, le Château de La Roche-Guyon est bien plus qu'un simple monument historique ; c'est un livre d'histoire à ciel ouvert, où chaque visiteur peut lire une page différente. 

Source : extrait d'un article lu sur le site :  https://www.venezvoler.com

2 septembre 2025

Au 19e siècle, il était séant de se faire la cour, pour Nadine

Pour continuer sur le thème 2025 de Nadine, à savoir les costumes féminins et/ou masculins du 19e siècle, voici une représentation d'un futur couple habillé comme c'était la mode en 1825.


Un couple flirtant en 1825. Domaine public
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Au 19e siècle, il fallait se faire la cour pour espérer décrocher le bon parti.  Etait-ce vraiment le romantisme qui primait à cette époque là?  Nous verrons la réponse ci-après pour ce qui se passait à l'époque en Angleterre.

D'ores et déjà,  je souhaite une très bonne réception de ce mailart à Nadine. 

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Quelles étaient les règles de la séduction à l’époque des Bridgerton ?
Article de National Géographie du 13 mai 2024 par Parissa DJangi

Faire la cour : voilà le sujet des romans de Jane Austen, d’amourettes historiques et de séries populaires comme Les Chroniques des Bridgerton sur Netflix.

Des premiers frémissements aux vœux définitifs devant l’autel, l’art de faire la cour durant la Régence anglaise, période qui dura de 1811 à 1820, était pour les hommes qui se mettaient en quête d’une femme à épouser autant affaire d’amour que de bons comptes.

Qu’impliquait exactement l’art de faire la cour? Au début du 19e siècle,  les rencontres amoureuses étaient autant affaire de romantisme que de  pragmatisme.

Les entreprises de séduction suivaient un code précis lors de la London Season, période à laquelle les célibataires les plus en vue de la haute société britannique se rendaient à Londres dans l’espoir d’y trouver une partenaire. Les couples de la Régence jaugeaient notamment leur compatibilité en s’envoyant des lettres.

Voici les étapes que les hommes et les femmes de la Régence devaient suivre pour se séduire dans les règles de l’art.

Étape 1 : entrez sur le marché du mariage
Durant la Régence, période de l’époque georgienne, le mariage n’était pas qu’une étape de l’âge adulte ; « c’était le fondement de la société ». « C’était le lieu d’où […] les positions de statut étaient reproduites et pérennisées », explique Sally Holloway, enseignante-chercheuse à l’Université Brookes d’Oxford et autrice de The Game of Love in Georgian England : Courtship, Emotions, and Material Culture.

Pour les familles de l’élite, la London Season était l’occasion idéale de trouver de potentiels partenaires, car alors tout le monde était en ville. La Saison durait de l’hiver au printemps quand le Parlement siégeait à Londres. La haute société profitait de son séjour dans la capitale pour voir et se faire voir à l’occasion d’un tourbillon sans fin de bals, d’assemblées, de dîners et de divertissements.

De la sorte, la Saison faisait office de « marché du mariage » pour l’élite.

Étape 2 : Fréquentez les bonnes personnes
Selon Sally Holloway, lors du long 18e siècle, l’âge moyen auquel on se mariait était de 24 ans pour les femmes et de 26 ans pour les hommes.

Lorsque l’on était prêt à se mettre en quête d’un époux ou d’une épouse, les bals et les assemblées de la London Season créaient d’excellentes occasions de rencontrer d’autres personnes. La meilleure scène sur le marché du mariage était sans doute l’Almack’s Assembly Rooms, où certains des célibataires les plus convoités de la société venaient danser et socialiser. Le capitaine Rees Howell Gronow, chroniqueur de la Régence, qualifia même l’Almack’s de « septième ciel du monde chic ».

Un cénacle de dames de la haute société faisait office de marraines de l’Almack’s et choisissaient qui entrait dans le club et qui n’y entrait pas. Ces dernières étaient notoirement pointilleuses. Bougon, Rees Howell Gronow souligne que « les sourires et les froncements de sourcils des patronnesses condamnaient hommes et femmes au bonheur ou au désespoir ».

En acceptant uniquement des candidats triés sur le volet jouissant d’une certaine fortune, d’un certain réseau et d’un certain rang, les marraines créaient un espace exclusif où les familles en vue pouvaient faire en sorte que leurs fils et leurs filles rencontrent des partenaires potentiels de bonne extraction.

Étape 3 : Faites la paire
Les familles en vue souhaitaient que leurs fils et leurs filles épousent une personne à la fortune et au rang égaux, mais ce n’étaient pas les seules considérations.

« Durant ces décennies, on célébrait grandement l’amour romantique. On cherchait à se marier pour l’argent, mais aussi, dans l’idéal, pour l’amour, avec quelqu’un qui nous offrirait une relation durable, heureuse et aimante », explique Sally Holloway.

La compatibilité était cruciale dans un monde où le divorce était rare. « Pour divorcer, il fallait l’aval du Parlement. Une fois que vous vous étiez marié, c’était fini. Il était donc particulièrement important de faire le bon choix, car votre bonheur en dépendait », ajoute-t-elle.

Étape 4 : Donnez aux sentiments le temps de se développer
Une fois son dévolu jeté, la cour pouvait commencer. Un homme demandait la permission de commencer à courtiser, et la femme avait le droit d’accepter ou de refuser.

Selon Sally Holloway, en général, on se faisait la cour pendant un à deux ans. Durant cette période, un couple apprenait à se connaître par le biais d’un éventail d’activités. Un homme pouvait souper en compagnie de celle sur qui il avait jeté son dévolu et de sa famille, ou bien le couple pouvait aller marcher en compagnie d’un chaperon dont la présence préservait la vertu de la jeune femme.

En effet, les règles régissant la façon dont un couple pouvait interagir au début d’une relation protégeaient les femmes d’une familiarité ou d’une promiscuité prématurée. Les couples ne s’appelaient pas immédiatement par leur prénom, par exemple, et une femme ne pouvait poursuivre un homme de ses assiduités ; c’était à l’homme de faire le premier pas, mais les amis et proches d’une femme pouvaient tout à fait l’y encourager.

Étape 5 : soyez un bon correspondant
Lorsque les choses devenaient plus sérieuses mais que l’on cherchait encore à évaluer sa compatibilité, on s’écrivait des lettres. C’était particulièrement vrai en ce qui concerne les personnes qui vivaient loin l’une de l’autre. « Il s’agissait principalement de construire un lien », indique Sally Holloway.

L’envoi et la réception de lettres servait également de test d’intention. « Il était important d’être un correspondant fiable, car cela montrait que vous étiez un partenaire fiable dans la vie. »

Étape 6 : Offrez des présents appropriés
Les cadeaux constituaient une part cruciale de l’art de faire la cour : on s’offrait aussi bien des livres et des parfums que des présents hautement symboliques tels que des bagues.

Parmi les plus précieux de ces cadeaux : les cheveux. « Une mèche de cheveux était un présent physique extraordinairement intime, car vous donniez littéralement une partie de votre corps à une autre personne. Les cheveux ne se décomposent jamais, c’est donc un symbole d’amour éternel », explique Sally Holloway.

« Dans les lettres, on se racontait qu’on prenait des mèches de cheveux avec soi au lit, qu’on les embrassait, qu’on leur parlait comme s’il s’agissait de l’être aimé absent. »

Il était important que les cadeaux soient offerts au bon moment. « On ne commence pas à se faire la cour en offrant directement une mèche de cheveux à quelqu’un », observe Sally Holloway.

De plus, ces présents devaient être en bon état. On n’imagine pas un homme offrir des fleurs en train de faner à une femme ou bien des aliments gâtés, car cela aurait pu indiquer de la négligence.

Étape 7 : Négociez les termes du mariage
La dernière étape de ce processus était les fiançailles, moment où l’on s’attelait à la négociation d’un contrat de mariage. Un contrat de mariage prévoyait les termes légaux du mariage : héritage, allocation versée à l’épouse et provisions en cas de veuvage.

Les fiançailles apportaient davantage de sécurité, et permettaient potentiellement davantage de promiscuité. « Dès que des fiançailles étaient considérées comme assurées, il pouvait y avoir une période où l’on s’accordait une plus grande liberté sexuelle », explique Sally Holloway. Selon elle, une mariée sur trois a pu se trouver enceinte au moment de son mariage.

Durant toute la période nuptiale : Evitez le scandale
L’une des principales menaces pour toute entreprise de séduction était le scandale.

Le scandale se présentait sous différentes formes : un homme qui abandonnait une femme devant l’autel ; une femme qui s’enfuyait avec un amant ; un couple non fiancé surpris dans une étreinte intime. Mais l’issue était la même : un commérage qui nuisait au nom d’une famille ou au rang d’une personne dans la société.

Les fugues amoureuses donnaient lieu à d’importants ragots. Gretna Green, village situé juste après la frontière écossaise et qui n’était pas soumis aux lois anglaises sur le mariage, était une destination populaire pour ces fugues. Gretna Green était le Las Vegas de son époque, une destination à la mode pour les mariages rapides et clandestins.

Le scandale pouvait avoir des répercussions financières. « Si un homme quittait une femme après avoir promis de l’épouser, elle pouvait le poursuivre en justice et réclamer une compensation financière pour avoir négligé ses sentiments », explique Sally Holloway.

Heureusement, la majorité des relations n’aboutissaient pas au scandale. La cour menait à l’autel, où les jeunes mariés entamaient un nouveau chapitre de leur vie en tant qu’époux.

16 juin 2025

Mode féminine rétro, journal de la mode de 1806, pour Nadine

 Nadine a un nouveau thème en 2025, la mode féminine et masculine du 19e siècle.

Alors, j'ai pu trouvé sur Gallica, le catalogue numérique de la BNF, la première page d'un Journal des Dames de 1806, revue officielle de la mode féminine de l'époque.

J'espère chère Nadine, que ce mail-art saura te plaire avec cette parution tout à fait vintage. Je t'en souhaite une très bonne réception. 

15 mai 2025

T182 - A l'heure espagnole, Maurice Ravel et son célèbre bolero, et Carmen de Bizet, par Nadine

Oh comme je suis gâtée aujourd'hui par Nadine, notre Mamymail du Nord! Son mail-art provoque un double effet Kiss Kool sur le thème de la musique et de la danse ! 

Tout d'abord elle célèbre le compositeur Ravel et son oeuvre la plus connue, le Boléro, conçue avec une économie de moyens en 1928 et surtout prévue pour être de la musique sur laquelle danser.

Nadine ne pouvait pas mieux tomber pour me faire plaisir car c'est un morceau qui me fait toujours beaucoup d'effet : je suis à chaque fois envoutée, lorsque j'en entends les premières mesures, c'est comme une entrée dans une transe...  et je ne l'ai jamais aussi bien vu dansé que par Jorge Don, que l'on peut trouver aussi dans le film de Claude Lelouch, les uns et les autres.

Chère Nadine, un très grand merci pour ce bel envoi. 

la magnifique interprétation du Boléro par Jorge Don, sur une chorégraphie de Maurice Béjart -vidéo publiée sur la chaine Youtube de Elenapril

*** Le compositeur Maurice RAVEL (1875-1937)***

Maurice Ravel naît à Ciboure, près de Saint-Jean-de-Luz, le 7 mars 1875. Il hérite la minutie mathématique et l’esprit inventif de son père, un ingénieur suisse, quand sa mère basque l’imprègne de culture et de chants hispaniques. Au Conservatoire de Paris (1889-1905), Ravel étudie le piano, l’harmonie et la composition auprès de Bériot, Gedalge et Fauré. Très personnelles, ses premières œuvres (Pavane pour une infante défunte, Jeux d’eau, Quatuor à cordes) ne l’empêchent pas d’échouer à cinq reprises au concours du Prix de Rome, ce qui déclenchera en 1905 le scandale à l’origine de « l’affaire Ravel ». Miroirs, Gaspard de la nuit, ses Valses nobles et sentimentales, ses Histoires naturelles et L’Heure espagnole le distinguent cependant par l’originalité de leur langage, leur verve, leur pouvoir d’expression. Manifeste dès la Rapsodie espagnole, son génie orchestral s’épanouit dans Daphnis et Chloé, créé par les Ballets russes en 1912 au Châtelet. Engagé volontaire, il conduit des camions militaires près de Verdun en 1916. Son Tombeau de Couperin est écrit en hommage à des amis morts pour la France. La Sonate pour violon et violoncelle l’est à la mémoire de Claude Debussy. Ravel, qui s’était opposé au bannissement de s œuvres germaniques pendant la guerre, refuse la Légion d’honneur en 1920, en pleine composition de La Valse. Installé à Montfort-l’Amaury, Ravel connaît le succès avec L’Enfant et les Sortilèges (1925), dont Colette signe le livret, et surtout avec l’envoûtant Boléro, commande d’Ida Rubinstein, créé à l’Opéra de Paris (1928). En 1932, son Concerto pour piano est dédié à Marguerite Long, le Concerto pour la main gauche au pianiste autrichien Paul Wittgenstein. Atteint d’une maladie neurologique, Ravel ne peut plus composer à partir de 1934. Mort à Paris le 28 décembre 1937, il repose au cimetière de Levallois-Perret.
***
L’histoire du "Boléro" de Ravel
extraits d'une explication de Laure Dautriche sur Europe1 en 2018

Le Boléro de Ravel a été composé pendant l'été 1928. C'est l'une des pièces les plus célèbres de tout le répertoire musical. En effet,  qui n'a pas été envoûté dès la première écoute du Boléro de Ravel ? Même si l'oeuvre est aujourd'hui souvent jouée en version de concert, A l'origine, c'est une musique de ballet ! C’est l’une des amies de Ravel, une ancienne danseuse étoile des Ballets Russes qui demande au compositeur d'écrire une musique sur laquelle elle pourrait danser. Elle aimerait un ballet dans le goût espagnol. Ravel pense à cette danse à trois temps, venue de l'Espagne : le Boléro. Pourquoi ne pas inventer une musique de ballet sur un motif simple, qui serait le ferment d’une nouvelle expérience ? Ravel cherche une idée. Alors qu’il séjourne sur la côte Basque en ce mois de juin 1928, un matin de juillet, il tapote une mélodie au piano. Et choisit surtout comme socle une cellule rythmique. C'est son point de départ pour composer, la contrainte qu'il s'est fixée. Le Boléro vient de naître.

La réussite de la pièce repose sur la répétition obsédante de 16 mesures. Reprise par les instruments successifs. Il remplit ainsi un vide initial avec tout l’orchestre progressivement. Ravel répète ces quelques notes sans cesse, sans changer la mélodie, mais en faisant monter graduellement l’orchestre. Ravel aurait dit alors à un interlocuteur : "Avec un peu de chance, ça marchera".

Ravel ici casse clairement les cadres de la musique, ça ne ressemble en rien à ce qu'on entendait avant. En cette période de l'entre deux guerres, c'est l'occasion d'expérimenter quelque chose de radicalement nouveau. A la même époque, en Peinture, certains manifestent déjà une volonté de faire table-rase, de peindre de façon abstraite. Ravel est séduit par le concept, Cherche-t-il à le porter en musique ? Sans doute, oui. Il s'interdit donc de varier une longue mélodie. Il n'y a pas d'accélération, pas de changement de rythme. Juste une augmentation progressive de la masse instrumentale. C'est une page grandiose écrite avec le matériau le plus économe possible.

La mélodie paraît simple et pourtant, essayez de chanter le Boléro ou de siffler quelques notes ? Pas si facile... Les variations sont subtiles. Jamais la monotonie ne s’installe. Pendant 17 minutes, la caisse claire joue le même rythme : 4.000 coups de baguette. Avec le crescendo de l’orchestre. Il commence seulement avec la caisse claire et la flûte et augmente la masse instrumentale. Avec une mélodie qui a quelque chose d'hypnotique. En entendant l'oeuvre terminée, une auditrice aurait crié: "Au fou !" Ravel a alors répondu : "Celle-là, elle a compris". Le Boléro est devenu un tube qui n'a cessé d'inspirer le monde des arts depuis sa création. Cinéastes, chorégraphes ou musiciens ont utilisé le Boléro. Les humoristes Pierre Dac et Francis Blanche ont même fait une version vocale du Boléro en 1959.

Et en tout cas, le succès du Boléro est immédiat juste après l'été 1928 : l'oeuvre se voulait expérimentale et elle devient un succès ! La partition est tellement bien écrite, pour tous les instruments que les orchestres s'en emparent ! Le succès ne fait que commencer. Tous les orchestres au 20e siècle vont la jouer. Vers la fin de sa vie, Ravel expliquait : "Je n'ai écrit qu'un seul chef-d'œuvre, le Bolero, malheureusement il ne contient pas de musique". Quelques années plus tard, peu de temps avant de mourir, Ravel qui est alors au Maroc, peut toutefois mesurer l'étendue de sa gloire : au milieu du brouhaha des rues, il entend alors un télégraphiste siffler son Boléro.

*** les 150 ans de l'opéra Carmen ***

Nadine a complété son mail art avec un autre timbre : celui en grand format édité pour fêter les 150 ans de l'Opéra Carmen de Georges Bizet, certainement là encore, l'opéra français le plus connu et le plus joué au monde.  

[EXTRAIT] CARMEN de Bizet - Habanera (Gaëlle Arquez) - Vidéo publiée sur la chaine Youtube de l'Opéra de Paris enregistrement de 2022 à l'Opéra Bastille 
Pourquoi Carmen est-il l'opéra le plus joué dans le monde ? vidéo publiée sur la chaine youtube de l'Opéra Comique

9 avril 2025

Mode vintage en rose, pour Nadine

Le nouveau thème de Nadine pour 2025 est la mode rétro féminine et masculine du 19e siècle. 

Je n'avais pas grand chose sous la main, mais j'ai bien aimé composer cette harmonie de rose, pour changer un peu, avec un timbre fleuri qui va parfaitement avec l'ambiance de cette scène romantique, au bord de l'eau. 

Je ne saurai affirmer que la tenue portée par cette jolie dame soit vraiment d'avant 1900, car je n'ai pas réussi à trouver de modèle ressemblant me permettant de la dater.

Je t'en souhaite bonne réception, Nadine, j'espère qu'elle saura te plaire. 

25 février 2025

T180 - John Lennon et sa chanson "Imagine" devenue un hymne pour la paix, de Nadine

Imagine, la chanson de  John Lennon composée deux ans après la séparation des Beatles, est une référence absolue dans l'univers musical de nos jeunes années.

Totalement contemporain de Nadine, je ne suis pas surprise qu'elle m'envoie un mail-art faisant référence à cet immense artiste au destin si particulier qu'a été John Lennon. Chantre de la non-violence et du mouvement hippie, avec un idéal tourné vers la paix, sans frontières ni religion entre les hommes, il a marqué durablement son époque mais toujours aujourd'hui.

Merci beaucoup Nadine pour ce mail-art très réussi, j'aime beaucoup à la fois le support de style street-art dont tu t'es inspiré, le fragment de la partition de la chanson Imagine et évidemment la concordance avec le timbre belge des Beatles. 
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La genèse de la chanson : les influences de Lennon et Yoko Ono

L’histoire de la chanson Imagine débute en 1971, soit deux ans après la séparation du célèbre groupe The Beatles. À cette époque, John Lennon et Yoko Ono, sa compagne et collaboratrice artistique, sont installés aux États-Unis. C’est dans ce contexte que le couple commence à travailler sur un nouvel album, qui marquera définitivement l’histoire de la musique.

L’inspiration de John Lennon pour écrire la chanson « Imagine » provient en grande partie de Yoko Ono. En effet, celle-ci avait publié en 1964 un recueil de poèmes intitulé Grapefruit, dans lequel elle invitait le lecteur à « imaginer » diverses situations ou concepts. Ce livre, qui avait marqué Lennon, est considéré comme la source d’inspiration principale pour la chanson.

Par ailleurs, John Lennon était également influencé par d’autres mouvements et personnalités de l’époque. Parmi eux, on peut citer le philosophe et comédien américain Dick Gregory, qui avait offert à Lennon un livre sur la non-violence, ou encore le mouvement hippie, qui prônait l’amour et la paix dans le monde.

L’enregistrement de la chanson : une collaboration avec Phil Spector

Pour l’enregistrement de l’album Imagine, John Lennon et Yoko Ono ont fait appel au célèbre producteur Phil Spector. Ce dernier, connu pour son travail avec des groupes tels que The Ronettes et The Righteous Brothers, avait déjà collaboré avec Lennon sur l’album des Beatles Let It Be et l’album solo de Lennon John Lennon/Plastic Ono Band.

L’enregistrement de la chanson Imagine s’est déroulé dans le studio personnel de Lennon, situé dans sa maison de Tittenhurst Park, au Royaume-Uni. La chanson a été enregistrée en seulement quelques prises, avec Lennon au piano et accompagné de musiciens tels que Alan White (batterie) et Klaus Voormann (basse). L’arrangement musical de la chanson, avec ses cordes et son piano, est typique de la production de Phil Spector, qui a su créer une atmosphère à la fois intime et grandiose.

La portée politique de la chanson : un hymne à la paix et à l’utopie

Dès sa sortie en 1971, la chanson Imagine a été perçue comme un véritable hymne à la paix. Les paroles de Lennon, qui invitent à imaginer un monde sans frontières, sans possessions et sans religions, ont touché le cœur de millions de personnes à travers le monde.

Le message de la chanson est clairement politique, à une époque où la guerre froide et la course aux armements entre les États-Unis et l’URSS étaient au cœur des préoccupations internationales. Pourtant, Lennon a toujours affirmé que son intention était avant tout de proposer une vision utopique et idéaliste de la société, plutôt que de s’engager dans un discours militant.

La portée symbolique de « Imagine » a également été renforcée par le fait que Lennon a été assassiné en 1980, ce qui a fait de la chanson un symbole encore plus fort de son engagement pour la paix dans le monde.

L’héritage de la chanson : un succès planétaire et un impact durable

Depuis sa sortie en 1971, la chanson Imagine a connu un succès planétaire et est devenue l’un des titres les plus emblématiques de l’histoire de la musique. De nombreux artistes, tels que David Bowie, Elton John ou encore Lady Gaga, ont repris la chanson et lui ont rendu hommage à travers leur interprétation.

Le message de paix et d’harmonie véhiculé par la chanson a également perduré au fil des décennies, et la chanson est souvent utilisée lors d’événements commémoratifs ou pour soutenir des causes humanitaires.

De nombreux livres ont été écrits sur l’histoire et l’impact de la chanson « Imagine », dont Lennon et son double de Frédéric Granier et John Lennon, le dernier témoin de Daniel Ichbiah. Ces ouvrages permettent d’appréhender l’influence de Lennon et de « Imagine » sur la culture populaire et la société.

En conclusion, la chanson Imagine de John Lennon est un véritable monument de la musique, qui a su traverser les décennies et toucher des millions de personnes à travers le monde. Son message de paix et d’harmonie, ainsi que l’histoire méconnue qui entoure sa création, en font une œuvre à la fois fascinante et intemporelle.

Source : https://www.glasgowcityofmusic.com/musique/imagine-john-lennon/#:~

Clip officiel de la chanson Imagine de John Lennon publié sur la chaine Youtube de Michael Anderson

8 février 2025

T179 - Marie Curie, une grande scientifique et un symbole pour les femmes, de Nadine

Ah que voilà un bien intéressant mail-art, comme je les aime aussi. Sur un fond représentant le tableau des "métalloïdes" d'une part et un chapitre sur les rayons X et la radioactivité d'autre part, on peut voir Marie-Curie en plein  travail dans le laboratoire où elle fit de grandes découvertes, ainsi qu'une photo de son époux Pierre Curie.

Je remercie grandement Nadine pour ce bel hommage à cette femme pionnière, travailleuse acharnée dont les travaux lui ont valu d'être la seule femme couronnée de deux Prix Nobel ; c'est aussi un véritable modèle pour l'autonomie des femmes car elle s'est brillamment distinguée dans le domaine des sciences où la gent féminine n'était que peu présente, à son époque

On connait tous le nom de Marie Curie, mais au fond, connaissons-nous réellement ce que fut sa vie, sa trajectoire depuis Varsovie où elle est née ? Ce n'est pas si sûr : alors voici les grandes lignes de sa  biographie écrite par Hélène Langevin et Monique Bordry que l'on peut lire plus complètement sur le site du Musée Curie
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Marie Curie en 1920

Marie Skłodowska-Curie (1867-1934)

Marie Curie a fait de la science sa profession, «parce que j’en avais envie, disait-elle, parce que j’aimais la recherche». Elle croyait sans nul doute au rôle positif de la science dans l'évolution de la Société et elle mesurait la force du symbole qu’elle-même représentait pour les femmes.

Cinquième enfant d’une famille d’enseignants patriotes et très cultivés, Maria Sklodowska naît le 7 novembre 1867 à Varsovie, dans une partie de la Pologne alors sous domination de l’empire Russe. Elevée dans une famille où l’instruction à une grande importance, elle réussit brillamment ses études secondaires, et rêve d’étudier les sciences. Mais à Varsovie, à l’époque, les universités ne sont pas ouvertes aux femmes. Le seul moyen pour une jeune polonaise qui souhaite poursuivre des études supérieures est donc de partir à l’étranger. Sa soeur ainée Bronia a le même désir, et veut étudier la médecine. Les deux sœurs concluent ainsi un pacte et choisissent de venir étudier en France en conjuguant leurs efforts. Maria se place comme préceptrice dans une famille pendant plusieurs années pour aider sa sœur partie à Paris et se constituer des économies pour ses futures études.

Marie arrive à Paris et s’inscrit à la Sorbonne en octobre 1891. Consciente de ses lacunes, elle se plonge dans les études et décide de refaire une première année. Les enseignements la fascinant, elle travaille parfois au-delà de ses forces. Elle obtient en 1893, une licence ès sciences physiques avec la mention très bien, et en 1894, une licence ès sciences mathématiques avec la mention assez bien. Elle compte retourner enseigner en Pologne dès ses deux licences acquises, mais l’obtention, en début 1894, d’un petit contrat financé par la Société pour l'encouragement de l'industrie nationale (SEIN) pour mesurer les propriétés magnétiques de différents aciers l’amène à rencontrer Pierre Curie.

De huit ans son aîné, professeur à l’Ecole municipale de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris, Pierre Curie est déjà un physicien reconnu pour ses travaux sur la piézoélectricité, la symétrie et le magnétisme. Leur rencontre change le cours de leurs vies. Ils se marient le 26 juillet 1895.

À cette période, Marie écrit à son amie Kazia « Quand tu recevras cette lettre, ta Maria aura changé de nom. Lorsque tu recevras cette lettre, écris- moi : Madame Curie. Ecole de Physique et de Chimie, 42, rue Lhomond. C’est ainsi que je vais m’appeler désormais »

Après la naissance d’une première fille, Irène, Marie entreprend une thèse de doctorat en physique sur les « rayons uraniques » découverts par Henri Becquerel. La méthode quantitative mise au point par Pierre lui permet d’établir le caractère atomique du rayonnement de l’uranium et d’élargir sa recherche. Les résultats surprenants obtenus pour des minéraux d’uranium leur suggèrent que ceux-ci contiennent un élément inconnu.

Pierre et Marie Curie travaillent dès lors de concert. Ils découvrent en juillet et décembre 1898 non pas un, mais deux éléments nouveaux, le polonium et le radium. Le rayonnement spontané de ces éléments, leur radioactivité selon le terme introduit par Marie Curie, est de la même nature que celui de l’uranium, mais beaucoup plus intense. Les Curie partagent le prix Nobel de physique de 1903 avec Henri Becquerel. Cette même année, en juin, Marie Curie soutient sa thèse de doctorat ès sciences physiques. Elle y présente la découverte du polonium et du radium et les travaux qu’elle a effectués depuis : la séparation d’un sel de radium pur à partir de tonnes de résidus de pechblende et la mesure de la masse atomique de cet élément. En 1904, Pierre devient professeur à la Sorbonne, titulaire d’une chaire de physique spécialement créée pour lui. Marie est alors nommée chef de travaux du laboratoire Curie attaché à cette chaire. Quelques mois après, leur seconde fille Eve naît.

Le 19 avril 1906, Pierre Curie meurt dans un accident de circulation. La Faculté des Sciences confie la succession de Pierre à Marie Curie. Marie Curie est nommée directrice du laboratoire et en charge du cours de Pierre. Le premier cours de la scientifique à la Sorbonne, le 5 novembre 1906, est un événement auquel participent étudiants, journalistes et curieux. En 1908, Marie Curie est nommée professeur titulaire de la chaire de Pierre, qui vient d’être déclarée vacante. Elle est la première femme professeur des universités en France.

En 1907 et 1908, elle organise avec des collègues une coopérative d’enseignement. Irène et une douzaine de ses amis garderont souvenir des leçons de physique concrètes de Marie. En janvier 1911, elle présente sa candidature à l’Académie des Sciences et n’est pas élue (L’Académie n’accueillera une femme dans ses rangs qu’un demi-siècle plus tard). En novembre de cette même année, sa relation avec Paul Langevin révélée dans la presse déclenche contre elle une violente campagne xénophobe. Un second prix Nobel, de Chimie cette fois, lui est attribué en décembre.

Au début de 1912 Marie Curie donne une réponse négative à la proposition de poursuivre ses recherches en Pologne et de prendre la direction de l’Institut qui vient d’y être créé. Elle voit enfin commencer la construction à Paris d’un Institut du radium. Les bâtiments sont presque achevés en juillet 1914.

Marie Curie consacre les quatre années de guerre au développement de la radiologie fixe ou mobile et à la formation d’infirmières spécialisées dans l’utilisation des appareillages à rayons X. Elle est aidée par sa fille aînée et trois autres femmes. Au sein de la Croix Rouge et du Patronage national aux blessés, Marie Curie arrive à faire équiper, 18 voitures radiologiques. Ces véhicules, surnommés plus tard les «petites Curie» par Eve Curie dans la biographie qu'elle a dédié à sa mère, s'ajoutent aux véhicules de l’armée, et plus d'un million de blessés bénéficient d’une technique éprouvée pour la localisation des projectiles.

Le manque de moyens, dans un pays ruiné par la guerre, freine la reprise des recherches sur la radioactivité à l’Institut du radium. Marie Curie reçoit, en 1920, une journaliste américaine, Mrs Meloney. Fascinée par la personne de Marie Curie, celle-ci décide de lancer une souscription parmi les femmes américaines. Marie Curie, accompagnée par Irène et Eve, se rend aux Etats- Unis en mai-juin 1921 pour y recevoir un gramme de radium, de nombreux instruments et de fortes sommes d'argent. Ce voyage a un retentissement considérable. Cette même année, la création de la Fondation Curie ouvre une période de développement dans l’utilisation des rayonnements pour le traitement du cancer. Marie est élue à l’Académie de Médecine comme membre libre en 1922, sans avoir été candidate «en reconnaissance d’une nouvelle médication : «la curiethérapie». Les années d’après-guerre sont pour Marie Curie des années de travail, mais aussi d’épanouissement. Elle accepte d’utiliser le prestige de son nom pour défendre les valeurs auxquelles elle croit. Elle apporte en particulier un soutien sans faille aux efforts de Jean Perrin pour la recherche scientifique. Elle s’investit, à partir de 1922, dans le travail de la «Commission internationale de coopération intellectuelle» mise en place par la Société des Nations, pour la science et pour la paix. Elle voyage pour donner des conférences ou apporter son aide, en particulier en Pologne. 

Trop longtemps exposée aux rayonnements des nouveaux éléments découverts, elle décède d’une anémie pernicieuse (leucémie) le 4 juillet 1934. Les cendres de Marie et Pierre Curie ont été transférées au Panthéon, le 20 avril 1995.

17 janvier 2025

Que l'année 2025 te soit douce , Nadine

En 2025, la France, deuxième plus grand territoire maritime au monde, célèbre l'Année de la Mer, une initiative nationale visant à éveiller les consciences face à l'urgence de protéger l'Océan. 

C'est le thème que j'ai choisi de développer pour illustrer mes cartes de voeux. 


Qu’est-ce que le "kelping" chez les baleines ?


Ce comportement fascinant consistant à jouer avec des algues a récemment été mis en lumière par une nouvelle étude. S’agit-il d’une forme de jeu ou d’une routine de soin ? Cela reste à déterminer.

Les baleines à bosse sont connues pour leur culture fascinante : ces animaux énigmatiques migrent chaque année sur des milliers de kilomètres, émettent des chants envoûtants, bondissent hors de l'eau, et chassent en équipe à l’aide de filets de bulles qui piègent leurs proies.

Aujourd’hui, les chercheurs attirent l'attention sur le fait qu'elles jouent avec du varech à la dérive, s'enroulant dans ces amas d'algues, les déplaçant avec leurs nageoires, et, plus intriguant encore, les portant sur la tête à la manière d’un couvre-chef.

Ce comportement, appelé « kelping » (de l’anglais kelp, qui signifie varech), a été qualifié par une nouvelle étude de « phénomène mondial ». L'étude en question recense des exemples de ce comportement chez des baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) du monde entier, tirés de plus d'une centaine de publications sur les médias sociaux, preuve que ce comportement ludique est bien plus répandu que ce que l'on croyait.

Le kelping a tout l’air d’une activité amusante. Mais pourrait-il avoir une autre finalité ? Cela ne fait aucun doute selon Olaf Meynecke, chercheur à l'université Griffith et co-auteur de l'étude, surtout si l'on considère que les baleines peuvent passer une trentaine voire une quarantaine de minutes à jouer avec des algues. « C’est consacrer beaucoup de temps à un petit morceau d’algue », souligne-t-il. « Les baleines doivent y trouver d’autres avantages. »

Considérant la douceur et la précision dont usent les baleines pour déplacer le varech avec tout leur corps, il pourrait s'agir, selon Meynecke, d'un exercice de mobilité, baleines devant faire preuve de dextérité et de coordination pour se nourrir ; ou plus simplement, d'une activité agréable et bénéfique pour la peau.

Depuis quand les baleines pratiquent-elles le kelping?

Le kelping a été observé pour la première fois en 2007 mais les baleines à bosse ne sont pas les seules à adopter ce comportement. D’autres espèces à fanons, dont les baleines grises et les baleines franches boréales et australes, ont également été observées en train de jouer avec des algues.

Meynecke s’est intéressé au phénomène après avoir visionné des vidéos de kelping et lu une étude de 2012 sur le sujet. Il avait déjà vu trois vidéos de kelping réalisées avec des drones, sans aucun lien entre elles, et se demandait combien de vidéos similaires pouvaient circuler.

Pour recueillir davantage de données sur cet étrange comportement, il a effectué des recherches sur les médias sociaux à l’aide de mots clés comme « kelping », « baleine à bosse », « baleine » et « algues », et est tombé sur des centaines de publications, que son équipe a toute analysées.

Plus Meynecke avançait dans ses recherches, plus il lui paraissait évident que ce comportement n’avait rien d'un cas isolé : « Dans l’eau, il est difficile de faire tenir quelque chose sur la peau : ça colle mal et ça a plutôt tendance à glisser », explique-t-il.

Heidi Pearson, professeure de biologie marine à l’université de l’Alaska du Sud-Est, qui n’a pas participé à l'étude, a assisté à des scènes de kelping sur son site de recherche à Juneau, en Alaska. Un jour, elle a remarqué qu'une femelle appelée Barnacles semblait empêtrée dans un fil de pêche. Il s’est avéré qu’elle « jouait avec ce varech » drapé sur son dos.

Pearson précise qu’elle n’a cependant «jamais documenté ce comportement de manière quantitative», et ajoute qu’elle ignorait jusqu'au fait «qu’il existait un terme consacré pour désigner ce comportement ».

Des chapeaux en algues

Fait particulièrement fascinant, des baleines à bosse de différentes populations (dans l’hémisphère Nord comme dans l’hémisphère Sud) préfèrent toutes placer les algues sur la tête, souligne Meynecke. Dans plus de la moitié des cas recensés, elles placent même le varech sur leur front.

À en croire les scientifiques, les espèces à fanons aiment se faire gratter la tête ; il n’est d’ailleurs pas inhabituel que les baleines grises s’approchent de bateaux d’observation pour se faire chatouiller le nez.

Comme les baleines n’ont pas de mains pour se gratter, Pearson suggère « qu’elles recherchent d’autres sensations tactiles agréables ». Le varech, dit-elle, est « visqueux, glissant et lisse. C’est une sensation très agréable d’en avoir sur la peau, et j’imagine que ce doit l’être aussi pour les baleines. »

Des soins pour la peau?

Les baleines pourraient également se servir du varech comme d’un masque nettoyant car ces algues ont des propriétés antimicrobiennes qui, par définition, peuvent réduire les niveaux de bactéries. En frottant du varech sur leur corps, elles pourraient également déloger les parasites, empêcher la prolifération de bactéries et virus et éviter d’être « complètement recouvertes » de poux de mer et d'infections cutanées, explique Meynecke.

« Il est tout à fait plausible que le kelping ait des bienfaits hygiéniques et curatifs reconnaît Pearson, et je ne pense pas que les deux s’excluent mutuellement. Il pourrait s’agir d’un jeu comme d'une moyen de prendre soin de leur peau. »

Autre fait curieux, les baleines mettent aussi du varech dans leur bouche, comme si « elles voulaient qu’il touche une partie de leurs lèvres qu’il leur est impossible de nettoyer autrement », explique Meynecke, un peu comme si elles utilisaient du fil dentaire.

« Ce n’est pas naturel pour les baleines de saisir quelque chose avec la bouche », ajoute-t-il. « Ce ne sont pas des chats : elles ne chassent pas avec leurs dents, puisqu’elles n’en ont pas. »

En fin de compte, ajoute le scientifique, « nous n’en aurons jamais le cœur net puisqu’on ne peut leur poser la question ».

Le rôle de la science citoyenne

De nombreux particuliers disposent aujourd'hui d’appareils photo et de drones toujours plus performants, un phénomène qui, selon Meynecke, facilite la documentation du kelping. Les séquences filmées par les drones sont particulièrement utiles pour l’observation scientifique par rapport aux images fixes, ajoute-t-il, car elles permettent de déterminer « ce que faisait l’animal avant et après et pendant combien de temps il adopte ce comportement ».

Cette étude « n’aurait jamais été diffusée sans ces gens exaltés par le fait d’avoir observé une baleine se mettre du varech sur la tête, et qui ont partagé leur expérience sur internet », ajoute Meynecke.

Comme l’étude a attiré l’attention de chercheurs du monde entier, la boîte de réception de Meynecke a été inondée de messages de personnes ayant elles aussi assisté à une scène de kelping. Un habitant de Tahiti lui a d’ailleurs confié que le phénomène était là-bas extrêmement courant.

Des recherches plus approfondies pourraient être menées pour étudier le comportement et ses avantages, et déterminer quelles autres espèces pratiquent le kelping.

Source : Cet article de Melissa Hobson a été publié le 11 octobre 2023 sur le site nationalgeographic.com / https://www.nationalgeographic.fr/animaux/comportement-animal-definition-le-kelping-chez-les-baleines

30 décembre 2024

T177 - Juliette Dodu héroïne de guerre méconnue, de Nadine

Le voilà enfin arrivé ce mail-art bien joliment composé par Nadine, à propos de cette héroïne mal connue, qui s'est particulièrement illustrée au service de l'armée de la Loire pendant la guerre de 1870.

Il s'agit de Juliette Dodu (Saint-Denis de la Réunion, 15 juin 1848 / Clarens, 28 octobre 1909), une héroïne de la guerre franco-prussienne de 18701871, première femme décorée de la Légion d’honneur. Elle réussit à capter les communications télégraphiques de l’ennemi et sauva ainsi un corps d’armée.

Merci beaucoup Nadine pour cet envoi : je n'avais absolument jamais entendu parler de cette femme engagée (mais il y en a tellement d'autres, qui sont les grandes oubliées de l'histoire).

Tu vois, il ne fallait pas désespérer, tout finit par arriver : et si son acheminement a été long, ce mail-art m'est parvenu en excellent état, alors que tu avais osé le laisser circuler sans protection. Bravo Nadine!

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Lucie Juliette Dodu est présentée comme une espionne française et une héroïne de la guerre de 1870.
Elle est la première femme en France à recevoir la médaille militaire et la Légion d'honneur à titre militaire.
Elle naît à La Réunion, d’une famille originaire du département de l’Indre. Deux ans après sa naissance, son père meurt de la fièvre jaune. Sa mère, une créole née Desaïffre de Pellegrin, se remarie et donne naissance à deux autres enfants, dont Camille, future épouse d'Odilon Redon. En 1864, Juliette, à seize ans, quitte la Réunion pour l'Hexagone avec sa famille. Mme Dodu, veuve à nouveau, obtient, grâce au soutien de l’impératrice Eugénie, la direction d’un bureau télégraphique à Pithiviers (Loiret) où Juliette est employée auxiliaire.
C’est au cours de la guerre de 1870 que Juliette se serait illustrée : Les Prussiens investissent Pithiviers le 20 septembre 1870, le bureau du télégraphe est occupé par ces derniers, Madame Dodu et sa fille ne logent plus qu'au premier étage de la maison du télégraphe. Le fil du télégraphe passant dans sa chambre, la jeune fille de vingt-deux ans a alors l’idée de bricoler une dérivation. Ayant conservé un appareil récepteur, elle peut ainsi intercepter les dépêches des occupants.
Pendant dix-sept jours, la jeune fille fait parvenir ces dépêches aux autorités françaises sans que les Prussiens ne le remarquent, sauvant ainsi la vie des 40 000 soldats du général Aurelle de Paladines. Le montage de la dérivation découvert, les Prussiens traduisent Juliette Dodu devant la cour martiale où elle est condamnée à mort, mais l’armistice est signé avant son exécution, et Juliette Dodu est graciée puis libérée par le prince Frédéric-Charles de Prusse qui demande à lui serrer la main.

Source : Wikipédia