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30 avril 2026

Seul, avec des amis ou en couple, tous partant pour vendre du muguet le 1er mai, pour Rémy

J'aime fêter le premier mai, cette tradition du muguet porte-bonheur peut paraître anachronique, pourtant c'est une preuve d'amitié sincère et d'attachement aux personnes à qui on l'offre. 

Evidemment aujourd'hui cette tradition a perdu une très grande partie de ce qui en faisait son charme, l'esprit mercantile étant toujours plus prégnant, et les conditions d'obtention de la fleur de muguet plutôt problématiques.  Ceci n'empêche pas  le geste d'attention de perdurer quand bien même la véritable fleur de muguet devient plus chère et plus rare.

C'est pourquoi je continue d'envoyer à chaque fois que je le peux un mail-art porte-bonheur (cette année j'ai retrouvé dans mes malles un coupon de tissu adéquat mais au métrage assez limité, ce qui fait qu'il n'y en a pas eu pour tout le monde) et celui-ci est destiné à Rémy, notre "père" à tous en matière d'art postal. 

Composition réalisée au moyen d'un tissu comportant de réserves blanches en forme de brin de muguet sur fond vert, ajout de la photo ci-dessous imprimée sur tissu et  de la photo d'une broche en camée, avec un bouquet de muguet en relief
Vendeurs de muguet, place de la République, 1er mai 1934.- photographie de Willy Maywald
 Clèves, 15-08-1907/Paris, 21-05-1985)
Cher Rémy, que cette carte textile porte-bonheur te parvienne dans les meilleurs délais. Je te souhaite pour demain, une très belle journée de Fête des Travailleurs, un 1er mai joyeux et ensoleillé, où tu seras je l'espère bien entouré. 

20 avril 2026

Le nouveau Stampoem de Rémy,

Au retour d'un trop court week-end en Côtes d'Armor où je me suis échappée pour deux jours de très beau temps, c'est un vrai plaisir de trouver en rentrant du courrier dans ma boite aux lettres,  avec aujourd'hui un nouveau "stampoëm" de Rémy .

 
Ce qui est troublant c'est que Rémy me parle d'une commémoration à la gloire des mineurs de Corrèze, précisément à Champagnac les Mines, illustrée par un très beau timbre bleu (faux) avec un mineur en compagnie du cheval destiné à tirer les berlines remplies de charbon. Comme tous ses congénères, une fois descendu dans le puits pour y accomplir inlassablement sa tâche, il y terminera sa vie sans jamais revoir la lumière du jour, probablement devenu aveugle. 

Oui cette coïncidence est troublante car je cherche depuis plusieurs semaines à illustrer un beau sujet sur les hommes qui ont travaillé si durement pour extraire du sous-sol français toutes sortes de minerai (bauxite, fer, ardoise..) mais comme cette activité n'existe plus, et qu'il n'en reste des traces que dans les musées, il est fort difficile de se procurer une iconographie sérieuse sur internet dès qu'on veut aller au-delà de l'extraction du seul charbon. Mais je ne perds pas espoir, je cherche toujours de quoi étayer mon sujet sur les mineurs notamment sur leurs vêtements de travail, leurs outils, leurs protections (éventuelles) et leur position de travail. Peut-être trouverai-je de la matière à la médiathèque de mon quartier.?

Merci Rémy pour ton illustration et ton mail-art toujours singulier et si reconnaissable. Même si je lève le pied en ce moment sur l'art postal, je n'arrête pas complètement cette activité, simplement il faudra attendre un peu plus longtemps une réponse de ma part. 

2 janvier 2026

Meilleurs voeux pour l'année 2026 : redonner toute sa place au monde sauvage, pour Rémy

En un autre siècle, des civilisations autres que la nôtre étaient qualifiées de sauvages, donc de primitives, termes se rejoignant dans l’opprobre et le déclassement : alors même que ces peuplades n’avaient que très rarement détruit leur environnement, destruction qui est une des belles preuves de civilisation que notre société productiviste persiste à étaler au gré de ses appétits.

Nonobstant le « bon sauvage » cher à Rousseau, nous avons partout méprisé, écrasé ce qui n’était pas nous, imposé notre pouvoir, notre religion, notre technologie, ivres de puissance et de fatuité.

L'animal sauvage est réputé res nullius (sans maître, mais appropriable). Il est livré « au plus tirant  » ! traqué et tué au gré des lobbys et de ceux qui ne voient en lui qu’objet de loisir, en lui déniant tout droit d’existence.

Il est alors grand temps de célébrer le sauvage, de savoir admirer la magie des plumes, des rameaux, des herbes et des vents, des épines et des ombres, des mousses et de leur espace de libre expression, ce jardin de nature qui vit s’épanouir l’incroyable diversité du vivant.

Nous en sommes comptables : le sauvage, que d’aucuns voudraient rejeter dans le passé, est notre avenir, si tant est que nous soyons encore demain ouverts à l’émerveillement de l’altérité.(source téla botanica) 


Le sauvage est notre avenir : en 2026, transitons joyeusement vers un monde plus vivant

31 décembre 2025

L'art et la manière d'envoyer des courriers avec faux-timbres d'artiste, par Rémy

Quoi espérer de mieux pour le dernier jour de l'année que de recevoir un courrier de notre prédécesseur à toutes et tous, en matière d'art postal ? 

En effet, revêtu de faux timbre d'artistes de sa création (avec sa propre bouille) mais néanmoins légalement affranchi, je viens de recevoir un courrier de Rémy à propos de la meilleure manière de s'y prendre pour contourner les difficultés avec la Poste comme celles que j'ai rencontrées lors de la dernière édition de la JMFTA. 

Rémy Pénard, Mr "Stampoem" à l'oeuvre 
C'est la réception de l'une des 21 cartes de la JMFTA précédemment bloquées par la Poste pour défaut d'affranchissement, qui l'a fait réagir, car j'ai dépensé, en plus de la jolie amende, de quoi renvoyer sous pli ces 21 courriers pour qu'ils parviennent enfin à destination. 

Tout compte fait, j'avais bien appliqué toutes les astuces qu'il me conseille. Ce qui m'a plombée a été de laisser mes coordonnées d'expéditrice au dos de mes cartes,  erreur fatale que je ne fais pas d'habitude.

Je retiens de tout cela que j'ai ainsi l'immense chance, grâce à cette expérience malheureuse, de recevoir un bien joli courrier de ce sympathique correspondant, avec un A4 où un arbre est représenté avec des tampons alphabétiques et numériques insérés (c'est la spécialité de Rémy qui joue beaucoup avec le Y de son prénom) et surtout une magnifique carte où on le voit à l'ouvrage, entouré des multiples tampons qu'il a créés.

Merci infiniment Rémy d'avoir pris la peine de m'écrire pour me faire part de ta longue expérience, je suis vraiment flattée. Merci et portes toi le mieux possible. 

24 décembre 2025

Voeux 2026 en stampoem, de la part de Rémy

Toujours fidèle au poste, l'ami Rémy s'y est pris tôt pour envoyer ses voeux 2026.

Voici le beau stampoem qu'il m'adresse aujourd'hui où il a su combiner comme jamais les chiffres du nouveau millésime avec ses tampons et découpages dans du papier de récupération. 

Cela m'émeut toujours de recevoir un courrier de ce "maître" de l'art postal qui pratiquait cet "art mineur" avant même qu'il ne porte ce nom. Je sais que la santé de Rémy lui pose quelques soucis mais il est toujours vaillant pour envoyer ses missives à ses correspondants. Je crois que l'art postal est un véritable viatique pour lui.
Merci beaucoup Rémy, pour cet envoi. Tiens bon la barre, on t'aime. A l'année prochaine et surtout passes de belles fêtes!

20 novembre 2025

CH27 - David Barbe Grise, le premier chimpanzé à approcher Jane, pour Rémy

J'adresse à Rémy ce patriarche qu'était David Barbe Grise dans la communauté des chimpanzés observée par Jane Goodall dans le Parc National de Gombe Stream, en Tanzanie, dans les années 60.

Le vieux chimpanzé David Barbe Grise comme l'a baptisé Jane -
photo de Hugo Van Lawick,  publiée dans le livre Les chimpanzés et moi.

*** Jane Goodall, la dame aux chimpanzés ***
Source : article du Monde publié le 17 janvier 2006

La scène se déroule à l'automne 1939, en Grande-Bretagne. Une petite fille a disparu. On la cherche, on l'appelle. Sa famille téléphone à la police. Où est passée Jane ? Cachée depuis des heures dans un petit poulailler mal aéré, elle attend... que la poule ponde. Elle va avoir la réponse — que personne ne lui a donnée — à la question : "Où y a-t-il un trou assez grand pour que l'oeuf sorte de la poule ?" Deux tiers de siècle ont filé et, durant tout ce temps, Jane Goodall n'a cessé d'observer les animaux. Elle qui se disait jalouse d'une autre Jane — la compagne de Tarzan — est devenue une espèce de femme-singe, la plus grande spécialiste au monde des chimpanzés. A 71 ans, elle cumule les décorations et, mardi 17 janvier, Dominique de Villepin doit lui remettre les insignes d'officier de la Légion d'honneur.

Trois des quatre chiens de la maison dorment à ses pieds, devant la cheminée artificielle du salon. Elle les appelle "les gars"... Il fait froid. Seule sa tête, avec son éternelle queue de cheval, et ses mains émergent d'un immense poncho bariolé qui dématérialise son corps fluet, accentuant l'impression de sérénité de celle qui vous conte son premier souvenir d'Afrique, ce jour de 1957 où, invitée par une amie, elle arrive dans le Serengeti. "Je ne pouvais pas y croire : nous étions là, toutes les deux, avec quelques Masaïs, dans ce milieu complètement sauvage, à chercher des fossiles et à croiser des antilopes, des girafes, des zèbres, un rhinocéros, un jeune lion... Je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que c'est d'avoir rêvé d'Afrique pendant toute votre enfance et de se réveiller là : c'était très puissant."

Les fossiles sont pour Louis Leakey, le célèbre paléontologue, qui n'a pas encore découvert l'australopithèque ni Homo habilis. Mais il découvre que Jane Goodall est une fantastique observatrice. Elle n'a pas d'autre qualification que celle de secrétaire, pas de diplôme universitaire ? Tant mieux, elle n'aura pas non plus de préjugés sur ceux qu'il veut lui faire étudier dans leur milieu naturel : les chimpanzés. En juillet 1960, Jane Goodall et sa mère débarquent donc sur le site tanzanien de Gombe, sur les bords du lac Tanganyika : "C'était irréel, se souvient-elle. Personne ne savait rien des chimpanzés dans la nature. La forêt était dense et intimidante. Tout le monde pensait qu'il était fou, voire immoral, de me laisser aller seule là-bas."

Elle a un cuisinier, une vieille tente de l'armée dans laquelle entrent araignées et serpents, un budget pour six mois et un moral à toute épreuve. Les débuts sont difficiles. Elle ne peut reprendre la stratégie qu'elle a adoptée avec la poule vingt ans plus tôt : "Avec les chimpanzés, je ne pouvais me cacher car ils sont trop intelligents. Il fallait qu'ils s'habituent à moi." Heureusement, il y a ce "cher vieux" David Greybeard (littéralement David Barbe grise), qui lui montre tout ce qu'il sait faire, à commencer par le plus ahurissant : un outil. Une branchette qu'il débarrasse de ses feuilles pour en faire une tige qu'il plonge dans une termitière. David pêche les termites dont il se régale.

Quelque temps après, il vient prendre une banane dans la main de Jane Goodall puis se laisse caresser : "C'était vraiment magique : un de ces grands chimpanzés mâles, qui avait passé sa vie à craindre les hommes, me faisait confiance." C'est encore David Greybeard qu'elle voit manger de la viande et la partager avec des femelles, alors qu'on croyait les chimpanzés végétariens. C'est faux et Jane Goodall assiste ensuite à une chasse au colobe.

Le bilan de cette première saison à Gombe est exceptionnel. Si exceptionnel qu'on ne croit pas Jane Goodall. "Elle n'était pas scientifique, rappelle la primatologue Emmanuelle Grundmann. C'était difficile à avaler. Mais son approche, parce qu'elle était modeste et inscrite dans la durée, a permis de poser un autre regard sur les animaux. Avant, les chercheurs les étudiaient dans des labos, dans des zoos ou brièvement sur le terrain : ils ne voyaient que le plus spectaculaire, les dominances des mâles et, surtout, ils ne voyaient qu'à travers le prisme de leurs idées reçues." Autre reproche fait à Jane Goodall : avoir nommé et individualisé les chimpanzés. Une hérésie à l'époque où, surtout en Occident, la vision de l'animal-machine prévaut et où, pour déterminer des comportements généraux, on ne regarde que les chiffres, les statistiques, et pas les histoires particulières ni les liens familiaux.

Jane Goodall n'en a cure et poursuit ses observations personnalisées, entrant chaque fois davantage dans l'intimité des singes. Il faut l'entendre lancer des "ouh ! ouh ! ouh !" ou imiter le rire des chimpanzés en un halètement rapide. Car les chimpanzés ont le sens de l'humour voire du gag, tout comme ils montrent de la joie, de la tristesse, de la colère, de l'embarras ou de l'irritabilité. Anthropomorphisme ? "Je ne peux prouver scientifiquement qu'ils ont une conscience... pas plus que je ne peux prouver que, lorsque vous êtes heureux, vous ressentez la même chose que moi quand je suis heureuse." Elle finit par passer son doctorat, impose l'éthologie en dissolvant la majeure partie de la frontière censée séparer l'homme du chimpanzé et crée le Jane Goodall Institute, en 1977, dont la branche française, lancée il y a un an, est présidée par Emmanuelle Grundmann.

Pourtant, en 1986, elle met de côté la recherche pour une autre mission. Cette année-là, lors d'un colloque, elle prend conscience des dangers qui pèsent sur les grands singes : leur habitat modifié par la déforestation, leur vie menacée par les chasseurs de viande de brousse qui tirent sur tout ce qui bouge ou les traitements insupportables qu'ils subissent dans des laboratoires. Leurs populations diminuent inexorablement.

Depuis lors, l'espoir en bandoulière, elle se bat pour les singes, en faveur desquels elle a créé des orphelinats et des "sanctuaires". Elle ne va pas aussi loin que certains qui veulent faire entrer ces proches cousins de l'homme dans le genre Homo, mais estime que "garantir leur liberté ou interdire leur torture, cela a plus de sens".

Jane Goodall montre une carte postale de ses préférés, Gremlin, Golden et Glitta, et quand, avant de la quitter, on lui parle de la guerre meurtrière entre chimpanzés à laquelle elle a assisté, sa sérénité est ébranlée. Elle se souvient des mâles patrouillant entre les arbres et massacrant leurs voisins avec une brutalité inouïe. "Tristement, cela les rendait encore plus humains."

8 septembre 2025

Marchand de Bêtises, toujours d'actualité, pour Rémy

En ces temps de post-vérité qui nous affligent, il est bon de revoir les caricatures qui circulaient au 19ème siècle contre certains personnages influants de la spère dirigeante, vous savez, ceux qui depuis toujours savent nous entourlouper avec leurs bons mots.

Les vendeurs de soupe, les beaux parleurs qui débitent des fadaises à longueur de discours, on connaît bien cela depuis quelques décennies chez nous, et très franchement, nous en sommes arrivés à un point ou "la marmite" déborde.
Un marchand de bêtises. Satire contre Jean-Jacques-Régis de Cambacérès : 
il est représenté comme un marchand ambulant, marchant couvert de sacs multicolores, du type dit « ridicule »
Graveur anonyme - 1874 - Musée Carnavalet, histoire de Paris
Assez de mensonges, de contre-vérités, de sornettes en tout genre dont on nous rabat les oreilles pour justifier toutes les mesures économiques iniques prises à l'encontre du peuple ; ces seigneurs ou plutôt ses "saigneurs" n'ont vraiment aucune limite. Hélas, ils savent tous que le ridicule ne tue pas, sinon à force de nous mentir sans vergogne, ils auraient bien du souci à se faire. 

Cher Rémy, c'est sûrement le ton de l'actualité du jour qui me fait ainsi écrire. J'espère que tu seras en forme lorsque tu recevras cet art postal. Je te souhaite une belle fin d'été.  

13 août 2025

STAMPoem moqueur, de Rémy

Avec ce Y qui lui colle au bout de la langue, je trouve que la carte que je viens de recevoir de Rémy semble vouloir se moquer du monde absurde et terrifiant dans lequel nous essayons de survivre tant bien que mal, les uns et les autres.

Je suis contente de savoir que son moral se maintient et que pour lui aussi l'Art et l'art postal sont des moyens infaillibles pour arriver à supporter tout le reste.


Merci à toi Rémy, j'espère que "Plis en Cascade" où tu exposes tes courriers en compagnie de tes amis Joel Thépaud et Jean Estaque draine pas mal de visiteurs puisque ce sont les grandes vacances.

L'exposition se poursuit jusqu'au 31 août : si vous ètes en Creuse, faites un petit crochet pour aller voir les courriers que reçoivent ces artistes

20 avril 2025

Le meilleur remède pour garder le moral, c'est le chocolat, pour Rémy

Pour réconforter Rémy qui continue d'entretenir des relations épistolaires avec ses potes mail-artistes malgré les traitements qu'il doit endurer, j'ai eu envie de lui envoyer du chocolat. Certes, c'est de saison, mais c'est surtout très bon pour entretenir le moral

Sous une forme sèche et parfumé avec le timbre, mais surtout sous forme liquide et chaude dans une jolie tasse, voici le remède miracle présenté et servi par une jeune fille en costume régional,  suisse probablement.

Je t'en souhaite une bonne réception de ce mail-art textile, Rémy : continues d'écrire comme tu le fais, fais-toi et fais-nous plaisir, ainsi tu ne donneras pas prise à la maladie. Bon courage à toi.

***

oeuvre originale : La Belle Chocolatière de Jean-Etienne Liotard -1743

La Belle Chocolatière est un pastel sur parchemin du peintre genevois Jean-Étienne Liotard, composé en 1743 et exposé à la Gemäldegalerie Alte Meister de Dresde.

Particulièrement considéré par la critique, il montre une jeune fille portant un plateau sur lequel sont posés une tasse en porcelaine contenant une boisson chocolatée et un verre d'eau. Le modèle est représenté en pied devant un dégradé de gris simple, sans fioriture, permettant au peintre de concentrer le regard du spectateur sur le sujet : il s'agit d'une domestique, dont l'habit a suscité de nombreux commentaires (sa coiffe, son corselet ont un ancrage régional)

Déjà, les contemporains de Liotard considéraient La Belle Chocolatière comme son chef-d'œuvre.

18 avril 2025

Nouveau stampoem de Rémy le Limougeaud

Avec un style qui n'appartient qu'à lui, je reçois aujourd'hui un mail-art de Rémy, qui parle de problèmes de santé et de traitement qui lui laissent quand même un peu de répit pour s'adonner à des créations mailartistisques, ce qui fait son et notre bonheur depuis tant d'années. 

Merci beaucoup Rémy pour cet envoi : dans les circonstances que tu décris, de penser aux amis c'est ce qu'il y a de mieux à faire, si tu en as la force ;  recourir à des activités créatives est la meilleure thérapie qui soit, partager et  conserver les liens épistolaires d'amitié, c'est le meilleur remède pour conserver l'espoir. Bon courage Rémy, prends bien soin de toi !

17 janvier 2025

Que l'année 2025 te soit douce, Rémy

En 2025, la France, deuxième plus grand territoire maritime au monde, célèbre l'Année de la Mer, une initiative nationale visant à éveiller les consciences face à l'urgence de protéger l'Océan.

C'est le thème que j'ai choisi de développer pour illustrer mes cartes de voeux.
 

Gestation des baleines : comment ça se passe ? Quelle durée ?

On pourrait croire que les baleines, plus gros animaux du monde, présentent la plus longue gestation du règne animal. Contre toute attente, le record est détenu par l’éléphant avec 22 mois de gestation en moyenne. Comment se passe la reproduction des baleines ? Combien de temps les femelles restent gestantes ? Comment naissent les baleineaux ? Tout sur les amours du cétacé.

La maturité sexuelle chez la baleine

D’une manière générale, les mâles atteignent la maturité sexuelle entre 7 et 10 ans alors que les femelles, plus précoces, peuvent se reproduire vers 5 à 7 ans. Toutefois, l’âge de reproduction varie d’une espèce à l’autre. Par exemple, le mâle rorqual bleu est mâture vers 5 ans tandis que le cachalot doit attendre au minimum 18 ans avant de s’accoupler. Les baleines peuvent mettre bas un jeune tous les 2 ou 3 ans environ, voire tous les ans (plus rare), comme le marsouin commun. Les baleines sont des mammifères polygames, autant les femelles que les mâles.

La période de reproduction de la baleine

Selon les espèces, la fécondation se produit à une période précise de l’année (fin de l’automne jusqu’à la fin de l’hiver pour la baleine bleue) quand d’autres peuvent se reproduire toute l’année, tel le rorqual de Bryde en Afrique du Sud. À la saison desamours, la tension monte chez les baleines. Pour s’attirer les faveurs d’une femelle, une ardente compétition se joue parfois entre mâles sous la forme de combats. La baleine à bosse par exemple, assène des coups à son adversaire avec les nageoires ou la tête. Afin d’intimider leurs rivaux, certains individus fusent hors de l'eau puis retombent sur le côté en provoquant un nuage d'écume et une forte déflagration. Chez le rorqual bleu, les prétendants font la course pour escorter la femelle et lui dédient un chant. Constitué de séquences mélodiques répétitives, les vocalises peuvent durer chacune ne dizaine de minutes et s’entendre à près de 10 km.

La gestation de la baleine : processus et durée

Pour s’accoupler, le mâle se retourne et se positionne ventre contre ventre sous la femelle. Puis il sort son appareil reproducteur et pénètre celui de la femelle. Pendant l’accouplement, les cétacés nagent lentement ou restent quasiment immobiles. Comme tous les mammifères, la baleine est vivipare c'est-à-dire que son petit se développe dans l’utérus de la mère. La période de gestation de l’animal marin dépend de l'espèce et non de la taille mais en règle générale, la grossesse dure souvent plus d'un an. Chez les mysticètes (cétacés à fanons), la durée est comprise entre 10 et 13 mois alors que chez les odontocètes (cétacés à dents), elle s’étend de 10 à 17 mois.

La naissance du baleineau

La nature étant bien faite, la portée comprend un seul petit car la mère pourrait difficilement combler les besoins énergétiques nécessaires à des jumeaux. Chez la plupart des espèces, la mise-bas se déroule après une longue migration vers les eaux chaudes car le nouveau-né, ayant peu de graisse, ne saurait survivre dans des mers ou océans froids. Expulsé avec la queue en premier, le baleineau peut aussitôt nager, voir, entendre et émettre des sons. Sa mère l’aide immédiatement à rejoindre la surface pour respirer et lui éviter la noyade. Si le poids du bébé dépend de l’espèce, il affiche généralement 6 % de la masse corporelle de la mère. En revanche, la progéniture de la baleine à bosse atteint déjà le tiers de la longueur de sa mère et le vingtième de son poids.

La croissance du baleineau

En tétant sa mère pendant les premiers mois de sa vie, le jeune se procure tous les nutriments dont il a besoin et en particulier, les matières grasses. Le lait maternel en contient de 20 à 40% selon l’espèce : c’est ainsi que le petit rorqual bleu grossit de 4 kilos par heure, soit plus de 80 kg par jour ! Le géniteur ayant pris le large juste après l’accouplement, il revient à la femelle de protéger sa progéniture contre les prédateurs et de lui transmettre les informations nécessaires à sa survie. Le baleineau peine à rester sous l’eau aussi longtemps que les adultes, c’est pourquoi une présence maternelle continue lui est indispensable : il ne s’éloigne jamais de sa mère et communique avec elle par des appels que nul autre animal ne peut entendre. Le sevrage dépend des familles de cétacés. Chez la baleine à fanons, le juvénile s’émancipe vers l’âge de 6 mois alors que de nombreuses baleines à dents prolongent le lien après l’allaitement. Tel est le cas de certains épaulards qui peuvent rester des années auprès de leur mère voire… toute la vie !

Source : Ouest France Les dossiers du Mag - Par Nathalie Truche - Publié le 15/02/2022 - Mis à jour le 29/05/2024

3 janvier 2025

Une année 2025 tourneboulée, de la part de Rémy

Le grand mailartiste limougeaud Rémy,  auteur unique de stampoèmes, m'adresse ses bons voeux pour l'année nouvelle et manifestement lui aussi ne sait trop par quel bout il faut la prendre.

De quelque manière que l'on tourne sa réalisation, les chiffresqui la composent se retrouvent  toujours cul par-dessus tête! Espérons que nous nous y retrouverons quand même, après une année 2024 totalement insensée!
 

Merci infiniment Rémy de ta grande fidélité et pour tes bons voeux : je t'adresse ici tous les miens en retour en attendant que ma carte de voeux te parvienne.

10 décembre 2024

CN13 - La chanson pour Rémy

Déjà vingt ans qu'il est parti, mais pour moi la poésie, les mots qui claquent et le swing de la musique  de Claude Nougaro sont toujours très présents.

Dans cet hommage que je lui rends, j'ai choisi pour Rémy cette chanson de Claude Nougaro où précisément il rend hommage à la chanson, à ce qu'elle met comme bonheur dans nos vies, en profitant pour faire une référence à la môme Piaf.

Je t'en souhaite une très bonne réception Rémy : passes de belles fêtes de Noël et de fin d'année.

La chanson, par Claude Nougaro 
 Compositeur : Michel Legrand Auteur : Claude Nougaro Généré automatiquement par YouTube.
 

LA CHANSON

Celle qui entre par une oreille
Trouve l'autre fermée
Et ressort par la bouche
La chanson
Celle qui fait sa place au soleil
Dans l'ombre de nos cœurs
Et que rien n'effarouche, la chanson

La chanson
Celle qui a la vie brève
À peine a-t-elle fait la, la-la
Qu'elle n'est plus là, la chanson
La chanson, la chanson
Celle qui rêve
De déplacer plus d'air
Que l'air de la Tosca, la chanson

La chanson, la chanson
L'oiseau mouche perché sur le grand mur du son
Celle qui m'est revenue l'autre nuit
Mais celle qui la chantait
Elle ne reviendra plus, la chanson
Celle qui est incarnée sous la pluie
Par une Edith qui piaffe
À l'angle de la rue, la chanson

La chanson
Celle qui est encore
Dans le corps d'un piano
Refermé pour toujours, la chanson
La chanson, la chanson cousue d'or
Qui se paie des jardins
En gueulant dans les cours, la chanson
La chanson, la chanson
La chanson dont on croit connaître la chanson
Mais non

Source : Musixmatch
Paroliers : Claude Nougaro / Michel Legrand Paroles de La Chanson

26 août 2024

Stampoème en H20, de la part de Rémy

Toujours plus sobre, voici le dernier stampoème que m'a envoyé Rémy, sur le thème de "l'allure torrentielle de l'eau". 

Il faut dire que dans la Haute-Vienne où Rémy vit , ils ont été particulièrement gâtés sur le plan de la pluviométrie cette année,  la faute à l'anticyclone des Açores qui met du temps pour arriver, et donc des perturbations de l'ouest, du nord, et même du sud remontent des zones humides jusqu'à son département.  Ceci dit, de nombreux autres départements ont aussi reçu leur dose, puisque 2024 aura enregistré le 4e printemps le plus pluvieux depuis que les données météo existent.


Pourtant de l'eau, il en faut! Le problème de l'eau devient de plus en plus criant et va devenir de plus en plus compliqué à gérer : soit nous connaissons des canicules et donc un déficit hydrique et une évaporation maximale,  soit la pluie tombe trop violemment sous la forme de violents orages ou de trombes d'eau (à cause du changement climatique) et n'a pas le temps de pénétrer dans le sol et de régénérer les nappes phréatiques. 

Depuis que l'agro-industrie prône les méthodes de culture intensive, les sols de la campagne ne savent plus retenir l'eau de pluie (plus de haies, ni d'arbres dans des parcelles immenses où le sol n'est quasiment plus vivant) tandis que dans les villes et les zones commerciales où les sols sont macadamisés, elle ne peut plus s'évacuer qu'en provoquant des torrents de boue et des inondations, avant de se précipiter dans les fleuves et la mer ensuite. 

Espérons que les hommes retrouveront le chemin de la sagesse, l'eau étant le bien le plus précieux pour la vie, et c'est un bien qui doit rester  accessible à tous, au prix le plus juste!

Merci Rémy, toujours fidèle au mail-art que tu pratiques depuis les années 1970 ; si le médecin t'a dit que l'art postal était pour toi un remède contre le vieillissement,  surtout ne t'arrives jamais de pratiquer, pour notre plaisir à tous. Belle fin d'été à toi. 

14 juin 2024

Soutien au personnel encadrant nos ainés dans les EHPAD, pour Rémy

Nous savons tous que nous ne sommes pas éternels, et bien que le jeunisme n'ait jamais autant eu d'adeptes, viendra inexorablement un moment où,  pour beaucoup d'entre nous,  se posera la question du maintien ou non à domicile. même si chacun préférerait trouver une solution économiquement viable pour qu'il en soit autrement. 

Par ce mail-art que j'adresse à mon correspondant Rémy, j'ai envie de rendre hommage à toutes les personnes qui gravitent autour de nos ainés,  qu'ils soient obligés de finir leur vie dans des maisons de retraite ou des EHPAD, ou bien qu'ils aient la possibilité de rester chez eux.

Aides-soignantes à domicile ou en institution, voilà des métiers non considérés alors que la tâche est lourde,  si elle est effectuée avec coeur. 

Même si l'on ne peut nier qu'il y a eut quelques cas de maltraitance relevés, la majorité des accompagnantes sont de belles personnes, des professionnelles qui s'impliquent autour de nos vieux parents, et font leur maximum pour que leur vie soit la plus agréable possible, malgré tous les inconforts liés au vieillissement et aux maladies et douleurs, ce sont elles qui viennent briser leur solitude aussi, bien souvent.

Je veux ici les saluer, les remercier et j'imagine, Rémy, que tu seras d'accord avec moi car trop souvent ce sont des femmes, sous-payées qui exercent ces activités-là. Un petit coup de projecteur sur leur dévouement et leurs professionnalisme ne peut pas nuire.  Je salue et remercie aussi tous les aidants, des proches bien souvent, qui sont bénévoles pour aider au confort et au bien-être de leur parentèle.

Je te souhaite bonne réception de ce mail-art textile, un peu particulier, mais qui me tenait à coeur.

12 avril 2024

Art is our last hope, de la part de Rémy

Dans ma boite aux lettres de ce jour j'ai trouvé un nouveau stampoem de Rémy (50/63), en réponse à ma carte de voeux évoquant la débâcle de la banquise et des glaces de mer ainsi que le statut précaire des animaux qui tentent d'y survivre.

recto du mail-art

verso du mail-art

Je suis totalement d'accord avec Rémy lorsqu'il affirme qu'en ces temps difficiles, où l'agressivité, la violence ou l'anxiété s'imposent pour beaucoup de gens, il ne reste qu'une source de beauté et d'espoir :  l'Art... dans toutes les formes d'art, pas seulement celles avec un grand A, qui pourraient intimider... non la beauté est partout si on ouvre grands les yeux, si on a le coeur et l'esprit aux aguets pour dépasser cette mélancolie et ce spleen qui nous envahissent, et quelquefois aussi nos préjugés.

Tout le monde ne peut pas se rendre dans les musées, pour des raisons économiques ou à cause de l'éloignement géographique, tout le monde ne peut pas s'acheter des revues d'art qui sont particulièrement onéreuses, mais de plus en plus de localités, y compris rurales, ont des médiathèques et des bibliothèques où de merveilleux livres sur papier glacé sont mis à disposition. Il ne faut pas se priver de consulter ces éditions car elles recèlent de vraies beautés, dans toutes les formes d'art.

Contrairement à ce que l'on m'a longtemps seriné dans ma famille, il  n'est pas besoin d'avoir fait des études pour accéder à la beauté des oeuvres artistiques ; quel que soit le médium utilisé (peinture, musique, sculpture, film, poterie., etc...etc...), ce qu'a voulu exprimer l'artiste vous touche directement le coeur  (ou bien pas du tout car chacun de nous a une sensibilité  différente).

Et depuis que l'ère numérique est devenue reine, même si je ne l'approuve pas pour tout, il faut reconnaitre, que lorsque l'on possède un ordinateur , c'est une grande chance d'avoir maintenant accès  au contenu de grandes bibliothèques nationales, de France et d'autres pays, leurs ressources devenant ainsi accessible souvents gratuitement au plus grand nombre. 

De l'art, de l'art, oui et du mail-art pour se faire du bien, et faire plaisir aux amis! Merci Rémy!

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PS :  je vous mets un lien sur l'article d'Eric Babaud du 15 avril où il nous parle joliment de l'art postal pénard de Rémy, qui fait l'objet d'une publication dans l'"Actualité" (revue de science et culture) ; je vous en conseille la lecture pour mieux découvrir la richesse du personnage.

Rémy Pénard. Portrait et montage réalisé par Maxime Gelineau Coste (extrait de la publication dans l'Actualité)

26 décembre 2023

STAMPoem pour 2024, de Rémy

Aujourd'hui j'ai trouvé dans ma boite aux lettres un courrier identifiable au premier regard : c'est le style de Rémy Pénard, un mail-artiste de la première heure, un artiste de l'art postal à la renommée internationale. 

Ses juxtapositions de papier coloré découpé mêlées avec recherche à des chiffres de grande taille -ici le millésime 2024- sont sa signature au recto de sa carte. On dirait les références d'un transport sur les caisses en bois où sont emballés et protégés des objets de valeur effectuant de grands voyages dans la soute des bateaux ou des avions. Pour le verso, c'est toujours un festival de timbres, vrais et faux, et un petit mot manuscrit, sympa.
 
Merci Rémy pour tes bons voeux, les miens se sont croisés avec ton courrier : tu ne devrais pas tarder à les recevoir.

22 décembre 2023

Bonne et heureuse année 2024, pour Rémy

Meilleurs vœux de santé, paix et prospérité pour 2024.

11 septembre 2023

En vert mais contre nous, pour Rémy

Si nous regardons bien dans les différents  rayons des grandes surfaces, nous voyons bien que la couleur verte est partout : c'est tellement plus vendeur d'être plus écolo plus naturel, plus végétal, plus bio, etc.. : ne soyons pas dupes, la couleur de l'emballage ne fait pas tout, ouvrons plutôt l'oeil sur la composition du produit !

C'est le message que ma carte textile veut porter à Rémy, cet artiste limougeaud confirmé dans sa longue pratique de l'art postal, et qui pratique lui-aussi du recyclage à haute dose lorsqu'il compose ses fameux stampoèmes.

l'homme vert, photo trouvée sur Pinterest, sans nom d'auteur

Je t'en souhaite une bonne réception Rémy, ainsi qu'une belle fin d'été!

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Packaging et greenwashing ou comment repeindre l’emballage en vert

Une « voiture verte » par-ci, une « banque verte » par-là. Des fruits et des légumes « 100% d’origine naturelle ». Des cosmétiques avec des « actifs végétaux » dedans (le reste, on n’en parle pas). Cerise sur le gâteau, un désherbant ultra-polluant présenté comme « biodégradable » – pour celle-ci, Monsanto a été condamné, c’est même devenu un cas d’école. Bref, le greenwashing est partout.

Plus les consommateurs semblent sensibles au développement durable, plus les emballages verdissent. La preuve par l’image :

Si certains appliquent la peinture verte au rouleau (confère la pub McDo ci-dessus), le pinceau fin a aussi ses adeptes. Le « verdissage » est alors plus difficile à identifier. Alors pour ne vous faire avoir et finir vert de rage, petit décryptage du greenwashing en trois points.

1. Qu’est ce que le greenwashing ?
Le greenwashing, ou écoblanchiment en français, désigne « un procédé de marketing ou de relations publiques utilisé par une organisation, entreprise, administration, etc., pour se donner une image écologique responsable.

« La plupart du temps, nous apprend Wikipédia, l’argent est davantage investi en publicité que pour de réelles actions en faveur de l’environnement et du développement durable. » Autrement dit, on utilise une communication mensongère pour tromper délibérément les consommateurs. L’image montrée est celle d’un acteur engagé dans le développement durable alors que dans les faits, il n’en est rien. Le greenwashing n’est pas uniquement réservé à l’écologie ou à l’environnement. Le même procédé peut être utilisé pour donner à l’entreprise une image responsable, et ce quel que soit ce domaine de responsabilité : éthique, social, emploi, diversité, etc.

Tout ça pour quoi ? Pour donner bonne conscience à ses clients, c’est-à-dire à vous et à moi.

2. Comment fonctionne le greenwashing ?
C’est le principe des fake news: on fait passer une fausse information pour vraie. Vous êtes une entreprise nocive du point de vue social ou environnemental mais vous aimeriez préserver et étendre votre marché ? Présentez-vous comme un ami de l’environnement et/ou un leader du combat pour l’égalité ou contre la pauvreté, utilisez une présentation déformée des faits et de la vérité et le tour est joué !

Bien sûr, la publicité mensongère est interdite. Mais le greenwashing est malin : il se glisse dans les interstices de la loi et profite du flou juridique. Quant aux tentatives de régulation par la profession, elles incitent mais n’obligent à rien… Au rayon greenwashing, les procédés sont nombreux. Certains sont assez faciles à identifier, d’autres moins. De manière générale, les incitations à gaspiller, à surconsommer, comme la banalisation/ minimisation de la crise climatique, sont des indices probants.

Dans le détail, le greenwashing utilise des produits verts par une entreprise qui ne l’est pas, utilise des images suggestives, des slogans abusifs, prétend qu’il est le premier d’une classe en oubliant de mentionner que c’est la classe des cancres, emploie un jargon écologique, des mots approximatifs, des arguments de vente factices, n’apporte aucune preuve de ce qu’il avance.

Sur les emballages, cela se traduit par des allégations mensongères parce que sans fondement. Par exemple : des études et/ou des chiffres qui n’ont rien de scientifique des promesses exagérées, de faux écolabels, auto-attribués et qui ne correspondent à aucun référentiel, une mise en avant hors contexte du produit, avec des « résultats » obtenus dans des conditions d’utilisation qui n’ont rien de réel, une fausse exclusivité.

L’appétit est au bio, au naturel ? Allons-y pour les « recettes traditionnelles » quand elles ne sont pas carrément « ancestrales », les « règles de l’art » et les «ingrédients naturels ». Naturels comme l’uranium ou le plomb par exemple
.
Le végétal a la cote ? Et hop, une mention « d’origine végétale ». La ciguë est 100% végétale, sa consommation n’est pas conseillée pour autant.

Au rayon cosmétique, tous les produits affichent fièrement la mention « sans paraben » mais à la place, la composition révèle un conservateur pire que les parabens utilisés il y a 20 ans : les isothiazolinone (methylisothiazolinone par exemple). Mais pas un mot sur les tensioactifs sulfatés irritants.

3. Comment ne pas tomber dans le panneau
Savoir que le greenwashing existe est un bon départ. Savoir l’identifier c’est encore mieux. Les techniques de greenwashing se déclinent sur tout ce qui construit la marque ou le produit (nom, slogan, champ lexical utilisé, identité visuelle) mais elles se concentrent sur l’emballage. Faites de même : concentrez-vous sur l’emballage !Faites preuve de bon sens – rappelez-vous, l’uranium est naturel et la ciguë 100% végétale.

  • Lisez attentivement les étiquettes et décortiquez la composition des produits étiquettes
  • Vérifiez les termes et/ou labels que vous ne connaissez pas avant l’achat
  • Informez-vous auprès des organismes et associations qui travaillent sur ces questions.Le site de l’ADEME recèle quantité d’informations, notamment un guide anti-greenwashing à télécharger. Les associations de consommateurs et/ou de préservation de l’environnement pourront également vous renseigner.

Source https://vieverte.fr/2019/06/03/packaging-et-greenwashing-ou-comment-repeindre-lemballage-en-vert/

*** De quoi qu'on s'mail, Rémy? ***

J'ai l'immense chance de correspondre depuis deux ans avec cet artiste plasticien, mail-artiste de la première heure, Monsieur Rémy Pénard, qui pratique depuis les années 1970 ce que l'on n'appelait pas encore de l'art postal. Nos relations épistolaires sont assez espacées, mais j'apprécie nos échanges.

Je vous le laisse découvrir dans cette une vidéo Youtube où il explique son parcours et sa technique.
Vidéo Youtube de 7ALimoges - Remy Pénard, de quoi j'me mail

11 août 2023

Un nouveau stampoem de Rémy

Reçue ce jour une nouvelle poésie visuelle composée par Rémy, un correspondant mail-artiste qui pratique cet art depuis 1972 et qui maintenant se limite à l'utilisation de fragments de papiers, pour en faire des stampoem dans une optique zéro déchet.

Merci infiniment, Rémy, c'est toujours un plaisir et un honneur de recevoir l'une de tes compositions très graphiques.