Affichage des articles dont le libellé est piqué-libre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est piqué-libre. Afficher tous les articles

24 janvier 2022

Reflets d'argent dans le courant, pour Liberty

De peur d'oublier la demande de Liberty dans son dernier courrier, je lui réponds bien vite, profitant de devoir lui faire un envoi un peu raide, pour éviter le pliage. C'est l'occasion de mettre en oeuvre trois  nouvelles techniques.
Récemment, j'ai trop chauffé un morceau de satin beige en le repassant et j'ai obtenu un flocage inattendu que j'ai décidé d'exploiter pour le fond de ce mail-art,  on appelle cela la sérendipité (comme pour l'histoire de post-it).  Le résultat ressemble à un courant aquatique avec plein de bulles, je l'ai teinté en bleu avec des crayons aquarellables, pour le thème de la mer cher à Liberty. 

Ensuite j'ai mis dans le courant 3 poissons réalisés dans des opercules de fromage blanc et de yaourt, "gravés" à la pointe de ciseaux. On doit pouvoir sans peine faire mieux, ce sera pour le prochain essai. Pour terminer, j'ai introduit dans la scène deux algues rouges, obtenues au moyen de feuilles séchées devenues quasiment du cuir...

J'espère que ce mail-art expérimental arrivera en entier chez ma correspondante. D'avance je la prie de m'excuser s'il y a des dommages pendant le voyage et aussi pour le côté balbutiant de mes trois techniques.  Je t'en souhaite une bonne réception Liberty !

21 janvier 2022

D146 - Bord de mer escarpé et fleuri, de MailAnnie

Encore de beaux cadeaux amenés par le facteur ce jour : tout d'abord voici un remarquable mail-art textile, conçu et composé comme un tableau par MailAnnie, avec cette scène du littoral en balcon, escarpé et fleuri. 

MailAnnie a utilisé de nombreux composants textiles pour aboutir à ce  résultat :  de la peinture textile pour le ciel et la mer et pour teinter le terrain en aplomb de la mer, des arbres brodés en piqué libre, une grosse fleur au coeur jaune brodée main et machine et des dentelles diverses pour représenter les différents niveaux de végétation ; au premier plan un liseré de dentelles blanches brillantes avec des boucles frangées pour représenter des fleurs ébouriffées par la brise de mer. 

C'est une véritable merveille, et je te remercie vivement, MailAnnie, de m'en faire le cadeau...il y a du travail et de la recherche. Je t'en félicite, vraiment, merci beaucoup.

6 septembre 2021

Sauvetage dans les phragmites, pour Michele

Solidarité, voilà un mot quelquefois galvaudé mais qui veut encore dit beaucoup! J'en veux pour preuve le magnifique élan qui a animé les voisins, les familles et amis de toutes les victimes des inondations dévastatrices et des glissements de terrain pour les uns,  des incendies monstrueusement ravageurs pour les autres, en  apportant leur aide précieuse et spontanée aux sinistrés de cet été tragiquement mémorable en de nombreux pays dont la Belgique.

Pour mon amie belge en voici donc une interprétation fantaisiste, car même avec des lapins il est possible  d'évoquer des moments important de la vie. 

Composition à partir de la photo d'une sculpture en bronze de Georgie Gerber
Chère Michele, je t'en souhaite bonne réception. Toutes mes excuses pour le piqué libre que j'ai pratiqué avec ma machine à coudre pour complété l'illustration :  il y a longtemps que je n'avais pas utilisé cette technique et le résultat n'est pas aussi chouette que je l'aurai aimé. 

22 décembre 2020

Ecureuil affamé, pour Bertrand

Malgré les nombreuses provisions que notre ami écureuil amasse durant la belle saison en prévision de la mauvaise saison, il est souvent oublieux et doit rechercher où trouver de quoi se mettre sous la dent lorsque le grand froid est là!
Bonne et heureuse année à toute la famille!

 

Hérisson narcissique, pour Dani

Penché sur l'onde, Monsieur Hérisson voudrait s'assurer qu'il présente bien avant d'aller à son rendez-vous galant : son reflet le rassure et il peut gaiement envisager cette rencontre avec optimisme!
Crédit photo Dale Sutton

Belle et heureuse année 2021!
***

Hérisson : comment les accueillir dans le jardin ?

Oui, il est possible d’accueillir un hérisson dans son jardin ! Voici quelques conseils :
Votre jardin doit lui plaire : Installez des haies champêtres, des tas de bois et des feuilles mortes ;
Nourrissez-le avec des croquettes pour animaux. Il est également friand de petites baies, petits fruits mûrs, champignon… Vous pouvez aussi lui aménager un petit point d’eau ;
Le compost est aussi une bonne idée pour attirer des insectes et des lombrics : cela lui fera un parfait terrain de chasse ; Construisez-lui un abri par exemple en disposant une caisse retournée avec un accès. Pensez à le placer sous un buisson par exemple.

Hérisson : comment les protéger ?

Si vous trouvez un hérisson dans votre jardin, essayez de le protéger au maximum grâce à quelques astuces simples. Tout d’abord, protégez-les de ses prédateurs tels que le blaireau et le renard. Pour ce faire, incitez vos hérissons (qui aiment se déplacer de jardin en jardin), à ne pas traverser la route ou faire des détours dangereux. Créez, avec l’accord de vos voisins, des petites ouvertures dans les clôtures (12 petits centimètres suffisent) pour qu’ils puissent circuler librement et en toute sécurité. Ainsi, vous éviterez également tous les dangers liés à la route (véhicules, vélos…).

Aussi, bannissez tous les produits : anti-limaces, pesticides, produits chimiques, désherbants, raticides… Ils empoissonnent les insectes dont il se nourrit. Pensez à ranger vos outils de jardin surtout les râteaux, les tronçonneuses ou encore la taille-haie qui peuvent provoquer des blessures graves et souvent mortelles. Enfin, évitez de laisser traîner dans le jardin des sacs plastiques, des filets de légumes (ils peuvent se faire prisonnier) des boîtes de conserves et même des pots de yaourt.

Source : Mode et Travaux

Hérisson baroudeur, pour Kevin et Chelsea

 Aventureux notre petit ami hérisson : son territoire peut atteindre plusieurs hectares, et pour s'y déplacer il est capable de franchir les obstacles en grimpant, en creusant au besoin.... il n'en a pas l'air comme cela mais c'est un baroudeur!

Bonne et heureuse année 2021!

Un sauvageon difficile à repérer, pour Colette

Peut-être un  peu gros pour être un trotte-menu, j'ai choisi de le mettre en avant c'est néanmoins un animal sauvage rarement visisble et tellement méconnu.
Bonne et heureuse année 2021!

Adorable petit hérisson, pour France-Lyse

Ce n'est pas parce qu'il est plein de piquants, que c'est un méchant : au contraire, il tend à disparaître alors qu'il est tellement utile au jardinier. N'est il pas mignon celui-ci avec son petit oeil vif?
Je te souhaite une très bonne année 2021
 

Jolie martre des pins, pour Delaney

Petit animal à la jolie fourrure aux deux couleurs très tranchées, avec la couleur crème orangée pour le poitrail et la gorge : pas de doute possible, c'est une martre des pins !
crédit photo : Dani Kropivnik

Je te souhaite une excellente année 2021!

Petit-gris , pour Laurence

Ce bel animal est tout aussi craquant que son cousin plus courant , l'écureuil roux de nos sous-bois et de nos parcs mais il n'a pas aussi bonne réputation
Belle et heureuse année 2021!

***
L'Écureuil gris, originaire d'Amérique du Nord, a été introduit dans divers pays (Angleterre, Ecosse, Irlande, Afrique du Sud, Italie...) à partir de la fin du XIXe siècle.  Son introduction  et son expansion rapide pose des problèmes tant écologiques, par l’élimination de l’Écureuil roux, qu’économiques, par l’écorçage d’un grand nombre d’essences forestières.

En Europe, il est considéré par l'UICN comme l'une des 100 espèces exotiques envahissantes les plus menaçantes pour la biodiversité.

,Qui s'y frotte s'y pique, pour Antoine et Guylaine

Bien que bardé de piquants, cet animal avec son petit minois est bien sympathique et il est d'une grande utilité au jardin. Protégeons-le!
Meilleurs voeux pour la nouvelle année !
***

Les hérissons sont très présents dans la culture, le folklore et les croyances populaires. On retrouve ainsi de nombreux noms de communes, lieux dits, cours d'eau dérivés du nom du hérisson. En héraldique, le hérisson est souvent présent comme emblème sur des blasons.Le hérisson est un plat traditionnel des tsiganes, mais plus du domaine de la tradition, du folklore, que de l'alimentation courante

Menaces pesant sur cet animal :
Au Royaume-Uni, les populations de hérissons ont chuté de 36,5 millions d’individus dans les années 1950 à 1,55 million en 1995. Le déclin s'est encore accentué depuis lors : selon plusieurs études britanniques, en moins de vingt ans, les populations ont encore diminué de 30 % dans les zones urbaines et jusqu’à 75 % dans les campagnes. En France, il n’existe aucune statistique mais la situation est vraisemblablement analogue, en particulier en raison de l'usage massif de pesticides et du trafic automobile.

Heure de la sieste, pour Marcelle

Qu'il est mignon, ainsi, tout endormi dans les feuilles mortes de l'automne. 
C'est un entrainement pour la future période d'hibernation, car l'hérisson ne supporte pas les froidures.
Meilleurs voeux pour l'année nouvelle!

Dans les feuilles mortes, attention au hérisson, pour Pascale

Autour de sa maison, j'imagine que Pascalou a déjà vu ces petites boules piquantes, qui sont si précieuses au jardin, et qu'elle a tout mis en oeuvre, pour qu'il puisse y vivre sa vie sans entrave.
Belle et heureuse année 2021! 

"...c'est un hérisson qui piquait, qui piquait...", chantait Brassens, pour Pascal

Devenu rare, il faut être content d'en voir, encore plus d'en trouver un dans son jardin, si on a la chance de posséder un petit lopin de terre à cultiver.
Belle et heureuse année 2021!

***

Le Hérisson
Apparu il y a quinze millions d'années durant l'ère du Néogène, le hérisson est un petit mammifère de la famille des érinacéidés. Il n'a connu aucune évolution depuis, les fossiles retrouvés étant identiques aux squelettes des spécimens actuels. Néanmoins, sa symbolique n'a cessé de se modifier au fil des siècles. Durant l'Antiquité, les Égyptiens lui attribuaient des vertus protectrices et ornaient les tombeaux de leurs représentations. Ils accompagnaient les défunts dans l'au-delà et les protégeaient. Puis, dans la Rome antique, les latins étudiaient son comportement à la fin de l'hiver, afin de prédire l'arrivée du printemps. Détesté au Moyen-âge, il était associé aux vices de l'avarice et de la gourmandise et utilisé à des fins médicinales. Jusqu'au milieu du XXe siècle, il fut considéré comme un nuisible à éradiquer. L'Etat récompensait les particuliers qui les tuaient en leur attribuant une prime. Désormais plus apprécié par les jardiniers, le hérisson est protégé en France et en Europe, par un arrêté promulgué en 1981.

Très bruyant lorsqu'il est actif, il grogne, souffle et éternue. Il utilise sa salive abondante pour recouvrir ses épines lorsqu'il chasse afin de camoufler son odeur. Quand il est effrayé ou anxieux, il crie et redresse ses piquants sur son dos, puis sur son front. Il se met en boule, parfois plusieurs heures, s'il se sent menacé par un prédateur.

Solitaire, il ne recherche la présence de femelles que lors de la période d'accouplement et ne tolère pas celle des autres mâles. Il accepte d'être approché doucement par l'Homme, mais ne doit pas être touché tant qu'il n'est pas sevré. Sa mère pourrait le rejeter s'il est imprégné de votre odeur.

Animal nocturne, il dort le jour et est actif la nuit, durant laquelle il chasse. Il aime se déplacer sur un territoire pouvant mesurer jusqu'à dix hectares, creuser, escalader et grimper pour surmonter un obstacle. Il construit son nid dans un endroit calme dans lequel il se sent en sécurité, près d'un mur ou à proximité de la mousse. S'il est actif d'avril à septembre, il hiberne le reste de l'année.

Doté d'une espérance de vie de moins de deux ans à l'état sauvage, le hérisson est extrêmement vulnérable les premiers mois de son existence. En effet, plus de six petits sur dix meurent avant l'âge d'un an, en raison de l'hiver. Par la suite, il est très régulièrement victime d'accidents, d'intoxications à cause des pesticides, de noyades dans les piscines. L'outillage du jardin représente également pour lui un risque important de blessure. À l'inverse, il peut atteindre jusqu'à dix ans en captivité, car il est davantage préservé des prédateurs et des dangers.

En bref : le hérisson est un animal sauvage qu'il ne faut pas capturer ou mettre en cage. Cependant, vous pouvez le nourrir avant l'automne pour l'aider à hiberner dans de bonnes conditions et lui construire un petit abri isolé pour le protéger.

Surprise au milieu des branches du pin, pour Nicole

Avec sa jolie petite tête et son plastron couleur crème orangée, voici une belle belle martre des pins!
photo publiée sur wikipédia

Belle et heureuse année 2021!
***
Source Wikipédia

La Martre des pins (Martes martes), plus familièrement appelée martre ou marte, est une espèce de la famille des Mustélidés. C'est un petit mammifère carnivore que l'on rencontre abondamment dans les forêts et bois d'Eurasie. Cette martre ne s'approche pas beaucoup des habitations humaines contrairement à la fouine .Son pelage est brun, ses pattes et sa queue plus foncés, sa tête plus claire. La bavette (à hauteur de la gorge et du haut de la poitrine) est jaune orangé et presque toujours d'un seul tenant. 

Les mâles atteignent la maturité sexuelle à la fin de leur deuxième année ou au début de la troisième, tandis que la majorité des femelles deviennent matures au cours de leur troisième année et restent fertiles jusqu'à l'âge de douze ans.

Les femelles ont une seule période d'accouplement par an, entre juin et août. Elles peuvent avoir plusieurs périodes de chaleurs séparées par quelques jours de repos.

La parade nuptiale, qui peut durer quinze jours, est faite de luttes et de jeux. L'accouplement lui-même dure 90 minutes environ, au sol, au cours desquelles le mâle attrape de ses dents la femelle par le cou. Les femelles peuvent s'accoupler plusieurs fois par jour, mais aussi plusieurs fois dans la même période d'accouplement, éventuellement avec des mâles différents.

La période qui sépare l'accouplement de la mise bas (en avril de l'année suivante) est très longue : entre 259 et 285 jours. Il existe en effet chez la martre un phénomène d'ovo-implantation différée ou diapause embryonnaire : les œufs fertilisés atteignent le stade de blastomères puis cessent leur développement. L'implantation dans la muqueuse utérine n'a lieu que 220 à 240 jours après l'accouplement.

La femelle met bas, le plus souvent dans une cavité d'arbre, deux à sept jeunes par portée, avec une moyenne de trois petits par femelle. La période de lactation dure 45 jours, entre avril et mai. Seule la femelle s'occupe des jeunes. Ceux-ci se dispersent au plus tard, au début de l'automne, à l'âge de trois mois. Ils atteignent leur taille adulte à cinq mois. Le nid peut également être constitué par un grand nichoir (pour Chouette Hulotte par exemple), un trou de pic, une crevasse rocheuse, etc.; plus rarement au sol (terrier de blaireau occupé ou non).

Son aire de répartition s'étend dans l'hémisphère nord à une grande partie de l'Eurasie depuis la limite des zones forestières au nord, jusqu'aux pourtours méditerranéens au sud. En France, on la trouve pratiquement partout, mais avec des populations plus denses dans l'est du pays.

Elle vit dans les boisements denses, forêts de conifères ou forêts mixtes, avec d'éventuelles brèves excursions le long de leurs lisières. Cet habitat forestier distingue la martre de la fouine qui a un comportement ripicole et qui s'approche beaucoup plus des habitations humaines. L'habitat humain ainsi que ses abords ne présentent cependant pas un caractère dissuasif pour la martre. La martre évite les milieux ouverts où elle trouve peu de proies et peu de gîtes.

Pendant la saison chaude, la martre niche surtout dans les arbres, à plus de deux mètres de hauteur : cavités dans le tronc, amas de lierre, fourches de branches, nids d'autres espèces, etc. Ce sont alors des gîtes temporaires qu'elle n'aménage pas. En hiver et quelquefois en période estivale, la martre gîte au sol, dans des pierriers ou sous la végétation (ronciers notamment).

Le domaine vital annuel du mâle - c'est-à-dire l'ensemble des zones qu'il utilise sur la période - est en moyenne de 150 hectares, contre 30 hectares pour une femelle. Ces chiffres dépendent bien entendu fortement de la qualité du milieu et de son offre en nourriture.[

La martre est un petit prédateur carnivore qui se nourrit essentiellement de petits mammifères, d'oiseaux, d'insectes. Elle consomme aussi des fruits sauvages (églantier, fraise, framboise, etc.) ou parfois cultivés (cerise, pomme, etc.).

Les mammifères sont consommés en toutes saisons. Les petits rongeurs constituent jusqu'à 80 % du nombre total de mammifères consommés. Il s'agit principalement de campagnols (campagnols roussâtres, campagnols terrestres, campagnols agrestes), de mulots et de musaraignes. De façon plus accessoire, la martre peut également se nourrir de lapins de garenne, de lièvres, d'écureuils  et même de chauve-souris.

Les oiseaux et leurs œufs forment un appoint important au printemps et en été, surtout si les rongeurs viennent à être moins abondants. À noter que la martre, en raison de son habitat forestier, ne s'attaque pas aux poulaillers.

Les invertébrés, insectes ou mollusques, sont minoritaires dans le régime alimentaire de la martre (2 % à 15 % du total, avec un pic à 6 % au printemps et 25 % en été).

La martre ne dédaigne pas les charognes (chevreuil tué par un lynx par exemple).

Les fruits sont consommés principalement en été et à l'automne. Ils peuvent représenter jusqu'à 70 % du régime alimentaire.

Petit casse-noisettes dans la neige, pour Nicole

Toujours mignon ce petit animal, qui ne craint même pas de mettre ses pattes dans la neige, lorsqu'il lui faut retrouver de quoi se mettre sous la dent... c'est un tel étourdi, qui avait pourtant bien prévu des réserves pour la mauvaise saison, oui, mais où ? 
Belle et heureuse année 2021!

 

Blanchon au fond du trou caché, pour Nanou

Bien caché dans son trou  le lièvre variable est très difficile à apercevoir, mais il laisse sur la neige de nombreuses traces de ses pérégrinations
Belle et heureuse année 2021
***

L'espèce Lepus Timidus se serait différenciée au cours de la dernière glaciation quaternaire, le climat rigoureux qui régnait alors sur l'Europe, avait alors obligé la faune à des adaptations importantes. La stratégie de camouflage du lièvre variable en a fait une espèce à part entière.

Cette glaciation a duré 100 000 ans pour s'achever environ 15 000 ans avant notre ère, ce qui a poussé le lièvre variable à se séparer en deux groupes. Le premier groupe a migré toujours plus au nord vers la Scandinavie, l'autre groupe s'est laissé piéger dans la zone montagneuse des Alpes au centre de l'Europe. Absent naturellement des Pyrénées, sa présence actuelle est due à une introduction artificielle en 1978.

À la différence des autres lièvres, le blanchon a un estomac à toute épreuve, et peu de choses le rebutent, il peut par exemple digérer des écorces d'arbres et sait se purger en avalant des graviers et de la terre. Il fréquente tous les milieux alpins — bois de pins, aulnaies, crêtes, éboulis, pelouses, entre 1 500 et 3 000 mètres — trouvant dans chacun une pitance à son goût. Il est aussi capable de parcourir rapidement de grandes distances et des dénivelés importants — jusqu'à plus de 1 000 mètres de dénivelé.

En période normale, le lièvre variable est plutôt très discret, jouant plutôt la furtivité. S'il se sent en danger d'être découvert, il va jaillir comme l'éclair avant de disparaître vite au loin.

Bien adapté au froid et aux milieux inhospitaliers, seuls le vent et les tempêtes de neige le contraignent à l'immobilité, et, malgré les dures conditions hivernales, il se reproduit dès le mois de février. La saison des amours est appelée « bouquetage » ; abandonnant leur grande prudence habituelle, les lièvres se lancent dans des courses effrénées, puis se figent brusquement dans une immobilité de statue avant de repartir aussi subitement, après un instant d'observation des alentours.

La femelle, la hase, peut avoir jusqu'à quatre portées par an de trois ou quatre petits qui viennent au monde couverts de poils, les yeux ouverts et immédiatement autonomes avec la même alimentation que celle des adultes. En moins de deux mois, ils dépassent le kilogramme. La reproduction du lièvre variable est importante et il peut à l'occasion se reproduire avec le lièvre d'Europe, cependant les hybrides se révèlent extrêmement vulnérables, ne bénéficiant pas de toutes les adaptations de leurs parents à leurs milieux respectifs.

L'espérance de vie des blanchons ne dépasse pas trois ans et la moitié des jeunes ne passent pas l'année. Leurs prédateurs sont les belettes, les fouines, les hermines, les martres et tous les aigles et autres rapaces. En hiver, ils sont les seuls à courir les territoires enneigés et finalement, leur population ne progresse que lentement. La cohabitation avec l'homme se passe assez bien et le blanchon n'hésite pas à chercher des abris dans les chalets d'alpages ou dans les gares de remontées mécaniques.

Source Wikipédia

Il passe par ici aussi le petit loir gris, pour Nadine

Petite boule de poils gris, et yeux vifs, ce petit loir gris en pleine dégustation d'une faine est bien mignon!
Photo de Marc Solari

Belle et heureuse année 2021!
***

C'est un petit animal de 15 à 20 cm pour un poids de 100 à 250 g, qui vit essentiellement la nuit. Il passe l'hiver en hibernation pendant sept mois environ (d'octobre à avril). Sa longévité moyenne est de 9 à 10 ans. Il est sensiblement de même taille que le lérot et possède une queue touffue de couleur grise comme l'ensemble du corps.

Taille :14 à 20 cm + 11 à 19 cm de queue.
Poids : de 80 à 250 g.
Robe : dos et flancs gris chinchilla uniforme, parfois teinté de roux sur les flancs, ou de noir sur une raie dorsale. Mince cercle noir autour de l'œil. Joues et ventre blancs.

Particularités : longue queue touffue, munie de poils gris d'égale longueur jusqu'à son extrémité. Molaires carrées, à surface relativement plane mais striées. Aucune « fenêtre » à la mandibule.

Signes de présence : Nid : construction ovoïde d'une bonne quinzaine de centimètres de diamètre faite de brindilles, mousses, feuilles, herbes sèches avec ouverture latérale. L'intérieur est tapissé de matériel doux : laine, poils, plumes, herbes. Le nid est souvent construit dans un creux d'arbre, une fissure de rocher, un vieux mur, un vieux nid de pie ou d'écureuil ou encore peut se trouver librement dans les branches, à moyenne hauteur. Un même nid peut abriter plusieurs individus. Les nichoirs à petits passereaux ne lui conviennent pas : le diamètre du trou de vol est insuffisant. Les nids d'hibernation sont établis dans le sol, à des profondeurs allant de 15 à 60 cm.

Empreintes : semblables à celles de l'écureuil, mais de plus petite taille.
Source : extrait d'article 

Toujours surveiller ses arrières, pour Nadine

La fouine est curieuse de tout, c'est là son plus vilain défaut, et ce qui la rend d'autant plus attachante !En effet, cet animal s'ingénie à vivre près de nous, bien qu'on ne s'en aperçoive pas.
Crédit photo M. Zlinko Pologne

Belle et heureuse année 2021!

***
C'est un commensal de nos greniers et remises, faisant ripaille de tous rongeurs et autres œufs d'oiseaux. La fouine est ainsi faite : elle adore vivre dans l'entourage de l'homme.

Ne vous y trompez pas, ce n'est pas tant notre compagnie qui l'intéresse, mais bien plutôt les ressources alimentaires et l'abri que peuvent lui fournir les constructions humaines.C'est un animal délicat qui déteste la canicule, le gel, les inondations et la pluie. Pas question, comme sa cousine la martre, de vivre à la dure en pleine forêt ! C'est beaucoup plus pratique d'élire domicile dans les confortables bâtiments agricoles souvent pleins de cachettes et de recoins. Elle y apprécie alors le confort tiède et la douceur des lieux, et peut s'y prélasser à loisir, d'autant que ces endroits sont infestés de rongeurs attirés par les débris végétaux et les graines, qui sont sa source de nourriture principale. C'est sans doute son origine méridionale qui provoque cet excès de langueur et cette tendance au moindre effort… Je plaisante, bien entendu.

Le problème, voyez-vous (et ce n'est pas faute d'avoir essayé de trouver des circonstances atténuantes au coupable) est que la fouine a justement tendance à aller au plus direct. Je veux parler bien sûr du poulailler. Aïe ! Je vous entends déjà dire : « quoi ? Mais ce n'est qu'un vulgaire nuisible ? »

Eh bien ! oui, avouons-le sans détours : la fouine ne dédaigne pas de petites visites dans le poulailler, dans le meilleur des cas pour y gober les oeufs, mais souvent pour y faire de véritables carnages !Ainsi, il arrive que le pauvre propriétaire dudit poulailler découvre au petit matin bon nombre de ses volailles refroidies. En général, aucune ne survit !

On a alors vite fait de qualifier la fouine de monstre sanguinaire, et c'est d'ailleurs ce comportement qui, probablement, est responsable de la mauvaise réputation des mustélidés dans son ensemble, même ceux qui sont beaucoup trop petits pour effectuer de pareils ravages, comme la belette ou l'hermine, mais aussi comme la martre, sa proche cousine qui pourtant ne quitte jamais les sombres profondeurs de la sylve.

Effectivement, la fouine est coupable de ravages dans les poulaillers. Mais, ainsi que l'ont montré les études comportementales, la frénésie de meurtre dont elle fait preuve en présence de volailles caquetantes n'est que la réaction instinctive à une agression, l'animal ne supportant pas l'agitation et le bruit causés par sa venue. De fait, il égorge tout ce qui bouge jusqu'à ce que revienne le calme. Dommage pour les poules…

Cela dit, n'oublions pas que, comme tous ses cousins mustélidés, la fouine se nourrit en grande majorité de rongeurs, régulant ainsi les populations de rats et de souris qui, sans elle, seraient extrêmement nombreux dans les bâtiments agricoles, les granges et les hangars, et deviendraient un véritable fléau.
Source : Antiopa Nature et Sciences

Dernière succulente cueillette avant le grand froid, pour Michele

Monsieur le Lapin de garenne s'est dressé sur ses pattes arrières pour atteindre et savourer avec délicatesse les dernières baies rouges gelées d'une branche basse. Hum, c'est diablement bon!

Belle et heureuse année 2021!
***

Le lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) ou lapin commun fait partie des lagomorphes comme le lièvre. Ce mammifère de la famille des Léporidés tire son nom des garennes, nom donné autrefois aux espaces herbeux ou boisés truffés de réseaux de terriers où ces lapins étaient nombreux. Le lapin commun est également domestiqué pour l’élevage, ainsi que pour l’agrément avec notamment les lapins nains.

Le lapin de garenne se distingue du lièvre par sa taille plus petite : entre 35 et 50 cm environ sans la queue et ses oreilles également plus courtes ne dépassant pas 9 cm. Selon les gabarits, son poids varie entre 1 kg et 2,5 kg. Il a une fourrure gris-brun à gris-beige tirant sur le blanchâtre au niveau du ventre et une petite tache rousse sur la nuque.

Le dimorphisme sexuel se remarque à la forme de la tête : plus fine et davantage allongée chez les femelles, alors que les mâles sont plus joufflus.

Le lapin a la particularité d’avoir une dentition importante (28 dents) qui ne s’arrête jamais de pousser. Il a également une très bonne vue qui porte à 360°C, avec ses yeux dont l’iris est brun-noir, à la différence du lièvre. Dès lors que la luminosité baisse, le lapin continue à très bien voir. Cependant, juste devant lui, ce sont ses vibrisses qui lui permettront de sentir la présence d’obstacles. Son ouïe n’est pas un sens particulièrement précis chez lui alors que l’acuité de son odorat ne fait aucun doute. Un autre sens est curieusement bien développé chez le lapin, c’est le goût puisqu’il est capable de discerner le salé, le sucré, l’acide et l’amer.

Lorsqu’il est en détresse ou en coït, le lapin clapit en poussant un petit cri aigu. Mais s’il veut prévenir d’un danger à proximité, il tape du pied ce qui provoque un bruit sec qui résonne à distance.

Le lapin vit en couple ou en groupe d’une vingtaine d’adultes au sein duquel une hiérarchie existe avec des dominants et des dominés : les premiers auront priorité sur l’accouplement avec le meilleur espace pour mettre bas, tandis que les deuxièmes sont en retrait.

Comme il voit la nuit, le lapin vit surtout à partir du crépuscule. Son espérance de vie peut aller jusqu’à 9 ans mais c’est sans compter sur les prédateurs et autres obstacles à sa survie. Le lapin a la réputation d’être très actif sexuellement, et le "chaud lapin" n’est pas vraiment une expression usurpée puisqu’il copule toute l’année en changeant de partenaire au gré de ses envies, ce qui lui fait une descendance pléthorique.

Les femelles peuvent être en chaleur toute l’année sauf en automne. La durée de la gestation est d’un mois, et les femelles en gestation se rencontrent principalement entre février et août.

Elles mettent bas dans une rabouillère (terrier d'accouchement) d’une portée comptant entre 3 et 12 petits lapereaux glabres avec les yeux fermés. Ils vont chercher l’une des 6 mamelles de la femelle grâce à l’odorat déjà présent : compte tenu de l’écart entre le nombre de tétines et le nombre de petits, une forte mortalité de lapereaux est fréquente. A 4 semaines, les petits sont sevrés et autonomes, ils atteindront leur maturité sexuelle à 3 mois et demi et 4 mois, respectivement pour les femelles et pour les mâles. Seulement un mois après avoir mis bas, la femelle est à nouveau fécondable : de ce fait, elle peut avoir jusqu’à 6 portées par an !
L’habitat du lapin de garenne

Le lapin de garenne vit à moins de 1400 mètres d’altitude, dans des zones herbeuses, de toutes sortes dès lors qu’il existe quand même quelques buissons ou haies pour se cacher : cela va des landes aux bois, en passant par les clairières, les dunes, les bocages, les prairies, les champs cultivés, sans oublier non plus les parcs publics des villes, les ronds-points végétalisés, les aires d’autoroute et de zones industrielles, les pelouses et les jardins.

Pour faciliter le creusement des terriers, le lapin de garenne préfère les sols sableux, meubles, bien drainés et profonds. Les terriers, s’ils ne sont pas isolés, sont reliés entre eux par des galeries.

L’espace vital du lapin peut aller jusqu’à 4 ha et doubler s’il vit en communauté, mais cela dépend de l’abondance ou non de nourriture à proximité du terrier. Il marque son territoire, y compris l’entrée du terrier, avec l’urine, les crottes et la sécrétion de glandes mentonnières.

Le lapin de garenne est bien évidemment un herbivore puisqu’on le voit toujours associé aux carottes dans les films d’animation et les BD ! Moins délicat, il mange également ses propres crottes encore molles tout juste déféquées (on dit qu’il est cæcotrophe) qu’il va mâchouiller comme s’il ruminait. Il s’agit d’une sorte de digestion en deux étapes..

En fonction de la nature environnante et des saisons, les plantes herbacées qu’il va consommer vont varier : cela va des graminées (Poacées) aux beaux jours jusquaux racines, bulbes, graines, tiges, jeunes pousses et écorces d’arbustes quand le froid arrive. S’il y a des cultures dans son domaine vital, il ira se servir qu’il s’agisse d’un champ de céréales ou d’un jardin potager dans lequel carottes et choux, notamment, poussent.