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16 janvier 2026

Kachinas : poupées représentant les esprits dans la mythologie des peuples Hopi et Zuni, pour Eric

Sachant combien Eric apprécie tout ce qui est relatif à l'art précolombien, et comme de mon côté,  ce sont les peuples premiers qui m'intéressent, j'ai marié nos deux thèmes avec cette enveloppe que je lui adresse pour son anniversaire. 

photos publiées  dans Gazette Drouot avec quelques pièces de la collection de Jean Pierre Morin : de gauche à droite /  ZUNI, Nouveau-Mexique, États-Unis, années 1940. Figure kachina Oiseau géant - Shalako, bois sculpté et peint, tissu, carton, laine, fourrure /  HOPI,  Arizona, États-Unis, années 1920. Figure kachina du Nouveau Maïs – Poli Sio Hemis Katsina (variante), bois sculpté et peint, plumes, h. 35 cm.


Groupe de Katchinas peint en 1933 par Waldo Mootzka (tempera sur crayon, sur papier chamois)

Que sont les Kachinas? 

Les kachinas ou katchinas (parfois retranscrits Katsina, au pluriel : Katsinam) sont des esprits dans la mythologie des Hopis et Zuñis du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, dans le Sud Ouest des États-Unis. Esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs, espiègles, bienfaisants ou malfaisants, ils constituent en sorte un inventaire du monde visible et invisible. Six mois par an, à l'occasion de fêtes rituelles, ces esprits s'incarnent dans des danseurs masqués et vêtus de vêtements de circonstances. 

Des poupées de bois peintes de vives couleurs, également nommées kachinas et représentant ces danseurs, sont offertes aux enfants, à l'issue des fêtes, pour qu'ils se familiarisent avec le monde des esprits.

Origine du riteClaude Lévi-Strauss nous renseigne sur le mythe des katchina :  « Les katchina sont les âmes des premiers enfants indigènes, dramatiquement noyés dans une rivière à l'époque des migrations ancestrales. [...] Quand les ancêtres des indiens actuels se furent enfin fixés dans leur village, le mythe rapporte que les katchina venaient chaque année leur rendre visite et qu'en partant, elles volent les enfants. Les indigènes, désespérés de perdre leur progéniture, obtinrent des katchina qu'elles restassent dans l'au-delà, en échange de la promesse de les représenter chaque année au moyen de masques et de danses. »

Pour Claude Lévi-Strauss, ce rite relève de l'initiation, les enfants ne doivent pas reconnaître leurs parents ou familiers sous les masques de ces esprits venus les récompenser pour leur bonne conduite. Si les enfants sont exclus de la caste des initiés que sont les parents qui mettent en place la mystification, c'est, explique l'ethnologue, « parce qu'ils sont les katchina [...]. Leur place est ailleurs, non pas avec les masques et les vivants, mais avec les Dieux et les morts ; avec les Dieux qui sont morts. Et les morts sont les enfants ». De non-initiés, les enfants prennent ainsi le rôle de « super-initiés » car la dualité entre initiés et non-initiés appelle la réciprocité et « si ce sont les initiés qui personnifient les fantômes des morts pour épouvanter les novices, c'est à ceux-ci qu'il appartiendra, dans un stade ultérieur du rituel, de les disperser et de prévenir leur retour »

Confection : Leur confection commence par la recherche d'une racine de peuplier américain (cottonwood). Les premières kachinas, les Püch tihu, étaient plates et d'un seul tenant : les bras faisaient partie intégrante du tronc et les jambes étaient inexistantes. Des transformations ont eu lieu à partir de 1870, notamment la séparation des membres inférieurs, l'apparition d'avant-bras. Année après année, les modifications se sont affinées pour aboutir aux poupées modernes, fidèles imitations des danseurs masqués, comme celles qui sont exposées dans les musées américains du Sud-Ouest des États-Unis (Heard Museum de Phoenix et Museum of Northern Arizona de Flagstaff).

L'évolution des poupées kachinas est en rapport avec l'âge de l'enfant qui la reçoit. Pour un nourrisson elle est sculptée dans un bloc, plate sans bras et parfois recouverte de sucre et au fil des années la poupée devient plus élaborée, plus précise.

Peinture : La peinture des kachinas est d'importance car les coloris sont associés aux six points cardinaux : le nord est figuré par le jaune, l'ouest par le bleu-vert, le sud par le rouge, l'est par le blanc, le zénith par le noir, le nadir par le multicolore ou le gris. Un ton peut symboliser la provenance de l'esprit kachina, un autre révèle sa fonction, un troisième témoigne de son appartenance à tel ou tel groupe d'esprits. Quant aux accessoires, ils sont la touche finale du créateur. Les plumes en sont l'ultime ornement. Le commerce aurait pu, en la banalisant, transformer la poupée kachina en un gadget mais ce n'est pas le cas. Le tihu reste le lien qui unit les Indiens à la terre de leurs ancêtres et le danseur kachina conserve son rôle d'éducateur privilégié et de gardien de la culture des Hopi et Zuni.

Polémique autour des ventes de Kachinas
Pour les communautés d'Arizona, la représentation publique de kachinas est offensante et irrespectueuse.En avril 2013, 70 kachinas ont été vendues aux enchères pour un montant de 930 000 euros. La nation des Hopis a tenté d'interdire la vente et émis de nombreuses protestations, avec le soutien de Robert Redford, qui a qualifié la vente de « geste criminel ». Lors de cette vente, Pierre Servan-Schreiber et Richelle Dassin, sœur de Joe Dassin, ont acquis deux kachinas, qu'ils ont ensuite restituées aux Hopis.
En décembre 2013, les Hopis et l'ONG Survival International ont saisi la justice française pour interdire la vente d'objets sacrés prévue en décembre à Paris
(Source Wikipédia)
***
Il est tout à fait exact que le commerce de ces objets acquis (comment?) par des collectionneurs fait beaucoup d'envieux. J'ai eu connaissance de l'existence de ces figurines, sur la Gazette Drouot (*) qui a pour spécialité de vendre des objets d'arts aux enchères. Et quelques semaines après avoir annoncé la dispersion d'une collection extraordinaire de plus de cinquante pièces,   elle annonce que les enchères pour les kachinas Hopi et Zuni se sont envolées.

Encore une fois, on voit comment les "explorateurs" de tout poil ont pu spolié les peuples premiers de leurs objets de culte et autres traditions se rapportant à l'essence même de leurs origines. De telles pièces devraient être rendues à leurs légitimes propriétaires ou si ce n'est vraiment pas possible, figurer dans un Musée consacré à ces populations natives,  pour que chacun puisse y avoir un accès libre, dans un souci de mieux appréhender tout ce que ces peuples ont à nous apprendre. 

Ce n'est sûrement pas la "propriété" de ces objets par quelques collectionneurs privés qui ne savent plus où placer leur fric qui va permettre aux générations futures de prendre connaissance des rites des peuples amérindiens Hopi et Zuni. 

(*) j'ai pris un abonnement depuis deux ans, pour avoir sur du beau papier glacé des photos d'objet d'art et de collection, afin de pouvoir avoir de la matière pour mail-arter

25 août 2025

Baguettes de tradition pour les privilégiés que nous sommes, pour Christian

En préparant une réponse à un appel à mail sur le pain dans le monde, j'ai eu envie de mettre le doigt sur le fait qu'en France nous avons la chance d'avoir à notre disposition tant et tant de variétés de pains, pour la grande majorité d'entre nous, mais dans d'autres pays du monde certains n'ont pas cette chance, surtout dans les zones surpeuplées ou dans des zones de conflits où les ONG ont du mal à venir en aide.

Tout comme moi, je sais que Christian est depuis longtemps préoccupé par tout ce qui se passe à Gaza, avec cette famine organisée à grande échelle, dans une action génocidaire programmée de longue date mais désormais officiellement annoncée par Israël.

Photo trouvée sur le site d'un boulanger itinérant desservant la Roya
https://cotedazurfrance.fr/offres/artisan-boulanger-itinerant-charbonnett-breil-sur-roya-fr-5656662/
Ce qui est annoncé aussi officiellement par l'ONU c'est l'état de famine dans lesquels tentent de survivre les Palestiniens, bombardés, mutilés, hachés, estropiés, torturés, déplacés, internés dans des camps, ou emprisonnés... 

Dessin de Gérald Herrmann pour La Tribune de Genève placé au verso de mon mail-art
Le pain, aliment de base,leur manque là-bas depuis longtemps, certains sont réduits à manger du carton bouilli... quand ils ne sont pas pris pour cible par des snipers qui les attirent sur les lieux de "ravitaillement" pour les abattre froidement.

Par opposition je trouve que nous, nous ne sommes même plus étonnés d'avoir à notre portée autant de nourritures... certes pas toujours de bonne qualité (c'est même de moins en moins souvent le cas, tant les addidifs de tout ordre sont venus les compléter) mais c'est quand même une grande chance que de toujours pouvoir manger à sa faim! 

D'ailleurs, cela nous paraît tellement naturel qu'on se permet d'acheter trop et mal, de gaspiller, et/ou de jeter des produits aux dates de péremption trompeuses, faites pour nous pousser à consommer.

Moi j'aime le bon pain, celui "poussé"au levain, avec une belle croute dorée et une belle mie bien alvéolée. Hélas. je n'en trouve pas toujours et donc je n'en mange pas tous les jours. Pour en trouver du bon, il me faut aller dans deux villes de banlieue pas si près de Massy pour en trouver, si bien que je ne veux pas me mettre à dépenser du carburant uniquement pour aller acheter du pain.

Il me faut vous dire que lorsque le pain est bon, je le déguste avec davantage de plaisir que si je mangeais une patisserie. Et quoi de meilleur qu'une belle et bonne tranche de pain de campagne taillée dans une belle miche, accompagnée d'un bon fromage laitier. Ces jours là, c'est la fête!

Bonne réception de ce mail-art que je dédie au peuple palestinien et à son immense courage :  je te souhaite également une belle fin d'été, avec des températures plus supportables. 

8 octobre 2024

Liberté d'expression : ce droit imprescriptible n'est plus tout à fait respecté, pour Eric

Encore un envoi vers Eric sur le thème "Paroles" pour l'exposition qu'il animera à la fin du mois à Mialet.

Un rappel : la liberté d'expression est consacrée parmi les « droits naturels et imprescriptibles de l'homme » dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (DDHC) de 1789.

Photo du mur taggé : CC - Newtown grafitti - CC BY 2.0

Pourtant, depuis quelque temps, la liberté de parole est de plus en plus contrainte, la libre parole tend à s'effacer subrepticement quand cela ne va pas jusqu'à conduire à de l'auto-censure pour certains créateurs de spectacles par crainte de se voir couper leurs crédits. 

Oui, la parole est "libre" en France à la condition qu'elle plaise en haut lieu,  j'en veux pour preuve la manière dont la bande d'humoristes de France Inter, Guillaume Meurice entre autres, ont été éliminés de l'antenne car leur humour n'était pas assez politiquement correct!!!

Il est couramment admis de laisser dire les pires énormités et insanités sur des chaines d'opinion qui fonctionnent 24H/24 par des "journalistes" dont je préfère taire le nom,  mais l'ARCOM, le soit-disant  gendarme de l'audiovisuel, a refusé tout récemment un créneau de la TNT à une chaine d'information indépendante comme LE MEDIA pourtant éligible, 

En fait, chez nous, la parole est libre, mais toute vérité n'est pas bonne à dire.... il vaut mieux occuper le temps de cerveau disponible de l'auditeur/téléspectateur  avec des fake-news, plutôt que de l'informer vraiment, de lui permettre de réfléchir et de se forger ainsi sa propre opinion. 

Après ce coup de gueule, cher Eric, j'espère que ce mail-art te parviendra dans les meilleurs délais. 

Les bons mots de Coluche sont toujours d'actualité, pour Eric

Suite à l'appel à mail-art lancé par l'ami Eric sur le thème "Paroles" pour avoir un peu plus de matière pour son exposition des 26 et 27 octobre prochain à Mialet,  je me suis lancée dans une petite série dont voici le premier volet.

J'ai choisi de mettre à l'honneur les mots percutants de Coluche, les paroles d'un humoriste qui nous manque tant  mais qui n'aurait certainement plus la même liberté aujourd'hui pour les dire. 

photo extraite d'une pochette de disque 
Je t'en souhaite une bonne réception, Eric, ainsi qu'une belle exposition à suivre : tellement dommage que tu habites si loin, je serai volontiers venu la voir.

10 octobre 2023

T155 - En plus de la pêche, elle a la patate, Nadine

Ah quel bonheur de voir comment nous jouons au ping-pong avec Nadine, nos idées rebondissant ou se faisant écho de mail-art en mail-art,  alors que nous ne nous connaissons pas et que nous nous découvrons chaque fois un peu plus. 

C'est toujours une vraie joie de trouver l'un de ses envois si originaux dans ma boite aux lettres.. à chaque fois, je suis impatiente de lire son courrier, toujours plein de petits détails de la vie qu'elle sait enchanter. 

En réponse à la question posée lors d'un précédent échange, Nadine affirme au verso de son enveloppe qu'elle a bien sûr la pêche (parmi toutes les autres pêches dessinés, elle en a mis une bien en avant, avec un réalisme incroyable dans un tissu velours aussi doux qu'une peau de pêche).

Enveloppe verso

Sur le recto de l'enveloppe,  Nadine déclare avant tout avoir la patate avec l'un de ces tubercules réalisé dans du jute (de sac à patates) ; pour compléter le tableau, elle a dessiné moultes autres pommes de terre et surtout y a apposé le timbre suisse qui veut lutter contre le gaspillage alimentaire, notamment en privilégiant le goût plutôt que l'aspect externe de ces légumes. 

Enveloppe Recto

Je te remercie vivement Nadine de ce nouvel échange mail-artistique qui m'enchante, vraiment. A bientôt dans nos BAL et bonnes vacances à toi.
***
Timbre «Durabilité – Denrées alimentaires»

La Poste Suisse propose aussi un timbre contre le gaspillage alimentaire, notamment des produits de la terre que l’on jette à cause de leurs formes imparfaites. Il n’est pas rare que les aliments s’écartant de la norme finissent à la poubelle. Pourtant, le fait qu’ils soient moins présentables n’altère en rien leur goût. Un timbre dénonce ce gaspillage. Qui peut se vanter d’être parfait? Et qu’est-ce que la normalité, au juste? Les denrées alimentaires font l’objet de normes très strictes à cet égard. Celles qui s’en écartent sont généralement retirées du circuit de vente. Le gaspillage alimentaire («food waste» en anglais) s’observe à différentes étapes du cycle de vie du produit, que ce soit dans le commerce, la transformation ou la consommation par les ménages privés. Or, ceci est dommageable non seulement pour les ressources gaspillées inutilement, mais aussi pour le portemonnaie: le WWF estime qu’un ménage suisse jette en moyenne plus de 600 francs de nourriture par an. Le timbre avec le mot «WASTE» biffé vise à envoyer un signal fort. Le trio de légumes photographié montre que la difformité peut aussi être esthétique, puisque ce sont justement leurs formes particulières qui attirent l’œil. Les trois pommes de terre de montagne sont issues d’une exploitation bio dans la vallée de l’Albula. Très appréciées dans la haute gastronomie notamment, elles font les délices des fins palais.

1 février 2023

D163 - Dentelles en noir et en blanc, pour une féminité affirmée, de Chocolatine & Stooby

Oh quel régal ce jour avec cette composition très féminine de Chocolatine et Stooby, réalisée autour de la dentelle ancienne, qu'elle soit blanche ou noire... Waouh, c'est absolument magnifique, avec la présence de deux femmes aventurières exploratrices sur les timbres, aux tons tout à fait raccord avec la couleur de cet art postal! Je suis comblée!

Pas besoin de savoir coudre pour réaliser de l'art postal textile : une paire de ciseaux et de la colle peuvent suffire, dans la mesure où le textile de base est magnifique et qu'il est parfaitement mis en scène.

Vraiment, un grand bravo, pour cette création avec le fond bistre cartonné, sur lequel une dentelle blanche vient orner une bande de jute -l'association du raffiné et du rustique fonctionne à fond- puis l'ajout d'une fleur satinée noire et enfin la rosette de dentelles et le bouton : ils  viennent orner au centre deux feuilles en tissu velouté et gaufré, pour plus de féminité. J'aime aussi la délicatesse des coins en dentelle pour encadrer le tout. 

Merci beaucoup à vous deux, c'est très réussi.

18 janvier 2021

Dans le nid de la grive musicienne, pour Delaney

Le deuxième défi de l'année en  mailart textile pour la MJC de Palaiseau consistait à utiliser un timbre de la série "oeufs" : j'ai choisi l'oeuf bleu de la grive musicienne, oiseau dont j'aime beaucoup le nom par ailleurs. Et comme il me tarde d'être au printemps, particulièrement cette année, je l'ai choisi pour les  nids et les couvées, mais aussi pour l'éclosion des bourgeons et la libération des fleurs.

18 janvier 2021 : Le timbre est presque caché sous les brins du nid que je n'imaginai pas aussi important au début de ma réalisation ; il faut l'écarter un peu pour en voir la dentelure. Je ne sais pas encore si la Poste va accepter de me le l'oblitérer alors qu'il est si peu visible : affaire à suivre...

Eh bien c'est raté : le postier est d'accord pour mettre le tampon puisque le timbre est encore partiellement accessible, mais il m'a averti que cela ne passerait pas au tri. J'ai dû doubler l'affranchissement en y apposant un timbre identique qu'heureusement, j'avais en double, puis de  faire voyager ma carte sous plastique pour éviter la destruction du nid.

20 janvier 2021 : la grive musicienne est bien parvenue à Delaney, qui vient de m'en envoyer la photo.  Malgré toutes ces péripéties, je suis contente de savoir que l'histoire se termine bien et que ce mailart plait à Delaney.

30 octobre 2019

EA45 - Le safran des indes, vous connaissez?, de Marie

Quel beau mail-art aujourd'hui dans ma boîte aux lettres : c'est une réalisation de Marie, qui à son habitude, m'a concocté une composition originale, mêlant l'épice de curcuma présentée sur un marché à de la vraie toile de jute, le tout joliment encadré d'un galon de passementerie noir.

Le mariage est heureux ici au niveau des couleurs mais il l'est également historiquement, tant il est vrai que le sac de jute a été souvent utilisé pour le conditionnement et le transport des épices.
 Aussi appelé safran des Indes le curcuma enrobe les aliments d'une belle couleur jaune doré ; il est aussi beaucoup consommé pour ses nombreuses vertus thérapeutiques.

Merci beaucoup Marie, cet art postal me fait très plaisir : j'admire ton travail et je suis flattée d'être l'une de tes correspondantes.

25 février 2019

FT02- Senteurs et couleurs de l'Inde, de Marie

Comme me voilà gâtée aujourd'hui par Marie dans ce mail-art où plusieurs 
de mes thèmes  sont servis avec brio!

 A partir d'un morceau de jute qu'elle a récupéré pendant les vacances, elle m'emmène en voyage dans ce grand pays si envoûtant pour tous les voyageurs qui l'ont découvert : l'Inde!

Une femme en sari, costume national, s'éloigne d'un marché aux épices, où les sacs en toile de jute s'entassent apportant leur couleurs et leurs odeurs jusqu'à moi.... en vrai puisqu'il y a des grains de cumin, des filaments de safran, de la poudre de curry  et de piment  sur cette magnifique carte.
Quel cadeau ! merci Marie au grand coeur d'or, comme le timbre bien choisi!
merci infiniment.

23 janvier 2019

T80 - Mode en chapeau-cloche, de Nadine

Oh la magnifique enveloppe textile que m'adresse aujourd'hui l'amie Nadine!
Elle a trouvé un bien joli tissu de jute imprimé avec des élégantes portant chapeau cloche, totalement en accord avec les timbres de la série chapeaux que vient d'éditer La Poste,
et elle m'en a fait le cadeau. C'est superbe, rehaussé d'une ganse de dentelle !

C'était accompagné d'une jolie carte totalement faite maison pour me présenter 
ses voeux les meilleurs pour l'année nouvelle ! 
Un grand merci à toi Nadine! je te souhaite une merveilleuse année!

31 août 2018

Afrique sur une note indienne, de Marie

Encore du courrier cet après midi dans ma boite à lettres... mais je ne vais pas m'en plaindre!

De l'Asie à l'Afrique, on est toujours dans des pays d'éléphants n'est ce pas Marie ? 
les timbres sont là pour le rappeler. 
Mais cette fois c'est bien l'Afrique en vedette : le baobab continental y est bien implanté; si l'on est particulièrement affûté, on peut même y sentir la vanille de Madagascar...
Cependant, avec la toile de jute (cultivé en inde) pour rappeler le coté brut de l'Afrique,
 et surtout avec le fond superbe fait d'un beau papier cadeau rappelant le motif du tissu utilisé sur le dernier mailart que j'ai concocté pour Marie sur l'éléphant indien, 
c'est surtout un jeu et un joli clin d'oeil entre nous.

Merci beaucoup Marie, il est très chouette et me plaît infiniment
.

31 juillet 2018

EL54 - Indigo pour un éléphant, de Marie

Je m'étais retenue de regarder le blog de Marie où cet éléphant bleu était annoncé depuis dimanche!
Bien m'en a pris, ma patience a été récompensée : quelle joie de le découvrir aujourd'hui dans ma boite aux lettres, je suis bluffée par cette composition originale, très personnelle.

L'éléphant a été dessiné puis surligné avec une piqûre machine sur un tissu dont le léger 
bleuissement a été obtenu par décoloration de l'indigo provenant d'un chèche du Niger que possède Marie, dont nous avons déjà parlé ici. 

Si la couleur bleue n'est pas très prononcée, elle est le fruit d'une recherche tinctoriale méritante...
le résultat obtenu est génial, grâce à l'association de cette pièce à une résille assez lâche de coton blanc, à de la dentelle pas trop sophistiquée et pour finir, à un morceau de jute 
qui amène ce qu'il faut de rusticité à l'ensemble.
Bravo Marie, et merci beaucoup 

17 juillet 2018

SEM46 - Série Semailles et Moissons

Comme j'aime beaucoup le carnet de timbres "Moissons de céréales" édité par La Poste en 2017,
que  je suis une fille de la campagne qui sait combien la moisson est importante pour toutes les personnes travaillant la terre, sous toutes les latitudes, j'ai eu envie de mettre en valeur ce qui représente pour eux la récompense de leur dur labeur, l'apogée de leur saison.


J'ai appelé cette série "Semailles et Moissons" pour matérialiser le cycle complet en partant du grain de céréales (à chaque fois que possible) jusqu'à l'épi nouveau. Il m'a cependant manqué des grains de millet et de sorgho, pas facile à trouver par chez nous.

Sorgho                                                    Millet

Dans la plupart des mail-art de la série, j'ai illustré la moisson et tout ce qui s'y rapporte au moyen de tableaux, car cette période importante dans l'activité des paysans a été beaucoup peinte. Hélas je n'ai pas toujours retrouvé le nom de l'auteur de ces toiles. Dans d'autres cas, j'ai dû me contenter de photos ou de dessins.

Dans le village de mon enfance, c'est le plein moment des moissons où tracteurs à remorques et moissonneuses tournent à plein régime jour et nuit, c'était donc le moment le plus opportun
pour vous adresser cette série.

***
Comme dans toutes les séries que j'ai créées, je ne me suis pas oubliée dans la  distribution :
voici donc pour moi le 46ème et dernier mail-art avec cette célèbre toile
 de Vincent Van Gogh, dite "la méridienne", où les moissonneurs écrasés de chaleur,
récupèrent un peu lors d'une sieste bien méritée à l'ombre d'une meule de pailles. 
et là encore, à coté de quelques grains de blé, j'ai ajouté trois beaux "bouquets de moisson",
 je les aime beaucoup.

SEM45 - Faux et faucilles en action, pour France

Quand le blé est mur, il n'attend pas : toutes les personnes disponibles sont requises pour
 le fauchage des lourds épis, au temps où les moissonneuses n'existaient pas encore ! les hommes utilisaient les faux pour couper le blé, les femmes les faucilles, pour rassembler les tiges coupées
afin d'en faire des gerbes.
Oeuvre de Julien Dupré
Pour plus de vraisemblance, en plus de quelques grains de blé dur, j'ai fait figurer trois "bouquets de moissons" sur cette carte, dont je te  souhaite bonne réception, Florence.

SEM44 - Chargement des gerbes sur les charrettes, pour Yvette

Lorsque le blé a été coupé et mis en gerbe, il faut vite le rentrer et le mettre au sec, dans la grange.
Tout le monde est réquisitionné pour cette tâche très importante : on a mis les ridelles sur la charrettea afin de pouvoir entasser un maximum de bottes de blé sur son plateau.
Après cela,  hue!, dia!,  le cheval pourra  se mettre en route pour regagner la ferme, et les hommes et femmes, se désaltérer car la journée a été fatigante et poussiéreuse.
(scène de moisson extraite d'un canevas)
Comme je les aime beaucoup , j'ai rajouté un petit "bouquet de moisson" qui symbolise bien cette belle période de l'année pour tous les agriculteurs ; j'espère que ce mail art te plaira Lutin ! 

SEM43 - Demoiselle à la gerbe de blés, pour Nadine

Quel joli tableau champêtre que cette petite fille qui attend sereinement, assise sur la barrière,  avec dans les bras une belle gerbe de blés aux lourds épis. Son chien à ses pieds est tout aussi patient.
Qui attendent-ils ainsi : le retour des champs de la maman peut être ? 
J'espère que ce mail art,  complété par quelques grains de blé dur et orné de deux petits "bouquets de moissons" que j'adore, saura te plaire. Je t'en souhaite bonne réception Nadine !

SEM42 - Epouvantail et maïs pour Tony et Stéphanie

Tout comme moi, Tony aime les épouvantails, alors je n'ai pas résisté
 à leur en envoyer un, pour lui et Stéphanie. 

Comme juillet n'est absolument pas le moment de la moisson pour le maïs, ce sont toujours 
avec les graines d'une ancienne récolte que j'ai joué :  j'ai dépouillé quelques belles "poupées" 
que j'ai en décoration chez moi, pour simuler, à ma manière, une belle pomme de maïs.
A tous deux, je  vous souhaite une bonne réception de ce mail-art

SEM41 - Récolte de maïs au Pérou, pour Christophe

En juillet le maïs n'est pas encore arrivé à maturité, sous nos latitudes sa moisson se fait plutôt à l'automne : aussi quelques grains bien mûrs d'une récolte ancienne, extraits de ma décoration personnelle et champêtre, vont faire l'affaire pour simuler une pomme de maïs.
Je t'en souhaite une bonne réception, Christophe

SEM39 - Glaneuses, pour Roland

Après la moisson, à l'époque où elle  se faisait encore à la main ou avec des machines assez primaires, il restait souvent dans les champs des épis mal fauchés ou couchés par les intempéries. 

Ceux-ci faisaient le bonheur des glaneurs et glaneuses, souvent des personnes de peu de moyens, qui ramassaient ces  grains oubliés pour améliorer leur ordinaire. 
Glaneuses de Léon Augustin Lhermitte
Bonne réception, Roland!

SEM38 - Vannage au tarare, pour Pascal

Une fois le blé coupé, mis en gerbe et rentré à la grange, il faut le vanner,  c'est-à-dire, séparer le grain lui-même de son enveloppe, que l'on appelle la "balle". 
Cette opération se faisait autrefois à la main avec un panier d'osier nommé van, 
puis est arrivé cette drôle de machine que l'on appelle un tarare.
Elle dégage énormément de poussières : attention aux allergies !
Quelques grains d'épeautre et trois petits "bouquets de moisson" complètent cette carte ;
 je t'en souhaite une bonne réception , Pascal!