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2 janvier 2026

Meilleurs voeux pour l'année 2026 : redonner toute sa place au monde sauvage, pour Sam l'Épistolière

En un autre siècle, des civilisations autres que la nôtre étaient qualifiées de sauvages, donc de primitives, termes se rejoignant dans l’opprobre et le déclassement : alors même que ces peuplades n’avaient que très rarement détruit leur environnement, destruction qui est une des belles preuves de civilisation que notre société productiviste persiste à étaler au gré de ses appétits. 

Nonobstant le « bon sauvage » cher à Rousseau, nous avons partout méprisé, écrasé ce qui n’était pas nous, imposé notre pouvoir, notre religion, notre technologie, ivres de puissance et de fatuité.

L'animal sauvage est réputé res nullius (sans maître, mais appropriable). Il est livré « au plus tirant  » ! traqué et tué au gré des lobbys et de ceux qui ne voient en lui qu’objet de loisir, en lui déniant tout droit d’existence.

Il est alors grand temps de célébrer le sauvage, de savoir admirer la magie des plumes, des rameaux, des herbes et des vents, des épines et des ombres, des mousses et de leur espace de libre expression, ce jardin de nature qui vit s’épanouir l’incroyable diversité du vivant.Nous en sommes comptables : le sauvage, que d’aucuns voudraient rejeter dans le passé, est notre avenir, si tant est que nous soyons encore demain ouverts à l’émerveillement de l’altérité.(source téla botanica)

Le sauvage est notre avenir : en 2026, transitons joyeusement vers un monde plus vivant

20 novembre 2025

Ah la bonne odeur des croissants chauds, pour Sam

Je me suis vraiment régalée avec les  macarons de Sam sur son dernier mail-art. A mon tour de lui faire venir l'eau à la bouche avec cette bonne odeur de croissant chaud que l'on sent depuis le trottoir en passant devant une patisserie, surtout un jour de pluie où toutes les odeurs sont bien plus prégnantes. 
Composition sur un tissu avec des gouttes de pluie
et photo sur tissu d'un tableau de Jean-Emile Laboureur "chez le patissier"
J'espère que ce mail-art saura te plaire autant que celui que j'ai reçu de toi, en espérant que la pluie ne soit pas trop au rendez-vous chez toi en ce moment, car, c'est bien connu, en Bretagne, quand le soleil se lévera, la pluie cessera". 

Bon, je te charrie un peu, moi j'aime la Bretagne car il y fait beau tous les jours. Bonne réception.

3 octobre 2025

Une gourmandise rose offerte par Sam l'Epistolière

C'est une enveloppe affriolante que m'offre aujourd'hui Sam : si le rose est toujours d'actualité dès que le mois d'octobre s'annonce (et tant mieux si le réflexe s'acquiert pour la campagne de dépistage du cancer du sein tant féminin que masculin) je ne suis pas fachée de recevoir fleurs et verdure et aussi, pour compléter la douceur de l'envoi, un merveilleux macaron de Pierre Hermé.

Je n'en ai pas encore mangé de cette célèbre maison, mais j'adore les macarons, peut-être davantage parce que je n'en mange pas souvent. Alors toute cette douceur me fait un bien fou, au moral aussi, cela tombe à point nommé. 

Merci beaucoup pour tes mots Sam et pour cette gentille attention. C'est vrai qu'heureusement qu'il y a du bonheur à recevoir de belles correspondances dans sa boite aux lettres, cela nous relie aux autres et nous apporte du réconfort, cela rend notre journée plus belle!  

8 septembre 2025

Esquisse de costume pour le Ballet des Femmes de belles humeur de Léon Bakst, pour Sam l'Epistolière

Il y a bien trop longtemps que j'ai envoyé de l'art postal à Sam l'Epistolière : je profite donc de cette mini-série sur le génial peintre-décorateur et costumier qu'était Léon Bakst pour lui faire un mail-art textile sur l'esquisse d'un costume féminin croqué pour le Ballet "Femmes de bonne humeur".

Esquisse de la robe dessinée + la robe effectivement créée par Léon Bakst
Costumes du Ballet Les Femmes de bonne humeur - Publication Fémina

Le donne de buon umore (The Good-Humoured Ladies, Les Femmes de bonne humeur) est un ballet, mise en scène et costumes de Léon Bakst, chorégraphie de Léonide Massine, musique arrangée à partir de sonates de Domenico Scarlatti par Vincenzo Tommasini. Écrit en 1917, le ballet est basé sur une comédie de Carlo Goldoni. Son intrigue raconte les aventures d'un comte déguisé en femme pendant un carnaval. Le ballet a été produit à Rome en avril 1917 par les Ballets russes de Serge de Diaghilev.

J'espère que ce thème te plaira, Sam, et que tu recevras ce mail-art sans encombre. Je t'en souhaite bonne réception ainsi qu'une belle fin d'été.

30 janvier 2025

D185 - De la dentelle pour plus de légèreté en 2025, de Sam l'Epistolière

Que voilà une bien jolie missive de Sam l'Épistolière qui m'adresse des voeux tout en dentelle, afin que la légèreté et la beauté restent de mise en 2025, avec cette main qui tire avec délicatesse sur le fil pour un travail soigné et aérien.


Merci beaucoup Sam, pour cette très jolie composition et pour la citation que j'ai trouvé à l'intérieur : "Une lettre comme la tienne se relit. C'est toute une journée qui aurait du être morne et qui se fait émue, approfondie, plus multiple que mon sentiment ordinaire. On ne sait que répondre, pas à toi seulement, mais à soi."  - Paul Valéry

17 janvier 2025

Que l'année 2025 te soit douce, Sam l'Epistolière

En 2025, la France, deuxième plus grand territoire maritime au monde, célèbre l'Année de la Mer, une initiative nationale visant à éveiller les consciences face à l'urgence de protéger l'Océan. 

C'est le thème que j'ai choisi de développer pour illustrer mes cartes de voeux. 

À quoi servent les baleines? 

L’impact du déclin global des cétacés n’est pas vraiment compris, puisque jamais mesuré. Mais la recrudescence de plusieurs populations permet maintenant de mieux comprendre leur place dans l’écosystème. À quoi servent les baleines et pourquoi leur protection transcende-t-elle la simple sympathie humaine?

Au courant du dernier siècle, les baleines du monde entier, tant les baleines à dents que les baleines à fanons, ont subi une exploitation intensive globale par la chasse commerciale. Elles étaient chassées pour produire une variété de produits tels que l’huile pour les lampes, le savon, le parfum, les bougies, les cosmétiques, l’huile de cuisson ou même des éléments de corsets et de parapluies à l’aide des fanons. Les baleines servaient donc à l’humain en lui fournissant une panoplie de services! Dans le Saint-Laurent, les chasseurs venaient d’outre-Atlantique pour pêcher et chasser les baleines. L’océan a subi des niveaux d’exploitation de ses ressources naturelles sans comparables, et le Saint-Laurent était au cœur de la cible de l’Est canadien. Bien qu’heureusement aucune espèce n’ait été amenée à l’extinction, l’impact de la chasse n’était pas soutenable à long terme pour les baleines. En 1982, la Commission baleinière internationale (CBI) décrète un moratoire sur la chasse. Depuis, plusieurs populations de baleines prennent du mieux.

Mieux comprendre leur rôle en observant la résilience

Pour mieux comprendre le rôle des baleines, il faut regarder l’écosystème entier. Qu’est-ce qui a changé depuis leur déclin? Qu’est-ce qui a été rétabli depuis le moratoire? Avec des demandes métaboliques élevées et des populations importantes, les baleines avaient probablement une forte influence sur les écosystèmes marins avant l’avènement de la chasse industrielle. Mais difficile de porter un constat sur le passé sans données empiriques, les études sur les baleines ayant commencées plus intensivement dans les années 1970. Le déclin du nombre de grandes baleines, estimé entre 66 % et 90 %, aurait probablement modifié la structure et le fonctionnement des océans, selon une étude publiée en 2014. Cela justifie un changement de perspective. Les baleines ne sont plus considérées comme de simples animaux prenant beaucoup de place et mangeant des quantités de ressources importantes dans les océans ou une ressource fournissant des matériaux devenus maintenant désuets. Elles fourniraient des services écologiques très utiles, et joueraient un rôle clé dans le maintien et le développement des écosystèmes marins, pour un océan sain, dont l’humain bénéficie sur plusieurs facettes.

Services écosystémiques ou écologiques:

Utilisation par l’humain des fonctions écologiques de certains écosystèmes, à travers des usages et une réglementation qui encadrent cette utilisation. Par souci de simplicité, on dit que les écosystèmes “rendent” ou “produisent” des services. Toutefois, une fonction écologique ne prend la forme d’un service à l’humain que dans la mesure où les pratiques sociales reconnaissent le service comme tel, c’est-à-dire reconnaissent l’utilité de la fonction écologique pour le bien-être humain, selon la Stratégie nationale pour la biodiversité de la France.

Combien vaut une baleine?

Pour traduire ces services en chiffre, les spécialistes attribuent un prix sur la valeur d’une baleine, relativement aux services qu’elle rend à l’humanité. Il s’agit d’une façon très centrée sur les bénéfices directs pour l’humain, aussi connue sous le terme d’anthropocentrisme! Mais il s’agit aussi d’une façon efficace de tenir une conversation solide entre l’économie, la science et la conservation. Une baleine de taille moyenne, environ la grosseur d’une baleine grise, vaudrait la modique somme de 2 millions de dollars, selon le rapport produit par le Fonds monétaire international (FMI). «En séquestrant le carbone dans l’océan, les cétacés peuvent aider l’humanité à lutter contre les changements climatiques — un service écosystémique qui pourrait valoir des millions de dollars par baleine», précisent les économistes.

«Je pense que c’est un très bon premier pas que de reconnaître qu’elles fournissent des services et que ces services valent quelque chose. Potentiellement, beaucoup d’argent!», explique Fabio Berzaghi, auteur principal de cette étude. Il déclare de plus que l’analyse du FMI soulève un point extrêmement important au sujet des grands animaux : que leurs services écosystémiques profitent à tous!

Les baleines engraissent l’océan

Reconnues comme grandes fertilisantes de la mer, les baleines excrètent des fèces riches en nutriments, comme le nitrogène et le fer, qui participent au développement du phytoplancton. «Dans le but de quantifier la valeur d’une baleine moyenne, il a fallu extrapoler l’augmentation du phytoplancton en présence de leurs fèces. De façon conservatrice, le phytoplancton augmente de 1% en présence de baleines. Puis, en regardant le prix du carbone, les économistes peuvent ensuite évaluer combien de carbone est retiré de l’atmosphère par la floraison des microorganismes, et il y a là beaucoup de valeur», nous explique Michael Fishback, cofondateur du Great Whale Conservancy et instigateur du projet. De plus, un océan en bonne santé a besoin de baleines pour brasser les nutriments et jouer leur rôle de fertilisant. Raison de plus pour les protéger!

Elles nourrissent les poissons

Les cétacés se situent tout en haut de la chaine alimentaire, leur retrait créant un effet domino sur tous les maillons se trouvant en dessous. À noter que l’humain fait aussi parti de l’écosystème, les répercussions nous affectent à notre tour! Enlever ces géants des écosystèmes auraient un impact non seulement sur les microorganismes, mais aussi un impact sur les stocks de poissons qui s’en nourrissent. Le phytoplancton est le premier maillon de la chaine alimentaire des océans. À leur tour, les petits végétaux marins servent de nourriture au zooplancton comme le krill, que mangent les rorquals. «Dans l’océan Austral, quand les populations de baleines ont diminué, les scientifiques ont observé le phytoplancton chuter à cause des fertilisants naturels contenus dans les fèces de baleines. Le krill a aussi chuté et les stocks de poissons ont également diminué. Il y a eu un effet cascade sur l’ensemble de la chaine alimentaire, affectant les revenus de l’industrie de la pêche», nous décrit Michael Fishback. Une mer saine contient donc tous les maillons nécessaires à son bon fonctionnement.

Et luttent contre les changements climatiques!

En plus de provoquer la floraison de phytoplancton, les grandes baleines à fanons se nourrissent de zooplancton, composé de carbone, qu’elles absorbent simplement en l’avalant et en le digérant. Les baleines l’accumulent dans leurs tissus graisseux et leur format géant permettent de stocker de grandes quantités de la molécule, comme de grands arbres mobiles et sous-marins!

Lorsqu’une baleine meurt et que sa carcasse descend au fond de la mer, le carbone stocké est retiré du cycle atmosphérique pendant des centaines ou des milliers d’années, ce qui constitue un véritable puits de carbone, aidant à garder cette molécule au fond des océans, et à prévenir son retour dans l’atmosphère. Les baleines ont aussi un rôle très important à jouer pour pallier les effets des changements climatiques. Une baleine peut séquestrer 33 tonnes de CO2 par année, ce qui est beaucoup plus qu’un arbre, selon une étude publiée dans le Ecological Society of America, en 2014.

Les baleines comme attraction touristique

Les grands animaux du monde entier attirent des gens partout sur la planète pour les contempler. L’industrie touristique permet d’évaluer la valeur d’un animal en regardant les retombées économiques associées à son engouement. Le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent par exemple, n’a que 20 ans et est devenu une véritable institution et un moteur économique majeur grâce à l’observation des cétacés. Les baleines entrainent des retombées importantes pour l’industrie touristique et les populations locales, évaluées à des centaines millions de dollars.

Ces retombés s’étalent bien au-delà des entreprises de croisières. Les communautés locales récoltent également une portion de profitabilité liée à l’hôtellerie et à la restauration. Sans oublier, cette industrie permet aussi de créer des opportunités pour connecter ou reconnecter les gens au milieu naturel et de mieux comprendre le rôle des baleines et autres organismes dans l’environnement.

Mieux comprendre, pour mieux préserver!

La chaine alimentaire et toute la complexité qui relie le vivant au non-vivant dans l’écosystème nécessitent l’action combinée de tous ses intervenants pour son bon fonctionnement. Tous les maillons sont nécessaires pour maintenir l’intégrité de nos écosystèmes, tant marins que terrestres. L’être humain peut tenter d’attribuer aux êtres vivants une valeur monétaire pour les services rendus pour qualifier et quantifier le rôle de tout un chacun sur la planète. Mais peut-on vraiment attribuer une valeur à tout ce qui nous entoure et surtout, le doit-on?

«Tous les décideurs du monde, les politiciens, les gens d’affaires et les investisseurs parlent la langue de l’argent! Si la science veut dialoguer avec eux, il faut parler leur langage et les engager dans la conversation. Nous devons donc le faire pour traduire la science et les besoins en matière de conservation», nous fait remarquer le scientifique, M. Fishback.

Mais sans baleines, la mer serait certainement bien différente. Attachement culturel, source d’inspiration, amenant joie, bonheur, calme, respect, les baleines valent-elles vraiment un prix? La vie, aussi grande ou petite soit-elle, doit-elle être analysée en son sens pragmatique?

Certaines choses sont simplement inestimables, et clairement dignes d’être protégées, sans compromis. 

Source : article publié sur le site https://baleinesendirect.org/a-quoi-servent-les-baleines/

22 décembre 2023

Bonne et heureuse année 2024, pour Sam l'Epistolière

Que la force de la nature t’inspire et  te guide dans tes projets les plus ambitieux. 

16 novembre 2023

MAE29 - La machine à écrire Empire 1, pour Sam l'Epistolière

A l'occasion de la 14e Journée Mondiale du Faux-Timbre d'Artiste dont le destinataire privilégié est le Musée de la Machine à Ecrire de Lausanne et parce que mon premier métier fut dactylo, j'ai eu envie de créer une série pour rendre hommage à ma machine à écrire mécanique et à toutes celles qui furent produites à travers le monde, globalement pendant un siècle de 1870 à 1970.

Voici pour toi, Sam l'Epistolière, une bien jolie machine à écrire ancienne, l'Empire 1.

Machine à écrire Empire 1- Williams Mfg. Co. Montréal, Canada, 1895- Collection Martin Howard


Les barres de caractères de l'Empire sont étalées comme un éventail (voir détail ci-dessous) et poussées directement vers la platine, pour converger en un seul point lors de la frappe. Avec un double décalage, chaque touche donne trois fonctions, majuscule, minuscule et un chiffre.

L’Empire était une merveilleuse machine à écrire, agréable à écrire, très fiable et ni trop grande ni trop lourde. Il s'est très bien vendu, avec de nombreux exemplaires survivants.

Source : extrait de l'article que vous pouvez lire complètement sur l'excellent site de la collection de Martin Howard.

28 janvier 2023

Bulles pétillantes de poésie, de Sam l'Epistolière

Joli cadeau reçu ce jour de la part d'une correspondante aimant lire et aussi écrire : son pseudo ne trompe pas car c'est Sam l'Epistolière qui m'envoie cette missive "pétillante", avec toutes ces bulles de poésie, pour me présenter ses bons voeux pour 2023

Sur l'enveloppe tout d'abord un extrait d'un recueil de textes très courts publié par Jean-Claude Touziel sous le titre "Parfois" :

Parfois, le poisson rouge m'écrit un petit mot rapide, sur du papier bulle 

que j'ai eu aussitôt envie de compléter, en allant sur internet :

Parfois les lendemains de fête, les arbres ont vraiment la gueule de bois
Parfois, le miroir ferait mieux de réfléchir
Parfois, la femme du boulanger n'a même pas lu Pagnol
Parfois, les rues piétonnes cela fait marcher le commerce...

Merci Sam, tu m'as donné envie de lire ces jeux de langage, impromptus, et qui donnent le sourire. Tout est bon à prendre en ce sens par les temps qui courent.

Et sur une carte également décorée glissée à l'intérieur de l'enveloppe,  j'ai trouvé aussi une citation d'Alphonse Allais : "Excusez-moi d'avoir tardé à répondre à votre lettre, mais quand elle est arrivée j'étais au fond du jardin" .... Pas besoin de t'excuser Sam, tout courrier est bon à prendre, à quelque moment qu'il arrive. 

Merci pour ton joli courrier, car comme tu le dis, les mots apaisent et les lettres favorisent les liens. Bien d'accord avec toi, Sam!

26 décembre 2022

Bonne et heureuse année 2023, pour Sam l'Epistolière

Série patinage d'antan : quand l'équilibre sur les patins n'est pas assuré, cette dame préfére l'assurer au moyen d'un baton qui lui permet de se rétablir, le cas échéant. C'est vrai qu'il n'est pas toujours simple de glisser aisément  avec des patins de ce type, lorsqu'on ne pratique qu'exceptionnellement,  c'est-à-dire lorsque les rigueurs de l'hiver permettent d'avoir une glace suffisamment épaisse sur les plans d'eau environnants.
personnage extrait d'un tableau de Félix-Henri Giacomotti" - La patineuse" de 1888

1 juin 2022

Série les mots-coeurs de Miss.Tic, pour Sam l'épistolière

Miss.Tic, très  grande artiste contemporaine du street-art nous a quitté et elle va nous manquer. Se tenait  aujourd'hui la cérémonie de ses obsèques au Père Lachaise et je ne doute pas que de nombreux parisiens l'auront accompagné pour un adieu à la mesure de son talent.

C'est pour l'honorer que j'ai conçu cette mini-série hommage et je voulais, Sam que tu sois l'une des destinataires, afin que son souvenir persiste longtemps en nous, puisque, malheureusement, son oeuvre de rue, éphémère par définition, sera forcément diluée dans le temps. 

1/ photographie de l'artiste réalisée par FRED DUGIT / MAXPPP-
2 / pochoir de rue "la poésie est un luxe de première nécessité " copyright  Site de Miss.Tic officiel
 Je t'en souhaite bonne réception de ce mail-art hommage.

30 décembre 2021

Bonne année 2022 pour Sam l'Epistolière

 
"J’ai vu la beauté de la Terre, mais aussi sa fragilité."
Thomas Pesquet

18 novembre 2021

CTS02- Couple du canton d'Appenzell, pour Sam l'Epistolière

Appenzell est un nom suisse qui nous est familier car associé à un grand fromage de qualité : ici nous voyons un couple endimanché, l'homme s'appuyant sur un grand récipient servant à transporter le lait. Ils se rendent très probablement à une grande fête d'alpage.

La coiffe de la femme est très typique de cette région suisse, avec deux grands éventails en tissu plissé noir, ce que l'on voit beaucoup mieux sur la photo suivante. Les hommes portent cette veste sans manches, rouge à boutons dorés dont  même les enfants sont parés lors des fêtes d'alpage.

Composition d'après une carte postale ancienne

 Je t'en souhaite bonne réception, Sam!
Enfant en tenue traditionnelle 
Hommes en tenue traditionnel de vachers, avec leur chapeau fleuri, leur plastron en cuir agrémenté de dessin de bovins, et leur fameuse boucle d'oreille en forme de cuiller à crème censée leur porter chance pendant toute la saison d'alpage.

Des coutumes vivaces :  dans la région d’Appenzell, les coutumes ne sont synonymes ni de nostalgie ni de spectacle touristique. Ici, les traditions appartiennent au quotidien. En font partie l’ascension alpine en costume d’armailli tout comme l’artisanat traditionnel, la fête des armaillis sur fond de musique à cordes, la «Streichmusik»

source https://www.appenzeller.com/fr/origine/la-region-dappenzell/

***
Autre tradition du Canton d'Appenzell Rhodes Intérieures : BRODERIE À LA MAIN 

À l’âge d’or de la broderie à la main, la phrase «D Fraue ond d Saue erhaaltid s Land» (ce sont les femmes et les truies qui préservent le pays) était dans toutes les bouches. Les textiles ont commencé à être agrémentés à des fins commerciales aux alentours de 1800, tout d’abord par de la broderie grossière et de la broderie au point de chaînette. Jusqu’en 1914, un tiers de la population active des Rhodes-Intérieures vivait de cet artisanat. Les femmes ne brodaient cependant pas pour leur usage personnel et rarement pour les gens du village. Ces œuvres demandaient du temps et de la minutie, coûtaient cher et étaient célèbres dans le monde entier. Il arrivait que des femmes fassent vivre toute la famille avec leur broderie, qui a permis au canton de survivre à une certaine époque. Les filles apprenaient les premiers points dès l’école primaire et aidaient leurs mères à honorer leurs commandes après les cours et pendant les vacances. Pendant des heures, la brodeuse était assise devant la fenêtre, son tambour à la main. À la tombée de la nuit, des boules en verre remplies d’eau éclairaient son travail. Avec des points passés-plats, des points arrière, des points de figure, des ourlets à jour et de fins travaux de jours et de dentelles, elle faisait naître des motifs de toutes sortes sur des mouchoirs, des cols de costume folklorique, des sous-vêtements et des trousseaux, même pour des familles royales.

L’essor de la broderie est si important qu’il entraîne l’apparition de branches entières telles que le tissage à domicile (négociants et fournisseurs de matières premières). Des usines de textiles voient également le jour pour se spécialiser ensuite dans la fabrication de mouchoirs et de foulards lorsque la broderie commence à tomber en désuétude. Les ouvrières à domicile s’occupent de coudre les ourlets (roulieren) des pièces. La broderie à la main des Rhodes-Intérieures est alors appelée la «merveille du monde de l’habilité féminine». Les motifs et les ornements brodés avec du fil de toute finesse, blanc ou bleu clair, sont conçus par des dessinateurs de broderie, voire souvent par des artistes. Certaines entrepreneuses des Rhodes-Intérieures ouvrent des boutiques de broderie dans des lieux de cure très chic en Suisse et à l’étranger.

L’arrivée de la broderie machine et surtout, à partir des années 30, l’inondation du marché européen par des broderies bon marché venant d’Asie menacent d’extinction ce travail manuel de qualité exceptionnelle. Aujourd’hui, quelques rares habitantes des Rhodes-Intérieures se livrent encore à la broderie dans un cadre privé. Le musée d’Appenzell abrite une collection de broderie admirée du monde entier.

28 octobre 2021

Le Brassens breton, hommage suite, par Sam l'Epistolière

Voici la suite du coup de coeur pour Georges Brassens de Sam l'Epistolière : elle ne m'avait pas tout raconté dans son envoi d'il y a 3 jours,  ciblé surtout sur la chanson 'le parapluie'.

 

Cette fois-ci elle me parle du Brassens, breton d'adoption, pendant quelques années.  Devenu "trop célèbre" dans sa ville de Sète, il lui fallait trouver un endroit où se reposer, au calme. C'est à Lézardrieux précisément, là où sa Jeanne avait de la famille, qu'il se posa. 

L'enveloppe contient l'article de Ouest France - intégralement reproduit ici - dédié à l'anniversaire de Brassens dans son édition du 22 octobre avec comme titre : 

A Lézardrieux, Georges Brassens a bonne réputation: 
Article signé par Charles Drouilly et Pauline Launay.

"Il avait un regard noir qui intimidait, mais il n'aimait pas qu'on lui dise". En pays de Paimpol, dans les Côtes d'Armor, Georges Brassens est plus qu'un chanteur célèbre. Ici, certains ont eu le privilège de côtoyer l'homme. Celui qui se levait tôt pour boire un café et bourrer sa pipe de Caporal export, au bar de l'Univers. Qui nageait aux aurores dans le Trieux. Qui signait des chèques pour le club de football.

Mais comment le père des Copains d'Abord s'est il retrouvé en terre bretonne? Né le 22 octobre 2021 à Sète (Hérault) Georges Brassens a découvert la Bretagne... à Paris. Dans le quartier de Montparnasse, le jeune artiste en herbe a croisé la route de Jeanne Le Bonniec, une couturière originaire de Lanvollon (Côtes d'Armor).

A la fin de la 2e guerre mondiale, Georges Brassens est hébergé par son amie costarmoricaine. Il y reste de nombreuses années. Et, alors, que le chanteur commence à se faire un nom, que la Chanson pour l'Auvergnat passe à Europe 1, il décide d'accompagner Jeanne en Bretagne. L'artiste retrouve Michel Le Bonniec, le neveu de son amie, croisé quelques années plus tôt. C'est le début d'une longue et forte amitié.

A la fin des années 1950, Georges Brassens est connu. Même s'il n'aimait sans doute pas le terme, c'était déjà une vedette. Dans les Côtes d'Armor - Côtes du Nord à l'époque - où il rend visite à Michel, l'homme se fait discret. "Quelques voisins savent mais ne disent rien", écrit Pierre Berruer, dans un ouvrage consacré à l'artiste.

Ce que l'on sait, en revanche, c'est que le chanteur est tombé sous le charme de la cité des Islandais et de ses alentours. Alors quand Michel lui trouve une maison avec un jardin qui descend jusqu'au Trieux, le chanteur prend la route et achète Kerflandry, surnommée depuis la maison Brassens.

Pendant dix ans, l'artiste multiplie les séjours en Bretagne, été comme hiver. "J'habitais juste à côté de chez lui", se souvient Jean-Luc Le Thomas 65 ans. Il était très discret. On voyait plus sa compagne, Püppchen". 

Pour ne pas attirer l'attention, Georges se levait tôt, très tôt. "Il descendait sur la grève vers 6 h du matin, avec Kafka, son chien. Il nageait jusqu'à la cale et il contemplait le paysage", retrace Jean-Luc. "J'ai toujours aimé me lever tôt, dès l'enfance j'aimais ça, confie l'intéressé dans une interview en 1972. J'aime bien la lumière du matin, c'est ma lumière préférée".

Il avait ses habitudes. Le matin, toujours de bonne heure, il prenait sa R5 rouge et se rendez à Paimpol. Au bar de l'Univers, son café l'attendait.

"Je ne pense pas qu'il avait envie de croiser du monde, il aimait être tranquille, observe Alain Le Nost, peintre qui avait alors une galerie juste en face. Un jour nous avons échangé. Je me souviens encore de son regard malicieux. L'expression de son visage m'a marqué, si bien que j'ai décidé de faire un portrait. Cela n'a pas été simple".

Ce regard, Nanou Le Quellec, 68 ans, s'en souvient très bien . "Brassens était un ami de mes beaux-parents, explique-t-elle. L'été, il organisait des soirées. Son cercle d'amis parisiens lui rendait visite. Mais c'était quelqu'un de très discret". 

Ceux qui ont eu la chance de partager un verre avec le chanteur décrivent un homme "simple". "Il était très généreux. Je me souviens qu'il avait aidé une dame dont la maison avait été abimée par des grêlons", fouille dans ses souvenirs Nanou. "A la fin de l'été, il signait deux chèques, l'un pour la commune, l'autre pour le club de football" ajoute Gilles Allain, élu à Lézardrieux.

En Bretagne, Georges Brassens n'oubliait pas la musique. La légende locale -sans doute véridique- raconte qu'un matin, l'artiste est arrivé en trombe dans le magasin qui appartenait à son ami Michel, dans le centre-ville de Paimpol. Une mésaventure dans son jardin lui aurait inspiré un couplet pour Fernande, qu'il aurait joué dans la  boutique sous le regard médusé d'une cliente.

Dans une archive de 1972, le poète confie néanmoins qu'en Bretagne, "les tentations sont grandes de mettre son nez dehors, de partir en bateau, de se promener dans le pays... Je ne peux pas faire trente-six choses à la fois".

De nombreuses photos, connues ou méconnues, témoignent des vacances de monsieur Brassens. Une virée sur le Trieux, les saucisses du boucher de l'époque, l'excellent riz au lait de la cantinière que l'on pouvait se procurer chez le boulanger. "Il y avait bien des jeunes qui déposaient des cassettes dans sa boite aux lettres, mais sinon, c'était un habitant comme les autres" décrivent des habitants.

N'en déplaise aux braves gens -qui, n'aiment pas que l'on suivre une autre route qu'eux- Georges Brassens n'avait pas une mauvaise réputation en pays de Paimpol. Bien au contraire. La nouvelle de sa mort, le 29 octobre 1981, a été accueillie avec une profonde tristesse en Bretagne. Depuis, les hommages se succèdent et les souvenirs se bousculent. L'homme n'est plus là, mais les "copains d'abord" voguent encore.

Merci à toi Sam, de nous mieux faire connaître cette partie de la vie de l'artiste Brassens devenu vedette,  dans son autre refuge, certes loin de sa Provence et de la Méditerranée mais toujours proche de la mer.

25 octobre 2021

Brassens, hommage en retour, par Sam l'épistolière

Ah comme je suis heureuse de recevoir une bien jolie réponse d'une toute nouvelle correspondante, qui,  tout comme moi, apprécie Brassens et lui rend un bel hommage à sa façon. 

Elle a choisi d'illustrer plus particulièrement la chanson le parapluie : j'aime la silhouette dessinée de l'artiste avec sa guitare, son pépin, sa pipe et son célèbre perroquet sur l'épaule, comme sur la photo centrale. 

J'aime particulièrement le calligramme parapluie avec la petite botte dans la flaque d'eau... on voit là qu'on a affaire à une "femme de lettres".

Et pour finir en beauté, Sam m'adresse le texte du billet de François Morel, raconté sur les ondes de France Inter le 22 octobre dernier, jour même du centenaire de la naissance du grand Georges. Le voici, intégralement :

Certains morts interrogent : qu'est-ce qu'ils auraient dit ? Comment auraient-ils réagi s'ils étaient encore vivants ?

Qu'auraient pensé Coluche, Pierre Desproges, du pass sanitaire, du port du masque, de la pandémie, d'Éric Zemmour, du réchauffement climatique ?

Comment s'y seraient-ils pris pour continuer à rire des catastrophes successives, effective ou annoncées ?

Bah on en sait rien. Faire parler les morts est toujours périlleux. Faire parler les morts doit susciter la méfiance.

Regardez ceux qui, aujourd'hui, se croient autorisés à parler à la place de Jésus, de Dieu, du prophète, de Mahomet.

S'il y a bien un mort qu'on ne peut vraiment pas faire parler, c'est Georges Brassens

Déjà de son vivant, il n'était pas si facile à interroger. Il n'était pas du genre à se répandre. On imagine qu'aujourd'hui, même pour une rentrée à Bobino, même pour la sortie d'un disque, il ne tweeterait pas. Il ne likerait pas. Il ne buzzerait pas.

95 fois sur 100, les followers s’emmerdent en buzzant

Brassens n'aurait parlé ni de Macron, ni de Zemmour, ni de Mélenchon, comme de son vivant il n'a jamais évoqué Lecanuet, Le Pen ou Georges Marchais. Il a parlé de Martin, de Margot, de Jeanne, d'Hélène, du vieux Léon et de la femme d'Hector… mais de ceux qui faisaient les gros titres des journaux : jamais.

Entre nous, ce n'était pas tout à fait de son niveau. Lui parlait des humbles, des copains, des modestes. Lui parlait d'amour, d'amitié, de liberté.

Il n'aurait pas parlé du repliement sur soi, du nationalisme. Il aurait évoqué "les imbéciles heureux qui sont nés quelque part" et aurait levé son verre en l'honneur de "l'Auvergnat qui lui donna du feu".

Georges Brassens a 100 ans aujourd'hui même

Il est toujours le même : ni Dieu, ni maître. Ou alors pour faire plaisir à Charles Trénet, dieu du stade et maître-nageur.

Lorsque Laurent Gerra l'imite, il commence systématiquement ses phrases par "Je pense, mais je peux me tromper"… C'est vrai que ça lui va bien : Brassens n'avait pas besoin d'être péremptoire pour exprimer sa pensée.

Vous imaginez à la télé des débats qui commenceraient par "Je pense, mais je peux me tromper" ? Aujourd'hui, on assène plus qu'on pense, on n'imagine jamais qu'on pourrait se tromper.

S'il y a bien un mort qu'on ne peut vraiment pas faire parler, c'est Georges Brassens. Sauf dans ses chansons, où il a dit tout ce qu'il avait à nous dire : gloire à qui, n'ayant pas d'idéal sacro-saint, se borne à ne pas trop emmerder ses voisins.

Ce soir à Sète, à 21h, on fait la fête à Brassens.

Entre nous, ça peut être tous les soirs, n'importe où, chaque fois qu'on a envie de célébrer le mariage du swing et de la poésie, de la mélancolie et de la joie, de la liberté et de la fraternité.

Bon anniversaire, Georges
.

Souffrante, je n'étais pas à l'écoute ce jour-là mais je vais aller me rattraper bien vite : je sais combien François Morel aime et admire ce poète, d'ailleurs il était présent à Sète en compagnie de Yolande Moreau pour un spectacle hommage. 

Décidément, Sam, nous avons pas mal de goûts en commun, je te remercie infiniment pour ce premier bel échange. 

12 octobre 2021

GB89 - La légende de la nonne, pour Sam l'Epistolière

Pour Sam l'Epistolière que je ne connais pas bien encore, j'ai choisi cette chanson où une jeune novice s'éprend d'un brigand : on reconnaît bien là encore le côté anar de Brassens.
Illustration par la photo d'une religieuse de l'ordre de St Augustin trouvée sur Wikipédia

L'intérieur du mail-art contient le texte de la chanson avec une photo de l'artiste en filigrane ; ci-dessous vous pouvez écouter la chanson interprétée par l'artiste.

La légende de la nonne par Georges Brassens
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