23 septembre 2020

Il n'y aura plus d'après à St Germain-des-prés pour Juliette

Au temps des feuilles mortes, la muse des poètes est partie retrouver ses amis et paroliers, tous les auteurs qui lui ont créé des textes sur mesure, à elle, la gourmande des mots, de Serge Gainsbourg, à Raymond Queneau, de Jacques Prévert à Jules Lafforgue, en passant par Léo Ferré, Louis Aragon, Jacques Brel, Guy Béart, Charles Aznavour... et j'en passe tant d'autres. 

C'est un parcours de femme exceptionnelle, celui d'une autre dame en noire (après Barbara), depuis son destin marqué par la seconde guerre mondiale jusqu'à son parcours d'actrice en France et en Amérique mais surtout celui de chanteuse.
  
La carrière de Juliette Gréco s'est déroulée dans un contexte de bohème et d'existentialisme dans le scintillement de la société des années d'après-guerre. Elle connut la gloire à l'apogée de bourdonnement de la Rive Gauche de Paris, quand Sartre et Camus avaient l'habitude de s'asseoir et de discuter de philosophie au Café de Flore, et lorsque les adolescents traînaient toute la nuit dans les clubs et cabarets de la rue Dauphine à l'écoute du jazz.
Soixante années de carrière ce n'est pas rien ! Reposes en paix toi la belle et la rebelle!.

21 septembre 2020

T108 - Papillons en poésie, de France

Voilà une bien belle enveloppe où le thème du timbre "aile de papillons" est parfaitement repris par le sujet de l'enveloppe, en textile s'il vous plait et avec les couleurs toutes en harmonie! 
Au dos de l'enveloppe, pour compléter ce bel envoi, voici un beau poème.
un grand merci à toi, France!
Les papillons 

De toutes les belles choses
Qui nous manquent en hiver,
Qu’aimez-vous mieux ? – Moi, les roses ;
– Moi, l’aspect d’un beau pré vert ;
– Moi, la moisson blondissante,
Chevelure des sillons ;
– Moi, le rossignol qui chante ;
– Et moi, les beaux papillons !

Le papillon, fleur sans tige,
Qui voltige,
Que l’on cueille en un réseau ;
Dans la nature infinie,
Harmonie
Entre la plante et l’oiseau !…

Quand revient l’été superbe,
Je m’en vais au bois tout seul :
Je m’étends dans la grande herbe,
Perdu dans ce vert linceul.
Sur ma tête renversée,
Là, chacun d’eux à son tour,
Passe comme une pensée
De poésie ou d’amour !

Voici le papillon « faune »,
Noir et jaune ;
Voici le « mars » azuré,
Agitant des étincelles
Sur ses ailes
D’un velours riche et moiré.

Voici le « vulcain » rapide,
Qui vole comme un oiseau :
Son aile noire et splendide
Porte un grand ruban ponceau.
Dieux ! le « soufré », dans l’espace,
Comme un éclair a relui…
Mais le joyeux « nacré » passe,
Et je ne vois plus que lui !

Comme un éventail de soie,
Il déploie
Son manteau semé d’argent ;
Et sa robe bigarrée
Est dorée
D’un or verdâtre et changeant.

Voici le « machaon-zèbre »,
De fauve et de noir rayé ;
Le « deuil », en habit funèbre,
Et le « miroir » bleu strié ;
Voici l' »argus », feuille-morte,
Le « morio », le « grand-bleu »,
Et le « paon-de-jour » qui porte
Sur chaque aile un oeil de feu !

Mais le soir brunit nos plaines ;
Les « phalènes »
Prennent leur essor bruyant,
Et les « sphinx » aux couleurs sombres,
Dans les ombres
Voltigent en tournoyant.

C’est le « grand-paon » à l’oeil rose
Dessiné sur un fond gris,
Qui ne vole qu’à nuit close,
Comme les chauves-souris ;
Le « bombice » du troëne,
Rayé de jaune et de vent,
Et le « papillon du chêne »
Qui ne meurt pas en hiver !…

Voici le « sphinx » à la tête
De squelette,
Peinte en blanc sur un fond noir,
Que le villageois redoute,
Sur sa route,
De voir voltiger le soir.

Je hais aussi les « phalènes »,
Sombres hôtes de la nuit,
Qui voltigent dans nos plaines
De sept heures à minuit ;
Mais vous, papillons que j’aime,
Légers papillons de jour,
Tout en vous est un emblème
De poésie et d’amour !

Malheur, papillons que j’aime,
Doux emblème,
A vous pour votre beauté !…
Un doigt, de votre corsage,
Au passage,
Froisse, hélas ! le velouté !…

Une toute jeune fille
Au coeur tendre, au doux souris,
Perçant vos coeurs d’une aiguille,
Vous contemple, l’oeil surpris :
Et vos pattes sont coupées
Par l’ongle blanc qui les mord,
Et vos antennes crispées
Dans les douleurs de la mort !…

Gérard de Nerval, Odelettes

16 septembre 2020

D123 - Du bleu et de la dentelle de Bayeux, de la part de Marcelle

Aujourd'hui c'est de l'art posté, dans la transparence que m'adresse Marcelle depuis sa Normandie : le timbre judicieusement choisi ainsi que différentes vignettes au thème végétal  figurent sur la pochette cellophane dans une belle harmonie de couleurs...

mais le plus beau, c'est la carte postale qui affiche, sur un fond bleu le mettant particulièrement bien en valeur, un échantillon de dentelle en "Blonde de Caen", fabriquée en Basse-Normandie vers 1860,  exposé au Musée Baron Gérard à Bayeux.

Ce n'est pas la première fois que Marcelle me parle de ce Musée et des merveilles qui y sont présentées : ici un lien vers le site du musée, sur la partie consacrée aux dentelles de Bayeux.

Décidément, il y a beaucoup à voir dans cette province normande que je connais si mal. Merci encore Marcelle de me faire entrevoir le large éventails des possibilités de visite et de découvertes à faire près de chez toi. Merci pour ce bel envoi. 

11 septembre 2020

AA07 - Faune et tradition d'Australie, de Nicole

Oh la belle enveloppe mail-artée et si bien garnie que m'adresse aujourd'hui Nicole, fidèle correspondante! Manifestement, mont thème sur l'Australie lui correspond bien et j'ai ainsi la chance de profiter de sa connaissance de ce pays, de ses animaux emblématiques et de l'art aborigène.

Quel cadeau! en plus du dessin du koala et du wombat, ce petit marsupial beaucoup moins célèbre,  j'ai trouvé à l'intérieur de l'enveloppe une documentation sur l'émeu, un marque-page orné des motifs traditionnels ainsi qu'un mini boomerang peint par ses soins.

Nicole, sois ici remerciée pour tes attentions amicales et tes encouragements.