28 décembre 2020

Fêtons Noël de Marielle

"Mieux vaut allumer une seule et minuscule chandelle que de maudire l'obscurité"
Citation de Lao-Tseu
C'est ainsi que Marielle souhaite partager l'esprit de Noël avec ses correspondants !
Merci beaucoup Marie-Aile!

24 décembre 2020

Permettre aux oiseaux migrateurs de se reposer, par Sabine

A Longue-Pointe, dans l'archipel québecois de Mingan, sur les bords du golfe Saint-Laurent, un parc naturel a été aménagé pour la conservation des oiseaux migrateurs de la côte nord du Canada. En face, l'Ile aux Perroquets voit nicher en été des macareux moines, appelés aussi perroquets de mer ...
Merci Sabine, de m'adresser ces belles vues, richement ornées d'une dentelle orange (pas banale) , d'une rosette en ruban et un timbre dans des couleurs assorties : c'est un beau voyage, une évasion que tu me proposes pour cette fin d'année et je m'envole volontiers par la pensée jusqu'à ces rives lointaines.

EL116 - Jouons avec l'alphabet, de Maryse

 A la suite d'un défi alphabet lancé par Françoise sur le forum "mailarter à l'infini" , Maryse m'associe au jeu en indiquant les lettres de l'alphabet correspondant à mes thèmes principaux : D pour dentelles, E pour éléphant, et F comme tenir à un fil.

Très belle idée et toujours cette superbe calligraphie dont je ne me lasse pas. 
Merci beaucoup Maryse pour cette carte bien amusante!

23 décembre 2020

D127- Tout en douceur et tendresse, fleur d'amitié, de Jeanne-Marie

Mon amie Jeanne-Marie est une mailartiste formidable, toujours à l'affût de nouveautés. J'ai la très grande chance de recevoir de très belles oeuvres de sa part et aujourd'hui encore je suis très gâtée par cette composition intégralement textile, dans un camaïeu de bleu ponctué de blanc marié à des frises et galons, plus des embellissements avec des fils rares et des perles, où une magnifique fleur de dentelle comme emperlée de rosée s'est posée.
Je n'oublie pas de mentionner le beau timbre éléphant qui fait également référence à l'un de mes thèmes.
Quel superbe travail, Jamari, tu est une véritable artiste, et tu as su exploiter utilement le temps du confinement pour laisser s'exprimer toute ta créativité... Je l'adore ce mail-art!
Un très grand merci à toi!

Chamois et marmottes, de Marie

Ah comme je reconnais bien là la "patte" de Marie, tellement douée pour peindre à l'aquarelle, même si cette année tellement bouleversée lui a volé tout son temps de loisirs, et qu'elle n'a jamais pu mailarter comme elle aime à le faire d'ordinaire. Cette scène de montagne où chamois et marmottes animent le paysage est fort apaisante. 

Mille mercis pour tes bons voeux pour l'année nouvelle : les miens sont en route vers toi.

D126 - Etoile des neiges, de Michèle

Elle a eu trop peur que son mail-art ne soit égaré ou abîmé, alors Michèle cette fois-ci a préféré le cacher sous une enveloppe ... c'st vrai qu'il est magnifique, en bleu blanc et argent... et l'étoile de dentelle réhaussée de sequins brillants très lumineuse....

Merci Michèle pour tes bons voeux, les miens sur en route vers toi!

Déménagements et courriers réexpédiés, de Pascal

Que d'humour Pascal ! il me met un peu "en boite"car j'ai déménagé deux fois cette année et j'ai certainement un peu désorienté mes correspondants fidèles... J'ai pourtant fait suivre mon courrier à chaque fois mais il y a eu des pertes ou des égarements. Bon, c'est promis, cette fois-ci je ne bouge plus et suis installée là ad-vitam aeternam. 

Il ne reste plus qu'à faire comprendre aux facteurs (car hélas, ce n'est jamais le même) qu'il n'y a pas lieu de surcharger ce que je reçois avec des "11" malencontreux, car tous mes correspondants prennent l'habitude de préciser le numéro de l'appartement. Hélas, ce n'est pas gagné, quand on voit ce qui s'est passé pour les 8 mailarts reçus ce jour!

Merci beaucoup Pascal pour tes voeux, les miens sont en cours d'acheminement vers toi!

T110 - Broderie créative et air de fêtes, d'Isabelle

Ah que voilà un mail-art original! Sur un joli fond en accord avec le thème des fêtes, inséré dans une fenêtre, Isabelle a brodé au point de croix un petit chalet sous la neige, aux couleurs de Noël.

 Les timbres choisis sont aussi en rapport avec cette période de partage où l'on aime à se recevoir, les uns et les autres, dans nos maisons .... même si cette année cela sera forcément différent dans beaucoup de foyers. 

Merci beaucoup Isabelle, je suis très touchée par tes bons voeux, 
les miens sont en route vers toi, partis hier

A la manière de Robert Delaunay, par Delaney

Comme je vous l'ai déjà dit, nous avons chaque année à la MJC de Palaiseau deux mail-arts textiles à créer autour de timbres imposés. Le premier à réaliser, cette saison, est issu de la série  "Rythme" de Robert Delaunay : je trouve l'interprétation de Delaney particulièrement réussie.

Bravo et merci beaucoup!

Epoque des fêtes, de Pascale

Des rennes, des flocons, des chaussettes suspendues, des guirlandes pour l'extérieur, des boules et des cadeaux, tout cela fait penser à l'époque des fêtes; où nous aimons nous tenir bien au chaud à la maison, même si cette année, tout cela ne se fera pas dans la même ambiance.
Merci Pascalou, pour tes bons voeux, les miens vont te parvenir sous peu!

Tout est dans le regard, de Christian

Aucune distribution dans ma boite aux lettres depuis jeudi dernier, et aujourd'hui tout se débloque d'un coup avec pas moins de huit mail-arts et pas des moindres !

Voici l'envoi très original de Christian, sous la forme d'un tube,


 dûment cacheté et ornementé de belles enluminures et d'une calligraphie sophistiquée tant pour mes coordonnées que pour le poème caché dans l'enveloppe
Effectivement, quel regard pour cette sauterelle que tu as bien sû prendre sur le vif!
Bravo l'artiste et merci beaucoup pour ce très bel envoi!

22 décembre 2020

Ecureuil affamé, pour Bertrand

Malgré les nombreuses provisions que notre ami écureuil amasse durant la belle saison en prévision de la mauvaise saison, il est souvent oublieux et doit rechercher où trouver de quoi se mettre sous la dent lorsque le grand froid est là!
Bonne et heureuse année à toute la famille!

 

Hérisson narcissique, pour Dani

Penché sur l'onde, Monsieur Hérisson voudrait s'assurer qu'il présente bien avant d'aller à son rendez-vous galant : son reflet le rassure et il peut gaiement envisager cette rencontre avec optimisme!
Crédit photo Dale Sutton

Belle et heureuse année 2021!
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Hérisson : comment les accueillir dans le jardin ?

Oui, il est possible d’accueillir un hérisson dans son jardin ! Voici quelques conseils :
Votre jardin doit lui plaire : Installez des haies champêtres, des tas de bois et des feuilles mortes ;
Nourrissez-le avec des croquettes pour animaux. Il est également friand de petites baies, petits fruits mûrs, champignon… Vous pouvez aussi lui aménager un petit point d’eau ;
Le compost est aussi une bonne idée pour attirer des insectes et des lombrics : cela lui fera un parfait terrain de chasse ; Construisez-lui un abri par exemple en disposant une caisse retournée avec un accès. Pensez à le placer sous un buisson par exemple.

Hérisson : comment les protéger ?

Si vous trouvez un hérisson dans votre jardin, essayez de le protéger au maximum grâce à quelques astuces simples. Tout d’abord, protégez-les de ses prédateurs tels que le blaireau et le renard. Pour ce faire, incitez vos hérissons (qui aiment se déplacer de jardin en jardin), à ne pas traverser la route ou faire des détours dangereux. Créez, avec l’accord de vos voisins, des petites ouvertures dans les clôtures (12 petits centimètres suffisent) pour qu’ils puissent circuler librement et en toute sécurité. Ainsi, vous éviterez également tous les dangers liés à la route (véhicules, vélos…).

Aussi, bannissez tous les produits : anti-limaces, pesticides, produits chimiques, désherbants, raticides… Ils empoissonnent les insectes dont il se nourrit. Pensez à ranger vos outils de jardin surtout les râteaux, les tronçonneuses ou encore la taille-haie qui peuvent provoquer des blessures graves et souvent mortelles. Enfin, évitez de laisser traîner dans le jardin des sacs plastiques, des filets de légumes (ils peuvent se faire prisonnier) des boîtes de conserves et même des pots de yaourt.

Source : Mode et Travaux

Hérisson baroudeur, pour Kevin et Chelsea

 Aventureux notre petit ami hérisson : son territoire peut atteindre plusieurs hectares, et pour s'y déplacer il est capable de franchir les obstacles en grimpant, en creusant au besoin.... il n'en a pas l'air comme cela mais c'est un baroudeur!

Bonne et heureuse année 2021!

Un sauvageon difficile à repérer, pour Colette

Peut-être un  peu gros pour être un trotte-menu, j'ai choisi de le mettre en avant c'est néanmoins un animal sauvage rarement visisble et tellement méconnu.
Bonne et heureuse année 2021!

Adorable petit hérisson, pour France-Lyse

Ce n'est pas parce qu'il est plein de piquants, que c'est un méchant : au contraire, il tend à disparaître alors qu'il est tellement utile au jardinier. N'est il pas mignon celui-ci avec son petit oeil vif?
Je te souhaite une très bonne année 2021
 

Un mistrigi d'accès difficile, pour Florence et Patricia

Pas facile de le trouver tellement il se cache! 
Certes, ce chat forestier ou chat sauvage est un peu gros pour être qualifié de "trotte-menu"  mais je voulais mettre en lumière cet animal que l'on connaît si mal.

Ce chat-là est un grand timide solitaire facilement effrayé. Lorsqu'il se sent menacé, il fait le gros dos en hérissant ses poils et souffle en ouvrant la gueule. Sa vie active se concentre essentiellement la nuit ou au crépuscule lorsqu'il risque moins de rencontrer du monde et d'être gêné.
Belle et heureuse année 2021!

Jolie martre des pins, pour Delaney

Petit animal à la jolie fourrure aux deux couleurs très tranchées, avec la couleur crème orangée pour le poitrail et la gorge : pas de doute possible, c'est une martre des pins !
crédit photo : Dani Kropivnik

Je te souhaite une excellente année 2021!

Petit-gris , pour Laurence

Ce bel animal est tout aussi craquant que son cousin plus courant , l'écureuil roux de nos sous-bois et de nos parcs mais il n'a pas aussi bonne réputation
Belle et heureuse année 2021!

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L'Écureuil gris, originaire d'Amérique du Nord, a été introduit dans divers pays (Angleterre, Ecosse, Irlande, Afrique du Sud, Italie...) à partir de la fin du XIXe siècle.  Son introduction  et son expansion rapide pose des problèmes tant écologiques, par l’élimination de l’Écureuil roux, qu’économiques, par l’écorçage d’un grand nombre d’essences forestières.

En Europe, il est considéré par l'UICN comme l'une des 100 espèces exotiques envahissantes les plus menaçantes pour la biodiversité.

,Qui s'y frotte s'y pique, pour Antoine et Guylaine

Bien que bardé de piquants, cet animal avec son petit minois est bien sympathique et il est d'une grande utilité au jardin. Protégeons-le!
Meilleurs voeux pour la nouvelle année !
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Les hérissons sont très présents dans la culture, le folklore et les croyances populaires. On retrouve ainsi de nombreux noms de communes, lieux dits, cours d'eau dérivés du nom du hérisson. En héraldique, le hérisson est souvent présent comme emblème sur des blasons.Le hérisson est un plat traditionnel des tsiganes, mais plus du domaine de la tradition, du folklore, que de l'alimentation courante

Menaces pesant sur cet animal :
Au Royaume-Uni, les populations de hérissons ont chuté de 36,5 millions d’individus dans les années 1950 à 1,55 million en 1995. Le déclin s'est encore accentué depuis lors : selon plusieurs études britanniques, en moins de vingt ans, les populations ont encore diminué de 30 % dans les zones urbaines et jusqu’à 75 % dans les campagnes. En France, il n’existe aucune statistique mais la situation est vraisemblablement analogue, en particulier en raison de l'usage massif de pesticides et du trafic automobile.

Heure de la sieste, pour Marcelle

Qu'il est mignon, ainsi, tout endormi dans les feuilles mortes de l'automne. 
C'est un entrainement pour la future période d'hibernation, car l'hérisson ne supporte pas les froidures.
Meilleurs voeux pour l'année nouvelle!

Dans les feuilles mortes, attention au hérisson, pour Pascale

Autour de sa maison, j'imagine que Pascalou a déjà vu ces petites boules piquantes, qui sont si précieuses au jardin, et qu'elle a tout mis en oeuvre, pour qu'il puisse y vivre sa vie sans entrave.
Belle et heureuse année 2021! 

"...c'est un hérisson qui piquait, qui piquait...", chantait Brassens, pour Pascal

Devenu rare, il faut être content d'en voir, encore plus d'en trouver un dans son jardin, si on a la chance de posséder un petit lopin de terre à cultiver.
Belle et heureuse année 2021!

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Le Hérisson
Apparu il y a quinze millions d'années durant l'ère du Néogène, le hérisson est un petit mammifère de la famille des érinacéidés. Il n'a connu aucune évolution depuis, les fossiles retrouvés étant identiques aux squelettes des spécimens actuels. Néanmoins, sa symbolique n'a cessé de se modifier au fil des siècles. Durant l'Antiquité, les Égyptiens lui attribuaient des vertus protectrices et ornaient les tombeaux de leurs représentations. Ils accompagnaient les défunts dans l'au-delà et les protégeaient. Puis, dans la Rome antique, les latins étudiaient son comportement à la fin de l'hiver, afin de prédire l'arrivée du printemps. Détesté au Moyen-âge, il était associé aux vices de l'avarice et de la gourmandise et utilisé à des fins médicinales. Jusqu'au milieu du XXe siècle, il fut considéré comme un nuisible à éradiquer. L'Etat récompensait les particuliers qui les tuaient en leur attribuant une prime. Désormais plus apprécié par les jardiniers, le hérisson est protégé en France et en Europe, par un arrêté promulgué en 1981.

Très bruyant lorsqu'il est actif, il grogne, souffle et éternue. Il utilise sa salive abondante pour recouvrir ses épines lorsqu'il chasse afin de camoufler son odeur. Quand il est effrayé ou anxieux, il crie et redresse ses piquants sur son dos, puis sur son front. Il se met en boule, parfois plusieurs heures, s'il se sent menacé par un prédateur.

Solitaire, il ne recherche la présence de femelles que lors de la période d'accouplement et ne tolère pas celle des autres mâles. Il accepte d'être approché doucement par l'Homme, mais ne doit pas être touché tant qu'il n'est pas sevré. Sa mère pourrait le rejeter s'il est imprégné de votre odeur.

Animal nocturne, il dort le jour et est actif la nuit, durant laquelle il chasse. Il aime se déplacer sur un territoire pouvant mesurer jusqu'à dix hectares, creuser, escalader et grimper pour surmonter un obstacle. Il construit son nid dans un endroit calme dans lequel il se sent en sécurité, près d'un mur ou à proximité de la mousse. S'il est actif d'avril à septembre, il hiberne le reste de l'année.

Doté d'une espérance de vie de moins de deux ans à l'état sauvage, le hérisson est extrêmement vulnérable les premiers mois de son existence. En effet, plus de six petits sur dix meurent avant l'âge d'un an, en raison de l'hiver. Par la suite, il est très régulièrement victime d'accidents, d'intoxications à cause des pesticides, de noyades dans les piscines. L'outillage du jardin représente également pour lui un risque important de blessure. À l'inverse, il peut atteindre jusqu'à dix ans en captivité, car il est davantage préservé des prédateurs et des dangers.

En bref : le hérisson est un animal sauvage qu'il ne faut pas capturer ou mettre en cage. Cependant, vous pouvez le nourrir avant l'automne pour l'aider à hiberner dans de bonnes conditions et lui construire un petit abri isolé pour le protéger.

Surprise au milieu des branches du pin, pour Nicole

Avec sa jolie petite tête et son plastron couleur crème orangée, voici une belle belle martre des pins!
photo publiée sur wikipédia

Belle et heureuse année 2021!
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Source Wikipédia

La Martre des pins (Martes martes), plus familièrement appelée martre ou marte, est une espèce de la famille des Mustélidés. C'est un petit mammifère carnivore que l'on rencontre abondamment dans les forêts et bois d'Eurasie. Cette martre ne s'approche pas beaucoup des habitations humaines contrairement à la fouine .Son pelage est brun, ses pattes et sa queue plus foncés, sa tête plus claire. La bavette (à hauteur de la gorge et du haut de la poitrine) est jaune orangé et presque toujours d'un seul tenant. 

Les mâles atteignent la maturité sexuelle à la fin de leur deuxième année ou au début de la troisième, tandis que la majorité des femelles deviennent matures au cours de leur troisième année et restent fertiles jusqu'à l'âge de douze ans.

Les femelles ont une seule période d'accouplement par an, entre juin et août. Elles peuvent avoir plusieurs périodes de chaleurs séparées par quelques jours de repos.

La parade nuptiale, qui peut durer quinze jours, est faite de luttes et de jeux. L'accouplement lui-même dure 90 minutes environ, au sol, au cours desquelles le mâle attrape de ses dents la femelle par le cou. Les femelles peuvent s'accoupler plusieurs fois par jour, mais aussi plusieurs fois dans la même période d'accouplement, éventuellement avec des mâles différents.

La période qui sépare l'accouplement de la mise bas (en avril de l'année suivante) est très longue : entre 259 et 285 jours. Il existe en effet chez la martre un phénomène d'ovo-implantation différée ou diapause embryonnaire : les œufs fertilisés atteignent le stade de blastomères puis cessent leur développement. L'implantation dans la muqueuse utérine n'a lieu que 220 à 240 jours après l'accouplement.

La femelle met bas, le plus souvent dans une cavité d'arbre, deux à sept jeunes par portée, avec une moyenne de trois petits par femelle. La période de lactation dure 45 jours, entre avril et mai. Seule la femelle s'occupe des jeunes. Ceux-ci se dispersent au plus tard, au début de l'automne, à l'âge de trois mois. Ils atteignent leur taille adulte à cinq mois. Le nid peut également être constitué par un grand nichoir (pour Chouette Hulotte par exemple), un trou de pic, une crevasse rocheuse, etc.; plus rarement au sol (terrier de blaireau occupé ou non).

Son aire de répartition s'étend dans l'hémisphère nord à une grande partie de l'Eurasie depuis la limite des zones forestières au nord, jusqu'aux pourtours méditerranéens au sud. En France, on la trouve pratiquement partout, mais avec des populations plus denses dans l'est du pays.

Elle vit dans les boisements denses, forêts de conifères ou forêts mixtes, avec d'éventuelles brèves excursions le long de leurs lisières. Cet habitat forestier distingue la martre de la fouine qui a un comportement ripicole et qui s'approche beaucoup plus des habitations humaines. L'habitat humain ainsi que ses abords ne présentent cependant pas un caractère dissuasif pour la martre. La martre évite les milieux ouverts où elle trouve peu de proies et peu de gîtes.

Pendant la saison chaude, la martre niche surtout dans les arbres, à plus de deux mètres de hauteur : cavités dans le tronc, amas de lierre, fourches de branches, nids d'autres espèces, etc. Ce sont alors des gîtes temporaires qu'elle n'aménage pas. En hiver et quelquefois en période estivale, la martre gîte au sol, dans des pierriers ou sous la végétation (ronciers notamment).

Le domaine vital annuel du mâle - c'est-à-dire l'ensemble des zones qu'il utilise sur la période - est en moyenne de 150 hectares, contre 30 hectares pour une femelle. Ces chiffres dépendent bien entendu fortement de la qualité du milieu et de son offre en nourriture.[

La martre est un petit prédateur carnivore qui se nourrit essentiellement de petits mammifères, d'oiseaux, d'insectes. Elle consomme aussi des fruits sauvages (églantier, fraise, framboise, etc.) ou parfois cultivés (cerise, pomme, etc.).

Les mammifères sont consommés en toutes saisons. Les petits rongeurs constituent jusqu'à 80 % du nombre total de mammifères consommés. Il s'agit principalement de campagnols (campagnols roussâtres, campagnols terrestres, campagnols agrestes), de mulots et de musaraignes. De façon plus accessoire, la martre peut également se nourrir de lapins de garenne, de lièvres, d'écureuils  et même de chauve-souris.

Les oiseaux et leurs œufs forment un appoint important au printemps et en été, surtout si les rongeurs viennent à être moins abondants. À noter que la martre, en raison de son habitat forestier, ne s'attaque pas aux poulaillers.

Les invertébrés, insectes ou mollusques, sont minoritaires dans le régime alimentaire de la martre (2 % à 15 % du total, avec un pic à 6 % au printemps et 25 % en été).

La martre ne dédaigne pas les charognes (chevreuil tué par un lynx par exemple).

Les fruits sont consommés principalement en été et à l'automne. Ils peuvent représenter jusqu'à 70 % du régime alimentaire.

Petit casse-noisettes dans la neige, pour Nicole

Toujours mignon ce petit animal, qui ne craint même pas de mettre ses pattes dans la neige, lorsqu'il lui faut retrouver de quoi se mettre sous la dent... c'est un tel étourdi, qui avait pourtant bien prévu des réserves pour la mauvaise saison, oui, mais où ? 
Belle et heureuse année 2021!

 

Blanchon au fond du trou caché, pour Nanou

Bien caché dans son trou  le lièvre variable est très difficile à apercevoir, mais il laisse sur la neige de nombreuses traces de ses pérégrinations
Belle et heureuse année 2021
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L'espèce Lepus Timidus se serait différenciée au cours de la dernière glaciation quaternaire, le climat rigoureux qui régnait alors sur l'Europe, avait alors obligé la faune à des adaptations importantes. La stratégie de camouflage du lièvre variable en a fait une espèce à part entière.

Cette glaciation a duré 100 000 ans pour s'achever environ 15 000 ans avant notre ère, ce qui a poussé le lièvre variable à se séparer en deux groupes. Le premier groupe a migré toujours plus au nord vers la Scandinavie, l'autre groupe s'est laissé piéger dans la zone montagneuse des Alpes au centre de l'Europe. Absent naturellement des Pyrénées, sa présence actuelle est due à une introduction artificielle en 1978.

À la différence des autres lièvres, le blanchon a un estomac à toute épreuve, et peu de choses le rebutent, il peut par exemple digérer des écorces d'arbres et sait se purger en avalant des graviers et de la terre. Il fréquente tous les milieux alpins — bois de pins, aulnaies, crêtes, éboulis, pelouses, entre 1 500 et 3 000 mètres — trouvant dans chacun une pitance à son goût. Il est aussi capable de parcourir rapidement de grandes distances et des dénivelés importants — jusqu'à plus de 1 000 mètres de dénivelé.

En période normale, le lièvre variable est plutôt très discret, jouant plutôt la furtivité. S'il se sent en danger d'être découvert, il va jaillir comme l'éclair avant de disparaître vite au loin.

Bien adapté au froid et aux milieux inhospitaliers, seuls le vent et les tempêtes de neige le contraignent à l'immobilité, et, malgré les dures conditions hivernales, il se reproduit dès le mois de février. La saison des amours est appelée « bouquetage » ; abandonnant leur grande prudence habituelle, les lièvres se lancent dans des courses effrénées, puis se figent brusquement dans une immobilité de statue avant de repartir aussi subitement, après un instant d'observation des alentours.

La femelle, la hase, peut avoir jusqu'à quatre portées par an de trois ou quatre petits qui viennent au monde couverts de poils, les yeux ouverts et immédiatement autonomes avec la même alimentation que celle des adultes. En moins de deux mois, ils dépassent le kilogramme. La reproduction du lièvre variable est importante et il peut à l'occasion se reproduire avec le lièvre d'Europe, cependant les hybrides se révèlent extrêmement vulnérables, ne bénéficiant pas de toutes les adaptations de leurs parents à leurs milieux respectifs.

L'espérance de vie des blanchons ne dépasse pas trois ans et la moitié des jeunes ne passent pas l'année. Leurs prédateurs sont les belettes, les fouines, les hermines, les martres et tous les aigles et autres rapaces. En hiver, ils sont les seuls à courir les territoires enneigés et finalement, leur population ne progresse que lentement. La cohabitation avec l'homme se passe assez bien et le blanchon n'hésite pas à chercher des abris dans les chalets d'alpages ou dans les gares de remontées mécaniques.

Source Wikipédia

Il passe par ici aussi le petit loir gris, pour Nadine

Petite boule de poils gris, et yeux vifs, ce petit loir gris en pleine dégustation d'une faine est bien mignon!
Photo de Marc Solari

Belle et heureuse année 2021!
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C'est un petit animal de 15 à 20 cm pour un poids de 100 à 250 g, qui vit essentiellement la nuit. Il passe l'hiver en hibernation pendant sept mois environ (d'octobre à avril). Sa longévité moyenne est de 9 à 10 ans. Il est sensiblement de même taille que le lérot et possède une queue touffue de couleur grise comme l'ensemble du corps.

Taille :14 à 20 cm + 11 à 19 cm de queue.
Poids : de 80 à 250 g.
Robe : dos et flancs gris chinchilla uniforme, parfois teinté de roux sur les flancs, ou de noir sur une raie dorsale. Mince cercle noir autour de l'œil. Joues et ventre blancs.

Particularités : longue queue touffue, munie de poils gris d'égale longueur jusqu'à son extrémité. Molaires carrées, à surface relativement plane mais striées. Aucune « fenêtre » à la mandibule.

Signes de présence : Nid : construction ovoïde d'une bonne quinzaine de centimètres de diamètre faite de brindilles, mousses, feuilles, herbes sèches avec ouverture latérale. L'intérieur est tapissé de matériel doux : laine, poils, plumes, herbes. Le nid est souvent construit dans un creux d'arbre, une fissure de rocher, un vieux mur, un vieux nid de pie ou d'écureuil ou encore peut se trouver librement dans les branches, à moyenne hauteur. Un même nid peut abriter plusieurs individus. Les nichoirs à petits passereaux ne lui conviennent pas : le diamètre du trou de vol est insuffisant. Les nids d'hibernation sont établis dans le sol, à des profondeurs allant de 15 à 60 cm.

Empreintes : semblables à celles de l'écureuil, mais de plus petite taille.
Source : extrait d'article 

Toujours surveiller ses arrières, pour Nadine

La fouine est curieuse de tout, c'est là son plus vilain défaut, et ce qui la rend d'autant plus attachante !En effet, cet animal s'ingénie à vivre près de nous, bien qu'on ne s'en aperçoive pas.
Crédit photo M. Zlinko Pologne

Belle et heureuse année 2021!

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C'est un commensal de nos greniers et remises, faisant ripaille de tous rongeurs et autres œufs d'oiseaux. La fouine est ainsi faite : elle adore vivre dans l'entourage de l'homme.

Ne vous y trompez pas, ce n'est pas tant notre compagnie qui l'intéresse, mais bien plutôt les ressources alimentaires et l'abri que peuvent lui fournir les constructions humaines.C'est un animal délicat qui déteste la canicule, le gel, les inondations et la pluie. Pas question, comme sa cousine la martre, de vivre à la dure en pleine forêt ! C'est beaucoup plus pratique d'élire domicile dans les confortables bâtiments agricoles souvent pleins de cachettes et de recoins. Elle y apprécie alors le confort tiède et la douceur des lieux, et peut s'y prélasser à loisir, d'autant que ces endroits sont infestés de rongeurs attirés par les débris végétaux et les graines, qui sont sa source de nourriture principale. C'est sans doute son origine méridionale qui provoque cet excès de langueur et cette tendance au moindre effort… Je plaisante, bien entendu.

Le problème, voyez-vous (et ce n'est pas faute d'avoir essayé de trouver des circonstances atténuantes au coupable) est que la fouine a justement tendance à aller au plus direct. Je veux parler bien sûr du poulailler. Aïe ! Je vous entends déjà dire : « quoi ? Mais ce n'est qu'un vulgaire nuisible ? »

Eh bien ! oui, avouons-le sans détours : la fouine ne dédaigne pas de petites visites dans le poulailler, dans le meilleur des cas pour y gober les oeufs, mais souvent pour y faire de véritables carnages !Ainsi, il arrive que le pauvre propriétaire dudit poulailler découvre au petit matin bon nombre de ses volailles refroidies. En général, aucune ne survit !

On a alors vite fait de qualifier la fouine de monstre sanguinaire, et c'est d'ailleurs ce comportement qui, probablement, est responsable de la mauvaise réputation des mustélidés dans son ensemble, même ceux qui sont beaucoup trop petits pour effectuer de pareils ravages, comme la belette ou l'hermine, mais aussi comme la martre, sa proche cousine qui pourtant ne quitte jamais les sombres profondeurs de la sylve.

Effectivement, la fouine est coupable de ravages dans les poulaillers. Mais, ainsi que l'ont montré les études comportementales, la frénésie de meurtre dont elle fait preuve en présence de volailles caquetantes n'est que la réaction instinctive à une agression, l'animal ne supportant pas l'agitation et le bruit causés par sa venue. De fait, il égorge tout ce qui bouge jusqu'à ce que revienne le calme. Dommage pour les poules…

Cela dit, n'oublions pas que, comme tous ses cousins mustélidés, la fouine se nourrit en grande majorité de rongeurs, régulant ainsi les populations de rats et de souris qui, sans elle, seraient extrêmement nombreux dans les bâtiments agricoles, les granges et les hangars, et deviendraient un véritable fléau.
Source : Antiopa Nature et Sciences

Dernière succulente cueillette avant le grand froid, pour Michele

Monsieur le Lapin de garenne s'est dressé sur ses pattes arrières pour atteindre et savourer avec délicatesse les dernières baies rouges gelées d'une branche basse. Hum, c'est diablement bon!

Belle et heureuse année 2021!
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Le lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) ou lapin commun fait partie des lagomorphes comme le lièvre. Ce mammifère de la famille des Léporidés tire son nom des garennes, nom donné autrefois aux espaces herbeux ou boisés truffés de réseaux de terriers où ces lapins étaient nombreux. Le lapin commun est également domestiqué pour l’élevage, ainsi que pour l’agrément avec notamment les lapins nains.

Le lapin de garenne se distingue du lièvre par sa taille plus petite : entre 35 et 50 cm environ sans la queue et ses oreilles également plus courtes ne dépassant pas 9 cm. Selon les gabarits, son poids varie entre 1 kg et 2,5 kg. Il a une fourrure gris-brun à gris-beige tirant sur le blanchâtre au niveau du ventre et une petite tache rousse sur la nuque.

Le dimorphisme sexuel se remarque à la forme de la tête : plus fine et davantage allongée chez les femelles, alors que les mâles sont plus joufflus.

Le lapin a la particularité d’avoir une dentition importante (28 dents) qui ne s’arrête jamais de pousser. Il a également une très bonne vue qui porte à 360°C, avec ses yeux dont l’iris est brun-noir, à la différence du lièvre. Dès lors que la luminosité baisse, le lapin continue à très bien voir. Cependant, juste devant lui, ce sont ses vibrisses qui lui permettront de sentir la présence d’obstacles. Son ouïe n’est pas un sens particulièrement précis chez lui alors que l’acuité de son odorat ne fait aucun doute. Un autre sens est curieusement bien développé chez le lapin, c’est le goût puisqu’il est capable de discerner le salé, le sucré, l’acide et l’amer.

Lorsqu’il est en détresse ou en coït, le lapin clapit en poussant un petit cri aigu. Mais s’il veut prévenir d’un danger à proximité, il tape du pied ce qui provoque un bruit sec qui résonne à distance.

Le lapin vit en couple ou en groupe d’une vingtaine d’adultes au sein duquel une hiérarchie existe avec des dominants et des dominés : les premiers auront priorité sur l’accouplement avec le meilleur espace pour mettre bas, tandis que les deuxièmes sont en retrait.

Comme il voit la nuit, le lapin vit surtout à partir du crépuscule. Son espérance de vie peut aller jusqu’à 9 ans mais c’est sans compter sur les prédateurs et autres obstacles à sa survie. Le lapin a la réputation d’être très actif sexuellement, et le "chaud lapin" n’est pas vraiment une expression usurpée puisqu’il copule toute l’année en changeant de partenaire au gré de ses envies, ce qui lui fait une descendance pléthorique.

Les femelles peuvent être en chaleur toute l’année sauf en automne. La durée de la gestation est d’un mois, et les femelles en gestation se rencontrent principalement entre février et août.

Elles mettent bas dans une rabouillère (terrier d'accouchement) d’une portée comptant entre 3 et 12 petits lapereaux glabres avec les yeux fermés. Ils vont chercher l’une des 6 mamelles de la femelle grâce à l’odorat déjà présent : compte tenu de l’écart entre le nombre de tétines et le nombre de petits, une forte mortalité de lapereaux est fréquente. A 4 semaines, les petits sont sevrés et autonomes, ils atteindront leur maturité sexuelle à 3 mois et demi et 4 mois, respectivement pour les femelles et pour les mâles. Seulement un mois après avoir mis bas, la femelle est à nouveau fécondable : de ce fait, elle peut avoir jusqu’à 6 portées par an !
L’habitat du lapin de garenne

Le lapin de garenne vit à moins de 1400 mètres d’altitude, dans des zones herbeuses, de toutes sortes dès lors qu’il existe quand même quelques buissons ou haies pour se cacher : cela va des landes aux bois, en passant par les clairières, les dunes, les bocages, les prairies, les champs cultivés, sans oublier non plus les parcs publics des villes, les ronds-points végétalisés, les aires d’autoroute et de zones industrielles, les pelouses et les jardins.

Pour faciliter le creusement des terriers, le lapin de garenne préfère les sols sableux, meubles, bien drainés et profonds. Les terriers, s’ils ne sont pas isolés, sont reliés entre eux par des galeries.

L’espace vital du lapin peut aller jusqu’à 4 ha et doubler s’il vit en communauté, mais cela dépend de l’abondance ou non de nourriture à proximité du terrier. Il marque son territoire, y compris l’entrée du terrier, avec l’urine, les crottes et la sécrétion de glandes mentonnières.

Le lapin de garenne est bien évidemment un herbivore puisqu’on le voit toujours associé aux carottes dans les films d’animation et les BD ! Moins délicat, il mange également ses propres crottes encore molles tout juste déféquées (on dit qu’il est cæcotrophe) qu’il va mâchouiller comme s’il ruminait. Il s’agit d’une sorte de digestion en deux étapes..

En fonction de la nature environnante et des saisons, les plantes herbacées qu’il va consommer vont varier : cela va des graminées (Poacées) aux beaux jours jusquaux racines, bulbes, graines, tiges, jeunes pousses et écorces d’arbustes quand le froid arrive. S’il y a des cultures dans son domaine vital, il ira se servir qu’il s’agisse d’un champ de céréales ou d’un jardin potager dans lequel carottes et choux, notamment, poussent.

Frugal repas pour lièvre variable, pour Stéphane

Notre petit ami, le lièvre variable,  est à la recherche de quelque nourriture sous la neige.  Sil est difficile à repérer, on peut souvent voir ses traces  dans la neige.
Belle et heureuse année 2021!
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Qu'est ce qui peut bien "varier", c'est à dire "changer", chez ce lièvre ?...Son pelage ! Le lièvre variable est gris brun en été et tout blanc en hiver. Il est d'ailleurs surnommé le "blanchon". Cet animal très discret se déplace la nuit et reste caché le jour. Il n'émet aucun cri, il est donc très difficile de le voir. Mais on peut facilement repérer ses traces et ses crottes, surtout sur la neige.
Un habitant des régions froides

En France, le lièvre variable ne vit que dans les Alpes, il n'existe pas dans les autres massifs montagneux. Il se trouve en altitude, principalement au dessus de 2 000 mètres.

Il vit aussi dans le nord de l'Europe et en Sibérie, jusqu'au Japon. Dans les pays du Nord, on peut le rencontrer à plus basse altitude : c'est le climat (froid) qui dicte son habitat.

C'est un rescapé de la Préhistoire, alors qu'il faisait plus froid qu'aujourd'hui, partout sur la terre. Pendant la dernière grande glaciation (entre -80 000 et -10 000 ans), il y avait aussi des mamouths, des boeufs musqués, des léopards des neiges, et d'autres animaux aujourd'hui disparus. Tu vas découvrir à quel point il est adapté à ce type de climat !
Changer de couleur, pourquoi faire ?

Ça, tu l'as deviné : quand on est blanc sur la neige, on passe inaperçu... On a moins de risque de se faire croquer par un prédateur, qu'il soit aigle, renard ou hermine ! Et le camouflage est tout aussi efficace en été, quand on est gris brun, et qu'on se cache dans les rochers.

Mais alors, que se passe t-il au printemps et en automne ?...Au printemps, le lièvre variable perd progressivement ses poils blancs tandis que des poils gris poussent.Il est alors un peu des deux couleurs. A l'automne, ce sont des poils blancs, mais aussi plus épais, qui poussent tandis que les gris tombent par petites touffes. Le changement (la "mue") est rapide : en deux semaines, le lièvre change de couleur ! 

Une silhouette toute ronde, pourquoi faire ? Que fais-tu quand tu as froid ? Est-ce que tu t'étales comme à la plage ? Non ! Tu te blottis plutôt, tu te mets en boule ! Cette attitude permet de conserver la chaleur de ton corps plus facilement. Le lièvre variable fait de même à sa manière : il a un corps bien plus rond que son cousin le lièvre d'Europe, qui vit à plus basse altitude. Et comme il ne peut pas mettre de bonnet pour perdre moins de chaleur, le lièvre variable a des oreilles plus courtes que celles de son cousin. 

Le lièvre d'Europe a le corps plus allongé et ses oreilles sont plus grandes que celles du lièvre variable. De grands pieds poilus, pourquoi faire ?Pour mieux courir ? Pour avoir moins froid ? Peut-être. Mais... tout comme le lièvre n'a pas de bonnet, il n'a pas de raquettes pour marcher dans la neige poudreuse. As-tu déjà essayé de marcher, ou pire, de courir dans une couche épaisse de neige poudreuse ? On s'enfonce, et c'est très fatiguant ! Les poils de ses pieds empêchent le lièvre variable de s'enfoncer dans la neige, comme le feraient des raquettes.Dis, le lièvre, comme tu as de grands pieds! 

De grandes dents... Pourquoi faire? Le lièvre variable est un herbivore. Avec ses grandesfortes incisives, il peut se nourrir d'écorces et de rameaux d'arbustes. Son système digestif lui permet de digérer le bois, il trouve ainsi de quoi se nourrir même en plein hiver, quand l'herbe est recouverte de neige. 

Difficile à observer... mais pas à repérer ! Le lièvre variable compte sur son camouflage pour ne pas être vu. A l'approche d'un danger, il reste immobile, sous le rocher ou dans le creux qui l'abrite. Ce n'est qu'au dernier moment qu'il s'enfuit. Mais tu peux souvent trouver ses crottes, des petites billes rondes composées d'herbe sèche.

En hiver, c'est encore plus facile de savoir qu'un blanchon est passé par là car ses traces "en Y" sont bien reconnaissables. Mais c'est plus difficile de comprendre dans quel sens va le lièvre... ! A ton avis, celui-ci est-il allé vers le haut de l'image, ou vers le bas ? Quelques indices : le lièvre ne se déplace qu'en faisant des sauts.En bondissant, il lièvre rejoint le sol en reposant d'abord ses deux pattes avant l'une devant l'autre. Puis il ramène ses deux pattes arrière, qui s'applatissent plus au sol (traces plus longues), et viennent se placer de part et d'autre des pattes avant, et un peu devant celles-ci.

Et le voilà prêt à faire un nouveau bond. 
Source : extrait d'un article du Parc National des Ecrins

Jeunes muscardins très curieux, pour Michèle


Ne sont-ils pas mignons ces deux petits muscardins pointant leur museau  depuis le creux de l'arbre où ils résident? 
Belle et heureuse année 2021!
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Le muscardin a à peu près la même taille que celle de la souris commune : une longueur totale de 14 à 16 cm, dont 7 cm pour la queue.

Il possède une queue touffue et de grands yeux noirs qui lui donnent une bonne vision nocturne. Son pelage est roux 

Son alimentation varie considérablement selon la saison car il se nourrit de bourgeons, de fleurs, de baies, de graines et d'insectes. Il complète ce menu de végétarien-frugivore en mangeant certains insectes et quelques œufs d'oiseaux (notamment d'oiseaux nichant dans le bois mort et les arbres creux) en cas de disette, ce qui a été confirmé par des analyses isotopiques montrant qu'une partie de sa nourriture a bien une provenance animale. Son régime présente une certaine plasticité, qui lui permet de s'adapter aux variations saisonnières de nourriture et à des sources alimentaires moins variées ou différentes en limite de son aire naturelle de répartition, au nord notamment.

Ce micro-mammifère est arboricole. Il vit plutôt dans les zones de végétation buissonnante ; ronciers notamment. Il vit aussi dans les arbres et y circule avec agilité, jusque sur les branches les plus minces. Des adaptations morphologiques et micro-anatomiques lui permettent de rester accroché à des branches ou pétioles de feuilles presque sans efforts, notamment grâce à un système de blocage de certains tendons. (En cas d'alerte, il peut ainsi rester immobile pendant plusieurs dizaines de minutes, accroché à une branche comme une feuille morte. En automne, il consomme noisettes et faines).


À l'approche de l'hiver, ayant constitué d'appréciables réserves de graisses, il construit un nid au niveau du sol sous les feuilles mortes, dans lequel il passera l'hiver en hibernation à une température corporelle très basse car il ne compense pratiquement pas les variations de température ambiante (la température de sa peau peut alors descendre jusqu'à -2,9°C). Cette léthargie (entrecoupée de quelques courtes périodes de réveil) peut perdurer plus de la moitié de l'année dans les pays froids (Ex : 6 à 7 mois d'hibernation en Lituanie).

A la belle saison il construit des nids globuleux dans les broussailles. la forme et les proportions de ce nid changent selon la saison. Le nid d'été, individuel, sert à la reproduction de la femelle.

L'hiver, le nid est le refuge d'une dizaine de muscardins qui hibernent en communauté.

Le muscardin est capable de détacher la fourrure de sa queue, par une sorte d'autotomie un peu comme les lézards, lorsqu'il est attaqué par un prédateur.

Source Wikipédia

Virée nocturne pour belle genette, pour Michèle

Cette belle bête, autrefois recherchée pour sa fourrure, est désormais une espèce protégée.
Tant mieux car il est rare d'en voir et pourtant elle est bien jolie!
Belle et heureuse année 2121!
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La genette étant carnivore, elle chasse tous les petits rongeurs comme les mulots et souris mais également les lapins, les loirs, les écureuils, sans oublier les oiseaux, les reptiles, les amphibiens… Ponctuellement, elle peut compléter son régime alimentaire de céréales et de baies.

Comme la genette ne s’approche pas des zones habitées, elle ne s’attaquera pas au poulailler du jardinier : elle ne fait pas partie des nuisibles, au contraire.

Autrefois chassée pour sa fourrure, ce qui n’est plus le cas, la genette n’étant pas classée dans les espèces nuisibles mais protégée, sa population est plutôt en expansion en France où elle est observée régulièrement dans le quart sud-ouest, sachant que sa présence est constatée de plus en plus du tracé de la Loire jusqu’à la vallée du Rhône.

La genette est protégée aujourd’hui à plusieurs niveaux : par la Convention de Berne du 19 septembre 1979 dans son annexe 3 relative à la faune sauvage, par les directives européennes du 21 mai 1992 et du 27 octobre 1997 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages, et par l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux mammifères protégés sur l'ensemble du territoire qui accorde ainsi à la genette une protection totale sur la France entière.

Source Jardinage dossier Le Monde

Prospection nocturne, pour Michel

Saisie par le photographe de nuit alors qu'elle se déplaçait pour chasser , 
voici une jolie petite fouine en maraude
© Franco Atirador

Belle et heureuse année 2021!

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Extrait d'un article de Futura Planète 

La morphologie de la fouine est proche de celle de la martre, à la différence qu'elle est légèrement plus trapue. Le pelage est uniformément brun à l'exception du plastron de poils blanchâtres qui recouvre son cou et sa poitrine. Celui-ci se divise en deux et se prolonge sur le haut des pattes antérieures. Et contrairement à la martre, le dessous des pattes de la fouine n'est pas velu. Les oreilles sont plus petites et plus étroites, et le museau moins long et plus large.

On trouve la fouine sur presque tout le continent eurasien depuis la façade atlantique de l'Espagne jusqu'à la Mongolie. Elle occupe des biotopes très variés mais principalement dans les campagnes couvertes de bois et de vergers. C'est un animal peu farouche qui s'accommode de la présence humaine, car il gîte aussi bien dans les granges que dans les greniers, même dans les villes.
Comportement de la fouine

La fouine est un animal solitaire en dehors de la période de reproduction. C'est un animal territorial qui chasse la nuit. Elle est aussi agile que la martre mais moins à l'aise dans les frondaisons des arbres. Elle chasse au niveau du sol dans les haies, les talus, les lisières de bois ou les jardins, même à proximité des habitations. Elle a la fâcheuse habitude de détériorer les câblages électriques des transformateurs et des véhicules. Ces déprédations seraient le fait des juvéniles qui mordillent à peu près tout ce qu'ils trouvent pour tester leur comestibilité. 

C'est l'heure du casse-croute, pour Martine

Tout petit mais gourmand, voici notre petit loir en train de rouler une belle pomme rouge
 pour  festoyer en famille. 
© Wikicommons
Belle et heureuse année 2021!

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Le loir gris, le rongeur de nos maisons. Souvent perçu comme un nuisible, parce qu’il vient habiter nos maisons, le loir n’en demeure pas moins un mammifère que nous devons protéger.

Le loir, de son nom latin Glis Glis, est un petit mammifère de la famille des Gliridae qui ressemble à un petit écureuil. Son pelage est gris à gris-fauve. Il mesure entre 10 à 30 cm en comptant la queue. C’est le plus imposant rongeur de sa famille. On le reconnaît par ses yeux noirs saillants, ses oreilles arrondies et sa queue touffue. Son poids varie entre 70 et 200g.

Présent sur pratiquement l’ensemble du territoire européen, le loir choisit de s’installer dans les forêts de feuillus composées de vieux arbres. Pour s’alimenter, le loir a besoin d’arbres portant leurs graines tels que les chênes, les hêtres et les châtaigniers. Mais il est également possible de le rencontrer dans les forêts de conifères, les parcs ou encore les jardins.

La nourriture du loir est principalement issue de végétaux. Il mange des bourgeons, feuilles, fleurs, écorces et fruits secs, et raffole particulièrement des graines et fruits charnus, notamment les pommes. Son régime alimentaire n’est pas exclusivement végétarien. Lorsque l’occasion se présente, il peut contenter sa faim avec quelques insectes, des œufs voire même de petits oiseaux. Pendant la période automnale, le loir engraisse énormément et stocke des aliments dans sa cache avant l’hibernation qui peut durer jusqu’à 7 mois. L’expression « dormir comme un loir » prend tout son sens !

Le loir construit son nid dans une cavité comme un trou d’arbre ou le creux de rocher. Il peut également installer son nid dans les maisons et dans les nichoirs à oiseaux. Composé de feuilles, d’herbes, de mousses et de matériaux plus doux à l’intérieur, comme des plumes, des poils ou de la laine, le nid du loir a une forme sphérique. La période de reproduction s’étale de juin à septembre. Avec une durée courte de gestation, 1 mois, le loir peut se reproduire jusquà deux fois par an. Les portées peuvent comprendre de 2 à 10 petits qui s’émancipent au bout de 2 mois seulement. C’est une espèce à fort pouvoir de reproduction, mais qui est également prise en prédation par de nombreuses espèces : chouette, chat, hibou, fouine, etc.

Curieuse et agile martre des pins, pour Martine

Sur ce tronc incliné avec une sacré pente, la martre des pins s'accroche pour pouvoir atteindre son objectif.  Notre petite amie n'a pas trop l'air de craindre le froid ni la neige!
Belle et heureuse année 2021!

La martre des pins est une exploratrice hors pair : elle inspecte et chasse dans les mondes sous-terrains avec une agilité déconcertante.

Voici une vidéo de National Géographic Wild France illustrant ses facultés


Mal-aimé en quête d'un bon déjeuner, pour Maho

Le blaireau fait partie des animaux sauvages qui ne sont pas aimés. Son nom est même utilisé comme insulte pour désigner certaines personnes comme étant des "nuls". 
Pourquoi ? 
Belle et heureuse année 2021!
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 Le blaireau, un animal mal aimé

Au cours des années 70, de nombreux terriers de blaireaux ont fait l’objet de campagnes de gazage organisées pour lutter contre la rage. Les blaireaux n’avaient aucune chance de survivre, car soit ils étaient empoisonnés dans leur terrier, soit ils étaient tués par les chasseurs postés aux différentes sorties des galeries. En 1986, heureusement, les blaireaux ont profité d’une campagne efficace de vaccination contre la rage. Les vaccins sous forme d’appâts étaient déposés dans leurs zones d’habitat.

Sans doute du fait que le blaireau est largement recherché par les chasseurs depuis des milliers d’années, il vit aujourd’hui rarement en milieu ouvert. Il préfère se protéger dans les haies denses, les bosquets, et même dans les bois et les forêts, mais il est victime du trafic routier qui s’intensifie d’année en année.

En France, la chasse au blaireau est considérée comme « aussi cruelle qu’inutile » et elle est justifiée par un faux besoin de régulation car il s’agit en fait d’un loisir ! Chassés au fusil ou par les chiens de chasseurs, ils sont achevés à coup de pied ou de pelle... spectacle d’horreur absolue. Cet animal peu apprécié, voire carrément mal aimé, est classé parmi les nuisibles, notamment dans les terres agricoles et les jardins des particuliers et également parce qu’il est porteur de maladies graves. C’est pourtant un animal très social, paisible, qui ne se fait pas remarquer. Il est protégé chez nos voisins européens. Il serait temps qu’en France, le carnage cesse et que le blaireau fasse enfin l’objet d’une campagne de protection.

Extrait du mag des animaux d'Ouest France

Muscardin au bel appétit, pour Chantal

 En voilà un petit trotte-menu que nous connaissons plutôt mal.

Crédit photo wikipédia

Le muscardin  est un petit rongeur nocturne et farouche qui fait partie des micromammifères au régime essentiellement végétarien. Comme le loir et le lérot, il appartient à la famille des Gliridés. Son nom viendrait de l'odeur de musc que son pelage dégage.

Belle et heureuse année 2021!

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Le Muscardin, emblème de la haie : préserver les haies est donc un enjeu de conservation majeur pour l’espèce
Les populations de Muscardin sont en déclin dans certaines parties de son aire de répartition du fait de la destruction et de la fragmentation de l’habitat (Royaume-Uni, Suède, Allemagne, Pays-Bas, France, etc.). Les modifications de pratiques agricoles et sylvicoles engendrent des conséquences importantes pour cette espèce. Ainsi, l’arasement des haies entraînant la disparition du bocage, la banalisation des boisements, l’intensification de l’agriculture, le nettoyage des sous-bois et des zones de fourrés, les tailles de haies et les coupes forestières lors des périodes sensibles et l’utilisation de biocides agricoles agissent en synergie et participent au déclin de certaines populations. Ces effets néfastes sont d’autant plus conséquents que le Muscardin ne parcourt pas de grandes distances (maximum 1200 mètres pour les jeunes nés au printemps, les adultes étant quasi-sédentaires) et ne se déplace pas au sol. La possibilité pour les animaux de rejoindre d’autres habitats plus préservés est donc drastiquement réduite.

Le Muscardin est une espèce intégralement protégée par la li française. Son classement dans l’article 2 confère également une protection, malheureusement plus théorique que réelle, à son habitat. La disparition des haies à laquelle nous continuons d’assister ne fait qu’illustrer la faible prise en compte du rongeur dans les pratiques actuelles malgré de la législation en vigueur.

La protection de l’espèce passe par la préservation des haies et de boisements diversifiés au sous-bois dense, l’entretien des taillis, la conservation de zones de fourrés et de clairières buissonnantes. Il est également nécessaire de penser à une échelle paysagère plus globale et d’assurer des corridors boisés entre les différents patchs arborés afin de permettre aux individus de se déplacer aisément et de pouvoir se réfugier dans d’autres sites en cas de destruction.

Outre leur intérêt pour le Muscardin, les haies constituent de véritables passages et lieux de vie pour de nombreuses espèces de chauves-souris, d’amphibiens, de reptiles ou d’insectes. Elles participent entre autres au maintien des sols, à l’épuration et à la régulation de l’eau et à la protection du bétail. Préservons nos haies pour un paysage vivant !

Source Extrait d'un article d'Openfield par Gaëlle Caublot

Felis sylvestris , pour Maryse

Quel magnifique animal que ce chat sauvage, oui mais comment le reconnaître… et ne pas le prendre pour un chat domestique ! 
Belle et heureuse année 2021!
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Il n’est pas toujours simple de distinguer un chat sauvage (ou chat forestier) de son « pas-tout-à-fait homologue » chat domestique. Si vous avez la chance d’en approcher un d’assez prêt ou de l’observer aux jumelles, voici quelques critères qui vous permettront d’y voir plus clair . 
  • la fourrure du chat forestier est plus touffue que celle du chat domestique, sans pour autant être plus longue. Le crâne est plus large et les membres postérieurs plus robustes. Bref, le chat forestier parait plus trapu qu’un chat domestique
  • la couleur de fond de la fourrure est fauve clair, voire grise marquée de fauve
  • la queue du chat forestier est touffue, marquée de 3 à 5 larges anneaux noirs. Le bout est arrondi et possède un manchon noir à l’extrémité. La queue des chats harets (chat domestique retourné à l’état sauvage) et des métis (croisement chat domestique/chat forestier) ressemble à celle du chat domestique (fine, pointue au bout, petits anneaux). 
  • sur le dos, le chat forestier possède une bande dorsale noire unique, courant de la nuque à la base de la queue 
  • le tigré de la robe (rayures latérales) est toujours moins marqué que sur un chat domestique
  • une tâche blanche est souvent visible sur la gorge
  • le nez est rose ourlé de brun
  • par contre, aucun coussinet ne peut être rose (certes, là, il faut voir le chat de très très près…)
  • tant que vous l'avez "en main", les yeux du chat forestier ont un iris vert. 
Malgré tous ces critères, la distinction entre chat forestier et chat domestique est parfois malaisée et cela d’autant plus que les croisements chats forestiers/chats domestiques sont possibles.
En cas de doute, vous pouvez vous mettre en rapport avec informations et photos le centre Athénas Bourgogne - Franche-Comté. 
Source : http://www.athenas.fr