Blog d'art-postal, essentiellement textile , créé pour satisfaire toutes mes envies de couture, broderie, embellissement, collages et autres fantaisies... en les appliquant aux univers riches et variés induits par les timbres postaux. Il peut m'arriver d'y noter mes coups de coeur pour des expositions ou des artistes, sources d'inspiration ou d'émotions.
BIENVENUE!
Voici une patite carte textile pour Léo, qui voue une véritable passion pour les chevaux (en ce moment).
Lorsque je l'ai à la maison pour partager un petit moment, nous passons des heures dans les livres qui en parlent, et c'est à chaque fois un grand bonheur pour tous les deux, car moi-aussi j'aime beaucoup cet animal.
photo publiée sur Facebook par Amazing nature beauty, sans nom d'auteur
Et puis, en plein apprentissage du vocabulaire, Léo pourra s'exercer à dire "un cheval, des chevaux", et savoir que la maman s'appelle une "jument" et le petit " le poulain".
Ne sont ils pas mignons tous les deux à se faire des calins, tout comme le fait une maman avec son petit garçon ou sa fille? Belle réception de cette carte, mon Léo, à bientôt.
Il fut un temps où tu as voulu t'essayer à la danse classique et tu étais bien jolie avec tes ballerines, tes guêtres et ton justaucorps... mais depuis, tes goûts ont changé, tu préfères les chorégraphies plus dynamiques et plus modernes aussi, de la K-Pop.
Pour célébrer tes 6 ans, la fin de ta scolarité à l'école maternelle, tes deux dents absentes dans ton large sourire de presque CP, je t'adresse cette jolie ballerine dans une ambiance toute rose, comme tu aimes, en espérant que cette carte te plaira bien : je t'en souhaite une bonne réception et t'embrasse tout plein.
Voici ma seconde participation à ce bel appel à mail-art lancé par AGIR en Pays Jalignois, dont le thème cette année est consacré à l'amitié.
Une amitié qui dure et ne vieillit pas c'est quelque chose d'extraordinaire.
Émilie Carles dans Une soupe aux herbes sauvages
Composition sur fond de broderie anglais sur tissu bleu, avec une double photo illustrant particulièrement bien ce que je voulais démontrer, avec un texte et une photo trouvés sur Facebook avec le commentaire ci-après.
Depuis toutes ces années aucune des deux n’avait changé, jamais elles ne s’étaient séparées, toujours marchant main dans la main.
De la petite école à la retraite elles ne s’étaient jamais lâchées la main.
Pour elles quand elles aimaient ça devait durer toute la vie.
Toutes deux étaient veuves et avaient vécu le décès de leur époux comme un abandon qu’elles ne comprenaient pas.
Alors toutes deux se sont consolées mutuellement, bras dessus bras dessous comme dans leur enfance et ce fut une nouvelle jeunesse.
Cela fut difficile car perdre leur époux avait été quelque chose de monstrueux qui avait empli leur cœur jusqu’à le faire éclater.
Alors cette profonde amitié qui les liait depuis l’enfance se transforma en un profond amour platonique qui ne remplaçait pas l’amour de leur époux mais qui leur permettait de survivre.
C’était une forme d’amitié amoureuse qui les unissait non seulement par le cœur mais par les âmes.
70 ans de cette amitié indéfectible, qui résiste à tout, plus fort que l’amour en cela qu’elle peut commencer dans la petite enfance et perdurer jusqu’au à son dernier jour.
Bras dessus bras dessous avec leur cartable pour partir et revenir de l’école, main dans la main avec leur cabas pour aller et revenir du marché.
extrait d'un article de JFMauran du Groupe Les plumes Sacrées
Je souhaite une belle moisson d'art postal à cette association littéraire, et une belle exposition à suivre.
Pour répondre à l'appel à mail-art sur le thème de l'amitié, lancé par l'Association AGIR en Pays Jalignois, j'ai choisi d'évoquer l'amitié que j'ai rencontré dans mes premières lectures.
Composition réalisée avec une copie sur tissu des couvertures de livres de la première édition du Club des Cinq à la Bibliothèque rose + un dessin des cinq compagnons dont je n'ai pas retrouvé l'auteur
Si j'ai choisi d'illustrer l'amitié par l'exemple qu'en donnaient les enfants du Club des Cinq, c'est que, gamine, comme beaucoup d'autres de mon age, j'étais friande de leurs aventures. Les nombreuses histoires inventées par Enid Blyton étaient publiées dans "La bibliothèque rose", en version originale traduite de l'anglais et parue en France à compter de 1955 (mon année de naissance). J'appréciai tout particulièrment leur indéfectible amitié très utile pour agir efficacement dans la résolution de leurs enquêtes qu'ils démystifiaient, dans une belle complicité. Déja sans doute pointait en moi le goût de la recherche de la vérité, de percer les mystères : mes premières histoires "policières" en quelque sorte.
Etant plutôt une fillette solitaire, j'admirai particulièrement l'amitié qui liait la fratrie de François, Mick, Annie, avec leur cousine Claude et son chien Dagobert. Dans le cas où une fâcherie troublait leur belle entente ou bien qu'une incompréhension temporaire s'établissait entre l'un et les autres membres du Club, cela n'allait jamais bien loin : on les sentait toujours aussi unis que les doigts d'une seule main, à pouvoir compter les uns sur les autres, en toute circonstance, ce qui est vraiment pour moi une belle définition de l'amitié.
Je souhaite une belle réception d'art postal sur un si beau sujet à l'Association et je leur souhaite aussi une belle exposition à suivre.
*** le Club des Cinq ***
Enid Blyton, l'autrice du Club des Cinq, et d'autre publication pour la jeunesse comme le Clan des Sept et Oui-Oui
Voici les personnages principaux des livres de la série du Club des Cinq - 21 titres écrits par Enid Blyton - que j'ai lu pour la plupart et, à l'époque, qui m'avaient enthousiasmée :
- Claudine « Claude » Dorsel a onze ans. Elle veut que tout le monde l'appelle Claude car elle trouve son prénom trop féminin. Elle possède une île dont sa mère a hérité (ainsi que la maison), laquelle lui a dit « qu'elle la lui donnait ». Cette île est le domaine des Cinq, qui y vont souvent camper. Claude adore son chien Dagobert et l'emmène partout, même dans son collège. Elle est très généreuse et ne ment jamais, mais elle a un caractère difficile. Elle n'en fait qu'à sa tête et n'obéit qu'à son instinct. Dans les deux premiers livres tout du moins, Claude a une forte personnalité et joue un rôle majeur. Elle refuse de se comporter comme devrait le faire une fille (selon les attentes sociales de l'époque) et affirme son égalité avec les deux garçons du groupe
- François Gauthier est l'aîné des enfants. Très raisonnable pour ses douze ans, il est responsable de son frère, de sa sœur et de sa cousine. Il est grand et fort, prudent et sérieux. Il pense à tout, mais est parfois un peu « lourd » pour ses cadets avec ses recommandations. Pessimiste, il n'a pas beaucoup de patience.
-Michel « Mick » Gauthier fait souvent équipe avec sa cousine Claude qui est du même âge que lui. Petit et malin, il taquine toujours tout le monde sur tout : Claude sur son prénom et son attitude masculine, François sur sa prudence exagérée et sa gourmandise et Annie sur sa taille et sa timidité. Mais il sait être courageux et réfléchi quand il le faut. Il est très optimiste, mais casse-ou. C'est un incorrigible gourmand et il est vite insupportable avec ses blagues incessantes.
-Annie Gauthier (Anne Kirrin) du haut de ses « dix ans », est la plus petite. Mick et Claude la traitent souvent de « bébé ». Claude trouve Annie trop « fifille » et froussarde, Annie trouve Claude trop intrépide et garçon manqué, mais elles s'entendent bien. Très douce et très timide, elle est cependant très maligne et, quand elle est en colère, devient redoutable. Elle surgit dans l'action au moment où l'on s'y attend le moins pour sauver ses amis en danger. Elle aime être la ménagère et la cuisinière du groupe. Elle fait souvent des gaffes.
-Dagobert, souvent abrégé en « Dag » ou « Dago » (Timothy, souvent abrégé en Tim ou Timmy) est le chien de Claude. C'est un chien très affectueux qui ne se sépare jamais de sa maîtresse. Il ne possède pas de pedigree. Claude ne s'en séparerait pour rien au monde : il sait monter la garde, suivre une piste, effrayer les bandits, mais il peut aussi être calme, doux et joueur. Un chien parfait et le plus intelligent au monde, selon Claude.
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Lorsque j'ai préparé ce sujet, j'ai été chagrinée d'apprendre que les nouvelles éditions de leurs aventures se sont largement appauvries tant dans le texte (pour adopter un langage simplifié, proche de celui de la jeunesse d'aujourd'hui, ainsi que l'utilisation systématique du présent, pour ne pas "complexifier" la lecture avec le passé simple!) que dans les illustrations (celles de l'intérieur du livre ont disparu, ne reste que la seule couverture du bouquin).
Comme vous pouvez le voir ci-dessous les nouvelles premières de couverture ne sont vraiment pas attrayantes, les personnages y sont dessinés grossièrement à la manière des mangas. Je n'ai rien contre les mangas, mais c'est un genre différent, ne mélangeons pas tout!
Les premières de couverture de la première édition à la toute dernière
Décidément, l'édition sous toutes ses formes n'est plus ce qu'elle était au pays des Lumières, rachetée de plus en plus souvent par des milliardaires plus férus d'idéologie que de littérature, y compris pour la jeunesse et même les manuels scolaires, comme c'est aussi le cas pour la presse écrite et télévisuelle (ce sont les mêmes acteurs),
Faisons travailler toutes les fois que possibles les librairies indépendantes, puisque nous avons la chance que le prix du livre soit unique en France. Si nous voulons éviter une mainmise totale de l'idéologie de ces magnats sur tous les circuits d'information, c'est à nous qu'il appartient de faire en sorte de maintenir un pluralisme indispensable pour éviter que fake-news, révisionnisme et nivellement par le bas deviennent monnaie courante.
Navigateur, contrebandier, pirate, pécheur de perles, écrivain, poète, journaliste et peut-être davantage encore : Henry de Monfreid, encouragé par Joseph Kessel, a laissé à la postérité une œuvre prolixe inspirée de sa vie aventureuse dans la corne de l'Afrique. Plus que tout autre, il incarne à mes yeux le voyage, la soif d'aventure et la liberté absolue, même s'il risqua plusieurs fois d'y laisser sa vie. C'est en lisant Fortune Carrée de Joseph Kessel que j'en suis arrivée à lire en premier lieu "Les secrets de la Mer Rouge", puis bien d'autres de ses livres par la suite.
"Partir avec un itinéraire où tout est réglé au jour le jour et à l'heure, élimine précisément ce qui fait la beauté du voyage : l'imprévu et l'aventure".
En 1911, Henry de Monfreid quitte la France pour l'Abyssinie. Au coeur des régions interdites du Yémen et de l'Ethiopie, il sera pêcheur de perles, marchand d'armes et de haschich, et même espion. Navigateur insatiable, il affronte la mer Rouge et ses tempêtes. Contrebandier, photographe, dessinateur et écrivain épris de liberté, Henry de Monfreid ne cesse d'écrire sa propre légende. Ce personnage ambivalent a fasciné des générations de lecteurs par sa profonde singularité, son jusqu'au-boutisme, et son ambigüité. Son histoire peut aussi se comprendre comme celle d'un Occident malade venant se regénérer au contact de l'Afrique et de son mysticisme.
ainsi qu'un témoignage du grand Joseph Kessel qui l'a rencontré et a vécu quelques mois avec lui. Il le définit comme un pur aventurier, un vrai professionnel de l'aventure (via un écran Facebook, même si on n'est pas sur ce réseau social, comme c'est mon cas).
Henry de Monfreid (au premier plan) sur le pont du bateau le Massabieh, Paris-Soir, 15 mars 1935 – source : RetroNews-BnF
Carte marine ancienne de la Côte d’Arabie, Mer Rouge et Golfe de Perse, tirée de la carte française de l’Océan Oriental. Epreuve originale réalisée en 1740. Bellin cartographe.
Jacques-Nicolas Bellin, né à Paris en 1703, mort à Versailles le 21 mars 1772, est un cartographe hydrographe français. En 1721, Bellin est nommé hydrographe du ministère de la Marine suite à la création de l’office hydrographique français et du Dépôt des cartes et plans de la Marine. Membre de l’Académie de Marine et la Royal Society of London. Au cours d’une carrière de 50 ans, il est l’auteur d’un grand nombre de cartes et d’atlas. Ses cartes du Canada et des territoires français de l’Amérique du Nord (Nouvelle-France, Acadie, Louisiane) sont d’une valeur considérable.
Pour ceux qui voudraient en savoir davantage sur ce personnage incroyable, lien sur son site
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Je souhaite à l'Association des Rencontres de la Baie de Carentec un bien beau festival et une très belle exposition d'art postal, tant je suis certaine que ce thème aura bien plu. Et grand merci à l'Être anonyme d'avoir relayé cet appel.
Je vous avais informé ici d'un appel à mail-art relayé par notre amie L'Être anonyme, sur le thème du voyage en littérature pour le printemps 2026. Nous approchons de la date limite de réception des envois fixée au 20 mai prochain et il est maintenant temps de concrétiser ma participation sur ce thème très inspirant.
Deux idées principales sur ce sujet m'ont traversée, relatives à des lectures de jeunesse, donc déjà lointaines mais qui m'ont laissé de fortes impressions et m'ont fait découvrir le monde, je n'avais alors que la lecture pour voyager.
Photo d'une partie de bouskachi vue sur le site Mag.moncheval.com le vrai timbre est une chèvre, comme la dépouille qui sert d'enjeu dans ce "sport national" afghan
"Les cavaliers" est le premier des livres de Joseph Kessel que j'ai lu. Ce roman d'aventure me fit voyager en Asie Centrale, pour découvrir le coté absolument fascinant d'un pays -l'Afghanistan- à la géographie très tourmentée avec l'Hindou Kouch, immense barrière montagneuse, prolongation du massif de l'Himalaya qui occupe une bonne partie du pays, et qui, par le biais d'une sorte de sport national pratiqué à cheval qu'est le bouskachi, m'a fait appréhender le caractère fier et sauvage de ces hommes ainsi que l'importance de leurs montures dans leur vie, toujours associées à leurs émotions.
Le bouzkachi peut regrouper des centaines de joueurs, généralement répartis en équipes de dix joueurs. Une carcasse décapitée, traditionnellement celle d’une chèvre, est lancée sur le sol au milieu du cercle des cavaliers. Au signal, les cavaliers se ruent vers la carcasse et tentent de la ramasser, tâche qui à elle seule nécessite une grande force.
Le bouskachi, l'impressionnant sport équestre afghan - tourné en 2020
Video de la chaine youtube imineo Cheval et équitation - le générique est très long, commercer à 1:39'
Considéré comme sport national, la province de Samangan célèbre le “bouzkachi” - AFP 04.11.2021
Moi qui admire tant les chevaux, cela ne va pas trop vous surprendre, mais ce roman-là m'a prise aux tripes et je n'ai pas pu le lâcher tant que je n'en ai pas lu la dernière page. C'était un monde tellement éloigné du mien mais si envoutant que ma mémoire s'en souvient encore fortement, d'autant que le talent de conteur de Kessel est formidable.
Dans ce roman Les Cavaliers, Joseph Kessel impose une galerie de personnages forts, dans un contexte qui tient de l'épopée, à travers une folle traversée de l'Afghanistan. On retient également la place particulière accordée aux chevaux, en particulier à Jehol, le Cheval fou, conçu comme un personnage du roman à part entière.
Source :Wikipédia
Je souhaite une bonne réception de ce premier mail-art sur le thème du Voyage à l'Association des Rencontres de la Baie de Carentec. J'en prépare un second sur un autre écrivain voyageur que me fit découvrir Joseph Kessel, dans son livre Fortune carrée.
Joseph KESSEL (1898 - 1979)
La vie de Joseph Kessel est un roman, qui mêle grande Histoire et histoire personnelle. Ou plutôt elle ressemble à une volonté de vivre au plus près l’Histoire, au point d’en devenir un acteur.
Durant soixante ans, Joseph Kessel a parcouru les continents sur la trace de ces instants de vie où l'homme affronte la mort. Homme d'action autant qu'homme de lettres, cet écrivain voyageur, journaliste, aventurier, résistant, aviateur est le témoin direct et le conteur exceptionnel des événements qui ont marqué l'histoire du xxe siècle.
Pour mieux appréhender la complétude de la vie de l'écrivain-aventurier, je vous propose de visualiser une courte vidéo proposée par France Culture où Joseph Kessel décrit lui-même comment il aborde les rencontres qu'il a fait dans sa vie, si extraordinaire, mais aussi si dangereuse.
Olivier Weber, lui-même écrivain voyageur, dans son livre "Kessel, le nomade éternel" résume toutes les factettes de ce personnage très attachant. En brossant le portrait d'un personnage mythique, Olivier Weber nous emmène en voyage à travers tous les paysages qui ont marqué l'immense écrivain. "Les sentiments en bataille qui parcourent les livres de Joseph Kessel ne sont que le reflet d'une âme chavirée, mais qui demeure d'abord un coeur pur, où l'amitié des hommes compte autant que le goût du baroud. Plus que reporter au long cours, chantre de la grandeur humaine, il fut chroniqueur du monde, dans le fracas des guerres et le tourment des sentiments. Conteur des steppes, Jef, ainsi que le surnomment ses amis, reste un témoin parmi les hommes, un marcheur dans le siècle traversé avec passion, un chantre de la souffrance et du bonheur des êtres, quels qu'ils soient."
Comme à chaque fois que je fais une série, j'ai pris l'habitude de m'adresser un spécimen pour conserver en mémoire le tissu support, le format et la manière dont j'ai réfléchi à la composition.
Voici donc comment je me suis fait plaisir en m'adressant un brin de muguet en provenance de cette jolie charrette parisienne et du sourire de la vendeuse de bouquets de muguet, immortalisée sur une photo magnifique du grand photographe Georges Martin, découvert à cette occasion
Composition réalisée au moyen d'un tissu comportant de réserves blanches en forme de brin de muguet sur fond vert, ajout de la photo ci-dessous imprimée sur tissu et de la photo d'une broche en camée, avec un bouquet de muguet en relief
photo originale de Georges Martin photographe
J'ai toujours beaucoup apprécié le 1er mai, et les deux traditions qui y sont liées à cette date :
- ayant la chance de vivre à la campagne, gamine, j'allais avec ma mère et ma soeur fin avril cueillir du muguet dans les bois aux alentours de mon village et nous en ramenions de bien beaux bouquets odorants qui parfumaient notre maison.
- le 1er mai, nous allions en offrir des brins à toute la famille géographiquement proche, comme porte-bonheur et nous faisions cela, à pied, car ce jour-là, Fête des Travailleurs, était une vraie journée de Fête, une journée fériée, payée et chômée, que chacun pouvait utiliser à sa guise.
C'était et c'est toujours un jour de mémoire en souvenir des luttes de nos ainés qui se sont battus pour obtenir des conditions de travail plus dignes, pour les ouvriers. Il n'est pas question que cela change. On ne nous volera pas ce jour férié, payé, chômé et laïc.
Avec ce mail-art porte-bonheur destiné à Christian, je perpétue une tradition qui a été toujours importante dans ma famille et à laquelle je suis très attachée.
A la campagne où j'habitait, fin avril, avec ma maman et ma soeur nous allions cueillir des bouquets de muguet en essayant de ne pas croiser le garde-chasse qui n'était pas agréable et qui me faisait terriblement peur avec son fusil. Avec une pièce de monnaie dans mon tablier au cas où nous entrendrions le coucou (signe de "richesse" pour l'année), nous arpentions les bois où les premières belles températures et l'air printanier nous tournait un peu la tête. Et nous revenions avec nos bouquets encore en grain, afin d'éviter une trop rapide floraison;
Et le jour du 1er mai était vraiment un jour de Fête pour les Travailleurs qui faisaient vraiment relâche ce jour-là, les pères de famille étaient présents aux pique-niques et aux divers jeux de ballon ou autres qui suivaient le repas, il y avait une vraie détente, complète, ce qui n'était pas le "climat" habituel de notre maison comme je vous l'ai déjà raconté en vous parlant de mon père. C'était aussi le jour où l'on allait dans la famille voir les oncles, les tantes, les cousins et les grands-parents pour leur offrir quelques brins porte-bonheur. Un vrai beau souvenir.
Composition réalisée au moyen d'un tissu comportant de réserves blanches en forme de brin de muguet sur fond vert, ajout de la photo ci-dessous imprimée sur tissu et de la photo d'une broche en camée, avec un bouquet de muguet en relief
photo rétro dont je n'ai pas retrouvé la provenance ni la légende, encore moins le nom de l'auteur alors qu'elle était encore présente sur internet il y a deux jours lorsque je l'ai collectée : désolée!
Je ne sais pas à quel prix sera vendu demain le muguet, ni même s'il s'en vend encore "à la sauvette" car il y a eu de grosses évolutions à la hausse depuis le temps où cette photo fut prise, ne serait-ce que parce que le muguet sauvage naturel que l'on pouvait cueillir autrefois dans les bois avoisinants nos villages, le seul que nous étions autorisé à vendre était gratuit. Maintenant la question ne se pose même plus : s'il en reste encore dans les bois communaux, le réchauffement climatique fait qu'il est largement défleuri lorsqu'arrive la date fatidique.
Il ne reste donc que le muguet de "production", ralenti ou forcé pour arriver juste à floraison le 1er mai à renfort de chauffage ou de refroidissement, ce qui outre faire monter le prix, contribue aussi à augmenter la production de CO2 et nuit à l'environnement.
Alors, il manque l'odeur, certes, mais j'espère que mon petit bouquet de muguet virtuel saura porter bonheur et faire plaisir à Christian auquel je souhaite une très belle Fête des Travailleurs demain, ainsi qu'une très belle journée du 1er mai passée à buller et à se faire plaisir, avec la famille, les amis, les copains...
Comme j'aime voir arriver le mois de mai, parce que généralement ce sont des belles journées de printemps, plus longues et pas encore écrasées de chaleur.
J'aime le 1er mai, parce que revient le temps du muguet -comme dirait Francis Lemarque- et du plaisir d'aller l'acheter et d'avoir la joie, ensuite, de pouvoir l'offrir à ceux que l'on apprécie.
Les grands photographes du siècle dernier savait rendre en noir et blanc toute la poésie dégagée par ces vendeurs de muguet "à la sauvette" qui jalonnaient les rues de Paris. C'est pourquoi j'ai choisi cette photo pour illustrer le mail-art fleuri et porte bonheur que je destine à Eric et à sa famille, même s'il n'est que virtuel.
Composition réalisée au moyen d'un tissu comportant de réserves blanches en forme de brin de muguet sur fond vert, ajout de la photo ci-dessous imprimée sur tissu et de la photo d'une broche en camée, avec un bouquet de muguet en relief
Photographie d'Albert Harlingue de l'Agence Roger Viollet
J'aime aussi le 1er mai parce que l'on fête ensemble une journée de véritable liberté, cette journée encore appelée à tort Fête du Travail (et de la Concorde Sociale par le maréchal Pétain pendant l'Occupation en 1941).
Il serait temps qu'on lui donne son vrai nom, celui de la Journée Internationale des Luttes pour les Droits des Travailleurs. Cela éviterait peut-être la confusion qu'entretient actuellement ce gouvernement illégitime en voulant transformer ce symbole fort en une journée davantage payée pour les seuls "volontaires" (on sait ce que signifie volontariat, lorsque le travailleur est précaire et payé un salaire de misère) .
Chers amis, j'espère que vous recevrez ce mail-art fleuri porte-bonheur et porte-chance aussi, sans encombre à Russan. Que la journée de demain 1er mai soit une véritable Fête pour vous!
J'aime la tradition d'offrir un brin de muguet porte-bonheur pour le 1er mai,qui a toujours été un jour de fête pour moi, depuis ma plus tendre enfance.
Voici donc le mail-art que j'ai préparé pour Jean-François où ce sont des ouvriers qui offrent leur brins de muguet à vendre à la sortie d'une bouche du métro parisien.
Composition réalisée au moyen d'un tissu comportant de réserves blanches en forme de brin de muguet sur fond vert, ajout de la photo ci-dessous imprimée sur tissu et de la photo d'une broche en camée, avec un bouquet de muguet en relief
Vente de muguet le premier mai. Paris, vers 1930. Référence. 3938-6. Crédit photographique. Albert Harlingue/Roger-Viollet.
Cher Jean-François, j'espère que tu recevras ce mail-art porte-bonheur sans trop de délai, même si cela ne saurait remplacer la véritable hampe fleurie de clochettes.
J'espère que tu vas bien et que tu pourras demain fêter comme il se doit dans la joie et la bonne humeur ce jour férié du 1er mai. Je te souhaite une très belle Fête des Travailleurs.
Quand revient le mois de mai, nous revivons, c'est le temps des belles journées printanières, et bien sûr c'est le temps du 1er mai et du muguet.
La belle tradition d'offrir quelques brins de cette délicate fleur odorante le 1er mai perdure, mais avec des brins de muguet produits de manière de plus en plus artificielle. Avec le changement climatique, cela devient difficile pour les producteurs de la région nantaise d'obtenir une floraison tombant pile poil avec la date du 1er mai, ce qui en enchérit le coût et augmente d'autant les problèmes de CO2 avec toute l'énergie dépensée en chauffage pour accélérer la floraison, ou maintenant en refroidissement pour la retarder. Quant au muguet sauvage, impacté lui aussi par le fait que nous ne connaissons quasiment plus d'hiver, sa floraison est bel et bien terminé pour le 1er mai.
Pourtant, nous continuons la tradition qui veut que nous souhaitions de la chance et du bonheur à ceux qui sont importants pour nous en leur offrant un petit brin de Lys de la vallée (ancien nom du muguet, et bien plus poétique). C'est ainsi que j'ai choisi une photo de vendeuse de muguet dans Paris près de la station de métro Pigalle, pour le mail-art porte bonheur que je destine à Claire. Les deux femmes en contact pour le choix du bouquet fleuri ont l'air toutes les deux contentes de la transaction. Généralement ce jour-là j'ai remarqué que les gens semblaient plus heureux, plus légers, plus libres aussi.
Composition réalisée au moyen d'un tissu comportant de réserves blanches en forme de brin de muguet sur fond vert, ajout de la photo ci-dessous imprimée sur tissu et de la photo d'une broche en camée, avec un bouquet de muguet en relief.
Vente de muguet à la station de métro Pigalle - Collection image historique d'archives Granger
Chère Claire, j'espère que tu recevras mon mail-art porte bonheur sans trop de délais et que demain, la journée du 1er mai sera pour toi une belle journée ensoleillée et printanière de Fête des Travailleurs, en hommage à tous ceux qui se sont battus pour obtenir des conditions de travail dignes.
Demain, 1er mai, on célèbre partout dans le monde la Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Travailleurs. Mais cette appellation et surtout les valeurs intrinsèques qu'elle véhicule ont eu tendance au fil du temps à être gommées voire remplacées par la glorification de la notion de travail.
C’est en juillet 1889 que l'Internationale ouvrière et socialiste, ou IIe Internationale, choisit la date du 1er mai comme journée d'action des ouvriers dans le monde entier.
Comme nous le relate Rosa Luxemburg en 1894, « le mouvement ouvrier en Europe s’était renforcé et animé. La plus forte expression de ce mouvement intervint au Congrès de l’Internationale Ouvrière en 1889. A ce Congrès, constitué de 400 délégués, il fut décidé que la journée de 8 heures devait être la première revendication. Sur ce, le délégué des syndicats français, le travailleur Lavigne de Bordeaux, proposa que cette revendication s’exprime dans tous les pays par un arrêt de travail universel. Le délégué des travailleurs états-uniens attira l’attention sur la décision de ses camarades de faire grève le 1er mai 1890, et le Congrès arrêta pour cette date la fête prolétarienne universelle. […]
Le Congrès décida que les travailleurs de tous les pays manifesteraient ensemble pour la journée de 8 heures le 1er mai 1890. Personne ne parla de la répétition de la journée sans travail pour les années suivantes. Naturellement, personne ne pouvait prévoir la façon brillante dont cette idée allait être un succès et la vitesse à laquelle elle serait adoptée par les classes travailleuses. Cependant, il a suffit de manifester le 1er mai une seule fois pour que tout le monde comprenne que le 1er mai devait être une institution annuelle et régulière."
Mais dès 1941, le gouvernement de Vichy récupère les célébrations du 1er-Mai et décide d’en faire une fête maréchaliste, occasion de propagande. En avril 1941, le maréchal Pétain rend férié le 1er mai, date qui correspond à la Saint-Philippe ou « Fête du Maréchal ». La fête des travailleurs devient la « Fête du travail et de la concorde sociale ». La propagande vichyste y adjoint le nom du saint du jour, afin de montrer la place centrale du chef et de contribuer à son culte. Sur cette affiche du 1er mai 1942, même si c’est assez discret, le Maréchal est bien présent, c’est sa main qui montre la voie et met à « l’honneur » le travail, représenté par un forgeron entouré d’une couronne de laurier.
Le 1er mai 1941, Pétain déclarait lors d'un discours à Commentry (Allier) : "Le 1er-Mai a été, jusqu’ici, un symbole de division et de haine. Il sera désormais un symbole d’union et d’amitié, parce qu’il sera la fête du travail et des travailleurs. Le travail est le moyen le plus noble et le plus digne que nous ayons de devenir maître de notre sort." Il ne s’agit plus de mettre en avant les revendications des travailleurs mais bien de fêter la valeur « travail », conformément à la devise du régime « Travail, Famille, Patrie ». « La fête des travailleurs » faisait trop référence à la lutte des classes.
Réunissant sur un même fond bleu deux images différentes, signées Roland Hugon, l’affiche du 1er mai 1942 illustre bien la volonté du Régime de Vichy de fêter ce jour dans une ambiance sereine et apaisée : à gauche, la main de l’ouvrier, loin de son usine à l’arrêt, se tend vers un délicat brin de muguet tandis qu’un papillon volète tout près. Les revendications ouvrières sont oubliées.
Cette fête est supprimée à la Libération. En 1947, avec le soutien du ministre communiste du Travail Ambroise Croizat, le 1er-Mai redevient un jour chômé et payé. Le 29 avril 1948, la date devient officiellement "fête du travail". Avec cette institutionnalisation et cette « appellation officielle » on s’éloigne de nouveau des valeurs revendicatives d’origine.
Toutefois, dans de nombreux pays, pour le mouvement ouvrier le 1er-Mai reste la journée internationale des travailleurs commémorant les luttes pour la journée de 8 heures.
Oui, demain 1er mai est aussi le jour où l'on s'offre du muguet porte-bonheur même si l'origine de ces deux évenements ne sont pas liés.
Au-delà de son association avec le bonheur, le muguet a également été lié à l'amour et à la galanterie. Au Moyen Âge, il était offert aux personnes aimées comme signe d'affection et d'admiration. Les jeunes filles à marier recevaient des brins de muguet déposés devant leur porte, tandis que des "bals du muguet" étaient organisés pour favoriser les rencontres amoureuses. Ainsi, le muguet est devenu le symbole des sentiments tendres et des déclarations d'amour sincères.
Voici le mail-art porte-bonheur et chance que je destine à Marc avec la photo de vendeurs de muguet en Angleterre, après avoir épuisé tout ce que je pouvais trouver sur ce sujet en photos noir et blanc anciennes. Mon envoi n'en est pas moins sincère et porteur de toute mon amité.
Composition réalisée au moyen d'un tissu comportant de réserves blanches en forme de brin de muguet sur fond vert, ajout de la photo ci-dessous imprimée sur tissu et de la photo d'une broche en camée, avec un bouquet de muguet en relief.
Vendeur de fleurs et de muguet, sur le Bullring de Birmingham en 1950 - pas de nom d'auteur de la photo /
Le Bullring est au cœur du quartier commerçant de Birmingham depuis que le premier marché s'y est tenu au Moyen Âge.
Je vous souhaite une bonne réception de ce mail-art porte bonheur et j'espère pour vous demain, 1er mai, une très belle journée ensoleillée et joyeuse pour la Fête des droits des Travailleurs.
Début mai, les températures des journées de printemps sont généralement douces et le temps des giboulées de mars en principe déjà passé. Mais il peut arriver que la journée du 1er mai soit pluvieuse ou orageuse, même si cela ne fait pas l'affaire des vendeurs de muguet "à la sauvette" qui ne sont pas toujours bien équipés pour faire face aux assauts du ciel.
C'est malheureusement ce qui s'est produit ce 1er mai à Paris dans les années 50 sur la photo du mail-art porte-bonheur que je destine à Isabelle. Il faut espérer pour les vendeurs que cela n'a été qu'une grosse averse passagère, car les clients potentiels ont fui leur étal pour un temps.
Cet épisode pluvieux n'a sans doute pas découragé les parisiens d'aller acheter un peu plus tard les mythiques fleurs à clochettes porte-bonheur pour pouvoir ensuite aller les offrir à ceux qui leur sont chers.
Composition réalisée au moyen d'un tissu comportant de réserves blanches en forme de brin de muguet sur fond vert, ajout de la photo ci-dessous imprimée sur tissu et de la photo d'une broche en camée, avec un bouquet de muguet en relief.
Chère Isabelle, je te souhaite une bonne réception de ce mail-art porte-bonheur et j'espère que tu auras l'occasion de fêter demain 1er mai, avec joie et gratitude, une belle Fête des Travailleurs.
Faisons en sorte que ce jour férié, payé, chômé et laïc, dédié à toutes les luttes conquises par nos ainés pour obtenir des conditions de travail plus dignes pour les ouvriers ne se transforme pas en une journée de travail supplémentaire pour les volontaires (désignés d'office avec des emplois précaires et des salaires indécents), cassant ainsi tout le symbole de cette Journée Internationale des Droits des Travailleurs.
Chaque année, le 1er mai, une tradition délicate refleurit un peu partout : celle d'offrir quelques brins de muguet à celles et ceux qui comptent pour nous.
Alors pourquoi offre-t-on du muguet le 1er mai ? Avec ses petites clochettes blanches et son parfum discret, le muguet est depuis longtemps associé au bonheur et à la chance. C'était même autrefois la fête des amoureux. C'est aussi une coutume qui remonterait à la Renaissance : en 1561, le roi Charles IX aurait offert du muguet aux dames de la cour comme porte-bonheur.
Bien plus tard, au début du XXe siècle, cette fleur s’impose progressivement comme le symbole du 1er mai. Elle remplace alors l’églantine rouge, autrefois portée par les travailleurs, pour devenir un signe plus universel : celui du renouveau, du printemps… et de l’espoir. Aujourd’hui encore, que ce soit sur les marchés ou au coin des rues , il y a encore des vendeurs de muguet comme sur la photo du mail-art fleuri et porte-bonheur que je destine à Michèle, ma correspondante parisienne.
Composition réalisée au moyen d'un tissu comportant de réserves blanches en forme de brin de muguet sur fond vert, ajout de la photo ci-dessous imprimée sur tissu et de la photo d'une broche en camée, avec un bouquet de muguet en relief.
1929 - Vente de muguet sur les Champs Elysées par une personne amputée
photo originale d'André Kertész (1894, Autriche-Hongrie-1985, États-Unis) dont il fit don au Centre Pompidou
Offrir du muguet, c’est souhaiter du bonheur et de la chance. Alors, chère Michèle, j'espère que mon porte-bonheur te parviendra dans les meilleurs délais, et que tu pourras fêter demain, ce 1er mai, si contesté désormais, alors que nous tenons tous à cette Fête des Travailleurs, journée fériée, payée et chômée en hommage à tous nos ainés qui se sont battus pour que les ouvriers obtiennent enfin des conditions de travail dignes.
Nous aimons cette tradition du muguet à offrir pour le 1er mai, le jour de la Fête des Travailleurs, que nous souhaitons voir se perpétuer comme un jour de fête férié, payé et chômé pour les générations futures.
La vente du muguet "à la sauvette" sur des étals improvisés la plupart du temps (panier, planche et tréteaux, charrette des quatre-saisons, etc...) se pratique depuis longtemps déjà pour le 1er mai comme en témoigne cette photo de 1914, que je destine à Chantal ma correspondante de Charente-Maritime. C'était quelques mois avant la déclaration de la Grande Guerre, et le porte-bonheur hélas ne s'est pas montré cette fois-là terriblement efficace.
Composition réalisée au moyen d'un tissu comportant de réserves blanches en forme de brin de muguet sur fond vert, ajout de la photo ci-dessous imprimée sur tissu et de la photo d'une broche en camée, avec un bouquet de muguet en relief.
Vente du muguet dans une rue de Paris le 1er mai 1914
Photographie de presse, Agence Rol commanditaire - publié sur le site de Gallica-Bnf.fr
Chère Chantal, j'espère que tu recevras ce mail-art fleuri porte-bonheur dans des délais raisonnables, et aussi que tu auras l'occasion de fêter demain dignement et avec joie ce 1er mai désormais contesté, toi qui sais réaliser si merveilleusement des brins de muguet fleuris en paperolles .
Demain 1er mai, chacun recevra certainement quelque brins de muguet mais savez-vous que derrière cette fleur en forme de petites clochettes (Lilly in the valley, en anglais) se cachent des légendes incroyables!
Dans la mythologie grecque, on raconte que le dieu Apollon aurait créé le muguet afin d’offrir à ses neuf nymphes aux pieds nus un tapis doux et parfumé sur lequel marcher.
La légende chrétienne narre l’histoire de Saint Léonard, ermite réfugié en forêt qui dût se battre contre un dragon. Sorti vainqueur de la bataille, on dit que les gouttes de sang qu’il versa au cours de la bataille donnèrent naissance à des pieds de muguet. Cette légende expliquerait en partie la croyance que le muguet porterait chance.
Les Celtes attribuaient déjà des vertus porte-bonheur à cette plante : sa floraison signifiait le retour du printemps et de l’abondance de la nature.
Au Moyen Age, mai était le mois des mariages, appelés en ces temps « accordailles ». La tradition voulait que l’on accroche un bouquet de muguet à la porte de la bien-aimée, dont la blancheur des fleurs symbolisait la pureté.
A la Renaissance, dans les campagnes françaises, il était de coutume de s’offrir du muguet pour chasser les difficultés de l’hiver. Le 1er mai 1560, de passage dans la Drôme, le roi Charles IX se vit offrir un brin de muguet. Agréablement surpris, il décida de reprendre cette tradition à la cour l’année suivante en offrant aux dames un brin de muguet en guise de porte-bonheur : la coutume acquit ainsi rapidement ses lettres de noblesse.
Au XIXe siècle autour de Paris, les cueillettes de muguet donnaient lieu à des fêtes populaires.
C'est une belle tradition que d'aller porter quelques brins de muguet porte-bonheurs ceux qui nous sont chers. Mais pour cela il faut trouver des vendeurs, comme il y avait tant le siècle dernier à Paris, à proximité des bouches de métro, sur les grands boulevards ou près des gares, comme sur la photo du mail-art fleuri que je destine à Tony et Stéphanie
Composition réalisée au moyen d'un tissu comportant de réserves blanches en forme de brin de muguet sur fond vert, ajout de la photo ci-dessous imprimée sur tissu et de la photo d'une broche en camée, avec un bouquet de muguet en relief.
Vente de muguet à Paris, 1er mai 1924 : photographie de presse de l'Agence Rol commanditaire - Source gallica.bnf.fr
Si parler de bonheur à propos du muguet s'impose pour nos deux amoureux, parler de l'autre tradition du 1er mai est également une nécessité. En effet demain c'est aussi la Fête des Luttes des Travailleurs qui doit se perpétuer comme jour de fête férié, payé et chômé, en mémoire de toutes les luttes de nos ainés pour obtenir des conditions de travail plus dignes pour tous les salariés.
Je vous la souhaite magnifique et j'espère que ce mail-art porte bonheur vous parviendra dans des délais raisonnables. A bientôt de vous lire.
La journée du 1er mai a toujours été une fête pour moi. La tradition consistant à aller apporter quelques brins porte-bonheur à nos proches et à nos amis, a toujour été un moment important, d'autant que ce jour-là flottait dans l'atmosphère et dans l'humeur des adultes une subtile différence, comme un air de liberté.
Dans ce mail-art fleuri et porte-bonheur que je destine à mon correspondant strasbourgeois, la photographie de ce petit garçon en train de choisir plusieurs mini-bouquets de muguet auprès du vendeur, en anticipant à qui il va par la suite les offrir, laisse transparaître sa joie intérieure d'être l'acteur complet de cette belle tradition familiale.
Composition réalisée au moyen d'un tissu comportant de réserves blanches en forme de brin de muguet sur fond vert, ajout de la photo ci-dessous imprimée sur tissu et de la photo d'une broche en camée, avec un bouquet de muguet en relief.
Petit garçon au muguet - Photo de Denise Colomb - 1955
Cher Marc, j'espère pour toi une bonne réception de ce mail-art porte bonheur, et je te souhaite pour la journée de demain 1er mai, une très belle Fête des Travailleurs, bien ensoleillée et bien entouré.
Dans mon souvenir de jeunesse, il y avait des vendeurs de muguet "à la sauvette" de tous âges pour le le 1er mai, mais rarement de jeunes enfants tenaient ce rôle : il faut dire aussi que j'habitais à la campagne et qu'il nous aurait fallu un moyen de transport simple pour aller nous installer là où il pouvait y avoir une clientèle.
Par contre, en ville, c'était probablement possible, comme le montrer cette photo illustrant ce mail-art porte-bonheur que je destine à mes amis du Vercors.
Composition réalisée au moyen d'un tissu comportant de réserves blanches en forme de brin de muguet sur fond vert, ajout de la photo ci-dessous imprimée sur tissu et de la photo d'une broche en camée, avec un bouquet de muguet en relief.
Chers Christophe et Christine, j'espère que ce mail-art fleuri vous parviendra dans des délais raisonnables et que vous passerez demain, une fort belle journée du 1er mai, pour la Fête des Travailleurs, qui je l'espère de tous mes voeux, pourra rester une vraie journée payée, chômée et férié pour nous et les générations futures.
Qu'elle est jolie et fraiche, la vendeuse de muguet avec son panier garni, dans ce Paris des années 50 si magnifiquement photographié par Izis.
Un douce lumière vient caresser ses épaules et c'est tout le bonheur des premiers rayons du soleil printanier qui nimbe son frais minois. Elle semble installée sur les grands boulevards, là où la proximité entre les vendeurs était à son comble, mais cela n'est pas de nature à gâcher sa journée et sa joie simple. Car la journée du 1er mai est une vraie fête pour de nombreuses personnes.
Avoir toute une journée de vraie liberté, qu'on peut choisir de passer à taquiner le goujon, à se promener sur les allées d'un parc, à aller pique-niquer, à visiter les amis et la famille pour offrir le brin de muguet porte-bonheur, ou à toute autre occupation...., est un vrai luxe pour les travailleurs qui sont toujours occupés d'ordinaire à trimer pour boucler leurs fins de mois.
Alors cette journée-là, conquise de haute lutte par les salariés au bout de nombreuses années de souffrance au travail ne doit pas être dénaturée : c'est un symbole auquel nous sommes vraiment attachés, nous aimons la Fête du 1er mai telle qu'elle est inscrite dans la loi de 1947 et voulons la garder intacte, non pas comme Fête du Travail, mais comme Fête des Travailleurs!
Composition réalisée au moyen d'un tissu comportant de réserves blanches en forme de brin de muguet sur fond vert, ajout de la photo ci-dessous imprimée sur tissu et de la photo d'une broche en camée, avec un bouquet de muguet en relief.
Le Paris du 1er mai : Photo originale d'Izis Bidermanas - Années 1950
Chère Sylvie, je te souhaite la réception dans les meilleurs délais de ce mail-art fleuri, qu'il t'apporte bien du bonheur avec les tiens, dans ton beau Jura. Que demain, 1er mai encore férié et chomé soit une belle journée de Fête des Travailleurs pour toi et l'occasion de retrouvailles familiales, pour clotûrer la période des vacances de printemps.