4 novembre 2026

"Irish Travellers", un documentaire bouleversant au cinéma

Je sors tout juste du cinéma où je viens de découvrir "Irish Travellers", un magnifique film documentaire, réalisé en immersion dans le quotidien d’une famille de nomades irlandais sédentarisés. Il rend compte de la dignité d’une famille nombreuse, le clan O'Reilly, vivant dans la précarité au bord d’une route oubliée, au fin fond de l’Irlande, à l'écart du monde moderne. 

J'en ressort toute bouleversée par l'amour qui lie les membres nombreux (12 personnes) de cette famille qui survit avec trois fois rien, dans une très vieille caravane aux tôles branlantes, posé illégalement sur le bord d'une route, sans eau courante, avec toilette de chantier à l'extérieur,  et un groupe électrogène souvent défaillant pour avoir de l'électricité... Menacés d'expulsion, ils sont toujours à la limite pour ne pas sombrer, les maigres allocations qu'ils perçoivent leur permettent difficilement de joindre les deux bouts. Heureusement que de temps en temps, les lèvriers lèvent quelques lapins, pour améliorer le menu ordinaire car il leur faut compter pour tout, l'alimentation de la joyeuse troupe mais aussi celle de leurs animaux. Cependant, leur mode de vie ancestral leur est si cher qu'ils préfèrent sacrifier toute possibilité de confort minimum (obtention d'un logement social, par ex.) pour garder leur liberté de mouvement et conserver leur animaux, chevaux et lévriers qu'ils chérissent et qui font partie intégrante de leur façon de vivre. Les enfants toujours gais et espiègles sont soudés entre eux et font bloc avec les parents, les plus grands aidant les plus petits, dans toutes les corvées comme dans certains apprentissages (pour l'école, ou pour apprendre à se défendre, à nager, ou à lever des lièvres). 

Il y avait très longtemps que j'avais vu autant de bonheur et de  joie rayonner sur les minois de ces mômes toujours en mouvement, par exemple lorsque les parents leur offre une glace un jour de forte chaleur : une vraie fête!  

Je dois bien reconnaître que je n'ai jamais vu un tel ravissement sur le visage de mes petits-enfants, même le jour de leur anniversaire ou bien le jour de Noël lorsqu'ils déballent leurs cadeaux. Triste constat que ce monde d'hyper-consommation dans lequel on les fait vivre, sont-ils heureux pour autant? 
Bande annonce du film, vidéo youtube de Dulac Productions
Article critique rédigé par Jérémy Bernède dans le Midi Libre
On les compare souvent aux Gitans et aux Roms dont ils partagent le mode de vie nomade mais ils sont un groupe ethnique singulier, d’ascendance irlandaise : ils sont les Irish Travellers. Encore environ 30000 en Irlande et 15000 au Royaume-Uni. Une petite communauté qui n’a de cesse de se paupériser, de s’effondrer même : selon une étude de l’Union européenne, il s’agirait de la communauté la plus pauvre et la plus discriminée d’Europe, avec un taux de suicide en son sein de 11 % et seulement 3 % d’entre eux qui vivraient au-delà de l’âge de 65 ans. Loin, très loin, de l’image romantique du "peuple cavalier" vivant libre au plus près de la nature, et pourtant…

Fasciné depuis l’enfance par les Irish Travellers, le jeune cinéaste franco-irlandais Alexander Murphy voulait initialement rendre compte de la réalité de cette communauté loin des clichés folkloriques et esthétiques, mais en rencontrant la famille O’Reilly et sa myriade d’enfants, il a eu un tel coup de cœur pour elle qu’il a décidé de lui consacrer tout son temps. Ce qui n’est pas un vain mot : il a passé près de six ans à leur côté pour réussir à capturer l’essence de son incroyable documentaire Irish Travellers, en salle depuis le mercredi 28 octobre.

Le film s’ouvre par une formidable séquence sans commentaire (comme tout le métrage, du reste) par un petit matin blème. Une porte d’un mobile-home posé au bord d’une route oubliée qui s’ouvre et se referme au fil du passage d’une ribambelle de gamins. Bientôt ils fileront à l’école. Pour l’heure, ils défilent devant leur père Pa, colosse mutique imperturbable, et leur mère Lisa, affairée, précise. On en comptera dix : Sean, Paddy, Chantelle, Tina, Maggie, Willy, Jimmy, Martin Anthony, Scarlett-Rose et Mackenzie. C’est parti alors pour une heure et demie en leur compagnie.

Dans la plus grande précarité, en marge de la société irlandaise mais aussi des autres Travellers, les O’Reilly vivent isolés au bord d’une route, comme on le serait du monde. Bien sûr, il y a la vitalité perpétuelle, merveilleuse, des mômes, lutins soudés et irrésistibles faisant joie de tout et de rien. Bien sûr, il y a la chasse au lièvre en nocturne, au chien courant, et les balades familiales au trot, en sulky… Mais derrière, autour, partout, il y a l’absence d’eau courante, les pannes de groupe électrogène, les toilettes à l’extérieur, l’étanchéité discutable des 20 m² de tôle ondulée, le rejet violent de la majorité, les aides sociales, seuls subsides, qui ne suffisent jamais… Et le père, taiseux, qui transpire la souffrance intérieure. Et la mère, volubile, qui écope le réel en permanence…

Ni misérabiliste, ni idéaliste, Irish Travellers donne à voir avec honnêteté et humanité, la réalité quotidienne d’une minuscule communauté qui résiste tant bien que mal à sa totale dilution dans le bain tempéré de la conformité sociale moderne. Une résistance que l’on jurerait condamnée à l’échec, si n’était l’incroyable dignité des O’Reilly, et l’amour irrépressible dont ils témoignent les uns pour les autres. C’est bouleversant !

Irish Travellers à Donegal en 1958, près du "Four Masters Monument"- Photo sur Wikipédia deTony Whelan

31 octobre 2026

Quand un Bacchus tout réjoui salue l'arrivée de l'automne, d'Éric

Oh joie! Superbe ce Bacchus qui arrive aujourd'hui dans ma boite aux lettres alors qu'il n'y a quasiment pas eu de courrier distribué pendant la quinzaine des vacances de Toussaint! 

Avec son oeil égrillard, il vient m'apporter de la joie et de la belle humeur, tout décoré qu'il est de feuilles de vignes déjà roussies, et de magnifiques grappes de raisin juteuses à souhait ! Cette aisance pour dessiner d'Éric me laisse toujours pantoise et béate d'admiration.

Merci infiniment Éric de me gâter comme cela, et merci aussi pour tes commentaires sur la petite carte jointe. Cela fait du bien de savoir que je ne suis pas toute seule à réagir à l'actualité qui souvent me mine le moral. 

Heureusement que l'art postal est un bon dérivatif pour penser à autre chose : rien que de chercher de nouveaux sujets, de nouvelles illustrations pour traiter d'un thème, cela m'occupe bien la tête puis ensuite les mains pour la réalisation... sinon, je vais au cinéma... il y a pas mal de bons films à voir en ce moment.

Bonne continuation Ami Éric, je te remercie infiniment pour ce bel envoi, et te souhaite de passer des jours plus sereins, après la canicule, la sécheresse de cet été infernal, maintenant les inondations dues aux épisodes méditerranéens, il serait temps que le ciel se calme un peu dans ton coin. 

29 octobre 2026

Un immeuble plein de surprises, de la part de Jacky

Quelle surprise! Voici une enveloppe au collage surréaliste qui m'est adressée par un ancien mail-artiste qui reprend du service après une longue pause.Au début de ma pratique de l'art postal c'est un nom qui revenait souvent parmi les pratiquants du mail-art, mais lorsque j'ai élargi mon panel de destinataires, Jacky Charmouan, puisqu'il s'agit de lui, n'était plus actif.

Dans son courrier, il me précise que c'est par l'ami Christophe conservateur en chef du MIAP qu'il a obtenu mes coordonnées. Et j'aime l'état d'esprit qui l'anime quand il déclare "l'art postal est à mes yeux un moment de création, de libre expression, à l'attention des gens passionnés, sans autre but que de faire partager ce plaisir gratuit de détourner images, dessins, écrits, pour en faire une composition décalée, surréaliste". Nous sommes donc sur la même longueur d'ondes.



Alors c'est avec beaucoup de plaisir que je reçois sa création et que j'y répondrai, tout en le prévenant que moi aussi, après une pause devenue terriblement nécessaire, je reprends doucement et qu'il ne faudra pas qu'il soit trop pressé pour la réponse.

26 octobre 2026

Appel à Artiste pour la 17ème JMFTA 2026 du jeudi 19 novembre prochain / Destinataire : l'Artpothicaire d'Angers

Je vous relaie la nouvelle version de l'Appel à Artiste lancé par Tony Mazzochin pour la 17e édition de la JMFTA fixée au jeudi 19 novembre 2026. 

La Galerie l'Artpothicaire -2 place Sainte-Croix - 49100 Angers se propose pour recevoir toutes les créations de cette 17e édition et pour en faire une exposition par la suite (dates à préciser). 

 

(annule et remplace ma publication précédente du 1er octobre dernier)

***

Pour le plaisir je vous mets ici quelques faux timbre d'artistes réalisés pour des éditions précédentes de la JMFTA :


faux-timbres d'artistes réalisés  par des amis mail-artistes (bois, papier)
 
 ou par moi-même (sur tissu)

23 octobre 2026

Quand un oiseau moqueur vient me donner des leçons d'anglais, de l'Être anonyme

Dans une enveloppe intégralement fabriquée maison dans la page d'un manuel d'anglais/français, l'Être anonyme qu'on n'arrête plus,  m'adresse avec humour ce bel oiseau en noir et blanc, semblant se moquer de moi qui ne fait que baragouiner en un "english" très pauvre lorsque cela devient nécessaire.

Sobre enveloppe en noir et blanc, et carte très colorée à l'intérieur (Bouquet de Renoir)

Merci Catherine, tu prouves encore une fois, qu'il ne suffit pas de grand chose pour arriver à faire un courrier artistique, et que l'art postal est un formidable moyen de communication, bien plus charmant que tout échange numérique. Merci de tout coeur pour ce nouvel envoi. 

22 octobre 2026

Interview de Thomas Brail : un homme sage à écouter

Je vous relaie aujourd'hui une vidéo sur Thomas Brail, un homme que j'admire profondément pour son engagement, sa sincérité, et la manière dont il parle avec passion des arbres, du monde végétal indispensable pour le vivant, finalement de son amour de la vie! 
Vidéo publiée le 22 octobre 2026 par Reporterre le media de l'Ecologie

C’est l’histoire d’un homme. Il était jardinier, il était élagueur. Un jour, on a voulu abattre des arbres magnifiques pour une raison absurde. Il s’est rebellé, il est monté en haut d’un des arbres, il l’a occupé, les tronçonneuses sont reparties. Depuis cette victoire, Thomas Brail court d’arbre en arbre pour sauver ces êtres indispensables, ces chênes que le capitalisme abat sans remords, ces forêts qui nous protègent du changement climatique. 

Toujours pacifiquement, il a lutté contre le chantier de l’autoroute A69, par une grève de la faim qui a duré quarante jours. Récemment, il a tenté d’interrompre le chantier d’une autre autoroute détruisant bois et zones humides, l’A412. Avec la destruction des arbres et des bois, c’est la logique productiviste qu’il dénonce et qu’il accuse. Et son propos prend une résonance singulière dans le moment d’un mouvement social puissant, qui met en cause l’ensemble du système : «Il faudrait juger ces élus qui détruisent », affirme-t-il, en parlant avec lucidité de la difficulté à mener des luttes. Dans cet entretien avec le fondateur de Reporterre, Hervé Kempf, il rêve d’«un monde de partage» et parle avec affection de la «vivacité silencieuse» des êtres végétaux qui veillent sur le monde.

15 octobre 2026

Feuille d'automne en liberté pour une volée d'oiseaux, de Michele

Nos courriers se sont apparemment croisés : voici la carte gansée de bien jolis rubans bleus, que m'adresse mon amie Michele. 

"Autant de pensées d'amitié qui s'envolent vers toi que de petits oiseaux libérés par cette feuille d'automne emportée par le vent". Comme les mots de Michele, pleins de douceur et de poésie, écrits au dos de ce mail-art me réchauffent le coeur.  
Comme quoi, avec si peu de chose, un végétal séché et une simple perforeuse,  on peut faire plaisir et envoyer du bonheur : c'est là toute la magie de l'art postal. Merci beaucoup mon amie!

13 octobre 2026

T212 - Tout pour la musique, de Nadine

Comme je suis heureuse de retrouver l'art postal toujours si original et imagé de ma correspondante suisse Nadine! Souvent ses envois sont faits d'enveloppes bricolées en partant d'un flyer, d'une feuille de partition, d'une chute de tissu, et généralement elles sont cousues d'un fil rouge pour les clore afin de garantir joliment la confidentialité de sa missive. Nadine est la seule à fabriquer ainsi une correspondance tellement fraiche et spontanée, que je trouver particulièrement attachante. 

Aujourd'hui, c'est le thème de la musique que Nadine aborde avec une petite note de couleur d'automne et deux magnifiques timbres sur les instruments de musique (le cor en l'honneur du Festival de Bienne et le violoncelle, extrait d'une planche de timbres dédiés aux métiers traditionnels spécialisés)   

Y figure aussi en bonne place une belle citation en mots découpés extraits d'un livre trouvé dans une "boite à livres" : "Aimer c'est respecter sa liberté, ses goûts, ses intérêts, être réjoui de ses pensées". 
recto : joli collage mêlant citation, morceaux de partition, découpage et dessin

Verso : la découpe évidée d'une guitare laisse apparaitre un joli paysage en papier découpé
réalisé par l'artiste Stéphanie Miguet, qui expose à Chateau d'Oex jusqu'au 1er novembre 

Le tout est cette fois clos par une couture dite de "reliure japonaise" du plus bel effet. 

Merci infiniment chère Nadine de cette créativité débordante qui est la tienne et de la positivité dont tu sais faire montre en toute circonstance (comme j'aimerai avoir ce trait de caractère). Je me réjouis de te savoir en forme et j'espère que nous continuerons nos correspondances que j'apprécie tout particulièrement, elles m'ont manquée. 

Pour un monde meilleur, citations de Ken Loach et de Marwan Barghouti, de la part d'Eric

Le très prolifique Eric Bensidon a vu que je m'étais remise à l'art postal. Aussitôt il me fait parvenir l'une de ses enveloppes si reconnaissables dans leur forme : reproduction à l'infini d'une citation comme fond et application de faux-timbres d'artistes aux couleurs toujours bien éclatantes pour mettre encore plus en lumière la citation et son auteur (dans le style Fluxus pour les puristes). 

Cette fois-ci l'enveloppe est dédié à Marwan Barghouti : "Il n'y aura pas de paix tant que l'occupation de la Palestine durera. 



Cadre dirigeant du Fatah, militant, député, prisonnier politique, Marwan Barghouti est l’une des figures palestiniennes les plus populaires actuellement emprisonnée par Israël. Cet homme de 66 ans a traversé l’histoire de son peuple entre engagement politique, marches pacifiques et lutte armée. Arrêté par Israël en 2002, il reste depuis l’une des voix palestiniennes les plus influentes et les plus redoutées par le gouvernement israélien, au point que sa libération est réclamée par toutes les forces palestiniennes ainsi que par de nombreux soutiens internationaux. Surnommé le “Mandela palestinien”, Barghouti a ainsi transformé sa cellule en espace de résistance, de mobilisation et de revendication collective, cristallisant aujourd'hui les espoirs d’unité, de résistance et de libération d’un peuple. 

La carte intérieure met à l'honneur Ken Loach,  ce très grand réalisateur dont j'aime particulièrement les films -il y en a tant que je suis loin de les avoir tous vus mais généralement ils abordent des thèmes de société concernant les petites gens qui m'intéressent toujours beaucoup-. 

" Un autre monde est possible et c'est nécessaire".

Ken Loach à Cannes en 2019 
Kenneth Loach dit Ken Loach, né le 17 juin 1936 à Nuneaton (Warwickshire), est un réalisateur britannique de cinéma et de télévision. Il ouvre la voie, d'abord à la télévision puis dans les salles, au renouveau des années 1980 et 1990 du cinéma britannique qui a notamment révélé Mike Leigh et Stephen Frears.

Son style naturaliste s'axe sur une étude sans concession de la misère au Royaume-Uni, des tares socio-familiales et du ravage des politiques publiques (Riff-Raff, Raining Stones, Ladybird, Carla's Song, Sweet Sixteen, Moi, Daniel Blake). Il explore également les heures sombres de l'histoire outre-Manche (Secret défense, Land and Freedom, Le Vent se lève, Route Irish). Son œuvre, très militante, laisse entrevoir son engagement à gauche dans les conflits sociaux et la lutte pour le droit des travailleurs ou des immigrés clandestins (Les Dockers de Liverpool, Bread and Roses, The Navigators, It's a Free World!...). Son radicalisme politique, ses sympathies marxistes et ses prises de position publiques ont souvent déclenché la polémique au Royaume-Uni. En France il est plutôt apprécié des amateurs de films d'art et d'essais : il n'y a qu'à voir son palmarès.

En 2006, il reçoit la Palme d'or du 59e Festival de Cannes pour Le vent se lève. En 2016, il obtient de nouveau cette récompense pour Moi, Daniel Blake. Sur 13 sélections, ses films cumulent sept prix cannois, ce qui en fait l'un des cinéastes les plus récompensés de l'histoire du festival avec, outre les deux palmes, trois Prix du jury (Secret défense, Raining Stones, La Part des anges), un Prix d'interprétation masculine (pour Peter Mullan dans My Name Is Joe) et un Prix du scénario (pour son scénariste attitré Paul Laverty grâce à Sweet Sixteen). 
Source : extrait d'article et photo sur Wikipédia

Merci beaucoup,  Éric,  pour cette nouvelle enveloppe très "forte", mais ne sois pas pressé pour la réponse qui viendra en son temps :  je recommence à mailarter doucement et je ne veux plus me mettre la pression, comme je m'en était déjà expliquée avec toi. 

12 octobre 2026

Qui c'est la patronne ici ? c'est la daronne, pour Christian

Dans la famille des horloges comtoises, après la grand-mère déjà partie rencontrer Christian au Boulou, je vous présente un autre membre de la famille, la mère, toute en rigueur et droiture, qui à ses heures perdues se fait chaque année coach dans "le concours de Miss Comtoise".

Et cette année, au moment d'aller défiler, cela se présente plutôt  mal : obsédées par la volonté de se faire les plus belles, aucune des horloges comtoises en compétition n'a eu le reflexe minimal de se présenter avec l'heure exacte sur son cadran : imaginez le courroux de la coach qui doit rappeler les bases à tout ce beau monde!

La photo de pendule-coach a été vue sur Le Bon Coin, celles de gauche sont des pendules de parquet suédoises,
dites Mora, trouvées sur Pinterest
Et voici comment, en partant de l'image tout à fait originale d'horloge comtoise munie de bras et de pieds, on peut arriver à broder une histoire un peu "tirée par les aiguilles", si l'on veut. Je dois être un peu "tic-tac" de temps à autre, mais de délirer un peu, cela fait du bien.  

Cher Christian, je t'en souhaite la meilleure réception possible : c'était mon deuxième et dernier envoi sur le sujet, tel que je l'avais promis. 

Même en restant en France, le voyage peut être très dépaysant, pour Le Réseau des Médiathèques Ambert Livradois Forez

Pour répondre à l'appel du Réseau des Médiathèques Ambert Livradois Forez, j'ai eu envie de mettre le voyage éco-responsable à l'honneur.

Il me paraît essentiel maintenant que tout le monde a la preuve des limites planétaires, de tout faire ppur réduire notre empreinte carbone, d'autant que nous avons la chance encore en France d'avoir des paysages très variés et magnifiques, des coins encore très sauvages où il est bon de se rendre en mobilité douce et en prenant son temps. C'est une forme de voyage apaisante et bien plus profitable que la formule à la japonaise, où en un temps record, il est bon d'aller voir un maximum de choses qu'on "entasse" dans un emploi du temps surchargé. 

Alors privilégions le vélo, le train, l'autocar ou le co-voiturage, et laissons de côté tous les véhicules polluant à l'extrême, comme l'avion essentiellement et la voiture individuelle. 

Composition élaborée sur tissu imprimé en partant de photos trouvées sur internet :
 des marcheurs (vue sur le blog d'éco tourisme de Hortense) / balade à vélo vue sur le site de Loire Eco tourisme /
voyage écologique en canoé relevé sur le site Eco-BnB / Randonneuse / le colorado provençal près de Rustrel / admirateur du paysage d'automne dans le Mercantour (site voyage éco-responsable de la Loire.


affichette collée au dos du mail-art

J'espère que ce mail-art leur parviendra dans de bonnes conditions. J'espère aussi que leur exposition rencontrera un grand succès avec un tel thème fédérateur.

Halloween en fête avec Maître Hibou et une citrouille décorée, pour Léo

Léo adore les hiboux dans les livres jeunesse que je peux lui proposer, imitant à chaque fois son cri.  Il ne se formalisera donc pas de l'absence de sorcière et de balai, par contre la citrouille il connaît bien, et cet animal lui  est très familier. 

Alors cette image tirée d'une carte ancienne pour Halloween, saura certainement lui plaire. Je lui en souhaite un très bonne réception.

Belle fête d'Halloween, Léo!

Sorcière, prends garde à ton chapeau , pour Mallow

La fête d'Halloween approche déjà à grands pas, et elle est particulièrement fêtée de l'autre côté de l'Atlantique où vit Mallow.

d'après une carte vintage d'Halloween 
Pour lui je fais le pari que cette jeune apprentie sorcière saura maîtriser le vent coquin qui lui cherche noise, prêt à embarquer son chapeau dans un tourbillon satanique... et je lui souhaite une très belle fête d'Halloween, ainsi qu'une réception à temps de ma petite carte textile.

Great Halloween, Mallow!

Grande et mini-sorcière sont de sortie pour Halloween, pour Sasha

Le rituel d'Halloween est important pour Sasha qui piaffe d'impatience chaque année à l'idée de défiler avec quelques camarades de classe pour aller frapper aux portes de familles amies et de réclamer des bonbons. Mais bien sûr pour ce défilé il lui faut un costume et c'est en principe celui de la sorcière, différent chaque année, qu'elle aime porter. 

d'après une illustration publiée sur Pinterest 
J'espère donc, Sasha, que cette grande sorcière accompagnée d'une mini sorcière débutante saura te plaire car l'ambiance environnant cet accès à une maison certainement damnée est sinistre à souhait. 

J'espère que cette petite carte saura te plaire et que tu la recevras rapidement et en bon état.

Heureuse fête d'Halloween, Sasha!

Belle collection de ciseaux de brodeuse, pour Stéphanie

Simple objet ou œuvre d’art, petit ou grand, en métal forgé, en argent ou en or, ils sont utilisés par tout le monde.

Certains objets qui font partie de notre vie quotidienne nous semblent tellement ordinaires, tellement insignifiants, que bien souvent ils passent devant nos yeux sans même que nous leur prêtions attention, au point de ne probablement jamais nous être demandé quand et de quelle manière ces objets ont fait leur apparition dans la vie de l’homme. C’est le cas des ciseaux : ont-ils un siècle, dix ou vingt ? S’il est aisé de se souvenir de la date d’achat de la paire de ciseaux en inox voisinant avec les petites cuillères dans la cuisine, il est moins évident de s’interroger sur leur apparition dans l’existence de l’être humain.

Composition à partir d'une photo publiée sur le site Art et Illustration de Janie Secker 

Ce mail-art est destinée à l'artiste Stéphanie Miguet, la géniale découpeuse de papier qui fait un usage très quotidien de ces ciseaux pour concocter des merveilles . D'ailleurs, son  talent a été reconnu par ses pairs les découpeurs de papier des montagnes helvètes : en effet la Suisse l'a accueillie l'été passée en résidence pour préparer des tableaux qui sont exposés encore pour quelques semaines au sein du Musée du Papier Découpé à Chateau d'Oex. 

J'espère que mon mail-art la trouvera en pleine forme et qu'il lui parviendra dans les meilleurs délais. Belle continuation Stéphanie!