Dentellebleue s'éclate avec le mail-art
Blog d'art-postal, essentiellement textile , créé pour satisfaire toutes mes envies de couture, broderie, embellissement, collages et autres fantaisies... en les appliquant aux univers riches et variés induits par les timbres postaux. Il peut m'arriver d'y noter mes coups de coeur pour des expositions ou des artistes, sources d'inspiration ou d'émotions. BIENVENUE!
28 août 2026
Et voilà, on a pourri la Lune : 227 tonnes de déchets s'y accumulent déjà, de Christian
"Y a un monde" : celui de Noé Preszow et je l'espère, d'encore beaucoup d'autres!
Depuis des mois je me sens submergée par tout le négatif et l'immonde qui nous entoure et nous phagocyte de plus en plus, au point de ne plus arriver à créer... mais heureusement de temps en temps, je trouve une pépite qui me redonne de l'espoir.
Écoutez ce bel artiste qui nous permet de penser que nous ne sommes pas tout seul face à l'absurdité et à la violence du monde. Merci Noé pour ces paroles qui font tant de bien!
Y A UN MONDE
Y'a un monde en dehors, je t'assure
Y'a un monde en dehors de l'usure
Qu'on inflige à nos cœurs, à nos corps
En dévorant tout c'qui nous dévore
Y'a un monde en dehors des dorures
Y'a un monde en dehors où l'azur
Se cache dans des toutes petites brèches
Y'a pas de mot de passe ni de flèche
Y'a un monde en dehors d'ces ordures
Qui ravivent toujours plus la brûlure
En allant répandre sur des plateaux
Du vide vendu comme de l'info
Qui parlent tellement fort tellement mal
Que ça fait même peur aux étoiles
Y'a un monde où on ose rester sourd
À tout ce qui ne porte pas secours
Y'a un monde
Où les souffles fragiles comme les nôtres se répondent
Où les cœurs sans dieu ni maître correspondent
Où les poings sans drapeau se lèvent à chaque seconde
Y'a un monde
Y'a des gens
Qui rêvent ni d'être riches ni d'être puissants
Qui cherchent pas à être partout en même temps
Pour qui l'immensité c'est d'abord être vivant
Y'a un monde loin de la Fashion Week
Y'a un monde où c'est juste pathétique
Y'a un monde où c'est juste la honte
D'poser à moitié nu pour une montre
Un monde où le nombre de followers
N'a strictement aucune valeur
Où ça ne fait plus rêver personne
De cautionner ce qui emprisonne
Y'a un monde qui n'se laisse pas faire
Et qui croit encore à la colère
Qui croit à la désobéissance
Quand un flic dit « recule » on avance
Un monde qui n'attend pas qu'on lui dise
De quel vice ou de quelle marchandise
Il a besoin pour s'épanouir
Un monde qui n'a pas besoin de fuir
Y'a un monde
Où les souffles fragiles comme les nôtres se répondent
Où les cœurs sans dieu ni maître correspondent
Où les poings sans drapeau se lèvent à chaque seconde
Y'a un monde
Y'a des gens
Qui rêvent ni d'être riches ni d'être puissants
Qui cherchent pas à être partout en même temps
Pour qui l'immensité c'est d'abord être vivant
Ce monde n'appartient pas à hier
Il est dans les yeux de ta sœur, de mon frère
Il est, il est là quelque part dans la brume
Il perd jamais ses ailes juste des plumes
C'est pas un rêve, pas une métaphore
C'est un monde qui fait trembler les porcs
Et si tu as du mal à me croire
Ce monde je t'en prie viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)
Je vous avais déjà fait écouter cet auteur-compositeur-interprètre belge ICI, et décidément, j'aime beaucoup ce qu'il fait. Merci à lui pour toute l'humanité qu'il dégage et pour toutes les questions essentielles qu'il se pose, qu'il nous pose.
24 août 2026
La Palestine pleure le peintre Sliman Mansour, l'un des plus aimés et des plus influents de son histoire
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| Sliman Mansour ( photo Nadda Osman/MEE) |
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| Memory of Places, 2009. |
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| (je n'ai pas réussi à retrouver le nom de cette oeuvre de Sliman Mansour) |
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| Aides des Nations Unies - |

21 août 2026
Icône de la chanson jurassienne, le barde Vincent Vallat s'en est allé : bon voyage l'artiste!
Amoureux des gens et de la vie, dans sa vie d'artiste Vincent a toujours beaucoup aimé animer les bals populaires et les soirées des samedis, car depuis au moins 30 ans les gens lui réclament toujours des reprises de succès de la chanson française ou des chansons du folklore pour les faire danser. Lui ne se lasse pas de leur faire plaisir, même si il avait d'autres cordes à son arc.
En effet, c'est aussi un auteur compositeur interprète, qui a sorti six albums personnels, où il a écrit de nombreux textes sensibles et beaux. À travers ses chansons, Vincent Vallat partage des récits poignants et des émotions sincères, alliant poésie et mélodies envoûtantes. Influencé par la chanson française et la musique folk, il crée un univers musical où chaque note raconte une histoire, chaque parole une vérité.
Le monde du show-business ne lui a jamais vraiment convenu. Il a bien fait de suivre sa ligne de conduite, de vrai chanteur populaire.
Vincent Vallat est un enfant des Franches-Montagnes. Bercé par la musique depuis toujours, il est devenu chanteur populaire. A Saignelégier, celui que l'on surnomme parfois le « barde des Franches » est un personnage très apprécié des habitants. En plus d'animer des bals, des fêtes locales et le traditionnel Marché-Concours, Vincent écrit des chansons qui racontent sa terre jurassienne ainsi que sa terre d'adoption, le Québec.
Le bon sens paysan est-il en train de disparaître ?
Ni les saisons derrière un écran
La pluie se lit dans le ciel qui change
Et le temps se compte autrement
C'est pas la mode qui fait la moisson
Ni les slogans qui nourrissent les gens
Avant les lois, avant les leçons
C′est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il y a le bon sens paysan
Il sait attendre, il sait prévoir
Il sait tenir quand tout vacille
Il a la terre dans la mémoire
La terre répond quand on la comprend
Elle parle aux calmes, jamais aux gens pressés qu'elle freine
Ils connaissent le gel, la pluie, le temps long
Les silences lourds et les matins sans nom
Et quand tout casse ou quand tout chancelle
Ils tiennent debout, fidèles et réels
C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il ya le bon sens paysan
Ils ne promettent pas ce qu'ils ne peuvent tenir
Les paysans sèment en sachant qu'il faudra souffrir
Chaque récolte est un pari discret
Un acte de foi sans jamais tricher
Car travailler la terre et croire
C'est souvent marcher dans la même histoire
Entre le ciel et les sillons
Se tient le cœur des traditions
C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il ya le bon sens paysan
Ils ont défriché avant nous
Pris la forêt à bras-le-corps
Sous la bure, dans le silence
Les moines paysans ont fait naître champs et ports
Des abbayes sont nés les bourgs
Des cloches ont toujours sonné dans les villages
Prière et travail, nuit et jour
Ont façonné nos paysages
C′est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il ya le bon sens paysan
Dans l'abbaye de Féniers
Ils vivaient simples et droits
Moines et paysans à la fois
Gardiens des terres et de la foi
Ils cultivaient du blé et du silence
Dans la rigueur et la patience
Et protégeaient les gens d'ici
Des routes sombres et des nuits
Face au château de Lugarde
De l'abbaye se dressaient les murs, sécurisants et sûrs
Les moines cultivaient
Veillaient et priaient pour apporter la paix, sans détour
Par le travail et par l'amour
Et dans leurs gestes, encore présents
Se retrouve le bon sens paysan
Ils n'ont pas bâti pour demain matin
Mais pour des siècles, lentement
C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il y a le bon sens paysan
Ce qu'on transmet, ce qu'on garde en main
Entre la terre, la foi, le repas
Il tient le monde à hauteur d'homme
Aujourd'hui on les traite d'archaïques
Parce qu'ils refusent le hors-sol
Mais quand tout craque et tout se dérègle
C'est vers eux qu'on se retourne encore
Que tout se paie tôt ou tard
Que la liberté n'est pas un slogan
Mais un travail de chaque regard
C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Pas de pays sans paysans
Pas d'avenir sans transmission
Sans racines, rien ne tient vraiment
Et eux respectent la civilisation
Le bon sens paysan
Le temps long
La terre
Auteur : Pierre Bredeau
18 août 2026
Et si on vivait de poésie?
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| Même pour un simple papillon, tout le ciel est nécessaire - Photo Pixabay |
Et
si on vivait de poésie ?
Tu vois, moi, je ne suis pas doué pour grand-chose. Je ne sais pas faire
fortune. Je ne sais pas toujours comment aborder les gens, et encore moins
comment les retenir. Mais il y a des choses que je sais. Je sais écouter le
vent dans les branches. Je sais reconnaître la chanson d’un merle moqueur. Je
sais la couleur du ciel et ses humeurs.
Et
ça, personne ne peut me le prendre. Les autres courent après l’argent. Moi, je
cours après l’instant.
Vivre
de poésie, ce n’est pas compliqué. C’est même ce qu’il y a de plus simple.
C’est laisser la chanson finir avant de penser à la suivante. C’est s’attarder sur l’ombre dansante d’un palmier.
C’est toucher la place tiède dans le lit, juste après que l’autre s’est levé.
La poésie, c’est trouver que la pluie a du rythme, que le vent a du
vocabulaire, que le silence a des choses à dire pour qui prend le temps de se
taire.
La poésie, c’est ramasser une feuille morte et la trouver encore vivante. C’est
rentrer par le chemin le plus long pour passer sous les platanes. C’est acheter
un livre dont on ne connaît pas l’auteur, pour un titre qui nous console. C’est
sourire à la lueur d’un coquelicot, d’un tournesol.
Les poètes voient ce que les autres survolent, entendent ce que les autres
enterrent. Ils ont ce don précieux de rendre le monde habitable en lui rendant
sa beauté véritable.
Et
le beau, mon ami, c’est de la résistance. Dans un siècle qui a fait du cynisme
une élégance et du désenchantement un loisir, choisir la poésie, c’est
désobéir.
C’est garder, au fond de soi, cette petite voix qui murmure : il y a encore des
choses qui valent la peine. Les mésanges qui picorent sur les rebords des
fenêtres valent la peine. Les mains qui se cherchent sous la table valent la
peine. Les soirs qui dorent les vitres des bus valent la peine.
Tout vaut la peine, pour qui sait voir.
Alors
Ecris. Danse. Dessine.
Regarde.
Écoute. Caresse. Cueille
Console.
Invente…
Invente-toi
des raisons.
Invente-toi
des saisons.
Invente-toi
des chansons.
La
vie a une histoire
Et
ce qui l’écrit, c’est la poésie
Regarde
les statues, regarde les palais
Regarde
les livres sur les étagères, tout ce qui reste de nous, tout ce qui traverse les siècles, tout ce qui
résiste à l’oubli… c’est toujours de la poésie – en pierre, en bronze, en
musique, en papier .
Mais
toujours toujours de la poésie
Alors
demain matin, quand tu ouvriras les yeux, regarde comme si tu voyais pour la
première fois.
Une
couleur, un nuage, un arbre, un visage…
Et
tu verras,
Oui
tu verras
Comment
le monde te répondra.
Valentin AUWERCX Poète contemporain
texte
extrait du recueil « trop vivants »
17 août 2026
Un portrait au crayon et des nouvelles d'Éric, de retour d'Ars en Ré
Mon ami Éric vient de retrouver sa maison de Russan après un séjour dans son Ile de Ré, où il a dû se rendre pour une bien triste raison ; en effet, nous avons tous appris sur son blog la disparition de son papa, survenue le dernier dimanche de juillet.
La perte d'un parent ce n'est pas rien ; après une telle épreuve il faut du courage pour retrouver le fil de la vie normale ; je ne m'attendais pas déjà à un mail-art de sa part, mais c'était mal le connaître. C'est vrai que créer pour lui est un véritable viatique et dans ces moments-là, pour surmonter la tristesse, il faut se raccrocher à tout ce qui permet de retrouver une routine. Et le mail-art est une passion pour lui.
Merci Éric, cette enveloppe et ton petit mot au dos de cette carte du Phare des Baleines d'Ars en Ré m'ont beaucoup touchée.12 août 2026
Fleurs : appel à mail-art destiné aux personnes marquées par la guerre, hospitalisées à Lviv en Ukraine / DLE : 25-10-2026
Chers amis, vous savez que je recherche régulièrement les appels à mail-art nouveaux que je vous mets à disposition sur ce blog, dans la colonne de droite.
Aujourd'hui j'en ai découvert un particulièrement touchant (sur une page facebook en libre accès) et je vous le propose, car là, plus qu'ailleurs encore, l'art postal permettra de faire du bien aux personnes hospitalisées auxquelles il sera distribué, au sein d'une structure médicale accueillant des personnes totalement marquées par les atrocités de la guerre.
"Art du collage"
Chers amis du mail art !
J'organise actuellement une exposition d'art postal afin de soutenir les personnes hospitalisées en psychiatrie dans le service n° 2 de l'hôpital de Lviv, en Ukraine. Ces personnes, marquées par les horreurs de la guerre, cherchent aujourd'hui à se réhabiliter et à se reconstruire.
Pour leur apporter un peu de joie et les aider à reprendre une vie normale, j'ai proposé d'organiser une exposition d'art postal sur le thème des « Fleurs » à l'hôpital.
Date limite : 25 octobre 2026
Techniques : collage, tampons encreurs, dessin, peinture ou autres supports. Les œuvres faites main sont particulièrement appréciées, car je souhaite impliquer les patients dans des activités artistiques thérapeutiques et les encourager à créer leurs propres œuvres.
Format : toutes tailles, ou A6, A5, A4.
Ma réponse à tous les participants.
Veuillez envoyer vos travaux à :"Fleurs"Dispensaire psychoneurologique n° 2A/C 987579038 LvivUkraine
Je compte sur vous pour relayer cet appel et pour y participer si le coeur vous en dit. Merci pour eux.
Par expérience, je sais qu'il faut prévoir un certain temps pour l'acheminement du courrier vers l'Ukraine (entre trois semaines et un mois) si vous voulez que vos envois leur parviennent à temps.
11 août 2026
Attention aux voleurs d'eau : déjà en 1989, Henri Salvador nous alertait
VOLEURS D’EAU
Ils détournent la rivière, là haut, là haut
Ils se moquent de nos misères, là haut, là haut
Si la soif nous affaiblit
Et si nos sources sont taries
Tous nos troupeaux
Vont périr l'un après l'autre, là haut, là haut
Il faut sortir nos fusils, là haut, là haut
Il faut lutter pour nos vies
Mais d'abord il nous faut parler
A ces gringos
Tantôt
Nos terres sont les plus fertiles
C'est l'eau, c'est l'eau
Et nous vivions si tranquilles
De nos travaux
Quand nous montions dans nos barques
Lorsque nous pêchions dans le lac
Heureux, heureux
Ils veulent construire un barrage
Là haut, là haut
C'est la vallée qu'ils saccagent
Là haut, là haut
Ils inonderont nos villages
Et nous mettrons dans des cages
Là haut comme des corbeaux
Nous devons les empêcher
Là haut, là haut
De détruire nos foyers
Si beaux, si beaux
Tous les hommes vont s'armer
Toutes les femmes vont les aider
Il faut de l'eau
Il faut de l'eau
De l'eau
Ils nous montrent des contrats
C'est tout, c'est tout
Nouveau stampoem de Rémy, dédié à l'été
9 août 2026
L'art postal au jardin : L'exposition 2026 du MIAP de Christophe, à l'honneur dans le Dauphiné Libéré
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| Christophe Blaise devant la galerie de portraits de sa dernière exposition, sur le thème “Quoi ma gueule ?”. Quelque 300 portraits réalisés par des artistes amateurs et professionnels du monde entier sont présentés cette année au Musée international de l’art postal./ Photos B.D. / Le Dauphiné Libéré |
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| article de Bénédicte Dufour, dans le Dauphiné Libéré du 9 août 2026 |






























