Totalement en accord avec la démarche de nombreuses organisations qui se sont ralliées à ce grand mouvement unitaire dans de nombreuses villes en France, c'est mon état physique uniquement qui m'empêche d'être dans leurs rangs.
(Stop aux Violences d'État [SAVE], le collectif à l'origine de cette mobilisation nationale, Comité Justice pour Adama et de nombreux autres comités de familles de victimes de violences policières, Amnesty International France, La Ligue des Droits de l'Homme, Utopia 56, Urgence Palestine, ATTAC France, Les Soulèvements de la Terre, Extinction-Rebellion, Nous-toutes, plusieurs syndicats de la Magistrature et de la Justice, plusieurs syndicats de l'Education et de la Fonction Publique, le Syndicat des Avocats, les partis LFI, EELV, PS et NPA, les syndicats CGT, FSU SNUipp, Solidaires Sud Education, et beaucoupo d'autres collectifs qu'il serait trop long d'énumérer ici)
Mais j'en fais une cause importante à défendre, tant il est impensable de laisser passer une telle loi, où l'Etat ne protège plus les citoyens en accordant systématiquement la légitimité à tous les tirs policiers, sans qu'il ne soit possible désormais d'en contester la justification et rendant ainsi impossible tout jugement ultérieur.
Pas besoin d'être grand observateur pour remarquer la droitisation extrême des forces de police, depuis longtemps déjà, mais plus encore depuis l'ère d'Emmanuel Macron où les policiers ressemblent à des RoboCop et sont équipés d'armes létales qu'ils n'utilisent pas toujours à bon escient.
Déjà aujourd'hui, à chaque fois qu'il y a mort d'homme (souvent des jeunes des quartiers, racisés, dans les banlieues et les quartiers, ou dans les manifestations bon enfant où des familles viennent réclamer leur droit à l'accès à l'eau, par exemple, comme à Sainte Soline), les auteurs de ces délits ne sont pas incriminés, l'IGPN leur accordant très souvent le bénéfice du doute, les laissant en activité sur place ou au pire en les mutant à une autre entité. Devant cette impunité de fait, pourquoi se gêner?
Pourquoi aussi les mouvements sociaux sont-ils autant encadrés avec des moyens totalement disproportionnés : des camions Centaure, des brigades entières de CRS et des équipements comme pour une guerre civile pour museler et coincer dans des nasses, toute manifestation rassemblant des ouvriers, des syndicats, des militants écologistes, alors que le droit de manifester en France, à ce jour, ne me semble pas aboli, n'est-ce-pas ? Enfin on voit bien que l'Etat de droit recule de plus en plus, que ce soit dans la liberté d'expression comme dans la liberté de manifester.
On peut parler aussi en 2018 de la fin tragique de Zineb Redouane qui a été touché chez elle dans son appartement à Marseille d'un tir dans le visage fait toujours l'objet d'une enquête qui a été changé déja trois fois de juridiction, après des déclarations très contradictoires entre les témoins et les acteurs de la scène et la version officielle du parquet. Personne n'a oublié les mains arrachées, et les yeux éborgnés des manifestants Gilets Jaunes, encore un record de violence, ces mutilations sont à mettre au crédit de la volonté de notre cher Président et de son mépris du peuple.
Je souhaite beaucoup de succès à ces marches unitaires en de nombreuses villes, en espérant qu'elles ne seront pas entachées par des bousculades ou des provocations (avec des bandes de Bad-block venues pour en découdre) et que le peuple français pourra exprimer haut et fort son refus de se voir ainsi traiter par cette Police qui ne craint plus personne et qui se sent au contraire tellement soutenue par l'extrême droite aux portes du pouvoir.
Lien sur le site de SAVE Stop Aux Violences d'Etat : de quoi mieux comprendre le vocabulaire juridique, les institutions, les armes, les procédures et les mécanismes de l'impunité.





















