12 octobre 2026

Qui c'est la patronne ici ? c'est la daronne, pour Christian

Dans la famille des horloges comtoises, après la grand-mère déjà partie rencontrer Christian au Boulou, je vous présente un autre membre de la famille, la mère, toute en rigueur et droiture, qui à ses heures perdues se fait chaque année coach dans "le concours de Miss Comtoise".

Et cette année, au moment d'aller défiler, cela se présente plutôt  mal : obsédées par la volonté de se faire les plus belles, aucune des horloges comtoises en compétition n'a eu le reflexe minimal de se présenter avec l'heure exacte sur son cadran : imaginez le courroux de la coach qui doit rappeler les bases à tout ce beau monde!

La photo de pendule-coach a été vue sur Le Bon Coin, celles de gauche sont des pendules de parquet suédoises,
dites Mora, trouvées sur Pinterest
Et voici comment, en partant de l'image tout à fait originale d'horloge comtoise munie de bras et de pieds, on peut arriver à broder une histoire un peu "tirée par les aiguilles", si l'on veut. Je dois être un peu "tic-tac" de temps à autre, mais de délirer un peu, cela fait du bien.  

Cher Christian, je t'en souhaite la meilleure réception possible : c'était mon deuxième et dernier envoi sur le sujet, tel que je l'avais promis. 

Même en restant en France, le voyage peut être très dépaysant, pour Le Réseau des Médiathèques Ambert Livradois Forez

Pour répondre à l'appel du Réseau des Médiathèques Ambert Livradois Forez, j'ai eu envie de mettre le voyage éco-responsable à l'honneur.

Il me paraît essentiel maintenant que tout le monde a la preuve des limites planétaires, de tout faire ppur réduire notre empreinte carbone, d'autant que nous avons la chance encore en France d'avoir des paysages très variés et magnifiques, des coins encore très sauvages où il est bon de se rendre en mobilité douce et en prenant son temps. C'est une forme de voyage apaisante et bien plus profitable que la formule à la japonaise, où en un temps record, il est bon d'aller voir un maximum de choses qu'on "entasse" dans un emploi du temps surchargé. 

Alors privilégions le vélo, le train, l'autocar ou le co-voiturage, et laissons de côté tous les véhicules polluant à l'extrême, comme l'avion essentiellement et la voiture individuelle. 

Composition élaborée sur tissu imprimé en partant de photos trouvées sur internet :
 des marcheurs (vue sur le blog d'éco tourisme de Hortense) / balade à vélo vue sur le site de Loire Eco tourisme /
voyage écologique en canoé relevé sur le site Eco-BnB / Randonneuse / le colorado provençal près de Rustrel / admirateur du paysage d'automne dans le Mercantour (site voyage éco-responsable de la Loire.


affichette collée au dos du mail-art

J'espère que ce mail-art leur parviendra dans de bonnes conditions. J'espère aussi que leur exposition rencontrera un grand succès avec un tel thème fédérateur.

Halloween en fête avec Maître Hibou et une citrouille décorée, pour Léo

Léo adore les hiboux dans les livres jeunesse que je peux lui proposer, imitant à chaque fois son cri.  Il ne se formalisera donc pas de l'absence de sorcière et de balai, par contre la citrouille il connaît bien, et cet animal lui  est très familier. 

Alors cette image tirée d'une carte ancienne pour Halloween, saura certainement lui plaire. Je lui en souhaite un très bonne réception.

Belle fête d'Halloween, Léo!

Sorcière, prends garde à ton chapeau , pour Mallow

La fête d'Halloween approche déjà à grands pas, et elle est particulièrement fêtée de l'autre côté de l'Atlantique où vit Mallow.

d'après une carte vintage d'Halloween 
Pour lui je fais le pari que cette jeune apprentie sorcière saura maîtriser le vent coquin qui lui cherche noise, prêt à embarquer son chapeau dans un tourbillon satanique... et je lui souhaite une très belle fête d'Halloween, ainsi qu'une réception à temps de ma petite carte textile.

Great Halloween, Mallow!

Grande et mini-sorcière sont de sortie pour Halloween, pour Sasha

Le rituel d'Halloween est important pour Sasha qui piaffe d'impatience chaque année à l'idée de défiler avec quelques camarades de classe pour aller frapper aux portes de familles amies et de réclamer des bonbons. Mais bien sûr pour ce défilé il lui faut un costume et c'est en principe celui de la sorcière, différent chaque année, qu'elle aime porter. 

d'après une illustration publiée sur Pinterest 
J'espère donc, Sasha, que cette grande sorcière accompagnée d'une mini sorcière débutante saura te plaire car l'ambiance environnant cet accès à une maison certainement damnée est sinistre à souhait. 

J'espère que cette petite carte saura te plaire et que tu la recevras rapidement et en bon état.

Heureuse fête d'Halloween, Sasha!

Belle collection de ciseaux de brodeuse, pour Stéphanie

Simple objet ou œuvre d’art, petit ou grand, en métal forgé, en argent ou en or, ils sont utilisés par tout le monde.

Certains objets qui font partie de notre vie quotidienne nous semblent tellement ordinaires, tellement insignifiants, que bien souvent ils passent devant nos yeux sans même que nous leur prêtions attention, au point de ne probablement jamais nous être demandé quand et de quelle manière ces objets ont fait leur apparition dans la vie de l’homme. C’est le cas des ciseaux : ont-ils un siècle, dix ou vingt ? S’il est aisé de se souvenir de la date d’achat de la paire de ciseaux en inox voisinant avec les petites cuillères dans la cuisine, il est moins évident de s’interroger sur leur apparition dans l’existence de l’être humain.

Composition à partir d'une photo publiée sur le site Art et Illustration de Janie Secker 

Ce mail-art est destinée à l'artiste Stéphanie Miguet, la géniale découpeuse de papier qui fait un usage très quotidien de ces ciseaux pour concocter des merveilles . D'ailleurs, son  talent a été reconnu par ses pairs les découpeurs de papier des montagnes helvètes : en effet la Suisse l'a accueillie l'été passée en résidence pour préparer des tableaux qui sont exposés encore pour quelques semaines au sein du Musée du Papier Découpé à Chateau d'Oex. 

J'espère que mon mail-art la trouvera en pleine forme et qu'il lui parviendra dans les meilleurs délais. Belle continuation Stéphanie!

Testa di moro, porte-bonheur et symbole d'une légende sicilienne, pour Fabienne

Outre la gravure et le flocage que Fabienne pratique avec beaucoup de goût dans ses mail-arts, elle s'adonne également à la poterie (céramique) et elle a pour thème les gris-gris et autres porte-bonheurs. C'était donc tout à fait pour elle que j'ai trouvé ce beau sujet pour elle : les Testa di Moro de Sicile. 
Composition réalisée sur fond de dentelle ancienne avec en haut à gauche des poteries vue sur un site marchand de Castagirone / les autres photos en libre service montrent des balcons fleuris décorés de ces fameuses poteries, à Taormina

Chère Fabienne, je te souhaite bonne réception de ce mail-art et de ses porte-bonheurs siciliens. Bonne continuation à toi.
*** TESTA DI MORO ***

Ces poteries particulières sont souvent considérées comme des porte-bonheur en Sicile et décorent de très nombreux balcons dans des villes comme Palerme, Syracuse, Catane et Taormine. Mais c'est surtout à Caltagirone la plus grande concentration, car c'est là l'épicentre de leur fabrication artisanale où des maitres céramistes façonnent et peignent ces têtes à la main depuis des siècles.

Qu’il s’agisse d’un pot de fleurs ou d’une simple décoration, on trouve souvent en Sicile deux récipients en céramique en forme de deux têtes : un homme avec une barbe ou une moustache et une belle femme. Les têtes sont richement décorées de fleurs ou de fruits, elles portent des turbans et des couronnes. L’homme a souvent la peau noire.

Qu’est-ce qui se passe avec ce couple ? La légende suivante est racontée : au 11e siècle, une belle jeune femme vivait à Palerme. En raison de sa beauté, son père ne la laissait presque jamais sortir de la maison. Elle s’occupait donc chaque jour des fleurs et des plantes de la maison, sa fierté.

Un jour, alors qu’elle était en train d’arroser les fleurs sur le balcon, un jeune homme est passé dans la rue en dessous du balcon. C’était un Maure, c’est-à-dire un homme issu d’une tribu berbère d’Afrique du Nord. A cette époque, la Sicile était sous domination arabe. Lorsqu’il vit la beauté, il tomba immédiatement amoureux d’elle, entra dans la maison et lui avoua son amour. La jeune femme fut tellement submergée par ces sentiments exubérants qu’elle tomba elle aussi amoureuse et entama une relation secrète avec l’homme.

L’homme a toutefois oublié de mentionner que sa femme et ses enfants l’attendaient dans son pays d’origine et qu’il les rejoindrait bientôt. Lorsque la jeune femme l’apprit, elle attendit la nuit que son amant soit endormi et le tua. Elle lui a coupé la tête et en a fait un pot de fleurs dans lequel elle a planté du basilic et qu’elle a placé sur le balcon. De cette façon, son amant ne la quitterait plus jamais et resterait toujours avec elle.

Le basilic poussait si bien dans ce pot que les habitants de leur quartier en étaient jaloux. Pour obtenir eux aussi un aussi beau basilic, ils firent fabriquer par des potiers des pots de fleurs en forme de tête de maure.

Code de la Route, pour Sylvie

J'aime beaucoup la correspondance que j'ai avec Sylvie, la spécialiste des mises en scène de timbres, qu'elle utilise souvent de façon détournée, et d'une façon absolument remarquable. 

Sans prétendre l'égaler, j'imagine qu'avec ce morceau de tissu que j'avais complètement oublié au fin fond de mes tiroirs, je vais pouvoir lui faire plaisir avec ce timbre édité au moment du centenaire du Code de la Route, mis de côté depuis si longtemps. Voilà enfin une bonne raison de l'utiliser. 

Je te souhaite une très bonne réception de ce mail-art rigolo, Amie Sylvie. Bonne continuation.
***
L'histoire du Code de la Route 
Il y a 100 ans, le 27 mai 1921, naissait le premier code de la route par le décret concernant « la réglementation de l’usage des voies ouvertes à la circulation publique ». Un code permettant d’instaurer des règles pour une meilleure cohabitation de tous les usagers.

Depuis un centenaire, les véhicules en circulation ont évolué, mais certaines bases de la conduite, instaurées en 1921, restent encore en vigueur aujourd’hui comme la priorité à droite ou le dépassement uniquement par la gauche.

Au fil des années, le code de la route s’est transformé pour encadrer les évolutions des pratiques sur la route et mieux protéger l’ensemble des usagers. Pour fêter cet anniversaire, la Sécurité routière s’associe avec La Poste pour dévoiler un timbre philatélique, disponible à partir du 14 juin, et propose aux Français de tester leurs connaissances sur le code de la route à travers des programmes courts et ludiques en partenariat avec France Télévisions.
Le graphisme évoque un tapis éducatif de type "code de la route" pour une chambre d'enfants, permettant de faire évoluer, dans un milieu urbain, différents modes de déplacement comme : piétons, vélos, scooters, motos et autres véhicules différents.

Depuis la fin du XIXᵉ siècle, l’automobile impose ses rythmes trépidants sur les routes de France où se côtoient également chars à bœufs, voitures à cheval, tracteurs et bicyclettes. Par décret du 27 mai 1921, le "Code de la route" naît de la nécessité de réguler une circulation routière de plus en plus intense et fort mal partagée, tandis que les voies de circulation font l’objet d’aménagements divers pour répondre à ces nouvelles règles. L’année suivante, un nouveau texte fixe également les conditions d’obtention d’un "permis de conduire", véritable titre de citoyenneté d’une République routière dont l’histoire n’a pas fini de s’écrire. Cette réglementation, plusieurs fois révisée, comme en 1939 et 1958, et jusqu’à la récente "Loi d’Orientation sur les Mobilités" en 2019, constitue la pierre de touche du Droit routier.

Première année à l'école primaire pour Sasha

Sasha a fait sa rentrée en CP en septembre dernier et cela méritait d'être particulièrement souligné, car elle piaffait d'impatience d'entrer à la grande école pour apprendre à lire.

Composition en partant d'une illustration trouvée sur Pinterest
l'ardoise vue sur le Bon Coin, les autres accessoires sur Istock photos gratuites en ligne

C'est tellement beau, cet enthousiasme pour la découverte de nouveaux univers,  pour apprendre à compter, à lire, à réciter des poésies... Mon petit doigt m'a dit que ces premières semaines ont été à la hauteur de ce qu'elle espérait et je m'en réjouis pour elle. 

Bravo à toi, ma Sasha, grande écolière au sourire édenté, un vrai sourire de CP!

Facéties d'un jeune poulain, pour Léo

Bien qu'il soit aussi féru de bolides, véhicules et camions (avec des chevaux-moteur puissants), l'animal préféré de Léo, c'est le cheval. Ceci explique que ma bibliothèque "jeunesse" commence a être bien pourvue en ce domaine pour son plus grand plaisir.

Alors voici pour lui un jeune poulain tout fou qui n'arrête pas d'embêter sa placide maman en faisant moulte cabrioles et acrobaties, allant jusqu'à enserrer son cou entre ses pattes avant! Drôle de câlin!
photo vue sur Centerblock en accès gratuit

J'espère que cette carte textile parviendra à Léo sans dommages et qu'elle lui fera bien plaisir. 

10 octobre 2026

“Fini de rire !” : une autopsie de la mise au pas de l’humour politique : documentaire salutaire à ne pas rater!

L'humour politique au garde à vous ? FINI DE RIRE ! 
Une enquête OFF INVESTIGATION (97 minutes, sortie le 23 septembre 2026) de Jean-Baptiste Rivoire réalisée par Matéo Larroque, Clara Menais et Mila Branco, montée par Etienne Millies-Lacroix, Romain Moriconi, Emilie Fortun

Vidéo de la bande annonce sur Youtube, sur la chaine de distribution indépendante Vraivrai films 

En France, rire des puissants est devenu un sport à risque. En trente ans, les humoristes les plus libres de la télévision et de la radio ont été méthodiquement neutralisés, marginalisés, censurés, voire virés. Dans l'audiovisuel public comme dans les médias privés, le même mécanisme se répète : on tolère la satire tant qu'elle ne mord pas. Dès qu'elle touche au pouvoir, on coupe le micro. Des plateaux de Canal+ aux studios de France Inter en passant par les couloirs de France Télévisions, du règne de Nicolas Sarkozy à celui d'Emmanuel Macron, ce documentaire retrace la mécanique d'une mise au silence qui en dit long sur l'état réel de la liberté d'expression dans l'audiovisuel français.

Dès le lendemain de la sortie de ce documentaire sur certains écrans (en nombre limité au début) l'ami Éric en parlait sur son blog, moi je n'avais malheureusement aucune programmation prévue dans mon secteur. Finalement, en passant par "Off investigation" j'ai pu récupérer tous les liens nécessaires pour donner l'occasion à mon cinéma de quartier de le diffuser cette semaine :  je sors tout juste de la salle et je vous livre mes impressions à chaud.

Nous étions hélas fort peu dans la salle, début d'après midi d'un samedi très doux où les gens avaient sûrement mieux à faire. Et pourtant, c'est un documentaire salutaire, important à visionner en cette période si importante et si délétère que nous sommes en train de vivre.  

Même si on pouvait se douter d'un certain nombre de mic-macs dans l'audiovisuel public et privé pour dégommer tout ce qui ne va pas dans le courant de la pensée unique, on ne soupçonne pas l'envergure de ce qui s'est passé sous nos yeux en catamini, depuis une bonne vingtaine d'années. C'est parfaitement documenté et expliqué dans le film par tous les acteurs ayant eu maille à partir avec les décisionnaires de Canal+ ou de Radio France, sachant que maintenant tous les sous-fifres producteurs d'émissions en sont à jouer eux aussi les censeurs, de peur de "déplaire" au grand patron!!!

De Sarkozy à Macron sans oublier Hollande, les résidents de l'Elysée ont fait leur maximum pour éliminer les émissions d'humour où le poil à gratter des humoristes ne leur plaisait pas. Mais ce sont leur affidés, ces milliardaires comme Bolloré en premier lieu, ou Saada, qui font le sale boulot. En toute impunité et sans véritable action de l'Arcom ou autre arbritrage,  ils ont construit un empire qui truste tous les circuits d'informations (presse papier, media audiovisuel avec les radio, télévision et plate-forme de streaming, l'édition des livres et de la presse scolaire, les  kiosques de presse) et tout les circuits de diffusion de la culture [le cinéma (toutes les étapes de la production à la diffusion depuis le rachat d'UGC)], des salles de spectacles comme l'Olympia, le Casino de Paris, le Théâtre de l'oeuvre, et les circuits de billetteries]. Cette mainmise sans égale leur permet de phagociter toute la sphère culturelle de la France et d'imposer un projet de civilisation conservateur, traditionnaliste et d'inspiration catholique, au nom d'un combat idéologique destiné à favoriser l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir en 2027.

Tout au long du film, on est partagé entre le dégout devant des manoeuvres absolument abjectes pou virer les gens sous des prétextes éhontés et l'envie de rire et d'applaudir tant les humoristes sont percutants...

Alors si vous avez possibilité de le voir, courrez-y tant qu'il est encore diffusé. 

Pour écouter de l'humour politique de qualité aujourd'hui, bien sûr, il y a la petite oasis de Mathieu Pigasse qui a permis à certains humoristes de se faire une place sur Radio Nova mais c'est une initiative privée : qu'adviendra-t-il d'eux, si ce milliardaire-là aussi change d'avis? Quelle niche serait possible ailleurs pour leur permettre de s'exprimer? Quelle garantie avons-nous de pouvoir continuer à les écouter et à les apprécier encore et encore, quelle que soit la couleur politique du prochain gouvernement de la France ? Aucune, puisque le Service Public s'est couché devant le pouvoir en place!

Je vous mets :
- un lien sur le dossier de presse de Vrai-vrai Films où vous trouverez toutes les informations utiles sur toutes les personnalités présentes dans le documentaire. 
- un lien sur le site du film https://finiderire.fr/ pour voir la programmation actuelle ou pour la demander près de chez vous. 

5 octobre 2026

La pelote, les espadrilles et la croix, tout le Pays Basque dans ces emblèmes, pour Marc

Mon correspondant Marc, dit Paco, est un peintre et dessinateur au pinceau sûr dont j'apprécie particulièrement le coup de "patte".

Aussi, pour ne pas continuer nos échanges déjà nombreux sur les chats -notre passion commune- j'ai voulu cette fois faire honneur au Pays Basque, l'une des belles régions de France qu'il aime à fréquenter pour y réaliser pochades et aquarelles, probablement pour ses couleurs exceptionnelles et sa belle lumière.

J'ai choisi pour ma composition la reproduction d'un tableau de Ramiro Arrue, montrant l'activité d'un village basque autour d'une partie de pelote, que j'ai complété avec des accessoires indispensables du Pays Basque, la chistera pour pratiquer la pelote, sans oublier l'incontournable paire d'espadrilles . 
Pour la composition copie d'un tableau de Ramiro Arrue :
Un village basque, autour des joueurs de pelote, vu sur la Gazette Drouot

Si comme moi, vous avez déjà passé quelques jours au Pays basque, vous avez du remarquer qu’il n’y a pas de village sans fronton et assister à une partie de pelote basque reste l'animation incontournable, même s'il n'est pas simple de comprendre comment cela se pratique pour des spectateurs novices.

Cesta Punta, chistera, main nue, pala : il y a bien des particularités pour ce sport,  le plus populaire du Pays basque,  qui se pratique sur un fronton au coeur d’un village, au trinquet ou dans un jaï-alaï. Pour en savoir davantage, je vous mets un lien vers le site spécialisé 

***
Ramira ARRUE (20 mai 1892-1er avril 1971)

Autoportrait – Ramiro Arrue / Collection Ville de Saint-Jean-de-Luz

Né à Bilbao en 1892, Ramiro Arrue découvre très jeune, la peinture en compagnie de ses trois frères, Alberto, Ricardo et José, artistes également.

Après quelques années parisiennes, il s’établit en 1917 à Saint-Jean-de-Luz et devient Membre de l’association des artistes basques puis du « Groupe des Neuf ». Il participe activement à la vie artistique locale et conserve, en pleine période surréaliste, une grande simplicité de trait reconnaissable par tous.

En 1925, il reçoit la médaille d’or à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris pour son tableau « Le Fandango ».

Après avoir été accueilli au Albert Hall de Londres, il séjourne aux Amériques (Montevideo, Buenos Aires…) où son œuvre est restée très célèbre.

En 1929, il épouse Suzanne Blanche (petite-fille de Madame Malbos, libraire de la rue Gambetta) qui sera l’une de ses grandes sources d’inspiration.

Toute sa vie, il peindra inlassablement le Pays Basque et exécutera un grand nombre d’affiches, de travaux publicitaires, de décors et de costumes.

Malgré tout, il passe les dernières années de sa vie dans le plus grand dénuement et la plus grande solitude, échangeant ses tableaux contre des repas et meurt à 79 ans. Il est enterré au cimetière d’Aice Errota.

Des jardins remarquables, pour Michele

Mon amie belge, Michele, apprécie particulièrement les jardins dits "remarquables". Alors, pour lui faire plaisir avec ce thème que j'ai encore peu traité alors que nous sommes toutes les deux passionnées de nature, j'ai composé pour elle cette enveloppe double face, afin d'amener de la couleur verte dont nous avons tant manqué cet été.

A cette fin, j'ai choisi d'habiller une banale enveloppe en papier kraft de couleur bis avec un morceau de dentelle ancienne blanche, assortie de timbres au vert tapant pour faire ressortir au mieux ces jolies couleurs, si reposantes à regarder. 

Vue du Jardin Botanique de Montréal accueillant en 2014 pendant deux mois les mosaïcultures internationales.
C'est un spectacle étonnant et un événement de renommée internationale, où les artistes horticoles les plus talentueux
font découvrir au public leurs spectaculaires sculptures végétales.
au verso, jardins des Cinq Sens à Yvoire

Dommage que nous entrions déjà dans l'automne! En effet, cette année, avec une chaleur insupportable pour déambuler à l'extérieur, une vie cloitrée dans la pénombre, nous n'avons pas eu d'été au sens ordinairement entendu pour ce que l'on appelait encore la belle saison.

Ma chère Michele, j'espère que ce mail-art te fera du bien au moral même s'il ne compense pas tout le manque à vivre estival que nous avons connu. Je te souhaite qu'il arrive bien vite dans ta boite aux lettres, dans les meilleures conditions de distribution.

Honorons avec reconnaissance le monde paysan qui travaille encore en respectant la terre-mère, pour Kyria et Manu

L'actualité récente a beaucoup fait souffrir le monde paysan, je parle des vrais paysans, ceux qui s'échinent dans des fermes de taille raisonnable, pour produire le meilleur à offrir à leurs clients, c'est à dire nous. N'oublions pas que, depuis la nuit des temps, ce sont eux qui nous nourrissent, et qui sont à la source de ce qui nous permet de vivre, surtout pour les habitants des villes. Pourtant tout en fait pour les laisser s'éteindre les uns après les autres, s'échinant avec des horaires incroyables, jamais de vacances, un niveau de vie sous le seuil de pauvreté, un nombre de suicides record pour cette profession.   

Parmi eux, je voudrai vous parler d'un couple exceptionnel, un couple d'Ariégeois trentenaire que j'ai suivi avec passion lorsque j'étais encore sur Instagram. Avec très peu de moyens,  Kyria et Manu ont osé et réussi à se lancer il y 9 ans, juste avant le Covid, dans un très beau projet de création d'une ferme-auberge conçue comme un éco-système autonome, dans le respect de la terre et des animaux. C'est devenu maintenant un restaurant unique en France  "La Table de Gaya", désormais labellisée Éco-Table et "Maitre Restaurateur", où fruits, légumes, viandes, miel et œufs proviennent directement de leur ferme biologique "Les champs de Gaya" située sur place, pas très loin de Saint-Girons.

enveloppe recto : copie d'une photo collectée autrefois sur Instagram "Les mains qui nous nourrissent"
avec le texte ci-après 

Ces mains portent la mémoire du monde.
La terre les a façonnées.
Le temps les a sculptées.
Le silence les a accompagnées.
les lois naturelles que l’on ne peut pas contourner.
Elles savaient que tout ne se force pas.
Que certaines choses demandent patience.
Que d’autres exigent sacrifice.
Elles ont nourri bien plus que des corps.
Elles ont transmis une manière d’être au monde.
Une humilité.
Un respect du vivant.
Une relation directe avec ce qui soutient la vie.

Aujourd’hui, ces mains deviennent invisibles.
Effacées par la vitesse.
Remplacées par l’oubli.
Et pourtant,
elles sont encore là,
tenant la terre,
tenant la mémoire,
tenant l’essentiel.
La question n’est pas de les admirer.
La vraie question est plus profonde :

Sommes-nous encore capables d’honorer
ce qui nous a construits,
ou avons-nous perdu le lien
avec ce qui nous nourrit vraiment ?
Jason Lapointe


verso : avec des timbres d'animaux, de fruits et de fleurs qui sont présents dans les "champs de Gaya".

Manu et Kyria sont hyper-courageux et je les admire beaucoup. Depuis leurs débuts ils n'ont pas pris de vacances, seulement 5 jours l'an passé  Alors aujourd'hui, pour les féliciter d'avoir le grand courage de tenir tête malgré tous les vents contraires dont ils ont été l'objet,  j'ai eu envie de leur adresser un mail-art textile comme j'aime à les faire.

Le journal La Dépèche vient de leur consacrer un article dithyrambique, très justifié compte tenu de leur engagement et du nombre d'heures qu'ils consacrent à leur audacieuse aventure.

"Personne n’y croyait" : ce couple d’agriculteurs transforme une ferme en temple du goût et décroche le titre de maître restaurateur. À Montjoie-en-Couserans, en Ariège, Kyria et Manu réinventent la gastronomie fermière. Dans leur restaurant La Table de Gaya, installé au cœur de leur exploitation, ce couple d’agriculteurs propose une cuisine locale, créative et engagée, qui fait le lien direct entre la terre et l’assiette. 

Alors pour ceux qui auront la chance de passer dans ce très beau coin d'Ariège qu'est le Couserans (où j'ai séjourné par deux fois déjà), je leur fait un peu de pub ci-dessous. 

C'est tellement beau l'exemple de cette jeunesse qui veut revenir à des cultures saines, avec des variétés anciennes, reproductibles et diversifiées, en totale harmonie avec ce que leur terre peut produire, tout comme ils ont choisi d'élever des animaux, de races diverses et en petit nombre, pour éviter les maladies propres aux élevages industriels. Les difficultés qu'ils continuent de rencontrer sont énormes - face à des mastodontes comme la FNSEA pour laquelle les lois agricoles françaises sont faites et européennes aussi - mais leur volonté est tenace et leur courage magnifique. 

Vidéo publiée sur leur chaine Youtube La Table de Gaya

La Table de Gaya : Du jardin à l'assiette - Vidéo publiée sur Youtube par l'Archi-Pelle

​On part à la rencontre de ceux qui créent le goût, et pour ce premier épisode de Fidèles Gastro , on s’arrête à la Table de Gaya.

La Table de Gaya incarne un « Nouveau Monde en route », prouvant qu'un projet familial peut allier respect de la planète, bien-être animal et excellence gastronomique. Située en Ariège, à deux pas de Saint-Girons, la ferme des Champs de Gaya est bien plus qu'un simple restaurant à la ferme : c'est une exploitation expérimentale en polyculture-élevage, certifiée Agriculture Biologique.

Ce modèle de production agricole en circuit court permet une valorisation totale de la ferme, transformant chaque ressource du potager et de l'élevage - du Porc Noir à l'Oie fermière - en mets d’exception. En tant que Maître Restaurateur et labellisé Écotable, l'établissement prouve qu'une restauration durable et de haute volée est possible en s'appuyant exclusivement sur des produits de saison et une éthique de terroir rigoureuse. 

Dans la treille, une comtoise qui a déja beaucoup vécu, pour Christian

Enfin j'ai retrouvé l'envie et le plaisir de me remettre à l'art postal, même si je ne vais pas reprendre le rythme effréné qui était le mien jusqu'à la fin de l'an passé, les canicules de l'année 2026 m'auront laissé bien diminuée pendant de trop long mois. 

Mais j'ai tellement honte d'avoir laissé dans le silence si longtemps Christian, dit Mr R,  l'un de mes correspondants les plus fidèles, certainement aussi le plus fantasque,  dont la fantaisie créative et la poésie de ses envois me font si souvent beaucoup de bien, quelquefois même ils me font bien rire.

Aussi, je lui adresse aujourd'hui un mail-art sur le temps qui passe, qui sera suivi d'un autre, au plus tôt, dans la même veine. L'occasion m'en a été donnée par ce nouveau carnet de timbres qui explore à fond ce thème.
image trouvée sous pixabay sans nom d'auteur
J'espère que Christian me pardonnera d'avoir attendu si longtemps avant de pouvoir répondre à son nombreux et charmant courrier. 

Je lui souhaite une très bonne réception de cet envoi, dans les meilleurs délais.