C'est la rentrée et la fin de la belle saison à Rencurel, le moment où les visites du MIAP se terminent et le décrochage prévu pour bientôt.
Dentellebleue s'éclate avec le mail-art
Blog d'art-postal, essentiellement textile , créé pour satisfaire toutes mes envies de couture, broderie, embellissement, collages et autres fantaisies... en les appliquant aux univers riches et variés induits par les timbres postaux. Il peut m'arriver d'y noter mes coups de coeur pour des expositions ou des artistes, sources d'inspiration ou d'émotions. BIENVENUE!
7 septembre 2026
Le MIAP en silhouette : nouvel appel à mail-art de Christophe pour la saison prochaine / DLE : 30-03-2027
5 septembre 2026
Prendre le temps de savourer son café (ou son thé) à l'extérieur en fin d'été, avec l'Être anonyme
Fidèle entre les fidèles, voici un nouveau mail-art d'une de mes correspondantes bretonnes qui ne s'offusque pas de me savoir à l'arrêt et continue régulièrement de m'adresser du courrier fort sympa.
Sur un fond de lanières de papier imprimé tressées, et joliment souligné de masquing tape vert scintillant, elle a réalisé une fort jolie composition où le vert du feuillage résonne parfaitement avec le timbre à la gloire de Marie de Médicis.
"L'histoire de Souleymane", film de 2024 à voir sur ARTE jusqu'au 10-10-2026, si vous l'avez raté en salle
Lorsqu'il y avait le confinement en 2020 et que nous étions tous retranchés dans nos logements, on ne voyait plus qu'eux dans les rues de nos villes essentiellement : les livreurs, d'origine étrangère, qui coûte que coûte venaient livrer les repas qu'on leur commandait.
Or, s'il est terriblement facile d'appuyer sur le bouton d'une application pour s'acheter vite fait un repas, la plupart des gens qui ont recours à ce service ignorent tout des trafics divers qui se trament sur le dos de ces personnes immigrées, non seulement dans leur voyage périlleux vers la France, mais encore chez nous, dans nos villes.
Visualiser 48 heures de la vie de l'un d'eux est une expérience marquante!
J'ai été terriblement affectée de voir combien ces gens-là sont les victimes de nombreux trafiquants ici, dans nos villes, pour arriver à s'équiper et à vivre de leur travail de galérien, pour avoir de quoi s'abriter la nuit et s'entretenir (repas, douches). Contrairement à ce que nous entendons sur les ondes à longueur de journée, ils sont tout, sauf des fainéants. Et sans eux, je ne sais pas qui voudrait parmi les Français travailler dans de telles conditions absolument inacceptables, l'ubérisation se rapprochant de l'esclavage
Je vous conseille de voir ce film pour vivre un grand moment d'humanité, beaucoup d'émotions et pour recevoir en pleine face ce qu'est devenu le monde du travail pour certains aujourd'hui sur notre territoire.
Livreur à vélo, Souleymane pédale dans la nuit parisienne pour un salaire de misère, et rêve du sésame des papiers. Sans pathos, illuminé par la révélation d'Abou Sangaré, un chef-d'œuvre en forme de chemin de croix qui piétine le cœur.SynopsisSouleymane, un jeune Guinéen sans-papiers, pédale à Paris pour le compte d'une plate-forme de livraison de nourriture. Chaque nuit, il livre ses repas à une élite citadine indifférente à son parcours et à ses difficultés, quand elle n'est pas carrément agressive. À chaque lueur de gyrophare, Souleymane tressaille. Le boulot lui a été trouvé par un intermédiaire, qui prête son compte sur la plate-forme et accapare une large part des revenus de ce travailleur clandestin. Le soir, dans le centre d'accueil qui l'héberge, ou à vélo tandis qu'il pédale, Souleymane répète son histoire, qu'on lui a taillée sur mesure pour tenter de passer sous les fourches caudines de l'administration française et d’obtenir, enfin, le sésame des papiers. Dans deux jours, il a rendez-vous avec l'agent de l'Ofpra qui recueillera ses mots.RévélationC'est peu de dire que l'acteur Abou Sangaré, extraordinaire, de tous les plans, ancre le personnage de Souleymane dans la réalité : repéré lors d'un casting sauvage à Amiens, le Guinéen sans-papiers aura obtenu le César de la révélation masculine avant son titre de séjour, qu'il doit désormais renouveler chaque année. Boris Lojkine, réalisateur remarqué de Hope en 2014, le suit sans pathos, au fil de décors urbains où la solidarité se révèle entre travailleurs de nuit, par petites touches qui font toute la différence sur le long chemin de croix des exilés. Un chef-d'œuvre qui piétine le cœur, récompensé notamment du meilleur scénario original au Festival de Cannes.
2 septembre 2026
Ne soyons pas dupes de ce que produit l'IA, de Marc
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| être hybride : lapin ou chat ? |
On a apprécié le progrès après la seconde guerre mondiale, car il nous a semblé que les hommes avaient beaucoup à gagner avec les machines sur le plan de la pénibilité (de l'électroménager dans les foyers à l'équipement plus lourd dans l'agriculture ou l'industrie) ; certes, cela a fait gagner du temps, mais au profit de qui? Cela n'a pas donné plus de loisirs, non, ce temps a été dévoré par les usines, les ateliers ou les bureaux où désormais, pour arriver à boucler les fins de mois, il a fallu que les femmes aussi gagnent un salaire.
Cette modernité-là, c'était le début de la servilité, et l'entrée dans une phase de consumérisme sans limite, où il est bon de toujours demander et vouloir plus, plus vite, plus fort, plus nouveau, .... Tout doit toujours être plus rapide, réclamant plus de productivité aux humains au point de les faire devenir quasiment des machines. Il n'y a qu'à regarder le nombre de personnes malades de troubles musculo-squelettiques, ou les burn-out dans de multiples professions.
- avons-nous vraiment besoin d'avoir le dernier smartphone sorti et d'en changer tous les ans pour mieux communiquer avec nos amis et connaissances ? les vraies rencontres, physiques, ne donnent-elles pas davantage de satisfaction en entrenant le lien social
- avons nous besoin de céder à la Fast Fashion genre Shein ou Temu, et de changer de style de vêtements tous les mois, en sachant que ce sont souvent des enfants ou des minorités esclavisées qui sont au début de la chaine de production, sous-payés et travaillant dans des conditions innommables? Il y a plein de ressourceries où la seconde main est de très bonne qualité!
- sommes-nous véritablement infréquentables si nous n'allons pas le temps d'un week end à New-York ou à l'autre bout du monde, pour pouvoir ensuite publier ses photos sur Instagram? Le seul voyage en avion est-il incontournable, alors que beaucoup d'entre nous ne connaissent pas toutes les merveilles des paysages de la France?
- sommes-nous des êtres décadents si nous préférons passer un moment convival avec des amis autour d'une bonne table, à deviser et à refaire le monde, plutôt que de s'avachir dans un canapé avec bière ou coca-cola, et pizza à volonté en regardant un match, où la violence est de plus en plus flagrante...
- notre égo sera-t-il écorné si nous n'avons pas le SUV dernier cri, ou la berline hybride dernière génération pour nos déplacements? il n'y a qu'à regarder la publicité où les voitures sont portées au pinacle : la mobilité douce n'est-elle pas préférable?
28 août 2026
Et voilà, on a pourri la Lune : 227 tonnes de déchets s'y accumulent déjà, de Christian
"Y a un monde" : celui de Noé Preszow et je l'espère, d'encore beaucoup d'autres!
Depuis des mois je me sens submergée par tout le négatif et l'immonde qui nous entoure et nous phagocyte de plus en plus, au point de ne plus arriver à créer... mais heureusement de temps en temps, je trouve une pépite qui me redonne de l'espoir.
Écoutez ce bel artiste qui nous permet de penser que nous ne sommes pas tout seul face à l'absurdité et à la violence du monde. Merci Noé pour ces paroles qui font tant de bien!
Y A UN MONDE
Y'a un monde en dehors, je t'assure
Y'a un monde en dehors de l'usure
Qu'on inflige à nos cœurs, à nos corps
En dévorant tout c'qui nous dévore
Y'a un monde en dehors des dorures
Y'a un monde en dehors où l'azur
Se cache dans des toutes petites brèches
Y'a pas de mot de passe ni de flèche
Y'a un monde en dehors d'ces ordures
Qui ravivent toujours plus la brûlure
En allant répandre sur des plateaux
Du vide vendu comme de l'info
Qui parlent tellement fort tellement mal
Que ça fait même peur aux étoiles
Y'a un monde où on ose rester sourd
À tout ce qui ne porte pas secours
Y'a un monde
Où les souffles fragiles comme les nôtres se répondent
Où les cœurs sans dieu ni maître correspondent
Où les poings sans drapeau se lèvent à chaque seconde
Y'a un monde
Y'a des gens
Qui rêvent ni d'être riches ni d'être puissants
Qui cherchent pas à être partout en même temps
Pour qui l'immensité c'est d'abord être vivant
Y'a un monde loin de la Fashion Week
Y'a un monde où c'est juste pathétique
Y'a un monde où c'est juste la honte
D'poser à moitié nu pour une montre
Un monde où le nombre de followers
N'a strictement aucune valeur
Où ça ne fait plus rêver personne
De cautionner ce qui emprisonne
Y'a un monde qui n'se laisse pas faire
Et qui croit encore à la colère
Qui croit à la désobéissance
Quand un flic dit « recule » on avance
Un monde qui n'attend pas qu'on lui dise
De quel vice ou de quelle marchandise
Il a besoin pour s'épanouir
Un monde qui n'a pas besoin de fuir
Y'a un monde
Où les souffles fragiles comme les nôtres se répondent
Où les cœurs sans dieu ni maître correspondent
Où les poings sans drapeau se lèvent à chaque seconde
Y'a un monde
Y'a des gens
Qui rêvent ni d'être riches ni d'être puissants
Qui cherchent pas à être partout en même temps
Pour qui l'immensité c'est d'abord être vivant
Ce monde n'appartient pas à hier
Il est dans les yeux de ta sœur, de mon frère
Il est, il est là quelque part dans la brume
Il perd jamais ses ailes juste des plumes
C'est pas un rêve, pas une métaphore
C'est un monde qui fait trembler les porcs
Et si tu as du mal à me croire
Ce monde je t'en prie viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)
Je vous avais déjà fait écouter cet auteur-compositeur-interprètre belge ICI, et décidément, j'aime beaucoup ce qu'il fait. Merci à lui pour toute l'humanité qu'il dégage et pour toutes les questions essentielles qu'il se pose, qu'il nous pose.
24 août 2026
La Palestine pleure le peintre Sliman Mansour, l'un des plus aimés et des plus influents de son histoire
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| Sliman Mansour ( photo Nadda Osman/MEE) |
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| Memory of Places, 2009. |
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| (je n'ai pas réussi à retrouver le nom de cette oeuvre de Sliman Mansour) |
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| Aides des Nations Unies - |

21 août 2026
Icône de la chanson jurassienne, le barde Vincent Vallat s'en est allé : bon voyage l'artiste!
Amoureux des gens et de la vie, dans sa vie d'artiste Vincent a toujours beaucoup aimé animer les bals populaires et les soirées des samedis, car depuis au moins 30 ans les gens lui réclament toujours des reprises de succès de la chanson française ou des chansons du folklore pour les faire danser. Lui ne se lasse pas de leur faire plaisir, même si il avait d'autres cordes à son arc.
En effet, c'est aussi un auteur compositeur interprète, qui a sorti six albums personnels, où il a écrit de nombreux textes sensibles et beaux. À travers ses chansons, Vincent Vallat partage des récits poignants et des émotions sincères, alliant poésie et mélodies envoûtantes. Influencé par la chanson française et la musique folk, il crée un univers musical où chaque note raconte une histoire, chaque parole une vérité.
Le monde du show-business ne lui a jamais vraiment convenu. Il a bien fait de suivre sa ligne de conduite, de vrai chanteur populaire.
Vincent Vallat est un enfant des Franches-Montagnes. Bercé par la musique depuis toujours, il est devenu chanteur populaire. A Saignelégier, celui que l'on surnomme parfois le « barde des Franches » est un personnage très apprécié des habitants. En plus d'animer des bals, des fêtes locales et le traditionnel Marché-Concours, Vincent écrit des chansons qui racontent sa terre jurassienne ainsi que sa terre d'adoption, le Québec.
Le bon sens paysan est-il en train de disparaître ?
Ni les saisons derrière un écran
La pluie se lit dans le ciel qui change
Et le temps se compte autrement
C'est pas la mode qui fait la moisson
Ni les slogans qui nourrissent les gens
Avant les lois, avant les leçons
C′est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il y a le bon sens paysan
Il sait attendre, il sait prévoir
Il sait tenir quand tout vacille
Il a la terre dans la mémoire
La terre répond quand on la comprend
Elle parle aux calmes, jamais aux gens pressés qu'elle freine
Ils connaissent le gel, la pluie, le temps long
Les silences lourds et les matins sans nom
Et quand tout casse ou quand tout chancelle
Ils tiennent debout, fidèles et réels
C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il ya le bon sens paysan
Ils ne promettent pas ce qu'ils ne peuvent tenir
Les paysans sèment en sachant qu'il faudra souffrir
Chaque récolte est un pari discret
Un acte de foi sans jamais tricher
Car travailler la terre et croire
C'est souvent marcher dans la même histoire
Entre le ciel et les sillons
Se tient le cœur des traditions
C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il ya le bon sens paysan
Ils ont défriché avant nous
Pris la forêt à bras-le-corps
Sous la bure, dans le silence
Les moines paysans ont fait naître champs et ports
Des abbayes sont nés les bourgs
Des cloches ont toujours sonné dans les villages
Prière et travail, nuit et jour
Ont façonné nos paysages
C′est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il ya le bon sens paysan
Dans l'abbaye de Féniers
Ils vivaient simples et droits
Moines et paysans à la fois
Gardiens des terres et de la foi
Ils cultivaient du blé et du silence
Dans la rigueur et la patience
Et protégeaient les gens d'ici
Des routes sombres et des nuits
Face au château de Lugarde
De l'abbaye se dressaient les murs, sécurisants et sûrs
Les moines cultivaient
Veillaient et priaient pour apporter la paix, sans détour
Par le travail et par l'amour
Et dans leurs gestes, encore présents
Se retrouve le bon sens paysan
Ils n'ont pas bâti pour demain matin
Mais pour des siècles, lentement
C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il y a le bon sens paysan
Ce qu'on transmet, ce qu'on garde en main
Entre la terre, la foi, le repas
Il tient le monde à hauteur d'homme
Aujourd'hui on les traite d'archaïques
Parce qu'ils refusent le hors-sol
Mais quand tout craque et tout se dérègle
C'est vers eux qu'on se retourne encore
Que tout se paie tôt ou tard
Que la liberté n'est pas un slogan
Mais un travail de chaque regard
C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Pas de pays sans paysans
Pas d'avenir sans transmission
Sans racines, rien ne tient vraiment
Et eux respectent la civilisation
Le bon sens paysan
Le temps long
La terre
Auteur : Pierre Bredeau
18 août 2026
Et si on vivait de poésie?
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| Même pour un simple papillon, tout le ciel est nécessaire - Photo Pixabay |
Et
si on vivait de poésie ?
Tu vois, moi, je ne suis pas doué pour grand-chose. Je ne sais pas faire
fortune. Je ne sais pas toujours comment aborder les gens, et encore moins
comment les retenir. Mais il y a des choses que je sais. Je sais écouter le
vent dans les branches. Je sais reconnaître la chanson d’un merle moqueur. Je
sais la couleur du ciel et ses humeurs.
Et
ça, personne ne peut me le prendre. Les autres courent après l’argent. Moi, je
cours après l’instant.
Vivre
de poésie, ce n’est pas compliqué. C’est même ce qu’il y a de plus simple.
C’est laisser la chanson finir avant de penser à la suivante. C’est s’attarder sur l’ombre dansante d’un palmier.
C’est toucher la place tiède dans le lit, juste après que l’autre s’est levé.
La poésie, c’est trouver que la pluie a du rythme, que le vent a du
vocabulaire, que le silence a des choses à dire pour qui prend le temps de se
taire.
La poésie, c’est ramasser une feuille morte et la trouver encore vivante. C’est
rentrer par le chemin le plus long pour passer sous les platanes. C’est acheter
un livre dont on ne connaît pas l’auteur, pour un titre qui nous console. C’est
sourire à la lueur d’un coquelicot, d’un tournesol.
Les poètes voient ce que les autres survolent, entendent ce que les autres
enterrent. Ils ont ce don précieux de rendre le monde habitable en lui rendant
sa beauté véritable.
Et
le beau, mon ami, c’est de la résistance. Dans un siècle qui a fait du cynisme
une élégance et du désenchantement un loisir, choisir la poésie, c’est
désobéir.
C’est garder, au fond de soi, cette petite voix qui murmure : il y a encore des
choses qui valent la peine. Les mésanges qui picorent sur les rebords des
fenêtres valent la peine. Les mains qui se cherchent sous la table valent la
peine. Les soirs qui dorent les vitres des bus valent la peine.
Tout vaut la peine, pour qui sait voir.
Alors
Ecris. Danse. Dessine.
Regarde.
Écoute. Caresse. Cueille
Console.
Invente…
Invente-toi
des raisons.
Invente-toi
des saisons.
Invente-toi
des chansons.
La
vie a une histoire
Et
ce qui l’écrit, c’est la poésie
Regarde
les statues, regarde les palais
Regarde
les livres sur les étagères, tout ce qui reste de nous, tout ce qui traverse les siècles, tout ce qui
résiste à l’oubli… c’est toujours de la poésie – en pierre, en bronze, en
musique, en papier .
Mais
toujours toujours de la poésie
Alors
demain matin, quand tu ouvriras les yeux, regarde comme si tu voyais pour la
première fois.
Une
couleur, un nuage, un arbre, un visage…
Et
tu verras,
Oui
tu verras
Comment
le monde te répondra.
Valentin AUWERCX Poète contemporain
texte
extrait du recueil « trop vivants »
17 août 2026
Un portrait au crayon et des nouvelles d'Éric, de retour d'Ars en Ré
Mon ami Éric vient de retrouver sa maison de Russan après un séjour dans son Ile de Ré, où il a dû se rendre pour une bien triste raison ; en effet, nous avons tous appris sur son blog la disparition de son papa, survenue le dernier dimanche de juillet.
La perte d'un parent ce n'est pas rien ; après une telle épreuve il faut du courage pour retrouver le fil de la vie normale ; je ne m'attendais pas déjà à un mail-art de sa part, mais c'était mal le connaître. C'est vrai que créer pour lui est un véritable viatique et dans ces moments-là, pour surmonter la tristesse, il faut se raccrocher à tout ce qui permet de retrouver une routine. Et le mail-art est une passion pour lui.
Merci Éric, cette enveloppe et ton petit mot au dos de cette carte du Phare des Baleines d'Ars en Ré m'ont beaucoup touchée.12 août 2026
Fleurs : appel à mail-art destiné aux personnes marquées par la guerre, hospitalisées à Lviv en Ukraine / DLE : 25-10-2026
Chers amis, vous savez que je recherche régulièrement les appels à mail-art nouveaux que je vous mets à disposition sur ce blog, dans la colonne de droite.
Aujourd'hui j'en ai découvert un particulièrement touchant (sur une page facebook en libre accès) et je vous le propose, car là, plus qu'ailleurs encore, l'art postal permettra de faire du bien aux personnes hospitalisées auxquelles il sera distribué, au sein d'une structure médicale accueillant des personnes totalement marquées par les atrocités de la guerre.
"Art du collage"
Chers amis du mail art !
J'organise actuellement une exposition d'art postal afin de soutenir les personnes hospitalisées en psychiatrie dans le service n° 2 de l'hôpital de Lviv, en Ukraine. Ces personnes, marquées par les horreurs de la guerre, cherchent aujourd'hui à se réhabiliter et à se reconstruire.
Pour leur apporter un peu de joie et les aider à reprendre une vie normale, j'ai proposé d'organiser une exposition d'art postal sur le thème des « Fleurs » à l'hôpital.
Date limite : 25 octobre 2026
Techniques : collage, tampons encreurs, dessin, peinture ou autres supports. Les œuvres faites main sont particulièrement appréciées, car je souhaite impliquer les patients dans des activités artistiques thérapeutiques et les encourager à créer leurs propres œuvres.
Format : toutes tailles, ou A6, A5, A4.
Ma réponse à tous les participants.
Veuillez envoyer vos travaux à :"Fleurs"Dispensaire psychoneurologique n° 2A/C 987579038 LvivUkraine
Je compte sur vous pour relayer cet appel et pour y participer si le coeur vous en dit. Merci pour eux.
Par expérience, je sais qu'il faut prévoir un certain temps pour l'acheminement du courrier vers l'Ukraine (entre trois semaines et un mois) si vous voulez que vos envois leur parviennent à temps.




























