25 juin 2026

T209 - Un vrai coup de jaune, ou du soleil à revendre, par Claire

Moi qui vit dans la quasi obscurité depuis plus d'une semaine, me voici éblouie en ouvrant ma boite aux lettres avec ce coup de jaune que m'adresse l'amie Claire : 

Yellow Day  parce que la journée du 20 juin serait la plus heureuse de l'année 

Ordinairement, je suis d'accord avec les qualificatifs associés à la couleur jaune, et j'apprécie pendant la belle saison le dynamisme, la chaleur que cette couleur dégage. 

Mais là, Claire, je dois t'avouer qu'en ce moment, je ne suis guère en mesure d'apprécier l'ardeur du rayonnement solaire tant je suis réduite à l'état d'une mollassonne toujours gluante de transpiration, dans mon appartement dont la température est  montée à 32.50° ce matin à l'heure du petit déjeuner. 

Quoi qu'il en soit, je te remercie beaucoup Claire de ta jolie création. Toute de jaune et  pleine de petites touches sympathiques, avec des collages judicieux, comme le merveilleux timbre associé, la silhouette découpée d'un loup, et la fleur de tournesol représentant on ne peut mieux, le dieu Hélios ((pensée pour l'Ukraine dont cette fleur est le symbole) : un vrai camaieu de créativité et d'énergie. 

24 juin 2026

La canicule est une violence politique, pas une fatalité

Bien que fort affaiblie par cette chaleur intense dans l'appartement, il me reste encore assez d'énergie pour réagir à ce que nous subissons tous actuellement.

Je suis tellement en colère et agacée d'entendre et de lire des propos incroyables à propos de la présente période caniculaire dans les media et dans la presse : si l'on en croit leurs "experts", nous vivons là un phénomène météorologique exceptionnel,  mais si individuellement nous nous adaptons en buvant beaucoup d'eau, en sortant le moins possible et en faisant le minimum d'effort (en gros c'est le message gouvernemental), nous devrions passer le cap .... jusqu'à la prochaine fois.

Nous avions tous été épouvantés par les ravages de la quinzaine caniculaire d'août 2023 (en plein été donc) qui avait fait tant de victimes chez nos ainés et après laquelle des mesures significatives devaient être prises. Concrétement, à part climatiser une pièce unique dans les maisons de retraite ou EHPAD pour l'ensemble de tous les résidents (bien peu en fait), qu'y a t il eu comme modifications profondes de nos modes de fonctionnement pour que la vie des plus faibles et des moins bien lotis dans leurs logements soit améliorée.... AUCUNE!

Rien n'a été fait dans les hôpitaux, rien dans les écoles,  rien dans les lieux publics et maintenant que cela nous nous arrive en mai ou en juin, c'est à dire à un moment de l'année où les élèves sont encore à l'école, rien n'a été pensé, rien n'a été anticipé. Comme toujours, nous avons entendus énormément de promesses, mais rien au niveau des actions et toujours plus de recul sur les normes écologiques.

Comme je ne saurai pas l'exprimer aussi bien, je vous relaie un article édifiant du magazine ReporTERRE à ce sujet :

La canicule est une violence politique
Bordeaux le 19 juin 2026 - Photo de Thimothée Buisson / Reporterre

Loin d’être une fatalité, les canicules sont le résultat de choix : ceux des dirigeants qui balaient les objectifs climatiques, obnubilés par la sacro-sainte croissance. Cette élite capitaliste hors sol est criminelle, détaille cet éditorial.

Des enfants morts noyés. Des personnes âgées mortes de chaud. Des étudiants et des travailleurs exténués, contraints de s’activer dans la fournaise. La canicule qui touche la France, hors norme tant par son intensité que sa précocité au mois de juin, laisse le pays K.O. L’épuisement et la sidération sont largement partagés. Mais où est la colère ?

Les canicules sont encore vécues aujourd’hui avec fatalisme par une grande partie de la population, comme un aléa que l’on subit en serrant les dents. Elles sont pourtant devenues tout autre chose : une violence générée volontairement, en toute connaissance de cause.

Dès 1971, TotalEnergies savait que ses activités provoquaient un réchauffement planétaire et risquaient d’entraîner des « conséquences catastrophiques ». La major pétrolière l’écrivait noir sur blanc. À la même époque, son concurrent ExxonMobil était aussi parfaitement au courant. La même chose est documentée pour Shell une décennie plus tard. Or, non seulement ces compagnies pétrolières n’ont pas sonné l’alerte, n’ont pas décidé d’arrêter leurs extractions d’énergies fossiles, mais elles ont orchestré une gigantesque campagne de désinformation et de lobbying, répandant le climatoscepticisme et sabotant les négociations climatiques.

Des promesses non tenues
Le cynisme des gouvernements est peut-être encore plus criminel. Aucun ne peut prétendre sérieusement avoir été victime de la désinformation des pétroliers. Les meilleurs scientifiques du monde, à commencer par ceux réunis au sein du Giec, n’ont cessé de les alerter sur tous les tons depuis des décennies sur la gravité du changement climatique d’origine anthropique et de ses conséquences, dont la hausse de l’intensité et de la durée des vagues de chaleur en Europe de l’Ouest.

Il y a, bien sûr, ceux qui se détournent de la science et ne s’en cachent pas. Le président étasunien Donald Trump, son homologue argentin Javier Milei et toute l’internationale carbofasciste sont les relais actifs des intérêts du capitalisme fossile. Et puis il y a tous les autres, ceux qui se prétendent responsables, du camp de « la raison » et promettent de tout faire pour protéger leur population du chaos climatique.

Dans les faits, soit les objectifs de baisse d’émissions de gaz à effet de serre des États sont insuffisants, soit ils ne sont pas tenus, soit les deux à la fois. L’objectif de l’Accord de Paris de rester sous 1,5 °C de réchauffement global par rapport à l’ère préindustrielle est mort et enterré, et les politiques actuelles nous mènent au désastre.

L’accumulation capitaliste est non négociable
Au lieu d’accélérer les efforts, l’Union européenne multiplie depuis des mois les retours en arrière : recul sur la fin des ventes de voitures thermiques, recul sur l’agriculture et détricotage de nombreuses normes environnementales. Les décideurs le savent : ces reculs ne feront qu’aggraver les catastrophes et les événements extrêmes, à l’instar de la canicule qui fait actuellement souffrir la population.

Mais cette donnée ne pèse pas assez lourd dans la balance. Car en régime capitaliste, la croissance économique infinie est vitale ; et cette accumulation infinie de ressources est incompatible avec la préservation écologique du monde. Lorsqu’il s’agit d’arbitrer entre respect des limites planétaires et sauvegarde des intérêts économiques, les seconds l’emportent systématiquement. La défense de la « compétitivité économique » est très clairement la justification assumée des élites européennes pour acter de leurs reculs écologiques.

Il nous faut insister sur cette réalité simple et brutale : les décideurs politiques ont les données scientifiques sous les yeux, ils savent que leurs renoncements engendreront plus de drames et de morts. Notre trajectoire climatique nous mène, en France, vers dix fois plus de jours de vagues de chaleur par an et les 50 °C dépassés dans une ville comme Paris, peut-être dès 2050 !

Les décideurs politiques ont les données scientifiques sous les yeux
Mais il est jugé plus raisonnable d’accepter ces catastrophes et de sauvegarder un système économique moribond, dont ne profite plus grand monde au-delà de la classe dominante. Au lieu de faire de la préservation d’un climat habitable un impératif catégorique, et d’adapter nos règles socio-économiques en conséquence, on fait l’inverse. L’accumulation capitaliste est non négociable, et advienne que pourra pour le climat.

Là est la véritable violence.
C’est flagrant dans le cas de la France, où la violence est double. D’une part, parce que nos baisses d’émissions de carbone ne respectent pas nos engagements. D’autre part, parce que nos politiques d’adaptation sont insuffisantes. Dans les deux cas, les risques engendrés pour la population sont documentés, les alertes sont lancées et l’État, au lieu d’avancer, recule.
Les 1 000 reculs de l’État français

Au nom de l’austérité budgétaire, sur l’autel de la sacro-sainte croissance économique, le budget de la transition écologique ne cesse d’être sabordé. Entre deux canicules, le gouvernement a décidé de raboter le budget de MaPrimeRenov’, le dispositif de rénovation énergétique des logements. Le fonds vert, censé aider les collectivités locales à s’adapter au changement climatique, a été amputé des deux tiers de son budget. Les lois agricoles successives tournent le dos à la transition agroécologique et perpétuent un modèle industriel mortifère et ultracarboné. Un tiers du réseau ferré français est menacé d’un « effondrement irréversible » faute de moyens pendant que l’État finance des autoroutes inutiles. La liste des renoncements écologiques est interminable.

Emmanuel Macron est au pouvoir depuis neuf ans. Il a lui-même créé le Haut Conseil pour le climat, qui ne cesse de blâmer ses politiques climatiques insuffisantes. Il agit en toute connaissance de cause et il parle de même : lorsqu’il fait mine de s’étonner de l’existence de la crise climatique, lorsqu’il appelle chacun à la « vigilance » et à boire de l’eau face à la canicule, il ajoute l’indécence à la brutalité.

La chaleur qui accable nos corps est une agression de la part d’une élite criminelle
Il superpose la violence symbolique à la violence climatique. Celle d’une élite capitaliste hors sol, qui se gausse depuis les salons climatisés du pouvoir et démontre son absence totale d’empathie pour la majorité des terriens, ceux qui subissent les conséquences de leurs choix : les écoles et les appartements transformés en fours, les maisons qui deviennent inassurables, la crainte pour sa survie et celle de ses enfants. Comment imaginer tenir lorsque les canicules seront de 10 °C plus chaudes que celle que nous traversons en ce moment ?

Résister à cette violence devient une exigence vitale. Cela commence par la nommer. Ne plus subir l’inversement orwellien du langage qui transforme les militants écologistes qui luttent pour l’avenir en « écoterroristes » et fait passer l’oligarchie sociopathe qui détruit le monde pour les garants de la raison. Ne pas accepter la dépolitisation apparente de l’écologie, qui fait porter la responsabilité sur les individus et les écogestes.

Mettre à nu, dans toute leur abjection, la réalité de la violence du capital, celle de l’État qui le sert et de leurs dérives néofascistes. Penser la chaleur qui accable nos corps comme une agression de la part d’une élite criminelle. Une atrocité et un crime contre l’humanité. C’est le préalable pour générer un sursaut et les mettre hors d’état de nuire. Et vite, ça brûle.Loin d’être une fatalité, les canicules sont le résultat de choix : ceux des dirigeants qui balaient les objectifs climatiques, obnubilés par la sacro-sainte croissance. Cette élite capitaliste hors sol est criminelle.

22 juin 2026

T208 - Printemps japonais en bleu et poésie hugolienne , de Chantal

Juste avant que nous ne suffoquions sous les températures caniculaires de l'été, le mail-art de Chantal a été composé dans le but de m'apporter le bleu des fleurs (celui que je préfère) et la fraicheur du printemps, saison préférée de ma correspondante.

Pour évoquer le printemps au Japon, nous parlons surtout ici de sakura avec la beauté des cerisiers roses en fleurs,  mais les tapis de némophyles couvrant le sol sous les quelques arbres du parc Hitachi Seaside c'est aussi une vraie féérie. 

Au parc Hitachi Seaside, admirez le champ bleu onirique du Japon composé de 5,3 millions de fleurs de némophile (mi-avril 2026) - à droite, gros plan sur l'adjonction de fleurs pressées : paquetette et  violette 

Printemps 

Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ;
L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers.
Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre,
A travers l’ombre immense et sous le ciel béni,
Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.

Victor Hugo

Chantal, merci pour ce poème et pour ce courrier fleuri à souhait : oui, c'est vrai que je vis mal en ce moment en appartement à cause de la chaleur et du trop de béton et d'asphalte qui la retienne -c'est le cas hélas de milliers d'autres gens dans les villes-, je te remercie de m'adresser ce mail-art qui est un véritable rafraichissement pour les yeux et pour l'âme. 

Chère Chantal, merci pour les fleurs printanières que tu y as joint, pour mon plus grand plaisir : tu es une véritable amie, merci et bel été à toi.

19 juin 2026

L'amitié récompensée, lors du 4e concours d'Art Postal de l'Association AGIR en Pays Jalignois

Alors que j'étais en plein stage de chant en Ariège, quelle n'a pas été ma grande  surprise d'apprendre par messagerie vocale, que j'étais invitée à retirer le 21 juin prochain un prix gagné lors du concours d'art postal sur l'amitié organisé par l'Association AGIR en Pays Jalignois : celui de l'originalité dans la catégorie Adulte! Waouh : séquence émotion!

Comme j'avais réalisé trois mail-arts ici, ou encore sur ce thème,  j'ignorais lequel avait été primé, mais le détail figure sur Facebook (pour le peu que j'ai pu en voir, n'étant pas abonnée à ce réseau social)

Le mail-art retenu par le jury est finalement celui où deux écolières dont l'amitié s'est poursuivie toute la vie, jusqu'au moment où, dames agées devenues veuves, elles ne se sont plus quittées continuant main dans la main leur chemin.
J'ai du décliner l'invitation de remise de prix dans l'Allier (trop loin) mais je leur ai communiqué un chaleureux message de remerciements et surtout d'encouragement à continuer ce genre d'intiatives où tous les publics peuvent s'exprimer sur des thèmes aussi porteurs que l'amitié cette année, ou bien l'eau , la musique, ou encore les extra-terrestres dans les éditions précédentes, créant ainsi du lien entre les gens toutes générations confondues.

Merci à l'organisation, merci au Jury et merci à tous les participants, et rendez-vous l'année prochaine :  vous les fidèles de ce blog savez bien que ce n'est pas l'idée de gagner qui m'anime mais plutôt celle de participer à tous les appels à mail-art ou concours d'art postal dont les thèmes m'intéressent, tant je trouve cette activité tellement gratifiante. 

"Les Gueules" : exposition 2026 au MIAP de Rencurel, par Christophe

Quel plaisir d'avoir des nouvelles de l'ami Christophe et de l'exposition qu'il a préparé dans son micro musée de l'art postal, le MIAP, après avoir lancé un appel sur "les gueules, qu'est ce qu'elle a ma gueule"!

Dans une jolie enveloppe largement timbrée de portrait d'artiste ou de musiciens de jazz, il m'adresse le book présentant l'essentiel de l'exposition avec moultes créations, toutes plus loufoques les unes que les autres. 

En espérant que nombre d'entre vous pourrez allez visiter le MIAP lors d'un passage par Rencurel sur la route de vos vacances, je ne dévoile pas tout, pour vous laisser la surprise et le bonheur de découvrir toutes la créativité des mail-artistes. 

Les visites ont lieu sur rendez-vous auprès de Christophe Blaise au 06 77 25 99 05 
ou par mail à basile.tof@gmail.com

 

Merci infiniment, Christophe, de cette nouvelle initiative, car lancer un appel à mail-art sur un thème comme celui-ci dès le mois d'octobre 2025 t'a permis de garnir ton petit mais indispensable Musée de l'Art Postal pour y préparer une superbe exposition de mai à septembre 2026, avec tout ce qui t'a été envoyé au fil de l'eau, des mois durant.

Merci beaucoup pour cet envoi avec le petit livret de l'expo, et rendez-vous à l'automne, pour le prochain appel.

16 juin 2026

Totem, tête et bras, de Jean-François

J'aime toujours autant les sortes de totem réalisées au bic par l'artiste Jean-François Rieux,  dans le cas présent un visage avec les bras et les mains très resserrés autour de la tête. 

Jean-François me précise qu'il a voulu là tenter autre chose et qu'il ne sait pas dire si c'est mieux ou moins bien que d'habitude.

Je dirait que c'est différent de ce qu'il dessine habituellement, au moins dans le choix des couleurs utilisées mais que c'est toujours autant créatif et original.

Merci beaucoup Jean-François, passes un bel été. 

Une des Tantes à Sion* de Christian

Voici l'une des dernières créations burlesques de Mr R que vous pouvez trouver dans le détail sur son blog ici.

J'étais prévenue de la future distribution dans ma boite à lettres d'une de ses "tantes", mais je n'étais pas chez moi pour la réceptionner et la mettre en vitrine sur mon blog. Petit à petit, je rattrape mon retard de publication...

à gauche, les deux tantes au moment de leur finition, avant envoi, à droite, celle que j'ai reçue, sur un fond très graffé

Voilà, c'est chose faite : merci beaucoup ami Christian, j'adore tes bricolages et bidouillages à partir de récupération, et saches que je ne suis pas la seule! J'avais amené quelques exemples d'art postal reçu lors de mon stage en Ariège, pour animer une soirée : de tout ce que j'avais apporté pour représenter la variété des réalisations qui me parviennent, mais c'est indéniablement les tiennes qui ont suscité beaucoup de curiosité voire d'incrédulité, sur le fait que La Poste acceptait de véhiculer de telles créations. 

Alors merci encore, cher Christian, pour cette créativité débordante qui est la tienne et toute la poésie associée. Bel été à toi. 

* Sion est une ville Suisse

T207 - Prendre le temps de s'arrêter : contempler la mer guérit les bleus de l'âme, d'Isabelle

Voici quelques courriers publiés en retard, pour cause d'échappées ariégeoises.

Pour commencer, voici l'enveloppe magnifique réalisée par Isabelle, nouvelle Limougeaude : toute de bleu comme le phare et la mise en page, avec un personnage semblant hypnotisé par le mouvement sans fin des vagues et  l'immensité de la mer ...  je suis gâtée!

Merci à toi Isabelle, passes un bel été.

"Chanter dans et pour la nature" : stage à l'Eco-village de Sainte-Camelle, en Ariège : belle découverte !

Maintenant que me voici "redescendue" avec quelques difficultés pour retrouver le monde "normal", j'ai envie de vous raconter l'expérience intense que j'ai vécue, cette première quinzaine de juin. En ettet, je rentre d'un stage dans l'Ariège, tout près de Pamiers, où j'ai eu le loisir de chanter 6 jours durant,  lors d'un stage  organisé par Nicole Rieu. 

Oui, vous avez bien lu : je vous parle bien de la chanteuse qui finit 4e au concours de l'Eurovision en 1975 avec "Et bonjour à toi l'artiste"

Ci dessus 1975 - Et bonjour à toi l'artiste - Chanson de Nicole Rieu  à l'Eurovision en Suède 
Ci-dessous en 2025 Nicole raconte ses souvenirs de cet événement 

celle de "Je suis" et de "la goutte d'eau", qui fut propulsée au sommet des hits-parade puis radiée aussi subitement des ondes, mais qui n'a jamais cessé de chanter, en s'auto-produisant, bien loin des circuits officiels (après une période de vaches très maigres). 

Voici deux des dernières chansons qu'elle a enregistrées : 

16 septembre 2022 - Et la vie coulait -

2 février 2024 - Les Héritiers Duo Nicole Rieu/Frédéric Bobin 
Paroles Philippe Bobin / Musique Frédéric Bobin / Réalisation du clip Charly Bourquin Félicien Fort

Nicole est une chanteuse au grand coeur (choeur). Ce stage m'a ramenée quelques 15 et 16 années en arrière (étés 2009 et 2010) où j'avais déjà pratiqué cet exercice formidable de chanter avec elle et dans la nature ; cela se passait alors dans son pays, à Seix, petit village du Couserans, dans le Piémont Pyrénéen. Cette fois-ci le rendez-vous était encore en Ariège,  dans un lieu unique implanté sur la commune de Saint-Victor Rouzaud, à savoir l'Éco-village de Sainte-Camelle. Ici l’écologie intérieure est indissociable du vivre-ensemble et du respect du vivant.

C'est un endroit où la nature est préservée et où de belles personnes s'entendent pour vivre là, dans un bel esprit, d'une manière décroissante, en préservant la ressource en eau, et en s'appuyant sur leur savoir-faire respectif au profit du collectif pour toutes les tâches qu'ils entreprennent, utilisant énormément le recyclage, tout en respectant toutes les composantes de la terre, qu'elles soient végétales, animales, minérales ou humaines. 

A chaque contact que nous pouvions avoir avec les Camellitos et les Camellitas, je les ai trouvés épanouis, calmes, souriants, toujours à l'écoute et heureux de partager ce qu'ils ont produit pour en faire des repas délicieux qu'ils vous offrent comme des cadeaux. J'ai eu l'impression de vivre dans une oasis, bien éloignée pour un temps des tourments du monde... une bien jolie parenthèse.

En plus de retrouver le plaisir intact de chanter (que je croyais éteint) avec les autres stagiaires au sein d'un petit groupe,  nous avons pu ensemble accompagner Nicole dans deux concerts, un dans l'EHPAD de Pamiers l'avant-dernier jour (où l'on reçoit autant que l'on donne lorsque l'on voit des visages de personnes très agées se ranimer au fil des chansons) et un second, le dernier jour, à nos hôtes et leurs invités, au sein même de l'Éco-village. La aussi, beaucoup de plaisir partagé lorsque, à la toute fin,  les spectateurs se sont joints à nous en une vaste ronde pour reprendre ensemble les refrains de Nicole, et également pour chanter la paix dans le monde. 


J'ai apprécié de pouvoir découvrir la nourriture végan qui est tout sauf fade, monotone et répétitive : nous mangions des fleurs quasiment à tous les repas (bourrache, pétales de rose, lotier, mauve) ainsi que de nombreuses plantes sauvages comme l'ortie, le pissenlit (et d'autres dont j'ai oublié le nom) en plus des nombreux légumes du potager que nous connaissons tous bien mais que nous n'utilisons pas toujours au mieux de leurs potentialités, qu'il s'agisse des légumineuses variées,  des féculents ou de légumes verts plus classiques. Fruits secs, graines et noix en tout genre, herbes et plantes aromatiques, épices variés sont venus compléter avec subtilité la palette gustative de nos repas....

et, contrairement à tous mes préjugés,  je me suis accoutumée à la vie de tous les jours avec des toilettes sèches (une expérience pas si insurmontable, finalement).

Merci à Nicole pour le beau projet de "Chanter dans et pour la nature", merci à Sainte-Camelle pour son accueil formidable et merci à tous mes compagnons et compagnes de chant, qui m'ont permis de passer un séjour absolument formidable. 

6 juin 2026

Elle dessinait pour la liberté : adieu et merci Marjanne

C'est avec beaucoup de tristesse que j'apprends seulement aujourd'hui la disparition  de la grande artiste Marjane Satrapi, d'origine iranienne, morte "de tristesse" le jeudi 4 juin, juste une année après la perte de son mari. Elle n'avait que 56 ans.

Je relaie ci-après, pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, le superbe hommage qu'Éric Babaud lui a dédié ce jour sur son blog  en soulignant l'importance de son oeuvre de dessinatrice et de réalisatrice et la richesse de sa personnalité.

Dans ses interviews, Marjane Satrapi insistait sur l'importance de vivre pleinement et librement, et de lutter contre l'ignorance, les préjugés et les égocentriques ridicules.

Dans ses bande-dessinées, Marjane Satrapi commençait toujours par dessiner les yeux. Selon elle, on comprend tout des autres en regardant leurs yeux. Elle nous a prêté les siens, dans ses livres, ses œuvres et ses films, pour regarder le monde. Elle nous apprend à en rire, malgré tout – pour mieux l’aimer. 

Adversaire acharnée des autorités de Téhéran, Marjane Satrapi avait refusé la Légion d'honneur française en 2025 pour dénoncer « l’attitude hypocrite de la France vis-à-vis de l’Iran », qui connaissait alors une nouvelle vague de répression. « Depuis un moment, j’ai réellement du mal à comprendre la politique de la France vis-à-vis de l’Iran », avait-elle expliqué sur Instagram, regrettant que de « jeunes Iraniens épris de liberté, des dissidents, des artistes, se voient refuser des visas.

Je rajoute que son film Persépolis, du même nom que ses célèbres bandes dessinées, est actuellement visible gratuitement sur France TV.

Merci Marjane, tu vas nous manquer, ainsi qu'à tout ton peuple.

4 juin 2026

Quand artichauts et cardons deviennent fleurs, pour Nadine

Après bien des difficultés, j'en ai terminé avec cette broderie que je destine à mon amie Nadine. J'espère qu'elle saura lui plaire malgré bien des approximations dans la réalisation.

Je ne sais pas si elle est comme moi car j'ai toujours beaucoup aimé ce que l'on appelle improprement la "fleur d'artichaut" : c'est en réalité une inflorescence très condensée (le capitule). On peut le considérer ce capitule comme un fruit composé ou infruescence.On trouve également ce genre de fleur sur le cardon, légume de la même famille que l'artichaut, dont on ne consomme que les tiges (pétioles)
au centre, peinture botanique de Reinhild Raistrick de cardons en fleurs
à gauche, photo du dessus d'un artichaut violet 

Tableau de H. Remi les artichauts - au verso de l'enveloppe

Je n'ai jamais mangé de cardons car je ne sais pas les préparer, mais peut être  mon amie le sait-elle car sous forme de gratin c'est, en Provence ainsi que dans la région de Genève et à Lyon, un des plats incontournables du repas traditionnel de la veille de Noël.

Par contre j'appréciais autrefois grandement de consommer des artichauts : ceux du commerce et les quelques-uns que mon père arrivait à faire pousser dans notre potager. Mais depuis des années, même achetés tout frais en Bretagne principal lieu de production en France, ils me rendent malades, mon corps ne les supporte plus du tout  (mode de production trop chargé en intrants?) et j'ai du me résigner à les rayer de mon régime alimentaire même en les cuisant avec du carbonate de soude. Dommage, car c'était un légume fort agréable à déguster en été. 

Qu'importe, cela reste une plante fleurie bien jolie que je retrouve même dans des bouquets de fleuristes.
Bouquet vu sur le site de l'Atypique Fleuriste autrement
Voilà chère Nadine, un mail-art sur un thème assez particulier, dont j'avais très envie de te parler depuis longtemps : on peut trouver de la beauté partout, même dans un potager! Je t'en  souhaite une bonne réception ainsi qu'un bel été. 

PS : humour avec le sketch de Coluche "Le plus dur c'était la fin du mois" : On n'a qu'à manger des artichauts. Les artichauts, c'est un vrai plat de pauvres. C'est le seul plat que quand t'as fini de manger, t'en as plus dans ton assiette que quand tu as commencé !

Au printemps, les chevaux s'égaient dans la prairie fleurie, pour Léo

Voici une patite carte textile pour Léo, qui voue une véritable passion pour les chevaux (en ce moment). 

Lorsque je l'ai à la maison pour partager un petit moment, nous passons des heures dans les livres qui en parlent, et c'est à chaque fois un grand bonheur pour tous les deux, car moi-aussi j'aime beaucoup cet animal.

photo publiée sur Facebook par Amazing nature beauty, sans nom d'auteur
Et puis, en plein apprentissage du vocabulaire, Léo  pourra s'exercer à dire "un cheval, des chevaux", et savoir que la maman s'appelle une "jument" et le petit " le poulain".  

Ne sont ils pas mignons tous les deux à se faire des calins, tout comme le fait une maman avec son petit garçon ou sa fille? Belle réception de cette carte, mon Léo, à bientôt.

Bel anniversaire Sasha!

Il fut un temps où tu as voulu t'essayer à la danse classique et tu étais bien jolie avec tes ballerines, tes guêtres et ton justaucorps... mais depuis, tes goûts ont changé, tu préfères les chorégraphies plus dynamiques et plus modernes aussi, de la K-Pop. 

Pour célébrer tes 6 ans, la fin de ta scolarité à l'école maternelle, tes deux dents absentes dans ton large sourire de presque CP, je t'adresse cette jolie ballerine dans une ambiance toute rose, comme tu aimes, en espérant que cette carte te plaira bien : je t'en souhaite une bonne réception et t'embrasse tout plein. 

Bel anniversaire à toi, Sasha!

Je souhaite à Mallow un Happy Birthday!

Revoici le temps de te fêter ton anniversaire, le 5ème déjà : comme le temps passe vite! Cher Mallow, bien que tu sois éloigné de la famille par la distance, tu es toujours très présent dans nos pensées et dans nos coeurs.  

Composition à partir d'une carte d'anniversaire vu sur Pinterest et d'une photo d'une voiture de pompier à pédiales,
sur un fond de tissu flammes
 
Pour toi, mon petit neveu franco-canadien,  très fan des pompiers, voici une carte d'anniversaire qui devrait te plaire : j'espère qu'elle arrivera à temps, de l'autre coté de l'Atlantique,  pour t'apporter tous mes bons voeux de bel anniversaire et tout plein de bisous.

Happy Bithday, Mallow!

Véronique n'a plus la tête sur ses épaules, pour Marie

Vous qui me suivez, vous me savez totalement athée, pour autant cela ne m'empêche pas d'aller souvent visiter des églises et de m'émouvoir devant la beauté de certaines statues ou tableaux. 

Cette fois-ci la rencontre n'a été que virtuelle : alors que je cherchai des visages pour répondre au thème désormais clos lancé pour le MIAP de Christophe, j'ai trouvé cette statue tellement belle avec cette jeune femme très douce, accompagnée de ce que je croyais être ses enfants. Cette statue de Sainte Véronique portant sa tête après décapitation, accompagnée de deux anges, se trouve au Louvre.

Je destine ce mail-art à Marie, qui va bientôt voir le bout de l'année scolaire : je lui en souhaite bonne réception, ainsi qu'un bel été.  

*** Sainte Valérie, céphalophore, accompagnée de deux anges ***

Des saints ont la tête sur les épaules ; d’autres l’ont entre leurs mains. Ce sont des céphalophores, étymologiquement « des porteurs de tête » (céphale).

Le plus célèbre céphalophore est saint Denis, un évêque de Paris que les Romains décapitèrent. Il ramassa sa tête et préféra mourir quelques kilomètres plus loin. Sur ce lieu fut implantée la célèbre basilique Saint-Denis.

Mais les saintes ne sont pas en reste, comme le montre cette image de sainte Valérie. Selon la légende, elle aussi paya son appartenance au christianisme par la décapitation. Elle aussi se prit la tête (au sens premier). Mais où aller ? Elle se dit : « Et si je me rendais auprès de mon ami saint Martial, évêque de Limoges ? ».

Martial disait la messe. Sainte Valérie déposa sa tête au pied de l’autel. La légende ne dit pas ce que l’évêque fit de cet encombrant cadeau.

Sur cette statue exposée au Musée du Louvre, deux enfants accompagnent la sainte. Ce sont en fait les anges qui la guidèrent jusqu’à l’église de saint Martial.

Sainte Valérie, céphalophore, accompagnée de deux anges 1475/1500 (4e quart du XVe siècle)
France Nivernais - RF 1519 - Département des Sculptures du Moyen Age, de la Renaissance et des temps modernes - Le Louvre