27 juin 2026

T210 - Pour l'arrivée de l'été, écoutons le chant du rossignol, de l'Être anonyme

Depuis son coin de Bretagne guère plus frais en ce moment qu'ici en Région Parisienne, l'Être anonyme m'envoie ce petit mot pour me remercier d'avoir participé à son appel à mail-art sur le thème du voyage en littérature.

Cet appel s'inscrivait dans le cadre des Rencontres de la Baie de Carentec, où il lui fut donné ainsi l'occasion de présenter une petite exposition et de parler de l'art postal, pour le bonheur de visiteurs découvrant le mail-art pour la plupart d'entre eux. 

Chère Catherine, c'est avec un très grand plaisir que j'ai participé à cet appel en évoquant les deux grands écrivains aventuriers que furent Joseph Kessel  et Henry de Monfreid, :  à cette occasion je me suis replongée avec délices dans leurs écrits.

C'est donc toi que je remercie doublement pour avoir eue cette belle initiative de lancer un appel à MA aussi riche de possibilités, et pour cette enveloppe très colorée et gaie que je reçois aujourd'hui. Bel été à toi.

26 juin 2026

Rendre l'eau à la terre : alliances avec le peuple castor dans les rivières face au chaos climatique

Après avoir écouté une conférence de l'Académie du Climat sur le sujet primordial de l'eau,  je me suis procuré le merveilleux livre de Baptiste Morizot illustré par les aquarelles de Suzanne Husky et je vous en parle ci-après, en première partie du post.  

Dans une deuxième partie, vous trouverez une expérience menée sur le terrain pour expliquer concrètement comment s'y prendre pour régénérer une rivière, en présence de Vincent Verzat dont je vous ai déjà parlé ici, le youtubeur vidéaste, défenseur actif du vivant qu'on peut suivre sur sa chaine Partager c'est sympa. 

Rendre l'eau à la terre, avec Baptiste Morizot et Suzanne Husky
Vidéo d'une conférence donnée à l'Académie du Climat

Baptiste Morizot et Suzanne Husky esquissent, dans leur ouvrage commun Rendre l'eau à la terre, des pistes d'alliance avec les non-humains pour rendre aux rivières leur pouvoir d'amplification de la vie. Baptiste Morizot est l'une des figures de proue de la nouvelle philosophie du vivant. Suzanne Husky développe une pratique créative de médias mixtes centrée sur les relations entre l'Homme, les plantes et la terre. De leur rencontre naît un ouvrage commun, Rendre l'eau à la terre, publié dans la collection Mondes sauvages. Sous la forme d'aphorismes et d'aquarelles, leurs voix s'entremêlent pour explorer les alliances possibles avec les non-humains afin de ralentir les rivières, de retenir l'eau et de restaurer son pouvoir d'amplification de la biodiversité face aux sécheresses de plus en plus fréquentes. 

Avec : Baptiste Morizot, écrivain et philosophe et  Suzanne Husky, artiste

les merveilleuses aquarelles de Suzanne

Présentation

En 2024, le Centre des monuments nationaux invite l’artiste Suzanne Husky pour une carte blanche au château de Châteaudun. L’artiste présente une tapisserie sous forme de frise co pensée avec le philosophe Baptiste Morizot.

Pour cette Histoire des alliances avec le peuple castor, Suzanne Husky s’inspire de la tapisserie de Bayeux pour illustrer l'histoire de relations inter-espèces sur une période de onze siècles. La tapisserie de Bayeux est une broderie de laine sur toile de lin mesurant plus de 68 mètres de long. À travers neuf panneaux de tissus, elle relate les événements de la conquête de l’Angleterre par Guillaume, duc de Normandie, au XIème siècle. À la manière de Bayeux, Suzanne Husky séquence son récit en six parties, racontant l’histoire de la rivière de l’époque Mésolithique jusqu’au XXIème siècle.

Réemployant le vocabulaire esthétique de l’art populaire, l’artiste dessine des traits simples, des personnages naïfs, des aplats de couleurs. Les bordures sont enrichies de détails qui complètent la narration principale.

Ainsi, les personnages centraux de ce récit ne sont pas de grandes figures de l’histoire humaine mais les alliances entre les castors et les humains, la rivière et ses habitants. Considéré comme un grand transformateur de son environnement, le castor ralentit, complexifie le parcours de l’eau et hydrate les terres depuis huit millions d’années. En construisant des barrages, le castor crée des zones humides qui favorisent l'installation d'autres espèces animales, protège des civilisations contre les sécheresses et les inondations, en limitant les crues. Mais, progressivement, l’emprise des terres agricoles, le contrôle humain des flux pour des usages variés a mené à la simplification des cours d’eau et à la quasi-disparition de l’espèce.

Cette tapisserie a été tissée par l’atelier britannique Dash&Miller à partir d’un dessin à l’aquarelle réalisé par l’artiste. Elle est le fruit d’un travail minutieux de transcription et d’interprétation. De nombreux détails ont été ajoutés à la main par des brodeuses basées en Sud-Gironde, accompagnées par Emeline Daudet et Suzanne Husky. Chaque séquence est enrichie de textes rédigés par le philosophe Baptiste Morizot, co-concepteur de la frise.

Suzanne Husky est une artiste franco états-unienne, née en 1975, qui vit et travaille entre San Francisco et Gajac, en Sud-Gironde. Diplômée de l'école des Beaux-Arts de Bordeaux, puis en paysagisme et en agroécologie, elle développe une pratique qui retisse les liens entre l'humain, les plantes et la terre.

Artiste engagée, Suzanne Husky navigue entre œuvres visuelles et travail de terrain. A travers ses récits, elle invite à une compréhension de nos environnements. Elle participe à l'organisation de chantiers de régénération des cours d’eau fondés sur l’observation des savoir-faire des castors ; soit une nouvelle manière low tech, low carbon et sans machine de « guérir les rivières » par la revitalisation des sols et la plantation. Suzanne Husky co-préside l’association Mouvement d’alliance avec le peuple castor.

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Chantier Castor avec Baptiste Morizot : la rivière RÉPOND FORT !
Vidéo créée par Vincent Verzat sur la chaine Youtube Partager c'est sympa
Soigner les rivières avec une méthode low-tech inspirée par les castors : Voilà le projet portée par le philosophe Baptiste Morizot et son équipe. 
Rejoignez le Mouvement d'alliance avec le peuple castor, et reprenez la rivière aux machines : https://mapca.eu/ Et sur instagram : mouvementalliancepeuplecastor
Immense merci à l'équipe GEMAPI qui m'a accueilli pour ce tournage et à Rémi Masson, le plongeur photographe qui a fait ces images incroyables de castors sous l'eau, foncez découvrir son travail : https://www.remimasson.com/
Merci à Bertrand Sinssaine qui m'a aidé sur ce montage : https://www.studiotaiga.fr/

Ce chantier est organisé et porté par le service GEMAPI de Valence Romans Agglo. Il est dirigé par le chef de projet technicien de rivière Cédric Cadet, et réalisé par les équipes d'agents de rivière de l'Agglo, en collaboration directe avec les membres du MAPCa. Le projet de régénération est ajusté au contexte géographique de la rivière, et au diagnostic précis de ses problèmes propres. Il a été validé par la DDT Drôme et est suivi par l'OFB. La contrainte qu'on se donne quant aux outils utilisés pour le low tech low carbon est de se limiteur "aux outils portables par des humains". cette contrainte a été pensée par le spécialiste de la restauration Kevin Swift. Cela implique de renoncer aux tractopelles, aux engins, aux machines chaque fois que c'est possible, mais cela permet de mobiliser les tronçonneuses et d'enfoncer les poteaux thermiques. L'un des enjeux majeurs du projet est de régénérer les complexités dynamiques d'une rivière vivante. Elle se rend ainsi capable à nouveau d'abriter une grande diversité et abondance d'espèces, qui contribuent en retour à la robustesse et à la résilience du milieu face aux chocs climatiques.

Pétition à signer et faire signer massivement si l'on veut agir sur la cause du réchauffement climatique

Moi non plus je n'ai pas l'habitude de poster ici un appel à signer une pétition. Pourtant aujourd'hui je relaie volontiers la pétition destinée à Emmanuel Macron publiée sur le blog de mon ami Éric, que j'ai bien évidemment signée, car, alors que nous suffoquons sous la chaleur de  cette énième canicule qui n'en finit pas, nous sommes tous concernés par les conséquences d'une politique allant à l'encontre de toutes les préconisations scientifiques en matière de gestion du climat, depuis des décennies.

Ce faisant, je pense à mes enfants et plus encore à mes petits-enfants, plus largement à toutes les générations futures qui devront tenter de survivre dans un enfer thermique, si nous n'actionnons pas tous les leviers en nos mains pour sensibiliser nos élites à l'absolue nécessité de tout mettre en oeuvre pour ralentir le processus du réchauffement climatique, en ciblant tout d'abord les énergies fossiles.

Votre inaction climatique est impardonnable, nous nous en souviendrons, Monsieur le Président.

***

Aujourd'hui (une fois n'est pas coutume), je relaie la pétition d'une autrice du GIEC à signer et faire signer massivement. 

 pétition

Il fait 43 degrés en juin, et le pire est à venir… à moins que l'on choisisse d'agir sur la cause du réchauffement climatique. Depuis sa cave, Yamina Saheb, autrice du GIEC, lance un cri d'alerte avec Avaaz.

SIGNER

 

Cher Monsieur Macron,
Je vous écris de notre cave, seul lieu encore habitable dans notre immeuble parisien.

Je relis votre appel à "la prudence, à prendre soin des personnes âgées, des plus vulnérables comme des enfants et à suivre l'ensemble des recommandations du gouvernement". J'en reste abasourdie.

Je ne comprends pas qu'un président de la République puisse, une fois de plus, faire peser sur les frêles épaules des citoyens la responsabilité de les protéger, qui est la vôtre. Et je vous imagine sirotant un apéro (loin d'être mérité) dans une pièce climatisée de l'Élysée ou d'un autre palais de la République.

Alors j'ai décidé de vous écrire. Cette lettre, vous ne la lirez probablement jamais. Qu'importe : seule l'écriture apaise un peu ma colère.

Vous nous demandez "la prudence". Mais la prudence de qui, Monsieur le Président ? Celle des citoyens qui n'ont jamais voté pour quatre degrés de réchauffement, ou celle d'un État qui, année après année, choisit de ne pas agir sur la cause ? On ne se met pas "à l'abri" d'un climat que l'on continue de dérégler. On ne "boit pas de l'eau" pour réparer des décennies d'inaction climatique.
Cette canicule n'est pas une fatalité météorologique. Elle est la conséquence directe et mesurée de votre décision de nous enfermer dans le capital fossile. Nous l'avions écrit, noir sur blanc, dans les rapports du GIEC (IPCC). Vous le saviez. Nous le savions tous. Ce qui nous accable aujourd'hui n'est pas une surprise : c'est un rendez-vous que vous, avec d'autres responsables politiques, avez choisi de ne pas honorer.

Et que proposez-vous face à cela ? De nous adapter à une France devenue fournaise, comme si l'on pouvait s'adapter sans fin à un monde que vous vous obstinez à rendre invivable.

Je vous écris enfin parce que je ne sais pas comment expliquer à un enfant de six ans que les adultes savaient, et qu'ils ont préféré l'apéro à l'action. Je ne sais pas pour vous ; moi, je refuse de léguer à mon fils un pays où le seul refuge est le sous-sol, et comme seule consigne, la débrouille.
Nous finirons bien par remonter de notre cave. Mais je n'oublierai pas qui m'y a laissée : votre inaction climatique, cher Emmanuel Macron, celle qui vole à nos enfants le droit de vieillir sur Terre.

Je vous demande d'agir enfin à la hauteur des enjeux, à commencer par mettre un terme à toutes les subventions publiques directes ou indirectes aux énergies fossiles dans notre pays.

Demain, il sera déjà trop tard.

Yamina Saheb, auteure pour le GIEC, Groupe d'experts climat de l'ONU.

25 juin 2026

T209 - Un vrai coup de jaune, ou du soleil à revendre, par Claire

Moi qui vit dans la quasi obscurité depuis plus d'une semaine, me voici éblouie en ouvrant ma boite aux lettres avec ce coup de jaune que m'adresse l'amie Claire : 

Yellow Day  parce que la journée du 20 juin serait la plus heureuse de l'année 

Ordinairement, je suis d'accord avec les qualificatifs associés à la couleur jaune, et j'apprécie pendant la belle saison le dynamisme, la chaleur que cette couleur dégage. 

Mais là, Claire, je dois t'avouer qu'en ce moment, je ne suis guère en mesure d'apprécier l'ardeur du rayonnement solaire tant je suis réduite à l'état d'une mollassonne toujours gluante de transpiration, dans mon appartement dont la température est  montée à 32.50° ce matin à l'heure du petit déjeuner. 

Quoi qu'il en soit, je te remercie beaucoup Claire de ta jolie création. Toute de jaune et  pleine de petites touches sympathiques, avec des collages judicieux, comme le merveilleux timbre associé, la silhouette découpée d'un loup, et la fleur de tournesol représentant on ne peut mieux, le dieu Hélios ((pensée pour l'Ukraine dont cette fleur est le symbole) : un vrai camaieu de créativité et d'énergie. 

24 juin 2026

La canicule est une violence politique, pas une fatalité

Bien que fort affaiblie par cette chaleur intense dans l'appartement, il me reste encore assez d'énergie pour réagir à ce que nous subissons tous actuellement.

Je suis tellement en colère et agacée d'entendre et de lire des propos incroyables à propos de la présente période caniculaire dans les media et dans la presse : si l'on en croit leurs "experts", nous vivons là un phénomène météorologique exceptionnel,  mais si individuellement nous nous adaptons en buvant beaucoup d'eau, en sortant le moins possible et en faisant le minimum d'effort (en gros c'est le message gouvernemental), nous devrions passer le cap .... jusqu'à la prochaine fois.

Nous avions tous été épouvantés par les ravages de la quinzaine caniculaire d'août 2023 (en plein été donc) qui avait fait tant de victimes chez nos ainés et après laquelle des mesures significatives devaient être prises. Concrétement, à part climatiser une pièce unique dans les maisons de retraite ou EHPAD pour l'ensemble de tous les résidents (bien peu en fait), qu'y a t il eu comme modifications profondes de nos modes de fonctionnement pour que la vie des plus faibles et des moins bien lotis dans leurs logements soit améliorée.... AUCUNE!

Rien n'a été fait dans les hôpitaux, rien dans les écoles,  rien dans les lieux publics et maintenant que cela nous nous arrive en mai ou en juin, c'est à dire à un moment de l'année où les élèves sont encore à l'école, rien n'a été pensé, rien n'a été anticipé. Comme toujours, nous avons entendus énormément de promesses, mais rien au niveau des actions et toujours plus de recul sur les normes écologiques.

Comme je ne saurai pas l'exprimer aussi bien, je vous relaie un article édifiant du magazine ReporTERRE à ce sujet :

La canicule est une violence politique
Bordeaux le 19 juin 2026 - Photo de Thimothée Buisson / Reporterre

Loin d’être une fatalité, les canicules sont le résultat de choix : ceux des dirigeants qui balaient les objectifs climatiques, obnubilés par la sacro-sainte croissance. Cette élite capitaliste hors sol est criminelle, détaille cet éditorial.

Des enfants morts noyés. Des personnes âgées mortes de chaud. Des étudiants et des travailleurs exténués, contraints de s’activer dans la fournaise. La canicule qui touche la France, hors norme tant par son intensité que sa précocité au mois de juin, laisse le pays K.O. L’épuisement et la sidération sont largement partagés. Mais où est la colère ?

Les canicules sont encore vécues aujourd’hui avec fatalisme par une grande partie de la population, comme un aléa que l’on subit en serrant les dents. Elles sont pourtant devenues tout autre chose : une violence générée volontairement, en toute connaissance de cause.

Dès 1971, TotalEnergies savait que ses activités provoquaient un réchauffement planétaire et risquaient d’entraîner des « conséquences catastrophiques ». La major pétrolière l’écrivait noir sur blanc. À la même époque, son concurrent ExxonMobil était aussi parfaitement au courant. La même chose est documentée pour Shell une décennie plus tard. Or, non seulement ces compagnies pétrolières n’ont pas sonné l’alerte, n’ont pas décidé d’arrêter leurs extractions d’énergies fossiles, mais elles ont orchestré une gigantesque campagne de désinformation et de lobbying, répandant le climatoscepticisme et sabotant les négociations climatiques.

Des promesses non tenues
Le cynisme des gouvernements est peut-être encore plus criminel. Aucun ne peut prétendre sérieusement avoir été victime de la désinformation des pétroliers. Les meilleurs scientifiques du monde, à commencer par ceux réunis au sein du Giec, n’ont cessé de les alerter sur tous les tons depuis des décennies sur la gravité du changement climatique d’origine anthropique et de ses conséquences, dont la hausse de l’intensité et de la durée des vagues de chaleur en Europe de l’Ouest.

Il y a, bien sûr, ceux qui se détournent de la science et ne s’en cachent pas. Le président étasunien Donald Trump, son homologue argentin Javier Milei et toute l’internationale carbofasciste sont les relais actifs des intérêts du capitalisme fossile. Et puis il y a tous les autres, ceux qui se prétendent responsables, du camp de « la raison » et promettent de tout faire pour protéger leur population du chaos climatique.

Dans les faits, soit les objectifs de baisse d’émissions de gaz à effet de serre des États sont insuffisants, soit ils ne sont pas tenus, soit les deux à la fois. L’objectif de l’Accord de Paris de rester sous 1,5 °C de réchauffement global par rapport à l’ère préindustrielle est mort et enterré, et les politiques actuelles nous mènent au désastre.

L’accumulation capitaliste est non négociable
Au lieu d’accélérer les efforts, l’Union européenne multiplie depuis des mois les retours en arrière : recul sur la fin des ventes de voitures thermiques, recul sur l’agriculture et détricotage de nombreuses normes environnementales. Les décideurs le savent : ces reculs ne feront qu’aggraver les catastrophes et les événements extrêmes, à l’instar de la canicule qui fait actuellement souffrir la population.

Mais cette donnée ne pèse pas assez lourd dans la balance. Car en régime capitaliste, la croissance économique infinie est vitale ; et cette accumulation infinie de ressources est incompatible avec la préservation écologique du monde. Lorsqu’il s’agit d’arbitrer entre respect des limites planétaires et sauvegarde des intérêts économiques, les seconds l’emportent systématiquement. La défense de la « compétitivité économique » est très clairement la justification assumée des élites européennes pour acter de leurs reculs écologiques.

Il nous faut insister sur cette réalité simple et brutale : les décideurs politiques ont les données scientifiques sous les yeux, ils savent que leurs renoncements engendreront plus de drames et de morts. Notre trajectoire climatique nous mène, en France, vers dix fois plus de jours de vagues de chaleur par an et les 50 °C dépassés dans une ville comme Paris, peut-être dès 2050 !

Les décideurs politiques ont les données scientifiques sous les yeux
Mais il est jugé plus raisonnable d’accepter ces catastrophes et de sauvegarder un système économique moribond, dont ne profite plus grand monde au-delà de la classe dominante. Au lieu de faire de la préservation d’un climat habitable un impératif catégorique, et d’adapter nos règles socio-économiques en conséquence, on fait l’inverse. L’accumulation capitaliste est non négociable, et advienne que pourra pour le climat.

Là est la véritable violence.
C’est flagrant dans le cas de la France, où la violence est double. D’une part, parce que nos baisses d’émissions de carbone ne respectent pas nos engagements. D’autre part, parce que nos politiques d’adaptation sont insuffisantes. Dans les deux cas, les risques engendrés pour la population sont documentés, les alertes sont lancées et l’État, au lieu d’avancer, recule.
Les 1 000 reculs de l’État français

Au nom de l’austérité budgétaire, sur l’autel de la sacro-sainte croissance économique, le budget de la transition écologique ne cesse d’être sabordé. Entre deux canicules, le gouvernement a décidé de raboter le budget de MaPrimeRenov’, le dispositif de rénovation énergétique des logements. Le fonds vert, censé aider les collectivités locales à s’adapter au changement climatique, a été amputé des deux tiers de son budget. Les lois agricoles successives tournent le dos à la transition agroécologique et perpétuent un modèle industriel mortifère et ultracarboné. Un tiers du réseau ferré français est menacé d’un « effondrement irréversible » faute de moyens pendant que l’État finance des autoroutes inutiles. La liste des renoncements écologiques est interminable.

Emmanuel Macron est au pouvoir depuis neuf ans. Il a lui-même créé le Haut Conseil pour le climat, qui ne cesse de blâmer ses politiques climatiques insuffisantes. Il agit en toute connaissance de cause et il parle de même : lorsqu’il fait mine de s’étonner de l’existence de la crise climatique, lorsqu’il appelle chacun à la « vigilance » et à boire de l’eau face à la canicule, il ajoute l’indécence à la brutalité.

La chaleur qui accable nos corps est une agression de la part d’une élite criminelle
Il superpose la violence symbolique à la violence climatique. Celle d’une élite capitaliste hors sol, qui se gausse depuis les salons climatisés du pouvoir et démontre son absence totale d’empathie pour la majorité des terriens, ceux qui subissent les conséquences de leurs choix : les écoles et les appartements transformés en fours, les maisons qui deviennent inassurables, la crainte pour sa survie et celle de ses enfants. Comment imaginer tenir lorsque les canicules seront de 10 °C plus chaudes que celle que nous traversons en ce moment ?

Résister à cette violence devient une exigence vitale. Cela commence par la nommer. Ne plus subir l’inversement orwellien du langage qui transforme les militants écologistes qui luttent pour l’avenir en « écoterroristes » et fait passer l’oligarchie sociopathe qui détruit le monde pour les garants de la raison. Ne pas accepter la dépolitisation apparente de l’écologie, qui fait porter la responsabilité sur les individus et les écogestes.

Mettre à nu, dans toute leur abjection, la réalité de la violence du capital, celle de l’État qui le sert et de leurs dérives néofascistes. Penser la chaleur qui accable nos corps comme une agression de la part d’une élite criminelle. Une atrocité et un crime contre l’humanité. C’est le préalable pour générer un sursaut et les mettre hors d’état de nuire. Et vite, ça brûle.Loin d’être une fatalité, les canicules sont le résultat de choix : ceux des dirigeants qui balaient les objectifs climatiques, obnubilés par la sacro-sainte croissance. Cette élite capitaliste hors sol est criminelle.

22 juin 2026

T208 - Printemps japonais en bleu et poésie hugolienne , de Chantal

Juste avant que nous ne suffoquions sous les températures caniculaires de l'été, le mail-art de Chantal a été composé dans le but de m'apporter le bleu des fleurs (celui que je préfère) et la fraicheur du printemps, saison préférée de ma correspondante.

Pour évoquer le printemps au Japon, nous parlons surtout ici de sakura avec la beauté des cerisiers roses en fleurs,  mais les tapis de némophyles couvrant le sol sous les quelques arbres du parc Hitachi Seaside c'est aussi une vraie féérie. 

Au parc Hitachi Seaside, admirez le champ bleu onirique du Japon composé de 5,3 millions de fleurs de némophile (mi-avril 2026) - à droite, gros plan sur l'adjonction de fleurs pressées : paquetette et  violette 

Printemps 

Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ;
L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers.
Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre,
A travers l’ombre immense et sous le ciel béni,
Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.

Victor Hugo

Chantal, merci pour ce poème et pour ce courrier fleuri à souhait : oui, c'est vrai que je vis mal en ce moment en appartement à cause de la chaleur et du trop de béton et d'asphalte qui la retienne -c'est le cas hélas de milliers d'autres gens dans les villes-, je te remercie de m'adresser ce mail-art qui est un véritable rafraichissement pour les yeux et pour l'âme. 

Chère Chantal, merci pour les fleurs printanières que tu y as joint, pour mon plus grand plaisir : tu es une véritable amie, merci et bel été à toi.

19 juin 2026

L'amitié récompensée, lors du 4e concours d'Art Postal de l'Association AGIR en Pays Jalignois

Alors que j'étais en plein stage de chant en Ariège, quelle n'a pas été ma grande  surprise d'apprendre par messagerie vocale, que j'étais invitée à retirer le 21 juin prochain un prix gagné lors du concours d'art postal sur l'amitié organisé par l'Association AGIR en Pays Jalignois : celui de l'originalité dans la catégorie Adulte! Waouh : séquence émotion!

Comme j'avais réalisé trois mail-arts ici, ou encore sur ce thème,  j'ignorais lequel avait été primé, mais le détail figure sur Facebook (pour le peu que j'ai pu en voir, n'étant pas abonnée à ce réseau social)

Le mail-art retenu par le jury est finalement celui où deux écolières dont l'amitié s'est poursuivie toute la vie, jusqu'au moment où, dames agées devenues veuves, elles ne se sont plus quittées continuant main dans la main leur chemin.
J'ai du décliner l'invitation de remise de prix dans l'Allier (trop loin) mais je leur ai communiqué un chaleureux message de remerciements et surtout d'encouragement à continuer ce genre d'intiatives où tous les publics peuvent s'exprimer sur des thèmes aussi porteurs que l'amitié cette année, ou bien l'eau , la musique, ou encore les extra-terrestres dans les éditions précédentes, créant ainsi du lien entre les gens toutes générations confondues.

Merci à l'organisation, merci au Jury et merci à tous les participants, et rendez-vous l'année prochaine :  vous les fidèles de ce blog savez bien que ce n'est pas l'idée de gagner qui m'anime mais plutôt celle de participer à tous les appels à mail-art ou concours d'art postal dont les thèmes m'intéressent, tant je trouve cette activité tellement gratifiante. 

"Les Gueules" : exposition 2026 au MIAP de Rencurel, par Christophe

Quel plaisir d'avoir des nouvelles de l'ami Christophe et de l'exposition qu'il a préparé dans son micro musée de l'art postal, le MIAP, après avoir lancé un appel sur "les gueules, qu'est ce qu'elle a ma gueule"!

Dans une jolie enveloppe largement timbrée de portrait d'artiste ou de musiciens de jazz, il m'adresse le book présentant l'essentiel de l'exposition avec moultes créations, toutes plus loufoques les unes que les autres. 

En espérant que nombre d'entre vous pourrez allez visiter le MIAP lors d'un passage par Rencurel sur la route de vos vacances, je ne dévoile pas tout, pour vous laisser la surprise et le bonheur de découvrir toutes la créativité des mail-artistes. 

Les visites ont lieu sur rendez-vous auprès de Christophe Blaise au 06 77 25 99 05 
ou par mail à basile.tof@gmail.com

 

Merci infiniment, Christophe, de cette nouvelle initiative, car lancer un appel à mail-art sur un thème comme celui-ci dès le mois d'octobre 2025 t'a permis de garnir ton petit mais indispensable Musée de l'Art Postal pour y préparer une superbe exposition de mai à septembre 2026, avec tout ce qui t'a été envoyé au fil de l'eau, des mois durant.

Merci beaucoup pour cet envoi avec le petit livret de l'expo, et rendez-vous à l'automne, pour le prochain appel.

16 juin 2026

Totem, tête et bras, de Jean-François

J'aime toujours autant les sortes de totem réalisées au bic par l'artiste Jean-François Rieux,  dans le cas présent un visage avec les bras et les mains très resserrés autour de la tête. 

Jean-François me précise qu'il a voulu là tenter autre chose et qu'il ne sait pas dire si c'est mieux ou moins bien que d'habitude.

Je dirait que c'est différent de ce qu'il dessine habituellement, au moins dans le choix des couleurs utilisées mais que c'est toujours autant créatif et original.

Merci beaucoup Jean-François, passes un bel été. 

Une des Tantes à Sion* de Christian

Voici l'une des dernières créations burlesques de Mr R que vous pouvez trouver dans le détail sur son blog ici.

J'étais prévenue de la future distribution dans ma boite à lettres d'une de ses "tantes", mais je n'étais pas chez moi pour la réceptionner et la mettre en vitrine sur mon blog. Petit à petit, je rattrape mon retard de publication...

à gauche, les deux tantes au moment de leur finition, avant envoi, à droite, celle que j'ai reçue, sur un fond très graffé

Voilà, c'est chose faite : merci beaucoup ami Christian, j'adore tes bricolages et bidouillages à partir de récupération, et saches que je ne suis pas la seule! J'avais amené quelques exemples d'art postal reçu lors de mon stage en Ariège, pour animer une soirée : de tout ce que j'avais apporté pour représenter la variété des réalisations qui me parviennent, mais c'est indéniablement les tiennes qui ont suscité beaucoup de curiosité voire d'incrédulité, sur le fait que La Poste acceptait de véhiculer de telles créations. 

Alors merci encore, cher Christian, pour cette créativité débordante qui est la tienne et toute la poésie associée. Bel été à toi. 

* Sion est une ville Suisse

T207 - Prendre le temps de s'arrêter : contempler la mer guérit les bleus de l'âme, d'Isabelle

Voici quelques courriers publiés en retard, pour cause d'échappées ariégeoises.

Pour commencer, voici l'enveloppe magnifique réalisée par Isabelle, nouvelle Limougeaude : toute de bleu comme le phare et la mise en page, avec un personnage semblant hypnotisé par le mouvement sans fin des vagues et  l'immensité de la mer ...  je suis gâtée!

Merci à toi Isabelle, passes un bel été.

"Chanter dans et pour la nature" : stage à l'Eco-village de Sainte-Camelle, en Ariège : belle découverte !

Maintenant que me voici "redescendue" avec quelques difficultés pour retrouver le monde "normal", j'ai envie de vous raconter l'expérience intense que j'ai vécue, cette première quinzaine de juin. En ettet, je rentre d'un stage dans l'Ariège, tout près de Pamiers, où j'ai eu le loisir de chanter 6 jours durant,  lors d'un stage  organisé par Nicole Rieu. 

Oui, vous avez bien lu : je vous parle bien de la chanteuse qui finit 4e au concours de l'Eurovision en 1975 avec "Et bonjour à toi l'artiste"

Ci dessus 1975 - Et bonjour à toi l'artiste - Chanson de Nicole Rieu  à l'Eurovision en Suède 
Ci-dessous en 2025 Nicole raconte ses souvenirs de cet événement 

celle de "Je suis" et de "la goutte d'eau", qui fut propulsée au sommet des hits-parade puis radiée aussi subitement des ondes, mais qui n'a jamais cessé de chanter, en s'auto-produisant, bien loin des circuits officiels (après une période de vaches très maigres). 

Voici deux des dernières chansons qu'elle a enregistrées : 

16 septembre 2022 - Et la vie coulait -

2 février 2024 - Les Héritiers Duo Nicole Rieu/Frédéric Bobin 
Paroles Philippe Bobin / Musique Frédéric Bobin / Réalisation du clip Charly Bourquin Félicien Fort

Nicole est une chanteuse au grand coeur (choeur). Ce stage m'a ramenée quelques 15 et 16 années en arrière (étés 2009 et 2010) où j'avais déjà pratiqué cet exercice formidable de chanter avec elle et dans la nature ; cela se passait alors dans son pays, à Seix, petit village du Couserans, dans le Piémont Pyrénéen. Cette fois-ci le rendez-vous était encore en Ariège,  dans un lieu unique implanté sur la commune de Saint-Victor Rouzaud, à savoir l'Éco-village de Sainte-Camelle. Ici l’écologie intérieure est indissociable du vivre-ensemble et du respect du vivant.

C'est un endroit où la nature est préservée et où de belles personnes s'entendent pour vivre là, dans un bel esprit, d'une manière décroissante, en préservant la ressource en eau, et en s'appuyant sur leur savoir-faire respectif au profit du collectif pour toutes les tâches qu'ils entreprennent, utilisant énormément le recyclage, tout en respectant toutes les composantes de la terre, qu'elles soient végétales, animales, minérales ou humaines. 

A chaque contact que nous pouvions avoir avec les Camellitos et les Camellitas, je les ai trouvés épanouis, calmes, souriants, toujours à l'écoute et heureux de partager ce qu'ils ont produit pour en faire des repas délicieux qu'ils vous offrent comme des cadeaux. J'ai eu l'impression de vivre dans une oasis, bien éloignée pour un temps des tourments du monde... une bien jolie parenthèse.

En plus de retrouver le plaisir intact de chanter (que je croyais éteint) avec les autres stagiaires au sein d'un petit groupe,  nous avons pu ensemble accompagner Nicole dans deux concerts, un dans l'EHPAD de Pamiers l'avant-dernier jour (où l'on reçoit autant que l'on donne lorsque l'on voit des visages de personnes très agées se ranimer au fil des chansons) et un second, le dernier jour, à nos hôtes et leurs invités, au sein même de l'Éco-village. La aussi, beaucoup de plaisir partagé lorsque, à la toute fin,  les spectateurs se sont joints à nous en une vaste ronde pour reprendre ensemble les refrains de Nicole, et également pour chanter la paix dans le monde. 


J'ai apprécié de pouvoir découvrir la nourriture végan qui est tout sauf fade, monotone et répétitive : nous mangions des fleurs quasiment à tous les repas (bourrache, pétales de rose, lotier, mauve) ainsi que de nombreuses plantes sauvages comme l'ortie, le pissenlit (et d'autres dont j'ai oublié le nom) en plus des nombreux légumes du potager que nous connaissons tous bien mais que nous n'utilisons pas toujours au mieux de leurs potentialités, qu'il s'agisse des légumineuses variées,  des féculents ou de légumes verts plus classiques. Fruits secs, graines et noix en tout genre, herbes et plantes aromatiques, épices variés sont venus compléter avec subtilité la palette gustative de nos repas....

et, contrairement à tous mes préjugés,  je me suis accoutumée à la vie de tous les jours avec des toilettes sèches (une expérience pas si insurmontable, finalement).

Merci à Nicole pour le beau projet de "Chanter dans et pour la nature", merci à Sainte-Camelle pour son accueil formidable et merci à tous mes compagnons et compagnes de chant, qui m'ont permis de passer un séjour absolument formidable. 

6 juin 2026

Elle dessinait pour la liberté : adieu et merci Marjanne

C'est avec beaucoup de tristesse que j'apprends seulement aujourd'hui la disparition  de la grande artiste Marjane Satrapi, d'origine iranienne, morte "de tristesse" le jeudi 4 juin, juste une année après la perte de son mari. Elle n'avait que 56 ans.

Je relaie ci-après, pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, le superbe hommage qu'Éric Babaud lui a dédié ce jour sur son blog  en soulignant l'importance de son oeuvre de dessinatrice et de réalisatrice et la richesse de sa personnalité.

Dans ses interviews, Marjane Satrapi insistait sur l'importance de vivre pleinement et librement, et de lutter contre l'ignorance, les préjugés et les égocentriques ridicules.

Dans ses bande-dessinées, Marjane Satrapi commençait toujours par dessiner les yeux. Selon elle, on comprend tout des autres en regardant leurs yeux. Elle nous a prêté les siens, dans ses livres, ses œuvres et ses films, pour regarder le monde. Elle nous apprend à en rire, malgré tout – pour mieux l’aimer. 

Adversaire acharnée des autorités de Téhéran, Marjane Satrapi avait refusé la Légion d'honneur française en 2025 pour dénoncer « l’attitude hypocrite de la France vis-à-vis de l’Iran », qui connaissait alors une nouvelle vague de répression. « Depuis un moment, j’ai réellement du mal à comprendre la politique de la France vis-à-vis de l’Iran », avait-elle expliqué sur Instagram, regrettant que de « jeunes Iraniens épris de liberté, des dissidents, des artistes, se voient refuser des visas.

Je rajoute que son film Persépolis, du même nom que ses célèbres bandes dessinées, est actuellement visible gratuitement sur France TV.

Merci Marjane, tu vas nous manquer, ainsi qu'à tout ton peuple.

4 juin 2026

Quand artichauts et cardons deviennent fleurs, pour Nadine

Après bien des difficultés, j'en ai terminé avec cette broderie que je destine à mon amie Nadine. J'espère qu'elle saura lui plaire malgré bien des approximations dans la réalisation.

Je ne sais pas si elle est comme moi car j'ai toujours beaucoup aimé ce que l'on appelle improprement la "fleur d'artichaut" : c'est en réalité une inflorescence très condensée (le capitule). On peut le considérer ce capitule comme un fruit composé ou infruescence.On trouve également ce genre de fleur sur le cardon, légume de la même famille que l'artichaut, dont on ne consomme que les tiges (pétioles)
au centre, peinture botanique de Reinhild Raistrick de cardons en fleurs
à gauche, photo du dessus d'un artichaut violet 

Tableau de H. Remi les artichauts - au verso de l'enveloppe

Je n'ai jamais mangé de cardons car je ne sais pas les préparer, mais peut être  mon amie le sait-elle car sous forme de gratin c'est, en Provence ainsi que dans la région de Genève et à Lyon, un des plats incontournables du repas traditionnel de la veille de Noël.

Par contre j'appréciais autrefois grandement de consommer des artichauts : ceux du commerce et les quelques-uns que mon père arrivait à faire pousser dans notre potager. Mais depuis des années, même achetés tout frais en Bretagne principal lieu de production en France, ils me rendent malades, mon corps ne les supporte plus du tout  (mode de production trop chargé en intrants?) et j'ai du me résigner à les rayer de mon régime alimentaire même en les cuisant avec du carbonate de soude. Dommage, car c'était un légume fort agréable à déguster en été. 

Qu'importe, cela reste une plante fleurie bien jolie que je retrouve même dans des bouquets de fleuristes.
Bouquet vu sur le site de l'Atypique Fleuriste autrement
Voilà chère Nadine, un mail-art sur un thème assez particulier, dont j'avais très envie de te parler depuis longtemps : on peut trouver de la beauté partout, même dans un potager! Je t'en  souhaite une bonne réception ainsi qu'un bel été. 

PS : humour avec le sketch de Coluche "Le plus dur c'était la fin du mois" : On n'a qu'à manger des artichauts. Les artichauts, c'est un vrai plat de pauvres. C'est le seul plat que quand t'as fini de manger, t'en as plus dans ton assiette que quand tu as commencé !

Au printemps, les chevaux s'égaient dans la prairie fleurie, pour Léo

Voici une patite carte textile pour Léo, qui voue une véritable passion pour les chevaux (en ce moment). 

Lorsque je l'ai à la maison pour partager un petit moment, nous passons des heures dans les livres qui en parlent, et c'est à chaque fois un grand bonheur pour tous les deux, car moi-aussi j'aime beaucoup cet animal.

photo publiée sur Facebook par Amazing nature beauty, sans nom d'auteur
Et puis, en plein apprentissage du vocabulaire, Léo  pourra s'exercer à dire "un cheval, des chevaux", et savoir que la maman s'appelle une "jument" et le petit " le poulain".  

Ne sont ils pas mignons tous les deux à se faire des calins, tout comme le fait une maman avec son petit garçon ou sa fille? Belle réception de cette carte, mon Léo, à bientôt.