Dentellebleue s'éclate avec le mail-art
Blog d'art-postal, essentiellement textile , créé pour satisfaire toutes mes envies de couture, broderie, embellissement, collages et autres fantaisies... en les appliquant aux univers riches et variés induits par les timbres postaux. Il peut m'arriver d'y noter mes coups de coeur pour des expositions ou des artistes, sources d'inspiration ou d'émotions. BIENVENUE!
14 septembre 2026
Par ses mots courageux, Adèle Haenel efface toute la silenciation et le déni portés en France sur les VSS et sur le génocide perpétré en Palestine par Israel
12 septembre 2026
"Juste une femme" : tellement d'actualité cette reprise par Albin de la Simone de la chanson d'Anne Sylvestre
A ré-écouter sans réserve et à partager largement la reprise de cette chanson toujours aussi terriblement actuelle dont Albin de la Simone sort aujourd'hui une version délicate qui lui correspond bien.
Depuis la création de cette chanson par Anne Sylvestre en 2013, malgré le mouvement MeToo et tous les combats menés par les féministes pour que soient punies à leur juste mesure toutes les agressions sexistes et sexuelles dont elles sont les victimes, la gravité de ce qu'elles endurent est toujours minimisée, les plaintes sont globalement classées sans suite. Le soupçon porte toujours sur les victimes tandis que les agresseurs bénéficient systématiquement de la présomption d'innocence, quand bien même le nombre de plaintes s'accumulent contre eux.
En France, les hommes machos sont toujours les rois. Il n'y a qu'à regarder le nombre de féminicides qui gonfle d'années en années pour s'en rendre compte. Nous décomptons a minima 63 féminicides par compagnons ou ex en France au 10 septembre 2026 mais déjà 93 féminicides toutes catégories confondues.
Oui une femme meurt tous les trois jours sous les coups des hommes.
Heureusement tous les hommes ne sont pas aussi monstrueux, et Albin de la Simone fait partie de ceux qui ne refoulent pas leur part féminine, ses chansons sont toujours écrites et composées avec beaucoup de délicatesse et infiniment de tendresse et d'amour.
JUSTE UNE FEMME
Petite bedaine
Petite sal’té dans le regard
Quoi il est pas un assassin
Il veut simplement apprécier
C’que la nature met sous son nez
C’est juste une femme
C’est juste une femme à saloper
J’pense pas qu’on doive
S’en inquiéter
C’est pas un drame
Petit’ pointure
Petit pouvoir p’tit chefaillon
Petite ordure
Petit voisin p’tit professeur
Mains baladeuses
Petit curé petit docteur
Paroles visqueuses
EntremetteusesI
Et qu’est-ce qu’elle a cette hypocrite
Elle devrait se sentir flattée
Qu’on s’intéresse à sa beauté
C’est juste une femme
C’est juste une femme à humilier
Juste une femme à dilapider
J’pense pas qu’on doive
S’en offusquer
C’est pas un drame
C’est juste une femme
P’tite incartade
Petite plaisant’rie de salon
P’tite rigolade
Fermer les yeux on n’a rien vu
Petit’ souffrance
Et trembler qu’une fois de plus
Il recommence
Inconvenance
On n’a plus qu’à s’la faire couper
Non c’est vrai il est pas un monstre
Et c’est l’épouse qui prend la honte
C’est juste une femme
Juste une femme à désespérer
J’pense pas qu’on doive
S’en séparer
C’est pas un drame
C’est juste une femme
Messieurs Mesdames
Est traitée comme un paillasson
Et quelle que soit la façon
Quelle que soit la femme
Dites-vous qu’il y a mort d’âme
Paroles et musique : Anne Sylvestre ℗ et © BC Musique
11 septembre 2026
Travaux d'aiguilles entre copines, de Sylvie
Comme je suis heureuse de recevoir ce mail-art si joliment composé et brodé à la main sur le carton fort du support : évidemment, il s'agit d'un nouveau cadeau venu du Jura, de la part de Sylvie.
Liberté d'expression, pour la Médiathèque Pablo Neruda de Malakoff
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| Photo issue de Youtube : la liberté d'expression est elle en danger en Europe? |
Au moment où les média et l'édition des livres et des journaux sont de plus en plus concentrés entre les mains de quelques milliardaires aux idées étroites, la liberté d'expression est un droit fondamental qu'il nous faut utiliser sans auto-censure, dans les limites de la loi.
8 septembre 2026
«Fuck la planète» : où comment les puissants ont fait le choix du réchauffement climatique (à voir sur Arte)
Avec les prochaines échéances électorales en France mais aussi ailleurs dans le monde et après les mois de chaos que nous subissons en 2026 (inondations, sécheresse, méga-feux, canicules, méga-éboulements dans l'Himalaya et dans les Alpes générant coulées de boues et laves torrentielles, ...), il me semble utile de remettre l'église au milieu du village et de pouvoir nous faire notre propre opinion sur le pourquoi du dérèglement climatique.
A cette fin, je vous communique ici, un article de Reporterre à propos du très éclairant documentaire diffusé à partir de ce soir sur ARTE.
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| Photo et article de la newsletter de ReporTerre du 8/9/2026 |
Depuis le milieu du XXe siècle, la nocivité des pollutions industrielles sur le climat est clairement établie. Mais les sociétés riches occidentales ont préféré passer outre, nous montre avec pertinence un documentaire Arte.
C’est un titre bref, qui en dit long : Fuck la planète — Le choix du réchauffement (en français, Nique la planète ou J’emmerde la planète). Diffusé le 8 septembre à 21 heures sur Arte, en trois épisodes, ce documentaire incontournable raconte l’évolution du dérèglement du climat, et la manière dont notre civilisation occidentale s’en est arrangée, s’en arrange encore. (à voir en replay jusqu'au 7 avril prochain).
Le scénario n’a rien de roboratif ; son petit côté polar est même prenant. Avec témoignages et images d’archives, il nous ouvre les cours et arrière-cours de l’histoire. D’un côté, des scientifiques lanceurs d’alerte — pour les plus célèbres, Dennis et Donella Meadows ; de l’autre, de grandes entreprises comme ExxonMobil, qui dissimulent des informations capitales, des groupes de travail ultrasecrets, comme les Jason, et, entre les deux, des chefs d’État plus ou moins embarrassés… Ce qui donne quelques moments cocasses. Par exemple quand Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre de Georges Pompidou (1969-1974), résume le rapport du Club de Rome à la télévision sans jamais citer le « réchauffement climatique ». On attend, on attend, et puis… Non. Est-ce un comédien né ou… ?
7 septembre 2026
Le MIAP en silhouette : nouvel appel à mail-art de Christophe pour la saison prochaine / DLE : 30-03-2027
C'est la rentrée et la fin de la belle saison à Rencurel, le moment où les visites du MIAP se terminent et le décrochage prévu pour bientôt.
5 septembre 2026
Prendre le temps de savourer son café (ou son thé) à l'extérieur en fin d'été, avec l'Être anonyme
Fidèle entre les fidèles, voici un nouveau mail-art d'une de mes correspondantes bretonnes qui ne s'offusque pas de me savoir à l'arrêt et continue régulièrement de m'adresser du courrier fort sympa.
Sur un fond de lanières de papier imprimé tressées, et joliment souligné de masquing tape vert scintillant, elle a réalisé une fort jolie composition où le vert du feuillage résonne parfaitement avec le timbre à la gloire de Marie de Médicis.
"L'histoire de Souleymane", film de 2024 à voir sur ARTE jusqu'au 10-10-2026, si vous l'avez raté en salle
Lorsqu'il y avait le confinement en 2020 et que nous étions tous retranchés dans nos logements, on ne voyait plus qu'eux dans les rues de nos villes essentiellement : les livreurs, d'origine étrangère, qui coûte que coûte venaient livrer les repas qu'on leur commandait.
Or, s'il est terriblement facile d'appuyer sur le bouton d'une application pour s'acheter vite fait un repas, la plupart des gens qui ont recours à ce service ignorent tout des trafics divers qui se trament sur le dos de ces personnes immigrées, non seulement dans leur voyage périlleux vers la France, mais encore chez nous, dans nos villes.
Visualiser 48 heures de la vie de l'un d'eux est une expérience marquante!
J'ai été terriblement affectée de voir combien ces gens-là sont les victimes de nombreux trafiquants ici, dans nos villes, pour arriver à s'équiper et à vivre de leur travail de galérien, pour avoir de quoi s'abriter la nuit et s'entretenir (repas, douches). Contrairement à ce que nous entendons sur les ondes à longueur de journée, ils sont tout, sauf des fainéants. Et sans eux, je ne sais pas qui voudrait parmi les Français travailler dans de telles conditions absolument inacceptables, l'ubérisation se rapprochant de l'esclavage
Je vous conseille de voir ce film pour vivre un grand moment d'humanité, beaucoup d'émotions et pour recevoir en pleine face ce qu'est devenu le monde du travail pour certains aujourd'hui sur notre territoire.
Livreur à vélo, Souleymane pédale dans la nuit parisienne pour un salaire de misère, et rêve du sésame des papiers. Sans pathos, illuminé par la révélation d'Abou Sangaré, un chef-d'œuvre en forme de chemin de croix qui piétine le cœur.SynopsisSouleymane, un jeune Guinéen sans-papiers, pédale à Paris pour le compte d'une plate-forme de livraison de nourriture. Chaque nuit, il livre ses repas à une élite citadine indifférente à son parcours et à ses difficultés, quand elle n'est pas carrément agressive. À chaque lueur de gyrophare, Souleymane tressaille. Le boulot lui a été trouvé par un intermédiaire, qui prête son compte sur la plate-forme et accapare une large part des revenus de ce travailleur clandestin. Le soir, dans le centre d'accueil qui l'héberge, ou à vélo tandis qu'il pédale, Souleymane répète son histoire, qu'on lui a taillée sur mesure pour tenter de passer sous les fourches caudines de l'administration française et d’obtenir, enfin, le sésame des papiers. Dans deux jours, il a rendez-vous avec l'agent de l'Ofpra qui recueillera ses mots.RévélationC'est peu de dire que l'acteur Abou Sangaré, extraordinaire, de tous les plans, ancre le personnage de Souleymane dans la réalité : repéré lors d'un casting sauvage à Amiens, le Guinéen sans-papiers aura obtenu le César de la révélation masculine avant son titre de séjour, qu'il doit désormais renouveler chaque année. Boris Lojkine, réalisateur remarqué de Hope en 2014, le suit sans pathos, au fil de décors urbains où la solidarité se révèle entre travailleurs de nuit, par petites touches qui font toute la différence sur le long chemin de croix des exilés. Un chef-d'œuvre qui piétine le cœur, récompensé notamment du meilleur scénario original au Festival de Cannes.
2 septembre 2026
Ne soyons pas dupes de ce que produit l'IA, de Marc
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| être hybride : lapin ou chat ? |
On a apprécié le progrès après la seconde guerre mondiale, car il nous a semblé que les hommes avaient beaucoup à gagner avec les machines sur le plan de la pénibilité (de l'électroménager dans les foyers à l'équipement plus lourd dans l'agriculture ou l'industrie) ; certes, cela a fait gagner du temps, mais au profit de qui? Cela n'a pas donné plus de loisirs, non, ce temps a été dévoré par les usines, les ateliers ou les bureaux où désormais, pour arriver à boucler les fins de mois, il a fallu que les femmes aussi gagnent un salaire.
Cette modernité-là, c'était le début de la servilité, et l'entrée dans une phase de consumérisme sans limite, où il est bon de toujours demander et vouloir plus, plus vite, plus fort, plus nouveau, .... Tout doit toujours être plus rapide, réclamant plus de productivité aux humains au point de les faire devenir quasiment des machines. Il n'y a qu'à regarder le nombre de personnes malades de troubles musculo-squelettiques, ou les burn-out dans de multiples professions.
- avons-nous vraiment besoin d'avoir le dernier smartphone sorti et d'en changer tous les ans pour mieux communiquer avec nos amis et connaissances ? les vraies rencontres, physiques, ne donnent-elles pas davantage de satisfaction en entrenant le lien social
- avons nous besoin de céder à la Fast Fashion genre Shein ou Temu, et de changer de style de vêtements tous les mois, en sachant que ce sont souvent des enfants ou des minorités esclavisées qui sont au début de la chaine de production, sous-payés et travaillant dans des conditions innommables? Il y a plein de ressourceries où la seconde main est de très bonne qualité!
- sommes-nous véritablement infréquentables si nous n'allons pas le temps d'un week end à New-York ou à l'autre bout du monde, pour pouvoir ensuite publier ses photos sur Instagram? Le seul voyage en avion est-il incontournable, alors que beaucoup d'entre nous ne connaissent pas toutes les merveilles des paysages de la France?
- sommes-nous des êtres décadents si nous préférons passer un moment convival avec des amis autour d'une bonne table, à deviser et à refaire le monde, plutôt que de s'avachir dans un canapé avec bière ou coca-cola, et pizza à volonté en regardant un match, où la violence est de plus en plus flagrante...
- notre égo sera-t-il écorné si nous n'avons pas le SUV dernier cri, ou la berline hybride dernière génération pour nos déplacements? il n'y a qu'à regarder la publicité où les voitures sont portées au pinacle : la mobilité douce n'est-elle pas préférable?
28 août 2026
Et voilà, on a pourri la Lune : 227 tonnes de déchets s'y accumulent déjà, de Christian
"Y a un monde" : celui de Noé Preszow et je l'espère, d'encore beaucoup d'autres!
Depuis des mois je me sens submergée par tout le négatif et l'immonde qui nous entoure et nous phagocyte de plus en plus, au point de ne plus arriver à créer... mais heureusement de temps en temps, je trouve une pépite qui me redonne de l'espoir.
Écoutez ce bel artiste qui nous permet de penser que nous ne sommes pas tout seul face à l'absurdité et à la violence du monde. Merci Noé pour ces paroles qui font tant de bien!
Y A UN MONDE
Y'a un monde en dehors, je t'assure
Y'a un monde en dehors de l'usure
Qu'on inflige à nos cœurs, à nos corps
En dévorant tout c'qui nous dévore
Y'a un monde en dehors des dorures
Y'a un monde en dehors où l'azur
Se cache dans des toutes petites brèches
Y'a pas de mot de passe ni de flèche
Y'a un monde en dehors d'ces ordures
Qui ravivent toujours plus la brûlure
En allant répandre sur des plateaux
Du vide vendu comme de l'info
Qui parlent tellement fort tellement mal
Que ça fait même peur aux étoiles
Y'a un monde où on ose rester sourd
À tout ce qui ne porte pas secours
Y'a un monde
Où les souffles fragiles comme les nôtres se répondent
Où les cœurs sans dieu ni maître correspondent
Où les poings sans drapeau se lèvent à chaque seconde
Y'a un monde
Y'a des gens
Qui rêvent ni d'être riches ni d'être puissants
Qui cherchent pas à être partout en même temps
Pour qui l'immensité c'est d'abord être vivant
Y'a un monde loin de la Fashion Week
Y'a un monde où c'est juste pathétique
Y'a un monde où c'est juste la honte
D'poser à moitié nu pour une montre
Un monde où le nombre de followers
N'a strictement aucune valeur
Où ça ne fait plus rêver personne
De cautionner ce qui emprisonne
Y'a un monde qui n'se laisse pas faire
Et qui croit encore à la colère
Qui croit à la désobéissance
Quand un flic dit « recule » on avance
Un monde qui n'attend pas qu'on lui dise
De quel vice ou de quelle marchandise
Il a besoin pour s'épanouir
Un monde qui n'a pas besoin de fuir
Y'a un monde
Où les souffles fragiles comme les nôtres se répondent
Où les cœurs sans dieu ni maître correspondent
Où les poings sans drapeau se lèvent à chaque seconde
Y'a un monde
Y'a des gens
Qui rêvent ni d'être riches ni d'être puissants
Qui cherchent pas à être partout en même temps
Pour qui l'immensité c'est d'abord être vivant
Ce monde n'appartient pas à hier
Il est dans les yeux de ta sœur, de mon frère
Il est, il est là quelque part dans la brume
Il perd jamais ses ailes juste des plumes
C'est pas un rêve, pas une métaphore
C'est un monde qui fait trembler les porcs
Et si tu as du mal à me croire
Ce monde je t'en prie viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
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Je vous avais déjà fait écouter cet auteur-compositeur-interprètre belge ICI, et décidément, j'aime beaucoup ce qu'il fait. Merci à lui pour toute l'humanité qu'il dégage et pour toutes les questions essentielles qu'il se pose, qu'il nous pose.
24 août 2026
La Palestine pleure le peintre Sliman Mansour, l'un des plus aimés et des plus influents de son histoire
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| Sliman Mansour ( photo Nadda Osman/MEE) |
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| Memory of Places, 2009. |
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| (je n'ai pas réussi à retrouver le nom de cette oeuvre de Sliman Mansour) |
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| Aides des Nations Unies - |



























