Blog d'art-postal, essentiellement textile , créé pour satisfaire toutes mes envies de couture, broderie, embellissement, collages et autres fantaisies... en les appliquant aux univers riches et variés induits par les timbres postaux. Il peut m'arriver d'y noter mes coups de coeur pour des expositions ou des artistes, sources d'inspiration ou d'émotions.
BIENVENUE!
Le Jura Suisse pleure son emblématique chanteur Vincent Vallat, connu dans le monde francophone. L’artiste est décédé à l’âge de 62 ans, ce vendredi 21 août.
Vincent Vallat, ici au Festival de la Liberté à Moutier en juin de l'an dernier, s'en est allé à l'âge de 62 ans
. (Photo : archives Damien Carnal).
Amoureux des gens et de la vie, dans sa vie d'artiste Vincent a toujours beaucoup aimé animer les bals populaires et les soirées des samedis, car depuis au moins 30 ans les gens lui réclament toujours des reprises de succès de la chanson française ou des chansons du folklore pour les faire danser. Lui ne se lasse pas de leur faire plaisir, même si il avait d'autres cordes à son arc.
En effet, c'est aussi un auteur compositeur interprète, qui a sorti six albums personnels, où il a écrit de nombreux textes sensibles et beaux. À travers ses chansons, Vincent Vallat partage des récits poignants et des émotions sincères, alliant poésie et mélodies envoûtantes. Influencé par la chanson française et la musique folk, il crée un univers musical où chaque note raconte une histoire, chaque parole une vérité.
Le monde du show-business ne lui a jamais vraiment convenu. Il a bien fait de suivre sa ligne de conduite, de vrai chanteur populaire.
Le barde qui chantait le terroir jurassien et québécois
vidéo publiée par la RTS dans l'émission Passes-moi les Jumelles
Vincent Vallat est un enfant des Franches-Montagnes. Bercé par la musique depuis toujours, il est devenu chanteur populaire. A Saignelégier, celui que l'on surnomme parfois le « barde des Franches » est un personnage très apprécié des habitants. En plus d'animer des bals, des fêtes locales et le traditionnel Marché-Concours, Vincent écrit des chansons qui racontent sa terre jurassienne ainsi que sa terre d'adoption, le Québec.
Merci l'Artiste pour toute la joie que tu as su donner, avec ta voix, tes mots et ta musique, et surtout ta très belle âme. Repose en paix!
A l'heure où une sécheresse historique sévit dans notre pays, le manque d'eau, les inondations, les incendies, les crises sanitaires mettent à mal nombre d'exploitations agricoles ou maraichères, sans parler des lois européennes aberrantes qui leur sont imposées, il me semble important que chacun de nous soit bien conscient de l'importance du rôle des paysans et de la nécessité de les encourager à perservérer dans ce noble métier pour ceux qui restent et pour les nouveaux qui se lancent dans cette folle entreprise.
Je parle ici des vrais paysans travaillant sur une exploitation à taille humaine, souvent familiale (pas des fermes usines), ceux qui nous ont toujours nourri en faisant des journées interminables sept jours sur sept, en ayant peu ou prou de rémunération, en ne prenant pas de vacances, ...ceux grâce auxquels nous pouvons (encore un peu) bénéficier de paysages variés superbes grâce aux champs qu'ils cultivent, aux bois qu'ils entretiennent, aux animaux conduits en paturage ou grâce au pastoralisme dans les paysages plus escarpés...paysages qui ont amené tant de touristes à visiter la France.
Indispensables à notre qualité de vie tant sur le plan alimentaire que culturel, ils se transmettaient de générations en générations l'amour de la terre...mais, cela c'était jusqu'aux années 1950, c'était avant qu'on les fasse entrer dans un cycle infernal d'endettement chronique, des rendements à tenir pour ne pas travailler à perte, des normes à respecter toujours plus nombreuses, de tracasseries administratives infinies, le tout induisant une telle souffrance psychologiques que cela conduit à de très nombreux suicides (1 à 2 par jour selon les sources). Par ce lien vous verrez comment tout cela a été programmé car tout a été fait pour leur éradication.
J'ai envie de leur rendre un vibrant hommage ici : toutes les fois que nous le pouvons, privilégions l'achat de proximité, auprès de petits producteurs bio ou en culture raisonnée, les épiceries collectives tenues par des producteurs locaux, les achats à la ferme lorsque cela existe.
Bien sûr, c'est un peu plus cher mais au moins, nous savons ce que nous allons manger, nous avons la fraicheur des produits, un lien se tisse entre le producteur et son client, et avec ce type d'achat, nous n'engraissons pas les actionnaires de l'agro-industrie ou ceux de la grande distribution. Après un été comme cela que nous sommes en train de vivre, il va bien falloir consentir à changer nos habitudes et à encourager tous ceux qui se préoccupent encore du vivant!
J'ai trouvé sur internet une chanson qui met en valeur le bon sens paysan ; entendue comme fond sonore d'une vidéo sur internet je vous la livre ici.
Chanson le bon sens paysan trouvée sur internet - Collectif Les veilleurs du terroir
On n'apprend pas la terre dans les livres Ni les saisons derrière un écran La pluie se lit dans le ciel qui change Et le temps se compte autrement C'est pas la mode qui fait la moisson Ni les slogans qui nourrissent les gens Avant les lois, avant les leçons
Il y avait le bon sens paysan
C′est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison Ni dans les discours qu'on nourrit la nation Avant les leçons, les statistiques, les plans Il y a le bon sens paysan
Il sait attendre, il sait prévoir Il sait tenir quand tout vacille Il a la terre dans la mémoire
Et l'avenir dans sa famille
La terre répond quand on la comprend Elle parle aux calmes, jamais aux gens pressés qu'elle freine Ils connaissent le gel, la pluie, le temps long Les silences lourds et les matins sans nom Et quand tout casse ou quand tout chancelle Ils tiennent debout, fidèles et réels
C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison Ni dans les discours qu'on nourrit la nation Avant les leçons, les statistiques, les plans Il ya le bon sens paysan
Ils ne promettent pas ce qu'ils ne peuvent tenir Les paysans sèment en sachant qu'il faudra souffrir Chaque récolte est un pari discret Un acte de foi sans jamais tricher Car travailler la terre et croire C'est souvent marcher dans la même histoire Entre le ciel et les sillons Se tient le cœur des traditions
C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison Ni dans les discours qu'on nourrit la nation Avant les leçons, les statistiques, les plans Il ya le bon sens paysan
Ils ont défriché avant nous Pris la forêt à bras-le-corps Sous la bure, dans le silence Les moines paysans ont fait naître champs et ports Des abbayes sont nés les bourgs Des cloches ont toujours sonné dans les villages Prière et travail, nuit et jour Ont façonné nos paysages
C′est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison Ni dans les discours qu'on nourrit la nation Avant les leçons, les statistiques, les plans Il ya le bon sens paysan
Dans l'abbaye de Féniers Ils vivaient simples et droits Moines et paysans à la fois Gardiens des terres et de la foi Ils cultivaient du blé et du silence Dans la rigueur et la patience Et protégeaient les gens d'ici Des routes sombres et des nuits
Où rodaient les bandits de grand chemin et durs seigneurs
Face au château de Lugarde De l'abbaye se dressaient les murs, sécurisants et sûrs Les moines cultivaient Veillaient et priaient pour apporter la paix, sans détour Par le travail et par l'amour Et dans leurs gestes, encore présents Se retrouve le bon sens paysan
Ils n'ont pas bâti pour demain matin Mais pour des siècles, lentement
C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison Ni dans les discours qu'on nourrit la nation Avant les leçons, les statistiques, les plans Il y a le bon sens paysan
Il sait d'où l'on vient, où l'on va Ce qu'on transmet, ce qu'on garde en main Entre la terre, la foi, le repas Il tient le monde à hauteur d'homme
Aujourd'hui on les traite d'archaïques Parce qu'ils refusent le hors-sol Mais quand tout craque et tout se dérègle C'est vers eux qu'on se retourne encore
Ils savent que rien ne pousse sans peine Que tout se paie tôt ou tard Que la liberté n'est pas un slogan Mais un travail de chaque regard
C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les grands mots et les faux sermons
Il y a le bon sens paysan
Pas de pays sans paysans Pas d'avenir sans transmission Sans racines, rien ne tient vraiment Et eux respectent la civilisation Le bon sens paysan
Dans ce monde d'une noirceur sans précédent, où les nouvelles les plus anxiogènes qui soient nous sont diffusées en permanence, tentons de revenir à l'essentiel... la beauté de la vie.
Même pour un simple papillon, tout le ciel est nécessaire - Photo Pixabay
Et
si on vivait de poésie ?
Tu vois, moi, je ne suis pas doué pour grand-chose. Je ne sais pas faire
fortune. Je ne sais pas toujours comment aborder les gens, et encore moins
comment les retenir. Mais il y a des choses que je sais. Je sais écouter le
vent dans les branches. Je sais reconnaître la chanson d’un merle moqueur. Je
sais la couleur du ciel et ses humeurs.
Et
ça, personne ne peut me le prendre. Les autres courent après l’argent. Moi, je
cours après l’instant.
Vivre
de poésie, ce n’est pas compliqué. C’est même ce qu’il y a de plus simple.
C’est laisser la chanson finir avant de penser à la suivante. C’est s’attarder sur l’ombre dansante d’un palmier.
C’est toucher la place tiède dans le lit, juste après que l’autre s’est levé.
La poésie, c’est trouver que la pluie a du rythme, que le vent a du
vocabulaire, que le silence a des choses à dire pour qui prend le temps de se
taire.
La poésie, c’est ramasser une feuille morte et la trouver encore vivante. C’est
rentrer par le chemin le plus long pour passer sous les platanes. C’est acheter
un livre dont on ne connaît pas l’auteur, pour un titre qui nous console. C’est
sourire à la lueur d’un coquelicot, d’un tournesol.
Les poètes voient ce que les autres survolent, entendent ce que les autres
enterrent. Ils ont ce don précieux de rendre le monde habitable en lui rendant
sa beauté véritable.
Et
le beau, mon ami, c’est de la résistance. Dans un siècle qui a fait du cynisme
une élégance et du désenchantement un loisir, choisir la poésie, c’est
désobéir.
C’est garder, au fond de soi, cette petite voix qui murmure : il y a encore des
choses qui valent la peine. Les mésanges qui picorent sur les rebords des
fenêtres valent la peine. Les mains qui se cherchent sous la table valent la
peine. Les soirs qui dorent les vitres des bus valent la peine.
Tout vaut la peine, pour qui sait voir.
Alors
Ecris. Danse. Dessine.
Regarde.
Écoute. Caresse. Cueille
Console.
Invente…
Invente-toi
des raisons.
Invente-toi
des saisons.
Invente-toi
des chansons.
La
vie a une histoire
Et
ce qui l’écrit, c’est la poésie
Regarde
les statues, regarde les palais
Regarde
les livres sur les étagères, tout ce qui reste de nous, tout ce qui traverse les siècles, tout ce qui
résiste à l’oubli… c’est toujours de la poésie – en pierre, en bronze, en
musique, en papier .
Mais
toujours toujours de la poésie
Alors
demain matin, quand tu ouvriras les yeux, regarde comme si tu voyais pour la
première fois.
Mon ami Éric vient de retrouver sa maison de Russan après un séjour dans son Ile de Ré, où il a dû se rendre pour une bien triste raison ; en effet, nous avons tous appris sur son blog la disparition de son papa, survenue le dernier dimanche de juillet.
La perte d'un parent ce n'est pas rien ; après une telle épreuve il faut du courage pour retrouver le fil de la vie normale ; je ne m'attendais pas déjà à un mail-art de sa part, mais c'était mal le connaître. C'est vrai que créer pour lui est un véritable viatique et dans ces moments-là, pour surmonter la tristesse, il faut se raccrocher à tout ce qui permet de retrouver une routine. Et le mail-art est une passion pour lui.
Merci Éric, cette enveloppe et ton petit mot au dos de cette carte du Phare des Baleines d'Ars en Ré m'ont beaucoup touchée.
Chers amis, vous savez que je recherche régulièrement les appels à mail-art nouveaux que je vous mets à disposition sur ce blog, dans la colonne de droite.
Aujourd'hui j'en ai découvert un particulièrement touchant (sur une page facebook en libre accès) et je vous le propose, car là, plus qu'ailleurs encore, l'art postal permettra de faire du bien aux personnes hospitalisées auxquelles il sera distribué, au sein d'une structure médicale accueillant des personnes totalement marquées par les atrocités de la guerre.
"Art du collage"
Chers amis du mail art !
J'organise actuellement une exposition d'art postal afin de soutenir les personnes hospitalisées en psychiatrie dans le service n° 2 de l'hôpital de Lviv, en Ukraine. Ces personnes, marquées par les horreurs de la guerre, cherchent aujourd'hui à se réhabiliter et à se reconstruire.
Pour leur apporter un peu de joie et les aider à reprendre une vie normale, j'ai proposé d'organiser une exposition d'art postal sur le thème des « Fleurs » à l'hôpital.
Date limite : 25 octobre 2026
Techniques : collage, tampons encreurs, dessin, peinture ou autres supports. Les œuvres faites main sont particulièrement appréciées, car je souhaite impliquer les patients dans des activités artistiques thérapeutiques et les encourager à créer leurs propres œuvres.
Format : toutes tailles, ou A6, A5, A4.
Ma réponse à tous les participants.
Veuillez envoyer vos travaux à :
"Fleurs"
Dispensaire psychoneurologique n° 2
A/C 9875
79038 Lviv
Ukraine
Je compte sur vous pour relayer cet appel et pour y participer si le coeur vous en dit. Merci pour eux.
Par expérience, je sais qu'il faut prévoir un certain temps pour l'acheminement du courrier vers l'Ukraine (entre trois semaines et un mois) si vous voulez que vos envois leur parviennent à temps.
toutes les photos de fleurs bleues et jaunes publiées ici sont extraites du site Tuyaux de Jardin, qui avait fait un article spéciale au moment du printemps 2022 lors de l'invasion des Russes en Ukraine.
Pourtant certains se l'approprient à nos dépends :
Les sources et les nappes phréatiques sont mises à mal par les sociétés d'embouteillages de l'eau, même si cela lèse grandement les producteurs locaux (agriculteurs, éleveurs, maraichers),
Certains villages depuis plusieurs années n'ont plus d'eau potable au robinet, tant elle a été viciée par des polluants éternels et autres résidus de pesticides
L'agro-industrie et tous les lobbyes de l'agro-chimie font voter des lois au mépris de toute démocratie pour en détourner un maximum en demandant l'extension des méga-bassines, afin de continuer à cultiver des céréales gourmandes en eau.
Pourtant jamais la sécheresse n'a fait autant de dégâts partout, les paturages même en altitude sont devenus paillassons, et les éleveurs ayant déjà commencé à utiliser le stock de fourrage prévu pour la mauvaise saison, se demandent ce qu'ils pourront donner à manger aux bêtes cet hiver.
La multiplicité et la propagation de méga-feux qui détruisent nos paysages et nos habitations n'a jamais été si importante sur le territoire français où cela brûle partout : et nous savons tous combien il est important d'avoir beaucoup d'eau à disposition pour les pompiers et tous les sauveteurs bénévoles.
INDISPENSABLE A LA VIE, L'EAU EST UNE RESSOURCE ESSENTIELLE QUI SE RAREFIE.
La consommation domestique de l'eau représente 10 à 15% de la ressource disponible. Alors à chacun de nous d'adopter de bonnes habitudes, des gestes de préservation pour ne surtout pas la gaspiller
Continuons sur le terrain à exercer une vigilance active pour alerter les autorités compétentes à chaque fois qu'un détournement ou un prélèvement illégal par les industrielsest constaté.
A ce stade, ce n'est pas de la délation, c'est de la résistance!
***
Même s'il n'est pas réputé pour sa sensibilité à l'écologie, dans cette chanson Henri Salvador chantait déjà en 1989 tout ce qui touchait au détournement de l'eau pour en faire du profit.
Henri Salvador - Les voleurs d'eau (Audio officiel) - 1989
vidéo publiée sur le site Youtube de 100% Chansons françaises
VOLEURS D’EAU
Ils détournent la rivière, là haut, là haut Ils se moquent de nos misères, là haut, là haut Si la soif nous affaiblit Et si nos sources sont taries Tous nos troupeaux Vont périr l'un après l'autre, là haut, là haut Il faut sortir nos fusils, là haut, là haut Il faut lutter pour nos vies Mais d'abord il nous faut parler A ces gringos Tantôt Nos terres sont les plus fertiles C'est l'eau, c'est l'eau Et nous vivions si tranquilles De nos travaux Quand nous montions dans nos barques Lorsque nous pêchions dans le lac Heureux, heureux Ils veulent construire un barrage Là haut, là haut C'est la vallée qu'ils saccagent Là haut, là haut Ils inonderont nos villages Et nous mettrons dans des cages Là haut comme des corbeaux Nous devons les empêcher Là haut, là haut De détruire nos foyers Si beaux, si beaux Tous les hommes vont s'armer Toutes les femmes vont les aider Il faut de l'eau Il faut de l'eau
Il faut de l'eau De l'eau Ils nous montrent des contrats C'est tout, c'est tout
Même au plus fort de la chaleur caniculaire qui nous submerge, inlassablement, Rémy est toujours aussi actif : je vous présente son tout dernier "stampoem", qu'il dédie à ce qui était encore il y a peu la belle saison.
Il nous souhaite un bel été en n'oubliant pas d'être heureux avec un timbre coquin de son cru.
Merci beaucoup Rémy, pour ta constance et pour tes mailarts si originaux. Je te souhaite aussi de passer le meilleur été possible, en Haute-Vienne. Prends bien soin de toi.
A l'occasion d'une série d'été sur les petits musées de la région, le Dauphiné Libéré met aujourd'hui en lumière l'art postal : la journaliste met l'accent sur cette belle activité qu'est le mail-art en parlant chaleureusement de la nouvelle exposition du Musée International de l'Art Postal (le MIAP) de notre ami et correspondant Christophe Blaise, à Rencurel (Isère).
Pour la saison 2026, son dernier appel à mail-art sur le thème "Quoi ma gueule ?" lui a permis de recevoir quelques 300 pièces timbrées et postées, qu'il a exposées dans son MIAP, musée petit par la taille car installé dans une cabane de jardin mais tellement remarquable par la créativité et l'inventivité des auteurs de ces courriers originaux.
Christophe Blaise devant la galerie de portraits de sa dernière exposition, sur le thème “Quoi ma gueule ?”. Quelque 300 portraits réalisés par des artistes amateurs et professionnels du monde entier sont présentés cette année au Musée international de l’art postal./ Photos B.D. / Le Dauphiné Libéré
article de Bénédicte Dufour, dans le Dauphiné Libéré du 9 août 2026
Si vous passez par le Vercors cet été, n'hésitez pas à faire un petit détour par Rencurel pour visiter cet incroyable petit musée et découvrir l'art postal et toutes les fantaisies qu'il permet.
Ouvert à la belle saison, de début mai à fin septembre (sauf quelques jours en aout),
Tout le peuple italien en deuil rend hommage à Francesco Guccini, l'un des plus grands auteurs-compositeurs-interprètes de la Péninsule. Ses chansons, d'une grande portée artistique, existentielle, politique et sociale, ont marqué l'histoire de la chanson italienne. L'artiste s'est éteint à son domicile de Pavana, à l'age de 83 ans. "Guccio" comme il était aussi surnommé, était très populaire et très aimé, beaucoup par les provinciaux et les petites gens : aujourd'hui beaucoup ont le sentiment d'avoir perdu un ami véritable.
Je vous mets un lien vers son site internet officiel où sa biographie est détaillée, lui l'enfant de Modène né le 14 juin 1940 soit quatre jours après l'entrée en guerre de l'Italie fasciste.
Au cours des cinq décennies de sa carrière musicale, il a enregistré 16 albums et collections en studio et 6 albums live. Il est aussi écrivain, ayant publié des romans autobiographiques et des romans noirs, ainsi que comique. Francesco Guccini a également travaillé comme acteur, compositeur de bandes sonores, lexicographe et dialectologue.
Ses textes ont été loués pour leur valeur poétique et littéraire et ont été utilisés dans les écoles de poésie moderne. Guccini a gagné l'appréciation des critiques et des fans, qui le considèrent comme une figure emblématique. Il a reçu plusieurs prix pour ses travaux ; un astéroïde, une espèce de cactus et une sous-espèce de papillon ont été baptisés de son nom. L'instrument principal de la plupart de ses chansons est la guitare acoustique.
Personnage placé à gauche sur l'échiquier politique, Francesco Guccini a traité des questions politiques et plus généralement du climat politique de son époque dans certaines chansons.
(source Wikipédia)
Comme je ne parle pas sa langue, même si j'ai 50% de sang italien dans les veines, j'ai voulu, avec trois de ses chansons, vous donner à entendre et à lire la grande humanité et le profond engagement de cet immense auteur- compositeur-interprête, qu'était Francesco Guccini.
Premier choix : ode à la liberté
Chanson live La tua liberta - Vidéo publiée sur la chaine Youtube de Haller
LA TUA LIBERTA / TA LIBERTÉ
Oltre le mura / au-delà des murs Delle città / des villes Un orizzonte insegue un orizzonte / un horizon poursuit un horizon A un'autostrada, un'altra seguirà / une autoroute en suivra une autre Gli spazi sono fatti per andare / les espaces sont faits pour avancer La tua libertà / ta liberté Se vuoi / si tu le veux
La puoi trovare / tu peux la trouver
E un uomo saggio / Et un homme sage
Regole farà / fera des règles,
Una prigione fatta di parole / une prison faite de mots ;
I carcerieri di una società /les geôliers d’une société Ti impediranno di cercare il sole - vous empêcheront de chercher le soleil La tua libertà / ta liberté Se vuoi / si tu le veux
La puoi trovare / tu peux la trouver
Fossi un uccello / J’étais un oiseau
Alto nel cielo / haut dans le ciel Potrei volare senza aver padroni / je pourrais voler sans avoir de maîtres; Se fossi un fiume / si j’étais une rivière Potrei andare / je pourrais y aller Rompendo gli argini nelle mie alluvioni / en brisant les digues dans mes inondations
E boschi e boschi / Et bois et forêts Cerco attorno a me / je cherche autour de moi Dov'è la terra che non ha barriere? / Où est la terre qui n’a pas de barrières? Dov'è quel vento che ci spingerà / où est ce vent qui nous poussera Come le vele o come le bandiere / comme les voiles ou les drapeaux ; La tua libertà / ta liberté Se vuoi / si tu veux
La puoi trovare / tu peux l'avoir
Fossi un uccello / J’étais un oiseau
Alto nel cielo / haut dans le ciel Potrei volare senza aver padroni / je pourrais voler sans avoir de maîtres; Se fossi un fiume /si j’étais une rivière Potrei andare / je pourrais y aller Rompendo gli argini nelle mie alluvioni / en brisant les digues dans mes inondations
Ma sono un uomo / Mais je suis un homme Uno fra milioni / un parmi des millions E come gli altri ho il peso della vita / et comme les autres j’ai le poids de la vie E la mia strada lungo le stagioni / et ma rue au fil des saisons
Può essere breve, ma può essere infinita / peut être courte, mais elle peut être infinie ; La tua libertà / ta liberté
Deuxième choix : une chanson pour la mémoire et que jamais ne soient oubliés les millions de personnes qui partirent en fumée dans les camps nazis. Tout d'abord la version originale chantée par son auteur, puis, en live, cette magnifique chanson interprétée par le groupe folk-rock italien I Nomadi, pour le frisson, lorsque le public reprend à l'unisson.
La chanson de l'enfant dans le vent - Auschwitz - Chanson de Francesco Guccini ‧ 1967
LA CONZONE DEL BAMBINO NEL VENTO - AUSCHWITZ
LA CHANSON DE L ENFANT DANS LE VENT - AUSCHWITZ
Son morto con altri cento / Je suis mort avec cent autres Son morto ch'ero bambino / je suis mort quand j'étais enfant Passato per il camino / Passé par la cheminée E adesso sono nel vento / Et maintenant je suis dans le vent E adesso sono nel vento / Et maintenant je suis dans le vent
Ad Auschwitz c'era la neve / Il y avait de la neige à Auschwitz Il fumo saliva lento / La fumée montait lentement Nel freddo giorno d'inverno / Dans la froide journée d'hiver E adesso sono nel vento / Et maintenant je suis dans le vent Adesso sono nel vento / Maintenant je suis dans le vent
Ad Auschwitz tante persone / De nombreuses personnes à Auschwitz Ma un solo grande silenzio / Mais juste un grand silence È strano non riesco ancora / C'est étrange, je ne peux toujours pas A sorridere qui nel vento / Souriant ici dans le vent A sorridere qui nel vento / Souriant ici dans le vent
Io chiedo come può un uomo / Je demande comment un homme peut Uccidere un suo fratello /Tuer un de ses frères Eppure siamo a milioni / Pourtant nous sommes des millions In polvere qui nel vento / Épousseté ici par le vent In polvere qui nel vento / Épousseté ici par le vent
Ancora tuona il cannone / Le canon gronde encore Ancora non è contento / Il n'est toujours pas content Di sangue la belva umana / La bête humaine est ensanglantée E ancora ci porta il vento / Et toujours le vent nous amène E ancora ci porta il vento / Et toujours le vent nous amène
Io chiedo quando sarà / Je demande quand ce sera Che l'uomo potrà imparare / Cet homme peut apprendre A vivere senza ammazzare / Vivre sans tuer E il vento si poserà / Et le vent s'installera E il vento si poserà / Et le vent s'installera
Io chiedo quando sarà / Je demande quand ce sera Che l'uomo potrà imparare / Cet homme peut apprendre A vivere senza ammazzare / Vivre sans tuer E il vento si poserà / Et le vent s'installera E il vento si poserà / Et le vent s'installera E il vento si poserà / Et le vent s'installera
La conzone del bambino nel vento - Auswichz par le groupe I NOMADI
enregistrement live de 1992 publiée sur la chaine youtube du groupe
Dernier choix : une très belle chanson d'amour : Vorrei
VORREI, extraite de son album "D’amour, de mort et d’autres balivernes" (vidéo publié sur la chaine youtube de l'artiste)
VORREI / JE VOUDRAIS
Vorrei conoscer l'odore del tuo paese / J’aimerais connaître l’odeur de ton pays camminare di casa nel tuo giardino, /marcher de la maison dans ton jardin, respirare nell'aria sale e maggese, /respirer dans l’air salin et maigre, gli aromi della tua salvia e del rosmarino / les arômes de ta sauge et du romarin
Vorrei che tutti gli anziani mi salutassero / Je voudrais que tous les anciens me saluent parlando con me del tempo e dei giorni andati,/ me parlant du temps et des jours passés, vorrei che gli amici tuoi tutti mi parlassero, / J’aimerais que tous tes amis me parlent, come se amici fossimo sempre stati. / comme si on avait toujours été amis.
Vorrei incontrare le pietre, le strade, gli usci / Je voudrais rencontrer les pierres, les rues, les lieux e i ciuffi di parietaria attaccati ai muri, / et les mèches de pare-air attachées aux murs, le strisce delle lumache nei loro gusci, / les bandes des escargots dans leurs coquilles, capire tutti gli sguardi dietro agli scuri /comprendre tous les regards derrière les ténèbres
E lo vorrei / Et je le voudrais perché non sono quando non ci sei / pourquoi je ne suis pas quand tu n’es pas là e resto solo coi pensieri miei ed io... / et je reste seulement avec mes pensées et moi...
Vorrei con te da solo sempre viaggiare,/ J’aimerais voyager toujours seul avec toi, scoprire quello che intorno c'è da scoprire / découvrir ce qu’il y a à découvrir autour per raccontarti e poi farmi raccontare / pour te raconter et ensuite me faire raconter il senso d' un rabbuiarsi e del tuo gioire; / le sens d’un frisson et de ta joie ; vorrei tornare nei posti dove son stato, / je voudrais retourner dans les endroits où j’ai été, spiegarti di quanto tutto sia poi diverso / vous expliquer à quel point tout est différent e per farmi da te spiegare cos'è cambiato / et pour que tu m’expliques toi-même ce qui a changé e quale sapore nuovo abbia l'universo. / et quelle nouvelle saveur a l’univers.
Vedere di nuovo Istanbul o Barcellona / Voir à nouveau Istanbul ou Barcelone o il mare di una remota spiaggia cubana / ou la mer d’une lointaine plage cubaine o un greppe dell'Appennino dove risuona / ou une colline des Apennins où résonne fra gli alberi un'usata e semplice tramontana / parmi les arbres une tramontane simple et d’occasion
E lo vorrei / Et je le voudrais perché non sono quando non ci sei / pourquoi je ne suis pas quand tu n’es pas là e resto solo coi pensieri miei ed io... / et je reste seulement avec mes pensées et moi... Vorrei restare per sempre in un posto solo / Je voudrais rester pour toujours dans un seul endroit per ascoltare il suono del tuo parlare / pour écouter le son de votre parole e guardare stupito il lancio, la grazia, il volo / et regarder, étonné, le lancement, la grâce, le vol impliciti dentro al semplice tuo camminare / implicites à l’intérieur de ta simple marche e restare in silenzio al suono della tua / et rester silencieux au son de la tienne o parlare, parlare, parlare, parlarmi addosso / ou parler, parler, parler, me parler dimenticando il tempo troppo veloce / en oubliant le temps trop rapide o nascondere in due sciocchezze che son commosso. / ou cacher dans deux bêtises que je suis ému.
Vorrei cantare il canto delle tue mani,/ Je voudrais chanter le chant de tes mains, giocare con te un eterno gioco proibito / jouer avec toi un éternel jeu interdit che l'oggi restasse oggi senza domani / que l’aujourd’hui restait aujourd’hui sans demain o domani potesse tendere all'infinito / ou demain pourrait tendre à l’infini
E lo vorrei / Et je le voudrais perché non sono quando non ci sei / pourquoi je ne suis pas quand tu n’es pas là e resto solo coi pensieri miei ed io... / et je reste seulement avec mes pensées et moi...
***
Comme je comprends l'immense peine des italiens si émus par la disparition de ce formidable artiste, lui qui savait si bien parler d'eux et de leur vie quotidienne, avec tant de poésie et une très grande liberté de ton.
Surtout ne vous limitez pas à la sélection forcément très parcellaire que je vous propose, allez l'écouter sur votre plateforme favorite ou sur internet où il est facile de traduire les paroles, comme je l'ai fait.
ADIEU et MERCI Maestrone! Soyez en Paix
***
Pour terminer voici ce qu'en dit la chaine italienne RAI-News
Le chanteur-compositeur qui a marqué toute une génération est décédé à 86 ans.
Le pays est en deuil, notamment sa région natale, l'Émilie-Romagne. Paolo Sommaruga -