Blog d'art-postal, essentiellement textile , créé pour satisfaire toutes mes envies de couture, broderie, embellissement, collages et autres fantaisies... en les appliquant aux univers riches et variés induits par les timbres postaux. Il peut m'arriver d'y noter mes coups de coeur pour des expositions ou des artistes, sources d'inspiration ou d'émotions.
BIENVENUE!
Voilà des nouvelles estivales de ma fidèle amie belge, avec des fleurs bleues à foison sur sa petite enveloppe carrée nouée par une ficelle, et à l'intérieur une scène de bord de mer rafraichissante.
Comme cela me fait plaisir d'avoir du courrier des amis, les courageux qui trouvent encore l'énergie de créer en ce moment!
Merci Michèle de ton infaillible amitié et pour ce coup de fraicheur que tu m'envoies !
Saches que j'en ai bien besoin car je me sens de plus en plus réduite à l'état de larve gluante dans mon appartement où je supporte de plus en plus mal ces températures caniculaires (31,5° à l'intérieur). Je n'ai plus aucune énergie, je dors très mal et je suis extrêmement fatiguée.
Bien que je me sois échappée par deux fois (Ariège en juin, Saône et Loire la semaine passée), je retrouve à chaque fois ces conditions extrêmement pénibles, en rentrant, où je perds immédiatement le bénéfice de mes escapades.
J'aime toujours autant les sortes de totem réalisées au bic par l'artiste Jean-François Rieux, dans le cas présent un visage avec les bras et les mains très resserrés autour de la tête.
Jean-François me précise qu'il a voulu là tenter autre chose et qu'il ne sait pas dire si c'est mieux ou moins bien que d'habitude.
Je dirait que c'est différent de ce qu'il dessine habituellement, au moins dans le choix des couleurs utilisées mais que c'est toujours autant créatif et original.
C'est avec beaucoup de tristesse que j'apprends seulement aujourd'hui la disparition de la grande artiste Marjane Satrapi, d'origine iranienne, morte "de tristesse" le jeudi 4 juin, juste une année après la perte de son mari. Elle n'avait que 56 ans.
Je relaie ci-après, pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, le superbe hommage qu'Éric Babaud lui a dédié ce jour sur son blog en soulignant l'importance de son oeuvre de dessinatrice et de réalisatrice et la richesse de sa personnalité.
Dans ses interviews, Marjane Satrapi insistait sur l'importance de vivre pleinement et librement, et de lutter contre l'ignorance, les préjugés et les égocentriques ridicules.
Dans ses bande-dessinées, Marjane Satrapi commençait toujours par dessiner les yeux. Selon elle, on comprend tout des autres en regardant leurs yeux. Elle nous a prêté les siens, dans ses livres, ses œuvres et ses films, pour regarder le monde. Elle nous apprend à en rire, malgré tout – pour mieux l’aimer.
Adversaire acharnée des autorités de Téhéran, Marjane Satrapi avait refusé la Légion d'honneur française en 2025 pour dénoncer « l’attitude hypocrite de la France vis-à-vis de l’Iran », qui connaissait alors une nouvelle vague de répression. « Depuis un moment, j’ai réellement du mal à comprendre la politique de la France vis-à-vis de l’Iran », avait-elle expliqué sur Instagram, regrettant que de « jeunes Iraniens épris de liberté, des dissidents, des artistes, se voient refuser des visas.
Je rajoute que son film Persépolis, du même nom que ses célèbres bandes dessinées, est actuellement visible gratuitement sur France TV.
Merci Marjane, tu vas nous manquer, ainsi qu'à tout ton peuple.
Répéré il y a déjà quelques temps sur son blog, j'attendais avec impatience ce portrait croqué et mis en couleurs par l'ami Éric et, chouette, aujourd'hui samedi, voici son enveloppe enfin dans ma boite aux lettres...
J'aime toujours autant son coup de crayon et ses personnages si reconnaissables, dont la mise en couleurs est souvent le reflet de son moral ou de son humeur, comme il le confie lui-même sur son blog. Dans sa production mailartistique, Éric ne triche jamais, c'est un artiste sensible et prolifique, d'une extraordinaire générosité et aux talents multiples.
Danseuse de flamenco
Sa carte figure une danseuse de flamenco (ou de sévillanne, les robes portées sont les mêmes), puisqu'il m'écrit le jour de Pentecôte, jour de la célèbre Féria de Nîmes, où en de nombreux lieux de la ville se rassemblent des danseurs et danseuses ainsi vêtues, perpétrant la musique et les traditions andalouses.
Éric m'y donne de ses nouvelles : un petit coup de mou, une petite baisse de régime une semaine juste avant le grand rush de fin de mois car, pour ceux qui ne le savent pas encore, sa participation est fondamentale dans la célèbre Fête du Pois Chiche. Elle se tient ce dernier week-end de mai dans le village de Montaren et Saint-Médiers, où chaque année de nombreux festivaliers se retrouvent dans une atmosphère joyeuse et bon enfant.
Mais pour lui, cela commence bien en amont, puisqu'il est le créateur du fameux Pois Chiche Totémique, ce qui l'occupe beaucoup sur une période globale d'environ deux mois. Je vous joins une vidéo de l'artiste en plein travail, dans la phase de finalisation du Pois Chiche édition 2026, avec une double face cette année.
Vidéo visible sur la chaine Youtube d'Eric Babaud que je vous conseille de consulter si vous voulez voir l'ambiance de la Fête
Cher Éric, je te remercie infiniment pour ce nouvel envoi, et te dis, une fois de plus, combien j'apprécie nos liens d'amitié et nos correspondances respectives. Bonne continuation à toi et bel été.
Dans cette enveloppe que m'adresse Marc, je retrouve bien son état d'esprit et sa clairvoyance :
L'allusion à la formule "89 secondes avant minuit, sur l'horloge de l'Apocalypse" ainsi que le tampon "Fragile" répété plusieurs fois sur cette carte du monde sont très clairs : notre planète mit des millions d'années à se construire pour que la vie y soit possible mais en seulement deux siècles les hommes s'échinent à continuer de la détruire, faisant fi de toutes les calamités que leurs activités déclenchent (méga-feux, inondations, cyclones destructeurs, et canicules).
Oui les équilibres sur notre Terre sont devenus très fragiles et ce n'est pas le déclenchement de toutes ces guerres de colonisation, ni le climato-dénisme de bien des dirigeants, qui vont dans le sens d'un changement de cap prochain.
La Terre n'a jamais été aussi proche de la destruction, car la Russie, la Chine, les États-Unis et d'autres pays deviennent « de plus en plus agressifs, hostiles et nationalistes », a déclaré le Bulletin of the Atomic Scientists, qui a avancé son « Horloge de l'Apocalypse » à 85 secondes de minuit. Explications de Luke Garratt de l'AP.
Dans le même temps, Marc se montre plein d'espoir avec la carte glissée à l'intérieur, représentant une alliance pour la coopération entre Strasbourg (qui symbolise l'Europe) et Kagoshima pour le Japon (pays éprouvé s'il en fut par les deux bombes largués à Hiroshima et Nagasaki en 1945).
Les villes de Strasbourg et Kagoshima ont signé en 2019 une convention de coopération portant sur la jeunesse, les transports publics urbains, la culture et le patrimoine, le sport, les échanges économiques et les politiques en faveur des seniors.
Merci Marc, pour cet envoi, car tu as raison à la fois de ne pas être indifférent ni aveugle sur la situation de notre monde devenu fou, tout en conservant ce qu'il faut d'énergie, de lucidité et d'espoir pour résister et pour croire encore à la beauté du monde et à des valeurs comme le partage, la paix, l'entraide et le dialogue entre les peuples.
Avec Sylvie, nous nous régalons avec le jeu du timbre imposé (et d'ailleurs, si d'autres correspondants veulent se prêter au jeu, nous ne sommes pas exclusives).
Voici donc ma réponse pour intégrer le nouveau timbre qu'elle avait masqué dans son envoi précédent, extrait d'une série de fleurs brodées éditée récemment par la Poste.
Une série de timbres "Fleurs brodées" rend hommage à l’art de la broderie française à travers l’œuvre d’Ugo Lo Monaco, célèbre brodeur récompensé par une médaille d’or lors de l’Exposition Internationale des Arts et Techniques de Paris en 1937. Ces timbres originaux, à la fois poétiques et raffinés, s’inspirent de douze compositions brodées authentiques conservées dans les archives familiales.
C’est Gérard Lo Monaco, petit-fils du brodeur, illustrateur et scénographe reconnu, qui signe cette création philatélique. Il réinterprète avec sensibilité les motifs floraux de son grand-père en leur insufflant une nouvelle vie grâce à la richesse des couleurs et à un design contemporain.
Évidemment, j'ai bien compris que Sylvie rend ainsi hommage à l'art de la broderie que j'aime tant et à laquelle elle s'essaie avec succès depuis peu. Hélas, malgré toutes mes recherches pour retrouver quelques-uns de ses motifs originaux sur internet, j'ai fait chou blanc : aucune trace visible de l'oeuvre d'Ugo Lo Monaco, artiste pourtant primé. De plus, les couleurs utilisées ne sont pas idéales pour recréer un motif de broderie de toute pièce.
J'ai donc choisi de jouer avec le graphisme particulier de la fleur et de ses feuille et me suis orientée vers l'art chinois ancien des émaux cloisonnés pour intégrer ce timbre dans mon mail-art. Voici le résultat :
Au centre, une assiette ancienne art cloisonné chinois en vente sur E-Bay / en haut à droite : important contenant rituel en bronze doré et émaux cloisonnés, Kundika,Chine, dynastie Ming, XVe siècle, vu sur le site de Gauchet Art Asiatique /en bas à gauche, vu sur le site des techniques de l'orfévrerie, le cloisonné / en bas à droite :important brûle-parfum en cloisonné à décor de fleurs d’eau et volatiles Chine, fin XIXe début XXe
Je profite de ce post pour parler un peu de cet art ancien, tiré du mot français "cloison". Quelle est son histoire ? Le cloisonné est une technique artistique qui consiste à créer des motifs en émaillant des espaces délimités par de fines cloisons en métal. Bien que cette technique ait des racines anciennes en Égypte et en Europe, elle a atteint son apogée en Chine pendant la dynastie Ming (1368-1644). Source Wikipédia
L'art des émaux cloisonnés en Chine - vidéo visible sur la chaine Youtube China Global Télévision Network
Comment les artisans chinois sont-ils parvenus à créer ces objets colorés faits de fils de cuivre et d'émail ?
Ce reportage vous fait découvrir les secrets de l'art du cloisonné.
Je te souhaite une belle réception pour ce mail-art et bien entendu, maintenant que tu m'as confirmé ton envie de continuer à participer à ce genre de challenge, j'y joins un nouveau timbre mystère à intégrer dans une future correspondance.
Au retour d'un trop court week-end en Côtes d'Armor où je me suis échappée pour deux jours de très beau temps, c'est un vrai plaisir de trouver en rentrant du courrier dans ma boite aux lettres, avec aujourd'hui un nouveau "stampoëm" de Rémy .
Ce qui est troublant c'est que Rémy me parle d'une commémoration à la gloire des mineurs de Corrèze, précisément à Champagnac les Mines, illustrée par un très beau timbre bleu (faux) avec un mineur en compagnie du cheval destiné à tirer les berlines remplies de charbon. Comme tous ses congénères, une fois descendu dans le puits pour y accomplir inlassablement sa tâche, il y terminera sa vie sans jamais revoir la lumière du jour, probablement devenu aveugle.
Oui cette coïncidence est troublante car je cherche depuis plusieurs semaines à illustrer un beau sujet sur les hommes qui ont travaillé si durement pour extraire du sous-sol français toutes sortes de minerai (bauxite, fer, ardoise..) mais comme cette activité n'existe plus, et qu'il n'en reste des traces que dans les musées, il est fort difficile de se procurer une iconographie sérieuse sur internet dès qu'on veut aller au-delà de l'extraction du seul charbon. Mais je ne perds pas espoir, je cherche toujours de quoi étayer mon sujet sur les mineurs notamment sur leurs vêtements de travail, leurs outils, leurs protections (éventuelles) et leur position de travail. Peut-être trouverai-je de la matière à la médiathèque de mon quartier.?
Merci Rémy pour ton illustration et ton mail-art toujours singulier et si reconnaissable. Même si je lève le pied en ce moment sur l'art postal, je n'arrête pas complètement cette activité, simplement il faudra attendre un peu plus longtemps une réponse de ma part.
Que ce soit en 2D ou en 3D, dessiner des visages est vraiment une des spécialités de l'ami Eric, et quand ce n'est pas dans une boite à camembert, c'est cette fois-ci dans le fond d'une boite à thé qu'il fait dialoguer deux olibrius au nez rouge et plein d'entrain dans leurs propos. La conversation semble animée et je voudrai bien être une petite souris pour savoir ce qui se raconte là!
En art postal toujours, j'ai la chance de recevoir régulièrement l'une ou l'autre de ces boites ce qui commence à me constituer une jolie petite collection. Merci beaucoup Eric, j'adore tes personnages, et je suis vraiment ébahi lorsque je vois à quel point tu maitrises...le dessin et les expressions.
Pour ceux qui ne te connaîtrais pas vraiment encore, je leur conseille d'aller voir comment chaque année tu est le concepteur puis l'architecte de ce fameux Pois Chiche Masqué, totem de la Fête du Pois Chiche qui se tient à la fin mai chaque année, à Montaren... et cette année, double boulot car tu es en train de réaliser un Janus, c'est à dire un personnage à double faciès pour l'édition 2026.
Une petite vidéo pour vous rendre compte de la jovialité des participants, et combien ce totem a une place incroyable dans le déroulement des festivités.
Bravo à toi Éric, et merci de tout ce que tu fais et de la joie que tu apportes à tous ceux qui ont la chance de te connaître et de te compter comme ami.
Un petit coucou de la part de Marie, c'est toujours très sympa.
Oui revoilà venu le temps des cloches et des lapins en chocolat : le prochain week-end, les familles auront le plaisir de voir les petits enfants s'égayer dans le jardin pour ceux qui ont la chance d'en avoir un, ou bien dans les parcs, pour une fructueuse "chasse aux oeufs".
Chère Marie, comme tu le sais déjà, en athée que je suis, je ne célèbre pas la fête religieuse de Pâques ; pour moi c'est plutôt un moment où l'on aime à se retrouver en famille, à célébrer le renouveau avec l'arrivée du printemps, la renaissance de la nature, les journées plus longues avec davantage de lumière.
Par contre, je sais combien c'est pour toi un moment important, aussi je te remercie de ton attention et te souhaite les fêtes de Pâques les plus chaleureuses et réussies, entourée des tiens, si possible. Belle continuation à toi.
Ah quel bonheur de voir arriver dans ma boite aux lettres l'un des personnages exceptionnels créés par l'ami Christian. Celui-ci a pris beaucoup de temps pour arriver jusqu'à moi (un mois et vingt-cinq jours) mais, comme je ne l'attendais pas spécialement, le plaisir est intact.
J'avais repéré sur son blog il y a déjà pas mal de temps une nouvelle série de ces géniaux olibrius, mais comme ils sont publiés sans le nom du destinataire, je me régale surtout à chaque fois de leurs accoutrements et des patronymes dont Christian ne manque jamais de les affubler.
Je vous présente donc Axe Dubien qui fait partie d'une série "Nouvelle France, lot comprenant aussi François Desouche, Jacques Unpoursoi et bien d'autres que je vous laisse découvrir, histoire que vous éprouviez le même ravissement que moi.
Quand on voit comment on peut arriver à être si caustique et en même temps plein d'humour simplement en créant à partir des emballages omniprésents de notre industrie alimentaire (boites à camembert, boites de conserves, etc...), je tire mon chapeau à l'Artiste avec un grand A et je le remercie vivement.
En décembre dernier, ma correspondante jurasienne m'avait lancé un défi où il convenait d'intégrer une étiquette noire de grande dimension et de forme oblongue, à utiliser complète ou par moitié sur un mail-art à lui adresser en retour. Après bien des galères dont je me suis expliquée, j'ai fini par lui envoyer ma réalisation que vous pouvez retrouver ICI.
Aujourd'hui, je reçois un mail-art de Sylvie répondant à son tour avec maestria au défi lancé. Une fois de plus, elle me laisse bouche bée : je trouve géniale l'idée qu'elle a eu d'utiliser le timbre de l'artiste irlandais Sean Scully, qu'elle a prolongé pour en faire le motif de la nappe dressée sur une table de cuisine!
Et sur cette table, son sens aigu de l'observation a transformé la fameuse étiquette découpée avec brio en une soupière fort originale d'où s'échappe un fumet odorant : je dis bravo, vraiment!
Quel don tu as Sylvie, pour extrapoler le graphisme des timbres et en faire des compositions incroyables! Et quand tu m'écris que tu t'es vraiment éclatée à nous lancer ce défi, je te crois sans aucun problème tant avec ce type d'exercice, tu es au coeur de ce que tu aimes faire en art postal. Et crois bien, que même si cela a été beaucoup plus laborieux pour moi, j'ai aussi aimé répondre au challenge que tu nous as lancé.
Merci encore de m'avoir fait participer et de m'avoir imaginé une aussi belle composition, en retour.
Voici un mail-art qui revient de loin... je l'ai retrouvé dans ma poubelle d'atelier entre deux feuillets d'un des tracts pour les prochaines élections, dont ma boite aux lettres est saturée ces temps-ci!
Si Pascal, son auteur ne s'était pas manifesté, je n'aurai pas été le chercher là, mais j'ai eu un gros doute lorsqu'il a insisté en s'étonnant de ne pas le voir arrivé chez moi.
Voici donc cette création miraculée désormais en ligne! Merci aussi Pascal pour les deux faux- timbres d'artiste d'une certaine Diana Halle dont tu m'as gratifiée. Et pardon pour ma méprise.
Comme cela fait plaisir de recevoir du courrier sur un sujet qui me tient tant à coeur comme tout ce qui touche à l'environnement, à la perte de la biodiversité et du vivant.
Sur le magnifique dessin au pastel sec de Michèle, on voit, parmi les blocs de la banquise se fractionnant en petits ilots au moment de la débacle qui intervient de plus en plus tôt, l'ours polaire peinant à chercher comment se sortir de là...
Oui, hélas, avec le réchauffement climatique qui est bien plus sensible au niveau des pôles (et des massifs montagneux) qu'ailleurs, si la fonte de la calotte glaciaire arrange bien les affaires de tous ces prédateurs de la planète plus avides les uns que les autres de venir exploiter rapidement les ressources minières de ce territoire, elle ne fait pas du tout l'affaire de l'ours polaire dont le métabolisme n'est pas franchement adapté à cette nouvelle situation.
Les températures anormalement élevées font que la banquise se reforme de plus en plus tard, et elle est de moins en moins couvrante, si bien que la période de jeun à terre pour les ours s'agrandit et qu'il leur est difficile de trouver des alternatives pour se nourrir. Récemment une photo d'un ours polaire en train de mourir de faim a été publiée par un photographe de National Geographic, et elle a choqué. Mais elle avait le mérite de montrer une réalité implacable. Les ours polaires sont en train de mourir de faim!
Vidéo publiée sur la chaine Youtube de Slice Document
Pendant un an, le cinéaste Jérôme Bouvier a suivi le destin bouleversant d'une famille d'ours polaires au cœur d'un Arctique en mutation. Deux oursons, frère et sœur, grandissent sous le regard attentif de leur mère. Très vite, leurs différences apparaissent : lui apprend à chasser le phoque avec efficacité, elle joue, libère ses forces et tarde à s'adapter. Lorsque vient l’indépendance, le déclenchement de la banquise bouleverse leurs chances de survie. Tandis que le mâle parvient à s'adapter aux nouvelles conditions et poursuit sa route vers le nord, sa sœur, affaiblie par la raréfaction des proies, lutte en vain. Son destin tragique devient le symbole d'un monde qui disparaît. Titre : Ours polaire avec ou sans glace ? Réalisation : Jérôme Bouvier Production : Saint-Thomas Productions (2005)
Les ours blancs peuvent-ils s'adapter à une vie sans banquise ?
Les ours polaires peuvent perdre plus de 1 kg par jour lorsqu'ils sont sur la terre ferme, un constat particulièrement préoccupant face à la fonte progressive de leur environnement naturel.
Pour les ours blancs du Manitoba, au Canada, la banquise qui enveloppe l’ouest de la baie d’Hudson pendant la majeure partie de l’année constitue un terrain de chasse idéal. Cependant, lorsque les canicules estivales arrivent et que ces étendues de glace commencent à fondre, ces grands mammifères sont contraints d’aller trouver refuge sur la terre ferme, où la vie n’est pas de tout repos.
Là-bas, privés de nourriture adaptée, les ours doivent vivre sur leurs réserves de graisse pendant plusieurs mois, et cette attente devient de plus en plus longue. Face aux conséquences du changement climatique, la banquise fond en effet plus tôt au printemps et se reforme plus tard à l’automne. En outre, les recherches montrant que l’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde, une question essentielle se pose : comment les ours blancs s’adapteront-ils à de plus longues périodes de vie sur la terre ferme ?
Selon une étude publiée dans la revue Nature, cette adaptation sera difficile. En effet, lorsqu’ils sont sur terre, plutôt que de se reposer comme le pensaient les scientifiques, ces carnivores passent leur temps à chercher de la nourriture, comme des oiseaux et des baies. En agissant ainsi, ils dépensent toutefois autant d’énergie qu’ils en gagnent grâce à la nourriture qu’ils ingèrent ; au cours des trois semaines qu’a duré l’étude, les ours suivis ont perdu en moyenne plus de 1 kilogramme par jour en attendant le retour de la glace.
« Il n’y a pas de bonne stratégie » pour les ours blancs, affirme Anthony Pagano, responsable de l’étude et biologiste spécialisé dans la recherche sur la vie sauvage à l’U.S. Geological Survey à Anchorage, en Alaska. « Ils ne pourront pas trouver la nourriture dont ils ont besoin sur la terre ferme. »
Les scientifiques avertissent qu’en passant de plus longues périodes sur la terre ferme sans une quantité suffisante de nourriture, les individus vulnérables, et tout particulièrement les jeunes ours, risqueront de souffrir de la faim, ce qui pourrait mettre à risque la survie de populations entières.
En outre, selon les chercheurs, les rencontres dangereuses avec les humains pourraient également se multiplier, les ours polaires se déplaçant vers de nouveaux espaces habités à la recherche de nourriture.
Une activité surprenante : Les ours blancs sont répartis dans dix-neuf régions à travers l’Arctique, du Canada au Groenland en passant par la Russie. Tandis que certaines populations vivent sur des banquises permanentes, d’autres dépendent des glaces saisonnières. Le changement climatique ayant provoqué une perte plus ou moins importante des étendues de glace dans la totalité de ces régions, entraînant ainsi un déclin considérable des populations, l’Union internationale pour la conservation de la nature considère désormais que les ours blancs sont une espèce vulnérable à l’extinction.
D’après l’étude, la période d’absence de banquise dans l’ouest de la baie d’Hudson a augmenté de trois semaines entre 1979 et 2015. Les ours de la région passent donc en moyenne 130 jours sur terre par an, un chiffre qui devrait augmenter de 5 à 10 jours par décennie à l’avenir.
Pour découvrir ce que font les ours blancs lorsqu’ils sont sur la terre ferme, Pagano et son équipe ont placé des traqueurs vidéo équipés de GPS sur vingt individus de la baie d’Hudson pendant des périodes de trois semaines au cours des étés de 2019 à 2022. Les scientifiques ont pu suivre le régime alimentaire, les déplacements et les comportements des ours, ainsi que l’évolution de leur masse corporelle et la quantité d’énergie qu’ils dépensaient chaque jour.
« Auparavant, nous ne disposions que de bribes [d’informations] sur ce que les ours faisaient sur la terre ferme », explique Pagano, qui a mené une étude similaire axée sur l’activité des ours sur la banquise il y a plusieurs années.
Le comportement des ours varie considérablement. Trois d’entre eux ont effectué de longues nages en eau libre, dont une femelle qui a parcouru plus de 150 kilomètres. Des images vidéo ont montré que, pendant sa nage, l’ourse avait trouvé un béluga mort, mais n’avait pas pu s’en nourrir. « Nous avons ainsi découvert que les ours ne sont pas capables de se nourrir en eau libre. »
Le biologiste confie avoir, tout comme ses collègues, été surpris par ses résultats : avant cela, les scientifiques pensaient que les ours blancs réduisaient significativement leur activité lorsqu’ils étaient sur la terre ferme afin de conserver leur énergie.
Si les mâles adultes passaient effectivement presque tout leur temps à se reposer, réduisant ainsi leur dépense énergétique à des niveaux similaires à ceux des ours en hibernation, 70 % des individus se déplaçaient en réalité activement à la recherche de sources de nourriture, notamment de baies, d’herbes et de carcasses d’oiseaux et de caribous. Ces aliments sont beaucoup moins riches en énergie que la graisse des phoques, leurs proies de choix lorsqu’ils sont sur la banquise.
Sur les vingt ours suivis, dix-neuf ont perdu du poids, et ce quels que soient leur âge, leur sexe ou leur taille.
L’étude prévoit qu’un quart des mâles adultes, les individus les plus grands et les plus résistants qui peuvent peser jusqu’à 800 kg, commenceraient à souffrir de famine à partir de 180 jours sur la terre ferme. Pour les plus vulnérables, tels que les jeunes, la famine arriverait encore plus tôt.
De plus en plus de temps sur terre :
Selon Andrew Derocher, professeur de biologie à l’Université d’Alberta au Canada qui étudie depuis longtemps les ours blancs, certains individus sont en meilleure forme que d’autres.
« Certains animaux peuvent passer de nombreux mois avant d’avoir des problèmes, tandis que d’autres peuvent commencer à manquer d’énergie après quelques semaines seulement », révèle Derocher, qui n’était pas impliqué dans l’étude publiée dans Nature. Plus un ours est parvenu à faire des réserves de graisse pendant ses mois sur la banquise, plus il pourra faire face à la période qu’il passera sur la terre ferme. « C’est ce que j’appelle la survie des plus gros. »
Les ours blancs passant de plus en de temps sur terre où ils sont contraints de se déplacer activement à la recherche de nourriture, « certains [d’entre eux] font face à un certain désespoir qui les met en conflit potentiel avec les humains ».
Dans le passé, les ours blancs se rassemblaient près de la ville canadienne de Churchill, dans le Manitoba, qui a ainsi pris l’habitude de gérer leur présence, notamment par le biais d’un centre de détention spécialisé connu sous le nom de « prison pour ours polaires », où les ours dangereux sont détenus avant d’être redéplacés plus loin de la ville.
Il semblerait cependant que de plus en plus d’individus migrent vers le nord à la recherche de glace et s’installent ainsi dans des villes qui, contrairement à Churchill, ne se sont pas préparées à leur présence.
« Parfois, ces ours sentent de la nourriture pour chiens et viennent la récupérer », explique Derocher. « Ils n’ont pas envie de venir se nourrir de nos déchets. Ils préfèreraient être sur la banquise et chasser des phoques, mais ils sont de plus en plus souvent coincés sur la terre ferme. »
Source : Article de Stefan Lovgren - publié dans National Geographic 10 déc. 2024
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Merci Michèle pour ce magnifique dessin si totalement coordonné avec le timbre sur les ours polaires. Bravo et merci à toi pour cette magnifique réalisation et pour l'information importante qu'elle véhicule.
Connaissant mon amour des chats, passion que nous avons en commun, l'ami Marc n'a pas tardé à sortir sa plus belle plume pour composer ce magnifique calligramme en forme de "greffier", d'après le poésie de Baudelaire.
Le chat
Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d’agate.
Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s’enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,
Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,
Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum
Nagent autour de son corps brun.
Charles Baudelaire, Les fleurs du mal
Sois vivement remercié ici, cher aminaute, pour avoir réagi si promptement et si joliment à mon besoin de poésie et de beauté en ce moment. A moi de prendre la main, maintenant, même si j'ai beaucoup de mal à créer en ce moment.
Pas de courrier du tout depuis une semaine (et les vacances n'ont pas encore commencé) et là, paf, un grand sac jaune de la Poste, ce qui n'annonce généralement pas une bonne nouvelle.
Cela me fait terriblement mal au coeur de constater en l'ouvrant qu'il contenant une graine de caroube artistiquement décorée, en trois morceaux heureusement encore attachés ensemble : ouf ! soulagement, car j'espère arriver à recoller les morceaux.
Prendre une étoile dans la main Plonger dans la nuit et renaître en paix demain
Tu es le premier : merci Eric d'avoir déjà si joliment répondu à mon nouvel appel, pour venir combler mon besoin de beauté et de poésie! Comme c'est chouette d'avoir des copains mail-artistes si connectés à mes humeurs et mes goûts profonds. Merci l'Ami
Comme je suis heureuse de recevoir ce courrier de la part de Christophe Renoux, essentiellement peintre mais également mosaïste, céramistes et autres talents. Il s'en dégage toujours beaucoup de douceur et de poésie, et cela fait particulièrement du bien, en ce moment.
J'avais fini par penser qu'il ne faisait plus du tout d'art postal où il s'est pourtant bien illustré, notamment en novembre 2007, car c'est à l'occasion de la 8e édition de la JMFTA où il était le récipiendaire désigné que j'ai commencé une correspondance avec lui, que nous entretenons depuis, avec fidélité, une à deux fois par an.
Christophe m'apprend qu'en hiver, il fuit son beau pays du Beaujolais trop froid et trop embrumé car il a besoin de la lumière dans son travail et se réfugie pour quelques mois dans le Midi. Moi, je suis charmée à chaque fois par la finesse de ses dessins et de ses couleurs et par la poésie de son univers où l'on retrouve des thèmes récurrents : par exemple celui d'Alice aux merveilles comme sa carte de voeux cette année, mais aussi de la grande Frida Kahlo, ou encore des petits couples amoureux comme ses petits marins, ou de personnages comme les Ménines tiré du tableau de Velasquez, ou encore pour son amour des chats.
Merci beaucoup pour tes bons voeux Christophe, je vois que nous n'avons pas rompu le fil de l'amitié ; je me rejouis de pouvoir continuer de loin en loin à t'envoyer de l'art postal.
Voici la quatrième et dernière missive reçue ce jour : si j'ai gardé celle-ci pour la fin, c'est pour me régaler plus longtemps du festival des couleurs de sa palette que Patricia a utilisées pour m'offrir un vrai feu d'artifice sur et dans son enveloppe.
Merci Patricia, pour ces touches de couleurs vibrionnantes, vivifiantes, merci pour tes voeux magnifiques pleins de sagesse, et pour ton hymne à la VIE, plein d'espoir.
Pas de doute sur l'expéditeur de cette missive! C'est l'artiste Jean-François Rieux qui répond à mes voeux, à coup sûr.
Sur l'enveloppe, en plein centre, et en trois nuances de bleu, un nouveau totem : j'imagine ici une grande prêtresse si généreuse qu'elle ouvre largement ses bras et offre ses mains et son regard à toute l'humanité
J'adore le courrier que je reçois de Jean-François, représentant toujours des figures symbolico-tribales, qu'il dessine avec finesse et talent généralement au bic bleu, plus rarement en couleurs. Il appelle cela ses "gribouillages", il est bien trop modeste. J'ai la chance de pouvoir échanger avec lui depuis que je l'ai rencontré en mars 2022 au dernier Festival du Mail-Art organisé par l'Ancienne version de l'Association Une Vie un Arbre. C'est un grand artiste et je suis très honorée de recevoir ses dessins.
Merci Jean-François de tes bons voeux, je suis charmée et te remercie pour ce nouveau totem.
Il n'y a pas de doute, quand c'est un dessinateur qui vous écrit, cela se voit au premier coup d'oeil. Aujourd'hui, c'est bien Philippe qui m'adresse ses bons voeux (le papa de Fildefer, pour ceux qui connaissent) et cela me touche beaucoup. J'admire son talent.
On voit immédiatement comment en deux coups de feutre, il vous pose une situation tout à fait explicite et raccord avec le timbre. Cette manière de croquer pourrait tout à fait figurer dans de la bande dessinée mais je ne sais pas s'il pratique aussi cette discipline.
Je vois souvent passer ses petits personnages sur Instagram. Un grand merci à toi, Philippe, de me faire l'honneur de tes dessins, et de tes petits personnages, globuleux, hauts en couleurs : c'est tout plein de gaité et il nous faut bien cela pour tenir le cap, car dès les premiers jours, 2026 nous a déjà mis le coeur et la tête à l'envers.
Oh que voilà une manière bien originale et gaie de présenter ses voeux ! Et c'est Michèle de l'Isère qui a trouvé cette idée géniale.
Voici ce que je peux lire sur la première face, en tournant les branches de l'étoile : " Une étoile, symbole de lumière pour t'accompagner, tout au long de l'année dans la joie et le respect de chacun, et que la nature soit notre alliée et pilier de nos ressourcements".
Sur la seconde face sont matérialisés par des icônes ses souhaits pour 2026, à savoir : l'évasion (évocation d'un voyage avec les bulbes des églises moscovites), la protection (grâce à un totem bienveillant), la nature (la présence d'un cerf), la douceur de la musique (le chant d'un rouge-gorge) les couleurs et la joie avec la douceur du tissu.
Merci vraiment Michèle, pour cette belle attention, et bravo à toi d'avoir encore suffisamment de créativité pour trouver une nouvelle manière originale de présenter tes voeux.