Blog d'art-postal, essentiellement textile , créé pour satisfaire toutes mes envies de couture, broderie, embellissement, collages et autres fantaisies... en les appliquant aux univers riches et variés induits par les timbres postaux. Il peut m'arriver d'y noter mes coups de coeur pour des expositions ou des artistes, sources d'inspiration ou d'émotions. BIENVENUE!
17 décembre 2025
Avec du vert, du rouge et du doré, Noël approche, de Corinne
5 décembre 2025
L'émigration polonaise : les mineurs de fond - leurs traditions d'exilés, pour Michele - Carnet 37 - 16 pages
Mon amie belge est issue d'une famille émigrée de Pologne pour venir extraire le charbon du bassin houiller dans la région liégeoise. Si je n'en connais que des bribes, je sais aussi combien cette histoire-là est importante pour elle.
Alors, même si j'ai eu bien du mal à réunir de la documentation sur les mineurs belges, j'ai tenu à lui faire un carnet-souvenir qui lui parlera des mineurs de fond, des traditions que les Polonais exilés ont amené avec eux : leurs recettes traditionnelles de cuisine et leurs traditions pour les fêtes religieuses de Noël et de Pâques. C'est le cadeau que je lui ai préparé pour son anniversaire en essayant que ce modeste présent lui soit agréable et de nature à honorer la mémoire de ces gens très courageux qui ont quitté leur pays natal pour espérer une meilleure vie ailleurs.


A noter que la documentation en images que j'ai pu recueillir est essentiellement centrée sur le bassin minier du Nord de la France qui accueillit également de nombreux émigrés polonais, dans les années 1920 .
Épisode 1/4 : Les mines, une histoire du paternalisme
Épisode 2/4 : Au fond, les gueules noires
Episode 3/4 : L'immigration, une mine pour le charbon
Épisode 4/4 : On ferme les mines
20 octobre 2025
Mariage réussi entre carterie vintage et mercerie surannée, de Corinne
Corinne m'envoie du Jura un mail-art textile de toute beauté fait d'une carte postale ancienne qu'elle a magnifiquement embellie : on y trouve presque tout ce qui composait la boite à couture de nos grands-mères d'autrefois, le temps où la mode et la fast-fashion ne nous avait pas encore envahies.
6 octobre 2025
Mr et Mme Washington, en pur style Fraktur, pour Corinne
Comme je m'en suis déjà longuement expliqué sur ce blog, notamment sur le premier post ici ou encore là, il y a quelques mois je suis tombé en admiration sur cet art populaire qu'est l'Art Fraktur.
Cette aquarelle et encre représentant George et Martha Washington est un exemple de Fraktur, une forme d'art populaire créée par les Hollandais de Pennsylvanie, datant d'environ 1780. Les personnages, figé, sont identifiés par l'écriture comme «Ledy Waschingdon» et «Exselenc Georg General Waschingdon».
26 mai 2025
T183 - La montée en alpage des troupeaux et les jeux alpestres, de Nadine
La semaine passée, à titre tout à fait exceptionnel et en avant-première sur son reportage écrit, Nadine m'avait adressée sur mon téléphone une vidéo de la traversée de sa bourgade par un troupeau de vaches montant en alpage. Accompagnées de jeunes hommes (les armaillis) et femmes en costumes régionaux, ainsi que les enfants dispensés d'école pour ce jour particulier, la transhumance se fait dans le bruit carillonnant des sonnailles, et l'empressement des vaches qui se souviennent bien de la bonne herbe verte qui les attend là-haut.
C'était court mais terriblement chouette, un véritable spectacle traditionnel à voir et à écouter comme il ne me sera sûrement jamais permis d'en être le témoin un jour! Je te remercie grandement Nadine pour me l'avoir fait partager.
PS : à noter l'engouement très particulier que suscite le port de cette chemise depuis une bonne dizaine d'années : attention aux porteurs de cette chemise voulant incarner la tradition, à ne pas franchir la frontière très délicate pour ne pas verser dans le chauvinisme, ou pire, dans le nationalisme.

24 février 2025
D190 - Dentelle au crochet et vieux boutons en mail-art, de Sabine
Comme cela me fait plaisir de revoir une copinaute revenue au mail-art !
Co-réalisé avec son petit-fils, Sabine, mamie désormais "en vacances à vie" m'adresse de l'art postal textile, avec un napperon crocheté en blanc et bleu, probablement chiné, qu'elle a enrichi de différents rubans et de vieux boutons.
Merci de n'avoir rien oublié de mes thèmes de prédilection. Bravo aussi pour le choix et l'association de couleurs entre celles de la carte, cclles des timbres et des boutons Merci à vous deux!
29 janvier 2025
Plus de légèreté en 2025, avec les voeux tourbillonnants de Sylvie
Sous la forme d'une boite berlingot joliment décorée, ils sont arrivés dans la mauvaise boite à lettres les bons voeux de Sylvie, mais ont finalement ont été redéposés sur mon paillasson (merci mes voisins).
Quelle formidable idée de présentation elle a encore eu là notre amie jurassienne! Rédiger ses voeux sur un ruban de bolduc, l'attacher tourbillonnant à une boule transparente contenant une plume blanche ce n'est vraiment pas banal ! C'est le message éblouissant de créativité de Sylvie afin de ne surtout pas oublier la légèreté et la poésie en cette année 2025 qui commence si mal !
Bravo encore pour tes idées géniales, Sylvie, et merci infiniment pour tes bons voeux!
30 décembre 2024
T177 - Juliette Dodu héroïne de guerre méconnue, de Nadine
Le voilà enfin arrivé ce mail-art bien joliment composé par Nadine, à propos de cette héroïne mal connue, qui s'est particulièrement illustrée au service de l'armée de la Loire pendant la guerre de 1870.
Il s'agit de Juliette Dodu (Saint-Denis de la Réunion, 15 juin 1848 / Clarens, 28 octobre 1909), une héroïne de la guerre franco-prussienne de 18701871, première femme décorée de la Légion d’honneur. Elle réussit à capter les communications télégraphiques de l’ennemi et sauva ainsi un corps d’armée.
28 décembre 2024
Papier d'offrande, poésie et couleurs chaudes de l'Orient, de Ouiza
Ce qu'elle a réalisé par le passé pour l'association Une Vie Un Arbre, découvert lors de ma venue au Festival du mail-art organisé à Vienne par cette association en 2022 (enveloppes et affiches) et surtout ce que publie d'elle l'ami Eric sur son blog, m'ont donné envie de connaître mieux cette mail-artiste. Je me suis donc lancée il y a environ deux mois pour écrire la première à Ouiza Abidi, sans savoir quelle suite serait donnée à cette affaire.
Et voilà qu'aujourd'hui, je suis aux anges : non seulement Ouiza m'a répondu mais elle souhaite qu'on poursuive nos échanges, car elle nous a trouvé plusieurs affinités en commun. C'est formidable, je suis ravie d'avoir osé!
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| Portrait d'une jeune fille algérienne, par le peintre orientaliste Gustave Guillaumet ayant servi de support au faux-timbre d'artiste car je n'ai pas trouvé l'existence d'un tel timbre à la Poste. |
26 décembre 2024
D183 - Un p'tit oiseau extraordinaire sur un mail-art gigogne, de la part de Corinne
C'est super gentil : même si la date de Noël est maintenant derrière nous, j'espère que cette "trève des confiseurs" sera pour toi l'occasion de te ressourcer et de passer de bons moments festifs en famille. Merci beaucoup pour ce "coup double".
21 décembre 2024
Merry Christmas and Happy New Year, de la part de Michele
Sur ce très joli mail-art à la fois vintage et british, lapin et souris sont les ambassadeurs de mon amie Michele venus me souhaiter un Joyeux Noël suivie d'une bonne année 2025.
1 juillet 2024
Boîte 4/5 : Grock, le plus grand clown musicien, pour le MIAP de Christophe
De son vrai nom Adrien Wettach, Grock a hissé son métier au sommet. Mais derrière le clown, il y avait aussi l'homme d'affaires spécialiste de l'autopromotion et l'entrepreneur peu regardant.
Le plus grand clown du XXe siècle était un Suisse. Légende du cirque et du music-hall, Grock a fait rire pendant cinquante ans des millions de gens sur la planète avec un seul et même numéro qu'il a affiné tout au long de sa carrière. Un numéro où son personnage naïf présentait les traits les plus touchants de l'humanité autant qu'il en pointait les vanités et en révélait les absurdités.
Un documentaire passionnant, nourri d'archives et doté d'un vrai point de vue, "Grock - Ombres et lumières d'un clown de légende", disponible sur Play RTS, rend hommage au talent méticuleux de l'Auguste musicien tout en interrogeant un autre aspect du personnage.
Adrien Wettach, son vrai nom, était aussi un entrepreneur de
spectacles avisé, dur en affaires, qui a su jouer avec les tendances de son
temps, parfois jusqu'à entraîner le clown dans les pages sombres de l'histoire.
Le documentaire d'Alix Maurin et Fabiano d'Amato ne dit rien
ou presque des années qui précèdent l'apparition du personnage de Grock.
Pourquoi? Les deux auteurs développent cette hypothèse: la propension d'Adrien
Wettach à mettre en scène son personnage Grock, à la vie comme à la scène, dans
le but de suggérer sa propre réussite, de contrôler son image et de construire
son mythe.
Né le 10 janvier 1880 dans le Jura bernois, Adrien est issu
d'une famille plutôt heureuse malgré quelques revers de fortune, aimant la
musique et en jouant, proche du monde circassien. Le petit Adrien est à bonne
école. Et il faut aussi savoir rester jeune. Jusqu'à sa dernière
représentation en octobre 1954, Grock saura sauter de sa chaise en équilibre
sans frémir.
- Annoncer à la presse sa lassitude et son désir d'arrêter la scène
- Faire une tournée d'adieu
- Offrir à ses admirateurs la possibilité de se consoler en allant voir le film. Leur montrer qu'il est un éternel saltimbanque et, mine de rien, annoncer son retour
- Publier ses mémoires où il peaufine sa légende d'homme parti de rien, devenu riche et célèbre grâce à son travail et son talent.
Génie de la publicité
Le documentaire reste muet sur ses années hongroises et commence au début du XXe siècle, en 1903, quand le jeune homme prend le nom de Grock, en proximité sonore avec le nom de son partenaire, Brick, avec qui il développe sa fibre musicale.
Il n'est encore qu'un Auguste parmi d'autres quand il se produit à Paris, au cirque Medrano, comme faire-valoir du clown blanc Antonet. A l'époque, les clowns avaient comme fonction principale de distraire le public entre deux numéros périlleux; ils servaient d'interludes. Le jeune Jurassien sait que pour percer, il faudra alors qu'on parle de lui. Il achète en 1909 une voiture de luxe, ouverte, qui lui sert de véhicule publicitaire. Un clown au volant de la modernité? Le tout Paris artistique en frémit. Pari gagné.
Le début du siècle voit l'essor du music-hall. Grock sait que c'est là qu'il doit aller. L'occasion se présente, à Berlin, au Wintergarten, temple européen du divertissement. Comprenant que la scène n'a rien à voir avec une arène de cirque, Grock unifie les différents intermèdes du duo en un seul numéro et prend ainsi le pouvoir sur Antonet qui ne le supporte pas: Grock a inversé la hiérarchie des clowns et fait de l'Auguste, d'ordinaire soumis, le personnage principal.
Des répliques cultes
Grock multiplie les engagements à travers l'Europe. Son nouveau duo avec le musicien Géo Lolé est en Russie lorsqu'éclate la guerre. Il se réfugie à Londres, où il développe son art et son sens des affaires. Musicien virtuose et compositeur prolifique, il s'associe à un éditeur qui publie ses partitions. Grock assoit sa renommée et négocie durement ses contrats. Il devient le clown le mieux payé du monde et en fait un argument publicitaire: tout ce qui est rare est cher. Il est sollicité pour convaincre les Anglais d'acheter des bons du Trésor pour financer l'effort de guerre. Il est proche de Churchill et se produit devant la reine.
A regarder, le Warum de Grock
La guerre terminée, après une tourné triomphale à New York
qu'il n'aime pas en raison de la prohibition, Grock revient en Europe. Il sait
flatter son public, adapter ses répliques en fonction des pays, parler leur
langue. Tout le monde s'approprie son personnage d'innocent et ses répliques
cultes comme "sans bla-ague" et son "pourquoâ" décliné en
quinze langues différentes. Il est le roi des clowns.
Rivalité avec Chaplin
Mais un autre prétendant se profile. Il est Anglais et règne sur le monde du cinématographe. Grock admire Chaplin, musicien comme lui et inventeur d'un personnage. Il rêve de l'égaler en notoriété à l'écran. Alors en 1930, Adrien Wettach produit et scénarise "Grock, la vie d'un grand artiste" où il révèle la vie privée des clowns. Le film est tourné en grande partie dans son château de la Riviera italienne, une demeure à l'image de sa démesure, avec des plates bandes et des sculptures à son effigie. Pour assurer le succès du film, il organise une campagne de promotion en quatre actes.
Le film, autopromotionnel et sans vision, est un échec. Retour au music-hall. Il ne sera pas le nouveau Chaplin même si les deux hommes, qui s'admirent mutuellement, se donneront une accolade légendaire en 1953 lors du passage du cirque Grock à Vevey.
Les années troubles
Le music-hall reste son territoire et c'est à Berlin, déjà
sous le joug du national-socialisme, qu'il triomphera.
Adrien Wettach ne fait pas de politique, il veut seulement
vivre, et pour vivre il doit jouer. Peu importe le contexte. Naïveté ou
indifférence opportuniste? Il n'aura par exemple aucun scrupule à manger à la
table de Mercedes, avec l'insigne nazi. Cette même marque, à la solde du
régime, lui proposera une voiture à moitié prix chaque année en échange de
publicité dans ses programmes. Il ne voit pas le mal, cela fait longtemps qu'il
associe son nom à des marques ou des produits. Et quand en janvier 1939, en
dépit des faveurs dont il bénéficie, on lui demandera de produire un
"certificat d'arianité", il n'y verra qu'un tracas administratif,
rien d'autre.
Retour de bâton
La guerre le renvoie dans son refuge majestueux de Ligurie,
dont il sortira en 1942, à l'initiative de l'organisation "La Force de la
Joie", pour jouer à Berlin devant des blessés et des ouvriers de
l'armement. Deux ans auparavant, à la demande de Goebbels, il acceptait de
jouer pour des soldats allemands en convalescence en Ligurie. Toujours flatté
d'être reconnu par les grands de ce monde, il se vantera même après la guerre
d'avoir été, selon les mots du Führer, "le seul artiste qui ne m'a jamais
lassé".
A partir de 1944, l'Europe se libère de l'étau fasciste et
Grock est invité à se produire devant les victimes du nazisme. Dès le printemps
1945, ses relations avec le Troisième Reich sont dénoncées, notamment par un
dessin de presse en une du quotidien satirique bernois
"Bärenspiegel". La polémique éclate en France et en Suisse.
Adrien Wettach ne comprend pas l'attaque et dit qu'il aurait
pu jouer devant n'importe quel public. Dans ses mémoires qu'il complète en
1946, il développe une explication humanitaire, basée sur sa neutralité suisse
et le fait de n'avoir joué que devant des blessés. Il se défend aussi de tout
antisémitisme, rappelant ses nombreuses et fidèles relations avec des juifs,
comme son partenaire Max van Embden.
Il finit de restaurer son image en 1950 avec un film
"Au revoir Monsieur Grock" de Pierre Billon, où il se met en scène
comme messager du rire universel, au service de la paix. La première mondiale a
lieu au cinéma Métropole, à Lausanne, dans l'immeuble même où désormais il
habite.
Retraite et création de son cirque
Le public lui pardonne comme il pardonne toujours à ceux qui
les divertissent. Grock retrouve la scène. Entrepreneur dans l'âme, il fonde
son propre cirque en 1951 et innove avec une arène tournante qui permet de le
voir de tous les côtés. Il donnera sa dernière représentation le 10 octobre
1954, puis incarnera encore une fois son propre personnage dans le film
"Le Cirque immortel" qui parachève l'image du clown absolu.
Il meurt le 14 juillet 1959, à l'âge de 79 ans. Quelques
mois auparavant, il retrouvait Joséphine Baker, autre star du music-hall des
années folles mais au parcours diamétralement opposé pendant la guerre,
rappelant qu'il fut non seulement le clown du siècle mais aussi un musicien
virtuose sachant jouer de 24 instruments.
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| Le clown Grock. - Radio Télévision Suisse |















































