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30 avril 2026

1er mai 1946, vente de muguet sur les grands boulevards, pour Isabelle

Dans le Paris d'autrefois, au temps des grands photographes humanistes que j'aime tant pour ma part, la journée du 1er mai avec ses vendeurs de muguet "à la sauvette" a souvent été choisie comme sujet, pour son côté poétique et populaire.

A La sortie des bouches de métro, près des arrêts de bus  ou des gares, là où il y a toujours du monde qui circule même les jours fériés s'installaient les étals fantaisistes des vendeurs de muguet. Et ce sera donc une jolie dame bien chic installée sur le boulevard Beaumarchais le 1er mai 1946 que j'ai choisie pour illustrer mon mail-art porte-bonheur destiné à Isabelle.

Composition réalisée au moyen d'un tissu comportant de réserves blanches en forme de brin de muguet sur fond vert, ajout de la photo ci-dessous imprimée sur tissu et  de la photo d'une broche en camée, avec un bouquet de muguet en relief.
1er mai 1946 - vendeuse de muguet, boulevard Beaumarchais à Paris - photo originale d'Izis Bidermanas
Chère Isabelle, je te souhaite une bonne réception de ce mail-art fleuri, ainsi qu'une très belle journée, demain pour ce 1er mai printanier, qui doit demeurer un jour de Fête pour tous les Travailleurs. 

12 janvier 2026

Les voeux 2026 d'Isabelle, directement présentés par Léon, le mouton qui....

Oh comme c'est beau! Merci Isabelle de ce beau cadeau que tu me fais pour la nouvelle année!

La carte est réalisée comme un patchwork avec des bandes de tissus différentes pour le fond et pour le tour, et surtout avec semis de feuilles d'automne brillantes de gelée d'où surgit la tête de Léon, vous savez, Léon le mouton qui ne voulait pas finir dans une assiette!


Et à l'intérieur de l'enveloppe, Isabelle l'infatigable reine du crochet m'adresse un très beau flocon à accrocher l'an prochain dans le sapin avec grand plaisir. Merci infiniment Isabelle, c'est très très réussi. Bravo l'artiste!

2 janvier 2026

Meilleurs voeux pour l'année 2026 : redonner toute sa place au monde sauvage, pour Isabelle

En un autre siècle, des civilisations autres que la nôtre étaient qualifiées de sauvages, donc de primitives, termes se rejoignant dans l’opprobre et le déclassement : alors même que ces peuplades n’avaient que très rarement détruit leur environnement, destruction qui est une des belles preuves de civilisation que notre société productiviste persiste à étaler au gré de ses appétits.

Nonobstant le « bon sauvage » cher à Rousseau, nous avons partout méprisé, écrasé ce qui n’était pas nous, imposé notre pouvoir, notre religion, notre technologie, ivres de puissance et de fatuité.

L'animal sauvage est réputé res nullius (sans maître, mais appropriable). Il est livré « au plus tirant  » ! traqué et tué au gré des lobbys et de ceux qui ne voient en lui qu’objet de loisir, en lui déniant tout droit d’existence.

Il est alors grand temps de célébrer le sauvage, de savoir admirer la magie des plumes, des rameaux, des herbes et des vents, des épines et des ombres, des mousses et de leur espace de libre expression, ce jardin de nature qui vit s’épanouir l’incroyable diversité du vivant.

Nous en sommes comptables : le sauvage, que d’aucuns voudraient rejeter dans le passé, est notre avenir, si tant est que nous soyons encore demain ouverts à l’émerveillement de l’altérité.(source téla botanica) 

Le sauvage est notre avenir : en 2026, transitons joyeusement vers un monde plus vivant

25 novembre 2025

16e JMFTA - Le jeu du chat et de la souris à la Banksy, d'Isabelle (et Léon)

A l'occasion de la Journée Mondiale du Faux-Timbre d'Artiste, Isabelle a  abandonné pour un temps le grand sapin de Noël avec un chat noir, qu'elle est en train d'élaborer par petits carrés crochetés, pour l'appliquer sur le mur de sa maison, à la manière d Invader.

Et voici donc l'une de ses fameuses enveloppes en 3D où  je retrouve le fameux chat noir occupé à taquiner la souris sur le mur, tandis qu'une vraie souris grise fais friser ses moustaches et onduler sa queue, en sortant de son cadre. C'est très chouette et plein d'humour même si ce n'est pas facile à scanner. 
J'ai zoomé pour vous  laisser admirer son faux-timbre qui ne manque pas de mettre Léon en vedette ainsi que la laine qu'il produit et qu'Isabelle travaille admirablement. 

Merci infiniement, Isabelle, pour ce travail magnifique, je suis comblée par cet envoi.

20 novembre 2025

CH28 - Les grands singes ressentent et expriment des émotions, pour Isabelle

 Voici pour Isabelle deux chimpanzés, jouant ensemble et communiquant avec force gestes et mimiques.

Séance de jeux entre deux chimpanzés  © jean-michel-krief

Sommes-nous les seuls à ressentir des émotions ?  L’Homme n’a pas l’apanage des émotions. Il a été prouvé que des espèces de primates disposent de toute une palette d’émotions, finalement assez comparables aux nôtres !

Les grands singes sont expressifs
Les primates, et notamment les grands singes ressentent et expriment des émotions ! Celles-ci se traduisent par des postures, des mimiques faciales ou des vocalisations. Joie, tristesse, peur, colère, dégout … Toute une palette d’émotions a été identifiée. Elles peuvent être validées par des dosages biologiques, hormonaux par exemple. Par exemple, les chimpanzés en exprimant le dégoût ressenti en consommant un aliment amer ou pourri va ainsi signaler à ses congénères qu’un aliment et dangereux et qu’il présente un risque d’empoisonnement. La colère peut se manifester de différentes manières : visage plissé, poils hérissés…

De l'importance de s'exprimer
Là encore, l’expression de la colère peut s’avérer importante pour éviter une agression directe, celle de la peur pour signaler un danger comme la présence d’un prédateur. En cas d’affrontement dans un groupe, entre deux groupes sociaux, ou même avec d’autres espèces, le chimpanzé effectue des charges d’intimidation, se dresse sur ses membres postérieurs, secoue des branches d’arbre et peut même parfois s’en servir comme armes.

Au même titre que l’Homme, les grands singes sont capables de ressentir et d’exprimer des émotions, et de les détecter chez ses semblables. Et finalement, les codes qui existent, par exemple chez les chimpanzés, sont assez similaires aux nôtres !

Source : Article rédigé en 2015. Sabrina Krief, Professeure au Muséum d’histoire naturelle (UMR 7206, Éco-anthropologie)

16 juin 2025

L'asperge est redevenu un légume pour les riches, pour Isabelle

J'ai choisi Isabelle et son ami Léon pour aborder ce thème en art postal, puisque cette correspondante adore représenter fruits et légumes au crochet, où elle excelle : j'espère qu'elle ne m'en voudra pas. 

Je te souhaite une bonne réception de ce mail-art, chère Isabelle, je suis sûre qu'avec ton amie Léon et ton amour de la belle laine, tu ne pourras que te réjouir de cette belle botte d'asperges vertes!
***

J'ai envie de dénoncer ce slogan dont on nous a rabaché les oreilles depuis des années : "pour être en bonne santé, manger 5 fruits et légumes par jour" .

En effet, il me semble que pour être bon pour la santé, il faut répondre a minima à certains critères essentiels comme  qualité, fraicheur et accessibilité.

Les supermarchés font leur promotion en tête de gondole ou de la publicité dans nos boites à lettres ou à la télévision, et là ils jouent essentiellement sur le critère prix, sachant combien les gens traversent des difficultés économiques depuis plusieurs années. Conditionnés par tous ces effets d'annonce, et surtout si la famille est nombreuse, force est de constater que beaucoup d'entre nous succombent aux appâts qu'ils nous tendent. Et pourtant, il ne suffit pas de voir du vert dans son assiette ni de croire que la pomme de terre est un légume pour penser que c'est bon pour notre santé.
 
Lorsque les légumes ont poussé hors saison dans et sous des serres de plastique où l'on exploite des tas d'ouvriers agricoles sous-payés et vivant dans des conditions ignobles de chaleur (comme en Espagne par exemple), que certains poussent hors sol car nourris (ou plutôt biberonnés) avec de l'eau chargée de nutriments et de médicaments, croyez-vous qu'ils puissent être bons à consommer même s'ils sont les moins chers sur le marché? Trouvez-vous bon un concombre ou un melon qui vous est proposé dès février? Si l'on parle des fraises, vous savez celles énormes qui ressemblent à des pis de vache, très odorantes à l'extérieur mais totalement blanches dedans, vendues aussi dès le mois de février dans les hypermarchés, les trouvez-vous réellement délicieuses ? 

Et encore là,  je ne parle pas des intrants ni des insecticides dont ces fruits et légumes sont inondés pour éviter les maladies dans ces espaces de production gigantesques! J'ai récemment remarqué que les citrons ont un prix multiplié par 5 lorsqu'ils sont garantis sans pesticides, après récolte. C'est quand même un comble : il faut maintenant payer davantage pour avoir du "sans". Ceci prouve bien que tout est fait pour que nous succombions aux bas prix (et souvent les familles n'ont pas le choix), indépendamment des problèmes de santé induits par tous les traitements chimiques subis par les produits qu'on nous propose.
     
Personnellement, j'adore l'asperge, ce légume dont la saison est plutôt courte, un de mes grands bonheurs dans l'assiette,  avec la jardinière de légumes de printemps  (oignons nouveaux, petits pois frais, carottes et pomme de terre primeurs, feuilles de laitue et lardons fumés). Mais cette année, force est de constater que je n'ai pas les moyens de m'acheter certains de ces légumes qui, pourtant en pleine saison, sont vendus à des prix totalement fous! Et pourtant je ne crois pas faire partie des retraitées les plus pauvres.  Par contre, je dois dire que je suis exigeante sur la qualité des produits que j'achète et que je préfère souvent acheter peu mais acheter bon et frais!

Alors cette année où les prix pratiqués dépassent l'entendement, pas plus les petits pois frais que les asperges ne viendront garnir mon assiette. Idem pour les cerises (à plus de 15 euros le kg en pleine saison). Je fais le choix délibéré de m'en priver, car je n'arrive pas à acheter des produits venus de l'autre bout du monde (Chili, Maroc), ou bien qui sont "soldés" car ils ont bien trainé dans les rayons....

Honnêtement, je me demande qui peut encore aujourd'hui se payer 5 fruits et légumes par jour qui soient vraiment bons pour notre santé? C'est simple : uniquement les gros salaires!
Déguster des asperges, un mets réservé à l'aristocratie, comme sur le livret de cette chanson !
Le critère prix est non négligeable pour beaucoup, mais pour autant  tout est-il bon à acheter à bas coût? Pendant que l'agro-alimentaire s'enrichit sur notre dos à nous les consommateurs, les producteurs sont sous-rémunérés et beaucoup qui s'étaient convertis à la filière bio (la vraie, pas ce qui est vendu en grandes surfaces sous cette appellation) sont obligés d'abandonner et de revenir au "conventionnel". Quel dommage!
Ce n'est pas facile lorque je fais mes courses et je n'y parviens pas tout le temps mais j'ai décidé de choisir la voie de la consomm'action plutôt que celle de la consommation à tout va, par respect :

- pour les producteurs locaux et les maraîchers qui s'efforcent de remettre les sols en état avec la permaculture, la rotation des cultures en respectant le cycle des saisons, 
- pour le cycle de la nature : consommer en fonction des produits de saison de France
- pour préserver les ressources en eau de notre planète qui vont en s'amenuisant (finis les avocats en culture intensive au Pérou comme  sontgourmandes en eau les cultures du mais ou du coton partout) 
- pour permettre de conserver un maximum des surfaces cultivables et de forêt (c'est assez de détruire les forêts pour en faire du carburant "vert", assez de bitumes et d'artificialisation des sols pour bâtir des entrepôts genre Amazon ou des grandes surfaces...) 

et surtout, pour ma santé, en préférant le cuisiné maison plutôt que les plats déjà tout prêts à l'emploi (trop riches en graisses, en sel et en sucre, sans compter les additifs nombreux et dont l'effet cocktail n'a jamais été étudié).

Autre exemple : les protéines apportées par les légumineuses -ou légumes secs- tellement variées ne sont jamais valorisées, pourquoi ? Avez-vous vu de la publicité sur les lentilles vertes ou blondes, les pois chiches, les pois-cassés verts (tous de production française), les haricots secs rouges ou blancs ? c'est pourtant une alternative peu chère à la viande, au poisson et aux oeufs! Et bien oui, le mot magique est laché..rien ne doit entraver la consommation à outrance de la viande (et ses lobbyistes y veille).

Bon j'arrête là ma démonstration car vous savez déjà tous, plus ou moins, tout cela : chacun fait comme il peut dans cette jungle pour s'en sortir au mieux, mais comme dit l'adage, un homme averti en vaut deux !

Une petite aide ici, pour mieux s'y retrouver dans les fruits et les légumes, leur saison optimale pour être consommés et des recettes : https://www.lesfruitsetlegumesfrais.com/


*** LES ASPERGES DANS L'ART ***

PROUST ET LES ASPERGES

L'Allemagne de l'Est est le paradis des asperges (Spargelparadies). Vous trouvez ce légume en grande quantité sur tous les étalages des marchés est-allemands et notamment sur ceux du marché de Leipzig. Et cela est plus qu'appréciable quand on est, tout comme moi, un amateur d'asperges !

J'en ai d'ailleurs dégustées récemment ce qui m'a fait me souvenir d'une anecdote que j'ai lue dans Le côté de Guermantes, le troisième opus d' A la recherche du temps perdu de Proust. Le narrateur y évoque, en effet, un tableau représentant une botte d'asperges que le peintre Elstir a vendu à la duchesse de Guermantes et que la mari de cette dernière trouve affreux étant donné la caractère assez avant-gardiste de l'oeuvre. En note, il est rapporté l'anecdote selon laquelle, en 1880, le peintre Edouard Manet a réalisé une telle oeuvre suite à une commande faite par Charles Ephrussi (critique d'art, collectionneur russe et ami de Marcel Proust). Manet la lui vendait 800 Fr mais Charles Ephrussi lui en offrit 1000. Manet, homme qui aime l'humour, décida alors de lui offrir un tableau représentant une seule asperge pour remercier Ephrussi de sa générosité.

  

Une botte d'asperges, Edouard Manet (Musée d'Orsay) - voir le timbre - L'asperge, Edouard Manet (Musée du Louvre, Paris)
Mais, ce n'est pas la première fois que l'asperge est mentionnée dans l'oeuvre de Proust. Déjà, dans Du côté de chez Swann, le narrateur effectue une description de ce légume : "[...]mon ravissement était devant les asperges, trempées d’outremer et de rose et dont l’épi, finement pignoché de mauve et d’azur, se dégrade insensiblement jusqu’au pied,-encore souillé pourtant du sol de leur plant,-par des irisations qui ne sont pas de la terre. Il me semblait que ces nuances célestes trahissaient les délicieuses créatures qui s’étaient amusées à se métamorphoser en légumes et qui, à travers le déguisement de leur chair comestible et ferme, laissaient apercevoir en ces couleurs naissantes d’aurore, en ces ébauches d’arc-en-ciel, en cette extinction de soirs bleus, cette essence précieuse que je reconnaissais encore quand, toute la nuit qui suivait un dîner où j’en avais mangé, elles jouaient, dans leurs farces poétiques et grossières comme une féerie de Shakespeare, à changer mon pot de chambre en un vase de parfum."

Toujours dans le même chapitre, le narrateur se souvient d’un certain séjour chez sa grand-tante à "Combray" où Françoise, la gouvernante, réserva une place de choix à ce légume dans ses menus.

-"Madame Octave, il va falloir que je vous quitte, je n’ai pas le temps de m’amuser, voilà bientôt dix heures, mon fourneau n’est seulement pas éclairé, et j’ai encore à plumer mes asperges. »
-«Comment, Françoise, encore des asperges ! mais c’est une vraie maladie d’asperges que vous avez cette année, vous allez en fatiguer nos Parisien !»
-«Mais non, madame Octave, ils aiment bien ça. Ils rentreront de l’église avec de l’appétit et vous verrez qu’ils ne les mangeront pas avec le dos de la cuiller »


[...]"L’année où nous mangeâmes tant d’asperges, la fille de cuisine habituellement chargée de les « plumer » était une pauvre créature maladive, dans un état de grossesse déjà assez avancé quand nous arrivâmes à Pâques, et on s’étonnait même que Françoise lui laissât faire tant de courses et de besogne, car elle commençait à porter difficilement devant elle la mystérieuse corbeille, chaque jour plus remplie, dont on devinait sous ses amples sarraux la forme magnifique. Ceux-ci rappelaient les houppelandes qui revêtent certaines des figures symboliques de Giotto dont M. Swann m’avait donné des photographies. C’est lui-même qui nous l’avait fait remarquer et quand il nous demandait des nouvelles de la fille de cuisine, il nous disait : « Comment va la Charité de Giotto ? »[...]"

"La pauvre Charité de Giotto, comme l’appelait Swann, chargée par Françoise de les « plumer », les avait près d’elle dans une corbeille, son air était douloureux, comme si elle ressentait tous les malheurs de la terre ; et les légères couronnes d’azur qui ceignaient les asperges au-dessus de leurs tuniques de rose étaient finement dessinées, étoile par étoile, comme le sont dans la fresque les fleurs bandées autour du front ou piquées dans la corbeille de la Vertu de Padoue."

On apprend, un peu plus loin, la raison quelque peu sadique de cette prédilection :

"[...]bien des années plus tard, nous apprîmes que si cet été-là nous avions mangé presque tous les jours des asperges, c’était parce que leur odeur donnait à la pauvre fille de cuisine chargée de les éplucher des crises d’asthme d’une telle violence qu’elle fut obligée de finir par s’en aller."

A noter que l'asperge a fait son entrée dans la littérature grâce à Marcel Proust.

Nature morte aux asperges (1867) de Fernand Bonvin, conservée au musée Kröller-Müller d’Otterlo
Pour avoir arpenté le Louvre pendant sa jeunesse, alors qu’il était compositeur d’imprimerie puis employé à la Préfecture de police, François Bonvin (1817-1887) connaît les œuvres des peintres hollandais et surtout celles de Chardin. Il se spécialise dans les scènes religieuses, de type Charité dans un hospice, et dans les natures mortes. Les animaux y rivalisent de naturel avec les fruits et légumes.

Botte d’asperges au verre de vin rosé (2004) de Bernard Londinsky sur le site d’Artprice

De nos jours, l’asperge fait encore le bonheur des peintres avec son opposition de blanc, vert et violet. Ici, Bernard Londinsky (né en 1932), élève du peintre Roland Bourigeaud, pose sa botte sur une petite planchette de bois et fait jouer de manière hyperréaliste les asperges à têtes vertes entre celles aux légers reflets roses, violets et rouges. Il la flanque d’un verre de vin et d’une branche de groseilles bien mûres. Un trompe-l’œil admirablement exécuté.

Le Bottelage des asperges (1884) d’Hippolyte Pierre Delanoy,conservé au musée Henri Martin de Cahors
Pour le peintre d’histoire, de portraits et de natures mortes Hippolyte Pierre Delanoy (1849-1899), il s’agit d’abord de faire briller les armures, de rendre le soyeux d’une texture, d’évoquer quelque recoin d’une ferme comme faisaient ses maîtres Léon Bonnat et Antoine Vollon à la recherche d’un réalisme parfait. Comme les peintres hollandais, il se passionne pour le détail, celui d’une asperge brisée au premier plan, lors de sa mise en botte. 

Nature morte aux asperges (1697) de Adriaen Coorte, conservée au Rijksmuseum d’Amsterdam
Pendant d’un bol de fraises rutilant sur fond noir, cette nature morte aux asperges est caractéristique du travail précis d’Adriaen Coorte (vers 1665-après 1707), un artiste de Middelburg en Hollande. S’il est connu pour ses représentations d’animaux comme des pélicans ou des canards, il a reçu de nombreuses commandes de compositions de fruits et légumes répondant à des céramiques chinoises et de la vaisselle de cuivre ou d’argent. Tout un jeu de matières et de reflets.

Moi, j'ai un faible pour cette "Nature morte avec un panier de fruits et une botte d'asperges" peinte par une femme, Louise Mouillon, en 1630.

5 mars 2025

Coquillages et crustacé en provenance de l'Etang de Thau, par Isabelle

A sa jolie façon, Isabelle rend hommage à la mer mise à l'honneur cette année 2025 par la France en créant une série "Etang de Thau" dont j'ai la chance d'être l'une des destinataires. 

C'est donc doublement protégée (par la Poste et par un voile de plastique) que cette magnifique création m'est parvenue aujourd'hui : joli crabe crocheté en rouge, plein de tests d'oursins crochetés en blanc,  et quelques coquilles de patelles, que je n'avais jamais vues aussi pointues!

Isabelle je te remercie beaucoup pour cette magnifique composition marine sur fond de carton et tissu, agrémentée d'un petit bateau de pêche tel que tu peux en voir souvent à Mèze, et un soleil couchant magnifique pour le timbre  .

17 janvier 2025

Que l'année 2025 te soit douce, Isabelle

 En 2025, la France, deuxième plus grand territoire maritime au monde, célèbre l'Année de la Mer, une initiative nationale visant à éveiller les consciences face à l'urgence de protéger l'Océan. 

C'est le thème que j'ai choisi de développer pour illustrer mes cartes de voeux. 


Le Canada durcit les conditions d'observation des baleines

Au Canada, il est maintenant illégal de déranger les mammifères marins, et donc de nager, d'interagir avec eux ou de les approcher à moins de 100 à 400 mètres selon les régions.

Trois voyageurs vêtus de combinaisons en néoprène sont allongés face contre terre sur un flotteur en mousse attaché à un zodiac dans la baie d'Hudson, dans la province canadienne du Manitoba. Ils sont tirés par un bateau, leurs visages plongés dans l'eau glaciale, dans l'espoir de voir des bélugas les regarder fixement.

Il s'agit d'une excursion d'aquagliding avec des bélugas, l'une des solutions de contournement que l'industrie du tourisme a trouvées depuis que le Canada a commencé à mettre en œuvre de nouvelles réglementations plus strictes pour protéger la faune marine en 2018.

Lesdites réglementations visent à réduire les interactions humaines avec les cétacés, dont beaucoup sont menacés d'extinction en raison de la hausse des températures des océans, des pénuries d'approvisionnement alimentaire et de l'augmentation du trafic maritime. Ces règles exigent notamment que tous les bateaux se tiennent à bonne distance des mammifères. Certaines activités, dont le snorkeling avec les baleines à bosse, sont interdites. 

La plupart des gens conviennent que les baleines doivent être protégées, mais il existe un débat sur l'ampleur des restrictions imposées aux bateaux d'observation, que certaines entreprises qualifient de « trop lourdes et même excessives ». Mais les lois canadiennes ont changé, ce qui signifie que les touristes vont devoir adapter leurs attentes et leur attitude pour observer les baleines sans leur porter atteinte.

Les baleines ont besoin de notre aide

Environ 30 espèces de baleines vivent dans les eaux canadiennes. Les touristes peuvent observer les baleines au large des trois côtes, des villes comme Vancouver et Halifax aux hameaux comme Pond Inlet. Un voyage l'été à Churchill garantit l'observation de certains des 55 000 bélugas peuplant la baie d'Hudson. Le béluga est une des espèce de baleines vivant dans le Saint-Laurent, au Québec. À Terre-Neuve-et-Labrador, les baleines nagent parfois près des icebergs.

Malgré cette abondance d'opportunités d'observation, certaines baleines sont en voie de disparition. On ne compte plus que 366 baleines noires de l'Atlantique Nord et 74 épaulards dans la mer des Salish au large de la Colombie-Britannique et de l'État de Washington. 

« La plupart des institutions qui proposent d'observer des baleines reconnaissent la nécessité de les protéger et respectent les règles », indique Sebastian Teunissen, directeur exécutif de l'Institut canadien de la baleine, à but non lucratif. Une étude parue en 2020 sur les baleines de la mer des Salish a révélé que 72 % des plaisanciers n'étaient pas au courant des règles d'observation. Sur les 365 « incidents » reportés en un an - la plupart pour des excès de vitesse ou non-respect des distances - seuls 8 % concernaient des navires de tourisme.

Malgré la mise à jour des réglementations et des campagnes de sensibilisation, Teunissen souligne que «l'interaction humaine continue d'être une cause majeure de décès et de blessures chez les baleines». L'exemple le plus célèbre est sans doute celui de Luna (L98), un individu connu pour rechercher la compagnie des humains et des bateaux près de Nootka Sound, en Colombie-Britannique. Il est décédé en 2006 après s'être approché trop près d'une hélice.

L'Institut canadien de la baleine a notamment pour mission de s'assurer que les baleines sont mieux averties de l'approche des navires, d'éviter que les cétacés se retrouvent pris au piège dans les cordages et les engins de pêche ; et réduire les effets du changement climatique sur ces animaux.

Faire face aux menaces

La diminution du nombre de baleines et les menaces croissantes auxquelles elles sont confrontées ont poussé le gouvernement canadien à renforcer ses réglementations en vigueur au cours des dernières années.

Avant l'entrée en vigueur des nouvelles réglementations, les bateaux d'observation des baleines à travers le Canada étaient généralement respectueux des animaux, bien que certains se soient rapprochés pour offrir aux clients des séances photos. Maintenant, les seules rencontres rapprochées autorisées concernent les rencontres impromptues avec les baleines qui ne permettent pas au personnel d'équipage de s'éloigner rapidement.

Au Canada, il est maintenant illégal de déranger les mammifères marins ; et par conséquent de nager et d'interagir avec eux. Tous les exploitants de navires doivent réduire leur vitesse, leur nuisance sonore et leurs activités de pêche chaque fois que des baleines sont à proximité. D'autres mesures visant à protéger les orques résidentes du sud comprennent la suspension de certains types de pêche commerciale et récréative et la création de nouveaux sanctuaires de baleines.

Depuis 2018, les bateaux doivent rester à 100 mètres de la plupart des baleines. Pour l'orque résidente du sud et le béluga au Québec, la distance a été portée à 400 mètres. « Si vous voyez une queue, une nageoire ou des embruns, restez à distance », conseille une communication gouvernementale.

Se tenir à l'écart des baleines peut avoir des effets négatifs involontaires. « Si nous ne pouvons pas les surveiller, nous ne pouvons pas les protéger », soupire Erin Gless, directrice exécutive de la Pacific Whale Watch Association, représentant 29 opérateurs commerciaux d'observation des baleines de la Colombie-Britannique et de l'État de Washington qui transportent un demi-million de passagers chaque année.

Selon elle, ces activités d'observation participent à renseigner les scientifiques sur l'emplacement et l'état de santé des baleines.

Quid du tourisme?

Le tourisme joue un véritable rôle dans la conservation et la protection de la faune et des habitats naturels. « Nous sommes les yeux et les oreilles du monde, nous partageons nos observations et sonnons l'alarme lorsque les baleines sont maltraitées », déclare Mike Reimer, propriétaire/exploitant de Churchill Wild, une entreprise d'observation des baleines dans la baie d'Hudson.

Les organisateurs de sessions d'observation de baleines ont sensibilisé et intéressé le grand public à la protection de la faune marine. Belle McCarthy du Tofino Resort + Marina, sur l'île de Vancouver, souligne que leurs capitaines ont pour consigne de doubler la distance minimale requise « pour assurer un respect mutuel entre nos clients et la faune ».

Mais certains voyagistes, en particulier dans des régions peu visitées comme Churchill, le Manitoba et Terre-Neuve-et-Labrador, souhaitent rediscuter ces règlementations avec le gouvernement. L'objectif, explique Mike Gatherall de Gatherall's Puffin & Whale Watch à Terre-Neuve, est d'adapter les réglementations afin que « les baleines soient protégées tout en permettant les opportunités d'éducation et de sensibilisation continues offertes par des excursions d'observation des baleines professionnelles ». 

Dans la baie d'Hudson de 1,23 million km², la réglementation en vigueur est un défi pour les exploitants de bateaux, qui doivent se tenir à 100 mètres minimum des bélugas, et 50 mètres dans les deux estuaires fluviaux étroits où les animaux se rassemblent. « Techniquement, nous enfreignons les règlements à la minute où nous entrons dans l'eau », explique Reimer. « Nos zodiacs sont assaillis par des centaines de bélugas curieux et amicaux. »

Compte tenu de la population de bélugas comptant 55 000 individus dans la baie d'Hudson, la Churchill Beluga Whale Tour Operators Association souhaite des exemptions à la réglementation sur la distance et une approche plus coopérative entre le gouvernement et l'industrie. Tout au long de leur vie, dit Reimer, la majorité des bélugas « ne verront jamais un bateau ou n'auront aucune interaction avec les humains ».

Gatherall pense que les règles de distance devraient tenir compte non seulement des espèces et de la distance par rapport au rivage, mais aussi de la présence de juvéniles et du trafic naval local. « Il y a des cas où des restrictions plus importantes peuvent être justifiées », dit-il, et d'autres où les règles actuelles peuvent être très contraignantes.

Pourtant, bien qu'il soit difficile de mesurer à quel point ces réglementations protègent les baleines, certains chiffres invitent à l'espoir. Les épaulards résidents du sud ont vu trois naissances au cours de la dernière année. Deux des trois sont des femelles, essentielles à la croissance démographique de l'espèce.

Observation lointaine

Malgré les réglementations étendues, il existe encore de nombreuses façons pour les visiteurs de voir des baleines au Canada. Recherchez des exploitants de bateaux expérimentés qui promeuvent leur respect des lois sur la protection des baleines. La Pacific Whale Watch Association répertorie les voyagistes en conformité en Colombie-Britannique. Dans la région du Saint-Laurent au Québec, sélectionnez les membres de l'Alliance Eco-Whale.

Apportez des jumelles et un appareil photo avec un bon zoom. Comme vous le feriez avec n'importe quel animal sauvage, respectez le besoin d'espace des baleines. « Des interactions plus étroites entre l'Homme et les baleines devraient être découragées, quelle que soit la « santé » d'une population», insiste Teunissen. L'accoutumance aux humains « n'améliore pas la vie de la faune, mais peut être préjudiciable ».

Source : articlede Johanna Read publié en 2021 et mis à jour le 20 janvier 2023 , paru sur le site nationalgeographic.com/ https://www.nationalgeographic.fr/animaux/le-canada-durcit-les-conditions-dobservation-des-baleines

11 décembre 2024

Bien dodue, la dinde s'est invitée sur la table de Noël, d'Isabelle

Isabelle m'envoie déjà la table mise pour le repas de Noël : je vous laisse le soin de voir l'élaboration savante du mail-art qu'elle m'a concocté, toujours avec un ajout réalisé au crochet.





- en haut la carte d'Isabelle avec le père Noël qui s'est invité à la table où trône une volaille (détournement d'un tableau, publié par un restaurateur sur  Facebook).
- au milieu, voici  la carte d'Isabelle telle qu'elle aurait dû me parvenir, mais j'ai retrouvé la dinde tout au fond de la boite au lettres avec un picot non protégé qui aurait pu blesser le facteur ou le postier. C'est un miracle que je l'ai récupérée et depuis collée au scotch double-face, solution moins fun mais moins dangereuse aussi.
- en bas, voici l'oeuvre originale du Caravage, le Souper  d'Emmaüs peint en 1666.

Merci pour ce nouvel envoi, Isabelle, tu fais preuve d'une très grande créativité, en plus de tes talents au crochet. Merci pour tes souhaits de bon Noël. Je t'en souhaite tout autant. 

10 décembre 2024

CN32- Le rouge et le noir, pour Isabelle

Le rouge et le noir sont les couleurs qui m'ont guidées tout au long de la réalisation de cette série, à cause de cette chanson.

L'alternance stricte des rimes se terminant en "oir" et  en "ouge" sont au rythme de l'enseigne clignotante rouge au néon qui éclaire l'intérieur d'une chambre qui redevient sombre dès qu'elle s'éteint. Cela installe une atmosphère tout à fait particulière, une sorte d'urgence dans les échanges entre les protagonistes. 

Cette chanson est destinée à Isabelle, ma correspondante fondue de réalisations au crochet, qu'elle travaille dans de multiples couleurs.


Je te souhaite une belle réception de ce mail-art : passes un joyeux Noël et de belles fêtes de fin d'année.

1994-Paris-Olympia -Toujours rendre hommage aux musiciens pointus  qui ont, toujours, accompagnés Nougaro sur scène, énorme respect !!! : Batterie : Loïc Pointieux / Basse : Laurent Vernerey ; Guitare : Jean-Marie Ecay / Clavier : Arnaud Dunoyer de Segonzac / Piano : Maurice Vander / Chant : L'homme aux semelles de swing 
Vidéo publiée sur la chaine Youtube de Oliounidizlove


LE ROUGE ET LE NOIR

L'enseigne au néon
À l'entrée du bouge
Éclaire la chambre noire
D'une lueur rouge
Quand descend le soir
Et dans cette chambre rouge
Y a un grand type noir
Avec une fille rouge
En robe de soie noire

L'enseigne au néon
À l'entrée du bouge
Éclaire la chambre noire
D'une lueur rouge
Couleur d'abattoir
Et dans cette chambre rouge
Y a le grand type noir
Qui boit du gin rouge
Comme un entonnoir
Tandis qu'la fille rouge
Se remet du rouge noir

L'enseigne au néon
À l'entrée du bouge
Éclaire le type noir
Qui s'met à rire rouge
Et se ressert à boire
Tandis que la fille bouge
Ses hanches de soie noire
Au rythme d'un blues
Qui sort du bouge noir

L'enseigne au néon
À l'entrée du bouge
Bat comme un cœur noir
Le type se fait tendre rouge
La fille dit "non, noir"
Qu'est-ce qui te prend, rouge?
Lui demande le noir
Qui voit soudain rouge
C'est parce que je suis noir?
Non, dit la fille rouge
C'est parce que t'es noir

Source : Musixmatch
Paroliers : Claude Nougaro / Michel Legrand

6 décembre 2024

Z'avez vu? : y a une souris dans le potiron, d'Isabelle

Waouh! aujourd'hui j'ai trouvé bien emballé dans un sachet de protection de la Poste une création en volume. 

J'ai la chance de faire partie  des correspondantes d'Isabelle et de Léon, le mouton qui ne voulait pas finir dans une assiette (j'adore cette appellation à rallonge, on ne peut plus fantaisiste) et j'apprécie les créations en 3D toutes au crochet de l'auteure.

Entourée de champignons jolis mais vénéneux, voici le potiron et son hôte singulière, photographié à plat et vu du dessus. Comme ces couleurs très pêchues font du bien, en cette fin d'automne où nous avons le moral dans les chaussettes!

Aucun légume aucun fruit ne recèle de secret pour Isabelle, la reine du crochet, qui tient épicerie avec ses créations. Elle est tout juste incroyable de créativité et de dextérité. L'an passé elle avait même envoyé à l'ami Eric Babaud une de ses réalisations potagères pour chaque jour de l'Avent, soit pendant 24 jours!

Merci beaucoup, chère Isabelle, c'est très très original et magnifiquement réussi. Bravo l'Artiste!

26 août 2024

Quand fruits et légumes sont à la fête, pour Isabelle

Lorsque j'ai trouvé cette image, extraite d'une vidéo Youtube malheureusement dans une langue intraduisible (de l'Asie du Sud-est, très probablement), j'ai aussitôt pensé à Isabelle et son ami Léon!

J'ai trouvé ce char composé d'un buffle et d'une charrette intégralement construits à partir de fruits et légumes tout à fait approprié pour Isabelle, oui, cette correspondante qui réalise au crochet toute une épicerie avec une variété extraordinaire justement de fruits et légumes!

image trouvée sur Youtube, nom d'auteur illisible
Je m'étais procuré tout un lot de timbres oblitérés sur ce thème en provenance du Japon, je ne pouvais pas trouvé mieux pour illustrer mon mail art.

J'espère que cet art postal textile saura te plaire, Isabelle et qu'il te joindra en bon état dans les meilleurs délais. Bonne fin d'été.

14 août 2024

Etat actuel de notre planète en bleu et vert, de la part d'Isabelle

Oh le joli mail-art que voilà,  si parlant des bouleversements que notre planète subit : c'est Isabelle et son ami le mouton Léon qui me l'envoient.

Découpée sur un fond de ciel bleu ennuagé, se détache, mise en relief par collage comme en suspension entre terre et mer, notre belle planète avec sa faune et sa flore, mais les animaux sont tous sens dessus-dessous : on a tout à fait l'impression que notre Terre, à l'identique d'un iceberg dérivant, est en train de fondre dans l'Univers. C'est à la fois magnifique par les couleurs mais assez anxiogène pour la mise en scène.  Heureusement que la colombe de la paix est présente!

Bravo à toi l'artiste et merci pour ce magnifique mail-art, je suis très très  en retard pour toutes mes réponses, patience encore un peu. 

10 mai 2024

Qui a volé l'orange ? certainement pas les flamands roses de l'étang de Thau, d'Isabelle

A la fois land-art par le timbre, surréaliste par la composition dans une ambiance plutôt marine, textile par le motif en volume crocheté avec brio, voici un art postal tout à fait singulier et forcément identifiable, car  signé par "Isabelle et Léon". 

Après la jolie broche coquelicot reçue lors de notre tout premier échange - la fleur du champs où va paître Léon le mouton qui ne voulait pas finir dans une assiette- nous voici maintenant dans l'épicerie d'Isabelle, récemment réouverte, avec cette superbe orange encore feuillue, ce sont celles que je préfère.

Un grand merci à toi Isabelle. C'est fort original.

Si vous n'avez jamais visité encore le blog d'Isabelle je vous le conseille, cela fourmille d'inventions laineuses toutes plus jolies les unes que les autres. J'ai notamment beaucoup aimé le calendrier de l'Avent qu'elle a envoyé à Eric Babaud 24 jours durant, avec un mail-art fruit ou légume différent à chaque fois : une magnifique réalisation mail-artistique originale.

22 décembre 2023

Bonne et heureuse année 2024, pour Isabelle

Que 2024 soit une année de croissance et de prospérité, où tes rêves prennent racine et tes espoirs fleurissent. 

23 août 2023

Balade en bleu lavande du coté de l'Abbaye de Senanque, pour Isabelle

Le temps de la cueillette des lavandes est passé pour cette année mais il nous reste en tête cette merveilleuse vision des champs tout bleu-mauve, à perte de vue, en Drôme Provençale. 

Photo extraite d'un document du site https://www.ladrometourisme.com/
Ce sont le nom de la rue où habite cette nouvelle correspondante plus l'édition du très beau timbre sur l'Abbaye de Senanque (parfumé à la lavande évidemment) qui m'ont inspiré pour la réalisation de ce mail-art textile : cela me permet d'offrir à Isabelle une vision colorée et odorante de cette Provence, avec la présence d'une ancienne cabane en pierres sèches - appelée borie - autre merveille du patrimoine architectural provençal, après l'Abbaye de Senanque, joyau de l'art roman dans son écrin tout bleu en début d'été.
 
L'abbaye de Sénanque, monastère cistercien fondé en 1148 par des moines cisterciens, est un exemple remarquable de l'architecture romane. Son allure sobre et austère se marie parfaitement avec le paysage environnant, composé de champs de lavande et de collines verdoyantes. L'abbaye est construite en pierre locale, ce qui lui confère une harmonie parfaite avec son environnement naturel. 
En entrant dans l'abbaye, on est immédiatement frappé par la sérénité et la quiétude qui règnent en ces lieux. Les vastes espaces vides et les voûtes élégantes créent une atmosphère propice à la réflexion et à la contemplation. Les moines cisterciens qui y vivent suivent toujours les règles strictes de leur ordre, dédiant leur vie à la prière et à l'étude. 
L'abbaye de Sénanque est également célèbre pour ses magnifiques jardins, où les moines cultivent encore aujourd'hui des plantes médicinales et des herbes aromatiques. Ces jardins, aménagés avec soin, offrent un spectacle enchanteur tout au long de l'année. En été, lorsque les champs de lavande sont en pleine floraison, l'abbaye devient un véritable tableau de couleurs et de parfums envoûtants.
Source photo et extrait du texte relevé sur le site  Destination Lubéron

J'espère que ceci saura te plaire Isabelle, je t'en souhaite une bonne réception et une belle fin d'été. Longue vie à Léon le mouton qui ne voulait pas finir dans une assiette!

31 juillet 2023

Broche coquelicot, de la part d'Isabelle

Tiens tiens tiens...je trouve une surprise dans ma boite aux lettres!

M'est adressée depuis Mèze, dans le département de l'Hérault,  une curieuse enveloppe carrée représentant un joyeux mélange de petits animaux rongeurs et de fleurs sauvages, d'où émerge un beau coquelicot crocheté bien saillant, avec, au verso, une bosse cachée par un petit origami, signée  Léon le mouton qui ne voulait pas finir dans une assiette! 


En vérité c'est Isabelle, une amoureuse de la laine au point d'avoir créé une épicerie alimentaire dont tous les produits sont réalisés au crochet : qu'elle m'envoie un premier mail-art me touche beaucoup car les mail-artistes textiles ne sont pas légion.  

C'est en fait un cadeau, une broche coquelicot, et je la trouve bien jolie... Ce qui est amusant, c'est que je suis moi-même en ce moment en plein sur le sujet des coquelicots, un mail-art est déjà parti ce jour, et j'en ai deux autres en préparation. Hasard?

A bientôt donc pour une réponse, et merci encore Isabelle pour la jolie surprise.