31 juillet 2026

La poésie d'Agnès Ledig pour réfléchir ensemble à ce que nous voulons pour demain

Puisque la poésie
N’a plus beaucoup de place
Dans ce monde en charpie
Où l’avenir grimace
Nous en ferons une arme
Une arme issue du cœur
Pour transformer nos larmes
En un projet d’ampleur

 Mettre en lumière le beau

Pour ceux qui ont laissé
S’en aller en lambeaux
Leur âme émerveillée
A vous les politiques
Qui manquez de courage
De respect et d’éthique
Entendez-vous la rage

 De ceux qui veulent sauver

L’habitabilité
D’une terre massacrée
Par vos lois insensées
Quand les scientifiques
Annoncent l’étincelle
L’inaction climatique
En devient criminelle.

 Et vous autorisez

Les fameux pesticides
D’un Duplomb acharné
Marionnette lucide
Malgré les pétitions
L’avis des médecins
Aux lobbys du poison
Vous donnez un blanc-seing

La climatisation

Sur vos lèvres, sans fin
N’est pas la solution
Pour habiter demain
Elle n’est qu’un argument
De populiste crasse
Qui endort et qui ment
Sur ce qu’il faut qu’on fasse

 Le monde entier suffoque
Et vous  pendant ce temps
Dans vos fauteuils baroques
Vous vous fichez des gens
Des poissons, des oiseaux,
Des arbres et des enfants,
Des mers et des ruisseaux
En somme, du vivant.

Vous empoisonnez l’eau

Et vous tuez le loup
Peu importe les maux
Peu importe les coups
Avec vos complices
Et dans leur intérêt
Vous cédez aux caprices
De tous les Pouyanné

 Les forêts, les étangs

Les jardins, les vergers
Et tous leurs habitants
Qui n’ont rien demandé
Meurent et meurent sous nos yeux
Des yeux qui vont pleurer
Avant que d’être vieux
Car vous aurez tué

 Tout ce qui nous nourrit

Nous apprend, nous anime
Dans un grand incendie
Les chances sont infimes
Entendez-vous le chant
De la colère qui gronde
Dans les rues, dans les champs
Entendez-vous la fronde

Elle viendra vous chercher,
Vous demander des comptes
Peut-être vous juger
Au moins vous faire honte
Pour qu’enfin d’une voix
Nous soyons entendus
Et que tombent les choix
D’assemblées corrompues

 Puisque la poésie

N’a plus beaucoup de place
Fabriquons à l’envi
Du merveilleux tenace
Ensemble, unis et prêts
Imaginons demain
Et le chant des forêts
Résonnera sans fin…

Agnès Ledig

Jusqu'à il y a très peu de temps, je ne connaissais pas du tout l'auteure de cette poésie, mais j'admire cette femme d'honneur qu'est Agnès Ledig. Son nom m'est apparu ce mois de juillet, lorsqu'elle a fait l'actualité en annonçant qu'elle rendait sa décoration de la Légion d'honneur pour dénoncer l'inaction politique face à la crise climatique et la loi d'urgence agricole.

"Pour garder mon honneur, je vous rends ma Légion", annonce l'autrice Agnès Ledig, dans une lettre ouverte au président de la République, trois ans après avoir été médaillée. "Ceux qui ont les clés de la République ne nous respectent pas. Leur inaction climatique nous fais souffrir dans notre chair et notre cœur", déplore-t-elle.

Vous trouverez ci-après le texte original de la lettre ouverte au Président de la République d'Agnès Ledig, relayée par Michelle Tirone sur sa chaine Youtube "Regard citoyen". 

Lecture de la lettre ouverte d'Agnès LEDIG par Michelle Tirone 
Elle est un peu longue mais fort intéressante lorsqu'on apprend le parcours si particulier de cette femme maman de trois enfants (études scientifiques, pratique du métier de sage-femme pendant 10 ans, maintenant paysanne bio éleveuse de chèvres dans les Vosges - mais aussi autrice de romans à succès depuis la disparition de son fils de 5 ans, atteint de leucémie). Fondamentalement attachée au vivant, Agnès s'est toujours sentie concernée par la santé et une meilleure qualité de vie des hommes, mais également pour la nécessaire sauvegarde de la nature, faune et flore sont si essentielles à la survie de l'humanité. 

Merci à elle pour ses mots percutants et pour son encouragement à ne pas rester passifs devant cette situation incroyable que nous sommes tous en train de (vivre) subir. 

D195 - Dentelle sur une symphonie en bleu, de la part d'Aude

Voilà bien un courrier que je n'attendais pas, il m'arrive de Bretagne et c'est Aude qui en est l'émettrice.

Je la remercie pour son souci du détail afin de coller à mes thèmes de prédilection, utilisant toujours son support unique de pochette cristal de récupération, ce qui n'empêche nullement la créativité. 

En effet, subtilement cachées par de la dentelle, il y a quelques violettes séchées, ces merveilleuses petites fleurs du printemps qui elles aussi aiment à se cacher, tellement courtes sur tiges qu'il faut bien regarder pour les trouver. L'ensemble de l'envoi est agencé avec du bleu partout, dans les différentes perles et sequins et des brillants pour plus de fun. 

Je vois bien là qu'Aude n'est pas rancunière, je m'explique : lors de ma réponse à son premier courrier de l'été dernier , j'avais signifié à Aude que je ne comptais pas poursuivre cette correspondance entre nous,  à un moment où déjà je me sentais déjà bien fatiguée, et où je sentais déjà la nécessité de "réduire la voilure". Comme je mettais déjà un temps infini à produire un mail-art (pour qu'il soit satisfaisant à mes yeux) et que le rythme effrené des envois-réponses commençait vraiment à me peser, je n'avais pas envie d'élargir encore le nombre de mes correspondants.

Lorsqu'elle a répondu à ce courrier, je ne suis pas revenue sur ma décision et pourtant il m'avait fait très plaisir car elle avait fait l'effort de broder sur sa pochette et m'avait signifier en tirer du plaisir. 

Cette fois-ci, il y aura réponse je te l'assure Aude. Simplement, il va te falloir attendre car je ne suis pas du tout en état de créer quoi que ce soit en ce moment. Les canicules successives vécues dans un appartement surchauffé entre béton et bitume, à 32.5° au plus fort de la crise, m'ont laissée trop lasse et vidée, trop écoeurée par tout ce qui se passe, trop en colère aussi, je n'arrive plus à rien en ce moment. 

J'espère que l'envie reviendra vite, et promis je te répondrai sans faute. Merci encore de ta ténacité et de ce très beau mail-art.

17 juillet 2026

Témoignage de saine colère : indignons-nous pour qu'on respecte enfin le vivant!


Trop anéantie moi-même par la chaleur pour avoir encore la force de créer, je relaie ici les mots écrits par Gabrielle, une femme habitant le littoral normand au 4ème jour de la deuxième canicule de l’année.
***

Le corps et l’esprit à bout. La plume qui prend le relais pour dire, ressentir, s’indigner, dire la colère de ce qui était prédit. La première canicule de l’année a en Normandie eu lieu fin mai, juste après les Saints de Glace. Courage, amour et douceur à nos corps, et à nos cœurs. Et au Vivant.

Après les Saints de Glace
vient le temps de la Sainte Colère.
Celle de la canicule,
de la Terre qui brûle,
de la nature et de l’Homme qui suffoquent.
On nous a offert un paradis,
une planète bleue, verte et si jolie,
un parfait havre de vie pour des milliers,
des millions d’espèces,
un monde d’interdépendance,
de multitude et de beauté,
La merveille de notre galaxie.

Nous aurions pu être les gardiens de cet écosystème,
nous avions les clés pour le préserver
et pour, harmonieusement, cohabiter.
Beaucoup d’entres nous l’ont d’ailleurs aimé,
honoré et respecté à travers les âges.
Encore aujourd’hui, certains le font.
Mais voilà que d’autres ont inventé,
au fil des siècles,
des Lois d’Hommes pour asservir et contrôler
les Lois de la nature, et du Vivant.

Rien de bon ne pouvait naître de cela,
Trahir les mécanismes originels réglés au millimètre,
À la seconde près en chaque chose et en chaque être.
Quel plus grand péché d’égo ?
Quel plus grand crime que d’assécher jusqu’à la dernière goutte
ces ressources précieuses, miraculeuses,
de détruire ce qui était parfait,
Offert, peut-être, par plus grand que nous,
Afin que, simultanément, nous en jouissions
Et le protégions ?
Ce que beaucoup appellent “progrès” ou “évolution”
n’est en fait, à l’égard de la Terre, qu’une destruction.

Il faudra beaucoup d’amour, beaucoup de chemin et de prières,
Beaucoup de forces et de cœurs ouverts
Pour guérir du crime d’avoir saccagé ce qui était sacré,
Le seul et unique bien commun de toute l’Humanité.

L’appel est lancé.
Vous qui en ressentez l’élan,

Venez.

13 juillet 2026

La grande fraicheur du bleu, de Michèle

Voilà des nouvelles estivales de ma fidèle amie belge, avec des fleurs bleues à foison sur sa petite enveloppe carrée nouée par une ficelle, et à l'intérieur une scène de bord de mer rafraichissante. 

Comme cela me fait plaisir d'avoir du courrier des amis, les courageux qui trouvent encore l'énergie de créer en ce moment!
Merci Michèle de ton infaillible amitié et pour ce coup de fraicheur que tu m'envoies !

Saches que j'en ai bien besoin car je me sens de plus en plus réduite à l'état de larve gluante dans mon appartement où je supporte de plus en plus mal ces températures caniculaires (31,5° à l'intérieur). Je n'ai plus aucune énergie, je dors très mal et je suis extrêmement fatiguée. 

Bien que je me sois échappée par deux fois (Ariège en juin, Saône et Loire la semaine passée), je retrouve à chaque fois ces conditions extrêmement pénibles, en rentrant, où je perds immédiatement le bénéfice de mes escapades. 

Appel à art postal autour du thème "Laine et Tricot" - Les Châtelaines - Château de Latour sur Sorgues : DLE : 30-09-2026

Je relaie ici un magnifique appel à mail-art trouvé sur le blog de l'ami Eric. 

Alors, les amis, à vos aiguilles, dès qu'il fera un peu moins chaud! 

 Art postal pour les Châtelaines

Bonjour !

La 5eme édition des Chatelaines aura lieu le 11 octobre2026.Vous vous dites c'est encore loin ? 
Oui ! tout dépend !!

Nous vous proposons de participer à un petit jeu coup de cœur. Et pour cela avoir un peu de temps devant soi est pratique.

Voilà! que diriez vous d'envoyer au château une carte d'Art Postal autour du thème "Laine et Tricot" ?

L'idée est simple.
Fabriquez votre carte au format classique, à l'horizontale ou à la verticale,
timbrez et expédiez la telle quelle au château à l'adresse suivante:

Le Château 12540 Marnhagues et Latour

Elles seront toutes présentées le jour J pour une magnifique exposition!

Nous comptons sur vos idées créatives, et surtout amusez vous , faites vous plaisir !
Tout est envisageable !
La date limite de réception est fin septembre.
Aucune quantité limitée n'est imposée.
ça vous dit ?

Nous avons hâtes de voir passer le facteur, à bientôt

Anne-claire, Aline, Guilhemette et Paï