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10 janvier 2026

Joyeux lâcher de ballons, place de la Mairie à Fontenay-Saint-Père, de Michèle

La deuxième carte de voeux reçue ce jour provient d'une amie qui réside dans mon village d'enfance. Depuis la disparition de mes parents et la vente de leurs biens, j'apprécie et soigne l'un des derniers liens qu'il me reste avec Fontenay Saint Père.

Peintre à ses heures, Michèle est active dans l'animation du village et j'ai la chance cette année encore de recevoir l'une de ses aquarelles rehaussée à l'encre de chine, avec un beau lâcher de ballons sur la place principale du village, devant la Mairie entourée des classes d'école, celles-là même où j'ai appris à compter et à écrire. 
Son aquarelle est fixée sur un fond textile en plus : vraiment, je suis très touchée par cette carte de voeux qui remue à chaque fois quelque chose en moi... sans doute un petit reste caché bien profondément, de la  petite campagnarde que j'étais.

Un grand merci à toi pour tes bons voeux,  Michèle, qui ne m'oublie pas malgré la distance.

10 décembre 2025

Le monde onirique de Marta Runemark et ses sculptures théâtrales, pour Vincent

Et voici le second mail-art préparé pour Vincent : j'ai "craqué" lorsque j'ai découvert les personnages très particuliers conçus par cette artiste sculptrice suédoise Marta Runemark car son univers nous emmène dans une autre dimension,  comme dans un monde parallèle et onirique... et cela fait beaucoup de bien. 
Sur un fond aquarellé, le cheval ailé conçu par Marta Runemark
Voici quelques autres de ses créations, beaucoup sur le thème du cirque, avec clowns, jongleurs et écuyers car le cheval y est beaucoup représenté. Je n'ai pas trouvé de renseignements sur la taille de ces créations apparemment faites de papier maché combiné à différents matériaux de récupération. 

Je vous laisse apprécié la poésie de ces personnages et le monde onirique qu'ils suggèrent. Peu de renseignements sur elle hélas, son site web n'existe plus mais elle est présente sur Istagram pour ceux qui peuvent la suivre #martarunemark

Cher Vincent, je ne sais pas si tu seras aussi sensible que moi au charme de ce cheval ailé, mais je t'en souhaite une très bonne réception. Je te souhaite également de bien terminer l'année. 

20 novembre 2025

T188 - La "dentelle" de Jérémy Gobé permet la régénération des coraux, par Michèle

Dans un post récent j'ai  eu l'occasion de vous parler dans le détail de la découverte du plasticien Jérémy Gobé : pour permettre la régénération des coraux souffrant tellement de la hausse des températures de l'eau et de la pollution des océans,  il a inventé une sorte de "dentelle" biodégradable conçue suivant le modèle du point d'esprit de la broderie aux fuseaux. .

Coïncidence rigolote : le hasard a voulu que Michèle s'inspire de son travail pour me réaliser un mail-art superbe au pastel sec où l'on peut voir l'assistance d'un maillage de support pour permettre l'émergence d'une nouvelle génération de corail, sur le fond marin. Le tout a été bien opportunément affranchi avec un timbre d'une "exotique" coquille Saint Jacques

Et comme si cela ne suffisait pas, je me suis aperçue que l'envoi de Michèle était double et que derrière ce premier mail-art s'en cachait un second. Merci beaucoup Michèle, tu me gâtes.

15 juillet 2025

Breton ou corse? : racines tortueuses pour arbre longiligne, de Daniella

Comme cela me fait plaisir de trouver des nouvelles de Daniella, dans ma boite aux lettres alors que beaucoup de mes correspondants sont partis en vacances ou bien chargés de famille, avec les petits enfants à occuper. 

Pour cette correspondance c'est le timbre en noir et blanc avec la figure tutélaire de Pasquale Paoli -le "père de la Corse"- qui vient compléter avec bonheur la silhouette à la fois longiligne mais aussi torturée de cet arbre, dessiné et rehaussé à la plume et à l'encre de Chine. 
Merci bien Daniella pour ce beau mail-art. Je te souhaite un bel été.

24 mai 2025

Le joli bleu des fleurs de lin, de la part d'Isabelle

Magnifiques ces fleurs de lin qui se balancent au vent ! Je rentre tout juste de la Presqu'île de Crozon où j'ai passé quelques jours :  j'y ai vu des floraisons toutes bleues de plantations spontanées de lin sur le bord des chemins, tant au Cap de la Chèvre que du côté de la Pointe des Espagnols.

Et c'est précisément ce bleu que j'aime, celui qui a permis le choix de mon pseudo. Les fleurs bleues au naturel sont si rares et si belles!

Merci Isabelle pour ce beau mail-art!

5 mai 2025

Lâcher prise et s'endormir sous les branches fleuries, de la part d'Isabelle

Dans ma boite aux lettres du jour, j'ai trouvé cette jolie enveloppe, d'un certain romantisme. C'est Isabelle qui donne des nouvelles depuis Evreux où elle est implantée depuis plusieurs années maintenant...

J'aurai voulu qu'elle puisse m'annoncer de bonnes nouvelles sur le plan professionnel qu'elle espère tant depuis plusieurs années maintenant, hélas ce n'est pas encore pour cette fois, j'en suis navrée pour elle.

Merci Isabelle pour cette jolie composition mêlant collage, dessin, et aquarelle, d'autant que le timbre que tu as choisi ajoute un point focal fort intéressant. Bonne continuation et bon courage à toi... encore quelques semaines de patience et ce sera l'été, tu pourras enfin souffler. 

17 avril 2025

Oeuf de Pâques bien fleuri, de Marie

Quelle belle harmonie de couleurs entre le plumage de ces deux guépiers sur le timbre et le florissement printanier de l'oeuf de Pâques que m'adresse Marie aujourd'hui! 

Merci Marie d'avoir une pensée pour moi pendant tes vacances, c'est toujours un plaisir d'avoir de tes nouvelles. Belle fête de Pâques à toi!

6 février 2025

Voeux 2025 d'Isabelle arrivés en piteux état : merci La Poste!

Quand dans la boite aux lettres on aperçoit une pochette jaune de La Poste où l'on devine par transparence qu'elle contient un courrier à la forme bizarre ou en plusieurs morceaux, on s'attend au pire! 

Mais là, chapeau La Poste! L'enveloppe d'Isabelle contenant ses bons voeux m'est arrivée souillée, déchiquetée, comme passée de travers dans des rouleaux, et, en prime, la preuve qu'elle a été bien mouillée.

Mais le pire est à l'intérieur : les trois pages couvertes de la belle écriture d'Isabelle sont pour la plus grande partie illisibles, déjà parce que j'ai du les décoller, et qu'ensuite une bonne partie de l 'encre a été dissoute.
Le dessin du rouge-gorge retenu au creux des trois feuillets pliés n'a pas été trop mouillé mais il est bien entendu aussi froissé et tordu que le reste de la lettre!

Je te remercie beaucoup Isabelle pour tes bons voeux, et je suis désolée du sort qui a été réservé à ta missive. 

L'enveloppe décorée telle qu'elle a été confiée à la Poste

PS : Merci Isabelle, qui vient de m'adresser une copie de son enveloppe originale, magnifique, en réponse à mon sujet sur l'année de la mer. Quel dommage! elle était superbe!

*** LA POSTE S'EFFONDRE ***

D'après les échos que j'ai de plusieurs mail-artistes vivant en différents lieux de France, outre les délais exagérément longs (plusieurs mois) pour leur distribution, nombre de courriers finissent par arriver, dans un état déplorable, souillés, les timbres arrachés, l'enveloppe déchirée, le contenu vidé! 
Un comble : le timbre n'a jamais été aussi cher (200 % d'augmentation en 20 ans) et le service jamais aussi déplorable! 
Mais nous n'en sommes peut-être pas encore arrivés au pire. Je vous renvoie pour cela à l'excellent article d'Eric Babaud à ce sujet. C'est édifiant!

17 janvier 2025

Que l'année 2025 te soit douce, Fabienne

En 2025, la France, deuxième plus grand territoire maritime au monde, célèbre l'Année de la Mer, une initiative nationale visant à éveiller les consciences face à l'urgence de protéger l'Océan. 

C'est le thème que j'ai choisi de développer pour illustrer mes cartes de voeux. 

Un groupe d'orques a été observé dans une attaque synchronisée contre le plus grand animal du monde, et ce n'était pas pour se nourrir.

Sur des images filmées par drone à Monterey en Californie, on a pu voir un groupe d'orques mener une attaque coordonnée sur une baleine bleue.

Les orques (Orcinus orca) sont connues pour chasser d'autres animaux marins comme les dauphins et les phoques. Mais même ces prédateurs sans peur ne s'attaquent pas au plus grand animal connu sur Terre : une baleine bleue adulte. Un individu adulte de l'espèce Balaenoptera musculus peut mesurer plus de 30 mètres de long et peser près de 200 tonnes. Apeurée, la baleine bleue s'est retournée, formant ce qui ressemble à un mur d'eau pour la protéger des orques, avant de s'éloigner à une vitesse que les prédateurs ne pouvaient pas atteindre, selon la biologiste marine Nancy Black, qui a filmé ces images depuis son bateau d'observation.

Pour quelle raison ces orques ont-elles mené cette attaque synchronisée ? « Ils l'ont probablement fait pour le plaisir, » explique Black. « Ils jouent avec les baleines comme les chats jouent avec leurs proies. Ils sont joueurs et sociables. »

Nancy Black dirige le centre d'observation des baleines Monterey Bay Whale Watch. En 25 ans d'observation et d'étude du comportement des créatures marines, elle est devenue familière de la manière dont les orques et les autres cétacés interagissent dans la région. Ses équipes ont suivi plus de 15 orques le jour où cette scène a été filmée par drone.

Bien que beaucoup plus imposante que ses adversaires, la baleine bleue semble effrayée par cette attaque soudaine.

« Les baleines bleues sont peureuses, » explique Black. Peut-être le sont-elles à raison : si les orques ne parviennent presque jamais à défaire une baleine bleue ou une baleine grise, il leur arrive de pourchasser une mère baleine pour la séparer de ses petits, les baleineaux étant une proie plus facile.

Les baleines grises commencent leur migration des eaux de vêlage du Mexique jusqu'aux eaux nourricières de l'Alaska entre avril et mai. Quand elles passent par la baie de Monterey avec leurs petits, il est commun de voir le nombre d'orques augmenter dans la région. Nancy Black estime que près de 33 orques étaient dans la baie en avril dernier pour chasser les baleineaux.

Dans la même région en 2012, un groupe de baleines à bosse a été observé empêchant des orques de se repaître des baleineaux gris qu'ils venaient de tuer. Des incidents similaires observés dans différentes régions du monde ont conduit les scientifiques à croire que les baleines pouvaient agir de manière altruiste, protégeant les autres animaux de prédateurs potentiels.

Lorsqu'ils se mettent en chasse de larges proies telles que les baleines, les orques encerclent l'animal, lui laissant peu d'échappatoire. Les orques communiquent de diverses manières sous l'eau, notamment par le biais d'ultra-sons. Capables de percevoir des sons à des dizaines de kilomètres, les orques signalent à leurs congénères la localisation de leurs proies par des appels, des sifflements ou encore des clics continus.

Pour autant les orques sont silencieuses pendant la chasse, ce qui rend leur coordination mystérieuse. Là les orques émergent furtivement de l'eau au même moment dans une synchronisation parfaite. « Les orques sont extrêmement synchronisées. C'est incroyable, » dit Black. « Nous ne savons pas comment ils peuvent l'être à ce point. »

D'après Black, cette attaque sur une baleine bleue pourrait être un tour d'essai, mais il est plus probable que les orques cherchaient à bousculer ce gentil géant des mers. « Ils peuvent se conduire comme des enfants. Ils recherchent juste une réaction. »

Source : National Géographique

Chantal et Paul : que l'année 2025 vous soit douce

En 2025, la France, deuxième plus grand territoire maritime au monde, célèbre l'Année de la Mer, une initiative nationale visant à éveiller les consciences face à l'urgence de protéger l'Océan. 

C'est le thème que j'ai choisi de développer pour illustrer mes cartes de voeux. 

Les tortues marines face à de multiples menaces


Les tortues marines sont soumises à de nombreuses pressions d'origine anthropique (c'est-à-dire causées directement ou indirectement par l'Homme) mais aussi naturelle. En effet, braconnées pour leur chair, leur carapace ou leurs œufs, elles sont également victimes de dégâts collatéraux aux activités humaines, dont les pollutions (physiques et chimiques), les prises accidentelles par la pêche, les collisions liées au trafic maritime, la désorientation due aux éclairages urbains, la dégradation des habitats, la prédation par les chiens ou des espèces exotiques envahissantes comme la mangouste, etc. Les menaces sont présentes à tous les stades du cycle de vie de ces espèces. Les changements globaux (augmentation des températures moyennes, modification des courants, acidification des océans) accentuent ces pressions et exposent davantage les tortues aux autres menaces. Cette accumulation est appelé "l'effet cocktail".
Toutes ces pressions ont participé au déclin des populations de tortues marines. Basées sur une stratégie évolutive dite "R", c'est-à-dire la production d'un grand nombre de jeunes, le plus tôt possible, avec ordinairement une mortalité très élevée, ces espèces ont un ration mortalité / naissance très élevé. Constatant le déclin des populations mettant en danger ces espèces, les autorités compétentes (communauté internationale, ministère en charge de l'environnement, institutions publics, chercheurs, experts, gestionnaires, etc) internationales et nationales ont mis en œuvre des mesures de protection et des actions de conservation.

Au début des années 1990, la surpêche des individus avait pratiquement fait disparaître les tortues marines des Antilles françaises. Deux arrêtés protégeant intégralement ces espèces sont pris successivement (1991 en Guadeloupe et 1993 en Martinique), avant que n'entre en vigueur l'arrêté ministériel de protection intégrale à l'échelle nationale en 2005. Le suivi scientifique des populations en reproduction et en alimentation doivent permettre d'évaluer les tendances démographiques et mesurer l'efficacité des mesures mise en place sur le long terme.

De nombreuses menaces pèsent cependant encore sur les tortues marines et engendrent une mortalité importante :

Les captures accidentelles dans les engins de pêche
Nombreuses sont les tortues marines capturées accidentellement chaque année par des engins de pêche en Guadeloupe et en Martinique ​

Les filets de pêche, notamment les trémails et folles à lambis, sont les engins qui font peser le risque de capture accidentelle de tortues le plus important. Les casiers peuvent aussi piéger les tortues soit directement dans la nasse soit dans leur cordage (surtout pour les tortues Luth).

Les tortues capturées ne peuvent pas remonter en surface pour respirer : elles meurent noyées si elles ne sont pas libérées rapidement.

La dégradation des plages (habitat de ponte)
​Les tortues marines ont besoin de plages naturelles et en bon état pour se reproduire. L'urbanisation croissante des plages antillaises menace les tortues marines soit par destruction des sites de ponte (construction de bâtiments, parking, ... ) soit à cause de la pollution lumineuse qui provoque la désorientation des femelles en ponte et des nouveaux nés, et favorise les risques d'épuisement, d'écrasement par les véhicules, de prédation, ...

La destruction de la végétation littorale rend la plage moins attractive pour les tortues marines et augmente les risques liés à la pollution lumineuse (absence d'écran de végétation isolant la plage de la lumière artificielle) et à l'érosion de la plage. Les travaux et opérations d'enlèvement mécanisées des sargasses peuvent aussi détruire les nids s'ils ne sont pas réalisés correctement.

La dégradation des sites d'alimentation
​Les herbiers et récifs coralliens qui fournissent l'alimentation des tortues sont menacés par la pollution, la destruction mécanique par les ancres de bateaux et le réchauffement climatique. Sans herbiers ou récifs coralliens, il n'y a pas de tortues marines.

Les collisions avec les embarcations
La vitesse excessive des bateaux et jet-skis dans la zone côtière provoque chaque année des cas de mortalité de tortues marines par collision. Elles ne peuvent éviter les embarcations lors de leur remontée en surface pour respirer si celles-ci vont trop vite. Pour rappel, la vitesse est limitée à 5 nœuds dans la bande des 300 mètres longeant la côte.

La pollution et l'ingestion de plastique, de fil de nylon, etc.
La mer reçoit tous les déchets, qu'ils soient jetés à terre ou en mer. Cette pollution a des impacts sur les tortues marines, la plus visible étant l'ingestion de sacs plastiques ou de fil de nylon qui provoquent des occlusions intestinales, menant l'animal à une mort lente par dénutrition.

Le braconnage
La capture intentionnelle de tortues marines ou le prélèvement de leurs œufs sont illégaux.Ce phénomène est en baisse mais toujours présent, il se pratique encore sur les œufs et les adultes sur les plages et en mer.

D'autres facteurs comme le réchauffement climatique, l'acidification des océans, les pollutions atmosphériques etc. affectent les tortues marines mais il est encore difficile d'identifier leur impact précis.
Source : https://www.tortues-marines-antilles.org/menaces-reglementations

Que l'année 2025 te soit douce, Michèle

En 2025, la France, deuxième plus grand territoire maritime au monde, célèbre l'Année de la Mer, une initiative nationale visant à éveiller les consciences face à l'urgence de protéger l'Océan. 

C'est le thème que j'ai choisi de développer pour illustrer mes cartes de voeux. 

Baleines : communication et sommeil : des adaptations étonnantes

Sous l’eau, un monde sonore

La perception et la communication sonore sont particulièrement développées chez les cétacés.

Selon le moment, selon leur espèce, et même selon le groupe auquel ils appartiennent, les cétacés émettent pour communiquer des sons d'une étonnante diversité, allant des vocalises (son avec une ou plusieurs fréquences) aux clics (sons brefs) : glapissements, grognements, grondements, grincements, gémissements, cris, sifflements, clins buzz.

Les sons émis par les baleines sont aussi très intenses. Il est possible d'entendre des baleines bleues à plus de 50 km. Quant aux chants des baleines à bosse, ils sont tellement forts qu'ils peuvent faire vibrer la coque d'un bateau à proximité.

Le rôle de ces émissions sonores peut avoir plusieurs fonctions : elles permettent la cohésion du groupe et la socialisation des individus (relation mère-petit, recherche de partenaire, défense d'un territoire ou affirmation d'une hiérarchie...) et seraient aussi utilisées pour rechercher de la nourriture, identifier des proies, des dangers, ou s'orienter.

L’audition est une fonction vitale pour les Cétacés qui ne peuvent vivre sourds. Les odontocètes (cétacés à dents) et certaines baleines peuvent faire appel à l'écholocalisation, sorte de sonar naturel.

Un sommeil en pointillé

Comment les baleines font-elles pour dormir sous l’eau ? Leur secret est de ne dormir qu’à moitié !

La respiration des cétacés n'est pas un acte réflexe, mais un acte commandé qui nécessite une organisation très particulière du sommeil. En effet, lorsqu'un cétacé dort, les deux hémisphères de son cerveau se relaient : l'un sommeille pendant que l'autre est en éveil et peut commander la remontée en surface pour respirer.

Source : un extrait de l'article paru sur le Musée National d'Histoire Naturelle / https://www.mnhn.fr/fr/les-baleines-ces-incroyables-cetaces

En 2025, que la paix revienne dans ton pays, Lubomyr

 En 2025, la France, deuxième plus grand territoire maritime au monde, célèbre l'Année de la Mer, une initiative nationale visant à éveiller les consciences face à l'urgence de protéger l'Océan. 

C'est le thème que j'ai choisi de développer pour illustrer mes cartes de voeux. 

Les baleines bleues de retour en Antarctique

Le rorqual bleu fréquente à nouveau les eaux entourant l’île sub-antarctique de Géorgie du Sud, près de cent ans après avoir frôlé l’extinction à cause de la chasse industrielle !

Entre 1926 et 2018, la population de baleines bleues (Balaenoptera musculus) est passée de 125 000 spécimen à 3 000.

C’est tout simplement la plus grosse bête du monde animal. Également appelé rorqual bleu, ce mammifère marin affiche des mensurations hors norme. Il peut mesurer plus de 30 mètres de long et peser jusqu’à 170 tonnes. La taille de son cœur serait à peu près équivalente à celle d’une voiture. Pour satisfaire ses besoins, durant l’été, pendant la principale saison d'alimentation, la baleine bleue ne consommerait pas moins de 3600 kg de krill par jour ! Mais ce glouton est aujourd’hui en danger. La population de baleines bleues en Antarctique a été considérablement réduite par la chasse commerciale qui a commencé en Géorgie du Sud (Atlantique Sud) en 1904.

Pendant près d’un siècle, les hommes ont méthodiquement massacré le géant des mers pour son huile qui servait à éclairer les villes, lubrifier les machines, fabriquer la margarine, le maquillage ou le savon. Malgré la protection juridique de la Commission baleinière internationale dans les années 60, la chasse illégale s'est poursuivie jusqu'en 1972. D'environ 125 000 individus en 1926, les effectifs ont été réduits à environ 3 000 individus en 2018.

Elles sont désormais classées en « danger critique d'extinction » sur la Liste rouge de l'UICN*. Pourtant, elles sont à la tête de la chaîne alimentaire et sans elles, les écosystèmes marins seraient complètement bouleversés…

Un moratoire sur la chasse

Le WWF a lutté dès sa création en 1961 pour l'instauration d'un moratoire et d'un encadrement sévère autour des baleines. Combat remporté car en 1986 un moratoire suspendant toute chasse commerciale est adopté ! Malgré cette mesure, trois pays continuent à chasser les baleines à des fins commerciales (la Norvège, le Japon et l’Islande). Nous continuons donc de faire pression pour que le moratoire soit appliqué plus fermement.

En parallèle, parce qu’on ne protège bien que ce que l’on connaît bien, le WWF mène des actions d’observation et de suivi scientifique sur le terrain. Lancé en 2016, le projet WHERE, notamment, explore la distribution spatiale et l’habitat des baleines à bosse sur l’ensemble de l’espace maritime de la Nouvelle-Calédonie. Nous effectuons également des prélèvements (biopsies) qui nous permettent de récolter des informations infiniment précieuses. Au-delà du niveau de contamination des espèces par les polluants de type PCB ou les produits organochlorés qui demeurent persistants dans l’organisme, nous réussissons désormais à déterminer le sexe des individus et à reconnaître chacun d’entre eux avec certitude d’une année à l’autre.

Quand les baleines réapparaissent

Récemment pas moins de 55 baleines bleues (Balaenoptera musculus) ont été repérées dans les eaux entourant la Géorgie du Sud.

Il y a quelques mois, nous nous réjouissions de la formidable rémission des baleines à bosse. Leur population, que la chasse commerciale avait décimée, semble en effet se reconstituer, peu à peu. Elle aurait même retrouvé 93% de ses effectifs. Après ce rétablissement plus que prometteur, c’est au tour d'un autre cétacé de faire son grand retour : la baleine bleue. Une récente étude publiée dans la revue Endangered Species Research mentionne ainsi des effectifs inattendus de l’espèce au sud de l’océan Atlantique dans les eaux entourant la Géorgie du Sud. En quelques jours, une équipe de biologistes a ainsi identifié pas moins de 55 baleines bleues dans la zone. Du jamais vu depuis la fin de la chasse commerciale !

Pour les chercheurs, cette abondance inhabituelle est de bonne augure, laissant même présager un retour progressif de l’espèce en Géorgie du Sud. A priori, le rorqual bleu a profité de l’interdiction de sa capture en 1966 pour revenir dans la zone. On ignore encore pourquoi il a fallu plusieurs décennies au cétacé pour revenir dans ces eaux, pourtant riches en krill, sa proie de prédilection. Au sein d'une population, les baleines se transmettent diverses pratiques, comme les techniques de vocalise ou de chasse mais aussi des informations clés, telles que les lieux où se trouvent les meilleures zones d'alimentation. Il est ainsi possible qu'il y ait eu tant de baleines tuées en Géorgie du Sud que cela ait provoqué une perte de mémoire culturelle dans la population. Autrement dit, qu'elles aient oublié que la région était une zone d'alimentation et qu'elles viennent seulement de la redécouvrir.
 
*UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) est une union de Membres composée de gouvernements et d’organisations de la société civile. Ensemble, nous travaillons à faire progresser le développement durable et à créer un monde juste qui valorise et conserve la nature.

Source : Article du 08 avril 2021 publié sur le site https://www.wwf.fr/vous-informer/effet-panda/les-baleines-bleues-de-retour-en-antarctique

Que l'année 2025 te soit douce, Marianne

En 2025, la France, deuxième plus grand territoire maritime au monde, célèbre l'Année de la Mer, une initiative nationale visant à éveiller les consciences face à l'urgence de protéger l'Océan. 

C'est le thème que j'ai choisi de développer pour illustrer mes cartes de voeux. 

Importance des tortues marines pour les écosystèmes marins 

Les tortues marines sont essentielles à la biodiversité de l’océan et contribuent grandement à la santé des écosystèmes. Parmi leurs nombreux bienfaits, les tortues marines aident l’écosystème des récifs coralliens à rester productif et sain et elles jouent également un rôle important dans le maintien de l’équilibre du réseau trophique.

Nous assistons maintenant à des changements importants dans nos océans en raison d’une réduction importante et continue du nombre de tortues marines dans le monde.

Tortues marines : survivre à de profonds changements

Les océans sont en train de monter et de se réchauffer. Comment les tortues marines vont-elles réagir à l’évolution de leur environnement ? Découvrez les actions menées par le WWF pour protéger ces animaux et la façon dont vous pouvez les aider.

Épier les tortues depuis l’espace

Les tortues de mer semblent souvent nager à contre-courant. Déjà menacées par la chasse, le braconnage, la perte de leur habitat et la pollution, ces marins des temps anciens se trouvent désormais confrontés aux grands bouleversements induits par le réchauffement de leur monde aquatique.

Les chercheurs du WWF suivent aujourd’hui les tortues par satellite pour essayer de déterminer les retombées de l’élévation du niveau des mers sur leurs migrations séculaires. Et les résultats sont édifiants. L’été, dans le golfe Persique, les tortues quittent les zones où elles se nourrissent lorsque les eaux atteignent ou dépassent les 35°C. Elles mettent alors le cap sur des contrées plus tempérées, pour ne retourner à leur point de départ qu’après la baisse des températures.

Ces études suggèrent que les tortues marines vivant dans les autres régions du globe risquent elles aussi de devoir changer d’habitude. S’il est impossible de savoir comment elles s’adapteront, le suivi satellite donne néanmoins la possibilité aux biologistes du WWF de mettre en évidence les zones appelant une protection au présent et à l’avenir. Autant d’informations vitales qui permettront d’assurer la survie de ces espèces remarquables.

Sable brûlant : ce que le réchauffement des plages veut dire pour les jeunes tortues

Les tortues juvéniles s’exposent à de multiples prédateurs lors du premier voyage qu’elles effectuent en rampant entre leur nid et la mer. Or le changement climatique pourrait tout simplement condamner un nombre croissant de juvéniles à ne pas entamer ce parcours. Ou bien chambouler l’équilibre naturel en favorisant la naissance d’une proportion excessive de femelles.

L’accroissement prévu des températures risque de faire évoluer sensiblement le rapport des sexes des juvéniles en faveur des femelles. Le problème, c’est qu’une pénurie de mâles est susceptible d’affaiblir la capacité des populations à s’accommoder du changement climatique. En cas de hausse extrême des températures, les répercussions pourraient être beaucoup plus graves et occasionner une forte mortalité dans les nids à certains endroits. Source de réduction de l’effectif des populations, l’aggravation de la perte d’œufs contribuerait en définitive à accroître la vulnérabilité de ces espèces jusqu’à les conduire au bord de l’extinction.

Certes, notre climat change à vive allure et les tortues marines, elles, se reproduisent très lentement. Mais si nous agissons assez vite, nous pouvons les aider à s’adapter à leur nouvel environnement. Qu’il s’agisse d’identifier de nouveaux lieux à protéger ou de projeter une ombre naturelle sur les plages de ponte actuelles pour abaisser la température du sable, nombreux sont les moyens à notre disposition pour améliorer les chances de survie des tortues.

Faire éclore un plan pour sauver leurs nids

Sur les plages du monde entier, les biologistes du WWF consacrent jour et nuit au suivi de la température du sable et des nids. Leurs données permettent de dégager les évolutions à l’œuvre et d’aider les experts à élaborer la solution la plus efficace.

Si nos recherches montrent qu’un lieu de ponte primordial est avant tout menacé par la montée du niveau de la mer, nous nous efforçons d’engager une collaboration avec les acteurs locaux de l’urbanisme pour donner une chance à la plage et aux tortues. En maintenant certains sites majeurs à l’écart du développement, la plage peut se déplacer librement vers l’intérieur des terres au fur et à mesure que l’océan progresse. De cette manière, les tortues conservent la possibilité de chercher un coin de sable sec pour déposer leurs œufs.

Les recherches locales procurent parfois des bénéfices à l’échelle planétaire. Au Mexique, nous travaillons ainsi avec des partenaires pour étudier l'impact du changement climatique sur certains des sites de ponte de tortue imbriquée les plus importants au monde. Les grands enseignements qui en ont été tirés commencent déjà à faire sentir leurs effets en des lieux aussi éloignés que Madagascar. Un exemple parmi d’autres qui illustre la stratégie du WWF : s’appuyer sur la science pour forger des solutions spécifiques aidant les tortues marines à survivre et à prospérer.

Les tortues se trouvent depuis longtemps au cœur des efforts de recherche et de protection déployés sur le terrain par le WWF. 

Source :  article du WWF 

Que l'année 2025 te soit douce, Thérèse

En 2025, la France, deuxième plus grand territoire maritime au monde, célèbre l'Année de la Mer, une initiative nationale visant à éveiller les consciences face à l'urgence de protéger l'Océan. 

C'est le thème que j'ai choisi de développer pour illustrer mes cartes de voeux. 

La relation mère-baleineau 

Les baleines ont besoin de leur mère. Les mamans cétacés ne donnent pas leur place et élèvent leurs petits pendant plusieurs mois, voire années. Placer son baleineau en priorité demande une grande quantité de temps et d’énergie de la mère. Toutefois, ces efforts maternels permettent d’assurer la survie du baleineau et éventuellement de poursuivre la lignée maternelle.

Trainer son baleineau

Chez les cétacés, les soins maternels sont de longue durée. Les veaux et les juvéniles restent longtemps près de leur mère, même s’ils sont capables de s’alimenter eux-mêmes. Chez les bélugas, le petit reste près de sa mère pendant trois ans, parfois plus. La mère et le veau développent pendant ce temps un lien fort, ce qui est essentiel à la survie du petit.

Le soin maternel le plus connu chez les baleines est le gardiennage dans lequel la femelle place le veau près de son flanc pendant la nage. Dans cette position, qu’on appelle en «échelon», le veau profite du sillage de sa mère, de la même façon qu’un cycliste en tête de peloton facilite la progression de ceux derrière. Cet avantage hydrodynamique pour le baleineau vient en contrepartie avec une force de trainée supplémentaire pour la mère. Elle doit donc fournir plus d’effort pour se déplacer.

Garder les petits des autres 

Si les mères prennent soin de leur progéniture, il arrive aussi que certaines femelles du groupe prennent le relai. Ces gardiennes peuvent être une sœur, une tante, une cousine ou encore une femelle qui ne fait pas partie de la famille. Si aller garder le bébé d’une amie est chose courante pour les humains, c’est encore mystérieux chez les cétacés.

Plusieurs hypothèses peuvent expliquer que certaines baleines, dont les cachalots, les bélugas et les globicéphales, s’adonnent à ce type de soins allomaternels (provenant d’une femelle autre que la mère). 
Se pourrait-il que ce soit une question de réciprocité? La mère du petit gardé sera plus encline à donner un coup de main et à prendre soin de la progéniture de sa congénère lorsque le moment viendra. Ce gardiennage est peut-être aussi simplement la façon dont les jeunes femelles se pratiquent à être mère.

Source : Extrait d'un article sur le site Baleine en direct 
(https://baleinesendirect.org/decouvrir/la-vie-des-baleines/comportement/la-relation-mere-baleineau/)

Tony et Stéphanie : que l'année 2025 vous soit douce

En 2025, la France, deuxième plus grand territoire maritime au monde, célèbre l'Année de la Mer, une initiative nationale visant à éveiller les consciences face à l'urgence de protéger l'Océan. 

C'est le thème que j'ai choisi de développer pour illustrer mes cartes de voeux. 

Baleines à dents et à fanons

L'ordre des cétacés, qui comprend les baleines, les dauphins et les marsouins, est divisé en deux groupes principaux : les baleines à dents (Odontocetes) et les baleines à fanons (Mysticetes). Les baleines à dents comprennent les dauphins, les marsouins, ainsi que les grands cachalots et les orques. Les baleines à fanons comprennent toutes les plus grandes baleines ; en fait, le plus grand animal vivant sur terre, la baleine bleue, fait partie de ce groupe.

Les dents des baleines à dents ne sont pas toutes visibles à l’âge adulte. Certaines, comme certaines baleines à bec, sont « édentées », même si elles sont présentes sous les gencives. Les narvals sont également édentés, à l’exception de la grande défense des mâles. Cependant, de nombreux odontocètes ont plus de 300 dents coniques ou cunéiformes. Ces baleines s’attaquent à de grandes proies, notamment des poissons, de grands invertébrés et des mammifères marins. Elles se distinguent également des baleines à fanons par le fait qu’elles sont capables d’écholocation, une méthode de détection des objets environnants à l’aide d’impulsions sonores à haute fréquence.

Les baleines à fanons comprennent les baleines franches, les rorquals, les baleines à bosse et les baleines grises. Les fanons, appelés os de baleine, sont en fait constitués de kératine, une substance présente dans les cheveux et les ongles. Les fanons poussent à partir de la mâchoire supérieure de la grande bouche de ces baleines, dans des plaques à franges qui agissent comme un tamis pour filtrer les petits poissons en banc ou le zooplancton. Certains mysticètes se nourrissent en effleurant les bancs de poissons, d'autres avalent d'énormes quantités d'eau dans leur gorge distendue puis filtrent la nourriture à travers les fanons. Étonnant quand on pense que les plus grands animaux se nourrissent de la plus petite des proies !
Source : https://www.nps.gov/redw/learn/nature/toothed-vs-baleen-whales.htm

Alimentation des baleines : des adaptations étonnantes

Des géants qui se nourrissent de proies minuscules

Krill, copépodes, anchois, hareng, sardine, maquereau, calmars, seiches… le menu des baleines n’est composé que de toutes petites proies.

Les techniques pour se nourrir varient selon les espèces. Les "écrémeuses", comme les baleines franches, filtrent l'eau de petits animaux marins grâce à leurs fanons. Les "engouffreuses", comme les rorquals et les baleines à bosse, prélèvent avec leur gueule ouverte un énorme volume d'eau chargée de proies.

Une ingénieuse technique de chasse : 

Pour piéger et concentrer ses proies, la population de baleines à bosse d'Alaska privilégie la stratégie collective. D'abord, elles se placent à une quinzaine de mètres sous le banc de poissons, puis elles remontent à la surface selon un mouvement de spirale qui se resserre et produisent un filet de bulles qui encercle leurs proies. Une fois à proximité du banc, elles n'ont plus qu'à ouvrir leur gueule et à « engouffrer ».

Source : le Musée national d'Histoire Naturel (https://www.mnhn.fr/fr/les-baleines-ces-incroyables-cetaces)

Que l'année 2025 te soit douce, Sylvie

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Les ancêtres des baleines ou l'évolution

Les premières baleines sont apparues il y a 50 millions d’années, soit bien après l’extinction des dinosaures, mais bien avant l’apparition des humains. Elles auraient pour ancêtre l’indohyus, un ancien artiodactyle, c’est-à-dire un mammifère terrestre quadrupède, ongulé, à doigts pairs, bien adapté pour la course. Les cétacés ont donc un ancêtre commun avec la vache, le cochon, le chameau, la girafe et l’hippopotame, des artiodactyles actuels.

Des mammifères spécialisés pour la vie aquatique

Les baleines que nous connaissons aujourd’hui sont extraordinairement adaptées à la vie aquatique. Des millions d’années en mer ont favorisé des transformations favorables à la vie dans ce nouvel environnement. Les narines, devenues des évents, sont désormais situées sur le dessus de la tête. Les membres postérieurs ont disparu et les membres antérieurs se sont modifiés en nageoires. Le corps a perdu sa fourrure et presque tous ses poils. Il est fuselé. Une queue horizontale, propulseur puissant, s’est attachée à la colonne vertébrale. Ces adaptations cachent bien la parenté qui existe entre les baleines et leurs plus proches parents actuels.

Mais, comme nous, les baleines sont bien des mammifères. Elles possèdent des poumons et respirent de l’air. Elles ont le sang chaud, c’est-à-dire qu’elles maintiennent leur température interne constante, soit à 37°C. Leur petit se développe dans l’utérus de la mère, est nourri par le placenta pendant la grossesse et est allaité après la naissance.

Comment étudier l’évolution? Qu’est-ce que l’évolution?

Il y a 50 millions d'années, des baleines terrestres

L’ancêtre des baleines actuelles, le premier cétacé, serait Pakicetus, un quadrupède de 1 à 2 mètres de long. Les squelettes, découverts au Pakistan, indiquent que l’animal possédait des chevilles typiques d’artiodactyle et un crâne typique de cétacé. Contrairement aux baleines d’aujourd’hui, cette espèce n’était pas aquatique et ses chevilles témoignent de ses talents de coureur. Elle est tout de même considérée comme un cétacé, notamment en raison de la morphologie de son oreille interne. La forme de ses dents laisse croire que Pakicetus était carnivore, comme les baleines actuelles.

Il y a 47 millions d'années, le retour à l'eau
Connaissez-vous le chevrotain aquatique? Cet herbivore d’environ 80 cm vit en Afrique. Sa particularité: il se réfugie dans l’eau pour échapper à ses prédateurs et peut y rester de 4 à 5 minutes! Le chevrotain aquatique se trouve être l’animal encore vivant le plus proche d’Indohyus, un lointain ancêtre des baleines.

Progressivement, les descendants des premiers cétacés terrestres se seraient de plus en plus tournés vers le milieu aquatique, dans certains cas pour s’y réfugier en cas de danger – tout comme le chevrotain aquatique de nos jours – ou alors pour y manger. Comme les artiodactyles actuels sont tous herbivores, des biologistes croient que les cétacés seraient apparus parce que certains herbivores de ce groupe auraient changé de diète pour devenir carnivores. Toutefois, cette thèse ne fait pas l’unanimité : certains scientifiques parlent plutôt d’un ancêtre omnivore.

Ambulocetus, une baleine quadrupède dont les pattes étaient probablement palmées, pouvait vraisemblablement marcher et nager et l’analyse de ses os révèle qu’elle pouvait vivre en eau douce et en eau salée. Son oreille interne était adaptée à la vie en milieu aquatique.

Il y a 42 millions d'années, voyage vers l'Amérique
À partir de la région indo-pakistanaise, les baleines ancestrales se sont ensuite déplacées pour éventuellement atteindre la répartition actuelle des baleines. Quel trajet ont-ils emprunté et à quel moment? Les archives fossiles peuvent permettre de répondre à cette question, mais elles sont pour le moment trop fragmentaires pour tracer une carte précise.

La découverte d’un fossile de baleine à quatre pattes au Pérou en 2011 a levé le voile sur une partie du voyage des cétacés. Cette baleine ancestrale appuie l’hypothèse d’une migration vers l’ouest avant une migration vers le nord, et ce, moins de 10 millions d’années après l’apparition des premières baleines dans la région indo-pakistanaise.

Il y a 34 millions d’années, les baleines modernes
Les espèces actuelles de baleines sont divisées en deux grands groupes : les odontocètes, ou baleines à dents, et les mysticètes, ou baleines à fanons. Leur ancêtre commun, qui aurait vécu il y a environ 34 millions d’années, ne possédait probablement pas de fanons et ne pouvait pas faire d’écholocalisation. En seulement 5 millions d’années, les espèces de baleines se sont diversifiées, probablement à cause des changements écologiques rapides des océans.

Il y a 15 millions d’années, une autre diversification rapide des espèces de cétacés s’est produite, alors que le refroidissement des océans modifiait les courants. À la même époque, le nombre d’espèces de mollusques et de crustacés, des proies de certaines baleines, augmentait aussi.

Il y a 4,5 millions d'années, les baleines deviennent des géantes
Les premiers mysticètes mesuraient de 5 à 9 mètres de longueur (environ la longueur actuelle d’un petit rorqual). Ce n’est qu’il y a 4,5 millions d’années qu’ils auraient atteint les dimensions qu’on leur connait aujourd’hui. La croissance soudaine des mysticètes coïncide avec le refroidissement du climat et la formation dans l’hémisphère nord de grandes calottes de glace. Au printemps et en été, les nutriments piégés dans les glaces sont libérés dans les eaux libres et s’amoncèlent près des côtes. Emporté par les courants, le plancton s’accumule dans ces zones et croît de façon significative au contact des eaux riches en matière nutritive. Jusque-là dispersé dans l’océan, le plancton commence à former des concentrations saisonnières, parfois séparées par des milliers de kilomètres.

Face à cette nouvelle dynamique, la taille devient un caractère soumis à une forte pression de sélection. Ainsi, les individus aux dimensions les plus généreuses, ayant plus de réserves, sont capables de voyager sur de plus longues distances et profitent de ces garde-mangers fraichement formés. Les plus petits, quant à eux, disparaissent progressivement et font place à l’ère des géants. Être plus grand que les autres comporte de nombreux avantages. Les géants sont plus enclins à se trouver au sommet de la chaine trophique et sont donc beaucoup moins sensibles à la prédation. En contrepartie, ils sont bien plus à risque d’extinction en temps de crise ou de changements environnementaux.

Et maintenant?
L’évolution des baleines se poursuit encore aujourd’hui. Les écosystèmes sont régulièrement modifiés et les interactions entre les espèces sont dynamiques. Il y a donc toujours nécessité de s’adapter aux conditions changeantes. Les baleines actuelles sont soumises à plusieurs pressions évolutives telles que les changements climatiques, la diminution de l’abondance des proies et la pollution des océans. Leur grande taille les rend particulièrement vulnérable au manque de nourriture.

Les baleines ont beaucoup gagné à perdre des gènes!

Plus grandes, plus grosses, meilleures plongeuses… les baleines passent souvent pour plus que les humains, mais c’est parfois la perte de gènes qui est à l’origine de leurs adaptations. Des gènes liés à l’alimentation, comme ceux responsables de la production de salive ou encore ceux qui codent pour la réabsorption du sodium par les reins, ont disparu parce qu’ils sont devenus inutiles aux baleines qui, sauf exceptions, vivent dans l’eau salée. Leur vie marine rend la lubrification de la nourriture inutile et les carences en sodium, pratiquement impossibles.

Le repos des baleines est pour sa part influencé par la perte du gène responsable de la production de mélatonine, cette fameuse hormone qui régule le cycle du sommeil. Cette adaptation serait liée au fait que les cétacés respirent de manière volontaire, et que sombrer dans un sommeil profond augmenterait les risques de noyade chez ces mammifères marins.

D’autres gènes utiles aux animaux terrestres, mais qui causent des problèmes en plongée à cause des pressions extrêmes que le corps y subit, ont disparu chez les cétacés. Des chercheurs ont notamment remarqué la disparition de gènes qui facilitent la coagulation du sang et de gènes associés à des fibroses et à d’autres problèmes pulmonaires chez certains humains. Un autre gène, qui rendait indirectement les risques de mutation dans l’ADN plus élevés pour les plongeurs réguliers, a lui aussi été effacé du bagage génétique des baleines.

https://baleinesendirect.org/decouvrir/la-vie-des-baleines/morphologie/les-ancetres-des-baleines/

Que l'année 2025 te soit douce, Sabine

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Qu’est-ce qu’un échouage collectif et quelle en est la cause?

Le globicéphale, aussi appelé baleine pilote, est une espèce qui s'échoue fréquemment.

Un animal qui s’échoue vivant peut être malade, épuisé, blessé, apeuré ou désorienté. S’il s’agit d’un jeune, il se peut qu’il manque d’expérience ou bien qu’il ait été sevré récemment. Les cétacés peuvent aussi s’échouer à cause des activités humaines comme suite à un empêtrement dans un engin de pêche, une collision avec un bateau, une blessure par une arme à feu, des bruits trop forts ou suite à un dérangement quelconque.

On parle d’échouage collectif ou d’échouage massif quand il s’agit de deux cétacés ou plus qui s’échouent dans le même secteur géographique et au cours du même cycle de marée. Il existe de nombreuses hypothèses en ce qui concerne les causes de ce phénomène encore mystérieux. Ce phénomène touche principalement les baleines à dents et particulièrement les dauphins (comme le globicéphale noir, qu’on appelle aussi baleine pilote). Ces animaux ont une cohésion sociale très forte, alors il est probable que si l’un d’eux éprouve des difficultés et en vient à s’échouer, le reste du groupe le suivra

Un groupe tentant d’échapper à un prédateur, se rapprochant des côtes pour fuir, pourrait en venir à s’échouer involontairement. Une topographie méconnue comme les fonds plats, sablonneux ou boueux et les pentes douces peuvent rendre la navigation plus difficile. Les animaux se trouvent alors emprisonnés ou désorientés. Par exemple, la forme en crochet de la baie de Wellfleet, à Cape Cod, peut peut-être expliquer pourquoi 60% des échouages collectifs de cette région s’y produisent. Aussi, dans cette baie, le un marnage (écart de hauteur entre la marée haute et la marée basse) est de 4 m les jours de pleine lune. Les animaux pourraient s’y échouer lorsque la marée descend. Les phénomènes météorologiques comme les vagues de tempêtes poussent parfois les animaux plus loin dans les terres qu’à l’habitude, et ces derniers se trouvent alors prisonniers. On croit aussi que les perturbations acoustiques comme l’exploration pétrolière et l’utilisation de sonars militaires affectent les ondes sonores dont les cétacés se servent pour naviguer. Par exemple, l’échouage d’une baleine à bec de Blainville en 2000 coïncide avec d’importants exercices de sonars effectués par la marine américaine. Dans le cas de la baie de Wellfleet, ces échouages ont lieu depuis des années, il est donc peu probable que la cause soit d’origine humaine.

Au Québec, en 1930, 27 globicéphales noirs de l’Atlantique se sont échoués un peu à l’est de Trois-Pistoles, sur la grève Morency. Plus récemment, le 5 août 2015, 16 globicéphales noirs se sont échoués près de Bayfield, au Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse.

Source : article paru sur le site https://baleinesendirect.org/quest-ce-quun-echouage-collectif-et-quelle-en-est-la-cause/

Que l'année 2025 te soit douce, Sam l'Epistolière

En 2025, la France, deuxième plus grand territoire maritime au monde, célèbre l'Année de la Mer, une initiative nationale visant à éveiller les consciences face à l'urgence de protéger l'Océan. 

C'est le thème que j'ai choisi de développer pour illustrer mes cartes de voeux. 

À quoi servent les baleines? 

L’impact du déclin global des cétacés n’est pas vraiment compris, puisque jamais mesuré. Mais la recrudescence de plusieurs populations permet maintenant de mieux comprendre leur place dans l’écosystème. À quoi servent les baleines et pourquoi leur protection transcende-t-elle la simple sympathie humaine?

Au courant du dernier siècle, les baleines du monde entier, tant les baleines à dents que les baleines à fanons, ont subi une exploitation intensive globale par la chasse commerciale. Elles étaient chassées pour produire une variété de produits tels que l’huile pour les lampes, le savon, le parfum, les bougies, les cosmétiques, l’huile de cuisson ou même des éléments de corsets et de parapluies à l’aide des fanons. Les baleines servaient donc à l’humain en lui fournissant une panoplie de services! Dans le Saint-Laurent, les chasseurs venaient d’outre-Atlantique pour pêcher et chasser les baleines. L’océan a subi des niveaux d’exploitation de ses ressources naturelles sans comparables, et le Saint-Laurent était au cœur de la cible de l’Est canadien. Bien qu’heureusement aucune espèce n’ait été amenée à l’extinction, l’impact de la chasse n’était pas soutenable à long terme pour les baleines. En 1982, la Commission baleinière internationale (CBI) décrète un moratoire sur la chasse. Depuis, plusieurs populations de baleines prennent du mieux.

Mieux comprendre leur rôle en observant la résilience

Pour mieux comprendre le rôle des baleines, il faut regarder l’écosystème entier. Qu’est-ce qui a changé depuis leur déclin? Qu’est-ce qui a été rétabli depuis le moratoire? Avec des demandes métaboliques élevées et des populations importantes, les baleines avaient probablement une forte influence sur les écosystèmes marins avant l’avènement de la chasse industrielle. Mais difficile de porter un constat sur le passé sans données empiriques, les études sur les baleines ayant commencées plus intensivement dans les années 1970. Le déclin du nombre de grandes baleines, estimé entre 66 % et 90 %, aurait probablement modifié la structure et le fonctionnement des océans, selon une étude publiée en 2014. Cela justifie un changement de perspective. Les baleines ne sont plus considérées comme de simples animaux prenant beaucoup de place et mangeant des quantités de ressources importantes dans les océans ou une ressource fournissant des matériaux devenus maintenant désuets. Elles fourniraient des services écologiques très utiles, et joueraient un rôle clé dans le maintien et le développement des écosystèmes marins, pour un océan sain, dont l’humain bénéficie sur plusieurs facettes.

Services écosystémiques ou écologiques:

Utilisation par l’humain des fonctions écologiques de certains écosystèmes, à travers des usages et une réglementation qui encadrent cette utilisation. Par souci de simplicité, on dit que les écosystèmes “rendent” ou “produisent” des services. Toutefois, une fonction écologique ne prend la forme d’un service à l’humain que dans la mesure où les pratiques sociales reconnaissent le service comme tel, c’est-à-dire reconnaissent l’utilité de la fonction écologique pour le bien-être humain, selon la Stratégie nationale pour la biodiversité de la France.

Combien vaut une baleine?

Pour traduire ces services en chiffre, les spécialistes attribuent un prix sur la valeur d’une baleine, relativement aux services qu’elle rend à l’humanité. Il s’agit d’une façon très centrée sur les bénéfices directs pour l’humain, aussi connue sous le terme d’anthropocentrisme! Mais il s’agit aussi d’une façon efficace de tenir une conversation solide entre l’économie, la science et la conservation. Une baleine de taille moyenne, environ la grosseur d’une baleine grise, vaudrait la modique somme de 2 millions de dollars, selon le rapport produit par le Fonds monétaire international (FMI). «En séquestrant le carbone dans l’océan, les cétacés peuvent aider l’humanité à lutter contre les changements climatiques — un service écosystémique qui pourrait valoir des millions de dollars par baleine», précisent les économistes.

«Je pense que c’est un très bon premier pas que de reconnaître qu’elles fournissent des services et que ces services valent quelque chose. Potentiellement, beaucoup d’argent!», explique Fabio Berzaghi, auteur principal de cette étude. Il déclare de plus que l’analyse du FMI soulève un point extrêmement important au sujet des grands animaux : que leurs services écosystémiques profitent à tous!

Les baleines engraissent l’océan

Reconnues comme grandes fertilisantes de la mer, les baleines excrètent des fèces riches en nutriments, comme le nitrogène et le fer, qui participent au développement du phytoplancton. «Dans le but de quantifier la valeur d’une baleine moyenne, il a fallu extrapoler l’augmentation du phytoplancton en présence de leurs fèces. De façon conservatrice, le phytoplancton augmente de 1% en présence de baleines. Puis, en regardant le prix du carbone, les économistes peuvent ensuite évaluer combien de carbone est retiré de l’atmosphère par la floraison des microorganismes, et il y a là beaucoup de valeur», nous explique Michael Fishback, cofondateur du Great Whale Conservancy et instigateur du projet. De plus, un océan en bonne santé a besoin de baleines pour brasser les nutriments et jouer leur rôle de fertilisant. Raison de plus pour les protéger!

Elles nourrissent les poissons

Les cétacés se situent tout en haut de la chaine alimentaire, leur retrait créant un effet domino sur tous les maillons se trouvant en dessous. À noter que l’humain fait aussi parti de l’écosystème, les répercussions nous affectent à notre tour! Enlever ces géants des écosystèmes auraient un impact non seulement sur les microorganismes, mais aussi un impact sur les stocks de poissons qui s’en nourrissent. Le phytoplancton est le premier maillon de la chaine alimentaire des océans. À leur tour, les petits végétaux marins servent de nourriture au zooplancton comme le krill, que mangent les rorquals. «Dans l’océan Austral, quand les populations de baleines ont diminué, les scientifiques ont observé le phytoplancton chuter à cause des fertilisants naturels contenus dans les fèces de baleines. Le krill a aussi chuté et les stocks de poissons ont également diminué. Il y a eu un effet cascade sur l’ensemble de la chaine alimentaire, affectant les revenus de l’industrie de la pêche», nous décrit Michael Fishback. Une mer saine contient donc tous les maillons nécessaires à son bon fonctionnement.

Et luttent contre les changements climatiques!

En plus de provoquer la floraison de phytoplancton, les grandes baleines à fanons se nourrissent de zooplancton, composé de carbone, qu’elles absorbent simplement en l’avalant et en le digérant. Les baleines l’accumulent dans leurs tissus graisseux et leur format géant permettent de stocker de grandes quantités de la molécule, comme de grands arbres mobiles et sous-marins!

Lorsqu’une baleine meurt et que sa carcasse descend au fond de la mer, le carbone stocké est retiré du cycle atmosphérique pendant des centaines ou des milliers d’années, ce qui constitue un véritable puits de carbone, aidant à garder cette molécule au fond des océans, et à prévenir son retour dans l’atmosphère. Les baleines ont aussi un rôle très important à jouer pour pallier les effets des changements climatiques. Une baleine peut séquestrer 33 tonnes de CO2 par année, ce qui est beaucoup plus qu’un arbre, selon une étude publiée dans le Ecological Society of America, en 2014.

Les baleines comme attraction touristique

Les grands animaux du monde entier attirent des gens partout sur la planète pour les contempler. L’industrie touristique permet d’évaluer la valeur d’un animal en regardant les retombées économiques associées à son engouement. Le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent par exemple, n’a que 20 ans et est devenu une véritable institution et un moteur économique majeur grâce à l’observation des cétacés. Les baleines entrainent des retombées importantes pour l’industrie touristique et les populations locales, évaluées à des centaines millions de dollars.

Ces retombés s’étalent bien au-delà des entreprises de croisières. Les communautés locales récoltent également une portion de profitabilité liée à l’hôtellerie et à la restauration. Sans oublier, cette industrie permet aussi de créer des opportunités pour connecter ou reconnecter les gens au milieu naturel et de mieux comprendre le rôle des baleines et autres organismes dans l’environnement.

Mieux comprendre, pour mieux préserver!

La chaine alimentaire et toute la complexité qui relie le vivant au non-vivant dans l’écosystème nécessitent l’action combinée de tous ses intervenants pour son bon fonctionnement. Tous les maillons sont nécessaires pour maintenir l’intégrité de nos écosystèmes, tant marins que terrestres. L’être humain peut tenter d’attribuer aux êtres vivants une valeur monétaire pour les services rendus pour qualifier et quantifier le rôle de tout un chacun sur la planète. Mais peut-on vraiment attribuer une valeur à tout ce qui nous entoure et surtout, le doit-on?

«Tous les décideurs du monde, les politiciens, les gens d’affaires et les investisseurs parlent la langue de l’argent! Si la science veut dialoguer avec eux, il faut parler leur langage et les engager dans la conversation. Nous devons donc le faire pour traduire la science et les besoins en matière de conservation», nous fait remarquer le scientifique, M. Fishback.

Mais sans baleines, la mer serait certainement bien différente. Attachement culturel, source d’inspiration, amenant joie, bonheur, calme, respect, les baleines valent-elles vraiment un prix? La vie, aussi grande ou petite soit-elle, doit-elle être analysée en son sens pragmatique?

Certaines choses sont simplement inestimables, et clairement dignes d’être protégées, sans compromis. 

Source : article publié sur le site https://baleinesendirect.org/a-quoi-servent-les-baleines/

Que l'année 2025 te soit douce, Pascal

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Les baleines, championnes de l’apnée ?

Les baleines sont aussi de vraies championnes de l’apnée, en particulier la baleine à bec qui est capable de rester plus de deux heures sous l’eau contre seulement quelques minutes pour les humains.

Au cours de leur bref passage à la surface, les cétacés renouvellent 90 % de l'air dans leurs poumons, contrairement à la plupart des mammifères terrestres qui en renouvellent moins de 20 % lors de l'inhalation. En quatre secondes, un rorqual commun échange 3 000 fois plus d'air qu'un humain ! Force est de constater qu’une fois de plus, nous ne faisons pas le poids…

Les baleines : une espèce menacée

La gigantesque stature des baleines ne les protège pas des nombreuses menaces qui pèsent sur elles. Les baleines ont longtemps été une ressource économique importante, ce qui leur a valu d'être traquées avec des moyens de plus en plus considérables, amenant certaines espèces au bord de l'extinction.

Aujourd’hui, les populations de baleines bleues peinent à augmenter, d'autant plus que leur reproduction est lente, avec des petites portées tous les 2 à 3 ans. La chasse illégale, le trafic maritime, la pollution chimique et plastique, ou encore les impacts du réchauffement climatique menacent leur survie.

Une commission baleinière internationale  pour protéger les cétacés

En décembre 1946, 14 États, dont la France, ont signé une convention internationale pour réguler la chasse aux grands cétacés. En 2007, elle réunit 75 pays signataires.

Cette convention s’est progressivement donné pour mission de conserver les baleines, en votant un moratoire, en vigueur depuis 1986, sur la chasse commerciale, en gérant les quotas des chasses traditionnelles actuellement autorisés ou encore en permettant la création de sanctuaires baleiniers, comme celui de l'Antarctique, d'où toute chasse commerciale est exclue (*).

Source : un extrait de l'article paru sur le Musée National d'Histoire Naturelle / https://www.mnhn.fr/fr/les-baleines-ces-incroyables-cetaces
***
(*) on a vu récemment qu'il n'en est rien, puisque le Danemark (avec les Iles Féroë), l'Islande et le Japon continuent de violer ce sanctuaire baleinier sans qu'il se passe quoi que ce soit de répressif vis-à-vis d'eux. (cf. la détention abusive pendant 5 mois de Paul Watson).

Que l'année 2025 te soit douce, Nicole

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Comment le larynx très particulier des baleines leur permet de chanter

Les baleines à fanons cumulent deux compétences rares : ce sont des mammifères apnéistes et les mâles sont capables de chanter. Grâce à un scanner et de la modélisation, une nouvelle étude révèle avec un niveau de détail sans précédent les structures impliquées dans ces vocalisations.

C’est l’une des deux compétences rares que cumulent les baleines à fanons qu’on appelle aussi les mysticètes : les mâles sont capables de chanter. Depuis les années 70, on sait que ces vocalisations remplissent plusieurs fonctions, elles ont un rôle reproducteur, une implication dans la compétition entre mâles et aussi juste après la phase d’alimentation, le chant serait un top départ pour la migration vers les eaux tempérées. Mais les inconnues sont encore nombreuses, par exemple, nous sommes encore incapables de déchiffrer la mélodie des baleines.

Comment ce son est-il généré ? Cette capacité est liée à la seconde particularité des baleines : ce sont des mammifères apnéistes, elles ont des poumons mais pas de cordes vocales. Le secret de leurs vocalisations se trouve dans leur larynx. Les baleines à fanons disposent d’une poche pour stocker de l’air et faire de l’apnée, et c’est ce sac qui leur permet de chanter. 

Une nouvelle étude parue dans Nature apporte davantage de précision : au lieu de mesurer avec un double décimètre les différentes parties de ce larynx si particulier, ces scientifiques les ont fait passer au scanner.

Comment chantent les baleines? 
Quel est le rôle potentiel de la structure nouvellement identifiée? 

Explications avec Olivier Adam, chercheur en bioacoustique et professeur à Sorbonne Université : 
"Ces cartilages et les membranes qui les recouvrent vont se mettre à vibrer lorsque le flux d'air vient des poumons et remplit le sac laryngé. Un peu comme lorsque vous soufflez entre vos deux paumes de main qui sont l'une contre l'autre, la peau va se mettre un peu à vibrer au passage du flux d'air et c'est ce qui explique le son que ça produit."

Source : France Culture 5 mars 2004 où des enregistrements de chants de baleine sont mis en ligne
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/avec-sciences/comment-le-larynx-tres-particulier-des-baleines-leur-permet-de-chanter-8215891.