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16 janvier 2026

T198 - Suivre Idéfix pour s'engoufrer dans l'année 2026, par Philippe

Il n'y a pas de doute, quand c'est un dessinateur qui vous écrit, cela se voit au premier coup d'oeil. Aujourd'hui, c'est bien Philippe qui m'adresse ses bons voeux (le papa de Fildefer, pour ceux qui connaissent) et cela me touche beaucoup. J'admire son talent.  

On voit immédiatement comment en deux coups de feutre, il vous pose une situation tout à fait explicite et raccord avec le timbre. Cette manière de croquer pourrait tout à fait  figurer dans de la bande dessinée mais je ne sais pas s'il pratique aussi cette discipline.


Je vois souvent passer ses petits personnages sur Instagram. Un grand merci à toi, Philippe, de me faire l'honneur de tes dessins, et de tes petits personnages, globuleux, hauts en couleurs : c'est tout plein de gaité et il nous faut bien cela pour tenir le cap, car dès les premiers jours,  2026 nous a déjà mis le coeur et la tête à l'envers. 

2 janvier 2026

Meilleurs voeux pour l'année 2026 : redonner toute sa place au monde sauvage, pour Philippe

En un autre siècle, des civilisations autres que la nôtre étaient qualifiées de sauvages, donc de primitives, termes se rejoignant dans l’opprobre et le déclassement : alors même que ces peuplades n’avaient que très rarement détruit leur environnement, destruction qui est une des belles preuves de civilisation que notre société productiviste persiste à étaler au gré de ses appétits.

Nonobstant le « bon sauvage » cher à Rousseau, nous avons partout méprisé, écrasé ce qui n’était pas nous, imposé notre pouvoir, notre religion, notre technologie, ivres de puissance et de fatuité.

L'animal sauvage est réputé res nullius (sans maître, mais appropriable). Il est livré « au plus tirant  » ! traqué et tué au gré des lobbys et de ceux qui ne voient en lui qu’objet de loisir, en lui déniant tout droit d’existence.

Il est alors grand temps de célébrer le sauvage, de savoir admirer la magie des plumes, des rameaux, des herbes et des vents, des épines et des ombres, des mousses et de leur espace de libre expression, ce jardin de nature qui vit s’épanouir l’incroyable diversité du vivant.

Nous en sommes comptables : le sauvage, que d’aucuns voudraient rejeter dans le passé, est notre avenir, si tant est que nous soyons encore demain ouverts à l’émerveillement de l’altérité.(source téla botanica) 

Le sauvage est notre avenir : en 2026, transitons joyeusement vers un monde plus vivant

20 novembre 2025

CH24 - Origines du langage : ce que nous apprennent les chimpanzés, pour Philippe

Voici pour Philippe une jeune femelle chimpanzé vocalisant pour entrer en communication avec ses congénères.

Jeune femelle chimpanzé dans la forêt primaire du Parc National de Taï
 en Côte d'Ivoire photo © Liran Samuni / Taï Chimpanzee Project

La question des origines évolutives de notre langage reste non résolue. Une étude, publiée dans la revue Science Advances, révèle des capacités combinatoires insoupçonnées chez les chimpanzés, analogues aux propriétés linguistiques sous-tendant le langage humain. Ils sont capables de combiner leurs cris pour modifier leur signification ou même de créer de nouveaux messages. Cette étude change notre compréhension de l’évolution du langage et des capacités de communication des chimpanzés.

Les humains sont la seule espèce sur Terre capable d’utiliser le langage. Il se caractérise par une combinaison de sons en mots qui se recombinent pour former des phrases. Ce processus repose sur des règles linguistiques qui définissent comment la signification des phrases est liée à celle des mots.

Les caractéristiques du langage
Le langage humain permet de combiner des mots pour former des phrases dont la signification découle de l’addition de chaque mot. Par exemple, le mot « lapin » peut être combiné avec d'autres mots pour former des phrases comme « le lapin mange », ou « le gros lapin ». Les phrases peuvent également être non-compositionnelles, créant des significations entièrement nouvelles comme l’expression « poser un lapin ». Un élément clé du langage est la syntaxe, qui détermine comment l'ordre des mots affecte la signification, comme la différence entre « poser un lapin » et « un lapin posé ».

Une question fondamentale en science est de comprendre d'où proviennent ces capacités extraordinaires du langage. Les scientifiques utilisent souvent l'approche comparative pour retracer les origines évolutives du langage en comparant la production vocale d'autres animaux, et en particulier des primates, à celle des humains. Contrairement aux humains, les autres primates utilisent des cris uniques (appelés types de cris). Bien que certaines espèces les combinent, ces associations restent limitées et servent surtout à signaler des prédateurs. Cela suggère que leurs systèmes de communication peuvent être trop restreints pour être un précurseur du système combinatoire complexe et génératif qu'est le langage humain. Cependant, nous n'avons peut-être pas une image complète des capacités linguistiques de nos plus proches cousins, et en particulier, de la manière dont ils pourraient utiliser des combinaisons de cris pour élargir considérablement la diversité des messages transmis.

Les chimpanzés combinent leurs cris avec polyvalence pour accroître leurs capacités communicatives

Pour le découvrir, une équipe de recherche internationale a enregistré des milliers de vocalisations dans trois groupes de chimpanzés sauvages dans le parc national de Taï en Côte d'Ivoire. Ils ont examiné comment la signification de leurs douze types de cris changeait lorsque deux cris étaient combinés. Ce travail a nécessité l’enregistrement des cris des chimpanzés sur plusieurs années dans leur milieu naturel afin de pouvoir documenter leurs capacités de communication complètes, une tâche qui devient de plus en plus difficile en raison des menaces humaines croissantes sur les populations de chimpanzés sauvages.

L'étude, publiée dans la revue Science Advances, révèle quatre mécanismes par lesquels les chimpanzés modifient le sens de leurs cris en les combinant, reflétant des principes linguistiques similaires à ceux du langage humain. En étudiant 16 combinaisons de deux cris, les scientifiques ont montré que les chimpanzés utilisent des combinaisons compositionnelles qui ajoutent des significations (A = nourriture, B = repos, AB = nourriture + repos) et clarifient le sens des cris (A = nourriture ou déplacement, B = agression, AB = déplacement). Ils utilisent également des combinaisons idiomatiques qui créent des significations entièrement nouvelles (A = repos, B = affiliation, AB = nidification). Contrairement aux études précédentes qui décrivaient des combinaisons de cris dans des contextes restreints, cette étude montre que les chimpanzés enrichissent leur communication en associant la plupart de leurs cris dans divers contextes.

Ces résultats suggèrent un système de communication vocale génératif chez les chimpanzés, sans précédent dans le règne animal. Ceci fait écho à de récentes découvertes similaires chez les bonobos et suggère que des capacités combinatoires complexes étaient déjà présentes chez l'ancêtre commun des humains et de ces deux espèces de singes. Cette étude change le point de vue dominant des cent dernières années qui considérait la communication des grands singes comme fixe et liée à l'état émotionnel, et donc incapable de nous informer sur l'évolution du langage. Ici, cette étude indique clairement que la plupart des types de cris dans le répertoire peuvent changer ou combiner leur signification lorsqu'ils sont combinés avec d'autres types de cris. La complexité de ce système suggère qu’il y a peut-être effectivement quelque chose de spécial dans la communication des hominidés, et que la communication complexe émergeait déjà chez notre dernier ancêtre commun partagé avec nos plus proches cousins. Elle suggère aussi que nous avons peut-être sous-estimé la complexité de la communication chez les autres animaux, ce qui nécessiterait alors des études supplémentaires.

Source : extrait d'article paru sur le site https://www.insb.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/les-origines-du-langage-ce-que-nous-apprennent-les-chimpanzes

7 novembre 2025

Chats noirs, chat blanc, chats tout le temps, pour Philippe

Je ne connais pas bien les goûts de ce nouveau correspondant, sauf qu'il affectionne particulièrement le dessin (tout le contraire de moi, qui suit nullissime en ce domaine) mais je sais qu'il aime les chats, très souvent pris en photo sur Instagram dans ses publications. 

Alors je continue d'exploiter ce thème en essayant de me renouveler un peu.

photo d'un enfant fasciné par les chats sur le rebord d'une fenêtre  (pas de nom d'auteur) sur fond de tissu "chat" et un chat blanc occupé à sa toilette découpé dans la semelle d'une surchaussure

Cher Philippe, j'espère que ce nouveau mail-art dédié à la gent féline saura te plaire : je t'en souhaite une très bonne réception.

7 mai 2025

FildeFer et les chats noirs, de Philippe

En visualisant l'écriture sur l'enveloppe et le coup de pattes du dessinateur pour cette ronde de chats  noirs, j'ai deviné qu'il s'agissait de la réponse de l'artiste bédéiste et mailartiste Philippe Chambon, au tout premier courrier que j'ai osé lui envoyer le mois dernier. 

Bien connu des amateurs sous le pseudonyme de Fildefer, un personnage bien singulier comme vous pouvez le voir sur la carte postale ci-dessous, Philippe s'adonne depuis quelque temps plutôt à la conception de tableaux remplis de petits personnages ronds, très expressifs et très colorés, qu'il a pris l'habitude aussi d'adresser à ses correspondants en art postal sur le support cartonné de petit format, qu'est  le sous-bock pour la bière. 

Sur Intagram où je visualise régulièrement ses créatuibs, je peux vous dire qu'il a une belle collection de sous-bock décorée sur le thème des albums de rock de sa jeunesse, très réussie. Il y a aussi de très beaux échanges entre Philippe et Eric Babaud, toujours sur des sous-bock, génialissimes.

Je suis ravie de recevoir à la fois une enveloppe et un sous-bock décoré, c'est super gentil à toi Philippe de m'avoir répondu. A moi de voir pour la prochaine fois quel thème te ferait plaisir.

20 avril 2025

Chatte et chaton de pierre au Château de Pierrefonds, pour Philippe

J'ai suivi depuis déjà un bon moment la production mailartistique de Philippe Chambon, alias Fil de Fer, que j'ai d'abord découvert sur le blog de l'ami Eric, et que je suis désormais sur Instagram.

Je le sais ami des chats, alors voici un tout premier mail-art à son intention : j'ai été émue en voyant cette chatte transporter son petit dans sa gueule,  figée dans la pierre taillée et décolorée par les affres du temps, pourtant on la dirait bien vivante.  

L'une des 80 sculptures de chats réalisés par Viollet le Duc au Château de Pierrefonds.

En cherchant à en savoir davantage, j'ai appris qu'Eugène Viollet-le-Duc, architecte controversé du 19e siècle et restaurateur du château de Pierrefonds, adorait les chats. Il s’est ainsi amusé à animer les façades et les toits du château d’environ 80 sculptures de chats! 

Non content de peupler les hauteurs du château de charmants félins, il a aussi fait sculpter de nombreuses créatures fantastiques, par exemple un pélican à ailes de chauves-souris. En scrutant la façade de la cour d’honneur, on découvre aussi, dans le feuillage sculpté, des écureuils, des oiseaux, un singe. Certains chapiteaux retracent également les épisodes du Roman de Renart (goupil, loup, poules). Sans parler des gargouilles qui ont pris la forme de salamandres géantes, et plutôt effrayantes.

(Source : fleurdepluie.leblog)



Je complète mon post avec des photos de chat prises dans d'autres attitudes, que j'ai trouvées sur un blog totalement dédié aux chats. C'est assez étonnant!
(https://chat-pitre.over-blog.com/2019/03/les-chats-des-chatelains-pas-comme-les-autres.html)
***

Tiens, tiens, les beaux jours revenus, il pourrait être sympa de refaire une  petite visite dans la région bucolique et vallonnée de Compiègne, au château de Pierrefonds, rien que pour avoir le plaisir de repérer toutes ces créatures, parfois savamment dissimulées dans les sculptures végétales. 

Je te souhaite une bonne réception de ce premier mail-art, Philippe.