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| sur fond crocheté en laine velours, portrait de George Sand jeune réalisé par Auguste Charpentier |
Blog d'art-postal, essentiellement textile , créé pour satisfaire toutes mes envies de couture, broderie, embellissement, collages et autres fantaisies... en les appliquant aux univers riches et variés induits par les timbres postaux. Il peut m'arriver d'y noter mes coups de coeur pour des expositions ou des artistes, sources d'inspiration ou d'émotions. BIENVENUE!
25 septembre 2026
George Sand : femme remarquable à plus d'un titre pour Tony
23 septembre 2026
Les rues de l'humanité : une superbe nouvelle chanson de Noé Preszow
sans laisser transparaître le courage qu'ils cachent
et puis qui te racontent au détour d'un matin
combien ils se sont pris de coups sans qu'on le sache
cette prof qui revient d'un dernier jour d'école
et qui dit cette fois, c'est fini, j'arrête tout
je refuse tout autant de mettre des heures de colle
que de m'faire menacer par des familles à bout
dont les oeuvres n'iront pas plus loin que sa chambre
et cette comédienne rêvant loin des plateaux
qui répète dans sa tête de janvier à décembre
il a fui sa maison, échappé aux combats,
dit au revoir à sa femme, embrassé ses deux filles,
traversé le Sahel pour en arriver là
dans l'attente que la chance se souvienne de lui
Dans les rues de l'humanité
on est de plus en plus serrés
quand ça va mieux, ça devient pire
plus de passé que d'avenir
ça sent la peur, ça sent la haine
mais bizarrement, ça tient quand même
Ces deux parents penchés au bord d'un berceau vide
l'enfant tant attendu n'est pas venu vivant
et l'envie de cogner à ce destin stupide
pourtant il faudra bien vivre dès à présent
ce foulard enroulé autour de cette tête
pour cacher les cheveux que les traitements emportent
et qui danse pourtant au milieu de la fête
il n'y a rien à dire il faudra être forte
pour atterrir en vrac jusque dans ton salon
au 21ème siècle, c'est fou quand on y pense
qu'on ait rien trouvé d'autre mais au fond y pense-t-on ?
et cette agricultrice qui ne demande pas mieux
que de joindre les deux bouts en sauvant la nature
qui ‘regarde une dernière fois son troupeau dans les yeux
et ravale ses larmes en refermant la clôture
Dans les rues de l'humanité
on est de plus en plus serrés
quand ça va mieux, ça devient pire
plus de passé que d'avenir
on est de plus en plus serrés
ça sent la peur, ça sent la haine
mais bizarrement, ça tient quand même
Cet alcool qui absorbe les désirs, les détresses
en mettant à genoux plus de gens qu'on n'le pense
mais comment démêler le poison de l'ivresse
sans flinguer sa santé, ses rêves, sa clairvoyance
ce visage creusé en début de vingtaine
l'angoisse d'à peu près tout ce qui fait notre époque
a déserté les cours depuis plusieurs semaines
barricadé derrière la porte de sa coloc
suffocant après une course ininterrompue
le tir a retenti dans toute la vallée
la forêt s'est figée et la vie continue
dans l'évidence folle du désastre annoncé
et alors que la lune s'apprête à disparaître
je m'accroche à mes rêves et à l'inespéré
espérant que la chute nous verra renaître
Dans les rues de l'humanité
on est de plus en plus serrés
quand ça va mieux, ça devient pire
plus de passé que d'avenir
on est de plus en plus serrés
ça sent la peur, ça sent la haine
mais bizarrement, ça tient quand même
18 septembre 2026
Colette Magny, l’artiste qui portait la voix des oubliés jusque dans les usines en grève, pour Éric
Source : le blog https://colette-magny.over-blog.com/ qui contient de nombreuses références et articles sur la chanteuse. Je vous en conseille la lecture.
Pour en écouter davantage sur le grand répertoire de Colette Magny, voici le lien qui donne accès aux clips et permet d'écouter ses textes si forts et malheureusement toujours actuels.
Merci à toi Colette, une vraie citoyenne rebelle, une belle personne sans concession, comme il en existe de moins en moins. Pour conclure, voici une dernière et tellement percutante chanson :
16 septembre 2026
Un coup au coeur ce matin : la disparition brutale de Catherine Ringer, l'indomptable
Je me suis tellement coupée des réseaux et des circuits d'information classiques que je n'ai pas su et c'est mon ami Eric qui m'apprend ce matin cette très mauvaise nouvelle : la fougueuse et inclassable Catherine Ringer n'est plus, terrassée par un cancer foudroyant à 68 ans, ce 14 septembre.
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| Catherine Ringer au festival des Vieilles Charrues en 2021. Source Wikipédia |
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| Avec Bernard Lavilliers, lors des 39e Victoires de la Musique à l'Olympia février 2024 - Getty images |
Je dois confier n'avoir jamais été une véritable fan des Rita Mitsouko, le groupe qu'elle formait avec son compagnon Fred Chichin, lui aussi trop tôt disparu, même si j'écoutais volontiers leurs chansons à l'occasion et si j'aimais beaucoup la puissance de la voix de Catherine et son énergie. Moi, c'est avant tout la personnalité de Catherine et ses engagements que j'appréciais tout particulièrement en elle.
Chanteuse engagée pour les droits des femmes, l’écologie ou contre l’extrême droite, Catherine Ringer avait, en 2024, revisité La Marseillaise pour célébrer l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution. « Marchons et chantons cette loi pure dans la Constitution », avait-elle chanté sur l’air de l’hymne national lors d’une cérémonie devant le ministère de la justice, à Paris, à l’issue de laquelle elle avait esquivé une tentative de baise-main d’Emmanuel Macron.En 2018, elle avait participé à une mobilisation contre la destruction d’une forêt à Romainville, en Seine-Saint-Denis. Poursuivie en justice pour s’être introduite sur le chantier, elle avait été relaxée. En 2023, Catherine Ringer avait par ailleurs mis aux enchères une centaine d’œuvres de son père, Sam Ringer, peintre méconnu rescapé de neuf camps de concentration. « Il m’a transmis sa force de vie », avait-elle déclaré à l’AFP. (extrait d'un article hommage de l'AFP du 15/9/2026)
Et cette force de vie on la comprend mieux, grâce à la vidéo suivante :
Adieu Marcia, le cancer t'a assassinée mais nous n'oublierons pas la belle personne que tu étais ni ton amour puissant pour la liberté. Reposes en paix près de ton amoureux retrouvé.
***
Puisqu'on en a parlé plus haut, et que cette homme-là a vraiment compté beaucoup dans la vie de Catherine, voici un reportage sur le peintre Serge Ringer.
Film réalisé pour le musée d'art et d'histoire du Judaïsme par Isabelle Filleul de Brohy. Catherine Ringer nous ouvre les portes de son atelier, dans lequel elle conserve la majorité des œuvres de son père, le peintre Sam Ringer. Devant la caméra d'Isabelle Filleul de Brohy se déploie ainsi l’univers de l'artiste, né en Pologne, étudiant à l’école des Beaux-Arts de Cracovie, avant d’être déporté dans neuf camps de 1940 à 1945.
28 août 2026
"Y a un monde" : celui de Noé Preszow et je l'espère, d'encore beaucoup d'autres!
Depuis des mois je me sens submergée par tout le négatif et l'immonde qui nous entoure et nous phagocyte de plus en plus, au point de ne plus arriver à créer... mais heureusement de temps en temps, je trouve une pépite qui me redonne de l'espoir.
Écoutez ce bel artiste qui nous permet de penser que nous ne sommes pas tout seul face à l'absurdité et à la violence du monde. Merci Noé pour ces paroles qui font tant de bien!
Y A UN MONDE
Y'a un monde en dehors, je t'assure
Y'a un monde en dehors de l'usure
Qu'on inflige à nos cœurs, à nos corps
En dévorant tout c'qui nous dévore
Y'a un monde en dehors des dorures
Y'a un monde en dehors où l'azur
Se cache dans des toutes petites brèches
Y'a pas de mot de passe ni de flèche
Y'a un monde en dehors d'ces ordures
Qui ravivent toujours plus la brûlure
En allant répandre sur des plateaux
Du vide vendu comme de l'info
Qui parlent tellement fort tellement mal
Que ça fait même peur aux étoiles
Y'a un monde où on ose rester sourd
À tout ce qui ne porte pas secours
Y'a un monde
Où les souffles fragiles comme les nôtres se répondent
Où les cœurs sans dieu ni maître correspondent
Où les poings sans drapeau se lèvent à chaque seconde
Y'a un monde
Y'a des gens
Qui rêvent ni d'être riches ni d'être puissants
Qui cherchent pas à être partout en même temps
Pour qui l'immensité c'est d'abord être vivant
Y'a un monde loin de la Fashion Week
Y'a un monde où c'est juste pathétique
Y'a un monde où c'est juste la honte
D'poser à moitié nu pour une montre
Un monde où le nombre de followers
N'a strictement aucune valeur
Où ça ne fait plus rêver personne
De cautionner ce qui emprisonne
Y'a un monde qui n'se laisse pas faire
Et qui croit encore à la colère
Qui croit à la désobéissance
Quand un flic dit « recule » on avance
Un monde qui n'attend pas qu'on lui dise
De quel vice ou de quelle marchandise
Il a besoin pour s'épanouir
Un monde qui n'a pas besoin de fuir
Y'a un monde
Où les souffles fragiles comme les nôtres se répondent
Où les cœurs sans dieu ni maître correspondent
Où les poings sans drapeau se lèvent à chaque seconde
Y'a un monde
Y'a des gens
Qui rêvent ni d'être riches ni d'être puissants
Qui cherchent pas à être partout en même temps
Pour qui l'immensité c'est d'abord être vivant
Ce monde n'appartient pas à hier
Il est dans les yeux de ta sœur, de mon frère
Il est, il est là quelque part dans la brume
Il perd jamais ses ailes juste des plumes
C'est pas un rêve, pas une métaphore
C'est un monde qui fait trembler les porcs
Et si tu as du mal à me croire
Ce monde je t'en prie viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)
Je vous avais déjà fait écouter cet auteur-compositeur-interprètre belge ICI, et décidément, j'aime beaucoup ce qu'il fait. Merci à lui pour toute l'humanité qu'il dégage et pour toutes les questions essentielles qu'il se pose, qu'il nous pose.
24 août 2026
La Palestine pleure le peintre Sliman Mansour, l'un des plus aimés et des plus influents de son histoire
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| Sliman Mansour ( photo Nadda Osman/MEE) |
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| Memory of Places, 2009. |
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| (je n'ai pas réussi à retrouver le nom de cette oeuvre de Sliman Mansour) |
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| Aides des Nations Unies - |

11 août 2026
Attention aux voleurs d'eau : déjà en 1989, Henri Salvador nous alertait
VOLEURS D’EAU
Ils détournent la rivière, là haut, là haut
Ils se moquent de nos misères, là haut, là haut
Si la soif nous affaiblit
Et si nos sources sont taries
Tous nos troupeaux
Vont périr l'un après l'autre, là haut, là haut
Il faut sortir nos fusils, là haut, là haut
Il faut lutter pour nos vies
Mais d'abord il nous faut parler
A ces gringos
Tantôt
Nos terres sont les plus fertiles
C'est l'eau, c'est l'eau
Et nous vivions si tranquilles
De nos travaux
Quand nous montions dans nos barques
Lorsque nous pêchions dans le lac
Heureux, heureux
Ils veulent construire un barrage
Là haut, là haut
C'est la vallée qu'ils saccagent
Là haut, là haut
Ils inonderont nos villages
Et nous mettrons dans des cages
Là haut comme des corbeaux
Nous devons les empêcher
Là haut, là haut
De détruire nos foyers
Si beaux, si beaux
Tous les hommes vont s'armer
Toutes les femmes vont les aider
Il faut de l'eau
Il faut de l'eau
De l'eau
Ils nous montrent des contrats
C'est tout, c'est tout
6 août 2026
On l'appelait Le Maestro : adieu Francesco Guccini, chanteur de l'amitié et des gens simples!
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| Francesco Guccini - photographie de La Presse |
Au cours des cinq décennies de sa carrière musicale, il a enregistré 16 albums et collections en studio et 6 albums live. Il est aussi écrivain, ayant publié des romans autobiographiques et des romans noirs, ainsi que comique. Francesco Guccini a également travaillé comme acteur, compositeur de bandes sonores, lexicographe et dialectologue.
Ses textes ont été loués pour leur valeur poétique et littéraire et ont été utilisés dans les écoles de poésie moderne. Guccini a gagné l'appréciation des critiques et des fans, qui le considèrent comme une figure emblématique. Il a reçu plusieurs prix pour ses travaux ; un astéroïde, une espèce de cactus et une sous-espèce de papillon ont été baptisés de son nom. L'instrument principal de la plupart de ses chansons est la guitare acoustique.
Personnage placé à gauche sur l'échiquier politique, Francesco Guccini a traité des questions politiques et plus généralement du climat politique de son époque dans certaines chansons.
(source Wikipédia)
Comme je ne parle pas sa langue, même si j'ai 50% de sang italien dans les veines, j'ai voulu, avec trois de ses chansons, vous donner à entendre et à lire la grande humanité et le profond engagement de cet immense auteur- compositeur-interprête, qu'était Francesco Guccini.
Premier choix : ode à la liberté
Chanson live La tua liberta - Vidéo publiée sur la chaine Youtube de Haller
LA TUA LIBERTA / TA LIBERTÉ
Oltre le mura / au-delà des mursDelle città / des villes
Un orizzonte insegue un orizzonte / un horizon poursuit un horizon
A un'autostrada, un'altra seguirà / une autoroute en suivra une autre
Gli spazi sono fatti per andare / les espaces sont faits pour avancer
La tua libertà / ta liberté
Se vuoi / si tu le veux
E un uomo saggio / Et un homme sage
Ti impediranno di cercare il sole - vous empêcheront de chercher le soleil
La tua libertà / ta liberté
Se vuoi / si tu le veux
Potrei volare senza aver padroni / je pourrais voler sans avoir de maîtres;
Se fossi un fiume / si j’étais une rivière
Potrei andare / je pourrais y aller
Rompendo gli argini nelle mie alluvioni / en brisant les digues dans mes inondations
Cerco attorno a me / je cherche autour de moi
Dov'è la terra che non ha barriere? / Où est la terre qui n’a pas de barrières?
Dov'è quel vento che ci spingerà / où est ce vent qui nous poussera
Come le vele o come le bandiere / comme les voiles ou les drapeaux ;
La tua libertà / ta liberté
Se vuoi / si tu veux
Potrei volare senza aver padroni / je pourrais voler sans avoir de maîtres;
Se fossi un fiume /si j’étais une rivière
Potrei andare / je pourrais y aller
Rompendo gli argini nelle mie alluvioni / en brisant les digues dans mes inondations
Uno fra milioni / un parmi des millions
E come gli altri ho il peso della vita / et comme les autres j’ai le poids de la vie
E la mia strada lungo le stagioni / et ma rue au fil des saisons
La tua libertà / ta liberté
Songwriters: Francesco Guccin i- lyrics © Sony/ATV Music Publishing LLC
Son morto ch'ero bambino / je suis mort quand j'étais enfant
Passato per il camino / Passé par la cheminée
E adesso sono nel vento / Et maintenant je suis dans le vent
E adesso sono nel vento / Et maintenant je suis dans le vent
Il fumo saliva lento / La fumée montait lentement
Nel freddo giorno d'inverno / Dans la froide journée d'hiver
E adesso sono nel vento / Et maintenant je suis dans le vent
Adesso sono nel vento / Maintenant je suis dans le vent
Ma un solo grande silenzio / Mais juste un grand silence
È strano non riesco ancora / C'est étrange, je ne peux toujours pas
A sorridere qui nel vento / Souriant ici dans le vent
A sorridere qui nel vento / Souriant ici dans le vent
Uccidere un suo fratello /Tuer un de ses frères
Eppure siamo a milioni / Pourtant nous sommes des millions
In polvere qui nel vento / Épousseté ici par le vent
In polvere qui nel vento / Épousseté ici par le vent
Ancora non è contento / Il n'est toujours pas content
Di sangue la belva umana / La bête humaine est ensanglantée
E ancora ci porta il vento / Et toujours le vent nous amène
E ancora ci porta il vento / Et toujours le vent nous amène
Che l'uomo potrà imparare / Cet homme peut apprendre
A vivere senza ammazzare / Vivre sans tuer
E il vento si poserà / Et le vent s'installera
E il vento si poserà / Et le vent s'installera
Io chiedo quando sarà / Je demande quand ce sera
Che l'uomo potrà imparare / Cet homme peut apprendre
A vivere senza ammazzare / Vivre sans tuer
E il vento si poserà / Et le vent s'installera
E il vento si poserà / Et le vent s'installera
E il vento si poserà / Et le vent s'installera
Vorrei conoscer l'odore del tuo paese / J’aimerais connaître l’odeur de ton pays
camminare di casa nel tuo giardino, /marcher de la maison dans ton jardin,
respirare nell'aria sale e maggese, /respirer dans l’air salin et maigre,
gli aromi della tua salvia e del rosmarino / les arômes de ta sauge et du romarin
Vorrei che tutti gli anziani mi salutassero / Je voudrais que tous les anciens me saluent
parlando con me del tempo e dei giorni andati,/ me parlant du temps et des jours passés,
vorrei che gli amici tuoi tutti mi parlassero, / J’aimerais que tous tes amis me parlent,
come se amici fossimo sempre stati. / comme si on avait toujours été amis.
Vorrei incontrare le pietre, le strade, gli usci / Je voudrais rencontrer les pierres, les rues, les lieux
e i ciuffi di parietaria attaccati ai muri, / et les mèches de pare-air attachées aux murs,
le strisce delle lumache nei loro gusci, / les bandes des escargots dans leurs coquilles,
capire tutti gli sguardi dietro agli scuri /comprendre tous les regards derrière les ténèbres
E lo vorrei / Et je le voudrais
perché non sono quando non ci sei / pourquoi je ne suis pas quand tu n’es pas là
e resto solo coi pensieri miei ed io... / et je reste seulement avec mes pensées et moi...
Vorrei con te da solo sempre viaggiare,/ J’aimerais voyager toujours seul avec toi,
scoprire quello che intorno c'è da scoprire / découvrir ce qu’il y a à découvrir autour
per raccontarti e poi farmi raccontare / pour te raconter et ensuite me faire raconter
il senso d' un rabbuiarsi e del tuo gioire; / le sens d’un frisson et de ta joie ;
vorrei tornare nei posti dove son stato, / je voudrais retourner dans les endroits où j’ai été,
spiegarti di quanto tutto sia poi diverso / vous expliquer à quel point tout est différent
e per farmi da te spiegare cos'è cambiato / et pour que tu m’expliques toi-même ce qui a changé
e quale sapore nuovo abbia l'universo. / et quelle nouvelle saveur a l’univers.
Vedere di nuovo Istanbul o Barcellona / Voir à nouveau Istanbul ou Barcelone
o il mare di una remota spiaggia cubana / ou la mer d’une lointaine plage cubaine
o un greppe dell'Appennino dove risuona / ou une colline des Apennins où résonne
fra gli alberi un'usata e semplice tramontana / parmi les arbres une tramontane simple et d’occasion
E lo vorrei / Et je le voudrais
perché non sono quando non ci sei / pourquoi je ne suis pas quand tu n’es pas là
e resto solo coi pensieri miei ed io... / et je reste seulement avec mes pensées et moi...
Vorrei restare per sempre in un posto solo / Je voudrais rester pour toujours dans un seul endroit
per ascoltare il suono del tuo parlare / pour écouter le son de votre parole
e guardare stupito il lancio, la grazia, il volo / et regarder, étonné, le lancement, la grâce, le vol
impliciti dentro al semplice tuo camminare / implicites à l’intérieur de ta simple marche
e restare in silenzio al suono della tua / et rester silencieux au son de la tienne
o parlare, parlare, parlare, parlarmi addosso / ou parler, parler, parler, me parler
dimenticando il tempo troppo veloce / en oubliant le temps trop rapide
o nascondere in due sciocchezze che son commosso. / ou cacher dans deux bêtises que je suis ému.
giocare con te un eterno gioco proibito / jouer avec toi un éternel jeu interdit
che l'oggi restasse oggi senza domani / que l’aujourd’hui restait aujourd’hui sans demain
o domani potesse tendere all'infinito / ou demain pourrait tendre à l’infini
perché non sono quando non ci sei / pourquoi je ne suis pas quand tu n’es pas là
e resto solo coi pensieri miei ed io... / et je reste seulement avec mes pensées et moi...





























