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30 avril 2026

Muguet : emblème du bonheur, pour Tony et pour Stéphanie

Demain 1er mai, chacun recevra certainement quelque brins de muguet mais savez-vous que derrière cette fleur en forme de petites clochettes (Lilly in the valley, en anglais) se cachent des légendes incroyables!

Dans la mythologie grecque, on raconte que le dieu Apollon aurait créé le muguet afin d’offrir à ses neuf nymphes aux pieds nus un tapis doux et parfumé sur lequel marcher.

La légende chrétienne narre l’histoire de Saint Léonard, ermite réfugié en forêt qui dût se battre contre un dragon. Sorti vainqueur de la bataille, on dit que les gouttes de sang qu’il versa au cours de la bataille donnèrent naissance à des pieds de muguet. Cette légende expliquerait en partie la croyance que le muguet porterait chance.

Les Celtes attribuaient déjà des vertus porte-bonheur à cette plante : sa floraison signifiait le retour du printemps et de l’abondance de la nature.

Au Moyen Age, mai était le mois des mariages, appelés en ces temps « accordailles ». La tradition voulait que l’on accroche un bouquet de muguet à la porte de la bien-aimée, dont la blancheur des fleurs symbolisait la pureté.

A la Renaissance, dans les campagnes françaises, il était de coutume de s’offrir du muguet pour chasser les difficultés de l’hiver. Le 1er mai 1560, de passage dans la Drôme, le roi Charles IX se vit offrir un brin de muguet. Agréablement surpris, il décida de reprendre cette tradition à la cour l’année suivante en offrant aux dames un brin de muguet en guise de porte-bonheur : la coutume acquit ainsi rapidement ses lettres de noblesse. 

Au XIXe siècle autour de Paris, les cueillettes de muguet donnaient lieu à des fêtes populaires.

C'est une belle tradition que d'aller porter quelques brins de muguet porte-bonheurs ceux qui nous sont chers. Mais pour cela il faut trouver des vendeurs, comme il y avait tant le siècle dernier à Paris, à proximité des bouches de métro, sur les grands boulevards ou près des gares, comme sur la photo du mail-art fleuri que je destine à Tony et Stéphanie 

Composition réalisée au moyen d'un tissu comportant de réserves blanches en forme de brin de muguet sur fond vert, ajout de la photo ci-dessous imprimée sur tissu et  de la photo d'une broche en camée, avec un bouquet de muguet en relief.
Vente de muguet à Paris, 1er mai 1924  : photographie de presse de l'Agence Rol commanditaire - Source gallica.bnf.fr

Si parler de bonheur à propos du muguet s'impose pour nos deux amoureux, parler de l'autre tradition du 1er mai est également une nécessité. En effet demain c'est aussi la  Fête des Luttes des Travailleurs qui doit se perpétuer  comme jour de fête férié, payé et chômé, en mémoire de toutes les luttes de nos ainés  pour obtenir des conditions de travail plus dignes pour tous les salariés. 

Je vous la souhaite magnifique et j'espère que ce mail-art porte bonheur vous parviendra dans des délais raisonnables. A bientôt de vous lire.

2 janvier 2026

Meilleurs voeux pour l'année 2026 : redonner toute sa place au monde sauvage, pour Tony et Stéphanie

En un autre siècle, des civilisations autres que la nôtre étaient qualifiées de sauvages, donc de primitives, termes se rejoignant dans l’opprobre et le déclassement : alors même que ces peuplades n’avaient que très rarement détruit leur environnement, destruction qui est une des belles preuves de civilisation que notre société productiviste persiste à étaler au gré de ses appétits. 

Nonobstant le « bon sauvage » cher à Rousseau, nous avons partout méprisé, écrasé ce qui n’était pas nous, imposé notre pouvoir, notre religion, notre technologie, ivres de puissance et de fatuité.

L'animal sauvage est réputé res nullius (sans maître, mais appropriable). Il est livré « au plus tirant  » ! traqué et tué au gré des lobbys et de ceux qui ne voient en lui qu’objet de loisir, en lui déniant tout droit d’existence.

Il est alors grand temps de célébrer le sauvage, de savoir admirer la magie des plumes, des rameaux, des herbes et des vents, des épines et des ombres, des mousses et de leur espace de libre expression, ce jardin de nature qui vit s’épanouir l’incroyable diversité du vivant.

Nous en sommes comptables : le sauvage, que d’aucuns voudraient rejeter dans le passé, est notre avenir, si tant est que nous soyons encore demain ouverts à l’émerveillement de l’altérité.(source téla botanica 


Le sauvage est notre avenir : en 2026, choisir la voie de l'action pour le vivant

24 novembre 2025

16e JMFTA : le damier et les flèches vibrionnantes de Tony

Quelle joie aujourd'hui de voir arriver les premières enveloppes des ami(e)s mail-artistes qui ont participé à la grande fête créative du mois de novembre qu'est la Journée Mondiale du Faux-Timbre d'Artiste!

A tout seigneur, tout honneur, je commence avec l'enveloppe très travaillée que j'ai reçue de l'ami Tony, l'organisateur de la si belle journée de détente, de créativité et de partage qu'est cette  manifestation.

J'ai eu le grand plaisir de trouver à l'intérieur un exemplaire de chacun des modèles de faux-timbre que notre génial troublion a fabriqué pour l'occasion. 

Merci infiniment Tony pour toute la joie que tu nous procures avec tes idées géniales et déjantées, merci de ta  fantaisie et de ton humour : nous en avons tellement besoin. Merci de concourir à ce que les liens entre les humains persistent au moment où l'on nous saoule avec l'intelligence artificielle, et où tout est fait pour renforcer l'individualisme et la virtualité. 

20 novembre 2025

On parle beaucoup de la 16e JMFTA dans la presse : article dans 20 Minutes hier et dans le Nouvel Obs, aujourd'hui!

Je relaie ici le message de l'ami Marc qui nous propose sur son blog l'intégralité de l'article  rédigé par Gaéton Goron dans le "Nouvel Obs." de ce 20 novembre 2025.

« L’art postal est quelque chose de complètement iconoclaste » : qui sont ces artistes qui dessinent des timbres et peignent des enveloppes ?

Récit : La Journée mondiale du Faux Timbre d’Artiste (JMFTA), ce jeudi 20 novembre, est un exemple de la vitalité de l’art postal, qui, sous forme de multiples galaxies artistiques incontrôlables, amène de l’humain dans un réseau – celui de La Poste – de plus en plus mécanisé.

Timbres en hommage à Louise Brooks et Charles Gleyre créés par l’artiste Tony Mazzocchin pour la 16ᵉ Journée mondiale du Faux Timbre d’Artiste (JMFTA). photo de Tony Mazzochin

Tout part d’une lettre, l’an dernier, une de celles envoyées au «Nouvel Obs» par les cruciverbistes de l’été. Elle contient une grille géante de mots croisés dûment remplie. L’enveloppe est magnifique, décorée, elle contient des informations sur l’art postal, j’échange quelques messages avec son auteur, Marc Halter, et, dans le flot des courriers, nous en restons là.

Cette année, rebelote, une nouvelle œuvre postale de ce Strasbourgeois me titille : qu’est-ce que l’art postal ? Depuis quand existe-t-il ? Comment est-il structuré ? Qu’en dit La Poste ? Les réponses, je les dois principalement à Lise Mouchiquel. Cette éducatrice auprès d’adolescents, la cinquantaine, a pas mal bourlingué et vit aujourd’hui près de Dijon. L’an dernier, elle a soutenu la thèse suivante : « Art postal, ou le pari de la lettre : préserver l’humain ». Voici sa définition de l’art postal : « Démarche artistique consistant à créer une composition en utilisant comme support une enveloppe postale ou un autre objet, en jouant sur l’emplacement du timbre, sur la place ou la graphie de l’adresse du destinataire, et en l’envoyant par La Poste, l’oblitération postale étant condition sine qua non de la création de l’œuvre.» La docteure en arts appliqués poursuit : «L’art postal est quelque chose de complètement iconoclaste, non officiel même dans le monde de l’art. On peut parler de démarches, de pratiques, mais pas de mouvement, il n’y a pas de chef de file. Pour se le représenter, le mieux, c’est de voir des galaxies un peu partout. »

Le point de départ, c’est l’arrivée du timbre, 1840 en Angleterre, 1849 en France. Par la suite, on trouve de l’art postal chez de nombreux auteurs et artistes, et aussi dans les tranchées où les poilus décorent leur abondant courrier. En 1962, l’Américain Ray Johnson crée une vraie-fausse école de correspondance, le mail art commence à imprimer. Aujourd’hui, les nouvelles technologies (blogs, Instagram) facilitent l’imitation, la transmission et l’exposition des œuvres.

Entre 1849 et 2025, avec les révolutions techniques, la concurrence, et la dégradation des services publics, La Poste a beaucoup changé. L’automation – fonctionnement d’un ensemble productif, sous le contrôle d’un programme unique – fait loi. Les machines reconnaissent les écritures manuscrites, adresses, codes postaux, des normes de présentation sont imposées, et le personnel n’est plus toujours formé à prendre en charge manuellement des courriers originaux. « L’autre jour, la personne à qui je m’adressais ne savait pas ce que voulait dire “oblitérer manuellement” », constate Lise Mouchiquel. Pascal Charveron le sait, lui. Agent à la poste de Voiron, dans l’Isère, pendant près de quarante ans, il se souvient : « Des objets spéciaux, parfois en laine, des choses qui ne passaient pas dans les machines, moi, j’adorais. Je les oblitérais. Je l’ai vue changer, La Poste. J’y ai travaillé de 1982 à 2019, ce genre de courriers, ce n’était plus du goût de la hiérarchie mais la règle, pour moi, ça a toujours été : un colis, tant qu’il n’y a pas de message haineux évidemment, on le prend. »

Un homme lui apportait ces colis particuliers : Tony Mazzocchin. Cet artiste vit à Voiron, après plusieurs années en Italie et en Suisse où il travaillait dans l’hôtellerie et l’organisation d’événements. En 2010, il enseigne les arts appliqués dans un lycée de Chambéry mais se retrouve en mal d’école quand il se casse la malléole. Collé à son canapé, il correspond avec ses élèves en mail art, des courriers décorés. « J’ai alors décidé que chaque année, le troisième jeudi du mois de novembre ne serait plus seulement celui du beaujolais nouveau mais aussi la Journée mondiale du Faux Timbre d’Artiste (JMFTA). » Il lance un appel, l’idée est simple : envoyer quelque chose par La Poste, affranchi avec un faux timbre créé par l’expéditeur. Il se désigne comme l’unique destinataire de toutes ces œuvres d’art postal et en reçoit 200, postées le même jour de novembre 2010.

Chaque année, un particulier, une association, un musée est l’unique destinataire des envois de la JMFTA, souvent exposés dans les mois qui suivent. En 2012, Tony Mazzocchin choisit, à son insu, «pour se faire connaître et rigoler un peu », le Musée de La Poste à Paris. Plusieurs centaines de courriers affluent dans le 15e arrondissement. La directrice de l’époque, Mauricette Feuillas, se souvient : « Je lui ai dit que c’était un peu fort de café de ne pas nous avoir prévenus, d’autant que les courriers n’étaient pas affranchis et que, dans ce cas-là, le destinataire peut avoir des surtaxes à payer. Après, on a discuté, c’est une opération sympathique, l’approche est intéressante et promeut La Poste et son réseau. On a laissé faire, je trouve simplement paradoxal de profiter d’un réseau de distribution sans en respecter les règles. »

« Avec un vrai timbre, on perdrait toute valeur artistique », proteste l’artiste, qui préfère s’affranchir de l’affranchissement, même si ça peut piquer. En 2016, l’artiste peintre Christophe Renoux annonce à son facteur l’arrivée de plusieurs centaines de lettres pour le troisième jeudi du mois de novembre. «L’information est remontée et, en réaction, le centre de tri de Villefranche-sur-Saône [Rhône] a décidé de bloquer toute lettre non oblitérée. J’ai dû payer plus de 400 euros pour libérer les courriers », se remémore Tony Mazzocchin. L’an dernier, un particulier qui héberge un mini-musée d’art postal, à Rencurel, à la lisière entre Drôme et Isère, n’a pas reçu les nombreux envois. « Trois cents euros cette fois-ci. On s’est cotisés, mais on n’a pas pu tout récupérer. » Mais c’est le jeu. « Couleurs, qualité de l’impression, oblitérations, il y a un caractère aléatoire de l’œuvre d’art postal obtenue après sa transmission. Le résultat peut être amusant, déroutant, esthétique… Souvent, le destinataire envoie une photo à l’expéditeur qui voit ainsi comment son œuvre a évolué. Ce jeu va jusqu’à accepter le risque que l’œuvre ne soit pas transmise ou soit abîmée. C’est un pari », analyse Lise Mouchiquel.

« Le manque à gagner pour La Poste est négligeable »

Dans son musée de la machine à écrire à Lausanne, en Suisse, Jacques Perrier a reçu des faux timbres de Biélorussie, du Brésil, d’un peu partout. Hôte de la JMFTA en 2023, il retient « l’ingéniosité, la folie des gens. On a reçu des machines à écrire faites au crochet, d’autres en carton, des couvercles de camembert, une spatule en bois, toujours avec des faux timbres. Ça touche un public complètement frappadingue, c’est ce qui manque dans notre société. » Dans son « musée-café artistique punk », Jacques Perrier accueille des événements culturels, lectures, ateliers d’écriture et de création pour la JMFTA. Le samedi qui précède le beaujolais nouveau, « on voit des hommes, des femmes, des jeunes, des sexagénaires, ça fabrique, ça se mélange ».

Créer une œuvre et du lien social, Tony Mazzocchin l’a fait plusieurs années avec ses élèves du lycée hôtelier de Chambéry. « Ce sont des gamins qui viennent de quartiers difficiles, qui ont souvent du mal avec l’école, qui manquent de confiance en eux, et avec les arts appliqués, et l’art postal en particulier, ils se rendent compte qu’ils peuvent réussir quelque chose. Ils me disaient que c’était le seul cours où ils voulaient rester après la fin. » La thésarde Lise Mouchiquel abonde : « L’art postal a su investir le champ éducatif. Un timbre, son image, son thème, c’est un outil pédagogique. Utiliser le timbre avec les jeunes, c’est leur permettre d’accéder à l’art. Des élèves illettrés, loin de leur famille, peuvent correspondre à l’autre bout du monde avec un collage et un timbre. Avec peu de moyens, on peut envoyer des courriers très personnels. »

Des courriers en mail art, on en trouve quelques-uns au Musée de La Poste à Paris. « L’art et le timbre » est le fil rouge de son deuxième étage, boulevard de Vaugirard, face à la gare Montparnasse. On y trouve des tableaux, des boîtes postales pailletées, repeintes et tous les vrais timbres français de 1849 à nos jours. Un bout de mur parle de « l’art posté », et propose une vingtaine de créations sur des enveloppes, mais aucune issue de la JMFTA 2012.

Que représente l’art postal pour La Poste ? Y a-t-il encore une place pour lui dans une entreprise aussi mécanisée ? Les faux timbres d’artistes peuvent-ils vous aider à trouver de vrais faussaires en améliorant vos machines ? Personne n’a répondu à ces questions envoyées par écrit. Après plusieurs jours d’échanges avec l’agence extérieure qui gère la communication du groupe La Poste, une visite au musée, et malgré des contacts avec des personnes qui semblaient individuellement sympathiques, la seule réponse obtenue est l’e-mail suivant : « Bonjour. La Poste travaille en étroite collaboration avec les autorités compétentes, notamment les douanes, pour prévenir et lutter contre la contrefaçon des timbres. La Poste ne communique pas sur les dispositifs de contrôle dans le cadre du secret industriel. Cordialement. »

Légère crispation autour de la communication, donc. Mais qui a le mérite de rappeler que le timbre est presque devenu un produit de luxe. En 2016, c’était 0,70 euro pour une lettre verte, ce sera 1,52 euro au 1er janvier 2026. « La Poste a un vrai travail de lutte contre les faussaires, et des machines très performantes pour cela. Mais il n’y a rien à voir avec ce que font les participants à la JMFTA. Je suis éducatrice, je ne peux pas encourager les envois non affranchis mais, lors de cette manifestation, le manque à gagner pour La Poste est négligeable. Ces artistes ne sont pas des rebelles violents, ils ne sabotent pas les machines, ce sont quelque part de doux anarchistes », sourit Lise Mouchiquel. « Il faut voir l’humanité de ces courriers à nu, les messages qu’ils transmettent, les sourires qu’ils créent chez les postiers. » On se rappelle Pascal, l’agent de Voiron, ravi de faire passer de jolis plis, on trouve une volonté de bien faire dans des courriers parvenus au café-musée de Jacques Perrier à Lausanne, en 2023. « Sur plus de 500 œuvres, 95 % sont arrivées, et certaines, parfois encombrantes, avec une pochette plastique, une lettre de La Poste française et un mot d’excuses si elles étaient endommagées. »

Pour éviter les problèmes, Tony Mazzocchin compte enlever, l’an prochain, le « F » de son sigle – « Après tout, ces faux timbres sont des vraies créations » – et il a mis fin au destinataire unique. Si vous lisez cet article avant 23h59 ce jeudi 20 novembre, vous pouvez donc envoyer – même si ce n’est pas recommandé par La Poste – à qui vous voulez votre œuvre avec un faux timbre de votre création en indiquant « JMFTA 2025 », vous verrez bien si elle passe comme une lettre à la poste.

***
Le quotidien 20 Minutes a également consacré un article à cette manifestation que nous célébrons tous le troisième jeudi du mois de novembre, avec bonheur. En voici la teneur :

Pourquoi vous pouvez envoyer gratuitement vos lettres ce jeudi (mais à une condition)

Journée timbrée  La journée mondiale du faux timbre d’artiste vise à mettre en valeur l’art postal, une discipline qui consiste à personnaliser les lettres ou les enveloppes avant de les envoyer par La Poste à des correspondants. Et ce, sans affranchissement officiel

La journée mondiale du faux timbre d'artiste a lieu tous les troisième jeudi du mois de novembre. L'idée est d'envoyer une lettre avec un timbre personnalisé et créatif, mais sans affranchissement officiel. - Tony Mazzocchin

Pour les amateurs de vin, le troisième jeudi du mois de novembre est une célébration du Beaujolais nouveau. Mais pour les passionnés d’art postal cette date est un rendez-vous important, celui de la Journée mondiale du faux timbre d’artiste (JMFTA).

Le principe est simple : il suffit d’envoyer jeudi des enveloppes avec de faux timbres, créatifs et personnalisés, à la place de l’affranchissement officiel en mentionnant « 16e JMFTA ». L’initiative a été lancée en 2010 par Tony Mazzocchin, artiste plasticien et ancien restaurateur, afin de mettre en avant le «mail-art», ou art postal en VF.

«Drôle, parfois provocateur »
Cette discipline artistique consiste à décorer ses lettres et ses enveloppes. Des poètes comme Victor Hugo ou encore Stéphane Mallarmé la pratiquait, puis ces correspondances créatives ont aussi été investies par les mouvements surréalistes, dadaïstes ou encore futuristes à travers l’histoire. « Il y a beaucoup de facettes, explique Tony Mazzochin à 20 Minutes. Vous pouvez utiliser n’importe quel média, que ce soit de la photographie, du collage, de la peinture, des objets, des écritures… Cela peut être drôle, parfois provocateur. » Une seule contrainte pour cette correspondance artistique : la lettre doit passer par les services de La Poste, pour être tamponnée et distribuée, sinon ça ne compte pas.
Un exemple d'art postal, une boîte de sardines décorée et affranchie.- photo de Tony Mazzocchin

Tony Mazzocchin est tombé dans le « mail art » au contact d’un de ses clients, ancien postier, alors qu’il travaillait en Suisse dans son restaurant. Il tient un blog, « Poste nomade », comme une « boîte aux lettres » dédiée au sujet. L’artiste lance la JMFTA en 2010, alors qu’il enseigne cet art créatif dans un lycée hôtelier près de Grenoble. Immobilisé à la suite d’une blessure, il demande à ses élèves de continuer cette correspondance. C’est ce qui lui donnera l’idée de cette journée de liberté. « Il y a un côté généreux, les personnes ont plaisir à le faire et à personnaliser leur enveloppe, comme un tableau », évoque-t-il.

Quelques blocages
Tony Mazzocchin n’a jamais rien demandé à La Poste, mais assure que l’institution joue le jeu, distribuant régulièrement ces courriers pourtant non timbrés. « Il y a parfois des blocages, des soucis techniques, une surtaxe à payer, sourit-il. Mais imaginez aussi, un postier dans un village qui reçoit d’un coup 500 lettres non timbrées ? On peut se poser des questions. » Chaque année, depuis la création de la JMFTA, le plasticien annonce une adresse à laquelle envoyer les correspondances créatives. Parfois l’adresse d’un ami « mail artist » ou les coordonnées d’une institution, à l’instar du Musée de la machine à écrire à Lausanne ou encore le MIAP (Micro musée international et indépendant de l’art postal) à Rencurel, en Isère.

Cette année pour la première fois, le mot d’ordre est : « Choisissez votre destinataire ». Les artistes du jour sont invités à transmettre par mail une photo de leurs créations pour alimenter le blog de Tony Mazzocchin, déjà récipiendaire d’environ 3.000 lettres à travers les années. « Les gens découvrent chaque année cette journée, c’est un stimulant », se réjouit-il. Et de rappeler : « Il ne faut pas être spécialement un artiste. L’art postal, c’est à la portée de tous. »

Source : VINGT MINUTES article de Mathilde Durand Publié le 19/11/2025 à 18h10

CH03 - Le chimpanzé est une espèce animale en danger , pour Tony

 

Chimpanzé du Parc National Forestier de Kibale en Ouganda© Giles Laurent, License CC BY-SA

*** Le chimpanzé : un animal si familier ***

En langue congolaise, chimpanzé signifie « faux-homme ». Nous partageons 98% de nos gènes avec le primate. Mais ce lien de parenté ne nous empêche pas de nuire à l’espèce en détruisant son habitat ou en la braconnant…

Dans la famille des primates, le chimpanzé Pan troglodytes est le plus proche parent de l’Homme que n’importe quel autre grand singe vivant aujourd’hui : 98% de ses gènes sont identiques aux nôtres. Capable de concevoir et d’utiliser des outils, d’avoir une vie sociale très élaborée, il fait partie des espèces animales les plus intelligentes peuplant notre planète.

Son poil est noir et son visage, glabre, est souvent rose, parfois constellé de tâches plus foncées. Les jeunes chimpanzés ont des poils blancs au niveau de l’arrière-train qui disparaissent avec l’âge.

On le retrouve dans les savanes, les zones boisées, herbeuses et les forêts humides, parfois jusqu’à plus de 2 000 m d’altitude. Animal très sociable, il vit en communauté constituée de groupes flexibles et mixtes dominés par un mâle. Les membres sont libres de rejoindre ou de quitter les communautés en fonction de leur statut reproductif et des ressources disponibles.

Aujourd’hui, le chimpanzé est classé sur la liste des espèces « en danger » de l’UICN. Alors que ses effectifs s’élevaient à près de 2 millions au début du 20ème siècle, aujourd’hui, ils ne dépassent pas les 500 000 individus.
Source : WWF

20 octobre 2025

Etivaz, le fromage du Pays-d'en-Haut, pour Tony

Petite réminiscence pour Tony qui a passé cinq semaines ce dernier été, dans le Pays-d'en-Haut, dans le canton de Vaud. 

Tandis que son épouse Stéphanie était en résidence au Musée du Papier Découpé de Suisse, Tony a fait le choix de visiter les éleveur producteurs de fromage dans les alpages, notamment le fromage Etivaz dont je n'avais jamais entendu parler auparavant (et que j'ai goûté, l'étiquette de l'emballage le prouve mais acheté ici, il n'avait sûrement le bon goût original d'un fromage élaboré puis dégusté sur place).

Vache de race brune suisse dont le lait sert à fabriquer l'Etivaz 
Carte : Label du terroir du Pays-d'En-Haut Produits authentiques 
Le lait chauffe dans le chaudron en cuivre sur le feu de bois- photo Maison Lorho
Pressage des meules - photo du site Les fromages de Suisse
Cave d'affinage de l'Etivaz - photo du site Coopérative des Producteurs d'Etivaz 

Via Instagram, Tony a partagé ses aventures, au sein de familles productrices de fromage, où tout le monde est réuni l'été pour accomplir les tâches nombreuses à exécuter : dès la fin de l'école, les enfants rejoignent les parents pour prêter main forte car le travail est rude et la pente est raide, ce qui rend des travaux élémentaires comme du simple fauchage très compliqué. C'est toute cette synergie et toute  l'ambiance familiale autour de cette production fromagère confectionnée à la mode d'autrefois depuis des générationsqui ont passionné Tony.

Par cet art postal dont je lui souhaite une bonne réception,  je veux aussi le remercier de nous avoir fait voyager par procuration, et de nous avoir fait connaître de bien belles personne, courageuses et attachante.
***
photo des Caves de l'Etivaz - Léman sans frontières
L'étivaz est reconnu comme d’Origine Protégée.  Fromage d’alpage par excellence il n’est produit que de mai à octobre, sa pâte légèrement fine, onctueuse et souple, son goût très aromatique subtilement fruité agrémenté d’une fine touche de noisette, ne laisseront pas indifférents les amateurs de fromages d’exception. C’est le dernier fromage à pâte cuite chauffée sur un feu de bois d’épicéa mais aussi l’une des dernières pâtes cuites tirée à la toile !
 
L'Etivaz a reçu son AOP en 2013.

L’Etivaz est un fromage d’alpage à pâte dure pressée et cuite, fabriqué exclusivement dans des chaudrons en cuivre chauffés au feu de bois durant l’estive (entre le 10 mai et le 10 octobre). Il est élaboré à partir du lait cru fourni par plus de 2800 vaches, réparties sur 130 alpages situés entre 1000 et 2000 mètres d’altitude.

Il n’existe plus qu’environ 70 producteurs familiaux, qui à eux seuls produisent 420 tonnes de fromages par an (soit 16 000 pièces). Dès la mi-mai, les familles rejoignent le chalet, souvent sans électricité ni grand confort et redescendent au fil de la saison. Leur objectif : emmener les bêtes dans les plus beaux pâturages jusqu’à leur retour dans la vallée en octobre.
La production est ainsi très artisanale, tout en répondant tout de même à des normes strictes. La fabrication de L’Etivaz demande le respect du savoir-faire avec des gestes traditionnels précis, dont l’apprentissage est transmis de génération en génération dans chaque famille.

La zone de production AOP est située sur 10 communes suisses des Alpes vaudoises : Château d’Oex, Rougemont, Rossinière, Villeneuve, Ollon, Ormont-Dessus et Ormont-Dessous, Corbeyrier, Leysin, Bex. Ils se concentrent essentiellement sur le Pays d’Enhaut et la vallée de l’Hongrin. Le massif préalpin est propice à l’élevage et révèle une grande diversité de terroir, avec des herbages variés qui viennent aromatiser le goût du fromage.
Comment est produit L’Etivaz ?

L’alimentation des vaches est composée uniquement des herbages du pâturage. Le lait servant à la fabrication du fromage provient uniquement de la traite au chalet, transformé dans la même exploitation. Celui du matin est versé dans la grande chaudière en cuivre puis sera complété par celui du soir, naturellement écrémé.

La présure, préparée par le fromager et ensemencée de bactéries lactiques naturelles, va faire cailler le lait dans le chaudron. Le caillé est divisé en grains fins (comme du blé) et le mélange caillé et petit-lait sera brassé continuellement puis chauffé dans le foyer.
Le producteur (souvent aidé par sa femme) passe un tissu sous les grains d’un geste maîtrisé pour égoutter une première fois. Le tout est introduit dans un moule garni d’une toile en lin. Le fromage est alors mis sous presse et le petit-lait, par pression, s’écoule. Plusieurs retournements sont effectués. Les meules resteront sous presse jusqu’au lendemain matin.

Affinage des fromages : Les meules de L’Etivaz sont conservées à l’alpage pendant 7 jours, entre 10 °C et 16 °C sur des tablars d’épicéa.

Elles seront apportées aux caves de la coopérative à L’Etivaz le plus tôt possible puis elles seront trempées pendant 24 heures dans la saumure. Le fromage y sera salé et brossé régulièrement, puis stocké sur des planches d’épicéa et retourné tous les 5 jours.L’affinage en cave dure au minimum 5 mois (135 jours).

Après 6 mois, certaines meules (environ 800 à 1000 pièces par an) sont choisies et stockées dans un autre grenier pendant 30 mois au minimum. Elles seront démorgées (la croûte sera retirée manuellement) puis frottées avec de l’huile végétale. Au terme de la période de stockage, les meules sont passées au rabot et formeront L’Etivaz à rebibes. 

Quelques cylindres intrigants déposés sur un plateau illustré, papier découpé, noir sur blanc, image du désalpe, interpellent. Tubes de fromage à l’accent du Pays-d’Enhaut, se dissolvent sur la langue et répandent leurs saveurs épicées. Rebibes ivoire sombre, c’est comme ça qu’on mange à l’apéro L’Etivaz vieux.

La désalpe en pays vaudois est  prévue le 27 septembre cette année. Sur la photo, en 2022, la date avait été avancée car l'herbe devenait insuffisante, à cause de la sécheresse et de la forte chaleur


24 septembre 2025

Destinataires multiples pour 16ème édition de la JMFTA du jeudi 20 novembre 2025

Comme chaque année quand revient l'automne, nous attendons avec impatience l'Appel à Artiste de Tony Mazzocchin à propos de la nouvelle journée de créativité débridée qu'est la Journée Mondiale du Faux-Timbre d'Artiste.

Je vous relaie donc ici  l'appel de Tony  pour lancer la 16e édition de la JMFTA  : n'hésitez pas à le diffuser largement !

APPEL À ARTISTE

16ème Journée Mondiale du Faux Timbre d'Artiste

Le jeudi 20 novembre 2025 sera le jour de la 16ème Journée Mondiale du Faux Timbre d'Artiste.

Cette année il n’y a pas de destinataire unique...cette année il doit y en avoir 1000, 10000, 100000 de destinataires et pourquoi pas un million !

Le jeudi 20 novembre 2025, choisissez vos destinataires !

Envoyez des enveloppes d’art postal à vos amis, connaissances, avec une unique contrainte : un faux timbre à la place de l’affranchissement officiel.   

Faites exploser votre créativité. Toutes les techniques sont admises (collage, dessins, aquarelle, gouache, photos, objets, etc).

Vos lettres doivent être postées uniquement le jeudi 20 novembre 2025         

Faites apparaître sur l'enveloppe la mention:«16ème JMFTA». 

ATTENTION: ne collez surtout pas de vrai timbre sur l'enveloppe car l'envoi n'aura plus aucune valeur artistique!!!

Merci de transmettre cet appel à vos réseaux ou à vos connaissances.

…scannez ou photographiez votre enveloppe avant de la poster,

et envoyez-moi le visuel par mail: tonyaime@orange.fr

Toutes les créations seront aussi publiées dans mon blog http://postenomade.over-blog.com et/ou sur mon compte Instagram mazzocchintony avec le #jmfta2025

Si vous avez aussi envie de m'écrire voici mon adresse postale :

Tony Mazzocchin 1, rue Rose Sage 38500 Voiron France

  

   Tony Mazzocchin  organisateur la JMFTA©

2 juin 2025

Leçon de tricot : jolie transmission entre mère et fille, pour Tony

EntreTony et le tricot, c'est une longue et belle histoire que vous pouvez trouver régulièrement sur ce blog. 

Alors, comme je viens de découvrir Ernest Biéler, un peintre ayant réalisé de très beaux ortraits de personnes rurales telles qu'elles vivaient autrefois dans le Valais, notamment un tableau superbe nommé "La leçon de tricot", je le destine bien évidemment à l'ami Tony. Après tout la Suisse est aussi pour lui un pays de coeur.

d'après le tableau original (à droite) La leçon de tricot d'Ernest Bieler

Sur ce tableau, le peintre montre une jolie complicité entre mère et fille, où patience et tendresse sont les meilleures chances de réussite pour l'apprentie tricoteuse.

Pour parler de ce peintre et son talent, j'ai trouvé un article sur un blog rédigé par une visiteuse de l'exposition qui lui fut consacrée en 2012 à la fondation Pierre Gianadda à Martigny (Suisse)

Ernest Biéler… je connaissais quelques-uns des tableaux de ce peintre suisse, mais pas suffisamment pour pouvoir me faire une idée réelle de son talent.
Connu pour avoir peint les « têtes » valaisannes de Savièse, il est devenu le chantre de ce coin de pays dont il a fixé les traditions et les costumes sur la toile avec simplicité, poésie, puis au fil du temps, avec un réalisme de plus en plus appuyé.
La rétrospective qui lui est consacrée révèle un excellent portraitiste, bien sûr, mais ouvre aussi les portes de toutes les facettes de son travail artistique. L’intérêt repose, justement, sur la variété des styles utilisés.
Ernest Biéler a vécu de son art.
Né à Rolle (Vaud) en 1863, dans une famille aisée qui lui a fait bénéficier d’une éducation le dotant d’une solide base culturelle, il a toujours fait preuve d’une attirance et d’un don pour le dessin.
C’est donc tout naturellement qu’il a pris le chemin de la peinture.
Ses toiles sont délicates, les femmes y ont des teints de porcelaine, leurs vêtements, les tissus sont peints avec un soin et un goût du détail remarquables. J’aime ces tableaux raffinés…
L’installation du peintre à Savièse marque un tournant dans sa peinture. Dans ce monde rural, il se sent bien… et il peint les scènes de la vie quotidienne villageoise, les visages, les ambiances…Et une fois encore, les visages attirent le regard,avec leurs expressions fascinantes, leur force, leur vivacité.
Parmi tous les tableaux présentés, j’en ai aimé beaucoup. Et tout particulièrement « La Leçon de Tricot ». Regardez l’expression du regard de la mère contemplant sa fille, la minutie avec lequel ont été peints les motifs de son foulard, notamment.
Ce même souci du détail se retrouve dans chaque tableau, dans chaque coiffe, chaque pli, chaque frisure.
Comprenez-vous pourquoi il est difficile de rester insensible à de talent-là?

J'espère que ce mail-art saura te plaire, cher Tony, je t'en souhaite une très bonne réception, car depuis longtemps ce savoir-faire se transmet de génération en génération et , surtout, il faut ne jamais oublier de "tricoter le monde dont nous rêvons".

21 mai 2025

A Saint-Chamond, tricotons demain

Depuis le début 2025, je vous en ai beaucoup parlé,  car comme presque deux cent autres personnes j'ai participé à cette formidable entreprise de tricot collective autour de la rue de la "Rep. de St- chamond".

Au fil des semaines et de la diffusion des réalisations sur nos différents réseaux, la liste des tricoteuses et tricoteurs s'est allongée,  ce fut un véritable effet boule de neige et nous voici au terme de cette très belle aventure.

Merci à Tony et à Claudette pour l'initiative, merci à tous les participants qui ont fait de cette belle expérience laineuse tout ce qu'il fallait pour en faire une très belle fête. 

L'affiche officielle de la manifestation et le programme complet sont désormais disponible : cela se passe du 22 mai au 6 juillet, et il y a plein de choses à voir!


L'union fait la force, n'en doutons jamais. Uni-e-s, nous sommes plus forts pour rêver mais aussi pour rebâtir le monde de demain

12 mai 2025

370 mètres de tricot réalisés pour habiller la rue de la Rép, à St Chamond : pari réussi!

Pour ceux qui ont suivi les épisodes précédents, sachez que le pari fou de Tony et de Claudette -son acolyte de Saint-Chamond- est largement réussi! Ce ne sont pas 100 mais 370 mètres d'écharpes qu'un collectif de tricoteurs et tricoteuses de la France entière (et même d'Italie et de Suisse) ont tricotées au total.

Tant à Voiron qu'à Saint-Chamond un travail énorme a été entrepris pour coudre bout à bout tous les morceaux d'écharpes, chacun d'entre eux étiqueté avec le nom d'un des artistes laineux qui se sont ralliés à ce beau projet. Tout cela va être exposé dans la fameuse avenue de la République de Saint Chamond tout la durée de la 13e Biennale internationale du Design de St Etienne qui démarre le 22 mai prochain (festival off). 

Sur la page Instagram de Tony, j'ai pu récupérer un article du Dauphiné Libéré qui se fait l'écho de cette manifestation exceptionnelle et du bel élan qu'elle a su mobiliser pour créer du lien, du beau, du chaleureux dans une belle réalisation collective. 

Crédit photos : Tony Mazzochin sur sa page Instagram
Si vous avez la chance de passer dans cette région à compter du 22 mai et je crois jusqu'au 6 juillet prochain, ne ratez pas d'aller voir cette installation, d'une ampleur unique! 

Merci à Tony encore une fois d'avoir su nous fédérer autour d'un nouveau de ses projets fous, comme on adore! Merci à lui d'inventer chaque année des prouesses à partir de rien, mais qui font très chaud au coeur de tous ceux qui sont à ses côtés pour créer ensemble du lien, du partage et de la convivialité ! Plus que jamais, continuons avec Tony de tricoter le monde dont nous rêvons!

24 mars 2025

Avenue de la Rép à Saint-Chamond : envoi vers Tony de ma seconde écharpe, encore plus bariolée,

Pour compléter ma participation au projet artistique collaboratif laineux lancé par Tony Mazzochin en tout début de cette année, je lui avais promis une deuxième écharpe . 

Comme j'avais complété ma collection de laines de plus de couleurs gaies, j'ai réalisé cette fois-ci une vraie fantaisie multicolore tricotée de deux mètres : je me suis beaucoup amusée, à alterner les couleurs avec une combinaison de points tout simples et j'avoue être très contente du résultat obtenu.


De la gaité au bout des aiguilles depuis plus de deux mois, voila qui a enchanté mes journées d'hiver plutôt sombres au sens propre comme au figuré.

Merci encore à Tony pour avoir su faire converger moultes tricoteuses et tricoteurs sur un projet collaboratif d'une telle envergure, cela fait un bien fou de savoir que l'on peut à travers l'hexagone ainsi se rallier à une très belle intiative, de cette ampleur.

Pendant le festival du Design qui va se tenir à Saint Chamond à compter de la mi-mai dans lequel s'inscrit ce projet de décoration tricotée de la Rue de la République, nous comptons sur toi, Tony, pour nous faire un reportage photo afin que nous puissions avoir une vue d'ensemble de cette magnifique décoration collective.  

Je te souhaite une bonne réception du colis que je viens tout juste d'aller poster. 

************************** *** PS du 26 mars 2025 ************************************

je reçois à l'instant par mail l'accusé de réception de Tony avec deux photos : mon écharpe déjà dûment étiquetée, venue rejoindre la pile de toutes les autres qu'il a déjà reçues (84 mètres au total) mais il y a plusieurs lieux de collecte.

19 mars 2025

Maille-Art en jaune de Tony : avec lui tricotons le monde dont nous rêvons

Quel plaisir de trouver cette enveloppe de Tony aujourd'hui dans ma boite aux lettres! Evidemment notre célèbre tricoteur ne pouvait que m'adresser une écharpe en cours d'élaboration, avec la laine jaune qui fit longtemps la gloire du Tricot sans Fin. 

Si les  aiguilles à tricoter en cure-dents sont rudimentaires, le maille-art est génial, le message amical que contient l'enveloppe ainsi que le manifeste laineux (à relire) font très plaisir. 

Tony a voulu me remercier de ma collaboration à son projet artistique et collaboratif laineux car je tricote depuis mi-janvier sur une oeuvre collective ; je me suis greffée à cette opération  pour orner la rue de la République à Saint-Chamond  avec de larges bandes tricotées sur au moins 100 mètres. Nous sommes une bonne cinquantaine d'autres tricoteuses et tricoteurs à l'avoir rejoint et la livraison doit intervenir au plus tard pour la mi-avril 

Un grand merci Tony pour toutes ces idées géniales que nous sommes nombreux à aimer suivre et partager. Ma deuxième écharpe est bientôt finie, je prévois de te l'envoyer pour la fin mars. 

14 février 2025

Avenue de la Rep à St-Chamond : Mes deux premiers mètres de tricot multicolore partis vers Tony

Lorsque Tony a lancé son appel pour son projet artistique et collaboratif laineux, destiné à habiller de tricot l'avenue de la République à Saint-Chamond, je me suis inscrite comme tricoteuse auprès de lui, mais, honnêtement, je ne pensai pas y prendre autant de plaisir.

Je ne possédais pas de laine du bon calibre aussi je m'en suis procuré dans des couleurs plutôt sympathiques, je les ai mélangées avec joie, utilisant des points tout simples où l'alternance donne le volume et du coup, je n'ai absolument pas ressenti de lassitude du tout. 

Aujourd'hui ma première écharpe de 2 mètres est terminée et je viens d'en faire l'envoi à Tony qui a besoin de recevoir nos productions au fur et à mesure afin de pouvoir avoir le temps de tout raccorder, et de coordonner son réseau d'une bonne soixantaine de tricoteuses et tricoteurs avant la fin du mois d'avril. 

Les premières pelotes de nouvelles couleurs sont arrivées et j'ai commencé une nouvelle écharpe : évidemment, pendant que je tricote, je ne suis pas en train de faire de l'art postal. Je m'y remettrai dès que possible mais après deux grosses séries émises en décembre et en janvier, cette pause me fait du bien. A bientôt les amis!

17 janvier 2025

Tony et Stéphanie : que l'année 2025 vous soit douce

En 2025, la France, deuxième plus grand territoire maritime au monde, célèbre l'Année de la Mer, une initiative nationale visant à éveiller les consciences face à l'urgence de protéger l'Océan. 

C'est le thème que j'ai choisi de développer pour illustrer mes cartes de voeux. 

Baleines à dents et à fanons

L'ordre des cétacés, qui comprend les baleines, les dauphins et les marsouins, est divisé en deux groupes principaux : les baleines à dents (Odontocetes) et les baleines à fanons (Mysticetes). Les baleines à dents comprennent les dauphins, les marsouins, ainsi que les grands cachalots et les orques. Les baleines à fanons comprennent toutes les plus grandes baleines ; en fait, le plus grand animal vivant sur terre, la baleine bleue, fait partie de ce groupe.

Les dents des baleines à dents ne sont pas toutes visibles à l’âge adulte. Certaines, comme certaines baleines à bec, sont « édentées », même si elles sont présentes sous les gencives. Les narvals sont également édentés, à l’exception de la grande défense des mâles. Cependant, de nombreux odontocètes ont plus de 300 dents coniques ou cunéiformes. Ces baleines s’attaquent à de grandes proies, notamment des poissons, de grands invertébrés et des mammifères marins. Elles se distinguent également des baleines à fanons par le fait qu’elles sont capables d’écholocation, une méthode de détection des objets environnants à l’aide d’impulsions sonores à haute fréquence.

Les baleines à fanons comprennent les baleines franches, les rorquals, les baleines à bosse et les baleines grises. Les fanons, appelés os de baleine, sont en fait constitués de kératine, une substance présente dans les cheveux et les ongles. Les fanons poussent à partir de la mâchoire supérieure de la grande bouche de ces baleines, dans des plaques à franges qui agissent comme un tamis pour filtrer les petits poissons en banc ou le zooplancton. Certains mysticètes se nourrissent en effleurant les bancs de poissons, d'autres avalent d'énormes quantités d'eau dans leur gorge distendue puis filtrent la nourriture à travers les fanons. Étonnant quand on pense que les plus grands animaux se nourrissent de la plus petite des proies !
Source : https://www.nps.gov/redw/learn/nature/toothed-vs-baleen-whales.htm

Alimentation des baleines : des adaptations étonnantes

Des géants qui se nourrissent de proies minuscules

Krill, copépodes, anchois, hareng, sardine, maquereau, calmars, seiches… le menu des baleines n’est composé que de toutes petites proies.

Les techniques pour se nourrir varient selon les espèces. Les "écrémeuses", comme les baleines franches, filtrent l'eau de petits animaux marins grâce à leurs fanons. Les "engouffreuses", comme les rorquals et les baleines à bosse, prélèvent avec leur gueule ouverte un énorme volume d'eau chargée de proies.

Une ingénieuse technique de chasse : 

Pour piéger et concentrer ses proies, la population de baleines à bosse d'Alaska privilégie la stratégie collective. D'abord, elles se placent à une quinzaine de mètres sous le banc de poissons, puis elles remontent à la surface selon un mouvement de spirale qui se resserre et produisent un filet de bulles qui encercle leurs proies. Une fois à proximité du banc, elles n'ont plus qu'à ouvrir leur gueule et à « engouffrer ».

Source : le Musée national d'Histoire Naturel (https://www.mnhn.fr/fr/les-baleines-ces-incroyables-cetaces)

5 janvier 2025

Appel de Tony Mazzochin, pour une performance artistique laineuse à St-Chamond

De Tony vous connaissez déjà sa passion pour le tricot,  sa belle devise "tricotons le monde dont nous rêvons" ainsi que son magnifique manifeste laineux

Alors en voici une nouvelle application : je vous relaie ci-après son appel à artistes publié sur Instagram :
crédit photo : Tony Mazzochin

CHERCHE TRICOTEURS ET TRICOTEUSES

Dans le cadre de la Biennale du design de St Étienne,  je dois réaliser une écharpe multicolore de plus de 100 mètres de long et 40 cm de large avec des aiguilles n°5.

La livraison est prévue pour le 20 mai 2025. 

Cette œuvre collective et participative sera installée avec d'autres œuvres laineuses dans la rue de la République de St Chamond, du 26 mai au 6 juillet 2025. Toute longueur d'écharpe (40 cm de large) même minime est la bienvenue. L'assemblage des pièces reçues sera fait par l'organisation. 

Si vous avez aussi de la laine à donner ce serait fantastique car je travaille avec une Résidence et un Ehpad de la région et là-bas, la consommation est considérable...

Si vous voulez en savoir plus et avoir tout le programme du projet, contactez-moi (tonyaime@orange.fr) et n'hésitez pas à transmettre l'info à des gens intéressés par le tricot.

Ce projet un peu fou-fou, mais tellement enthousiasmant, a fait l'objet d'un article dans le Dauphiné Libéré, je m'en suis procuré la photo auprès de notre grand agitateur d'idées loufoques : son but est toujours de créer du lien entre les gens et les générations, dans le partage et la convivialité.


Si vous avez des pelotes de laine à tricoter avec des aiguilles n°5 en trop, ou bien si vous avez envie de tricoter vous-même. c'est la saison, associez-vous à ce beau projet collectif. Merci d'avance de votre contribution.

Moi, j'ai adhéré tout de suite : j'ai commencé mon bout d'écharpe en décembre et j'en suis à une longueur d'environ 80 cm,  le mois de mai est encore loin.

19 décembre 2024

De la nourriture pour les passereaux au jardin l'hiver, pour Tony

Pour cette seconde enveloppe bricolée à partir de l'emballage aux jolies couleurs d'un panettone sicilien et à cause de l'Italie, j'ai bien sûr pensé à l'adresser à Tony, lui qui toute l'année entretient un petit jardin à la fois potager, mais aussi d'agrément, un vrai jardin de poète.

A cette saison, j'imagine qu'il ne reste plus grand chose dans son jardin sauf les quelques baies encore accrochées aux arbustes pour le plus grand plaisir des passereaux qui trouveront là de quoi se nourrir... Pas sûre toutefois, qu'il y en ait autant que sur la photo que j'ai choisie pour illustrer ce courrier.
Image trouvée sur Pinterest - pas de nom d'auteur
Je t'en souhaite une très bonne réception, Tony. Peut-être avez vous eu déjà de la neige à Voiron?