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26 janvier 2026

Deux coquilles peintes pour me présenter ses voeux, par Cathy

C'est à l'occasion du Projet  "Conte et mail-art" lancée par  l'amie Françoise Tournet dont vous avez pu suivre les péripéties sur ce blog que j'ai eu l'occasion de correspondre avec Cathy. C'est une artiste peintre et sa spécialité n'est pas l'art postal.

Mais aujourd'hui elle m'adresse à son tour ses bons voeux pour 2026, d'une si jolie façon que je ne peux que la partager ici, avec vous. 

Tout d'abord j'ai trouvé dans ma boite aux lettres une enveloppe bien épaisse avec étiquette d'affranchissement : cela ne ressemblait à rien de connu, ni d'attendu. Mystère! Mais quand j'ai ouvert et déballé le papier bulle qui tenait le cadeau préciseusement emballé, voici ce que j'y ai découvert : outre une carte de voeux fabriquée maison, deux coquillages si joliment peints, l'un sur une Saint Jacques, l'autre sur une huitre.


Waouh, comme tes voeux sont présentés d'une manière si belle et si originale! De la jolie peinture sur coquillage, c'est la première fois que j'en reçois. Merci beaucoup Cathy, tu m'as beaucoup gâtée.

2 janvier 2026

Meilleurs voeux pour l'année 2026 : redonner toute sa place au monde sauvage, pour Cathy

En un autre siècle, des civilisations autres que la nôtre étaient qualifiées de sauvages, donc de primitives, termes se rejoignant dans l’opprobre et le déclassement : alors même que ces peuplades n’avaient que très rarement détruit leur environnement, destruction qui est une des belles preuves de civilisation que notre société productiviste persiste à étaler au gré de ses appétits. 

Nonobstant le « bon sauvage » cher à Rousseau, nous avons partout méprisé, écrasé ce qui n’était pas nous, imposé notre pouvoir, notre religion, notre technologie, ivres de puissance et de fatuité.

L'animal sauvage est réputé res nullius (sans maître, mais appropriable). Il est livré « au plus tirant  » ! traqué et tué au gré des lobbys et de ceux qui ne voient en lui qu’objet de loisir, en lui déniant tout droit d’existence.

Il est alors grand temps de célébrer le sauvage, de savoir admirer la magie des plumes, des rameaux, des herbes et des vents, des épines et des ombres, des mousses et de leur espace de libre expression, ce jardin de nature qui vit s’épanouir l’incroyable diversité du vivant.

Nous en sommes comptables : le sauvage, que d’aucuns voudraient rejeter dans le passé, est notre avenir, si tant est que nous soyons encore demain ouverts à l’émerveillement de l’altérité.(source téla botanica) 

  
Le sauvage est notre avenir : en 2026, transitons joyeusement vers un monde plus vivant

20 novembre 2025

CH35 - Les chimpanzés se soignent grâce aux plantes de la forêt aux vertus médicinales, pour Cathy

J'ai décidé d'associer mes partenaires de la récente expérience Conte & Art postal  à cette joyeuse aventure qu'est la JMFTA. Alors voici pour Cathy une groupe de chimpanzés adultes se soignant grâce aux plantes de la forêt tropicale.

Chimpanzé de l’Est dans le parc national de Kibale, Ouganda. Image de Bernard Dupond via Wikimedia Commons.

Les chimpanzés utilisent diverses techniques : certaines feuilles sont mâchées pour en extraire le jus et crachées sur la plaie, d’autres sont avalées pour agir de l’intérieur. Il leur arrive aussi de consommer de l’écorce, du bois mort, ou des feuilles rugueuses.

Ils mâchent des feuilles, appliquent des cataplasmes, et s’entraident pour guérir : comment les chimpanzés d’Ouganda transforment la forêt en véritable pharmacie.

Et si nos cousins les chimpanzés en savaient plus que nous sur les vertus médicinales des plantes ? En Ouganda, des scientifiques ont passé plus de 30 ans à documenter un fait fascinant : les chimpanzés de la forêt de Budongo utilisent leur environnement pour se soigner, parfois même pour soigner les autres. À travers feuilles mâchées, écorces, résines ou simples gestes d’hygiène, ces animaux démontrent une connaissance fine de leur écosystème.

« C’est assez impressionnant de voir qu’ils ont une connaissance des propriétés de certaines plantes qu’ils mangent et qu’ils arrivent à comprendre quand un autre individu a besoin d’aide », explique Harmonie Klein, primatologue à l’université de St Andrews, en Écosse, pour La Relève et La Peste.

 Les chimpanzés étudiés dans la forêt de Budongo ont été observés en train de mâcher des feuilles puis de les appliquer sur des blessures ouvertes, de presser leurs doigts humides de salive sur des plaies, ou encore utiliser des plantes spécifiques en cas de diarrhée, d’infections ou de douleurs. Ces comportements relèvent de la zoopharmacognosie, autrement dit l’usage de substances naturelles par les animaux pour prévenir ou soigner des maladies.

Sur 13 plantes identifiées dans les comportements de soin 88 % ont montré une action antibactérienne en laboratoire, et un tiers d’entre elles avaient aussi un effet anti-inflammatoire, selon une étude publiée en juin 2024 dans PLOS ONE. Ces plantes ne sont pas choisies au hasard : elles sont parfois consommées uniquement en cas de blessure ou d’inconfort, ce qui renforce l’hypothèse d’un usage thérapeutique ciblé.

 «Lorsqu’ils sont malades, on les voit manger ou utiliser des plantes qu’ils n’ont pas l’habitude de consommer – et qui n’ont pas de valeur nutritive. Cela laisse penser à un usage intentionnel », détaille Harmonie Klein.

 Les chimpanzés utilisent diverses techniques : certaines feuilles sont mâchées pour en extraire le jus et crachées sur la plaie, d’autres sont avalées pour agir de l’intérieur. Il leur arrive aussi de consommer de l’écorce, du bois mort, ou de s’essuyer à l’aide de feuilles rugueuses pour évacuer des parasites intestinaux.

Une preuve d’empathie

Les chimpanzés ne se contentent pas de se soigner eux-mêmes. Dans plusieurs cas documentés, ils soignent aussi leurs congénères : en aidant un individu coincé dans un piège à se libérer, en appliquant une plante mâchée sur la plaie d’un autre chimpanzé ou encore en pratiquant des gestes d’hygiène post-coïtal sur leur partenaire. 

Ces actes concernent aussi bien des proches que des individus non apparentés. Ce qui, pour les chercheurs, est un signe potentiel d’empathie, et surtout d’une culture sociale du soin, comme le révèle une vaste étude publiée en mai 2025 dans Frontiers.

« Le plus surprenant, c’est leur capacité à apporter de l’aide à d’autres individus avec lesquels ils n’ont pas forcément de lien de parenté. Donc pas de bénéfices directs pour eux. C’est une preuve d’empathie, une qualité qu’on pense souvent réservée aux humains », poursuit la primatologue pour La Relève et La Peste.

Un comportement rare dans le règne animal, où les gestes prosociaux (bénéfiques aux autres) sont généralement limités à la famille proche. Comment les chimpanzés savent-ils quelle plante utiliser, et dans quel contexte ? L’instinct seul ne suffit pas à expliquer cette complexité.

«  Il y a beaucoup de transmission chez les chimpanzés. Les enfants observent ce que les mères mangent. Par exemple, quand une mère mange de la viande, un jeune va venir essayer, et elle va le repousser parce qu’il est trop jeune pour ingérer cela », explique Harmonie Klein.

Ce type d’apprentissage par imitation semble jouer un rôle important dans la transmission des pratiques de soin. Mais certains comportements sont aussi observés dans au moins 16 sites à travers l’Afrique, ce qui suggère une part innée, commune à l’espèce.

Des applications pour la médecine humaine

Le plus surprenant, c’est que certaines des plantes utilisées par les chimpanzés sont aussi présentes dans les pharmacopées traditionnelles humaines. L’Alstonia boonei, par exemple, utilisée par les chimpanzés atteints de diarrhée, est connue pour ses vertus intestinales dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est. En analysant les extraits de ces plantes, les scientifiques ont pu confirmer leur efficacité thérapeutique potentielle. Ces découvertes pourraient ouvrir la voie à de nouvelles molécules médicinales, utiles pour la recherche pharmaceutique humaine.

«Des chercheurs étudient déjà les plantes utilisées par les chimpanzés pour en extraire des principes actifs. En Ouganda, certaines espèces végétales servant à construire leurs nids ont révélé des propriétés anti-moustiques, ensuite exploitées par un laboratoire », précise Harmonie Klein.

Une partie de cette recherche pourrait même contribuer à la lutte contre la malaria, les parasites intestinaux ou d’autres maladies infectieuses.Cette “pharmacie naturelle” repose sur un équilibre fragile. La forêt de Budongo est aujourd’hui confrontée à la déforestation et au braconnage. Et avec elle, c’est tout un répertoire de connaissances animales – et de potentiels remèdes – qui risque de disparaître.

Source : article de La Relève etla Peste du 26 mai 2025 rédigé par Joana Blain

25 septembre 2025

Projet Conte & Mail-Art Le Cor Beau : Epilogue de Françoise

Quelle jolie surprise aujourd'hui dans ma boite aux lettres! J'y ai trouvé une enveloppe décorée joliment sur les deux faces, et bien gonflée! Les timbres sur le thème du conte, les photos sur les corbeaux et une danseuse, et le  nom de l'expéditrice, Françoise Tournet : plus de mystères, j'ai compris que je recevais là un très très beau cadeau! 

Françoise, conteuse et mail-artiste à l'occasion est à l'origine de ce projet un peu fou qui mêlait conte et art postal : nous étions cinq personnes en tout sur le projet et voici qu'aujourd'hui c'est l'épilogue de cette magnifique histoire. Elle m'envoie le dépliant complet de notre conte mail-arté "Le Cor beau"

Pour ceux qui n'auraient pas suivi, voici comment a commencé cette aventure originale. Une publication intermédiaire vous montrait le dépliant inachevé avec le mail-art d'un côté et sur l'autre le texte associé.

Je reprends ci-après le déroulé complet du conte, cette fois en  essayant de  faire se juxtaposer l'image et le texte associé pour vous en permettre une lecture optimisée.

Merci infiniment Françoise pour cette magnifique idée que tu as eu là : cela aura été une superbe et riche aventure collaborative entre une conteuse, un artiste, une poétesse, une peintre et une bricoleuse textile qui se termine... en ce qui concerne le projet intial.

Cependant, comme l'idée en avait été émise dès le début, il pourrait être intéressant de poursuivre l'expérience à nous cinq, en démarrant un nouveau projet "Conte + Mail-Art" dans quelque temps. Ce serait dommage de laisser tomber une si belle initiative, non? Alors, à bientôt peut-être pour de nouvelles aventures Françoise, Patricia, Cathy et Eric!

21 juillet 2025

Le Cor Beau : Orage providentiel? pour Cathy - Projet Conte & Mail-Art - Etape 4/5

Comme vous le savez déja,  avec trois autres partenaires j'ai été entraînée par la conteuse Françoise Tournet dans une toute nouvelle aventure, expérimentale,  consistant à mêler mail-art et conte. 

Pour mémoire, vous avez pu suivre le lancement de l'opération, puis ce qui s'est passé avant que j'ai à intervenir, en avant-dernière position. C'est maintenant à mon tour de prolonger l'histoire et de l'illustrer pour Cathy.

Voici l'enveloppe complète telle que je l'ai confiée à La Poste de Massy ce jour.
Pour en faire un véritable envoi mailartistique, j'ai choisi d'utiliser des timbres en rapport avec le lieu et l'histoire : tout d'abord un timbre-image représentant le Rhône à Lyon, puis pour l'affranchissement j'ai choisi le timbre sur les petits rats de Degas, celui sur le piano et un timbre coeur avec oiseau pour symboliser l'amour singulier d'un corbeau pour un petit rat de l'opéra. Et pour que cela reste malgré tout de l'art postal textile, j'ai représenté les vitres de la verrière par un voile d'organza. 

Si je suis férue de mail-art, je n'ai pas  d'expérience en matière de conte. Alors j'espère que ma contribution sera à la hauteur des espérances de Françoise, à l'initiative de cette nouvelle formule.

Après ma contribution, voici où nous en sommes  : livret coté illustration puis coté conte



Je souhaite bonne réception de mon enveloppe à Cathy, la dernière des contributrices de cette "ronde" ayant en charge la conclusion du conte. Que l'inspiration soit avec elle !