Blog d'art-postal, essentiellement textile , créé pour satisfaire toutes mes envies de couture, broderie, embellissement, collages et autres fantaisies... en les appliquant aux univers riches et variés induits par les timbres postaux. Il peut m'arriver d'y noter mes coups de coeur pour des expositions ou des artistes, sources d'inspiration ou d'émotions.
BIENVENUE!
Avec les prochaines échéances électorales en France mais aussi ailleurs dans le monde et après les mois de chaos que nous subissons en 2026 (inondations, sécheresse, méga-feux, canicules, méga-éboulements dans l'Himalaya et dans les Alpes générant coulées de boues et laves torrentielles, ...), il me semble utile de remettre l'église au milieu du village et de pouvoir nous faire notre propre opinion sur le pourquoi du dérèglement climatique.
A cette fin, je vous communique ici, un article de Reporterre à propos du très éclairant documentaire diffusé à partir de ce soir sur ARTE.
Photo et article de la newsletter de ReporTerre du 8/9/2026
Depuis le milieu du XXe siècle, la nocivité des pollutions industrielles sur le climat est clairement établie. Mais les sociétés riches occidentales ont préféré passer outre, nous montre avec pertinence un documentaire Arte.
C’est un titre bref, qui en dit long : Fuck la planète — Le choix du réchauffement (en français, Nique la planète ou J’emmerde la planète). Diffusé le 8 septembre à 21 heures sur Arte, en trois épisodes, ce documentaire incontournable raconte l’évolution du dérèglement du climat, et la manière dont notre civilisation occidentale s’en est arrangée, s’en arrange encore. (à voir en replay jusqu'au 7 avril prochain).
Le scénario n’a rien de roboratif ; son petit côté polar est même prenant. Avec témoignages et images d’archives, il nous ouvre les cours et arrière-cours de l’histoire. D’un côté, des scientifiques lanceurs d’alerte — pour les plus célèbres, Dennis et Donella Meadows ; de l’autre, de grandes entreprises comme ExxonMobil, qui dissimulent des informations capitales, des groupes de travail ultrasecrets, comme les Jason, et, entre les deux, des chefs d’État plus ou moins embarrassés… Ce qui donne quelques moments cocasses. Par exemple quand Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre de Georges Pompidou (1969-1974), résume le rapport du Club de Rome à la télévision sans jamais citer le « réchauffement climatique ». On attend, on attend, et puis… Non. Est-ce un comédien né ou… ?
Ce récit-enquête bien rythmé, ciselé en trois épisodes de 45 minutes, est le fait d’auteurs confirmés. Le réalisateur, Jean-Robert Viallet, est un documentariste qui a déjà donné le jour à plusieurs enquêtes costauds, dont La Mise à mort du travail, sur les méfaits du management (prix audiovisuel Albert-Londres). Son complice, Jean-Baptiste Fressoz, est, lui, un historien notoire des sciences, des techniques et de l’environnement, chercheur au CNRS. Il a publié récemment Sans transition — Une nouvelle histoire de l’énergie (2024) et coécrit le volume I de La Nature en révolution — Une histoire environnementale de la France, 1780-1870 (2025).
Richement documenté, il pourrait ouvrir une autre période, celle d’un débat citoyen amplifié autour de cette question urgente : comment agir pour stopper le réchauffement climatique avant que ne s’enchaînent, de façon irréversible, phénomènes extrêmes et exil des populations ? Pour y contribuer, Jean-Robert Viallet se dit ouvert à toute proposition de projections-débats de la part de collectifs, d’associations ou d’établissements scolaires. Mais d’abord, bon film !
Une guerre contre nous-mêmes
L’enquête commence au XIXe siècle, dans les fumées noires de l’âge du charbon. Déjà surgissent les premières intuitions scientifiques de l’effet de serre. Mais c’est au cours de la Seconde Guerre mondiale, dans le berceau de la bombe atomique (les laboratoires étasuniens du projet Manhattan), qu’est élaboré le diagnostic du réchauffement climatique tel que nous le connaissons aujourd’hui. Les outils scientifiques ne vont plus dès lors cesser de se perfectionner, jusqu’à permettre des comparaisons du climat sur plusieurs centaines d’années en amont — la paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte l’explique très clairement, c’est passionnant.
Dans les années 1960-1970, aux États-Unis toujours, la question écologique gagne la rue. Le cri lancé par Rachel Carson dans Printemps silencieux, brûlot contre les pesticides, a ému la population, et pointé un débat de fond : les humains font-ils partie de la nature ? Et si oui, leur guerre contre la nature n’est-elle pas une guerre contre eux-mêmes ?
« Les États-Unis sont alors la première puissance économique mondiale (80 % des investissements économiques mondiaux) et le plus grand pollueur, précise à Reporterre Jean-Robert Viallet. C’est donc chez eux que la question des pollutions et du climat commence à s’écrire, du fait de leur mode de consommation. » La Journée de la Terre y est créée en 1970, avant le tout premier Sommet de la Terre à l’Organisation des Nations unies, en 1972. La question climatique commence à être prise au sérieux.
Cercle vicieux
1979 : année charnière. Le démocrate Jimmy Carter, président des États-Unis de 1977 à 1981, est bien ennuyé : « C’est un chrétien démocrate pour lequel la nature, donnée par Dieu aux hommes, est vraiment à protéger », précise Jean-Robert Viallet. Mais, face à une nouvelle crise d’approvisionnement pétrolier, du fait de la révolution iranienne, que fait-il ? Il lance un projet de transformation du charbon en carburant liquide, si polluant qu’il est critiqué même par les sénateurs de son camp. Puis il appelle la population à voyager moins, à privilégier le covoiturage et les transports en commun, et demande un nouveau rapport au météorologue étasunien Jule Charney, pour analyser les recherches récentes sur l’effet de serre et le climat. « Il est dans une crise de schizophrénie intense ! D’ailleurs, ça ne cessera plus : on parle de sobriété, d’énergies renouvelables, mais dès qu’une crise arrive, on relance tous azimuts les énergies polluantes ! Souvenez-vous des débuts de la guerre en Ukraine [qui a relancé les centrales à charbon]… » poursuit le réalisateur.
L’écart entre la réalité scientifique qui se fait jour et l’essor de la société de consommation n’est plus tenable. Même des majors du pétrole, comme Exxon, commandent un rapport à des scientifiques, qui, tous, confirment le danger. C’est alors que survient l’élection de Ronald Reagan (1981-1989), un néolibéral convaincu de la magie du marché.
Intense lobbying
Les élites politiques et économiques n’ont-elles envisagé dès le début que l’adaptation comme seule option réaliste ? Et nique la planète ! Au bénéfice de qui ? Les réponses données aujourd’hui au réchauffement climatique — le développement durable et l’adaptation — sont-elles viables ? Vraiment en mesure de nous protéger ?
Du Sommet de Rio (1992) aux attaques récentes contre la science aux États-Unis et en Europe, en passant par le Protocole de Kyoto en 1997, ce troisième épisode entrelace les fils de l’économie, de la politique et de la recherche scientifique pour dessiner le drôle de paysage dans lequel nous vivons aujourd’hui.
En regardant les images de l’indonésienne Jakarta, l’une des villes du monde les plus menacées par la montée des eaux, on pense à ce que dit l’un des intervenants du film : « Le pire scénario serait un monde où l’économie s’effondrerait et où d’innombrables réfugiés climatiques chercheraient à rejoindre les régions les plus tempérées. Cela pourrait renforcer les populismes d’extrême droite et précipiter un déclin de civilisation. » Mais les énergies renouvelables vont nous sauver, n’est-ce pas ?
Fuck la planète — Le choix du réchauffement, série de 3 documentaires de 45 minutes écrite par l’historien Jean-Baptiste Fressoz et le journaliste Jean-Robert Viallet. Coproduction Arte France, Cinéphage Productions, 2026. Diffusion sur Arte le 8 septembre à 21 heures ; replay possible sur Arte jusqu’au 7 avril 2027.
Après avoir écouté une conférence de l'Académie du Climat sur le sujet primordial de l'eau, je me suis procuré le merveilleux livre de Baptiste Morizot illustré par les aquarelles de Suzanne Husky et je vous en parle ci-après, en première partie du post.
Dans une deuxième partie, vous trouverez une expérience menée sur le terrain pour expliquer concrètement comment s'y prendre pour régénérer une rivière, en présence de Vincent Verzat dont je vous ai déjà parlé ici, le youtubeur vidéaste, défenseur actif du vivant qu'on peut suivre sur sa chaine Partager c'est sympa.
Rendre l'eau à la terre, avec Baptiste Morizot et Suzanne Husky
Vidéo d'une conférence donnée à l'Académie du Climat
Baptiste Morizot et Suzanne Husky esquissent, dans leur ouvrage commun Rendre l'eau à la terre, des pistes d'alliance avec les non-humains pour rendre aux rivières leur pouvoir d'amplification de la vie. Baptiste Morizot est l'une des figures de proue de la nouvelle philosophie du vivant. Suzanne Husky développe une pratique créative de médias mixtes centrée sur les relations entre l'Homme, les plantes et la terre. De leur rencontre naît un ouvrage commun, Rendre l'eau à la terre, publié dans la collection Mondes sauvages. Sous la forme d'aphorismes et d'aquarelles, leurs voix s'entremêlent pour explorer les alliances possibles avec les non-humains afin de ralentir les rivières, de retenir l'eau et de restaurer son pouvoir d'amplification de la biodiversité face aux sécheresses de plus en plus fréquentes.
Avec : Baptiste Morizot, écrivain et philosophe et Suzanne Husky, artiste
les merveilleuses aquarelles de Suzanne
Présentation
En 2024, le Centre des monuments nationaux invite l’artiste Suzanne Husky pour une carte blanche au château de Châteaudun. L’artiste présente une tapisserie sous forme de frise co pensée avec le philosophe Baptiste Morizot.
Pour cette Histoire des alliances avec le peuple castor, Suzanne Husky s’inspire de la tapisserie de Bayeux pour illustrer l'histoire de relations inter-espèces sur une période de onze siècles. La tapisserie de Bayeux est une broderie de laine sur toile de lin mesurant plus de 68 mètres de long. À travers neuf panneaux de tissus, elle relate les événements de la conquête de l’Angleterre par Guillaume, duc de Normandie, au XIème siècle. À la manière de Bayeux, Suzanne Husky séquence son récit en six parties, racontant l’histoire de la rivière de l’époque Mésolithique jusqu’au XXIème siècle.
Réemployant le vocabulaire esthétique de l’art populaire, l’artiste dessine des traits simples, des personnages naïfs, des aplats de couleurs. Les bordures sont enrichies de détails qui complètent la narration principale.
Ainsi, les personnages centraux de ce récit ne sont pas de grandes figures de l’histoire humaine mais les alliances entre les castors et les humains, la rivière et ses habitants. Considéré comme un grand transformateur de son environnement, le castor ralentit, complexifie le parcours de l’eau et hydrate les terres depuis huit millions d’années. En construisant des barrages, le castor crée des zones humides qui favorisent l'installation d'autres espèces animales, protège des civilisations contre les sécheresses et les inondations, en limitant les crues. Mais, progressivement, l’emprise des terres agricoles, le contrôle humain des flux pour des usages variés a mené à la simplification des cours d’eau et à la quasi-disparition de l’espèce.
Cette tapisserie a été tissée par l’atelier britannique Dash&Miller à partir d’un dessin à l’aquarelle réalisé par l’artiste. Elle est le fruit d’un travail minutieux de transcription et d’interprétation. De nombreux détails ont été ajoutés à la main par des brodeuses basées en Sud-Gironde, accompagnées par Emeline Daudet et Suzanne Husky. Chaque séquence est enrichie de textes rédigés par le philosophe Baptiste Morizot, co-concepteur de la frise.
Suzanne Husky est une artiste franco états-unienne, née en 1975, qui vit et travaille entre San Francisco et Gajac, en Sud-Gironde. Diplômée de l'école des Beaux-Arts de Bordeaux, puis en paysagisme et en agroécologie, elle développe une pratique qui retisse les liens entre l'humain, les plantes et la terre.
Artiste engagée, Suzanne Husky navigue entre œuvres visuelles et travail de terrain. A travers ses récits, elle invite à une compréhension de nos environnements. Elle participe à l'organisation de chantiers de régénération des cours d’eau fondés sur l’observation des savoir-faire des castors ; soit une nouvelle manière low tech, low carbon et sans machine de « guérir les rivières » par la revitalisation des sols et la plantation. Suzanne Husky co-préside l’association Mouvement d’alliance avec le peuple castor.
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Chantier Castor avec Baptiste Morizot : la rivière RÉPOND FORT !
Vidéo créée par Vincent Verzat sur la chaine Youtube Partager c'est sympa
Soigner les rivières avec une méthode low-tech inspirée par les castors : Voilà le projet portée par le philosophe Baptiste Morizot et son équipe.
Immense merci à l'équipe GEMAPI qui m'a accueilli pour ce tournage et à Rémi Masson, le plongeur photographe qui a fait ces images incroyables de castors sous l'eau, foncez découvrir son travail : https://www.remimasson.com/
Ce chantier est organisé et porté par le service GEMAPI de Valence Romans Agglo. Il est dirigé par le chef de projet technicien de rivière Cédric Cadet, et réalisé par les équipes d'agents de rivière de l'Agglo, en collaboration directe avec les membres du MAPCa. Le projet de régénération est ajusté au contexte géographique de la rivière, et au diagnostic précis de ses problèmes propres. Il a été validé par la DDT Drôme et est suivi par l'OFB. La contrainte qu'on se donne quant aux outils utilisés pour le low tech low carbon est de se limiteur "aux outils portables par des humains". cette contrainte a été pensée par le spécialiste de la restauration Kevin Swift. Cela implique de renoncer aux tractopelles, aux engins, aux machines chaque fois que c'est possible, mais cela permet de mobiliser les tronçonneuses et d'enfoncer les poteaux thermiques. L'un des enjeux majeurs du projet est de régénérer les complexités dynamiques d'une rivière vivante. Elle se rend ainsi capable à nouveau d'abriter une grande diversité et abondance d'espèces, qui contribuent en retour à la robustesse et à la résilience du milieu face aux chocs climatiques.
Quand la musique est un puissant vecteur de changement qui a le pouvoir d’éveiller la conscience et de rassembler autour de causes communes…
Les questions environnementales sont plus pressantes que jamais, et quand les décisions prises en haut-lieu concernant la protection de la nature, sont régulièrement revues à la baisse, voire même déniées par les industriels… Le « Projet BLEU VERT » vise à faire entendre la musique de nos préoccupations environnementales.
Le disque « Projet BLEU VERT » se compose d’une dizaine de duos et d’un poème de Paul Watson que j’ai mis en musique. Les chansons sont des reprises réorchestrées de titres enregistrées au fil des années, ainsi qu’une chanson inédite intitulée «Engagés volon-terre»
Réchauffement climatique, disparition des espèces, projets immobiliers inhumains, pollution des rivières, modifications transgéniques, la sélection des chansons s’est faite en fonction des thèmes abordant différentes questions qui nous semblent essentielles.
La pochette de l’album a été gracieusement dessinée par Michel Granger.
Partageant le même engagement citoyen face aux enjeux de la planète, dix artistes parmi mes amis ont accepté bénévolement de prêter leur voix en participant à cet album : Jean Louis Aubert, Cali, Kent, Angélique Kidjo, le duo Pur-sang, Yamée Couture, Yannick Noah, Réné Nunes, Papillon Paravel et Souleymane Diamanka.
Le disque LP sera fabriqué en Biovinyl qui possède la même qualité de son que le vinyle traditionnel mais qui respecte les principes de l’économie circulaire.
Une fois les frais de production et de promotion compensés, chaque €uro servira à la sensibilisation de l’écologie. Nous assurons que les profits qui seront générés par l’album « Projet BLEU VERT » seront reversés à la fédération « France Nature Environnement », créée en 1968 et reconnue d’utilité publique en 1976.
Partout en France, les membres de la fédération FNE s’engagent pour sensibiliser les citoyens, préserver des espaces naturels ou encore pour agir en justice face aux pollueurs. Elle rassemble, au sein de plus de 6000 associations, celles et ceux qui veulent défendre notre monde vivable. FNE en vidéo
Plus encore que les slogans volatiles, l’Art et l’émotion peuvent permettre de changer le regard qu’on porte sur les habitudes quotidiennes et le monde en général.
Merci d’avance à toutes celles et ceux qui aideront la diffusion de ce projet.
France Nature Environnement et moi-même espérons compter sur vous !
CharlElie COUTURE
Par la newsletter mensuelle de FNE à laquelle je suis abonnée, j'ai eu la chance d'écouter en intégralité et en avant-première cette chanson "engagé volon-terre" et je peux vous assurer qu'elle est finement écrite et formidablement accompagnée par René Nunes avec une belle musique brésilienne.
En voici quelques extraits dans un teaser publié sur la chaine Youtube de CharlElie.
CharlElie Couture ft. René Nunes ● TEASER Engagé Volon-Terre ● Projet BLEU VERT (2026)
Voici les paroles de cette magnifique chanson telles que je les ai comprises, elles sont entrecoupées de paroles brésiliennes que je n'ai pas reportées.
ENGAGE VOLON-TERRE - CharlElie Couture et René Nunes
Janvier 2021, lors d'une assemblée générale à Notre-Dame-des-Landes, un collectif se forme sous l'appellation Les soulèvements de la Terre. Luttant contre l'accaparement des terres et de l'eau, il mène différentes actions – manifestations, recours juridiques, désobéissance civile, action directe – pour défendre le bien commun face à la marchandisation et l'artificialisation du vivant. En 2023, le gouvernement dissout par décret Les soulèvements de la Terre ; cette décision est annulée quelques mois plus tard par le Conseil d'État qui juge alors une absence de proportionnalité entre les actions du mouvement et la violence d'une dissolution.
Le grand mérite du documentaire de Thomas Lacoste est de laisser hors-champ ces tergiversations politiques pour se centrer sur la parole de celles et ceux qui s'engagent, chacun à sa manière, chacune à son endroit, à lutter contre la loi du plus fort, du plus riche, du « puissant ». Face caméra, une poignée d'entre eux ont tout le temps de dérouler leurs pensées, de transmettre leurs convictions, de partager leurs inquiétudes comme leurs victoires. Beaucoup sont jeunes, certain·es un peu moins, mais toutes et tous sont passionné·es et passionnant·es : ils relient avec bon sens les batailles locales aux enjeux planétaires, agissent sans cesser de réfléchir et réfléchissent tout en agissant. La multiplicité des points de vue dresse à la fois une trajectoire commune, cohérente, mais témoigne aussi d'un renouvellement permanent, d'une adaptation aux spécificités de chaque territoire par l'appui sur celles et ceux qui en ont la connaissance.
Entrecoupé d'images magnifiant la nature et les luttes les plus emblématiques, Soulèvements préfère le kaléidoscope aux grands discours. Thomas Lacoste traite ainsi avec honnêteté un mouvement oeuvrant pour la convergence des luttes et appliquant une pluralité de modes d'action : son film est un appel à le rejoindre !
Source : Note accompagnant la sortie du film
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Je ressors du cinéma bouleversée à la fois par le témoignage des seize protagonistes du mouvement des Soulèvements de la Terre, interviewées en toute simplicité devant la caméra du réalisateur pour narrer leurs actions et leurs motivations profondes, que par l'immense espoir qu'elles soulèvent avec leur détermination à défendre coûte que coûte la beauté et l'intégrité de leurs territoires pour tout simplement espérer pouvoir continuer à y vivre.
Depuis la Zad de Notre Dame des Landes, en passant par les bassines de Sainte-Soline, le projet de retenue collinaire de La Clusaz, le projet d'extension de la Sablière de Saint-Colomban, le projet de construction de l'autoroute A69, le projet de contournement de Rouen, le projet de 3e tronçon de téléphérique à La Grave-La Meije au dessus d'un glacier la Girose, etc... tous les combats menés par ces personnes engagées ont renforcé leur rapport à la nature et au vivant, en cherchant à y tisser de nouveaux liens, et à expérimenter d'autres modes de vie. Toutes ont exprimé le bonheur redecouvert dans la lutte et la joie qu'il y avait à entreprendre des actions en commun, en mettant leur savoir-faire et leur connaissance du terrain au service de la cause à défendre. A chaque fois dans le souci d'entreprendre la bonne action, au bon moment pour être le plus efficace possible.
Tous sont fascinants à écouter, les plus jeunes d'une grande sensibilité laissent paraître beaucoup d'émotion lorsqu'ils expriment pourquoi ils sont amener à ainsi se battre. Deux d'entre eux, plus âgés, m'ont particulièrement émue, deux papas qui s'expriment à coté de leur fils ou fille. D'abord cet habitant de la Clusaz qui remercie sa fille d'avoir entrepris des actions pour empêcher la création d'une retenue collinaire en construisant de nuit des cabanes pour surprendre les investisseurs et occupant ainsi le bois tout le temps où c'était nécessaire : il m'a tiré les larmes lorsqu'il lui demande pardon pour son aveuglement, au point qu'il a maintenant changé de bord politique.
Que dire aussi du papa vivant dans les Deux Sèvres, menuisier de métier, qui explique que, né en 1951, il a tout connu du plan Marshall avec l'obligation d'arracher les haies pour faire des parcelles bien plus grandes, puis l'élargissement des rivières afin de drainer toutes les zones humides pour agrandir encore les parcelles? Et quand 10 ans plus tard, l'autosuffisance alimentaire était acquise en France après la disette d'après-guerre, la décision politique a été contre tous les avis de continuer de produire en augmentant les rendements pour l'exportation. Pour pouvoir agir contre ces décisions désastreuses, ce monsieur s'est engagé comme maire et comme conseiller de la communauté des communes pendant 19 ans... mais de là, il s'est rendu compte à quel point toutes les actions de bon sens étaient impossibles à mener à bien tant toutes les instances du pouvoir étaient infestées par les lobbies! Quelle émotion lorsqu'il affirme haut et fort qu'il n'y a plus que la désobéissance civile pour tenter de faire changer les choses.
"Soulèvements" est un film qui nous fait nous poser bien des questions, un film salutaire que je recommande.
*** Extrait d'un article paru dans Reporterre à propos du film ***
Elles et ils ont été qualifiés d’« écoterroristes », surveillés par la DGSI et menacés de dissolution par le gouvernement. Les Soulèvements de la Terre incarnent l’un des exemples les plus marquants de criminalisation des luttes écologiques de ces dernières années. Dans son documentaire Soulèvements en salles mercredi 11 février, Thomas Lacoste fait voler en éclats cette campagne de disqualification, relayée par une partie des médias.
Le réalisateur donne la parole, face caméra, à seize membres du mouvement. Les militants racontent ce qui est systématiquement invisibilisé : une organisation collective, ancrée dans les territoires, qui expérimente d’autres manières de vivre, de lutter et de faire monde pour défendre les communs face à l’artificialisation des sols et l’accaparement des terres et de l’eau. Ce contre-récit puissant invite les détracteurs du mouvement à aller voir par eux-mêmes et surtout, donne envie de lutter.
En 2025, l'amie Claire continue son challenge qui consiste à m'adresser au moins un mail-art sur chacun de mes thèmes. Dans cet envoi, elle a choisi celui du jardin qu'on appelle la Terre qu'elle a su joliment illustrer tout en me présentant ses voeux.
Je t'en remercie vivement Claire, car ce thème-là ne suscite pas beaucoup d'adhésion et je te souhaite, moi aussi, le meilleur pour l'année nouvelle .
Bien que cette élégante semble vouloir démontrer qu'on peut toujours replanter dans une zone quasiment mise à nu pour la monoculture très lucrative du palmier à huile en Indonésie, la déforestation d'une forêt tropicale primaire reste très lourde de conséquences pour l'environnement comme vous allez pouvoir le lire, ci-après.
Quelles sont les conséquences de la déforestation en Indonésie? : le premier impact direct de la déforestation en Indonésie réside dans la perte de biodiversité, à travers la destruction d'écosystèmes et la disparition d'espèces endémiques, tant au niveau de la faune que de la flore. La destruction de ces écosystèmes modifie aussi la température de surface régionale.(WWF- 3 juin 2021)
Pourquoi la perte de biodiversité est-elle un problème en Indonésie? les principaux facteurs affectant la perte de biodiversité et l’extinction des espèces en Indonésie sont la dégradation et la fragmentation de l’habitat, les changements de paysage, la surexploitation, la pollution, le changement climatique, les espèces exotiques et le commerce d’espèces sauvages .
Quelles sont les conséquences du défrichement? En effet, suite au défrichement, le couvert végétal n'exercera plus la régulation des températures en hiver et en été ainsi que la protection des sols. Les terrains du projet seront alors soumis à une exposition supérieure en termes de rayonnement solaire et de pluviométrie.
Comment la déforestation affecte le cycle de l'eau? Aujourd'hui, la science est claire : les forêts sont indispensables au cycle de l'eau, servant de réservoir naturel qui profite non seulement à l'environnement immédiat, mais aussi aux systèmes climatiques mondiaux. La déforestation perturbe cet équilibre et entraîne directement une réduction des précipitations.
Quel est l'impact de la déforestation sur les humains? Sécurité humaine : la déforestation entraîne des problématiques de glissement de terrain, coulée de boue, augmentation des inondations et menace les besoins de subsistance d'une personne sur 5 dans le monde, dont les peuples autochtones.
La déforestation est-elle un facteur important du changement climatique? les arbres absorbent et stockent le dioxyde de carbone. Si les forêts sont rasées, voire perturbées, elles libèrent du dioxyde de carbone et d'autres gaz à effet de serre. La disparition et la dégradation des forêts sont responsables d'environ 10 % du réchauffement climatique . Il est tout simplement impossible de lutter contre la crise climatique si nous ne mettons pas un terme à la déforestation.
Destruction des écosystèmes, dégradation de la biodiversité, libération de carbone, dérèglement du cycle de l’eau, prolifération de maladies, répercussions sociales… La déforestation entraîne des conséquences en cascade : tour d’horizon.
Chaque année, près de 10 millions d’hectares de forêts sont déforestés dans le monde (d’après la définition de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture). C’est l’équivalent de la surface de la France qui a été perdue en 5 ans. Cela entraîne une destruction des écosystèmes, qui participe au phénomène de fragmentation et de disparition des habitats naturels, et à la perte des services écosystémiques fournis par les forêts.
Érosion de biodiversité : les forêts abritent 80% de la biodiversité terrestre et les deux tiers de celle-ci sont concentrés dans les forêts tropicales. Mais les perspectives pour les forêts tropicales et leur biodiversité sont inquiétantes. Environ 11,1 millions d’hectares de forêts ont été perdus dans les régions tropicales en 2021. Ceci entraîne la disparition ou la fragmentation de l’habitat des nombreuses espèces qu’elles abritent. Un problème majeur puisque lorsque celles-ci perdent leur lieu de vie, elles sont souvent incapables de survivre. En outre, elles deviennent plus accessibles aux braconniers.
L’Indonésie, qui possède la troisième plus importante forêt tropicale de la planète derrière le Brésil et le bassin du Congo, abrite aussi de nombreuses espèces menacées. L’orang outan de Sumatra reconnaissable à son pelage orange est spécifiquement adapté à la vie en forêt. À cause de la déforestation, il a été classé “en danger critique d’extinction” par l’Union Internationale de Conservation de la Nature. Les tigres de Sumatra sont aussi une des espèces les plus menacées. D’après les estimations, sa population restante est estimée à seulement 400 individus adultes. Le rhinocéros de Java, une espèce rare, est lui aussi en voie de disparition. À cause de la destruction de leurs forêts et du braconnage, il ne reste plus que 35 à 44 spécimens....
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Pour conclure, je vous recommande la lecture d'un article complet fort bien illustré par des statistiques comparatives très parlantes, sur la déforestation au niveau mondial : Forest Pulse : les dernières informations sur les forêts du monde de Mikaela Weisse, Elizabeth Goldman et Sarah Carter (tiens, que des femmes!), dont la dernière mise à jour date du 4 avril 2024.
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HUILE DE PALME : faites-vous une opinion
Vidéo publiée sur la chaine Youtube de "Le monde en cartes"
L'huile de palme est un produit largement évoqué depuis des années. On lui reproche son impact sur la faune et la flore, la déforestation galopante notamment en Indonésie et en Malaisie inquiète les ONG environnementales et autres défenseurs de la biodiversité. Des espèces comme le tigre ou l'orang-outan sont victimes de cette économie et leur bonne santé est mise en danger. Cette vidéo a pour but de donner les éléments de base pour comprendre ce problème et pourquoi pas changer, à son échelle, les modes de consommations
Vidéo publiée sur la chaine Youtube du Journal suisse "Le temps"
Le 7 mars 2018, le peuple suisse se prononce sur l'accord de libre-échange avec l'Indonésie. Au centre du débat, l'huile de palme semble cumuler tous les maux. Où est la vérité ?
Oh le joli mail-art que voilà, si parlant des bouleversements que notre planète subit : c'est Isabelle et son ami le mouton Léon qui me l'envoient.
Découpée sur un fond de ciel bleu ennuagé, se détache, mise en relief par collage comme en suspension entre terre et mer, notre belle planète avec sa faune et sa flore, mais les animaux sont tous sens dessus-dessous : on a tout à fait l'impression que notre Terre, à l'identique d'un iceberg dérivant, est en train de fondre dans l'Univers. C'est à la fois magnifique par les couleurs mais assez anxiogène pour la mise en scène. Heureusement que la colombe de la paix est présente!
Bravo à toi l'artiste et merci pour ce magnifique mail-art, je suis très très en retard pour toutes mes réponses, patience encore un peu.
Bien contente de ce que j'ai trouvé aujourd'hui dans ma boite aux lettres : un grand merci à toi, ami Paco, nous sommes bien sur la même longueur d'onde à propos de cet évènement totalement dingue qu'est l'arrestation du Captain Paul Watson, le fondateur de Sea Shepard!
Au moment même où je rédigeais mon article sur ce sujet, toi tu manifestais ton indignation en m'adressant cette belle enveloppe aquarellée où cette baleine bleue plaide pour la libération de son ardent défenseur!
Effectivement, comment accepter l'emprisonnement du responsable d'une organisation qui s'insurge depuis si longtemps pour que le moratoire de la CBI sur l'interdiction de la chasse commerciale à la baleine signé en 1986 soit respecté et accepter dans le même temps que des pêcheurs suréquipés continuent en toute impunité cette pratique devenue insoutenable et archaïque car elle n'est plus justifiée sur le plan alimentaire?
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La chasse commerciale à la baleine a été interdite en 1986 en vertu du moratoire de la CBI. Cependant, l'Islande et la Norvège ont formulé des objections officielles au moratoire et ont continué à pratiquer la chasse commerciale. Le Japon et l'Islande ont également continué à chasser la baleine sous couvert de «chasse scientifique».
(*) Commission Baleinière Internationale (CBI) : La commission baleinière internationale est un organisme international créé à la fin de la Seconde Guerre mondiale chargé de réglementer la chasse à la baleine. L'autorité internationale exclusive de la CBI en matière de protection des baleines est garantie par l'ONU. Les résolutions que prend la CBI ne sont cependant pas obligatoires pour les 39 actuels états membres, car ils restent souverains (comme à l'ONU). C'était à l'origine un ancien « club » des pays baleiniers chargé de veiller à la survie des baleines pour assurer la survie de l'industrie baleinière.
Vidéo en anglais sous-titrée en français publiée sur la chaine Youtube de l'Agence d'Enquête Environnementale (eia)
www.eia-international.org :Nous enquêtons et faisons campagne contre les crimes et les abus environnementaux. Nos enquêtes secrètes révèlent la criminalité transnationale contre les espèces sauvages, en particulier les éléphants et les tigres, ainsi que les crimes contre les forêts tels que l'exploitation forestière illégale et la déforestation pour des cultures commerciales comme l'huile de palme. Nous travaillons à la sauvegarde des écosystèmes marins mondiaux en luttant contre les menaces posées par la pollution plastique, les prises accessoires et l'exploitation commerciale des baleines, des dauphins et des marsouins. Enfin, nous réduisons l'impact du changement climatique en faisant campagne pour éliminer les puissants gaz à effet de serre des réfrigérants, en dénonçant le commerce illicite qui y est associé et en améliorant l'efficacité énergétique dans le secteur du refroidissement. www.eia-international.org
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Voici quelques liens pour compléter votre information sur ce sujet qui dépasse maintenant largement le cadre environnemental
1/ sur France Culture : le Japon chasse la baleine mais n'en mange plus
4/... à vous d'aller plus loin, si vous le souhaitez, il y a beaucoup à lire sur le sujet que ce soit du coté du bien-être animal, de la protection des espèces et des milieux naturels ou de la protection de l'environnement sur notre planète.
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Le Japon a officiellement demandé au Danemark l'extradition de Paul Watson qu'il traque depuis 2012. Pour le Japon, Paul Watson est devenu une prise politique, un adversaire à abattre par tous les moyens, les arguments d'une justification de tradition alimentaire pour maintenir cette pêche ne tenant plus vraiment.
On attend la position du gouvernement danois sur cette épineuse question pour la mi-août. Une pétition a été mise en ligne lui demander de ne pas accepter la demande japonaise.
Sea Shepperd France a écrit la lettre suivante au Premier Ministre du Danemark :
MS. METTE FREDERIKSEN DANISH PRIME MINISTER The Prime Minister's Office Christiansborg Prins Jørgens Gård 11 1218 København K
Le dimanche 21 juillet, votre police a décidé d'arrêter le capitaine Paul Watson dans le port de Nuuk au Groenland. Il faisait route vers le pacifique nord pour barrer la route au plus grand baleinier jamais construit dans l'histoire de la chasse baleinière. Le Kangei Maru, baleinier japonais inauguré en mai 2024, est une machine de guerre conçue pour tuer des milliers de baleines jusque dans les coins reculés de la planète. Le Japon agit impunément en violation du moratoire international sur le commerce de viande de baleines entré en vigueur en 1986. Moratoire que votre pays, le Danemark, a ratifié. Il répand le sang des baleines à l'heure même où une mobilisation mondiale s'organise pour libérer leur plus grand défenseur.
Âgé aujourd'hui de 73 ans, Paul Watson a dédié sa vie entière à la défense de l'océan et des baleines en particulier. Vous êtes la seule, Madame la Ministre, en mesure d'empêcher son extradition vers le Japon où il encourt une peine de 15 ans d'emprisonnement. Dans les faits, la perpétuité, car si Paul Watson est extradé au Japon, il n'en repartira pas vivant.
Sur le traitement des prisonniers au Japon
Le Japon traque Paul Watson depuis 2012 au moyen d'une notice rouge émise par Interpol. Un rapport du Parlement Européen en date de 2017 dénonce les multiples abus et détournements du système de la Notice Rouge utilisée par certains gouvernements pour traquer des activistes et des opposants politiques. Le cas de Paul Watson est cité comme l'un des exemples de ce genre d'abus qui constituent une violation des Droites de l'Homme et auxquels Interpol a la responsabilité de remédier.
Nous ne nous faisons aucune illusion sur le sort qui lui sera réservé s'il est extradé. Le Japon a fait de sa capture une affaire de principe. Il considère que Paul Watson l'a humilié et le traque dans un esprit de vengeance depuis 2012. En 10 ans de missions contre la chasse baleinière japonaise dans le sanctuaire baleinier antarctique, Paul a soustrait aux harpons explosifs japonais plus de 5000 baleines, sauvant aussi par la même toute leur descendance. Contrairement aux accusations mensongères du Japon, il a réussi cette prouesse sans avoir jamais blessé personne. De plus, pour tenter de contrer et d'échapper aux navires de Paul Watson, l'industrie baleinière a dû débourser plusieurs dizaines de millions d'euros. Ils ne lui pardonnent pas cet affront.
Non conforme à la Convention Européenne des droits de l’Homme, le système carcéral japonais en lui-même, est un des plus violents au monde. Il est depuis de nombreuses années dénoncé par de nombreuses organisations humanitaires. Selon Human Rights Watch, "ses pratiques abusives ont déchiré des vies, brisé des familles, et mené à des condamnations injustifiées."
Amnesty International dénonce des "châtiments cruels et dégradants dans les prisons japonaises."
La FIDH (Fédération Internationale pour les Droits Humains) parle de "recours à l’isolement prolongé, de manque d’accès des détenus à des soins médicaux appropriés, de refus des garanties liées à la procédure, telles que l’accès à un avocat et les contacts avec les membres de la famille."
Ric O’Barry, grand défenseur des dauphins qui a été emprisonné au Japon et qui appelle à la libération de Paul Watson, qualifie de système carcéral japonais de "sadique et violent, particulièrement à l’encontre des activistes occidentaux."
Comment pourriez-vous, Madame la Ministre, dans ces conditions, livrer Paul Watson au Japon ?
Sur la chasse baleinière illégale du Japon
Dans le mandat d’arrêt du Japon à l’encontre de Paul Watson figure spécifiquement la mention "d’entrave au business". Ce "business" illégal a valu au Japon d’être condamné en 2014 par la plus haute juridiction mondiale, le Tribunal International de La Haye, pour braconnage dans le sanctuaire baleinier antarctique.
Des milliers de baleines ont été massacrées au harpon explosif dans ce sanctuaire baleinier international pendant des années en toute impunité, en violation d’un moratoire international sur le commerce de viande de baleines. Et le Japon continue de tuer des baleines dans ses eaux territoriales et dans le Pacifique Nord, avec une flotte baleinière plus redoutable et plus meurtrière que jamais.
Mais ça n’est pas le Japon qui est poursuivi aujourd’hui, c’est leur plus grand défenseur. Au-delà du destin de Paul Watson, l’issue de cette affaire nous en dira long sur l’état actuel du monde et sur notre humanité.
Paul Watson a toujours dit : "On ne peut pas faire ce que l’on fait sans risquer sa vie et sa liberté. Car on s’oppose à des intérêts puissants. Cela fait partie des risques. Je les prends en connaissance de cause parce que c’est la chose juste à faire."
Il connaissait les risques, il les a acceptés.
Mais nous toutes et tous, ne voulons pas vivre dans un monde qui traque Paul Watson comme un criminel et qui l’envoie à une mort certaine. Un monde qui sacrifie notre avenir et celui des générations futures. Un monde dans lequel un pays qui viole les sanctuaires et les moratoires, un pays qui est condamné pour chasse illégale, serait encore en droit d’obtenir que leur soit livré comme prisonnier un véritable héros, qui n’a pas commis d’autre crime que celui d’avoir sauvé des baleines.
Nous ne voulons pas de ce monde-là, Madame la Ministre. Ni pour nous, ni pour nos enfants que nous voulons pouvoir regarder dans les yeux sans honte.
L’Histoire a voulu que vous jouiez un rôle pour lequel le reste du monde se souviendra de vous. Faites le bon choix.
Paul Watson, créateur de Sea Sheperd, a été arrêté mi-juillet au Groenland (territoire dépendant du royaume danois) parce qu'il s'oppose à la chasse à la baleine, notamment au Japon, en Islande et aux Iles Féroé (également danoises), les trois derniers pays à ne pas respecter le moratoire international protégeant ces animaux. Cette chasse est une hérésie, pratiquée plus pour le respect de traditions séculaires que pour de véritables raisons alimentaires, la consommation de leur chair ayant drastiquement diminuée ces 20 dernières années.
Paul Watson risque fortement l'extradition vers le Japon qui l'a demandée à Interpol depuis 2012. Agé de 73 ans, il risque de finir ses jours dans les prisons nippones si nous ne le soutenons pas, alors que son action vise juste à protéger les habitants de l'océan, donc à protéger notre survie.
Beaucoup sont sûrement choqués par les méthodes radicales qu'il a dû se résoudre à employer pour faire respecter les traités internationaux (puisque rien d'autre n'a pu fonctionner), mais de quel côté devons- nous nous ranger quand c'est le lieu même de l'apparition de la vie sur terre qui est dévasté, quand ce sont les océans et les créatures qu'ils abritent qui sont pollués, qui sont prélevés de manière intensive pour de mauvaises raisons, inacceptables aujourd'hui?
Ces cétacées, à un moment en voie de disparition, voyaient leur effectif commencer à remonter depuis l'interdiction de la chasse. Cependant, cette embellie sera éphémère, quand on voit aujourd'hui l'équipement et la taille des super-baleiniers qui leur laissent assez peu de chance d'en réchapper. Ils peuvent faire des ravages en très peu de temps (mais ne les font plus souffrir, au nom du bien-être animal!)
Des pétitions sont en ligne pour demander la libération de Paul Watson - un lanceur d'alerte à sa manière, mais si, malgré le soutien de nombreux citoyens du monde, celui des anonymes mais aussi des chefs d'état et des scientifiques et d'autres personnes importantes pour le respect de l'Environnement et de la Biodiversité, cette remise en liberté devait échouer, il ne reste pas cher à donner de notre humanité d'ici quelques décennies, seulement.
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Nous avons besoin des baleines
source : extrait d'un article du WWF de 2022
Les baleines sont essentielles pour la santé de notre océan et de notre climat. En effet, une baleine géante absorbe durant son existence près de 33 tonnes de CO2, ce qui représente la quantité de gaz absorbée par des milliers d'arbres en une année.
Protéger les corridors bleus
Au total, six des 13 plus grandes espèces de baleines sont considérées comme « En danger » ou « Vulnérables » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), même si ces espèces sont protégées de la pêche commerciale depuis des décennies. Les corridors marins constituent, de plus en plus, un parcours du combattant dangereux voire mortel pour les mammifères marins. Aux conséquences de la pêche industrielle s’ajoutent les collisions avec des bateaux, la pollution par des produits chimiques et des déchets de plastique, la pollution sonore sous-marine, la perte d’habitats et les changements climatiques complètent le tableau. Il est donc essentiel de sécuriser l'habitat marin essentiel, protéger les populations et investir dans la conservation des baleines pour un océan prospère.
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Tryo chante Watson, vidéo publiée sur le site youtube de Très Bien
Depuis la fin des années 1970, Paul Watson et son organisation Sea Shepherd luttent pour préserver les océans partout sur la planète. Les images de ce clip correspondent aux 7 dernières années de combats menés par Sea Shepherd et notamment la lutte acharnée contre la flotte de pêche baleinière Japonaise, qui sous couvert de faire de la recherche continue à tuer des centaines de baleines tous les ans. Sea Shepherd se bat aussi chaque année contre le massacre des dauphins aux îles Féroé et partout où le monde marin est en danger !
Tryo soutient Paul Watson et son association ET VOUS ? -
Watson
Pirates des Mers, Insoumis volontaires
La peinture des Corsaires sur tes navires en guerre
Du noir sur le bleu, de la houle et du feu
Paul Watson ton drapeau, la colère dans tes yeux
Au prix de ta vie, tu es l'homme cétacé
Sont assez d'ennemis pour te faire chavirer
Mais il est des hommes que personne n'arrête
A la barre Paul Watson parcourt la planète
Watson navigue dans le bleu loin des terres
Watson où le chant des baleines résonne
Watson ce que les hommes font à la mer
Watson ne veut plus les laisser faire
Sillonner l'Antarctique, défier le Japon
Tirer les Féroé de leurs vieilles traditions
La crosse du berger, le trident de Neptune
L'espoir du guerrier, sous un rayon de lune
Se dire que les hommes ne possèdent pas la Terre
En chaque espèce, en somme, l'humanité entière
Les larmes du dauphins, le chant de la baleine
Le mépris des humains, des massacres à la chaîne
Watson navigue dans le bleu loin des terres
Watson où le chant des baleines résonne
Watson ce que les hommes font à la mer
Watson ne veut plus les laisser faire
Faudra-t'il un jour haïr tous les hommes?
L'océan en retour a fait naître Watson
Sea Shepherd en action devant l'abomination
D'une baleine accrochée sur le bout d'un harpon
Watson à l'abordage
Justicier éphémère
A pour seul équipage
L'avenir de la Terre
Une vie avec le bleu
La force de la mer
Une vie avec le bleu
La force de la mer
Watson navigue dans le bleu loin des terres
Watson où le chant des baleines résonne
Watson ce que les hommes font à la mer
Watson ne veut plus les laisser faire
Watson navigue dans le bleu loin des terres
Watson où le chant des baleines résonne
Watson ce que les hommes font à la mer
Watson ne veut plus les laisser faire
Watson
Source : LyricFind
Attention : voici deux vidéos sur ses actions, certaines images peuvent choquer
Êtes-vous prêt à risquer votre vie pour une cause ? (Avec le capitaine Paul Watson)
sur la chaine Youtube de Charles Villa
Qui est Paul Watson?Vidéo Youtube Collection Daniel Grandclément
Après de longs mois de sècheresse créative, je reprends petit à petit plaisir à revenir dans mon atelier où j'ai laissé pas mal de choses en plan... Comme vous l'avez certainement éprouvé vous-même, la vie n'est pas un long fleuve tranquille.
Aujourd'hui j'ai repris le carnet à quatre mains commencé avec Chantal sur le thème de la Terre et de la biodiversité.. car c'est une pro du jardinage. J'ai tenté le collage de plusieurs citations sur un papier très fin, un peu à la manière du serviettage avec du vernis-colle, c'était une première fois et je ne sais pas si cela va rendre vraiment bien et si cela plaira à ma correspondante, qui m'envoie toujours des créations tellement raffinées.
Je te souhaite bonne réception de ce carnet, Chantal, en espérant que tu n'as pas perdu patience. Désolée pour l'attente. Je te souhaite un bel été.
Nous le savons depuis plusieurs décennies, cela a été prouvé par les experts, ce sont les actions de l'homme depuis le début de l'ère industrielle qui nous ont conduit à cette perte terrible de la biodiversité sur notre planète.
Or, malgré les tentatives les plus folles pour rechercher des ressources ailleurs dans la galaxie (cf. les exploits technologiques notamment de Jeff Bezos et Elon Musc), toutes les ressources énergétiques de notre planète où vivront bientôt huit milliards d'humains s'épuisent : il va bien falloir prendre conscience que cela ne saurait durer. De fait la Terre pourra continuer de tourner après l'extinction des humains, alors que l'inverse n'est pas vrai du tout.
Alors aux nouvelles générations, apprenons à vivre mieux et heureux avec moins : ré-apprenons ensemble les bonnes attitudes, les bons gestes pour soigner et préserver toute la biodiversité qui nous entoure: c'est à elle que nous devons la vie.
Quelle magnifique composition que ce mail-art de Michèle pour sa présentation des voeux pour 2024 : j'admire avec quelle délicatesse ma correspondante a su mêler un fond pourtant déjà très riche avec des fragments de tableaux célèbres (Fuchs, Degas, et Renoir) mais aussi avec une végétation luxuriante, le tout dans une belle harmonie de couleurs.
Comme je vais dans ton sens Michèle : si nous restons curieux, l'oeil aux aguets pour capter la moindre étincelle de ce qui fait le sel de la vie, nous pourrons toujours trouver une échappatoire à toutes les choses pénibles et moches qui nous polluent l'existence bien trop souvent. L'art et la Nature sont deux portes ouvertes sur la beauté du monde.
Un très grand merci pour ce très beau mail-art, chère Michèle, je suis sous le charme.
Avec la grisaille qui nous entoure en ce début d'année, aussi bien au sens propre qu'au sens figuré, Isabelle a choisi de pratiquer la méthode Coué pour nous rebooster le moral avec toutes les couleurs et l'enchantement de la nature lorsqu'arrive le printemps.
Comme le personnage de son enveloppe, fermons les yeux un moment et laissons courir notre imagination : des papillons légers volètent de fleurs en fleurs qui éclosent toutes en dispensant un léger parfum sucré dans l'air ... et déjà j'aperçois quelques timides violettes... sur le timbre, judicieusement choisi.
Merci Isabelle pour ce bain de nature explosive et régénérante. Quel joli mail-art et vivement le printemps.