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5 octobre 2018

Attention, cueillette fatale, de Nanou

Dans le cadre du jeu de la carte postale et du texte inventé lancé sur notre forum, il fallait  réaliser une carte postale sur le thème "Cueilleurs de champignons, à vos paniers!" en intégrant des mots imposés sans rapport avec le thème, choisis par les participants. 

Voici ce que vient de m'envoyer Nanou : j'espère qu'il s'agit seulement d'une mise en garde sur le fait qu'il vaut mieux que je ne ramasse pas de tels champignons dans mon panier !!!
Merci Nanou, pour cette carte postale, bien colorée,  
même si ton texte n'a aucun rapport avec le thème des champignons.

Les mots imposés sont : oreiller - caillou - camion - livre - marteau - coquelicots - camélia

Le texte inventé associé est le suivant :

Un gros camion rempli de cailloux se gare devant chez moi pour des travaux de goudronnage, le marteau-piqueur ne s’arrête pas de faire un bruit infernal.
Allongée sur mon canapé du salon, la tête bien calée sur mon oreiller rose préféré, j’essaie de me concentrer pour lire le livre que j’ai pris hier à la bibliothèque… mais je n’y arrive pas … trop de bruit me gêne, …. Alors prenant mon mal en patience je m’évade en regardant le vase posé sur mon petit guéridon rempli de coquelicots et de camélias.

27 septembre 2018

En forêt, cueillette de champignons, pour Michel

Dans le cadre du jeu de la carte postale et du texte inventé lancé sur notre forum,  je dois réaliser une carte postale sur le thème "Cueilleurs de champignons, à vos paniers!" en intégrant des mots imposés choisis par les participants, sans rapport avec le thème.

Le tirage au sort m'a désigné Michel comme destinataire : j'ai face à moi  un véritable amateur de  champignons,  pratiquant régulièrement de telles cueillettes en forêt d'Orléans... alors j'espère que ma petite composition, intégrant un vrai morceau de cèpe séché et embaumant le champignon, saura lui plaire, et qu'elle effacera un peu sa déception actuelle de n'avoir pas encore fait de cueillette significative, l'été ayant été bien trop sec.
Je t'en souhaite bonne réception, Michel !

Les mots imposés sont : oreiller - caillou - camion - livre - marteau - coquelicots - camélia

Le texte inventé associé est le suivant :

Tirée du sommeil par le bruit de camion-poubelle,  ma tête douloureuse  comme si un marteau y frappait sans arrêt et en pure perte un caillou, je réalise d’un coup qu’il est grand temps de me lever : c’est aujourd’hui  qu’avec  Pierre, nous allons aux champignons. Je range mon livre de chevet tombé  près de l’oreiller, encore ouvert  sur des photos de coquelicots et camélia et retape vite fait ma couche. Douche expédiée,  petit déjeuner englouti,  j’attrape mon panier et mon couteau,  et me voici prête. A nous cèpes et autres bolets ! Si tout va bien, à midi, nous nous régalerons d’une délicieuse omelette parfumée. Tiens, je n’ai plus mal à la tête !

30 juin 2018

Fête de la musique chez les gallinacés, de Dani

Dans le cadre du  jeu de la carte postale et du texte inventé, il s'agissait de créer une carte postale sur le thème de la fête de la  musique, avec un texte en rapport avec cette fête mais intégrant  des mots imposés fantaisistes.

Voici donc la carte postale mail-art que m'a concoté  Dani : outre les timbres évoquant chanteur (Léo Ferré), instrument (clavecin) et support de musique (compact disc) il y a là une partition tout spécialement interprétée par des chanteurs à plumes, gallinacés de toutes espèces confondues
Les mots imposés sont : mer - photo - rebondi - crocodile - moudre - soleil - monotonie -  salade 

et voici  le texte inventé associé !                                                        Bain de mer pris
Au soleil  bien bruni
Crocodile rebondi
A la fête se rendit

La musique finie
Dit moulu je suis 
Croquerai-je un roti ?
Fini, que nenni !

Plus de monotonie
Je passe aux radis
Blini et salsifis

Salade en coulis
Et petits biscuits. »

Lui, je le photographie 

***
Dans l'enveloppe un petit bonus en plus de la part de Dani qui ne rate jamais une occasion de  
m'envoyer une réalisation magnifique en dentelle 
:
 ici un éventail de mariage en dentelle aux fuseaux et à l'aiguille (musée de la dentelle d'Alençon)
Merci du double cadeau !

21 juin 2018

C'est l'été, fêtons la musique, pour Maryse

Dans le cadre du nouveau jeu de la carte postale et du texte inventé, 
il s'agissait de mettre à l'honneur la fête de la musique.

Voici donc ce que j'ai concocté pour Tara, j'avoue m'être bien amusée à réaliser ce mail-art !
je t'en souhaite une bonne réception, Maryse !

Les mots imposés sont : mer - photo - rebondi - crocodile - moudre - soleil - monotonie -  salade
et voici le texte inventé associé :

Bains sur Mer, le 21 juin 2018

Quand on n’a plus de grains à moudre  pour rompre la monotonie  des  jours, quoi de mieux que d’attendre le déclin du soleil en dégustant une bonne salade  de fruits sur une terrasse face à la mer ? Prenons le temps  ensuite de faire une photo impayable de Mme CROC Odile aux joues si rebondies lorsqu’elle joue de la  trompette pour la fête de la musique !

20 septembre 2017

Une île très habitée, pour Nanou

Dans le cadre du jeu de la carte postale et du texte inventé sur le thème "une île entre le ciel et l'eau", voici le mail-art que je destine à Nanou.

J'ai tenté d'y recréer l'ambiance d'un sanctuaire rocheux en pleine mer, abritant une colonie de macareux, ces curieux oiseaux marins qu'il m'a été donné d'observer lors de vacances bretonnes, il y a pas mal d'années.
Approchant par la mer tout près d'un des ilôts protégés de la Réserve Naturelle des Sept-Iles (dans les côtes d'Armor, près de Perros-Guirec),  j'ai pu voir de près ces oiseaux rigolos, avec leur gros bec très coloré.

C'est la LPO qui créa cette réserve en 1912 pour mettre fin au massacre des macareux moines. Actuellement c'est  la plus grande réserve ornithologique de droit privé en France. Nombre d'autres espèces y ont trouvé refuge, comme les guillemots et surtout les fous de Bassan dont la colonie très dense est particulièrement spectaculaire. 

Voici le texte  associé à cette carte postale, composé avec les mots imposés suivants : 
papotages, pompon, perroquets, souplesse, élégance, marche, godillot


Une île entre le ciel et l’eau !
Après une traversée houleuse, mon barda sur le dos, je débarque enfin sur ce confetti dans l’océan qui m’a tant fait rêver, coiffée comme d’habitude  de mon béret à pompon.
Il n’y fait pas chaud, il n’y a ni habitants ici, ni hôtel, pas même  une  location de vélos !  Non, mais cette terre minuscule du bout du monde  a bien d’autres attraits, à la fois si sauvage et si… habitée !
Pour plus de souplesse dans ma marche d’approche j’abandonne mes godillots afin de ne pas perturber la bruyante colonie dont les papotages me parviennent déjà…Nu-pieds sur la mousse et les lichens tapissant les rochers, progressant avec des ruses de sioux…  je les découvre enfin,  ces oiseaux magnifiques, d’une rare élégance : ce sont des  perroquets de mer, qu’on appelle aussi  macareux. 

15 septembre 2017

Une île entre le ciel et l'eau, de Maryse

Dans le cadre du jeu de la carte postale et du texte inventé, créé sur notre forum ce mois-ci, voici dans mon courrier du jour, une carte postale venant du bout du monde et qui fait rêver  ! 
Quelle est donc cette île, envoûtante et mystérieuse, vantée par Tara ? certainement une île aux trésors, à découvrir, avec le jacassement permanent des perroquets dans les arbres, les traces des tortues sur le sable, que sais-je encore? Merci Tara, pour ce bel envoi !

Voici le texte associé à cette carte postale,  composé avec les mots imposés suivants : 
papotages, pompon, perroquets, souplesse, élégance, marche, godillot

C’est une île, une île au bout du bout du monde, entre ciel et eau, une île de nulle part, une île où le pompon des papotages revient aux perroquets bavards, la palme de l’élégance à l’avocette gracieuse, le césar de la souplesse au python ondulant…. Une île oubliée (ou pas trouvée), une île où l’Homme en marche n’a pas posé ses arrogants godillots… et nous l’espérons, ne les posera jamais !...Une île du bonheur, qui respire et vit loin des fracas du monde …
Entre ciel et eau
Une île .

4 août 2017

Au temps des cerises, de Marielle

Pour le jeu de la carte postale et du texte inventé sur le thème "au temps des cerises",
voici la géniale création de Marie-Aile : d'abord le panier et les cerises qui s'en échappent 
puis l'ingénieuse manière de présenter les mots imposés pour ce jeu : 
 enquête  - écharpe - statue - brouette - panier - nuage – secret 


et le texte associé 

Chère Ginette
Comme promis, je t’invite pour plusieurs jours de vacances à la maison. On pourra cueillir des cerises, j’ai de grands paniers.
Ne charges pas ta valise d’écharpe et de bonnet : ici il fait chaud, il n’y a aucun nuage (mais plutôt un soleil de plomb). Peut-être aurons-nous le temps de mener notre enquête : ma brouette a disparu… elle m’était pourtant utile pour transporter toutes mes statues (œuvres éphémères fabriquées en secret le mois dernier).

16 juillet 2017

Au temps des cerises, pour Martine

Dans le cadre du jeu de la carte postale et du texte inventé que j'ai lancé sur le forum sur le thème : "Au temps des cerises", voici la situation que j'ai concoctée pour Martine de Capbreton.
J'espère que cette scène campagnarde lui plaira ;
comme toujours dans ce jeu, la principale difficulté est de faire coïncider
la carte postale avec le texte inventé à partir des mots imposés.

Mots imposés : enquête  - écharpe - statue - brouette - panier - nuage – secret 

Texte de ma carte postale 

Au temps des cerises.
Pas un nuage à l’horizon,  le soleil tape déjà fort,  un bel été s’annonce  quand soudain monte une clameur : « Au scandale!  Qui a osé  profaner notre République? »  Les villageois sont en émoi !
Ceint de son écharpe tricolore, Monsieur le maire du village part aussitôt mener l’enquête afin de percer le secret de cette affaire!  Hélas, il arrive trop tard sur le lieu du délit : sûrement dérangé, le vandale a détalé laissant sur place brouette et paniers de guignes !
S’approchant de la statue pour estimer les dégâts, le magistrat découvre alors une Marianne au sourire narquois, toute emperlée de cerises tandis que d’un arbre voisin un merle moqueur  siffle "... mais il est bien court le temps des cerises, où l'on s'en va deux cueillir en rêvant, des pendants d'oreilles...". 
Sacré Jean- Baptiste Clément : tu resteras toujours dans nos mémoires, au temps des cerises.

26 mai 2017

Hommage à Jacques Prévert, de Maryse

Pour sa participation au jeu de la carte postale avec mots imposés sur le thème précité, 
j'ai trouvé des grenouilles bondissantes dans ma boîte aux lettres aujourd'hui
 (j'adore quand certains éléments sortent du cadre!)

C'est une composition de Tara, avec mon adresse remarquablement calligraphiée,  un joli fond bleu aquatique, un très joli collage pour représenter le poète la clope au bec se relaxant  dans une embarcation, le tout décoré par des tampons "grenouilles" 

Merci et bravo Maryse pour ce mail-art fort réussi !

Et voici le texte de cette carte postale utilisant obligatoirement les mots imposés en gras  :  Fumée - Grenouille - Coulis- Bigoudis - Nénuphar - Vacances- Chipolata


Prévert et les Grenouilles

Peut-être que peut-être
Prévert le Poète
Dans la fumée
De sa cigarette
Aurait pu énoncer :
« Laissez couler le coulis
Sur les chipolatas roussies
Que les grenouilles en vacances
(C’est très tendance)
Mais en bigoudis
(C’est moins sexy)
Perchées sur leurs nénuphars
Dans la douceur du soir
Voudraient savourer
Loin, loin de la fumée
De leur Poète adoré".

23 mai 2017

Hommage à Jacques Prévert, pour Frédérique

Dans le cadre du jeu de la carte postale et du texte inventé que j'ai lancé sur le forum, en hommage à Jacques Prévert dont nous célébrons actuellement les quarante ans de sa disparition, 
voici le mail-art que j'ai adoré composer pour Fred.
J'espère qu'il te plaira, toi qui  te rends régulièrement en promenade  dans la commune
où ce poète repose pour l'éternité.


Voici le texte de la carte postale avec comme mots imposés :  
Fumée - Grenouille - Coulis- Bigoudis - Nénuphar - Vacances- Chipolata
Les mots en  italique bleu correspondent à des titres de poèmes de Jacques Prévert
-=-=-
Début de la belle saison.
Après la grasse matinée  le dimanche c’est  bien calme dans ma maison .
Fin  du déjeuner du matin à l’ombre immense et rouge du grand peuplier
Sur un nénuphar dans la mare, son miroir brisé, Dame Grenouille retire ses bigoudis avec difficulté
Quartier libre pour mon cheval rouge dans le jardin où le chat et l’oiseau  jouent à cache-cache.

Introspection : pour toi mon amour, j’ai voulu changer
Petite tête sans cervelle depuis le premier jour
Je suis comme je suis, toujours en vacances
Sous le ciel bleu de méthylène, je m’endors…

Une noire fumée s’échappe de la cuisine : Au feu, à l’eau !
Les chipolatas sont carbonisées, pourra-t-on  à temps sauver les côtelettes ?
Tant pis, ne nous restera que le coulis de mures, 
Nous nous en barbouillerons !

3 septembre 2016

Congés payés, de Martine

Dans le cadre du jeu de la carte postale et du texte inventé, sur le thème des congés payés qui fêtent leur 80e anniversaire, voici la réalisation de Katédine, 


tongs et lunettes de soleil pour en profiter un max : merci Katédine


texte inventé avec mots imposés en majuscules

Les congés payés c'est sûr
C'est du bonheur à l'état pur
Les SORTILEGES ont la vie dure
Faut pas leur en VOULOIR
Allons respirer la nature
Adieur LAVOIR et couture
Bricolage et PEINTURE
DENTELLE et guipure
Une valise, une COUVERTURE
Et hop, en voiture!
C'est parti pour l'aventure
le SOLEIL et la nature
Le FARNIENTE et la zénitude
Les congés payés
Bonne habitude!

9 août 2016

Les congés payés ont 80 ans, pour Elena

Pour le jeu de la carte postale et du texte inventé sur le thème des congés payés qui viennent de souffler leurs 80 bougies, voici ce que j'ai réalisé :


J'ai voulu traiter le sujet comme un hommage à cette conquête historique pour nous tous !

Le fond en tissu représente l'actuel billet de réduction de congés payés SNCF car je n'ai malheureusement pas trouvé de représentation du billet Léo Lagrange  de l'époque.

 J'espère que cela plaira à Reine qui se lance dans ce jeu pour la première fois.


Mots imposés : LAVOIR - DENTELLE - COUVERTURE - PEINTURE - SORTILEGE - SOLEIL - VOULOIR - FARNIENTE

Les 80 ans des congés payés

Juin 1936 : Dernier coup de sirène, la grille de l’usine se referme en grinçant et ne rouvrira pas avant deux semaines. Le sortilège est enfin brisé : pour la première fois, tous les salariés vont pouvoir profiter de temps libre rémunéré, pour souffler un peu…
Tous n’auront pas les moyens de partir : pour beaucoup, cette toute nouvelle liberté se limitera à quelques parties de pêche en bord de Marne et à de joyeux pique-niques, entre copains, leurs provisions étalées sur une couverture dans la campagne environnante.
A vouloir rejoindre un lieu qui les a toujours fait rêver, tout est bon : en stop, en vélo ou tandem, en car ou automobile pour les plus chanceux, les citadins vont partir à l’aventure. Grâce au billet de congés payés Léo Lagrange, le train les conduira vers une destination plus lointaine pour découvrir notre beau pays : premiers bains de mer à Deauville ou au Touquet, ivresse des cimes et pentes herbues des alpages pour les amoureux de la montagne. Et pour ceux qui préfèrent la France rurale -celle des grand-mères qui battent encore leur linge au lavoir- c’est une mosaïque de paysages, telle une peinture impressionniste à la Monet, qui leur rempli les mirettes!
Ah, les joies du camping et de la vie en plein-air ! Quel bonheur de pouvoir s’extasier devant la dentelle des clochers de Bretagne, de savourer sur place les fruits juteux des vergers du Roussillon mûris au grand soleil, de s’enivrer des effluves envoûtantes des lavandes en Provence, de rêvasser en scrutant la ligne bleue des Vosges ou de se laisser bercer par le gracieux mouvement des barques attachées aux pontons du lac …
C’est la tête remplie de ces petits bonheurs, fredonnant les derniers airs à la mode  et le cœur plus léger qu’ils rentreront chez eux, avant de reprendre le chemin de l’usine ou de l’atelier…

Depuis cette époque historique, nous savons tous apprécier cette période dédiée au farniente. Prolongés d’une semaine en 1956, puis d’une de plus en 1969, nous avons désormais 5 semaines de congés payés depuis 1982.

Juin 2016 : merci à tous ceux qui se sont battus pour permettre cette échappée belle, il y a 80 ans !

11 juillet 2016

A bicyclette, de Françoise

Dans le cadre du jeu de la carte postale et du texte inventée lancé par Fred
j'ai trouvé  ce matin,  dans ma boite aux lettres,  une verte invitation, en hollandais, à randonner à vélo envoyée par notre chère baroudeuse à 2 roues, 


accompagnée d'une jolie carte postale incitant les britanniques
 à découvrir à vélo les beautés du Pays de Loire 


Merci Zarou, la meilleure ambassadrice de la verte Europe que je connaisse : 
avec toi plus de frontières entres les peuples, plus de barrières de langues ou de cultures, ni de brexit : seulement de l'amitié, de la découverte, des échanges et du partage, 
le tout à bicyclette bien sûr !


Voici le texte inventé avec les mots imposés en gras :

Ginette se posait bien des questions, en regardant le bulletin sorti de l’imprimante. …
Pourquoi s’était-elle inscrite au tour de l’Avenir ?
Ses tongs seraient-elles adaptées ?
Était-elle suffisamment entraînée ?
Le merle ébouriffait  ses plumes en picorant des amandes, le soleil était de la partie et il faut reconnaître que, avec sa jupe de dentelle bleue, elle avait fière allure.
La clé sous la porte, et en route – on verra bien…

29 juin 2016

A bicyclette, pour Maryse

Dans le cadre du jeu de la carte postale et du texte inventé sur le thème "à bicyclette" lancé par Fred, voici le mail-art champêtre que j'ai réalisé pour Tara





Voici le texte inventé avec les mots imposés en gras

Grosse fatigue.
C’est un fait, il n’y a plus d’avenir dans les métiers de l’informatique : marché saturé, je n’arrive plus à écouler mes imprimantes. Tant d’heures supplémentaires vaines, des kilomètres en voiture à n’en plus finir et c’est toujours aussi navrant : j’en ai vraiment marre de cette vie urbaine de dingues ! Stop! Assez !
Je rassemble mes affaires, mon baluchon vite fait, je lance la clé de mon logis par-dessus les moulins, j’enfourche mon bicloune de compétition, celui de mon adolescence tout égratigné, jamais repeint depuis le soleil que j’ai fait avec,  en allant voir Grand-mère après la chorale.
En danseuse, j’appuie à fond sur les cale-pieds, j’accélère pour mettre les bouts vers la campagne, si verte, si apaisante… j’ai tellement besoin de calme, de sérénité… Je pédale ainsi une poignée d’ heures, ma gourde remplie et ma soif étanchée aux jets des fontaines qui chantent sur la grand-place des villages traversés ou près des lavoirs. Il y avait si longtemps que j’avais pris la peine d’écouter leur gazouillis.
« Méfies-toi de l’astre solaire qui darde ses rayons», me dit une petite voix, « tu vas brûler, c’est idiot » : je pose ma bécane contre un tronc d’arbre, m’assoie dans l’herbe pour m’enduire d’huile d’amande douce, puis  je m’abandonne pour faire un petit somme les doigts de pieds en éventail ; avec les tongs, c’est l’avantage, on n’est vraiment pas gêné aux entournures !
VFrrr rrou BVrrou Miaaaaaaaaaaaao ! ….Quoi ? Qu’est-ce que c’est ?  Je me réveille en sursaut : un merle furieux d’être dérangé dans sa dégustation d’une poignée de cerises tombées s’oppose vivement à un matou errant qui cherche à lui voler dans les plumes. Vrrfrrr ! Ouf ! Duel finalement gagné par la gent ailée.
Tout ce barouf donne le signal du départ : j’enfourche ma monture et je continue mezzo piano en sifflotant jusqu’au village de Trousse-Chemise où je passais mes vacances autrefois : après toutes ces années où je me suis perdu, va-t-on encore m’y reconnaître ? 

19 mai 2016

"Ainsi font font font....", de la part d'Anne

Dans le cadre du jeu de la carte postale et du texte inventé sur le thème des marionnettes, pantins et marottes, voici le magnifique petit théâtre de Guignol, en 3D, que je viens de recevoir de Plumetis :

un grand bravo et merci 



Texte inventé avec les mots imposés en gras : 



Après le bain, c'est Guignol.


Dans la lumière de fin d'après-midi, la joie des enfants de se retrouver sur les bancs non pas de l'école où l'on s'exerce à l'orthographe grâce au livre abondamment illustré, mais sur ceux placés devant le petit théâtre installé un peu en retrait de la plage, est perceptible. Dans l'attente, certains s'adonnent au péché de gourmandise. Tout joyeux un petit spectateur trouve un jouet sous un banc. Les trois coups ! Silence.... On n'entend plus rouler aucune bicyclette, tricycle ou autre poussette à quelques mètres alentour. Plus un froissement de papier de bonbon, plus un chuchotement... La scène s'anime. Guignol paraît furetant de l'oeil le décor en quête de son complice Gnafron. Que préparent-ils? Mystère ! 

5 mai 2016

"Ainsi font font font"..., pour Marielle

Nouveau jeu de la carte postale et du texte inventé que j'ai proposé sur le forum mail-arter à l'infini 
"Ainsi font font font..." , pour mettre en avant les marionnettes, pantins et autres marottes.



les mots imposés conduisent à combiner l'art visuel et la littérature : pas simple ! j'ai choisi d'illustrer le thème en alliant une dictée de Pivot (j'étais fan) avec son pantin à fils.


voici le texte associé avec les mots imposés en gras

« Fi du style SMS incompréhensible et du langage « d’jeune » auxquels je suis totalement hermétique ! Inutile de chercher à me rouler dans la farine, le mystère de l’orthographe  garde tout son charme pour moi.
Ouvrir un livre, c’est toujours une gourmandise, celle de trouver une pépite, un nouveau mot à savourer, à décortiquer pour en trouver la racine,  un outil de plus à ranger dans ma mallette Vocabulaire.
La lecture, c’est comme une lumière qui  illumine la pensée : elle permet tous les rêves, elle abolit toutes  les frontières entre les hommes, elle anéantit les obscurantismes…. ». 
Oui, tu vois, mon maitre, toi tu tires tous les fils de ma vie, mais moi, je me prends pour Mr PIVOT !

23 mars 2016

L'oiseau fait son nid, de Maryse

Dans le cadre du jeu de la carte postale et du texte inventé que j'ai lancé sur le forum "mailarter à l'infini" sur le thème de l'oiseau fait son nid,  voici, en harmonie avec le timbre, l'oeuvre de Maryse, avec calligraphie et même les paroles de la chanson de Pierre Perret 



avec le texte associé comportant les mots imposés en gras :

La radio l'a annoncé de matin "le printemps arrive". Au catalogue des nouvelles, celle-là en est une bonne, mais "il ne s'agit pas de rigoler" pépient les oiseaux tout agités. Les voilà donc tous partis : qui à la recherche de feuilles, fils, tissus pour un nid douillet, qui à la recherche d'un creux, d'un auvent, d'un mur pour un nid abrité. Pas besoin de lunettes, rien n'échappe à leurs yeux éveillés : ce morceau de tricot tombé dans l'herbe émeraude, ce vieux chapeau de paille abandonné dans le jardin, tout fait l'affaire et le chat, fasciné par ce ballet, en oublie ses croquettes ! Quand vient la nuit, tous les "piou-pioux s'endorment doucement sous la lune, repos mérité, mais demain, il faut recommencer !


merci Tara, que de poésie dans ce mail-art 

13 mars 2016

L'oiseau fait son nid, pour Frédérique

Nouveau jeu de la carte postale et du texte inventé que j'ai proposé sur le forum mail-arter à l'infini 
"l'oiseau fait son nid" , pour accueillir le printemps comme il se doit,


Un vermisseau à la fois : il va en falloir des aller-retours à cet oiseau 
pour nourrir sa progéniture affamée



texte composé des mots imposés en gras : 

Tandis que je lorgne sur de belles émeraudes dans le catalogue de bijoux  oublié sur la table de la cuisine, tout en buvant mon premier café du matin, Myrtille ma jolie chatte noire vient me titiller, la gourmande! A chaque fois,  j’ai envie de rigoler à la voir me tourner autour et miauler avec insistance pour obtenir ses croquettes.
Soudain je tends l’oreille et j’amplifie le volume de la radio : je viens de reconnaître une vieille chanson d’Hugues Auffray fredonnée en colonie de vacances  :

« Ce soir, la lune est belle,
Et, au creux des chemins,
Je sens l'herbe nouvelle.
Le printemps n'est pas loin...»

C’est vrai le printemps est arrivé, un peu en avance cette année.  Déjà règne partout une sorte de frénésie nouvelle ; il y a dans l’air une transparence et des senteurs fleuries, on entend les petits oiseaux chanter, certains ont déjà entrepris la construction de leur nid ! 
Les beaux jours sont de retour : je ferme les yeux,  derrière la vitre, je sens cette chaleur sur ma peau. Hum, ce que c’est bon ! Chic, on va bientôt pouvoir ranger nos tricots et ressortir chapeau et lunettes de soleil !

11 février 2016

Saint-Valentin, de Françoise

dans le cadre du jeu de la carte postale et du texte inventé lancé par Fred 
des amours inuits au plus près du pôle Nord (là où vivent les ours polaires bien sûr)
un grand merci à toi Zarou, cela me plait énormément !


 texte composé des mots imposés en gras :

En ce jour de la Saint-Valentin, je n'ai toujours pas trouvé de cadeau pour l'élu de mon coeur.
Je ne veux pas provoquer de drame, aussi cherchons... 
Que choisir ? un mouchoir brodé sur le thème du vélo ?  un coquillage trouvé en arpentant les plages de Bretagne ? 
En faisant le tri de mes timbres,  bien au chaud devant la cheminée, je retrouve ce coeur oublié sur l'étagère...
Ce sera un envoi d'art postal sur le thème de l'amour. Original non ?

9 février 2016

Saint-Valentin, pour Marielle

dans le cadre du jeu de la carte postale et du texte inventé, lancé par Fred, 




avec ce texte composé des mots imposés en gras : 




Soirée du  14 février ,  j’attends Valentin.
Tout est fin prêt : la cheminée crépite, il y a du champagne au frais et quelques toasts à déguster comme on les aime.
Ce soir pourtant, j’ai  peur de provoquer une catastrophe : j’ai égaré les 3 jolis coquillages qu’il  m’a offerts le jour de notre rencontre. Talismans de notre amour, ce serait un mauvais présage si je n’arrive pas à remettre la main dessus avant nos retrouvailles.
Réfléchissons. Regardons  dans la cuisine, non.  Dans le tiroir de la table de nuit de notre chambre, non plus. Dans le garage alors, mais non quelle idée!  Dans la cave : sûrement pas.  Reste le séjour mais là non plus. Trois quarts d’heure plus tard, lasse d’arpenter en vain la maison de bas en haut, j’abandonne à contre-coeur.  Où les ai-je donc laissés ?
Mais voilà déjà que j’entends le timbre de la bicyclette de  Valentin, annonçant  joyeusement son retour. Panique.  Un ultime regard alentour,  un dernier tri sur l’étagère de l’entrée et là  miracle, cela me revient : ils sont là blottis dans un  mouchoir en dentelle, au fond de mon sac à main du dimanche.
C’est  le cœur léger que j’ouvre la porte à mon Valentin , tout essoufflé par la montée de la côte  mais réjoui,  son petit  bouquet de violettes à la main.
Valentine.