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23 septembre 2026

Les rues de l'humanité : une superbe nouvelle chanson de Noé Preszow

Décidément ce jeune chanteur belge me plait beaucoup : à chaque nouvelle chanson de lui que je découvre, j'ai toujours une grande émotion qui m'envahit.

J'apprécie infiniment ses textes empreints d'infiniment d'humanité, justement, ce sentiment-là, vous voyez, celui qui fait que vous n'ètes pas indifférents à ces personnes que vous croisez dans la vie de tous les jours, dont les galères sont de plus en plus importantes, mais qui s'accrochent de toutes leurs forces à l'espoir pour pouvoir continuer à vivre dignement, à quand même garder la tête haute et pouvoir se regarder dans un miroir. Combattre le désenchantement que ce 21e siècle est en train de nous préparer comme avenir commun, avec Noé. 

Merci Noé, j'ai envie de partager tes paroles et ta musique, même si ci-dessous on ne peut pas te voir encore en vidéo. 


Les rues de l’humanité, par Noé Preszow

Ces deux gars dans la ville qui marchent main dans la main
sans laisser transparaître le courage qu'ils cachent
et puis qui te racontent au détour d'un matin
combien ils se sont pris de coups sans qu'on le sache

cette prof qui revient d'un dernier jour d'école
et qui dit cette fois, c'est fini, j'arrête tout
je refuse tout autant de mettre des heures de colle
que de m'faire menacer par des familles à bout

ce poète qui a tout pour être Rimbaud
dont les oeuvres n'iront pas plus loin que sa chambre
et cette comédienne rêvant loin des plateaux
qui répète dans sa tête de janvier à décembre

il a fui sa maison, échappé aux combats,
dit au revoir à sa femme, embrassé ses deux filles,
traversé le Sahel pour en arriver là
dans l'attente que la chance se souvienne de lui

Dans les rues de l'humanité
on est de plus en plus serrés
quand ça va mieux, ça devient pire
plus de passé que d'avenir

Dans les rues de l'humanité
ça sent la peur, ça sent la haine
mais bizarrement, ça tient quand même
on est de plus en plus serrés

Ces deux parents penchés au bord d'un berceau vide
l'enfant tant attendu n'est pas venu vivant
et l'envie de cogner à ce destin stupide
pourtant il faudra bien vivre dès à présent

ce foulard enroulé autour de cette tête
pour cacher les cheveux que les traitements emportent
et qui danse pourtant au milieu de la fête
il n'y a rien à dire il faudra être forte

toutes ces voix qui s'échappent de cette prison immense
pour atterrir en vrac jusque dans ton salon
au 21ème siècle, c'est fou quand on y pense
qu'on ait rien trouvé d'autre mais au fond y pense-t-on ?

et cette agricultrice qui ne demande pas mieux
que de joindre les deux bouts en sauvant la nature
qui ‘regarde une dernière fois son troupeau dans les yeux
et ravale ses larmes en refermant la clôture

Dans les rues de l'humanité
on est de plus en plus serrés
quand ça va mieux, ça devient pire
plus de passé que d'avenir

Dans les rues de l'humanité
on est de plus en plus serrés
ça sent la peur, ça sent la haine
mais bizarrement, ça tient quand même

Cet alcool qui absorbe les désirs, les détresses
en mettant à genoux plus de gens qu'on n'le pense
mais comment démêler le poison de l'ivresse
sans flinguer sa santé, ses rêves, sa clairvoyance

ce visage creusé en début de vingtaine
l'angoisse d'à peu près tout ce qui fait notre époque
a déserté les cours depuis plusieurs semaines
barricadé derrière la porte de sa coloc

cet animal en sang sur la route enneigée
suffocant après une course ininterrompue
le tir a retenti dans toute la vallée
la forêt s'est figée et la vie continue

dans l'évidence folle du désastre annoncé
et alors que la lune s'apprête à disparaître
je m'accroche à mes rêves et à l'inespéré
espérant que la chute nous verra renaître

Dans les rues de l'humanité
on est de plus en plus serrés
quand ça va mieux, ça devient pire
plus de passé que d'avenir

Dans les rues de l'humanité
on est de plus en plus serrés
ça sent la peur, ça sent la haine
mais bizarrement, ça tient quand même
ça tient quand même
ça tient quand même
ça tient quand même
ça tient quand même

12 septembre 2026

"Juste une femme" : tellement d'actualité cette reprise par Albin de la Simone de la chanson d'Anne Sylvestre

A ré-écouter sans réserve et à partager largement la reprise de cette chanson toujours aussi terriblement actuelle dont Albin de la Simone sort aujourd'hui une version délicate qui lui correspond bien. 

« Juste une femme » par Albin de la Simone - Les Rendez-vous Sylvestre – Saison 2  - avec Marielle Chatain - saxophone baryton / Vincent Taeger - batterie /Gustine - harpe // Paroles et musique : Anne Sylvestre // Enregistré/filmé aux Studios Ferber

Depuis la création de cette chanson par Anne Sylvestre en  2013, malgré le mouvement MeToo et tous les combats menés par les féministes pour que soient punies à leur juste mesure toutes les agressions sexistes et sexuelles dont elles sont les victimes, la gravité de ce qu'elles endurent est toujours minimisée, les plaintes sont globalement classées sans suite. Le soupçon porte toujours sur les victimes tandis que les agresseurs bénéficient systématiquement de la présomption d'innocence, quand bien même le nombre de plaintes s'accumulent contre eux. 

En France, les hommes machos sont toujours les rois. Il n'y a qu'à regarder le nombre de féminicides qui gonfle d'années en années pour s'en rendre compte. Nous décomptons a minima 63 féminicides par compagnons ou ex en France au 10 septembre 2026 mais déjà 93 féminicides toutes catégories confondues. 

Oui une femme meurt tous les trois jours sous les coups des hommes. 

Heureusement tous les hommes ne sont pas aussi monstrueux,  et Albin de la Simone fait partie de ceux qui ne refoulent pas leur part féminine, ses chansons sont toujours écrites et composées avec beaucoup de délicatesse et infiniment de tendresse et d'amour. 

Version originale de la chanson par Anne Sylvestre qui l'a créée en 2013, suite à l'affaire DSK
Publication sur sa chaine Youtube

JUSTE UNE FEMME

Petit monsieur petit costard
Petite bedaine
Petite sal’té dans le regard
Petite fredaine 
Petite poussée dans les coins
Sourire salace 
Petites ventouses au bout des mains 
Comme des limaces 
Petite crasse

Il y peut rien si elles ont des seins 
Quoi il est pas un assassin 
Il veut simplement apprécier 
C’que la nature met sous son nez

Mais c’est pas grave
C’est juste une femme
C’est juste une femme à saloper
Juste une femme à dévaluer
J’pense pas qu’on doive
S’en inquiéter
C’est pas un drame
C’est juste une femme

Petit ami petit patron
Petit’ pointure
Petit pouvoir p’tit chefaillon
Petite ordure
Petit voisin p’tit professeur
Mains baladeuses
Petit curé petit docteur
Paroles visqueuses
EntremetteusesI

l y peut rien si ça l’excite
Et qu’est-ce qu’elle a cette hypocrite
Elle devrait se sentir flattée
Qu’on s’intéresse à sa beauté

Mais c’est pas grave
C’est juste une femme
C’est juste une femme à humilier
Juste une femme à dilapider
J’pense pas qu’on doive
S’en offusquer
C’est pas un drame
C’est juste une femme

Petit mari petit soupçon
P’tite incartade
Petite plaisant’rie de salon
P’tite rigolade
Fermer les yeux on n’a rien vu
Petit’ souffrance
Et trembler qu’une fois de plus
Il recommence
Inconvenance 

Quoi si on peut plus plaisanter
On n’a plus qu’à s’la faire couper
Non c’est vrai il est pas un monstre
Et c’est l’épouse qui prend la honte 
Mais c’est pas grave
C’est juste une femme
C’est juste une femme à bafouer
Juste une femme à désespérer
J’pense pas qu’on doive
S’en séparer
C’est pas un drame
C’est juste une femme
Mais dès qu’une femme
Messieurs Mesdames
Est traitée comme un paillasson
Et quelle que soit la façon
Quelle que soit la femme
Dites-vous qu’il y a mort d’âme

C’est pas un drame 
Juste des femmes

Paroles et musique : Anne Sylvestre  ℗ et © BC Musique 
BC Musique est la maison d'édition qu'a créé Anne Sylvestre en 2018. Elle est gérée par ses filles et sa petite-fille, Philomène, Alice et Clémence. contact@annesylvestre.com annesylvestre.com

28 août 2026

"Y a un monde" : celui de Noé Preszow et je l'espère, d'encore beaucoup d'autres!

Depuis des mois je me sens submergée par tout le négatif et l'immonde qui nous entoure et nous phagocyte de plus en plus, au point de ne plus arriver à créer... mais heureusement de temps en temps, je trouve une pépite qui me redonne de l'espoir.

Écoutez ce bel artiste qui nous permet de penser que nous ne sommes pas tout seul face à l'absurdité et à la violence du monde. Merci Noé pour ces paroles qui font tant de bien! 

Clip de la chanson Y a un monde sur la chaine Youtube de l'artiste

Y A UN MONDE 

Y'a un monde en dehors, je t'assure
Y'a un monde en dehors de l'usure
Qu'on inflige à nos cœurs, à nos corps
En dévorant tout c'qui nous dévore
Y'a un monde en dehors des dorures
Y'a un monde en dehors où l'azur
Se cache dans des toutes petites brèches
Y'a pas de mot de passe ni de flèche

Y'a un monde en dehors d'ces ordures
Qui ravivent toujours plus la brûlure
En allant répandre sur des plateaux
Du vide vendu comme de l'info
Qui parlent tellement fort tellement mal
Que ça fait même peur aux étoiles
Y'a un monde où on ose rester sourd
À tout ce qui ne porte pas secours
Y'a un monde

Où les souffles fragiles comme les nôtres se répondent
Où les cœurs sans dieu ni maître correspondent
Où les poings sans drapeau se lèvent à chaque seconde
Y'a un monde

Y'a des gens
Qui rêvent ni d'être riches ni d'être puissants
Qui cherchent pas à être partout en même temps
Pour qui l'immensité c'est d'abord être vivant
Y'a un monde loin de la Fashion Week
Y'a un monde où c'est juste pathétique

Y'a un monde où c'est juste la honte
D'poser à moitié nu pour une montre
Un monde où le nombre de followers
N'a strictement aucune valeur
Où ça ne fait plus rêver personne
De cautionner ce qui emprisonne

Y'a un monde qui n'se laisse pas faire
Et qui croit encore à la colère
Qui croit à la désobéissance
Quand un flic dit « recule » on avance
Un monde qui n'attend pas qu'on lui dise
De quel vice ou de quelle marchandise
Il a besoin pour s'épanouir
Un monde qui n'a pas besoin de fuir
Y'a un monde

Où les souffles fragiles comme les nôtres se répondent
Où les cœurs sans dieu ni maître correspondent
Où les poings sans drapeau se lèvent à chaque seconde
Y'a un monde

Y'a des gens
Qui rêvent ni d'être riches ni d'être puissants
Qui cherchent pas à être partout en même temps
Pour qui l'immensité c'est d'abord être vivant

Ce monde n'appartient pas à hier
Il est dans les yeux de ta sœur, de mon frère
Il est, il est là quelque part dans la brume
Il perd jamais ses ailes juste des plumes
C'est pas un rêve, pas une métaphore
C'est un monde qui fait trembler les porcs
Et si tu as du mal à me croire

Ce monde je t'en prie viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir
Viens le voir


Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

Je vous avais déjà fait écouter cet auteur-compositeur-interprètre belge ICI, et décidément, j'aime beaucoup ce qu'il fait. Merci à lui pour toute l'humanité qu'il dégage et pour toutes les questions essentielles qu'il se pose, qu'il nous pose. 

21 août 2026

Icône de la chanson jurassienne, le barde Vincent Vallat s'en est allé : bon voyage l'artiste!

Le Jura Suisse pleure son emblématique chanteur Vincent Vallat, connu dans le monde francophone. L’artiste est décédé à l’âge de 62 ans, ce vendredi 21 août. 
Vincent Vallat, ici au Festival de la Liberté à Moutier en juin de l'an dernier, s'en est allé à l'âge de 62 ans
. (Photo : archives Damien Carnal).

Amoureux des gens et de la vie, dans sa vie d'artiste Vincent a toujours beaucoup aimé animer les bals populaires et les soirées des samedis, car depuis au moins 30 ans les gens lui réclament toujours des reprises de succès de la chanson française ou des chansons du folklore pour les faire danser. Lui ne se lasse pas de leur faire plaisir, même si il avait d'autres cordes à son arc.

En effet, c'est aussi un auteur compositeur interprète, qui a sorti six albums personnels, où il a écrit de nombreux textes sensibles et beaux. À travers ses chansons, Vincent Vallat partage des récits poignants et des émotions sincères, alliant poésie et mélodies envoûtantes. Influencé par la chanson française et la musique folk, il crée un univers musical où chaque note raconte une histoire, chaque parole une vérité. 

Le monde du show-business ne lui a jamais vraiment convenu. Il a bien fait de suivre sa ligne de conduite, de vrai chanteur populaire.

Le barde qui chantait le terroir jurassien et québécois
vidéo publiée par la RTS dans l'émission Passes-moi les Jumelles

Vincent Vallat est un enfant des Franches-Montagnes. Bercé par la musique depuis toujours, il est devenu chanteur populaire. A Saignelégier, celui que l'on surnomme parfois le « barde des Franches » est un personnage très apprécié des habitants. En plus d'animer des bals, des fêtes locales et le traditionnel Marché-Concours, Vincent écrit des chansons qui racontent sa terre jurassienne ainsi que sa terre d'adoption, le Québec.

Merci l'Artiste pour toute la joie que tu as su donner, avec ta voix, tes mots et ta musique, et surtout ta très belle âme. Repose en paix!

Le bon sens paysan est-il en train de disparaître ?

A l'heure où une sécheresse historique sévit dans notre pays, le manque d'eau, les inondations, les incendies, les crises sanitaires mettent à mal nombre d'exploitations agricoles ou maraichères, sans parler des lois européennes aberrantes qui leur sont imposées, il me semble important que chacun de nous soit bien conscient de l'importance du rôle des paysans et de la nécessité de les encourager à perservérer dans ce noble métier pour ceux qui restent et pour les nouveaux qui se lancent dans cette folle entreprise.  

Je parle ici des vrais paysans travaillant sur une exploitation à taille humaine, souvent familiale (pas des fermes usines), ceux qui nous ont toujours nourri en faisant des journées interminables sept jours sur sept, en ayant peu ou prou de rémunération, en ne prenant pas de vacances, ...ceux grâce auxquels nous pouvons (encore un peu) bénéficier de paysages variés superbes grâce aux champs qu'ils cultivent, aux bois qu'ils entretiennent, aux animaux conduits en paturage ou grâce au pastoralisme dans les paysages plus escarpés...paysages qui ont amené tant de touristes à visiter la France.

Indispensables à notre qualité de vie tant sur le plan alimentaire que culturel, ils se transmettaient de générations en générations l'amour de la terre...mais, cela c'était jusqu'aux années 1950, c'était avant qu'on les fasse entrer dans un cycle infernal d'endettement chronique, des rendements à tenir pour ne pas travailler à perte, des normes à respecter toujours plus nombreuses, de tracasseries administratives infinies, le tout induisant une telle souffrance psychologiques que cela conduit à de très nombreux suicides (1 à 2 par jour selon les sources). Par ce lien vous verrez comment tout cela a été programmé car tout a été  fait pour leur éradication.

J'ai envie de leur rendre un vibrant hommage ici : toutes les fois que nous le pouvons, privilégions l'achat de proximité, auprès de petits producteurs bio ou en culture raisonnée, les épiceries collectives tenues par des producteurs locaux, les achats à la ferme lorsque cela existe. 

Bien sûr, c'est un peu plus cher mais au moins, nous savons ce que nous allons manger, nous avons la fraicheur des produits, un lien se tisse entre le producteur et son client, et avec ce type d'achat, nous n'engraissons pas les actionnaires de l'agro-industrie ou ceux de la grande distribution. Après un été comme cela que nous sommes en train de vivre, il va bien falloir consentir à changer nos habitudes et à encourager tous ceux qui se préoccupent encore du vivant! 

J'ai trouvé sur internet une chanson qui met en valeur le bon sens paysan ; entendue comme fond sonore d'une vidéo sur internet je vous la livre ici. 

Chanson le bon sens paysan trouvée sur internet - Collectif Les veilleurs du terroir

On n'apprend pas la terre dans les livres
Ni les saisons derrière un écran
La pluie se lit dans le ciel qui change
Et le temps se compte autrement
C'est pas la mode qui fait la moisson
Ni les slogans qui nourrissent les gens
Avant les lois, avant les leçons
Il y avait le bon sens paysan

C′est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il y a le bon sens paysan

Il sait attendre, il sait prévoir
Il sait tenir quand tout vacille
Il a la terre dans la mémoire
Et l'avenir dans sa famille

La terre répond quand on la comprend
Elle parle aux calmes, jamais aux gens pressés qu'elle freine
Ils connaissent le gel, la pluie, le temps long
Les silences lourds et les matins sans nom
Et quand tout casse ou quand tout chancelle
Ils tiennent debout, fidèles et réels

C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il ya le bon sens paysan

Ils ne promettent pas ce qu'ils ne peuvent tenir
Les paysans sèment en sachant qu'il faudra souffrir
Chaque récolte est un pari discret
Un acte de foi sans jamais tricher
Car travailler la terre et croire
C'est souvent marcher dans la même histoire
Entre le ciel et les sillons
Se tient le cœur des traditions

C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il ya le bon sens paysan

Ils ont défriché avant nous
Pris la forêt à bras-le-corps
Sous la bure, dans le silence
Les moines paysans ont fait naître champs et ports
Des abbayes sont nés les bourgs
Des cloches ont toujours sonné dans les villages
Prière et travail, nuit et jour
Ont façonné nos paysages

C′est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il ya le bon sens paysan

Dans l'abbaye de Féniers
Ils vivaient simples et droits
Moines et paysans à la fois
Gardiens des terres et de la foi
Ils cultivaient du blé et du silence
Dans la rigueur et la patience
Et protégeaient les gens d'ici
Des routes sombres et des nuits
Où rodaient les bandits de grand chemin et durs seigneurs

Face au château de Lugarde
De l'abbaye se dressaient les murs, sécurisants et sûrs
Les moines cultivaient
Veillaient et priaient pour apporter la paix, sans détour
Par le travail et par l'amour
Et dans leurs gestes, encore présents
Se retrouve le bon sens paysan

Ils n'ont pas bâti pour demain matin
Mais pour des siècles, lentement

C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il y a le bon sens paysan

Il sait d'où l'on vient, où l'on va
Ce qu'on transmet, ce qu'on garde en main
Entre la terre, la foi, le repas
Il tient le monde à hauteur d'homme

Aujourd'hui on les traite d'archaïques
Parce qu'ils refusent le hors-sol
Mais quand tout craque et tout se dérègle
C'est vers eux qu'on se retourne encore

Ils savent que rien ne pousse sans peine
Que tout se paie tôt ou tard
Que la liberté n'est pas un slogan
Mais un travail de chaque regard

C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les grands mots et les faux sermons
Il y a le bon sens paysan

Pas de pays sans paysans
Pas d'avenir sans transmission
Sans racines, rien ne tient vraiment
Et eux respectent la civilisation
Le bon sens paysan

Le temps long
La terre

Auteur : Pierre Bredeau

11 août 2026

Attention aux voleurs d'eau : déjà en 1989, Henri Salvador nous alertait

L'eau c'est la vie et c'est un bien commun. 
Pourtant certains se l'approprient à nos dépends : 

Les sources et les nappes phréatiques sont mises à mal par les sociétés d'embouteillages de l'eau, même si cela lèse grandement les producteurs locaux (agriculteurs, éleveurs, maraichers),

 Certains villages depuis plusieurs années n'ont plus d'eau potable au robinet, tant elle a été viciée par des polluants éternels et autres résidus de pesticides

L'agro-industrie et tous les lobbyes de l'agro-chimie font voter des lois au mépris de toute démocratie pour en détourner un maximum en demandant l'extension des méga-bassines, afin de continuer à cultiver des céréales gourmandes en eau. 

Pourtant jamais la sécheresse n'a fait autant de dégâts partout, les paturages même en altitude sont devenus paillassons, et les éleveurs ayant déjà commencé à utiliser le stock de fourrage prévu pour la mauvaise saison, se demandent ce qu'ils pourront donner à manger aux bêtes cet hiver. 

La multiplicité et la propagation de méga-feux qui détruisent nos paysages et nos habitations n'a jamais été si importante sur le territoire français où cela brûle partout : et nous savons tous combien il est important d'avoir beaucoup d'eau à disposition pour les pompiers et tous les sauveteurs bénévoles. 

INDISPENSABLE A LA VIE, L'EAU EST UNE RESSOURCE ESSENTIELLE QUI SE RAREFIE.  

La consommation domestique de l'eau représente 10 à 15% de la ressource disponible. Alors à chacun de nous d'adopter de bonnes habitudes, des gestes de préservation pour ne surtout pas la gaspiller

Continuons sur le terrain à exercer une vigilance active pour alerter les autorités compétentes à chaque fois qu'un détournement ou un prélèvement illégal par les industriels est constaté. 
A ce stade, ce n'est pas de la délation, c'est de la résistance!

***
Même s'il n'est pas réputé pour sa  sensibilité à l'écologie, dans cette chanson  Henri Salvador chantait déjà en 1989 tout ce qui touchait au détournement de l'eau pour en faire du profit. 
Henri Salvador - Les voleurs d'eau (Audio officiel) - 1989
vidéo publiée sur le site Youtube de 100% Chansons françaises

VOLEURS D’EAU 

Ils détournent la rivière, là haut, là haut
Ils se moquent de nos misères, là haut, là haut
Si la soif nous affaiblit
Et si nos sources sont taries
Tous nos troupeaux
Vont périr l'un après l'autre, là haut, là haut
Il faut sortir nos fusils, là haut, là haut
Il faut lutter pour nos vies
Mais d'abord il nous faut parler
A ces gringos
Tantôt
Nos terres sont les plus fertiles
C'est l'eau, c'est l'eau
Et nous vivions si tranquilles
De nos travaux
Quand nous montions dans nos barques
Lorsque nous pêchions dans le lac
Heureux, heureux
Ils veulent construire un barrage
Là haut, là haut
C'est la vallée qu'ils saccagent
Là haut, là haut
Ils inonderont nos villages
Et nous mettrons dans des cages
Là haut comme des corbeaux
Nous devons les empêcher
Là haut, là haut
De détruire nos foyers
Si beaux, si beaux
Tous les hommes vont s'armer
Toutes les femmes vont les aider
Il faut de l'eau
Il faut de l'eau

Il faut de l'eau
De l'eau
Ils nous montrent des contrats
C'est tout, c'est tout
Qui leur donnent tous les droits
Sur nous, sur nous
Ils veulent nous rayer du temps
Et puis du monde des vivants
Pour de l'argent, l'argent
Que ferions-nous dans leur ville
Tombeau, tombeau
Comme des tigres qu'on exile
Au zoo, au zoo
C'est pourquoi jusqu'au dernier
Nous lutterons pour exister
Pour l'eau, pour l'eau, pour l'eau, pour l'eau...
De l'eau, de l'eau, de l'eau...

Source : LyricFind - Paroliers : Bernard Michel / Henri Salvador -Paroles de Les Voleurs d’eau © Allo Music Editions

Logo et actions du Collectif Eau Voleurs

16 juin 2026

"Chanter dans et pour la nature" : stage à l'Eco-village de Sainte-Camelle, en Ariège : belle découverte !

Maintenant que me voici "redescendue" avec quelques difficultés pour retrouver le monde "normal", j'ai envie de vous raconter l'expérience intense que j'ai vécue, cette première quinzaine de juin. En ettet, je rentre d'un stage dans l'Ariège, tout près de Pamiers, où j'ai eu le loisir de chanter 6 jours durant,  lors d'un stage  organisé par Nicole Rieu. 

Oui, vous avez bien lu : je vous parle bien de la chanteuse qui finit 4e au concours de l'Eurovision en 1975 avec "Et bonjour à toi l'artiste", 

Ci dessus 1975 - Et bonjour à toi l'artiste - Chanson de Nicole Rieu  à l'Eurovision en Suède 
Ci-dessous en 2025 Nicole raconte ses souvenirs de cet événement 

celle de "Je suis" et de "la goutte d'eau", qui fut propulsée au sommet des hits-parade puis radiée aussi subitement des ondes, mais qui n'a jamais cessé de chanter, en s'auto-produisant, bien loin des circuits officiels (après une période de vaches très maigres). 

Voici deux des dernières chansons qu'elle a enregistrées : 

16 septembre 2022 - Et la vie coulait -

2 février 2024 - Les Héritiers Duo Nicole Rieu/Frédéric Bobin 
Paroles Philippe Bobin / Musique Frédéric Bobin / Réalisation du clip Charly Bourquin Félicien Fort

Nicole est une chanteuse au grand coeur (choeur). Ce stage m'a ramenée quelques 15 et 16 années en arrière (étés 2009 et 2010) où j'avais déjà pratiqué cet exercice formidable de chanter avec elle et dans la nature ; cela se passait alors dans son pays, à Seix, petit village du Couserans, dans le Piémont Pyrénéen. Cette fois-ci le rendez-vous était encore en Ariège,  dans un lieu unique implanté sur la commune de Saint-Victor Rouzaud, à savoir l'Éco-village de Sainte-Camelle. Ici l’écologie intérieure est indissociable du vivre-ensemble et du respect du vivant.

C'est un endroit où la nature est préservée et où de belles personnes s'entendent pour vivre là, dans un bel esprit, d'une manière décroissante, en préservant la ressource en eau, et en s'appuyant sur leur savoir-faire respectif au profit du collectif pour toutes les tâches qu'ils entreprennent, utilisant énormément le recyclage, tout en respectant toutes les composantes de la terre, qu'elles soient végétales, animales, minérales ou humaines. 

A chaque contact que nous pouvions avoir avec les Camellitos et les Camellitas, je les ai trouvés épanouis, calmes, souriants, toujours à l'écoute et heureux de partager ce qu'ils ont produit pour en faire des repas délicieux qu'ils vous offrent comme des cadeaux. J'ai eu l'impression de vivre dans une oasis, bien éloignée pour un temps des tourments du monde... une bien jolie parenthèse.

En plus de retrouver le plaisir intact de chanter (que je croyais éteint) avec les autres stagiaires au sein d'un petit groupe,  nous avons pu ensemble accompagner Nicole dans deux concerts, un dans l'EHPAD de Pamiers l'avant-dernier jour (où l'on reçoit autant que l'on donne lorsque l'on voit des visages de personnes très agées se ranimer au fil des chansons) et un second, le dernier jour, à nos hôtes et leurs invités, au sein même de l'Éco-village. La aussi, beaucoup de plaisir partagé lorsque, à la toute fin,  les spectateurs se sont joints à nous en une vaste ronde pour reprendre ensemble les refrains de Nicole, et également pour chanter la paix dans le monde. 


J'ai apprécié de pouvoir découvrir la nourriture végan qui est tout sauf fade, monotone et répétitive : nous mangions des fleurs quasiment à tous les repas (bourrache, pétales de rose, lotier, mauve) ainsi que de nombreuses plantes sauvages comme l'ortie, le pissenlit (et d'autres dont j'ai oublié le nom) en plus des nombreux légumes du potager que nous connaissons tous bien mais que nous n'utilisons pas toujours au mieux de leurs potentialités, qu'il s'agisse des légumineuses variées,  des féculents ou de légumes verts plus classiques. Fruits secs, graines et noix en tout genre, herbes et plantes aromatiques, épices variés sont venus compléter avec subtilité la palette gustative de nos repas....

et, contrairement à tous mes préjugés,  je me suis accoutumée à la vie de tous les jours avec des toilettes sèches (une expérience pas si insurmontable, finalement).

Merci à Nicole pour le beau projet de "Chanter dans et pour la nature", merci à Sainte-Camelle pour son accueil formidable et merci à tous mes compagnons et compagnes de chant, qui m'ont permis de passer un séjour absolument formidable. 

27 mai 2026

Un beau cadeau à offrir à toutes les mères sans attendre dimanche : merci Gauvain

Vous savez combien j'apprécie le talent et la sensibilité de ce bel artiste qu'est Gauvain Sers. Alors j'en remets une couche avec la  chanson Quatre enfants plus loin, extraite de son 4e album Boulevard de l'enfance dont je vous ai déjà parlé ici lors de sa sortie. 

Vous trouverez ci-après le clip officiel et le texte de cette chanson  où il fait honneur à sa maman qui les a élevés, lui et ses trois frères, avec tant de tendresse. Il a tellement raison, Gauvain,  car ce n'est pas seulement le jour de cette fête très commerciale qu'est la Fête des Mères, qu'il faut y penser et leur exprimer toute notre gratitude : très souvent, c'est en s'oubliant et se privant de beaucoup de choses au profit de leur progéniture qu'elles ont mené leur vie,  pour nous faire un avenir meilleur. 

Clip officiel de la chanson "4 enfants plus loin" de Gauvain Sers avec Zabou Breitman

Quatre enfants plus loin

Bien qu'elle en sourie, elle a le cœur gros
D'avoir encore mis une assiette en trop
Fâcheuse habitude depuis que son fiston
Pour faire des études a fait ses cartons
On l'avait prévenue que ce serait coton
Quand le dernier venu quitterait le cocon
Ça lui paraît dingue, ce temps révolu
Le panier à fringues ne déborde plus

Bien sûr elle est fière, mais ça pique un peu
Pour moi, pour mes frères, elle a fait de son mieux
Ma mère est de celles qui sont, mine de rien
Toujours aussi belles
60 ans plus loin
60 ans plus loin
Ma mère est de celles toujours aussi belles
60 ans plus loin

Elle caresse le chat, les yeux au plafond
Elle regrette déjà la musique à fond
Comme elle rembobine le film du passé
Ce soir elle cuisine des pâtes alphabet
La table est immense, le matou heureux
Le repas, tu penses, est bien silencieux
Peut-être qu'il faudra libérer l'espace
Des rallonges en bois qui prennent toute la place

Bien sûr elle est fière, mais ça pique un peu
Pour moi, pour mes frères, elle a fait de son mieux
Ma mère est de celles qui sont mine de rien
Toujours aussi belles
Un divorce plus loin
Un divorce plus loin
Ma mère est de celles toujours aussi belles
Un divorce plus loin

En passant devant les piaules désertiques
Le bordel d'avant la rend nostalgique
Elle entend les rires, le parquet qui craque
Elle sait que vieillir est une belle arnaque
Le front dans sa paume, elle n'en mène pas large
De laisser ses mômes dans un monde de barges
Une daronne il faut toujours qu'elle s'inquiète
Même quand ses marmots la dépassent d'une tête

Bien sûr elle est fière, mais ça pique un peu
Pour moi, pour mes frères, elle a fait de son mieux
Ma mère est de celles qui sont mine de rien
Toujours aussi belles
Quatre enfants plus loin
Quatre enfants plus loin
Ma mère est de celles toujours aussi belles
Quatre enfants plus loin
 Gauvain Sers
 Paroles.net dispose d’un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

Merci Gauvain, pour cette magnifique chanson, universelle, et merci à toutes les mamans,  qu'elles soient encore auprès de nous pour les plus chanceux,  ou tellement présente en nos coeurs,  pour les autres.

8 mai 2026

Chant des Partisans & Complainte des Partisans, deux chants internationalement connus, associés à la Résistance

Aujourd'hui 8 mai, jour de l'armistice de la deuxième guerre mondiale, c'est le jour où se remémorer toutes les victimes de ce conflit terrible, le jour pour célébrer  tous ceux qui se sont battus afin que la France redevienne libre, et pour remercier tous ceux qui sont tombés pour cela (et pas seulement un jour férié de mai qui permet de faire le pont et de pouvoir partir en week-end prolongé).

Dans cette période noire de l'Occupation, il y eut des moments singuliers comme l'histoire de ces deux chants patriotiques, qui sont parfois un peu confondus, alors qu'ils n'ont pas tout à fait la même histoire. Peut-être est-ce parce que, dans les deux cas,  la chanteuse Anna Marly a participé à leur création (musique et paroles russes du Chant des Partisans - et musique pour la complainte) ainsi qu'à leur diffusion.  

1 / "Le Chant des partisans" (ou "Chant de la libération") devenue l'hymne de la Résistance 
La musique, initialement composée en 1941 sur un texte russe, est due à la Française Anna Marly, ancienne émigrée russe qui en 1940 avait quitté la France pour Londres. A l'origine il est utilisé comme indicatif musical d'une émission de la BBC consacrée à la France libre. Pourquoi ? Outre la mélodie entraînante, à même de susciter le désir de libération, l'air sifflé permettait de traverser le brouillage ennemi !

Ce n'est qu'à la Libération, en 1945, que "Le Chant des partisans" s'impose comme l'hymne de la Résistance.

Anna Marly raconte la création du " Chant des partisans " et de " Complainte du partisan " enregistrée en 2000 -  
Vidéo youtube de lysgauty1 collection disques David Silvestre
Le Chant des partisans ou Chant de la libération est l'hymne de la Résistance française pendant l'occupation par l'Allemagne nazie, pendant la Seconde Guerre mondiale. La musique, initialement composée en 1941 sur un texte russe, est due à la Française Anna Marly, ancienne émigrée russe qui en 1940 avait quitté la France pour Londres.

Les paroles originales en français ont ensuite été écrites en 1943 par Joseph Kessel, également d'origine russe, et son neveu Maurice Druon qui ultérieurement ont tous deux rejoint les Forces françaises libres.  

Le Chant des Partisans : 

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme. 
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes. 
Montez de la mine, descendez des collines, camarades ! 
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades. 
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite ! 
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite... 

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères. 
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère. 
Il ya des pays où les gens au creux des lits font des rêves. 
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève... 
Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe. 
Ami, si tu tombes un ami sorte de l'ombre à ta place. 
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes. 
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute
... 
Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ! 
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ! 
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh ........

2/ Chant "La complainte du partisan" largement reprise à l'international 

La Complainte du Partisan (écrite en 1943, à Londres) enregistrée en 1963 par Anna Marly
Paroles : Emmanuel d'Astier de la Vigérie dit "Bernard" - Musique : Anna Marly 
vidéo publié par Les Chansons Youtube

La Complainte des Partisans 

Les All'mands étaient chez moi 
On m'a dit : "Résigne-toi",
Mais je n'ai pas pu.
Et j'ai repris mon arme
Personne ne m'a demandé
D'ou je viens et où je vais
Vous qui le savez, 
Effacez mon passage. 
J'ai changé cent fois de nom 
J'ai perdu femme et enfant
Mais j'ai tant d'amis 
Et j'ai la France entière.
Un vieil homme dans un grenier
Pour la nuit nous a cachés 
Les All'mands l'ont pris
Il est mort sans surprise
Hier encore nous étions trois 
Il ne reste plus que moi 
Et je tourne en rond 
Dans la prison des frontières 
Le vent souffle sur les tombes 
Et la liberté reviendra 
On nous oubliera! 
Nous rentrerons dans l'ombre.
Le partisan chanté par Léonard Cohen, publié sur la chaine Youtube de aszad
Cette version mêle l'adaptation en anglais de Hy Zaret ("Song of the French Partisan")
avec les paroles d'Emmanuel d'Astier de la Vigérie (dit « Bernard ») et la musique d' Anna Marly

Paroles et traduction de la chanson «The Partisan» par Leonard Cohen

When they poured across the border /Quand ils eurent traversé en masse la rivière
I was cautioned to surrender, / Ils me demandèrent de capituler
This I could not do ;/Mais je ne pouvais pas faire ça
I took my gun and vanished./J'ai pris mon arme et j'ai disparu.

I have changed my name so often,/J'ai changé si souvent de nom
I've lost my wife and children/J'ai perdu ma femme et mes enfants
But I have many friends,/Mais j'ai beaucoup d'amis,
And some of them are with me./Et certains sont avec moi.

An old woman gave us shelter,/Une vieille femme nous a hébergé
Kept us hidden in the garret,/Nous gardant caché sous la mansarde,
Then the soldiers came ;/Puis les soldats vinrent ;
She died without a whisper./Elle mourut sans un murmure.

There were three of us this morning /Nous étions trois ce matin
I'm the only one this evening /Il n'y a plus que moi ce soir
But I must go on ; Mais je dois continuer ;
The frontiers are my prison./Les frontières sont ma prison.

Oh, the wind, the wind is blowing,/Oh, le vent, le vent souffle,
Through the graves the wind is blowing,/A travers les tombes, le vent souffle,
Freedom soon will come ;/La liberté viendra bientôt ;
Then we'll come from the shadows./Puis nous sortirons de l'ombre.

Les allemands étaient chez moi,
Ils m'ont dit : "résigne-toi",
Mais je n'ai pas peur ;
J'ai repris mon arme.
J'ai changé cent fois de nom,
J'ai perdu femme et enfants
Mais j'ai tant d'amis ;
J'ai la France entière.
Un vieil homme dans un grenier
Pour la nuit nous a caché,
Les allemands l'ont pris ;
Il est mort sans surprise.

Oh, the wind, the wind is blowing,/Oh, le vent, le vent souffle,
Through the graves the wind is blowing,/A travers les tombes, le vent soufle,
Freedom soon will come ;/La liberté viendra bientôt ;
Then we'll come from the shadows./Puis nous sortirons de l'ombre.

PS : Selon les versions traduites, il peut exister encore quelques variantes dans les paroles du texte en français. 
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Je vous souhaite à tous une bonne journée du 8 mai, une journée du souvenir capitale.