Blog d'art-postal, essentiellement textile , créé pour satisfaire toutes mes envies de couture, broderie, embellissement, collages et autres fantaisies... en les appliquant aux univers riches et variés induits par les timbres postaux. Il peut m'arriver d'y noter mes coups de coeur pour des expositions ou des artistes, sources d'inspiration ou d'émotions.
BIENVENUE!
Depuis son coin de Bretagne guère plus frais en ce moment qu'ici en Région Parisienne, l'Être anonyme m'envoie ce petit mot pour me remercier d'avoir participé à son appel à mail-art sur le thème du voyage en littérature.
Cet appel s'inscrivait dans le cadre des Rencontres de la Baie de Carentec, où il lui fut donné ainsi l'occasion de présenter une petite exposition et de parler de l'art postal, pour le bonheur de visiteurs découvrant le mail-art pour la plupart d'entre eux.
Chère Catherine, c'est avec un très grand plaisir que j'ai participé à cet appel en évoquant les deux grands écrivains aventuriers que furent Joseph Kessel et Henry de Monfreid, : à cette occasion je me suis replongée avec délices dans leurs écrits.
C'est donc toi que je remercie doublement pour avoir eue cette belle initiative de lancer un appel à MA aussi riche de possibilités, et pour cette enveloppe très colorée et gaie que je reçois aujourd'hui. Bel été à toi.
Moi qui vit dans la quasi obscurité depuis plus d'une semaine, me voici éblouie en ouvrant ma boite aux lettres avec ce coup de jaune que m'adresse l'amie Claire :
Yellow Day parce que la journée du 20 juin serait la plus heureuse de l'année
Ordinairement, je suis d'accord avec les qualificatifs associés à la couleur jaune, et j'apprécie pendant la belle saison le dynamisme, la chaleur que cette couleur dégage.
Mais là, Claire, je dois t'avouer qu'en ce moment, je ne suis guère en mesure d'apprécier l'ardeur du rayonnement solaire tant je suis réduite à l'état d'une mollassonne toujours gluante de transpiration, dans mon appartement dont la température est montée à 32.50° ce matin à l'heure du petit déjeuner.
Quoi qu'il en soit, je te remercie beaucoup Claire de ta jolie création. Toute de jaune et pleine de petites touches sympathiques, avec des collages judicieux, comme le merveilleux timbre associé, la silhouette découpée d'un loup, et la fleur de tournesol représentant on ne peut mieux, le dieu Hélios ((pensée pour l'Ukraine dont cette fleur est le symbole) : un vrai camaieu de créativité et d'énergie.
Juste avant que nous ne suffoquions sous les températures caniculaires de l'été, le mail-art de Chantal a été composé dans le but de m'apporter le bleu des fleurs (celui que je préfère) et la fraicheur du printemps, saison préférée de ma correspondante.
Pour évoquer le printemps au Japon, nous parlons surtout ici de sakura avec la beauté des cerisiers roses en fleurs, mais les tapis de némophyles couvrant le sol sous les quelques arbres du parc Hitachi Seaside c'est aussi une vraie féérie.
Au parc Hitachi Seaside, admirez le champ bleu onirique du Japon composé de 5,3 millions de fleurs de némophile (mi-avril 2026) - à droite, gros plan sur l'adjonction de fleurs pressées : paquetette et violette
Printemps
Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ;
L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers.
Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre,
A travers l’ombre immense et sous le ciel béni,
Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.
Victor Hugo
Chantal, merci pour ce poème et pour ce courrier fleuri à souhait : oui, c'est vrai que je vis mal en ce moment en appartement à cause de la chaleur et du trop de béton et d'asphalte qui la retienne -c'est le cas hélas de milliers d'autres gens dans les villes-, je te remercie de m'adresser ce mail-art qui est un véritable rafraichissement pour les yeux et pour l'âme.
Chère Chantal, merci pour les fleurs printanières que tu y as joint, pour mon plus grand plaisir : tu es une véritable amie, merci et bel été à toi.
Voici quelques courriers publiés en retard, pour cause d'échappées ariégeoises.
Pour commencer, voici l'enveloppe magnifique réalisée par Isabelle, nouvelle Limougeaude : toute de bleu comme le phare et la mise en page, avec un personnage semblant hypnotisé par le mouvement sans fin des vagues et l'immensité de la mer ... je suis gâtée!
Ma correspondante Isabelle connaît bien mes goûts où le cinéma a toujours figuré en bonne place.
Alors là, qu'elle m'ait choisie parmi les élus pour recevoir un mail-art extrait de sa série dédiée au 7e art en plein festival de Cannes ne pouvait me faire davantage plaisir.
Superbement illustré avec des timbres célébrant le talent de l'acteur Jean Gabin et celui du réalisateur Jean Renoir dans le célèbre film La grande illusion, ainsi qu'un timbre émis lors du centenaire du cinéma en 1995, son mail-art évoque aussi une scène de tournage du film Adieu Philippine de Jacques Rozier de 1960, le tout légendé avec un lettering en forme de bobine de film argentique et parsemé de palmes d'or.
Oui, quand on en est au tournage, il y a quand même pas mal de chances pour que le processus de création d'un nouveau film aille jusqu'au bout, avec une diffusion dans les salles, C'est donc une étape capitale.
De cette ambiance étouffante, de cette atmosphère sulfureuse qui nous pollue le corps et l'esprit, de cette noirceur environnante que les décisions de nos élites contribuent à amplifier, souvent les femmes sont les premières à en pâtir.
Alors se comprend d'autant mieux la nouvelle gravure que m'adresse Fabienne. Le feu de l'enfer, démoniaque comme fond avec au premier-plan une femme qui fait de son mieux pour se sortir de là, mais qui, dans cette lutte n'oublie pas de diffuser à la fois du parfum et des fleurs -grâce au timbre coeur du parfumeur Fragonard-, c'est à dire de l'espoir et de l'amour !
Merci beaucoup Fabienne pour ce nouveau mail-art,allégorique et inventif, comme toujours. Belle continuation à toi
Ah enfin du courrier dans ma boite aux lettres, je désespérai... mais je crois que les facteurs attendent qu'il y en ai plusieurs pour moi avant de me les distribuer, à moins qu'il ne prennent le temps de regarder ces beaux courriers artistiques que j'ai l'habitude de recevoir.
Je suis ravie de la création de Michèle la sovoyarde qui a fait une carte recto-verso merveilleuse illustrée par un timbre de la série "conte" de la Poste, avec le personnage de Barbe Bleue.
Elle a utilisé des symboles comme les mains ouvertes, un monde qui s'ouvre, un loup, une lune et des personnages pour illustrer un début d'histoire...qu'elle me propose de poursuivre.
Pourquoi pas, mais ce ne sera pas pour tout de suite : je vais m'arrêter pour un temps, j'ai besoin de faire un break comme je me le suis promis, mais je retiens l'idée, merci beaucoup Michèle pour ce bel envoi..
Ah quelle joie aujourd'hui de retrouver le courrier postal de Nadine, cette amie suisse toujours originale et spontanée dont les enveloppes atypiques et le courrier écrit à la main qu'elles contiennent sont toujours d'une grande richesse, pleins d'anecdotes et de découvertes.!
Maintenant qu'elle a quitté le littoral breton où elle s'était retranchée pour près de trois mois, je comprends combien la réadaptation au monde doit être un peu ardue d'autant que la neige s'est réinvitée pour Pâques.
Chère Nadine, je te souhaite d'arriver à conserver toute la zénitude que ton séjour hors du monde et hors du temps t'a amenée, et de profiter à ton rythme des joies de la vie printanière à la montagne, maintenant que tu as retrouvé Chateau d'Oex..
Merci pour cette chouette enveloppe : je suis ravie de voir nos échanges reprendre doucement : ta fantaisie et ta joie de vivre m'ont manqué.
Quoi de plus beau que le timbre brodé pour la paix avec cette colombe bleu sur fond blanc, né de l'union d'une douzaine de pays et d'organisations internationales, comme raconté ci-dessous, dans le but de promouvoir la paix .
*** En savoir plus sur la collection de timbres brodés « Colombe de la paix » ***
Unis pour la paix – Maille après maille
En septembre 2025, l’Union postale universelle (UPU), aux côtés de 11 organisations postales, a dévoilé la série brodée Colombe de la paix afin de marquer la Journée internationale de la paix et de mettre en avant la portée universelle de ce message. Alors que les opérateurs postaux participants ont émis un véritable timbre-poste, l’UPU a produit un objet philatélique assorti, conçu exclusivement comme pièce de collection.
Aux côtés de l’UPU, les opérateurs ayant pris part à cette initiative conjointe sont : l’Administration postale des Nations Unies, l’Arménie, l’Autriche, la Barbade, Chypre, le Danemark – Îles Féroé, le Danemark – Groenland, la Finlande – Åland, le Liechtenstein, le Luxembourg et la Suisse. Une telle démarche collective demeure rare et souligne la forte portée symbolique du projet.
Le visuel représente une colombe blanche brodée portant un rameau d’olivier bordé de bleu – un emblème universel de paix. Les ailes déployées, la colombe transmet un message qui dépasse les frontières, les religions et les idéologies, devenant un symbole d’unité.
Produite par l’entreprise autrichienne Hämmerle & Vogel, cette création textile en édition limitée associe la finesse de la broderie au travail artistique, réunissant savoir-faire, design et message universel à travers toutes les émissions participantes.
En décembre dernier, ma correspondante jurasienne m'avait lancé un défi où il convenait d'intégrer une étiquette noire de grande dimension et de forme oblongue, à utiliser complète ou par moitié sur un mail-art à lui adresser en retour. Après bien des galères dont je me suis expliquée, j'ai fini par lui envoyer ma réalisation que vous pouvez retrouver ICI.
Aujourd'hui, je reçois un mail-art de Sylvie répondant à son tour avec maestria au défi lancé. Une fois de plus, elle me laisse bouche bée : je trouve géniale l'idée qu'elle a eu d'utiliser le timbre de l'artiste irlandais Sean Scully, qu'elle a prolongé pour en faire le motif de la nappe dressée sur une table de cuisine!
Et sur cette table, son sens aigu de l'observation a transformé la fameuse étiquette découpée avec brio en une soupière fort originale d'où s'échappe un fumet odorant : je dis bravo, vraiment!
Quel don tu as Sylvie, pour extrapoler le graphisme des timbres et en faire des compositions incroyables! Et quand tu m'écris que tu t'es vraiment éclatée à nous lancer ce défi, je te crois sans aucun problème tant avec ce type d'exercice, tu es au coeur de ce que tu aimes faire en art postal. Et crois bien, que même si cela a été beaucoup plus laborieux pour moi, j'ai aussi aimé répondre au challenge que tu nous as lancé.
Merci encore de m'avoir fait participer et de m'avoir imaginé une aussi belle composition, en retour.
Comme cela fait plaisir de recevoir du courrier sur un sujet qui me tient tant à coeur comme tout ce qui touche à l'environnement, à la perte de la biodiversité et du vivant.
Sur le magnifique dessin au pastel sec de Michèle, on voit, parmi les blocs de la banquise se fractionnant en petits ilots au moment de la débacle qui intervient de plus en plus tôt, l'ours polaire peinant à chercher comment se sortir de là...
Oui, hélas, avec le réchauffement climatique qui est bien plus sensible au niveau des pôles (et des massifs montagneux) qu'ailleurs, si la fonte de la calotte glaciaire arrange bien les affaires de tous ces prédateurs de la planète plus avides les uns que les autres de venir exploiter rapidement les ressources minières de ce territoire, elle ne fait pas du tout l'affaire de l'ours polaire dont le métabolisme n'est pas franchement adapté à cette nouvelle situation.
Les températures anormalement élevées font que la banquise se reforme de plus en plus tard, et elle est de moins en moins couvrante, si bien que la période de jeun à terre pour les ours s'agrandit et qu'il leur est difficile de trouver des alternatives pour se nourrir. Récemment une photo d'un ours polaire en train de mourir de faim a été publiée par un photographe de National Geographic, et elle a choqué. Mais elle avait le mérite de montrer une réalité implacable. Les ours polaires sont en train de mourir de faim!
Vidéo publiée sur la chaine Youtube de Slice Document
Pendant un an, le cinéaste Jérôme Bouvier a suivi le destin bouleversant d'une famille d'ours polaires au cœur d'un Arctique en mutation. Deux oursons, frère et sœur, grandissent sous le regard attentif de leur mère. Très vite, leurs différences apparaissent : lui apprend à chasser le phoque avec efficacité, elle joue, libère ses forces et tarde à s'adapter. Lorsque vient l’indépendance, le déclenchement de la banquise bouleverse leurs chances de survie. Tandis que le mâle parvient à s'adapter aux nouvelles conditions et poursuit sa route vers le nord, sa sœur, affaiblie par la raréfaction des proies, lutte en vain. Son destin tragique devient le symbole d'un monde qui disparaît. Titre : Ours polaire avec ou sans glace ? Réalisation : Jérôme Bouvier Production : Saint-Thomas Productions (2005)
Les ours blancs peuvent-ils s'adapter à une vie sans banquise ?
Les ours polaires peuvent perdre plus de 1 kg par jour lorsqu'ils sont sur la terre ferme, un constat particulièrement préoccupant face à la fonte progressive de leur environnement naturel.
Pour les ours blancs du Manitoba, au Canada, la banquise qui enveloppe l’ouest de la baie d’Hudson pendant la majeure partie de l’année constitue un terrain de chasse idéal. Cependant, lorsque les canicules estivales arrivent et que ces étendues de glace commencent à fondre, ces grands mammifères sont contraints d’aller trouver refuge sur la terre ferme, où la vie n’est pas de tout repos.
Là-bas, privés de nourriture adaptée, les ours doivent vivre sur leurs réserves de graisse pendant plusieurs mois, et cette attente devient de plus en plus longue. Face aux conséquences du changement climatique, la banquise fond en effet plus tôt au printemps et se reforme plus tard à l’automne. En outre, les recherches montrant que l’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde, une question essentielle se pose : comment les ours blancs s’adapteront-ils à de plus longues périodes de vie sur la terre ferme ?
Selon une étude publiée dans la revue Nature, cette adaptation sera difficile. En effet, lorsqu’ils sont sur terre, plutôt que de se reposer comme le pensaient les scientifiques, ces carnivores passent leur temps à chercher de la nourriture, comme des oiseaux et des baies. En agissant ainsi, ils dépensent toutefois autant d’énergie qu’ils en gagnent grâce à la nourriture qu’ils ingèrent ; au cours des trois semaines qu’a duré l’étude, les ours suivis ont perdu en moyenne plus de 1 kilogramme par jour en attendant le retour de la glace.
« Il n’y a pas de bonne stratégie » pour les ours blancs, affirme Anthony Pagano, responsable de l’étude et biologiste spécialisé dans la recherche sur la vie sauvage à l’U.S. Geological Survey à Anchorage, en Alaska. « Ils ne pourront pas trouver la nourriture dont ils ont besoin sur la terre ferme. »
Les scientifiques avertissent qu’en passant de plus longues périodes sur la terre ferme sans une quantité suffisante de nourriture, les individus vulnérables, et tout particulièrement les jeunes ours, risqueront de souffrir de la faim, ce qui pourrait mettre à risque la survie de populations entières.
En outre, selon les chercheurs, les rencontres dangereuses avec les humains pourraient également se multiplier, les ours polaires se déplaçant vers de nouveaux espaces habités à la recherche de nourriture.
Une activité surprenante : Les ours blancs sont répartis dans dix-neuf régions à travers l’Arctique, du Canada au Groenland en passant par la Russie. Tandis que certaines populations vivent sur des banquises permanentes, d’autres dépendent des glaces saisonnières. Le changement climatique ayant provoqué une perte plus ou moins importante des étendues de glace dans la totalité de ces régions, entraînant ainsi un déclin considérable des populations, l’Union internationale pour la conservation de la nature considère désormais que les ours blancs sont une espèce vulnérable à l’extinction.
D’après l’étude, la période d’absence de banquise dans l’ouest de la baie d’Hudson a augmenté de trois semaines entre 1979 et 2015. Les ours de la région passent donc en moyenne 130 jours sur terre par an, un chiffre qui devrait augmenter de 5 à 10 jours par décennie à l’avenir.
Pour découvrir ce que font les ours blancs lorsqu’ils sont sur la terre ferme, Pagano et son équipe ont placé des traqueurs vidéo équipés de GPS sur vingt individus de la baie d’Hudson pendant des périodes de trois semaines au cours des étés de 2019 à 2022. Les scientifiques ont pu suivre le régime alimentaire, les déplacements et les comportements des ours, ainsi que l’évolution de leur masse corporelle et la quantité d’énergie qu’ils dépensaient chaque jour.
« Auparavant, nous ne disposions que de bribes [d’informations] sur ce que les ours faisaient sur la terre ferme », explique Pagano, qui a mené une étude similaire axée sur l’activité des ours sur la banquise il y a plusieurs années.
Le comportement des ours varie considérablement. Trois d’entre eux ont effectué de longues nages en eau libre, dont une femelle qui a parcouru plus de 150 kilomètres. Des images vidéo ont montré que, pendant sa nage, l’ourse avait trouvé un béluga mort, mais n’avait pas pu s’en nourrir. « Nous avons ainsi découvert que les ours ne sont pas capables de se nourrir en eau libre. »
Le biologiste confie avoir, tout comme ses collègues, été surpris par ses résultats : avant cela, les scientifiques pensaient que les ours blancs réduisaient significativement leur activité lorsqu’ils étaient sur la terre ferme afin de conserver leur énergie.
Si les mâles adultes passaient effectivement presque tout leur temps à se reposer, réduisant ainsi leur dépense énergétique à des niveaux similaires à ceux des ours en hibernation, 70 % des individus se déplaçaient en réalité activement à la recherche de sources de nourriture, notamment de baies, d’herbes et de carcasses d’oiseaux et de caribous. Ces aliments sont beaucoup moins riches en énergie que la graisse des phoques, leurs proies de choix lorsqu’ils sont sur la banquise.
Sur les vingt ours suivis, dix-neuf ont perdu du poids, et ce quels que soient leur âge, leur sexe ou leur taille.
L’étude prévoit qu’un quart des mâles adultes, les individus les plus grands et les plus résistants qui peuvent peser jusqu’à 800 kg, commenceraient à souffrir de famine à partir de 180 jours sur la terre ferme. Pour les plus vulnérables, tels que les jeunes, la famine arriverait encore plus tôt.
De plus en plus de temps sur terre :
Selon Andrew Derocher, professeur de biologie à l’Université d’Alberta au Canada qui étudie depuis longtemps les ours blancs, certains individus sont en meilleure forme que d’autres.
« Certains animaux peuvent passer de nombreux mois avant d’avoir des problèmes, tandis que d’autres peuvent commencer à manquer d’énergie après quelques semaines seulement », révèle Derocher, qui n’était pas impliqué dans l’étude publiée dans Nature. Plus un ours est parvenu à faire des réserves de graisse pendant ses mois sur la banquise, plus il pourra faire face à la période qu’il passera sur la terre ferme. « C’est ce que j’appelle la survie des plus gros. »
Les ours blancs passant de plus en de temps sur terre où ils sont contraints de se déplacer activement à la recherche de nourriture, « certains [d’entre eux] font face à un certain désespoir qui les met en conflit potentiel avec les humains ».
Dans le passé, les ours blancs se rassemblaient près de la ville canadienne de Churchill, dans le Manitoba, qui a ainsi pris l’habitude de gérer leur présence, notamment par le biais d’un centre de détention spécialisé connu sous le nom de « prison pour ours polaires », où les ours dangereux sont détenus avant d’être redéplacés plus loin de la ville.
Il semblerait cependant que de plus en plus d’individus migrent vers le nord à la recherche de glace et s’installent ainsi dans des villes qui, contrairement à Churchill, ne se sont pas préparées à leur présence.
« Parfois, ces ours sentent de la nourriture pour chiens et viennent la récupérer », explique Derocher. « Ils n’ont pas envie de venir se nourrir de nos déchets. Ils préfèreraient être sur la banquise et chasser des phoques, mais ils sont de plus en plus souvent coincés sur la terre ferme. »
Source : Article de Stefan Lovgren - publié dans National Geographic 10 déc. 2024
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Merci Michèle pour ce magnifique dessin si totalement coordonné avec le timbre sur les ours polaires. Bravo et merci à toi pour cette magnifique réalisation et pour l'information importante qu'elle véhicule.
Dans ma boite aux lettres du jour, j'ai trouvé encore un courrier mystérieux, en tout petit format pour lequel je ne reconnais pas non plus l'émetteur (pas d'adresse d'expéditeur). Ah, elle m'a bien eue, mon amie Nadine!
Evidemment je savais bien qu'avec son conjoint elle avait quitté sa Suisse depuis la mi-décembre pour profiter d'une "retraite" dans un petit cabanon en Bretagne pour plusieurs mois et donc je n'attendais rien de sa part de sitôt. Ce que je n'imaginais pas c'est à quel point elle allait s'éclater sur ce littoral où elle profite à fond du bord de mer, à l'écoute du bruit de la mer et des oiseaux, à se remplir les mirettes des couleurs de ciels magnifiques et des lumières changeantes chaque jour en fonction des marées, à humer les embruns...D'une manière dithyrambique, elle me décrit ce lieu comme magique, ressourçant, régénérant, propice à la lecture, au dessin, au tricot etc... Déjà peu fan des réseaux ni de l'informatique d'habitude, Nadine s'offre là une totale déconnection qui la rend profondément heureuse.
Dépourvu de son matériel habituel, elle a néanmoins réussi à retranscrire les impressions fortes qu'elle ressent dans ce petit paradis, sur cette petite enveloppe qu'elle a bricolé avec les moyens du bord. Le timbre est particulièrment bien choisi pour illustrer le couchant sur la mer et sur les piquets où sont élevées les moules de bouchot.
C'est cela que j'aime dans l'art postal, toute l'amitié et la spontanéité de Nadine me font chaud au coeur, moi qui tourne au ralenti depuis plusieurs semaines déjà. Un grand merci à toi, comme ton courrier et les nouvelles que tu me donnes me font plaisir! Le bol d'air iodé et dynamisant de la belle nature que tu m'envoies, je prends!
Quel plaisir de recevoir un courrier de Cécile! Toujours engagée pour soutenir la cause féminine, j'y retrouve ce pourquoi elle s'est toujours battue, sur cette enveloppe bien colorée.
De la petite paysanne dans son champ, en passant par la villageoise active à tricoter, puis la sportive déterminée qui s'exprime en liberté sur un terrain de foot , nous arrivons à une représentation de femme moderne et libérée, qui colore ses cheveux, se pare de bijoux et se maquille, boit et fume : c'est une évolution vers plus d'autonomie, plus de liberté et plus de reconnaissance. Tout a peut-être démarré avec ces femmes courageuses qui ont initié une étape mal connue de la Révolution Française, la marche des femmes en 1789, comme indiqué sur le timbre.
S'il reste encore des progrès à faire, la condition féminine a évolué depuis la marche des femmes de 1789
- mais elles ne le doivent qu'à elles-mêmes
J'aime aussi beaucoup la représentation très végétalisée de cette femme sur la carte, on dirait une Muse de la Nature, avec sa robe de mousse, magnifique!
Merci beaucoup Cécile de tes bons voeux et merci également pour ton art postal toujours original et militant! Et ne t'inquiètes pas, il n'y a pas de retard... les voeux c'est quand on veut, on a tout le mois de janvier et même plus!
*** La marche des femmes en 1789 ***
Un peu d'histoire...
Le soulèvement parisien du 14 juillet 1789 avait signé la capitulation de la monarchie absolue devant l’Assemblée nationale. Depuis lors, le roi adopte une attitude de résistance passive : il refuse par exemple de promulguer la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Avec le droit de veto et le projet d’un Sénat héréditaire sur le modèle de la Chambre des lords, il entend disputer le pouvoir àl’Assemblée. Les inquiétudes des révolutionnaires sont amplifiées par la disette qui sévit à Paris.
Le 5 octobre, des femmes du peuple se réunissent devant l’Hôtel de Ville et décident de marcher sur Versailles pour réclamer du pain au roi. Elles sont bientôt suivies par une foule plus masculine, ainsi que par la garde nationale entièrement acquise à la Révolution. En fin d’après-midi, Louis XVI promet aux femmes de faire livrer une grande quantité de farine dans la capitale. Dans la soirée, il se soumet aussi aux pressions politiques et ratifie les lois qu’il continuait à bloquer. La troisième revendication, celle de l’installation à Paris, est quant à elle repoussée à plus tard.
Mais au petit matin du 6 octobre, des groupes envahissent le château de Versailles. Marie-Antoinette doit fuir en tenue légère dans la chambre de son époux. Devant cette démonstration de force, Louis XVI capitule.
Il paraît au balcon, avec sa femme et le dauphin, et dit : « Mes amis, j’irai à Paris. » Les acclamations retentissent, les députés votent immédiatement leur départ pour la capitale.Quelques heures plus tard, un cortège impressionnant de 30000 personnes prend la route, avec symboliquement, au centre, le carrosse royal, désormais prisonnier du peuple. Les femmes enthousiastes scandent : « Nous ramenons le boulanger, la boulangère et le petit mitron. » Le 6 octobre complète donc le 14 juillet. Désormais, le roi n’est plus en mesure de s’opposer à la marche en avant de la Révolution.
Il n'y a pas de doute, quand c'est un dessinateur qui vous écrit, cela se voit au premier coup d'oeil. Aujourd'hui, c'est bien Philippe qui m'adresse ses bons voeux (le papa de Fildefer, pour ceux qui connaissent) et cela me touche beaucoup. J'admire son talent.
On voit immédiatement comment en deux coups de feutre, il vous pose une situation tout à fait explicite et raccord avec le timbre. Cette manière de croquer pourrait tout à fait figurer dans de la bande dessinée mais je ne sais pas s'il pratique aussi cette discipline.
Je vois souvent passer ses petits personnages sur Instagram. Un grand merci à toi, Philippe, de me faire l'honneur de tes dessins, et de tes petits personnages, globuleux, hauts en couleurs : c'est tout plein de gaité et il nous faut bien cela pour tenir le cap, car dès les premiers jours, 2026 nous a déjà mis le coeur et la tête à l'envers.
Avec Marc, nous partageons l'amour des chats. Grosse différence néanmoins, Marc sait dessiner et peindre avec talent, ce qui n'est pas du tout mon cas.
Aujourd'hui il vient me présenter ses voeux avec une enveloppe tout à fait bricolée maison : avec trois pages d'un vieux livre désuet de récup. il fait un grand format, en trois coups de feutre ; il y dessine un bon gros matou, comme les aimait Agnès sur le timbre. Après un savant pliage et l'application d'un petit faux-timbre d'artiste à la gloire du chat, l'enveloppe est déjà prête à partir.
Bravo l'Artiste! Tu arrives à me surprendre toujours. Merci pour tes bons voeux et à de prochains échanges dans nos boîtes à lettres.
Coincées plusieurs jours dans le verglas et la neige, mes correspondants ont été inspiré par la situation pour m'adresser leurs voeux les plus chaleureux pour l'année nouvelle.
Ceci les a amené à créer à partir d'une ancienne carte postale ce mail-art de froidure et de neige où deux oiseaux se sont égarés sur les branches des arbustes couverts d'une gangue de glace, et donc totalement hostiles pour eux à cette période de l'année.
Bravo pour la mise en scène avec deux timbres du Canada représentant geai bleu et gros-bec errant et merci beaucoup à tous les deux pour vos bons voeux.
Quelle jolie composition sur le modèle des constructions gigantesques en mosaïques de Niki de Saint-Phalle, sur cette magnifique carte de voeux concoctée par mon amie Nadine!
Récemment visité par ma correspondante lors d'un voyage en Toscane, ce Jardin des Tarots où Nicki de Saint-Phalle a réalisé une oeuvre exceptionnelle pendant vingt années de sa vie a fort impressionnée Nadine tout à fait séduite.
Sur ce magnifique mail-art Nadine rend aussi hommage à Jean Tinguely - le compagnon de Niki - dont la Suisse vient de fêter le centenaire de la naissance, rappelé par le timbre qui lui a été dédié.
Merci infiniment Nadine pour cette carte luxuriante carte de voeux, merci de me faire partager ton engouement pour ce lieu extraordinaire que tu as découvert.
Figure majeure de l’art contemporain, Niki de Saint Phalle est bien connue pour ses Nanas monumentales. On connaît moins une oeuvre à laquelle elle s’est pourtant consacrée totalement pendant près de vingt ans, entre 1979 et 1998: le jardin des Tarots, en Toscane. Dans ce jardin fantastique, entrepris dans une entière liberté d’action et hors de toute commande, Niki de Saint Phalle a installé vingt-deux sculptures colossales et vivement colorées, correspondant aux arcanes majeurs du tarot divinatoire : l’Impératrice, le Magicien, la Fortune, le Fou, l’Amoureux, la Lune…
Revendiquant l’influence de Gaudi, du facteur Cheval et du Bois sacré de Bomarzo, Niki de Saint Phalle a inventé pour son jardin des solutions esthétiques inédites afin que la sculpture s’accorde au mieux à son environnement, et a expérimenté de nouvelles sensations – « Air has come into my life », affirmait-elle alors. Le jardin des Tarots représente une synthèse grandiose de ses recherches d’artiste.
(source : 4e de couverture du e livre de Mélanie Gourrier le Jardin des Tarots de Nicky de St Phalle-édition Acte Sud)
J'ai reçu aujourd'hui les bons voeux de Christophe et Christine, les amis de Rencurel qui m'ont bien fait plaisir. Quand on voit le froid et la neige qui tombe ici, j'imagine que cela doit être bien blanc dans leur beau pays du Vercors.
Et bien sûr, je n'ai pas manqué d'être intriguée par ce timbre de 2001 marquant l'entrée dans le nouveau millénaire que l'ami Christophe s'est amusé à prolonger. C'est vrai que ce siècle dont nous avons déjà consommé un quart, est beaucoup fait de technologie et malheureusement de beaucoup moins de vraies relations essentielles comme celles du coeur et comme toutes les relations à la nature et au vivant.
A l'intérieur de l'enveloppe Christophe n'a pas manqué de glisser une référence à son nouvel appel à MA pour 2026 avec son visage composite, fait pour partie de la photographie très célèbre de Steve Mc Curry, du visage d'une jeune fille afghane aux yeux si merveilleux, couplé à la moitié du visage d'une autre jeune femme, plutôt européenne, qui ressemble beaucoup à Angèle la chanteuse...
Merci beaucoup les amis, j'espère qu'on aura l'occasion de se voir en 2026, autour de l'exposition du MIAP sur ce nouveau thème "qu'est ce qu'elle a ma gueule?"
Il est arrivé pile poil au milieu de la Trève des Confiseurs, ce mail art d'Isabelle !
Et de mettre le poinsettia à l'honneur c'est une belle idée dans la mesure où l'on trouve principalement cette plante aux magnifique feuillage rouge à cette période de l'année.
Merci beaucoup Isabelle, avec ce fond suggéré de dentelle bleue, et les timbres anciens appropriés à la période des fêtes de fin d'année ainsi qu'aux souhaits pou r la bonne année, tu me gâtes.
Oh que cela me fait plaisir de recevoir ce courrier de Sylvie, en provenance aussi du Jura.
Cette amie est une magicienne qui arrive toujours à intégrer le(s) timbre(s) dans ses compositions d'une manière tout-à-fait personnelle. J'apprécie à chacun de ses envois son originalité et la chance que j'ai de l'avoir comme correspondante.
à gauche l'enveloppe comme je l'ai reçue, à droite la composition complète telle qu'envoyée par Sylvie
Et ici ses élégantes ne manquent pas de caractère, surtout celle de droite avec sa robe retravaillée avec l'un des motifs du carnet de timbres sur les fleurs brodées. Merci de cet hommage à la broderie, activité que j'adore même si cette année, j'ai été contrainte de beaucoup moins pratiquer, à mon grand regret.
Outre de ses nouvelles, j'ai trouvé dans l'enveloppe une étiquette noire, qu'elle me met au défi de lui retourner, intégrée dans l'une de mes compositions prochaines à son intention. Bien entendu j'accepte avec joie ce défi mais je ne m'y mettrai qu'après la réalisation et l'envoi de mes cartes de voeux (chantier en cours).
Merci ma gentille amie de m'avoir incluse dans ce jeu nouveau et merci aussi pour cette belle enveloppe (merci de m'avoir fourni la photo complète de ton envoi, cela aurait été dommage d'en rester avec cette femme sans tête).
Je ne vois décidément pas le temps passer : voici qu'arrive aujourd'hui déjà la première carte de Noël et c'est mon amie Michele toujours au rendez-vous pour une création au point de croix à cette occasion.
Et quand on sait le temps qu'il faut pour broder, on sait que le cadeau qui vous est adressé est vraiment fait avec le coeur. Merci beaucoup mon amie. Tu me touches beaucoup à chaque fois.
Ce mail-art est bien joli, avec une belle coordination des couleurs avec les pointes de rouge du poinsettia et de la fleur du houx, une correspondance sans ambiguité avec le timbre édité par la Poste française pour les fêtes de fin d'année.
Merci Michele pour tes bons voeux de Noël, je t'en souhaite tout autant avec ta famille au sens large.