31 août 2019

EL94 - Epoustouflant éléphant bien marrant, de Christian

Le mastodonte annoncé de longue date est bien arrivé, dans ma boite aux lettres du jour : 
bien protégé, le mail-art en 3D est en parfait état : merci Facteur !

Avec son petit bidon rond et rose, ses yeux ronds étonnés, ses défenses (pas facile à photographier) ses grandes oreilles et sa trompe de guingois, il est fort sympathique et... un tout petit peu encombrant. "Normal, me direz- vous, c'est un éléphant tout de même!" 
voici l'animal complet de face 

et son meilleur profil 
C'est la plus grosse pièce en 3D que j'ai reçue à ce jour : à lui seul il va remplir l'une de mes boites à mail-arts, mais ainsi il sera à l'aise et pourra se délasser un peu les membres quand il se sentira  trop engourdi. 

J'aime également l'étiquette bleue avec des silhouettes d'éléphants que tu as retenue pour l'adresse ainsi que les très beaux timbres postaux utilisés pour cet envoi hors norme. 

Un grand merci à toi Christian pour ce pachyderme vraiment très réussi : quel artiste tu fais avec cette maîtrise du papier mâché ! Bravo !

B50 - Coudre avec le gazouillis des oiseaux, de Chocolatine et Stooby

Pour la première fois je reçois un mail-art de la paire de mail-artistes Chocolatine et Stooby, 
n'ayant jusqu'alors correspondu qu'avec une moitié du tandem!
et c'est avec bonheur que je reçois leur oeuvre tout à fait tournée vers toutes les activités que j'aime : le textile, le bricolage à la machine à coudre, les différents fils, les boutons, et aussi les fleurs et les oiseaux. Bref, tout y est ! 
gros plan sur les boutons fleurs,  magnifiques, en bois peint.
Un grand merci à vous deux pour ce mail art parfaitement ciblé.

30 août 2019

Evasion - Carnet 24/1, de France

Quelle adorable intention de France, qui sait combien j'en besoin de légèreté,  en ce moment
 tout particulièrement. Elle me propose de reprendre nos échanges par carnets à quatre mains 
et a choisi pour moi le thème de l'évasion .... 

Choix excellent : j'ai fort besoin de lâcher prise et de me laisser envahir par la fantaisie,
 le rêve et la poésie.
Je t'en remercie France mais ne peut pas te promettre une réponse rapide, 
mais à coup sûr, réponse il y aura.

29 août 2019

Re-naissance de Vénus, de la part d'Eric

Ah comme je suis contente d'être destinataire de l'un des détournements artistiques d'Eric : 
rien ne pouvait me faire davantage plaisir que cette Venus de Botticelli, 
parée de son incroyable chevelure, qui m'est parvenue dans sa coquille originelle, 
malgré l'erreur dans le nom de ma commune !
 Merci Eric, pour cette belle idée (que je suis fidèlement sur ton blog).
Jusqu'alors j'avais conçu quelques mail-arts "à la manière de" en reprenant quelques caractéristiques propres à l'artiste concerné, mais jamais encore je n'avais fait de détournement 
d'oeuvres artistiques célèbres. Idée à creuser....

Droit au coeur de l'artichaut, par France

Aujourd'hui dans ma boite aux lettres je reçois un mail-art très botanique, conçu par France 
accompagné d'un poème expliquant le choix du thème : merci France !
de Maurice CAREME (1899-1978)

 L'heure du crime 

Minuit. Voici l'heure du crime.
Sortant d'une chambre voisine,
Un homme surgit dans le noir.
Il ôte ses souliers, 
S'approche de l'armoire
Sur la pointe des pieds,
Et saisit un couteau.
Dont l'acier luit, bien aiguisé.
Puis, masquant ses yeux de fouine
Avec un pan de son manteau
Il pénètre dans la cuisine 
Et, d'un seul coup, comme un bourreau
Avant que ne crie la victime
Ouvre le coeur d'un artichaut.

28 août 2019

Boîtes jaunes en sursis : quel avenir pour le timbre et le courrier postal ?

Comme moi, vous avez sûrement fait le constat qu'il devient de plus en plus difficile de trouver des boîtes jaunes où glisser son courrier, en dehors des Postes ou des points de passage très fréquentés comme les gares, par exemple.

Le flux du courrier papier ne fait que décroître : 
lisons la complainte de cette boîte aux lettres individuelle: 

Lettre d'une boîte aux lettres à ses anciens épistoliers

Mes chers amis et néanmoins propriétaires, à moins que vous ne soyez que locataires, peu importe pour moi, je vous aimais pareillement lorsque vous aviez encore la délicatesse de me considérer un peu. Je suis au regret de vous avouer ma déception, grandissante de jour en jour du reste, devant le peu de cas que vous avez fait de moi. Que s’était-il passé entre nous ? Auriez-vous perdu la flamme ?

J’eusse aimé que vous m’ayez affranchie des véritables raisons qui m’ont poussé un temps à me sentir parfaitement inutile. La vie pour moi était devenue un enfer. Je passais alors mes journées à attendre un message, une lettre ou même un colis. Mais rien de tout ça ne venait alimenter ma gourmandise et mon appétit de découverte. Puis vous m’avez laissé disparaître, ignorant sans doute que ma fin précéderait de peu la disparition d’un monde encore vivable. Laissez-moi vous raconter ...

Il fut un temps, l’été surtout, où je me régalais de recevoir chaque jour ou presque, une jolie carte postale venant d’endroits toujours plus merveilleux les uns que les autres. Vous veniez, fébrilement, m’ouvrir chaque jour, sans exception aucune, attendant des nouvelles, ayant toujours un mot gentil pour le délicieux service que je vous rendais.

J’avoue que, parfois, je vous causais quelques désagréments quand des curieuses enveloppes toutes en longueur et munies d’une fenêtre transparente, arrivaient dans ma demeure. Vous ralliez, vous émettiez alors des jurons que je me garderais bien de répéter ici. La fréquence de ces courriers en disait long sur votre moral. Curieusement, il y avait des missives plus lourdes encore de menaces qui vous parvenaient à fréquence régulière. Elles étaient marquées du sceau de la nation française. Que vous étiez en colère quand je vous les offrais, honteuse de devoir servir de truchement à pareilles mauvaises nouvelles.

Il y avait plus douloureux encore quand de petites enveloppes marquées d’une croix, surgissaient dans ma fente. Je savais alors que j’allais entendre pleurs et sanglots. Je n’aimais guère ces moments heureusement compensés par l’arrivée de messages plus joyeux, dans des emballages colorés annonçant des heureux événements.

Vous aviez alors ce qu’on nommait jadis une correspondance. Je n’étais pas inemployée même si je me contentais d’être une fente dans une porte, une modeste boîte parfois éventrée, un réceptacle, différent de ceux des voisins. Puis un jour, l’administration décida de m’uniformiser. Ce fut le début de la fin. Le facteur avait lui aussi la clef pour m’engouffrer des colis, qui parfois me remplissaient totalement. Je n’étais plus libre de mes choix.

C’est alors que s’imposa chez vous celui qui au début était un collègue venant de la même administration ; un appareil noir en bakélite qui faisait grand bruit quand il se signalait à vous. Il tarit progressivement les lettres amicales. Vous préfériez avoir recours à lui pour recevoir des nouvelles de vos proches. Je ne me doutais pas alors que ce traître allait provoquer ma perte et trahir l’esprit du service public. Mais ceci est une autre histoire ...

Puis arriva le temps de l’abondance. Un excès de travail pour moi sans que j’en goûte le plaisir. Des imprimés, des journaux crasseux, gratuits, des dépliants, des papiers tous plus colorés les uns que les autres et qui terminaient leur course dans la poubelle. Je voyais monter votre exaspération, votre colère parfois quand les vrais messages vous parvenaient mouillés à cause de ces maudits intrus. Quelle désolation !

Puis arriva le fameux petit auto-collant dénonçant le gaspillage et ces réclames insipides et déplacées. Je me suis soudainement ennuyée car dans le même temps, un rival redoutable a fait son entrée au cœur même de votre domicile. L’ordinateur m’a mise au ban, m’a rendue soudainement obsolète. Le facteur ne me rendait visite qu’une fois par semaine, je ne servais plus qu’à vous transmettre des messages peu agréables.

La suite fut la disparition de ce facteur qu’au fil du temps j’avais apprécié. Il venait jadis à pied avant que d’enfourcher une bicyclette. Progressivement, au fil des époques il s’équipa de moyens plus sophistiqués pour me rendre visite. Il sentait parfois le gas-oil jusqu’au jour où il passa au tout électrique. Je me réjouissais, j’avais tort, c’était bientôt la fin de mon aventure.

Le service public du courrier disparu, les autres ne tardèrent pas du reste. Je fus mis au rencart. Certaines de mes congénères devinrent les chanceuses, des nichoirs à oiseaux. Mais moi, en ville, je devais abandonner la partie, les oiseaux avaient fui eux aussi la cité. J’ai fini éventrée, sur un trottoir abandonné. Je pleure ce lien à jamais perdu, ce bonheur que j’avais de vous apporter des nouvelles d’un Monde, hélas devenu fou.

Postalement vôtre.

Source : le blog de Médiapart

***
Sur le site internet de La Poste, j'ai trouvé un article qui hélas ne nous laisse guère d'espoir sur la pérennité du courrier postal physique. Je vous laisse en prendre connaissance, ci-dessous:

***
Amis mail-artistes, 
 qui mettons toute notre fantaisie à réaliser (et à recevoir) 
des enveloppes et/ou des cartes circulant physiquement par voie postale,  où l'humour, la poésie, la loufoquerie même s'en donnent 
à coeur-joie pour le plus grand plaisir de nos correspondants, 
nous avons du souci à nous faire...

Alors, éclatons-nous, plus que jamais, dans l'Art Postal !

26 août 2019

Célébrité en médaillon, de Stéphanie

Jolie surprise que me fait Stéphanie, avec cette superbe enveloppe où trône en médaillon le profil de Jules Verne, découpé à la main comme elle sait si bien le faire. 
Elle me dit avoir été très inspirée suite à la visite  de l'exposition consacrée à ce grand écrivain, 
qui se tient actuellement dans les Salines Royales d'Arc et Senans.
Et pour y mettre une petite touche qui fait plaisir, elle a rajouté un timbre sur le tissu .
Merci beaucoup pour cette attention et pour cette très belle enveloppe. Je suis ravie.

24 août 2019

Quand t'es dans l'désert depuis trop longtemps...", pour Jean-Paul

 Réalité ou mirage : semble se demander ce bédouin sur son dromadaire.
Non, c'est l'effet du vent et ses turbulences qui ont façonné ainsi le sable des dunes dans le désert
donnant à "voir" cet oeil 
Photo sans copyright trouvée sur Pinterest
J'espère que ce clin d'oeil saura plaire à l'ami Ursu, pour son thème sur l'oeil humain.

Les belles histoires de Mamie, pour Lettres et Images de Gradignan

Voici ma deuxième réalisation pour l'exposition d'art postal organisée par l'Association 
Lettres et Images de Gradignan. 
Le thème retenu cette année était "Il était une fois", "Once upon a time". 
Quelle joie pour les petits-enfants, que d'écouter Mamie raconter de belles histoire,
 juste avant de s'abandonner aux bras de Morphée.

"Il était une fois...", les mots magiques sont prononcés et déjà, c'est le voyage, le départ pour une aventure ou une péripétie nouvelle, qui peut faire peur (les petits aiment cela) ou qui fait rêver.

Et puis, tous les petits enfants n'ont pas toujours leur mamie toute proche, alors ces moments-là ne sont que bonheur, tendresse et partage.

Joli moment entre frère et soeur , pour Lettres et Images de Gradignan

Comme chaque année, je participe à l'exposition d'art postal organisée par 
l'Association Lettres et Images de Gradignan. 
Le thème retenu cette année était "Il était une fois", "Once upon a time". 
"Il était une fois, c'est une formule magique pour entrer dans un conte, une merveilleuse histoire, un rêve éveillé, un moment hors du temps où l'on peut devenir roi ou reine, fée ou sorcière..., où l'on peut voler avec les oiseaux ou bien nager sans retenue avec les poissons et les sirènes...,  c'est un sésame pour embarquer dans un imaginaire débridé vers tous les possibles

"Once upon a time" dit la pendule, au-dessus de la tête de ces deux enfants, plongés dans les pages d'un livre, la plus grande racontant une belle histoire à son petit frère...

Ouvrir l'oeil et le bon , pour Jean-Paul

Encore une petite fantaisie que la nature nous offre, qui peut satisfaire au thème de l'oeil humain 
choisi par Jean-Paul.
Cet oeil-là est assez spectaculaire, formé sur un noeud du tronc de l'arbre, avec des mousses et lichens semblant dessiner un sourcil bien fourni.
L'arbre semble s'adresser au  pivert et lui dire "attention mon coco, j't'ai à l'oeil" 

Un éléphant artiste, pour Marie

Ce n'est pas souvent que je montre mon ami l'éléphant affublé comme un homme 
car je n'aime pas ces mises en scènes, pour quelque animal que ce soit, 
dans les cirques et dans les publicités notamment.

Cependant, pour une fois j'ai craqué sur cette photo relevée dans un magazine :
(Pardon au petit  pingouin devenu groom que je ne pouvais pas dissocier)
 je l'ai trouvée tellement adaptée pour Marie, qui aime les éléphants tout comme moi
et qui marie avec talent le maniement des couleurs et des pinceaux, 
tout comme elle apprécie le tissu et la couture.

J'ai ajouté un timbre sur  le peintre Renoir, pour aller encore vers ses goûts picturaux.

Eclaboussements de fraîcheur, pour Isabelle

C'est la fin de l'été, encore quelques beaux jours de vacances, alors vite,  
il faut en profiter pour faire les foufous autour de la piscine! 
Voici un peu de fraîcheur pour toi Isabelld§

22 août 2019

EL93 - Couverture de luxe pour éléphant, de Nicole

Quand je vous disais que j'ai été gâtée aujourd'hui : voici le deuxième pachyderme 
qui a rejoint ma boite aux lettres. Nicole, qui semble aimer les éléphants au moins autant que moi, m'adresse une enveloppe mail art, magnifiquement décorée de sa main : quel talent !


détail de la couverture
Mais ce n'est pas tout : il s'agit d'une enveloppe cadeau, une pochette surprise en quelque sorte. 
A l'intérieur, j'ai trouvé notre ami l'éléphant décliné en en marques-pages ou en publicité vintage :

 Merci Nicole vraiment, pour ce beau cadeau, 
et pour le mot gentil qui l'accompagne écrit sur du magnifique papier de facture artisanale.

EL92 - Eléphant d'or et de lumière, de Marie

Que je suis gâtée aujourd'hui dans ma boite au lettres!
 Marie a troqué ses pinceaux et ses couleurs pour prendre sa machine à coudre et réaliser pour moi un mail-art textile absolument époustouflant : il s'agit d'un éléphant d'Asie mais pas n'importe lequel!
celui-est est réalisé dans un tissu d'ameublement, je présume, il est obtenu par un tissage subtil de fils dans des couleurs orange et jaune d'or : une vraie merveille!
Et comme Marie connaît mon goût pour le tissu et des fils, aussi pour le tissage, 
qu'elle sait combien le côté tactile qui va de pair avec est important, elle a eu l'extrême gentillesse d'adjoindre un faisceau de fils au verso de l'ouvrage, 
afin que je puisse mieux apprécier la structure-même du tissu.
Un énorme merci Marie, pour ce beau cadeau et toute mon amitié.

21 août 2019

À Saint-Martin-d'Abbat, les boîtes aux lettres ont du cachet !

En voulant envoyer un mail art à une amie férue de boites aux lettres, j'ai fait une vraie découverte sur internet : il existe en France un lieu où l'on est heureux d'afficher de belles boites aux lettres. 

Je vous laisse découvrir à votre tour cette curiosité photographique, dans un petit village du Loiret tout a fait anodin, qui, grâce à ce charmant projet s'est trouvé une belle identité : voilà là de l'art populaire comme je l'aime!

C'est un thème de visite sympathique à faire avec des amis, les habitants rivalisant d'imagination pour construire eux-même leur boite aux lettres et/ou pour la décorer. 


C'est d'autant plus chouette que chaque été se tient le FestiBAL. Chaque dimanche est organisée une "tournée du facteur". Guidé par Michel Lafeuille, le président de l'association à l'origine de l'événement, vous découvrirez toutes les boîtes et vous pourrez voter pour celles que vous aurez préférées.

Courrez-y vite, il est encore temps pour l'édition 2019!


Crédit photo : MGA Lafeuille



Voici la mascotte de l'association SMA demain : l'abBALmôme.

Le gamin lit un livre ou un journal assis en équilibre sur une branche d'arbre.Il s'appuie sur sa sacoche d'écolier transformée en boîte aux lettres. Le chien à ses pieds, lui rapporte la chaussure qu'il a laissé tomber.

C'est généralement de là que démarre la déambulation dans Saint Martin d'Abbat, pour y découvrir, rue après rue,  toute l'ingéniosité et la fantaisie que ses habitants ont mises dans la personnalisation de leurs boites à lettres.




Quel plaisir pour le facteur de faire sa tournée ici !
***
Saint-Martin d'Abbat, le village des boites aux lettres a même été mis à l'honneur par la Poste, 
avec l'émission d'un timbre spécifique en 2010.
***
Michel Lafeuille habitant inspiré de Saint Martin d'Abbat, est à l'origine de l'initiative consistant à créer des boites aux lettres originales, dans le but de donner un "caractère singulier " à son village.
Ce retraité dynamique  anime également une association poursuivant cette action de valorisation du village et d'implication de ses habitants : Saint Martin d'Abbat Demain (SMA Demain).
Michel Lafeuille a écrit un livre de poche dédié aux boîtes aux lettres de Saint Martin d'Abbat, 
paru le 7 février  2001 chez Alternatives que je suis en train de me procurer ...


14 août 2019

"j'ai descendu dans mon jardin", de Willemien

Quelle joie de retrouver une correspondance venant d'Allemagne dans ma boite aux lettres. 
Willemien m'apprend qu'elle reprend doucement le mail art et j'en suis ravie.
Merci beaucoup pour cette très jolie composition florale et... potagère 

Troublant parfum floral, de Pascal

A peine ai-je eu le temps de publier l'ensemble des mails arts de ma série en noir et blanc, que Pascal m'a déjà gentiment dessiné une réponse, munie de l'un de ces superbes timbres du nu dans l'art.

Cette belle dame semble captivée par le capiteux parfum dégagé par la fleur qu'elle tient à la main.
Bravo pour le "coup de patte", j'admire ceux qui sont à l'aise avec le dessin, et merci à toi Pascal.

EL91 - A deux, c'est mieux pour regarder la télé, de Nicole

Oh comme c'est sympa, voici une scène originale dessinée par Nicole, 
où deux bons copains sont installés cote à cote, pour mieux apprécier le programme télévisé.


Merci beaucoup Nicole, tu connais bien mon attachement à l'éléphant, bravo l'artiste!

9 août 2019

170-44 - "Cheval de rivière" pour Colette

Pour les 170 ans du premier timbre-poste français, j'ai choisi pour Colette de mettre l'hippopotame à l'honneur 
Céramique raku créée par Marie-Isabelle Mariey
visible sur le site de Ceramim

Je t'en souhaite une bonne réception, Colette, ainsi qu'un bel été!

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LES BRACONNIERS POURRAIENT AVOIR LA PEAU DES HIPPOPOTAMES DU CONGO

La plus importante population d’hippopotame de la planète, qui vit dans le parc national de Virunga, en République Démocratique du Congo, risque de disparaître, victime du braconnage, avertit le WWF. Il ne resterait plus que 887 hippopotames contre 30.000 il y a 30 ans, soit une perte de 95% de la population, selon un recensement mené par le WWF, l’Union Européenne et l’Institut congolais pour la protection de la nature (ICCN). Il y a deux ans il y avait encore 1.300 individus.


Le commerce de la dent d’hippopotame est florissant, selon l’Organisation mondiale pour la protection de la nature, et des groupes armés abattent illégalement les hippopotames, tandis que les conflits qui affectent cette région empêche les organisations de travailler sur le terrain.

Le WWF rappelle que les hippopotames sont indispensables pour maintenir l’équilibre du milieu naturel, notamment des lacs et des rivières. Leurs excréments sont en effet une source importante de nutriments pour le milieu aquatique. La disparition des hippopotames s’accompagne d’une baisse des poissons du lac Edward, souligne le WWF, alors qu’environ 20.000 personnes qui vivent près du parc de Virunga dépendent de la pêche pour vivre.

Source C.D. Sciences et Avenir, paru  le 13.09.2005

  
LES DENTS D’HIPPOPOTAMES, L’ALTERNATIVE DES BRACONNIERS DE L’IVOIRE

Utilisé depuis des siècles pour sculpter des objets d’art et des bijoux, l’ivoire est une matière dure et de couleur blanc-crème qui constitue les dents et défenses de plusieurs animaux. Dont les hippopotames qui pourraient se retrouver gravement menacés par un tel trafic.

L’ivoire chez les animaux : quand on pense « ivoire », on se représente généralement les immenses défenses des éléphants d’Afrique. Il faut dire que ces pachydermes sont particulièrement visés par le braconnage pour l’ivoire avec un individu abattu toutes les 15 minutes en moyenne sur le continent africain. Soit entre 20 000 et 30 000 tués chaque année.

Rare et recherché, l’ivoire est devenu un signe de richesse et de statut social, beaucoup estimant que détenir un objet en ivoire est le symbole d’un rang élevé dans la société. Au point qu’un véritable commerce mondial – y compris en Europe – a émergé. Au détriment des espèces qui possèdent naturellement ce matériau très prisé.

Pour leur plus grand malheur, d’autres animaux produisant de l’ivoire intéressent aussi les braconniers. Surtout depuis que les dispositifs visant à protéger les éléphants d’Afrique se sont multipliés un peu partout dans le monde. C’est le cas par exemple des sangliers, des morses, des narvals et des hippopotames.

Les dents d’hippopotames dans le viseur : ces derniers pâtissent particulièrement de ce commerce lucratif. Déjà chassé pour sa peau et sa viande, l’hippopotame est également la cible des braconniers de l’ivoire qui trouvent dans ses dents une alternative à la chasse illégale de l’éléphant, très surveillée par les éco-gardes.

Au milieu des cornes de rhinocéros, des écailles de pangolins et des défenses d’éléphants, les dents d’hippopotames font ainsi de plus en plus partie des saisies des douaniers en Asie. C’est ce que révèle l’African Wildlife Foundation (AWF).
« Les dents d’hippopotames sont en train de devenir une trouvaille courante, note l’organisation internationale pour la protection de la nature en Afrique. Non seulement leurs incisives et canines sont plus faciles à passer en contrebande, mais elles sont nettement moins chères et facilement utilisées dans l’industrie de la sculpture. »

Hong-Kong, plaque tournante de ce trafic : l’ivoire d’hippopotame est déjà très demandé, bien que cette information ne soit pas particulièrement connue du grand public. La grande majorité est exportée depuis l’Afrique vers Hong Kong. Une étude publiée en 2017 affirme que plus de 90 % du commerce mondial des dents d’hippopotames exporté entre 1975 et 2016 avait pour destination à Hong-Kong. « Près des trois quarts de cet ivoire provenaient de deux pays d’Afrique de l’Est seulement – la Tanzanie et l’Ouganda –, mais les échanges commerciaux avec le Malawi, la Zambie et le Zimbabwe sont également en hausse. »

Au total depuis 1975, ce sont 771 000 kilos d’ivoire d’hippopotames qui ont fait l’objet d’échanges internationaux. Mais ce trafic pourrait s’avérer d’une plus grande ampleur encore. En effet, des enquêtes ont montré que des disparités existaient entre les quantités d’ivoire déclarées à l’export en Afrique et celles à l’entrée à Hong Kong. « Dans la plupart des transactions, Hong-Kong déclare un volume importé supérieur au volume déclaré à l’export », notent les biologistes de l’Université de Hong-Kong.

Sur les seuls échanges avec l’Ouganda, l’écart s’élève à plus de 14 000 kilos. Cela représente 2 700 animaux tués en plus des quotas autorisés par la CITES, soit 2 % de toute la population d’hippopotames d’Afrique.

La demande pourrait encore grandir avec l’entrée en vigueur en 2021 de l’interdiction du commerce de l’ivoire d’éléphant à Hong Kong. 

Article publié sur le blog « Espèces menacées » rédigé par Jennifer Matas, publié le 12.03.2019 

170-43 - Espiègles blanchons, pour Pascal

Pour fêter les 170 ans du premier timbre-poste français, j'ai adressé à Pascal cette scène 
où deux jeunes phoques s'en donnent à coeur joie.

Pourtant, dans la vraie vie, ce n'est pas vraiment la joie pour eux.
Céramique raku créée par Chloe Harford artiste anglaise, visible sur son Site 
Je t'en souhaite bonne réception, Pascale, ainsi qu'un bel été!

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LE MASSACRE AUX PHOQUES REPREND AU CANADA

La chasse aux phoques a repris au Canada… C’est une triste nouvelle pour la biodiversité, pour les phoques et leurs bébés.

Le Canada est en effet connu pour cette chasse qui a touché particulièrement Brigitte Bardot, qui avait posé avec un bébé phoque, afin de sensibiliser le monde à ce massacre. Imaginez cette banquise blanche, jonchée de cadavre de phoque, ensanglanté, sans peau…

La chasse aux phoques est effet une chasse pour la fourrure. C’est ainsi que l’on peut voir sur internet circuler des photos de diverses associations, comme Sea Shepherd, avec des corps sans peau, au milieu d’une mare de sang. Les proies de ces chasseurs sont les jeunes phoques.. N’oublions pas que souvent les mères ou les petits assistent impuissantes aux massacres de leur famille et ne peuvent rien faire pour les aider.

Rappelons que ces “chasseurs”, n’utilisent pas une arme qui permet de tuer du premier coup l’animal. Ils utilisent un gourdin (ou aussi appeler hakapik) avec un crochet sur le bout. Ils ont le droit de porter 3 coups pour tuer l’animal et pour ensuite le saigner, afin d’être sûr de la mort. Même si une étude ait pu oser défendre le fait que l’animal souffre peu, on ne peut croire que les bébés phoques soient tués du premier
Il est clair que cette chasse qui se dit respectueuse de la nature, qui est en réalité une vaste blague, soit en fait une horreur pour la biodiversité au profit de certains chasseurs qui peuvent ainsi vendre les fourrures aux meilleurs prix partout dans le monde.

Les jeunes phoques doivent déjà subir le manque de neige et de glace pour se protéger des ours polaire, dont c’est l’une des rares proies en cette période de l’année. Leur mère ne peuvent leur donner que peu de lait à cause de la chute des stocks de poissons partout dans le monde et des maladies possibles. En plus de cela, ils doivent maintenant faire face à la cruauté humaine. Les humains qui font cette chasse n’en ont pas besoin. Ils peuvent vivre d’autres revenus. Les ours polaires, et surtout, les futures générations de phoques, ont besoin qu’on laisse les bébés en paix.

La biodiversité est un trésor que chacun devrait chérir au lieu de détruire. Le déclin de n’importe quelle population d’animaux peut entrainer le déclin d’une autre, etc …

Article du 12 avril 2019- sur le Site de Sea And Human ©2018

170-42 - Grand primate pour Corinne

Pour fêter les 170 ans du premier timbre-poste français, j'ai choisi pour Corinne le gorille, ce grand primate que la célèbre primatologue Dian Fossey a tenté de protéger dans la zone des grands lacs d'Afrique et dans les forêts du Rwanda
Céramique raku créée par le sculpteur  Romuald Daniel , visible sur le Site de la Galerie du Temps des Arts 
de Praz sur Arly ou sur son propre Site

Je t'en souhaite bonne réception, Corinne, ainsi qu'un bel été!

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LA DISPARITION DES GORILLES

Les gorilles, comme toutes les autres espèces de singes, sont menacées d’extinction à l’état sauvage. Ils sont présents dans dix pays de l’Ouest et du centre de l’Afrique, vivant dans les forêts équatoriales. Ils se déclinent en deux espèces : les gorilles de l’est et les gorilles de l’ouest. Ces deux espèces diffèrent par des caractères morphologiques, génétiques et éthologiques.

Les gorilles de l’est sont eux-mêmes divisés en deux sous espèces : les gorilles de plaine de l’est et les gorilles de montagne.

Les 700 gorilles de montagne (Gorilla beringei beringei) encore présents vivent dans la région de Virunga, aux frontières du Rwanda, de l’Ouganda et de la République Démocratique du Congo. Leur population n’a pas cessé de diminuer depuis 100 ans, date de leur découverte, suite à la chasse non contrôlée, aux guerres, aux maladies, à la destruction de leurs habitats et à la capture d’individus pour le commerce illégal d’animaux de compagnie. Tous ces facteurs laissaient penser que la dramatique décroissance des populations de gorilles de montagne conduirait à sa disparition au cours du 20ème siècle.

Les gorilles de plaines (Gorilla beringei graueri), les plus grands de toutes les espèces de gorilles, vivent dans la République Démocratique du Congo. Ils sont moins menacés que les gorilles de montagne, bien que soumis aux mêmes perturbations que ceux-ci. Leur effectif est d’approximativement 17 000 individus. Les principales différences morphologiques qui les distinguent des gorilles de montagne, sont des dents et poils plus courts, ainsi que des bras plus longs.Enfin, on peut noter que le manque de réglementation dans l’aire de répartition de ces gorilles est un facteur aggravant.

Les gorilles de l’ouest (Gorilla gorilla gorilla) vivent dans les forêts tropicales de plaine du Gabon, du Congo-Brazzaville, du Cameroun et de République Centrafricaine, avec de plus petites populations en Guinée Equatoriale et au Nigeria. Leur effectif est bien plus important que les autres espèces avec près de 94 500 individus, mais ils sont néanmoins menacés de disparition. La déforestation et le commerce de viande de brousse (bushmeat) sont les principales causes de leur disparition.
Le Nigeria et le Cameroun occidental abritent le gorille de la Cross (Gorilla gorilla diehli), une petite population de gorille de l’ouest, avec moins de 250 individus. Il diffère du précédent par une dimension crânienne et des dents différentes. Des mesures de conservation doivent être établies de manière urgente pour assurer leur conservation, suite à la destruction de leur habitat.

Un des plus proches parents de l’homme dans le règne animal (il appartient également à la famille des Hominidés), est aujourd’hui menacé d’extinction (classé comme en danger (EN) par l’IUCN depuis 1990). Les causes d’extinctions sont diverses et leur combinaison a aggravé la situation.

Différents projets de conservation sont en cours pour protéger ces animaux et leurs habitats, et ainsi que pour sensibiliser les populations locales.

Menaces : toutes les espèces de grands singes sont menacées d’extinction dans un futur proche ou dans le meilleur des cas d’ici 50 ans si aucune action n’est entreprise pour assurer leur conservation.

La destruction de leurs habitats : La principale perturbation occasionnée aux populations de gorilles est la destruction de leurs habitats en général, et la déforestation en particulier.
Selon un rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE) publié en 2002, moins de 10% de l’habitat forestier des grands singes d’Afrique restera intact en 2030.

La déforestation est conditionnée par la nécessité pour l’homme de prélever du bois pour se chauffer et pour une utilisation industrielle, par l’ouverture du milieu pour une utilisation agricole et pour le développement urbain (habitations, routes,…). Elle s’est accélérée depuis les années 1980 avec l’installation d’entreprises étrangères exploitant le bois, si bien qu’une estimation indique qu’il n’y aurait plus de forêt primaire en Afrique d’ici 5 à 10 ans.

L’ouverture du milieu à des fins agricoles est réalisée par des incendies, qui provoquent non seulement la destruction de l’habitat des grands singes, mais aussi une mortalité directe des singes et une baisse de leurs ressources alimentaires.
La construction des routes entraîne une fragmentation du milieu et la destruction des derniers lieux de vie des grands singes, mais elle permet également de faciliter l’accès aux braconniers afin de chasser les adultes pour leur viande et les petits pour alimenter le commerce illégal d’animaux de compagnie (Dr Klaus Toepfer). Le Dr Klaus Toepfer, directeur exécutif du PNUE, précise à ce sujet que de nouvelles routes sont en construction en Afrique, pour des raisons d’extraction de bois, de pétrole et de minerais.
Les forêts du Gabon et de la République démocratique du Congo abritent 80% de la population mondiale de ces animaux. Entre 1983 et 2000, plus de la moitié d’entre eux (56%) a disparu. Il ne resterait plus que 40% de forêt primaire au Congo et 20% au Gabon.

Les  maladies : les maladies sont une deuxième menace à prendre en compte dans l’extinction des gorilles.
Une des maladies frappant régulièrement les populations de gorilles (mais aussi de chimpanzés) est celle dû au virus Ebola. Cette maladie touche également l’homme et provoque des fièvres hémorragiques conduisant généralement à la mort. C’est un virus très contagieux, qui se répand très rapidement. Le réservoir naturel du virus Ebola semble habiter les forêts tropicales d’Afrique et d’Asie, mais il n’a pas encore été identifié.

Les épidémies de virus Ebola chez les grands singes ne résulteraient pas de la propagation d'une seule épidémie d'individu à individu, mais plutôt de contaminations massives et simultanées de ces primates à partir de l'animal réservoir à la faveur de conditions environnementales particulières (Science, 2004).

S'il apparaît que les épidémies chez les primates surviennent principalement lors des changements de saison, on ne connaît pas cependant exactement les conditions environnementales requises pour leur émergence, ni quel est l'hôte, réservoir naturel du virus, qui contamine ces derniers. Les recherches sont en cours pour tenter de caractériser ces paramètres (Science, 2004).

Selon l’Institut de recherche pour le développement (IRD), durant les dernières épidémies d’Ebola, « des centaines, voire des milliers d’animaux seraient morts » dans le sanctuaire de Lossi, au Congo (Science, 2004)

Les grands singes peuvent également être victimes de maladies apportées par l’homme. Ainsi, dans le parc national de Gombe, en Tanzanie, plusieurs vagues de maladies respiratoires telles que la pneumonie ont entraîné des taux de mortalité allant jusqu’à 40 % chez les chimpanzés, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF). 

La chasse : bien que les gorilles soient des espèces protégées, la chasse fait encore partie des principales menaces, car elle représente une activité prospère dans des zones relativement pauvres.
Le Fonds mondial pour la nature estime que l’homme tue chaque année entre 3000 et 6000 grands singes.
La chasse des gorilles, plus importantes dans les zones périphériques des villes, prend plusieurs formes : la chasse pour se nourrir (viande de brousse ou bushmeat), la capture de jeunes individus à diverses fins, les croyances locales,… 
La viande brousse (singes, antilopes, éléphants,…) est une nourriture traditionnelle consommée pour des raisons spirituelles. Mais c’est surtout un marché lucratif dans les plaines du centre ouest de l’Afrique.
Une partie de ce "gibier africain" est expédiée par bateaux et par avions et sera servi dans certains grands restaurants européens. On estime qu’environ 800 gorilles par an sont tués pour cette utilisation. 
Les jeunes individus sont capturés non pas pour être mangés mais pour être vendu sur les marchés. Ils sont généralement battus et blessés lors de la capture, si bien qu’un faible pourcentage d’individus subsiste.
Ce commerce est le plus répandu au Gabon, Congo, Zaïre et Cameroun.

Les gorillons de montagne (Gorilla beringei beringei) ne sont plus chassés. Leur manque d’adaptation aux nouvelles conditions et leur vulnérabilité provoquaient la mort des individus. Tous les individus capturés dans les années 1960 – 1970 afin d’être placés en parc zoologique sont morts peu de temps après leur capture.
Certains gorillons seront capturés pour être engraissés puis consommés. Les jeunes gorilles traumatisés par la mort de leur mère meurent dans la plupart des cas de dépression ou de malnutrition. En effet, ils sont nourris principalement avec des bananes et du maïs, alors qu’ils étaient adaptés à une nourriture riche et diversifiée, provoquant des carences et des maladies avant d’atteindre le « poids idéal pour la consommation ».

Enfin la capture peut être destinée à des zoos, qui n’ont aucun objectif de conservation, et comme seul but la visibilité maximale des animaux dans un espace restreint. 

De nombreux individus capturés sont destinés à l’accomplissement de croyances locales. Chaque partie du corps aurait des effets bénéfiques divers comme la force et la vitalité pour de la poudre de main séchée de gorille, une meilleure fertilité et des propriétés spirituelles pour la viande de gorille. Les oreilles, langues, organes génitaux et petits doigts sont vendus aux sorciers guérisseurs qui leur attribuent des propriétés magiques.

Les conflits civils se déroulant dans l’aire de distribution sont de plus en plus pris en compte. Ils obligent les paysans à quitter leurs fermes et à vivre dans les forêts où ils doivent chasser pour se nourrir.

Le tourisme est lui aussi responsable de l’extinction des gorilles. Tout d’abord, comme il a été indiqué précédemment en tant que vecteur de maladies nouvelles, mais aussi car la sur fréquentation des forêts par les touristes, sans action directe sur les gorilles, provoque l’acclimatation à l’espèce humaine, les rendant plus vulnérables aux braconniers car moins vigilant.

La faible fécondité : comme la plupart des anthropoïdes, les femelles gorilles sont réceptives sexuellement seulement lorsque leur petit dernier est sevré soit, vers l'âge de trois ou quatre ans. Etant donné qu'elles ne donnent naissance qu’à un seul bébé à la fois, qu'elles ne sont fertiles que vers 8-9 ans, que leur vie moyenne (de plus en plus courte) est entre 35 à 50 ans, et que leur gestation dure 8.5 mois, on estime qu'en moyenne une femelle peut donner naissance entre 4 à 9 gorillons au cours de sa vie. Il faut prendre en compte que les gorillons ne seront pas tous viables et que les femelles sont moins fertiles à un âge avancé.
Ce facteur rend les gorilles encore plus vulnérables. On comprend que la perte d'un individu dans une communauté, surtout une femelle, est devenue catastrophique pour cette espèce ancienne en voie d'extinction.

Conservation : les premières associations de protection des grands singes ont vu le jour il y a près de trente ans : l’Institut Jane-Goodall a été fondé en 1977, la Fondation Dian-Fossey un an plus tard. Depuis, plusieurs dizaines d’organismes ont été créés. Beaucoup sont des fondations qui recueillent de l’argent dans les pays occidentaux afin de financer des actions de protection, de recherche et de sensibilisation des populations locales.

Le Fonds Dian-Fossey finance ainsi le centre de recherches de Karisoke, au Rwanda, qui joue un rôle central dans la protection des gorilles des montagnes. Les agences des Nations unies (Unesco et PNUE), ainsi que les organisations de défense de la nature comme le WWF, participent, elles aussi, à la lutte en faveur des grands singes. Ce travail sur le terrain, au quotidien, avec les populations locales est irremplaçable. Cependant, aucune action d’envergure ne pourra être réellement menée sans une véritable aide au développement, en particulier de l’Afrique.

Règlementation : les grands singes figurent sur la liste des espèces menacées établie par l’UICN (Union internationale de conservation de la nature). Ils sont protégés par la loi dans tous les pays où ils vivent et sont classés dans l’Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (CITES), qui interdit leur commercialisation. Ce texte a été signé par plus de 160 pays dans le monde.


Mais sur le terrain, leur statut d’animaux protégés reste très théorique et n’empêche ni le braconnage, ni la destruction de leur habitat. Leur territoire est souvent difficile d’accès, ce qui complique les contrôles, d’autant que les pays qui les abritent manquent de moyens financiers et sont parfois le théâtre de conflits armés. Enfin, il est difficile d’interdire la consommation de viande de singe quand les populations locales souffrent d’une extrême pauvreté.

Extrait d'un article de GB, 
ingénieur écologue, 
directeur de la publication 
responsable et fondateur de "conservation-nature.fr'

170-41 - Paire de poulains pour Michele

Pour fêter les 170 ans du premier timbre-poste français, j'ai choisi d'envoyer à mon amie Michele deux jeunes poulains s'égayant dans la pâture, avec leurs cabrioles et leurs soudaines  accélérations, juste pour sentir le vent dans leur jeune crinière.

Le cheval est l'un de mes animaux préférés, qui a tant fait pour l'évolution de  l'homme depuis que ce dernier l'a domestiqué.
Céramiques en raku créées par la céramiste Catherine Finot, visibles sur le site de l'atelier de poterie de Nemours 
Je t'en souhaite bonne réception, mon amie, ainsi qu'un bel été !

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LA DOMESTICATION DU CHEVAL 

L’aventure humaine en était encore à ses très longs débuts, quand le cheval fut l’objet de l’attention de l’homme. Au paléolithique, où l’on chassait pour subsister, les hommes ont fait grande consommation de cette espèce, particulièrement abondante au plus fort de la dernière glaciation (glaciation de Würm), qu’était le cheval Ils l’ont représenté notamment sur les parois de leurs cavernes, à la fois abris et sanctuaires. Le cheval faisait concurrence aux autres gibiers : bisons, aurochs, bouquetins, etc. Comment le cheval est passé du statut de gibier à celui du compagnon de l’homme tel que nous le connaissons aujourd’hui? Quel à été le processus de domestication et surtout pour quelles raisons l’homme à souhaiter dompter l’animal?

LE CHEVAL : DU GIBIER A L’ANIMAL DOMESTIQUE

 

Au demeurant, il n’est pas interdit de penser que l’homme ait pu éprouver le besoin de se constituer des réserves alimentaires sur  pied  en gardant vivants certains des chevaux (ou des rennes) qu’il avait piégés dans des corrals. Cependant, s’il avait déjà une première expérience de domestication avec le chien, il ne poussa pas la relation aussi loin avec le cheval.
Puis vint, avec la fin de la glaciation, le recul de la steppe, une toundra, et l’avancée de la forêt partout en Europe occidentale. Le cheval a disparu temporairement des faunes archéologiques (en contextes épipaléolithique et mésolithique) et paléontologiques. Au début de l’holocène, vers 8000 av. J.-C., on a vu que le cheval s’est retiré de son aire occidentale, conservant çà et là des îlots de populations relictuelles, notamment en Espagne et en France, le gros des populations équines se répartissant entre l’Est européen et l’Asie centrale. Pendant la plus grande partie du néolithique, le cheval est absent ou presque. Mais au néolithique récent (début du IVe millénaire av. J.-C.), sa fréquence augmente ponctuellement en Europe centrale, probablement à la faveur du déboisement qui a mis de vastes terrains découverts à sa disposition.
Ces chevaux, contemporains par exemple de la culture Altheim (3800 à 3400 av. J.-C.), se situaient entre 125 et 145 cm au garrot.

LES DEBUTS DE LA DOMESTICATION DU CHEVAL

 

Dans le contexte culturel et scientifique du XIXe siècle, où les races domestiques étaient en voie de sélection et de fixation, avec la création des livres d’origines (herd- books et stud-books), les spécialistes de l’époque voulurent trouver ou imaginer, pour chaque type d’une espèce domestique, un ancêtre particulier.
Entre autres:
–   Sanson (1869) identifiait huit types de chevaux, chacun avec “son” ancêtre ;
–   Franck (1875) distinguait plus simplement, parmi les chevaux domestiques, les chevaux d’origine orientale à “sang chaud” et les chevaux d’origine occidentale à “sang-froid” ;
–   Antonius (1922) différenciait les trois groupes suivants: Equus orientalis descendant du Tarpan, Equus férus descendant du Cheval de Przewalski et Equus robustus descendant des chevaux pléistocènes d’Europe occidentale (cheval germanique…).

Ces théories sont aujourd’hui dépassées et l’on en revient à l’opinion première de Darwin (1868), qui admettait l’origine mono spécifique du cheval domestique. Mais, dans l’aire de distribution eurasiatique encore très vaste que conservait le cheval holocène, on conçoit que de nombreuses formes locales se soient trouvées, adaptées à des conditions de milieux diverses, et que la domestication du cheval, si elle a été pluri- centrique, ait pu faire appel à différentes formes sauvages de la même espèce, comme ce fut le cas du chien ou du bœuf.
Des formes locales de chevaux, on en connaît au moins deux, l’une en Europe, récemment disparue, le Tarpan (mot kirghize pour cheval sauvage), et l’autre en Asie centrale, toujours vivante, le Cheval de Przewalski (ou Taki, en Mongol). Ce sont les ancêtres du Tarpan qui ont été domestiqués, sous leur forme steppique (Europe orientale), scythe (Balkans et Anatolie), sylvestre (Europe occidentale du Nord) ou lusitanienne (péninsule Ibérique).

POURQUOI LE CHEVAL FUT-IL DOMESTIQUE?

 

Ce n’est certainement pas parce que le cheval est plus abondant sur certains sites de la fin du néolithique de l’Europe centrale qu’il faut en conclure qu’il était nécessairement domestique: il a pu être chassé, comme
il l’avait été aux temps paléolithiques. Disposant déjà des principales espèces productrices de viande (mouton, chèvre, bœuf et porc), l’homme aurait été curieusement inspiré, a priori, d’entreprendre la difficile domestication d’un animal puissant et rebelle dans ce seul but. En revanche, rien ne s’opposait à ce qu’on le chassât, sans pour autant avoir dû le domestiquer, lorsqu’il fut redevenu localement abondant.
D’autres raisons de la domestication du cheval doivent donc être recherchées, qui seraient plutôt d’ordre culturel et économique, et qui sont certainement en relation avec l’habitat naturel des hommes, l’immensité des étendues de l’Europe orientale et ses ressources. Anthony fait une analyse approfondie des circonstances écologiques et anthropologiques qui ont entouré le contexte de Serednij Stog. Il souligne que l’innovation – en l’occurrence la domestication d’une nouvelle espèce – est fille de la nécessité : une pression démographique s’est exercée aux limites de la steppe ukrainienne et des forêts bordant les fleuves, zones écologiquement les plus riches. Des populations néolithiques de la culture de Cucuteni-Tripolije se sont déplacées jusqu’au Dniepr, où elles sont entrées en contact, vers 4500 av. J.-C., avec les populations mésolithiques de la culture indigène Dniepr-Donets I, auxquelles elles ont communiqué les techniques de l’élevage pastoral.
L’accroissement de la population aurait déterminé une diminution des ressources naturelles, compensée par l’élevage et la culture de l’orge. Mais la démographie et la sédentarisation firent reculer les bois et leurs habitants, gibiers privilégiés; le cheval, qui hantait la steppe de l’arrière-pays, prit de l’importance dans les tableaux de chasse. La culture Dniepr- Donets II se convertit, vers 4200 à 4100 av. J.-C., dans la culture Serednij Stog, qui est marquée par la déforestation, une plus grande dépendance vis-à-vis des ressources de la steppe et de l’utilisation du cheval. Entre 4300 et 3800 av. J.-C. survint un épisode climatique plus froid, l’oscillation de Piora; ce passage fut peut-être un auxiliaire précieux dans le processus de la domestication, en motivant les hommes, dont les troupeaux de moutons et de bœufs résistaient mal au refroidissement. Les chevaux constituaient une réserve alimentaire mieux adaptée aux rudes conditions, il devenait avantageux de la contrôler. On est donc encore loin des débuts de l’équitation au sens propre du terme.
Au début des âges des métaux, il devenait urgent de développer les moyens de transport des combustibles et des métaux. Connaissant déjà la “technologie” de la traction par les bœufs, probablement aussi par les ânes, il suffisait d’y adapter le cheval. Mais cette proposition est en réalité plus un effet qu’une cause de la domestication du cheval, car les conséquences d’une innovation ne peuvent pas être anticipées. La question, on le voit, reste ouverte.
Extrait d'un article sur WIKIHORSE