Comme à chaque fois que je fais une série, j'ai pris l'habitude de m'adresser un spécimen pour conserver en mémoire le tissu support, le format et la manière dont j'ai réfléchi à la composition.
Voici donc comment je me suis fait plaisir en m'adressant un brin de muguet en provenance de cette jolie charrette parisienne et du sourire de la vendeuse de bouquets odorants, immortalisée sur une photo magnifique du grand photographe Georges Martin, découvert à cette occasion
J'ai toujours beaucoup apprécié le 1er mai, et les deux traditions qui y sont liées à cette date :
- ayant la chance de vivre à la campagne, gamine, j'allais avec ma mère et ma soeur fin avril cueillir du muguet dans les bois aux alentours de mon village et nous en ramenions de bien beaux bouquets odorants qui parfumaient notre maison.
- le 1er mai, nous allions en offrir des brins à toute la famille géographiquement proche, comme porte-bonheur et nous faisions cela, à pied, car ce jour-là, Fête des Travailleurs, était une vraie journée de Fête, une journée fériée, payée et chômée, que chacun pouvait utiliser à sa guise.
C'était et c'est toujours un jour de mémoire en souvenir des luttes de nos ainés qui se sont battus pour obtenir des conditions de travail plus dignes, pour les ouvriers. Il n'est pas question que cela change. On ne nous volera pas ce jour férié, payé, chômé et laïc.


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