1 mai 2018

Pigeon vole, pour Pascale - Carnet 12-5/1

Avec un peu de retard pour l'anniversaire de Pascalou, j'ai décidé de lui faire un carnet-navette 
sur les traditions de sa région, désormais nommée Hauts de France. 
C'est par  la colombophilie que je commence, c'est-à-dire l'art d'élever et de 
faire concourir les pigeons voyageurs par les coulonneux. 

Véritable religion, la colombophilie est un sport très pratiqué dans la région Hauts-de-France. 
C’est un sport non officiel et très peu connu, une pratique ancestrale qui se transmet de génération
 en génération. Dans le Nord de la France, il n’y a pas de quartier qui n’ait son coulonneux ! 
De Dunkerque à Lille, environ 10 000 personnes pratiquent ce sport populaire
sur 20 000 au total en France !

A partir de la seconde moitié du 19e siècle, la colombophilie est très clairement promue par l’industrie minière parmi les sports et les loisirs des ouvriers. A l’époque, les compagnies des mines régionales puis les Houillères ont fortement encouragés la pratique de la colombophilie.

Dans la mesure où c'est une surprise, j'espère que cette première page sur les traditions
du Nord plaira à Pascalou : je lui en souhaite bonne réception!

Extrait du blog d'André Marles : 
L'élevage ainsi que les compétitions de pigeons voyageurs étaient l'un des grands passe temps favoris des mineurs de notre région.
Comme le stipule Frederic Denhez dans son ouvrage " Les Gueules noires ": " Le pigeon était une promesse d'évasion spirituelle pour les mineurs. Les symboles sont souvent caricaturaux: sortant de l'obscur monde souterrain, le mineur se projetait dans cet être blanc qui s'échappait à son gré..."
Soucieuses de la paix intérieure de leurs employés, les compagnies des mines régionales finançaient certaines associations sportives ou de loisirs où participaient les membres de leur personnel.
Les compagnies acceptaient même que les mineurs bâtissent des pigeonniers, parfois imposants dans les jardins des habitations qu'elles mettaient à leur disposition.
A travers cette passion, le mineur était en quête d'une certaine autonomie qu'il ne trouvait que très rarement à la fosse où il travaillait comme dans les corons où il habitait....

***
un petit clin d'oeil avec la chanson de Barbara : au bois de Saint-Amand ,
émaillée de "pigeon vole"

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