Merci infiniment Vincent de ce chouette mail-art : tu sais que ce monde-là est celui de mes origines et que j'en suis fière. Cela me touche beaucoup, merci infiniment.
Blog d'art-postal, essentiellement textile , créé pour satisfaire toutes mes envies de couture, broderie, embellissement, collages et autres fantaisies... en les appliquant aux univers riches et variés induits par les timbres postaux. Il peut m'arriver d'y noter mes coups de coeur pour des expositions ou des artistes, sources d'inspiration ou d'émotions. BIENVENUE!
19 décembre 2025
MO10 - Les ouvriers au travail à l'usine, comme l'a chanté Jean Ferrat avec "Ma môme", par Vincent
14 octobre 2025
MO009 - Sortie des ouvriers de l'Arsenal de Toulon, de l'Etre anonyme
![]() |
| Sortie des ouvriers de l'Arsenal à Toulon sur une carte postale ancienne par la Porte Castigneau - 1903 |
Merci à l'Etre anonyme d'avoir déniché ce poème de Prévert que je connaissais déjà (mais dont je ne me lasse pas ) et de l'avoir associé à cette carte postale ancienne.
On y voit la sortie des nombreux ouvriers de l'Arsenal de Toulon où l'effectif monta jusqu'à 5000 personnes vers 1860.
Art. 1er – La suppression des entreprises et prix-faits dans l’arsenal, et que dans la fixation des fonds, celui pour le salaire des ouvriers ne donne plus lieu à cette classe précieuse de sujets, à s’expatrier et à porter leurs utiles services à la première puissance qui veuille lui donner du pain : cette émigration devient chaque jour plus frappante et les suites politiques plus à craindre. »
C’est donc dans ce climat de misère et d’effervescence politique qu’éclate l’insurrection du 23 mars 1789.
Dans le domaine politique, « les classes inférieures ont été pendant de très longues périodes des classes silencieuses ». Ce silence relatif n’a pourtant pas évité aux classes inférieures d’apparaître menaçantes aux yeux des élites, si bien que la prise de parole par le peuple est déjà une subversion historique. La Révolution française représente un moment privilégié pour scruter les ouvriers de l’arsenal. À la fin de l’Ancien Régime, le peuple est sujet et non citoyen, il forme un peuple, et même un bas peuple, sans droits politiques. Or, à partir de 1789, nous assistons à la conquête de la politique par les ouvriers de l’arsenal de Toulon : ils s’emparent des droits politiques dans les assemblées primaires, ils travaillent pour la Nation et la défense de la Patrie, ils ont conscience d’appartenir aux couches populaires. Reprenons l’exemple des événements de mars 1789. Le 23 du mois, les délégués des corporations se réunissent à l’Hôtel de Ville afin de rédiger les cahiers de doléances. Le « bas peuple » de Toulon se regroupe dans « la salle basse de l’Hôtel de Ville » mais suite à un incident à propos de l’interprétation du code électoral, les assemblées tournent à l’émeute. Les maisons des archivistes sont pillées et le piquet pour un temps suspendu. L’aspect anti-municipal est également présent : la maison du maire est saccagée, et c’est à cause de l’interprétation du règlement électoral que les catégories populaires, massivement exclues des assemblées, se soulèvent. L’émeute constitue alors un moyen de se faire représenter. La particularité de Toulon vient de ses ouvriers de la Marine qui se mobilisent avec « la plus basse classe » et profitent de l’appui des artisans, des commerçants et de leurs employés que le chômage à l’arsenal pénalise. Ils prolongent la lutte en adoptant la grève comme moyen de pression sur les institutions. « Le 25 mars les ouvriers de l’arsenal s’attroupèrent, la cloche les appela vainement au travail, ils refusèrent d’aller à l’ouvrage se plaignant avec aigreur de l’inexactitude de leur payement ». Le commandant de la Marine ne doit sa survie qu’au don de 60.000 livres versé par un imprimeur toulonnais pour le règlement de la solde des ouvriers. Et c’est en autorisant les ouvriers de l’arsenal à élire leurs propres députés que les autorités municipales désamorcent une crise profonde.
Conscience politique et conscience de classe
Revenons à la question posée dès l’introduction : comment se forme une classe ouvrière à la fin de l’Ancien Régime et au début du XIXe siècle ? Nous pensons qu’elle se forme en partie par la politisation des ouvriers.
Le premier élément fédérateur parmi ces ouvriers, nous l’avons dit, c’est le travail. Celui-ci influence les comportements au-delà des problèmes de salaires. Il touche au corps et aux mentalités par les pratiques et les techniques qu’il met en œuvre et que les ouvriers adoptent selon des normes édictées par la hiérarchie et selon un ensemble de routines destinées à s’approprier leurs moyens de productions. Il est vrai que l’arrivée des ouvriers du fer, aux dépends des ouvriers du bois, a modifié la structure de la population ouvrière toulonnaise, qu’elle a changé bon nombre de traditions, notamment en brisant les « dynasties » familiales de charpentiers et en faisant appel à des entreprises civiles possédant le savoir-faire métallurgique (un savoir-faire qui dépasse celui des chaudronniers et des fondeurs de l’Ancien Régime). Comme en témoigne l’amiral Jurien de La Gravière dans ses mémoires, « la vapeur est venue apporter dans les conditions de notre métier plus qu’un changement radical : elle a produit une révolution ; elle a bouleversé de fond en comble nos traditions, nos plaisirs, nos usages et jusqu’à nos mœurs ». Jusqu’au premier tiers du XIXe siècle, les ouvriers mécaniciens et chauffeurs de l’arsenal sont des étrangers issus de l’industrie privée et bien payés – en tout cas, mieux que leurs collègues des métiers traditionnels. Ils défendent leur savoir-faire en interdisant d’approcher des machines qu’ils conduisent, même si apparemment la plupart d’entre eux possèdent une expérience et une habileté moindres que les ouvriers anglais.
Mais le changement de mentalités est-il si mécanique et si radical ? Sewell avance que « la solidarité de classe, lorsqu’elle apparut pour la première fois au début des années 1830, fut la généralisation, la projection à un niveau supérieur de la solidarité corporative. La fraternité plus large de tous les ouvriers ne devient concevable qu’à partir du moment où les corporations ouvrières se perçurent comme de libres associations de citoyens au travail productif et non comme un corps distinct, voué au perfectionnement d’un art particulier. ». Or, pour le cas de l’arsenal de Toulon, nous peinons à trouver cette solidarité corporative dans le sens où nous avons affaire à un monde déjà industriel. Les corporations toulonnaises semblent intégrer les maîtres des arsenaux, mais seulement eux. Ces instances sont trop étroites pour embrasser les mouvements de 1789 ; les ouvriers de l’arsenal ont participé à d’autres formes de sociabilité au premier rang desquelles le club des Jacobins et le Comité central des ouvriers, syndicat avant la lettre pourrait-on dire. Leur sociabilité sous l’Ancien Régime et la Révolution est toutefois moins difficile à trouver que celle sous l’Empire. D’une part, parce que les confréries ou les clubs ont des buts publiquement présentés ; d’autre part, parce que le caractère policier du système napoléonien a atomisé le mouvement ouvrier. Par exemple, en 1807, le Préfet maritime de Toulon déclare qu’il « est défendu à tous officiers civils et militaires, officiers de santé, sous-officiers, officiers-mariniers, matelots et soldats, maîtres, contre-maîtres et ouvriers de l’arsenal, novices et mousses et autres employés tenant au service de la marine, de se trouver dans les maisons ci-après désignées. (...) Tout employé de la marine, sans distinction de grade, qui sera trouvé dans ces maisons, sera arrêté et puni avec la dernier sévérité ». Mais à ce moment-là, sous l’Empire, apparaissent les sociétés de secours mutuels. Sewell écrit à leur propos qu’elles étaient des « versions postrévolutionnaires des confréries d’Ancien Régime » : elles se chargent des funérailles, portent le nom d’un saint patron qu’elles fêtent. Outre ces activités, la société organise parfois des sorties dominicales pour les ouvriers, leurs familles et leurs amis. Ainsi, sous leur forme publique apparente, malgré leurs petits effectifs apparents, les sociétés de secours mutuel comprennent, toujours d’après Sewell, l’ensemble des membres d’un même métier. Et quand bien même la société ne regrouperait qu’une minorité, elle fournirait le symbole d’une organisation œuvrant tant d’un point de vue moral que pratique pour tous les ouvriers. Nous tentons d’appréhender ce mouvement de société mais il est très difficile d’en saisir la composition et la vie intérieure (débats, discussions). Les archives départementales et municipales sont peu nombreuses sur ce thème et durant ces années.
Nous avons vu que l’identité maritime de ces ouvriers est indéniable mais elle se nourrit d’influences diverses qui lui donnent son originalité. Les ouvriers font bien partie du peuple mais là encore, il n’y a pas unanimité : la diversité des métiers et des statuts professionnels, la contingence des carrières et le milieu familial incitent l’historien à appréhender le monde ouvrier toulonnais comme un monde pluriel. Enfin, les ouvriers de l’arsenal de Toulon possèdent une conscience politique, souvent confuse car soumise au poids de la tradition, de la hiérarchie et surtout des événements. Ils forment bien la base de la classe ouvrière chère à Flora Tristan, mais une classe en gestation et qui ne bénéficie pas encore des apports théoriques et politiques du XIXe siècle.
Source : Auteur Julien Saint-Roman, professeur certifié du secondaire, actuellement ATER à l’Université de Provence, poursuit une thèse sur Les ouvriers de l’arsenal de Toulon (1760-1820) sous la direction de Mme Christine PEYRARD au sein du laboratoire TELEMME. Intégré au groupe de recherche « Lumières et Révolution française : processus de civilisation » ainsi qu’au séminaire d’histoire moderne, Julien Saint-Roman a participé à diverses manifestations d’histoire sociale et d’histoire de la Révolution française.
Référence électronique Julien Saint-Roman, « Les ouvriers de l’Arsenal de Toulon, 1760-1820 », Rives méditerranéennes [En ligne], Varia, mis en ligne le 15 octobre 2012, consulté le 13 octobre 2025. URL : http://journals.openedition.org/rives/4460 ; DOI : https://doi.org/10.4000/rives.4460
27 août 2025
MO008 - Définition et illustration de ce qu'est un ouvrier, en France comme aux USA, par l'Être anonyme
Pour son envoi du jour, l'Être anonyme a repris la définition officielle de ce qu'est un ouvrier car pour beaucoup de gens, ce type de métier est devenu tellement connoté négativement qu'on ne veut plus du tout pouvoir être identifié à ce type de travailleur.
C'est particulièrement vrai en France, d'où le besoin que j'avais de voir honorer toutes ces personnes, tombées dans l'oubli, alors qu'elles ont largement contribuer à faire tourner l'industrie française, dès le début de l'ère industrielle et tout au long du 20e siècle.
Moi je suis issue de ce milieu-là, et j'en suis particulièrement fière quand je fais le constat des valeurs de travail, de probité, d'honnêteté, de persévérance qui nous ont été inculquées. Je remercie mes parents qui ont très bien compris qu'il fallait absolument tout faire - et qui se sont serrés la ceinture pour cela- afin que nous puissions étudier et apprendre un vrai métier, eux qui ont connu la guerre et qui ont dû quitter l'école à 14 ans pour pouvoir ramener vite un (petit) salaire à leurs parents.
20 août 2025
MO007 - Force et dignité des luttes ouvrières, avec Rose Zehner, de la part de Vincent
Aujourd'hui encore Vincent me gâte avec un nouveau mail-art sur mon thème "en mémoire du monde ouvrier de France".
Cette fois c'est par le biais d'une photo de Willy Ronis que le monde ouvrier est représenté : voici l'histoire incroyable de cette photo et celle de la syndicaliste Rose Zehner, s'adressant aux femmes de son atelier en vue d'une grève à suivre chez Citroën Javel, en 1938 ! Bravo à elle, elles n'étaient pas si nombreuses les femmes à oser prendre de telles responsabilités et à oser tenir un poste si exposé !
![]() |
| Rose Zehner, déléguée syndicale CGTU-Manifestation chez Citroën Javel en 1938-Photo de Willy Ronis |
Rose Zehner, née Rose Francine Goderel, à Paris (XVe), le 8 avril 1901 et morte le 1er août 1988 à Laigle dans l'Orne.
19 juin 2025
MO006 - Chant populaire ouvrier de 1846, de L'Être anonyme
Quand je vous dis qu'il est très difficile de parler encore et d'illustrer le monde ouvrier en France, ma correspondante bretonne L'Être anonyme vient de s'en rendre compte!
Pour joliment compenser ce manque d'images, elle m'adresse d'une façon très originale les paroles du "Chant des ouvriers" de 1846, écrit paroles et musique par Pierre Dupond (1821-1870). Sous la forme d'un hexagone (=la France), le mail-art présente sur chacun des ses côtés un couplet de la chanson, au centre le refrain final et sur chacun des angles de la figure géométrique le timbre ainsi qu'une fraction de mon adresse. Quelle belle idée !
Je ne connais pas encore ce chant mais je vous propose de l'écouter, interprété par le Groupe Tapage Nocturne :
Des Dupuis, des Durand... Hommage à un Dupont. On ne lit plus Pierre Dupont. Les histoires de la littérature ignorent ou ne le mentionnent qu'en raison de l'intérêt que Baudelaire lui portait. Pierre Dupont, il est vrai, n'appartenait pas au milieu littéraire, n'était pas poète poli au contact des écoles savantes, mais un ancien canut lyonnais devenu chansonnier populaire autodidacte, chantant lui-même ses chansons qui décrivaient la misère, les révoltes des paysans et des ouvriers. C'est sur les paroles du chant des ouvriers que nous avons écrit cette mélodie valsée, hymne que nous reprenons tous en cœur pour finir, en hommage...
Christelle DURAND : accordéons diatoniques SOL/DO et RÉ/SOL Stéphane DURAND : Vieille acoustique et électro-acoustique Régis DUPUIS : Cornemuse 20 et 23 pouces et accordéon SOL/DO Brigitte DUPUIS : chant et voix Emmanuel "Manu" DUPUIS : Violon Guillaume DURAND : clarinette et saxophone Christophe Brégain : percussions Rémy Abiven : Contrebasse Co-prod : sutiod Blatin - Tapage - 2000 Enregistrement / mixage : Fred Ibanez Maquette et Desing : Régis Dupuis Photos : Jeff Dantin, François Laugine, Patrice Dalmagne Distribution : L'AUTRE DISTRIBUTION
Dans sa préface au recueil Chants et chansons de Dupont, Baudelaire écrit en 1851 un vibrant hommage à l'homme et au poète : «Raconter les joies, les douleurs et les dangers de chaque métier, et éclairer tous ces aspects particuliers et tous ces horizons divers de la souffrance et du travail humain par une philosophie consolatrice, tel était le devoir qui lui incombait, et qu'il accomplit patiemment. Il viendra un temps où les accents de cette Marseillaise du travail circuleront comme un mot d'ordre maçonnique, et où l'exilé, l'abandonné, le voyageur perdu, soit sous le ciel dévorant des tropiques, soit dans les déserts de neige, quand il entendra cette forte mélodie parfumer l'air de sa senteur originelle,
24 mai 2025
MO05 - Hommage aux ouvriers maghrébins, par Vincent
Vincent est l'un des mes correspondants le plus assidu sur mon thème "en mémoire du monde ouvrier" et je l'en remercie vivement.
Il a été inspiré cette fois par un documentaire "504" de Mohamed El Khatib, diffusé sur France3, dont voici le résumé :
Trois chiffres, quatre roues, et des milliers de souvenirs sous le capot. Qu'auraient été les retours au bled sans la 504, cette bagnole capable d'avaler sans broncher les kilomètres, lestée de pyramides de valises, de casseroles et de gazinières? De cet increvable "chameau mécanique" Mohamed El Khatib fait le oteur d'une plongée vivante et intime dans l'histoire populaire. Mêlant son propre récit familial aux témoignages de celles et ceux qui ont vécu cette transhumance estivale vers le Maghreb....
...Derrière l'anecdote des souvenirs vacanciers pointe l'inconfort de ceux qui revenaient au pays dans leurs plus beaux habits, cherchant à incarner prospérité et réussite alors qu'ils "étaient écrasés et broyés toute l'année". Et le mal-être ressenti de 'être plus vraiment d'ici ni complètement de là-bas...(source Telerama n°3891-3892 du 07/08/24).
Ils ont vécu dans les foyers Sonacotra, travaillé dans le béton, le bitume, l'acier, sur les chaines de montage. Leurs mains ont bâti la France, des années 60 à 80, dans l'ombre.
***
Il y a combien de kilomètres entre l’Aveyron et l’Algérie ? Beaucoup je crois.
Mais nous y sommes. Sur les routes de l’Aveyron, c'est l’été. Fenêtres ouvertes et musique à fond. On chante en yaourt : “Ya rayah win m’safar trouh taya wa twali”. On ignore ce que ça dit mais la bagnole devient un club, et tout de suite.Plus tard, on saura que “Ya Rayah”, ça veut dire “toi qui t’en vas”. Que cette chanson parle d’Ulysse, des arabes, des juifs, des ritals ou de ceux qu’on appelle aujourd’hui “les migrants”. Ça fait du monde. Tous ceux qui quittent. Parfois pour le pire.
Cette chanson dit ceci : Toi le voyageur, où vas-tu ? Tu t’épuiseras et reviendras. Combien de gens peu avisés l’ont regretté avant toi et moi.
Une chanson de l’exil, avec l’espoir au départ et la souffrance pour point de chute. Une chanson écrite à Paris. Dans le Paris immigré du début des années 70. L’auteur, c’est Dahmane El Harrachi, maître du chââbi algérois, dont voici la voix.Rachid Taha reprend cette chanson une première fois en 1993. En Algérie, ce sont les années noires. Là-bas, et ici, on entend les mots Front Islamique du Salut. “Ya Rayah” passe alors totalement inaperçu.Taha ressort le titre fin 97 et en Mai 98. Or le 12 Juillet 1998, il se passe ceci…Jacques Vendroux au micro. La France est black blanc beur ! Tout le monde s’aime ! Le monde est merveilleux. A partir de là “Ya Rayah” devient une chanson qui fait le tour du monde et Rachid Taha devient star internationale.Au début des années 90, il a posé les fondements de l’électro à la sauce arabo–franco–anglaise avec un album injustement méconnu. En 98, la musique électronique française dite French touch explose enfin... et lui fait quoi ? Il remplit un devoir de mémoire.De ce début de la chanson, il disait : Il suffit d’écouter l’intro jouée au luth pour se rendre compte du respect envers l’auteur, envers son histoire et envers ceux à qui s’adresse cette complainte.A ce respect de l’histoire, Rachid Taha ajoute une pulsation du futur, conçue par le producteur anglais Steve Hillage. Chaâbi traditionnel et techno s’allient dans la transe. Et "Ya Rayah" réconcilie.Une réconciliation entre la première génération d’immigrés, que raconte cette chanson. Une génération hantée par le retour au pays. Une réconciliation avec leurs fils et leurs filles qui sont d’ici et qui ont hérité d’une nostalgie pour un pays qu’ils ne connaissent pas.Ce “Ya Rayah” des dancefloor par Rachid Taha, c’est la fierté, la célébration moderne d’un patrimoine. Des nuits de joie sur des larmes.
29 avril 2025
MO04 - A partir de 1880, revendication pour le passage aux huit heures de travail quotidien, par Vincent
Vincent me fait très plaisir en m'adressant aujourd'hui un mail-art sur le monde ouvrier, thème qui l'interpelle ; je l'en remercie infiniement car ce n'est pas un sujet qui intéresse grand monde!
Et pourtant tous ces ouvriers et ces ouvrières ont largement contribué à l'enrichissement du pays, après-guerre mais aussi jusqu'au moment des "trente glorieuses", ce que beaucoup de personnes semble avoir oublié aujourd'hui, quand ils n'en ont pas honte.
Beaucoup de ces petites abeilles y ont laissé leur santé, ont eu une vie raccourcie souvent pénible et n'ont guère eu le temps de bénéficier d'une retraite, trop abimés ou malades pour cela.
![]() |
| mail art recto |
![]() |
| mail-art verso |
![]() |
| l'affiche originale et le contexte de sa parution |
Date de publication : Octobre 2003 Auteur : Danielle TARTAKOWSKY















