11 août 2026

Attention aux voleurs d'eau : déjà en 1989, Henri Salvador nous alertait

L'eau c'est la vie et c'est un bien commun. 
Pourtant certains se l'approprient à nos dépends : 

Les sources et les nappes phréatiques sont mises à mal par les sociétés d'embouteillages de l'eau, même si cela lèse grandement les producteurs locaux (agriculteurs, éleveurs, maraichers),

 Certains villages depuis plusieurs années n'ont plus d'eau potable au robinet, tant elle a été viciée par des polluants éternels et autres résidus de pesticides

L'agro-industrie et tous les lobbyes de l'agro-chimie font voter des lois au mépris de toute démocratie pour en détourner un maximum en demandant l'extension des méga-bassines, afin de continuer à cultiver des céréales gourmandes en eau. 

Pourtant jamais la sécheresse n'a fait autant de dégâts partout, les paturages même en altitude sont devenus paillassons, et les éleveurs ayant déjà commencé à utiliser le stock de fourrage prévu pour la mauvaise saison, se demandent ce qu'ils pourront donner à manger aux bêtes cet hiver. 

La multiplicité et la propagation de méga-feux qui détruisent nos paysages et nos habitations n'a jamais été si importante sur le territoire français où cela brûle partout : et nous savons tous combien il est important d'avoir beaucoup d'eau à disposition pour les pompiers et tous les sauveteurs bénévoles. 

INDISPENSABLE A LA VIE, L'EAU EST UNE RESSOURCE ESSENTIELLE QUI SE RAREFIE.  

Alors à chacun de nous d'adopter de bonnes habitudes, des gestes de préservation pour ne surtout pas la gaspiller
et à exercer une vigilance active pour alerter les autorités responsables à chaque fois qu'un détournement ou un prélèvement illégal est constaté. 

***
Même s'il n'est pas réputé pour sa  sensibilité à l'écologie, dans cette chanson  Henri Salvador chantait déjà en 1989 tout ce qui touchait au détournement de l'eau pour en faire du profit. 
Henri Salvador - Les voleurs d'eau (Audio officiel) - 1989
vidéo publiée sur le site Youtube de 100% Chansons françaises

VOLEURS D’EAU 

Ils détournent la rivière, là haut, là haut
Ils se moquent de nos misères, là haut, là haut
Si la soif nous affaiblit
Et si nos sources sont taries
Tous nos troupeaux
Vont périr l'un après l'autre, là haut, là haut
Il faut sortir nos fusils, là haut, là haut
Il faut lutter pour nos vies
Mais d'abord il nous faut parler
A ces gringos
Tantôt
Nos terres sont les plus fertiles
C'est l'eau, c'est l'eau
Et nous vivions si tranquilles
De nos travaux
Quand nous montions dans nos barques
Lorsque nous pêchions dans le lac
Heureux, heureux
Ils veulent construire un barrage
Là haut, là haut
C'est la vallée qu'ils saccagent
Là haut, là haut
Ils inonderont nos villages
Et nous mettrons dans des cages
Là haut comme des corbeaux
Nous devons les empêcher
Là haut, là haut
De détruire nos foyers
Si beaux, si beaux
Tous les hommes vont s'armer
Toutes les femmes vont les aider
Il faut de l'eau
Il faut de l'eau

Il faut de l'eau
De l'eau
Ils nous montrent des contrats
C'est tout, c'est tout
Qui leur donnent tous les droits
Sur nous, sur nous
Ils veulent nous rayer du temps
Et puis du monde des vivants
Pour de l'argent, l'argent
Que ferions-nous dans leur ville
Tombeau, tombeau
Comme des tigres qu'on exile
Au zoo, au zoo
C'est pourquoi jusqu'au dernier
Nous lutterons pour exister
Pour l'eau, pour l'eau, pour l'eau, pour l'eau...
De l'eau, de l'eau, de l'eau...

Source : LyricFind - Paroliers : Bernard Michel / Henri Salvador -Paroles de Les Voleurs d’eau © Allo Music Editions

Logo et actions du Collectif Eau Voleurs

Nouveau stampoem de Rémy, dédié à l'été

Même au plus fort de la chaleur caniculaire qui nous submerge, inlassablement, Rémy est toujours aussi actif : je vous présente son tout dernier "stampoem", qu'il dédie à ce qui était encore il y a peu la belle saison.
 

Il nous souhaite un bel été en n'oubliant pas d'être heureux avec un timbre coquin de son cru. 

Merci beaucoup Rémy, pour ta constance et pour tes mailarts si originaux. Je te souhaite aussi de passer le meilleur été possible, en Haute-Vienne. Prends bien soin de toi. 

9 août 2026

L'art postal au jardin : L'exposition 2026 du MIAP de Christophe, à l'honneur dans le Dauphiné Libéré

A l'occasion d'une série d'été sur les petits musées de la région, le Dauphiné Libéré met aujourd'hui en lumière l'art postal : la journaliste met l'accent sur cette belle activité qu'est le mail-art en parlant chaleureusement de la nouvelle exposition du Musée International de l'Art Postal (le MIAP) de notre ami et correspondant Christophe Blaise, à Rencurel (Isère).

Pour la saison 2026, son dernier appel à mail-art sur le thème "Quoi ma gueule ?"  lui a permis de recevoir quelques 300 pièces timbrées et postées, qu'il a exposées dans son MIAP, musée petit par la taille car installé  dans une cabane de jardin mais tellement remarquable par la créativité et l'inventivité des auteurs de ces courriers originaux.

Christophe Blaise devant la galerie de portraits de sa dernière exposition, sur le thème “Quoi ma gueule ?”.  Quelque 300 portraits réalisés par des artistes amateurs et professionnels du monde entier sont présentés cette année au Musée international de l’art postal./ Photos B.D. / Le Dauphiné Libéré

article de Bénédicte Dufour, dans le Dauphiné Libéré du 9 août 2026 

Si vous passez par le Vercors cet été, n'hésitez pas à faire un petit détour par Rencurel pour visiter cet  incroyable petit musée et découvrir l'art postal et toutes les fantaisies qu'il permet.
Ouvert à la belle saison, de début mai à fin septembre (sauf quelques jours en aout), 
 le MIAP se visite sur RV - l'entrée est gratuite 
adresse :  192 chemin de la Lauze à RENCUREL
Tél : 06.77.25.99.05
email : basile.tof@gmail.com

6 août 2026

On l'appelait Le Maestro : adieu Francesco Guccini, chanteur de l'amitié et des gens simples!

Francesco Guccini - photographie de La Presse

Tout le peuple italien en deuil rend hommage à Francesco Guccini, l'un des plus grands auteurs-compositeurs-interprètes de la Péninsule. Ses chansons, d'une grande portée artistique, existentielle, politique et sociale, ont marqué l'histoire de la chanson italienne. L'artiste s'est éteint à son domicile de Pavana, à l'age de 83 ans. "Guccio" comme il était aussi surnommé, était très populaire et très aimé, beaucoup par les provinciaux et les petites gens :  aujourd'hui beaucoup ont le sentiment d'avoir perdu un ami véritable. 

Je vous mets un lien vers son site internet officiel où  sa biographie est détaillée, lui l'enfant de Modène né le 14 juin 1940 soit quatre jours après l'entrée en guerre de l'Italie fasciste. 

Au cours des cinq décennies de sa carrière musicale, il a enregistré 16 albums et collections en studio et 6 albums live. Il est aussi écrivain, ayant publié des romans autobiographiques et des romans noirs, ainsi que comique. Francesco Guccini a également travaillé comme acteur, compositeur de bandes sonores, lexicographe et dialectologue.
Ses textes ont été loués pour leur valeur poétique et littéraire et ont été utilisés dans les écoles de poésie moderne. Guccini a gagné l'appréciation des critiques et des fans, qui le considèrent comme une figure emblématique. Il a reçu plusieurs prix pour ses travaux ; un astéroïde, une espèce de cactus et une sous-espèce de papillon ont été baptisés de son nom. L'instrument principal de la plupart de ses chansons est la guitare acoustique. 
Personnage placé à gauche sur l'échiquier politique, Francesco Guccini a traité des questions politiques et plus généralement du climat politique de son époque dans certaines chansons.
(source Wikipédia)

Comme je ne parle pas sa langue, même si j'ai 50% de sang italien dans les veines, j'ai voulu, avec trois de ses chansons, vous donner à entendre et à lire la grande humanité et le profond engagement de cet immense auteur- compositeur-interprête, qu'était Francesco Guccini.

Premier choix : ode à la liberté

Chanson live La tua liberta - Vidéo publiée sur la chaine Youtube de Haller 

LA TUA LIBERTA / TA LIBERTÉ

Oltre le mura / au-delà des murs
Delle città / des villes
Un orizzonte insegue un orizzonte / un horizon poursuit un horizon
A un'autostrada, un'altra seguirà / une autoroute en suivra une autre
Gli spazi sono fatti per andare / les espaces sont faits pour avancer
La tua libertà / ta liberté
Se vuoi / si tu le veux
La puoi trovare / tu peux la trouver
 
E un uomo saggio / Et un homme sage
Regole farà / fera des règles,
Una prigione fatta di parole / une prison faite de mots ;
I carcerieri di una società /les geôliers d’une société
Ti impediranno di cercare il sole - vous empêcheront de chercher le soleil
La tua libertà / ta liberté
Se vuoi / si tu le veux
La puoi trovare / tu peux la trouver

Fossi un uccello / J’étais un oiseau
Alto nel cielo / haut dans le ciel
Potrei volare senza aver padroni / je pourrais voler sans avoir de maîtres;
Se fossi un fiume / si j’étais une rivière
Potrei andare / je pourrais y aller
Rompendo gli argini nelle mie alluvioni / en brisant les digues dans mes inondations

E boschi e boschi / Et bois et forêts
Cerco attorno a me / je cherche autour de moi
Dov'è la terra che non ha barriere? /  Où est la terre qui n’a pas de barrières?
Dov'è quel vento che ci spingerà / où est ce vent qui nous poussera
Come le vele o come le bandiere / comme les voiles ou les drapeaux ;
La tua libertà / ta liberté 
Se vuoi / si tu veux
La puoi trovare / tu peux l'avoir
Fossi un uccello / J’étais un oiseau
Alto nel cielo / haut dans le ciel
Potrei volare senza aver padroni / je pourrais voler sans avoir de maîtres;
Se fossi un fiume /si j’étais une rivière
Potrei andare / je pourrais y aller
Rompendo gli argini nelle mie alluvioni / en brisant les digues dans mes inondations

Ma sono un uomo / Mais je suis un homme
Uno fra milioni / un parmi des millions
E come gli altri ho il peso della vita / et comme les autres j’ai le poids de la vie
E la mia strada lungo le stagioni / et ma rue au fil des saisons
Può essere breve, ma può essere infinita / peut être courte, mais elle peut être infinie ;
La tua libertà / ta liberté

Cercala / Cherche-la
Che si è smarrita / qui s’est perdue
Cercala / Cherche-la
Che si è smarrita / qui s’est perdue
Cercala / Cherche-la
Che si è smarrita / qui s’est perdue
Cercala / Cherche-la
Che si è smarrita / qui s’est perdue
Cercala / Cherche-là
Source: LyricFind
Songwriters: Francesco Guccin i- lyrics © Sony/ATV Music Publishing LLC
Deuxième choix : une chanson pour la mémoire et que jamais ne soient oubliés les millions de personnes qui partirent en fumée dans les camps nazis. Tout d'abord la version originale chantée par son auteur, puis, en live, cette magnifique chanson interprétée par le groupe folk-rock italien I Nomadi, pour le frisson, lorsque le public reprend à l'unisson. 
La chanson de l'enfant dans le vent - Auschwitz - Chanson de Francesco Guccini ‧ 1967

LA CONZONE DEL BAMBINO NEL VENTO - AUSCHWITZ
LA CHANSON DE L ENFANT DANS LE  VENT - AUSCHWITZ
Son morto con altri cento / Je suis mort avec cent autres
Son morto ch'ero bambino / je suis mort quand j'étais enfant
Passato per il camino / Passé par la cheminée
E adesso sono nel vento / Et maintenant je suis dans le vent
E adesso sono nel vento / Et maintenant je suis dans le vent

Ad Auschwitz c'era la neve / Il y avait de la neige à Auschwitz
Il fumo saliva lento / La fumée montait lentement
Nel freddo giorno d'inverno / Dans la froide journée d'hiver
E adesso sono nel vento / Et maintenant je suis dans le vent
Adesso sono nel vento / Maintenant je suis dans le vent

Ad Auschwitz tante persone / De nombreuses personnes à Auschwitz
Ma un solo grande silenzio / Mais juste un grand silence
È strano non riesco ancora / C'est étrange, je ne peux toujours pas
A sorridere qui nel vento / Souriant ici dans le vent
A sorridere qui nel vento / Souriant ici dans le vent

Io chiedo come può un uomo / Je demande comment un homme peut
Uccidere un suo fratello /Tuer un de ses frères
Eppure siamo a milioni / Pourtant nous sommes des millions
In polvere qui nel vento / Épousseté ici par le vent
In polvere qui nel vento / Épousseté ici par le vent

Ancora tuona il cannone / Le canon gronde encore
Ancora non è contento / Il n'est toujours pas content
Di sangue la belva umana / La bête humaine est ensanglantée
E ancora ci porta il vento / Et toujours le vent nous amène
E ancora ci porta il vento / Et toujours le vent nous amène

Io chiedo quando sarà / Je demande quand ce sera
Che l'uomo potrà imparare / Cet homme peut apprendre
A vivere senza ammazzare / Vivre sans tuer
E il vento si poserà / Et le vent s'installera
E il vento si poserà / Et le vent s'installera

Io chiedo quando sarà / Je demande quand ce sera
Che l'uomo potrà imparare / Cet homme peut apprendre
A vivere senza ammazzare / Vivre sans tuer
E il vento si poserà / Et le vent s'installera
E il vento si poserà / Et le vent s'installera
E il vento si poserà / Et le vent s'installera

La conzone del bambino nel vento - Auswichz par le groupe I NOMADI
enregistrement live de 1992 publiée sur la chaine youtube du groupe
Dernier choix : une très belle chanson d'amour : Vorrei
 VORREI,  extraite de son album "D’amour, de mort et d’autres balivernes" (vidéo publié sur la chaine youtube de l'artiste)

VORREI / JE VOUDRAIS

Vorrei conoscer l'odore del tuo paese / J’aimerais connaître l’odeur de ton pays
camminare di casa nel tuo giardino, /marcher de la maison dans ton jardin,
respirare nell'aria sale e maggese, /respirer dans l’air salin et maigre,
gli aromi della tua salvia e del rosmarino / les arômes de ta sauge et du romarin

Vorrei che tutti gli anziani mi salutassero / Je voudrais que tous les anciens me saluent
parlando con me del tempo e dei giorni andati,/ me parlant du temps et des jours passés,
vorrei che gli amici tuoi tutti mi parlassero, / J’aimerais que tous tes amis me parlent,
come se amici fossimo sempre stati. / comme si on avait toujours été amis.

Vorrei incontrare le pietre, le strade, gli usci / Je voudrais rencontrer les pierres, les rues, les lieux
e i ciuffi di parietaria attaccati ai muri, / et les mèches de pare-air attachées aux murs,
le strisce delle lumache nei loro gusci, / les bandes des escargots dans leurs coquilles,
capire tutti gli sguardi dietro agli scuri /comprendre tous les regards derrière les ténèbres

E lo vorrei / Et je le voudrais
perché non sono quando non ci sei / pourquoi je ne suis pas quand tu n’es pas là
e resto solo coi pensieri miei ed io... / et je reste seulement avec mes pensées et moi...

Vorrei con te da solo sempre viaggiare,/ J’aimerais voyager toujours seul avec toi,
scoprire quello che intorno c'è da scoprire / découvrir ce qu’il y a à découvrir autour
per raccontarti e poi farmi raccontare / pour te raconter et ensuite me faire raconter
il senso d' un rabbuiarsi e del tuo gioire; / le sens d’un frisson et de ta joie ;
vorrei tornare nei posti dove son stato, / je voudrais retourner dans les endroits où j’ai été,
spiegarti di quanto tutto sia poi diverso / vous expliquer à quel point tout est différent
e per farmi da te spiegare cos'è cambiato / et pour que tu m’expliques toi-même ce qui a changé
e quale sapore nuovo abbia l'universo. / et quelle nouvelle saveur a l’univers.

Vedere di nuovo Istanbul o Barcellona / Voir à nouveau Istanbul ou Barcelone
o il mare di una remota spiaggia cubana / ou la mer d’une lointaine plage cubaine
o un greppe dell'Appennino dove risuona / ou une colline des Apennins où résonne
fra gli alberi un'usata e semplice tramontana / parmi les arbres une tramontane simple et d’occasion

E lo vorrei / Et je le voudrais
perché non sono quando non ci sei / pourquoi je ne suis pas quand tu n’es pas là
e resto solo coi pensieri miei ed io... / et je reste seulement avec mes pensées et moi...
Vorrei restare per sempre in un posto solo / Je voudrais rester pour toujours dans un seul endroit
per ascoltare il suono del tuo parlare / pour écouter le son de votre parole
e guardare stupito il lancio, la grazia, il volo / et regarder, étonné, le lancement, la grâce, le vol
impliciti dentro al semplice tuo camminare / implicites à l’intérieur de ta simple marche
e restare in silenzio al suono della tua / et rester silencieux au son de la tienne
o parlare, parlare, parlare, parlarmi addosso / ou parler, parler, parler, me parler
dimenticando il tempo troppo veloce / en oubliant le temps trop rapide
o nascondere in due sciocchezze che son commosso. / ou cacher dans deux bêtises que je suis ému.
Vorrei cantare il canto delle tue mani,/ Je voudrais chanter le chant de tes mains,
giocare con te un eterno gioco proibito / jouer avec toi un éternel jeu interdit
che l'oggi restasse oggi senza domani / que l’aujourd’hui restait aujourd’hui sans demain
o domani potesse tendere all'infinito / ou demain pourrait tendre à l’infini
E lo vorrei / Et je le voudrais
perché non sono quando non ci sei / pourquoi je ne suis pas quand tu n’es pas là
e resto solo coi pensieri miei ed io... / et je reste seulement avec mes pensées et moi...
***
Comme je comprends l'immense peine des italiens si émus par la disparition de ce formidable artiste, lui qui  savait si bien parler d'eux et de leur vie quotidienne, avec tant de poésie et une très grande liberté de ton.
Surtout ne vous limitez pas à la sélection forcément très parcellaire que je vous propose, allez l'écouter sur votre plateforme favorite ou sur internet où il est facile de traduire les paroles, comme je l'ai fait.
ADIEU et MERCI Maestrone! Soyez en Paix 
***
Pour terminer voici ce qu'en dit la chaine italienne RAI-News
Le chanteur-compositeur qui a marqué toute une génération est décédé à 86 ans.
 Le pays est en deuil, notamment sa région natale, l'Émilie-Romagne. Paolo Sommaruga -
Vidéo pulbiée sur la chaine italienne @RaiNews

5 août 2026

Admirer encore la nature si belle dans sa simplicité, par l'Être anonyme

Encore une belle missive que m'adresse l'Être anonyme, une correspondante fidèle parmi les fidèles qui, entre deux vagues de visiteurs qui passent une partie de l'été dans sa maison, a trouvé le temps et surtout l'énergie de faire de l'art postal et de penser à moi. 

"Il n'y a point de recette pour embellir la nature, il ne s'agit que de voir" 
Auguste Rodin
Cette fois c'est le vert qui domine,  comme cela  nous fait du bien : après le noir et le gris des brûlis et des cendres laissés derrière l'orange et le jaune des flammes gigantesques qui ont ravagé notre pays en bien des endroits (Gironde, Var, Drome, Seine et Marne avec Fontainebleau, Aude, Corse, Alpes-Maritime, Bretagne, Loire-Atlantique,  etc...),  penser à la beauté de la nature dans sa simplicité et la louer est indispensable. 

Puissions-nous nous mobiliser ensemble pour lui permettre de se régénérer,  loin de toutes les artificialisations des sols par le béton et le bitume, et d'implantations supplémentaires d'entrepôts géants, de champs de panneaux photo-voltaïques ou de méga-datacenter- et pour la faune, loin des fusils des chasseurs pour la saison prochaine, au moins!

Pensées émues pour toutes les personnes déplacées, les personnes qui ont tout perdu leurs biens, les animaux et les végétaux irrémédiablement détruits dans ces méga-feux, force et courage à tous les pompiers et à tous les bénévoles qui ont fait des miracles là où nos dirigeants se sont montrés une fois de plus en dessous de tout... Qui aurait pu prévoir?

Merci l'Être anonyme pour ta fidélité et ta constance,  ton enveloppe sur fond de caractères sténographiques me réjouit le coeur. 

31 juillet 2026

La poésie d'Agnès Ledig pour réfléchir ensemble à ce que nous voulons pour demain

Puisque la poésie
N’a plus beaucoup de place
Dans ce monde en charpie
Où l’avenir grimace
Nous en ferons une arme
Une arme issue du cœur
Pour transformer nos larmes
En un projet d’ampleur

 Mettre en lumière le beau

Pour ceux qui ont laissé
S’en aller en lambeaux
Leur âme émerveillée
A vous les politiques
Qui manquez de courage
De respect et d’éthique
Entendez-vous la rage

 De ceux qui veulent sauver

L’habitabilité
D’une terre massacrée
Par vos lois insensées
Quand les scientifiques
Annoncent l’étincelle
L’inaction climatique
En devient criminelle.

 Et vous autorisez

Les fameux pesticides
D’un Duplomb acharné
Marionnette lucide
Malgré les pétitions
L’avis des médecins
Aux lobbys du poison
Vous donnez un blanc-seing

La climatisation

Sur vos lèvres, sans fin
N’est pas la solution
Pour habiter demain
Elle n’est qu’un argument
De populiste crasse
Qui endort et qui ment
Sur ce qu’il faut qu’on fasse

 Le monde entier suffoque
Et vous  pendant ce temps
Dans vos fauteuils baroques
Vous vous fichez des gens
Des poissons, des oiseaux,
Des arbres et des enfants,
Des mers et des ruisseaux
En somme, du vivant.

Vous empoisonnez l’eau

Et vous tuez le loup
Peu importe les maux
Peu importe les coups
Avec vos complices
Et dans leur intérêt
Vous cédez aux caprices
De tous les Pouyanné

 Les forêts, les étangs

Les jardins, les vergers
Et tous leurs habitants
Qui n’ont rien demandé
Meurent et meurent sous nos yeux
Des yeux qui vont pleurer
Avant que d’être vieux
Car vous aurez tué

 Tout ce qui nous nourrit

Nous apprend, nous anime
Dans un grand incendie
Les chances sont infimes
Entendez-vous le chant
De la colère qui gronde
Dans les rues, dans les champs
Entendez-vous la fronde

Elle viendra vous chercher,
Vous demander des comptes
Peut-être vous juger
Au moins vous faire honte
Pour qu’enfin d’une voix
Nous soyons entendus
Et que tombent les choix
D’assemblées corrompues

 Puisque la poésie

N’a plus beaucoup de place
Fabriquons à l’envi
Du merveilleux tenace
Ensemble, unis et prêts
Imaginons demain
Et le chant des forêts
Résonnera sans fin…

Agnès Ledig

Jusqu'à il y a très peu de temps, je ne connaissais pas du tout l'auteure de cette poésie, mais j'admire cette femme d'honneur qu'est Agnès Ledig. Son nom m'est apparu ce mois de juillet, lorsqu'elle a fait l'actualité en annonçant qu'elle rendait sa décoration de la Légion d'honneur pour dénoncer l'inaction politique face à la crise climatique et la loi d'urgence agricole.

"Pour garder mon honneur, je vous rends ma Légion", annonce l'autrice Agnès Ledig, dans une lettre ouverte au président de la République, trois ans après avoir été médaillée. "Ceux qui ont les clés de la République ne nous respectent pas. Leur inaction climatique nous fais souffrir dans notre chair et notre cœur", déplore-t-elle.

Vous trouverez ci-après le texte original de la lettre ouverte au Président de la République d'Agnès Ledig, relayée par Michelle Tirone sur sa chaine Youtube "Regard citoyen". 

Lecture de la lettre ouverte d'Agnès LEDIG par Michelle Tirone 
Elle est un peu longue mais fort intéressante lorsqu'on apprend le parcours si particulier de cette femme maman de trois enfants (études scientifiques, pratique du métier de sage-femme pendant 10 ans, maintenant paysanne bio éleveuse de chèvres dans les Vosges - mais aussi autrice de romans à succès depuis la disparition de son fils de 5 ans, atteint de leucémie). Fondamentalement attachée au vivant, Agnès s'est toujours sentie concernée par la santé et une meilleure qualité de vie des hommes, mais également pour la nécessaire sauvegarde de la nature, faune et flore sont si essentielles à la survie de l'humanité. 

Merci à elle pour ses mots percutants et pour son encouragement à ne pas rester passifs devant cette situation incroyable que nous sommes tous en train de (vivre) subir. 

D195 - Dentelle sur une symphonie en bleu, de la part d'Aude

Voilà bien un courrier que je n'attendais pas, il m'arrive de Bretagne et c'est Aude qui en est l'émettrice.

Je la remercie pour son souci du détail afin de coller à mes thèmes de prédilection, utilisant toujours son support unique de pochette cristal de récupération, ce qui n'empêche nullement la créativité. 

En effet, subtilement cachées par de la dentelle, il y a quelques violettes séchées, ces merveilleuses petites fleurs du printemps qui elles aussi aiment à se cacher, tellement courtes sur tiges qu'il faut bien regarder pour les trouver. L'ensemble de l'envoi est agencé avec du bleu partout, dans les différentes perles et sequins et des brillants pour plus de fun. 

Je vois bien là qu'Aude n'est pas rancunière, je m'explique : lors de ma réponse à son premier courrier de l'été dernier , j'avais signifié à Aude que je ne comptais pas poursuivre cette correspondance entre nous,  à un moment où déjà je me sentais déjà bien fatiguée, et où je sentais déjà la nécessité de "réduire la voilure". Comme je mettais déjà un temps infini à produire un mail-art (pour qu'il soit satisfaisant à mes yeux) et que le rythme effrené des envois-réponses commençait vraiment à me peser, je n'avais pas envie d'élargir encore le nombre de mes correspondants.

Lorsqu'elle a répondu à ce courrier, je ne suis pas revenue sur ma décision et pourtant il m'avait fait très plaisir car elle avait fait l'effort de broder sur sa pochette et m'avait signifier en tirer du plaisir. 

Cette fois-ci, il y aura réponse je te l'assure Aude. Simplement, il va te falloir attendre car je ne suis pas du tout en état de créer quoi que ce soit en ce moment. Les canicules successives vécues dans un appartement surchauffé entre béton et bitume, à 32.5° au plus fort de la crise, m'ont laissée trop lasse et vidée, trop écoeurée par tout ce qui se passe, trop en colère aussi, je n'arrive plus à rien en ce moment. 

J'espère que l'envie reviendra vite, et promis je te répondrai sans faute. Merci encore de ta ténacité et de ce très beau mail-art.

17 juillet 2026

Témoignage de saine colère : indignons-nous pour qu'on respecte enfin le vivant!


Trop anéantie moi-même par la chaleur pour avoir encore la force de créer, je relaie ici les mots écrits par Gabrielle, une femme habitant le littoral normand au 4ème jour de la deuxième canicule de l’année.
***

Le corps et l’esprit à bout. La plume qui prend le relais pour dire, ressentir, s’indigner, dire la colère de ce qui était prédit. La première canicule de l’année a en Normandie eu lieu fin mai, juste après les Saints de Glace. Courage, amour et douceur à nos corps, et à nos cœurs. Et au Vivant.

Après les Saints de Glace
vient le temps de la Sainte Colère.
Celle de la canicule,
de la Terre qui brûle,
de la nature et de l’Homme qui suffoquent.
On nous a offert un paradis,
une planète bleue, verte et si jolie,
un parfait havre de vie pour des milliers,
des millions d’espèces,
un monde d’interdépendance,
de multitude et de beauté,
La merveille de notre galaxie.

Nous aurions pu être les gardiens de cet écosystème,
nous avions les clés pour le préserver
et pour, harmonieusement, cohabiter.
Beaucoup d’entres nous l’ont d’ailleurs aimé,
honoré et respecté à travers les âges.
Encore aujourd’hui, certains le font.
Mais voilà que d’autres ont inventé,
au fil des siècles,
des Lois d’Hommes pour asservir et contrôler
les Lois de la nature, et du Vivant.

Rien de bon ne pouvait naître de cela,
Trahir les mécanismes originels réglés au millimètre,
À la seconde près en chaque chose et en chaque être.
Quel plus grand péché d’égo ?
Quel plus grand crime que d’assécher jusqu’à la dernière goutte
ces ressources précieuses, miraculeuses,
de détruire ce qui était parfait,
Offert, peut-être, par plus grand que nous,
Afin que, simultanément, nous en jouissions
Et le protégions ?
Ce que beaucoup appellent “progrès” ou “évolution”
n’est en fait, à l’égard de la Terre, qu’une destruction.

Il faudra beaucoup d’amour, beaucoup de chemin et de prières,
Beaucoup de forces et de cœurs ouverts
Pour guérir du crime d’avoir saccagé ce qui était sacré,
Le seul et unique bien commun de toute l’Humanité.

L’appel est lancé.
Vous qui en ressentez l’élan,

Venez.

13 juillet 2026

La grande fraicheur du bleu, de Michèle

Voilà des nouvelles estivales de ma fidèle amie belge, avec des fleurs bleues à foison sur sa petite enveloppe carrée nouée par une ficelle, et à l'intérieur une scène de bord de mer rafraichissante. 

Comme cela me fait plaisir d'avoir du courrier des amis, les courageux qui trouvent encore l'énergie de créer en ce moment!
Merci Michèle de ton infaillible amitié et pour ce coup de fraicheur que tu m'envoies !

Saches que j'en ai bien besoin car je me sens de plus en plus réduite à l'état de larve gluante dans mon appartement où je supporte de plus en plus mal ces températures caniculaires (31,5° à l'intérieur). Je n'ai plus aucune énergie, je dors très mal et je suis extrêmement fatiguée. 

Bien que je me sois échappée par deux fois (Ariège en juin, Saône et Loire la semaine passée), je retrouve à chaque fois ces conditions extrêmement pénibles, en rentrant, où je perds immédiatement le bénéfice de mes escapades. 

Appel à art postal autour du thème "Laine et Tricot" - Les Châtelaines - Château de Latour sur Sorgues : DLE : 30-09-2026

Je relaie ici un magnifique appel à mail-art trouvé sur le blog de l'ami Eric. 

Alors, les amis, à vos aiguilles, dès qu'il fera un peu moins chaud! 

 Art postal pour les Châtelaines

Bonjour !

La 5eme édition des Chatelaines aura lieu le 11 octobre2026.Vous vous dites c'est encore loin ? 
Oui ! tout dépend !!

Nous vous proposons de participer à un petit jeu coup de cœur. Et pour cela avoir un peu de temps devant soi est pratique.

Voilà! que diriez vous d'envoyer au château une carte d'Art Postal autour du thème "Laine et Tricot" ?

L'idée est simple.
Fabriquez votre carte au format classique, à l'horizontale ou à la verticale,
timbrez et expédiez la telle quelle au château à l'adresse suivante:

Le Château 12540 Marnhagues et Latour

Elles seront toutes présentées le jour J pour une magnifique exposition!

Nous comptons sur vos idées créatives, et surtout amusez vous , faites vous plaisir !
Tout est envisageable !
La date limite de réception est fin septembre.
Aucune quantité limitée n'est imposée.
ça vous dit ?

Nous avons hâtes de voir passer le facteur, à bientôt

Anne-claire, Aline, Guilhemette et Paï

27 juin 2026

T210 - Pour l'arrivée de l'été, écoutons le chant du rossignol, de l'Être anonyme

Depuis son coin de Bretagne guère plus frais en ce moment qu'ici en Région Parisienne, l'Être anonyme m'envoie ce petit mot pour me remercier d'avoir participé à son appel à mail-art sur le thème du voyage en littérature.

Cet appel s'inscrivait dans le cadre des Rencontres de la Baie de Carentec, où il lui fut donné ainsi l'occasion de présenter une petite exposition et de parler de l'art postal, pour le bonheur de visiteurs découvrant le mail-art pour la plupart d'entre eux. 

Chère Catherine, c'est avec un très grand plaisir que j'ai participé à cet appel en évoquant les deux grands écrivains aventuriers que furent Joseph Kessel  et Henry de Monfreid, :  à cette occasion je me suis replongée avec délices dans leurs écrits.

C'est donc toi que je remercie doublement pour avoir eue cette belle initiative de lancer un appel à MA aussi riche de possibilités, et pour cette enveloppe très colorée et gaie que je reçois aujourd'hui. Bel été à toi.