11 janvier 2026

Plus que jamais en 2026, l'action de la CIMADE est indispensable pour une résistance collective à l'intolérable.

Devant la haine déversée à longueur de temps en France à propos de l'exilé, de l'étranger, ou du réfugié, il est plus que nécessaire de réaffirmer notre humanité, et d'écouter les mots qui accompagnent la Cimade, slamés par  l'artiste Lémofil (que je découvre).

Vidéo institutionnelle publiée le 9 janvier sur la chaine Youtube de la Cimade

Écrite et interprétée sous forme de slam par l’artiste engagé Lemofil, et produite par le Studio Polaire, cette vidéo marque le début de l’année 2026 en retraçant l’histoire de La Cimade et en affirmant sa vision : une résistance collective face à l’intolérable. Elle met à l’honneur l’engagement des plus de 2 700 bénévoles, ainsi que celui des salarié·e·s de l’association, qui agissent au quotidien partout en France.À travers cette vidéo, La Cimade réaffirme ses principales revendications pour l’égalité des droits et pour un changement de paradigme des politiques migratoires, en faveur de l’accueil et de l’hospitalité.

***

Chanson de la CIMADE 

1939 l’Europe sombre dans le chaos
Se déroulent de grandes persécutions
Des exils pour éviter le tombeau
La CIMADE ce sont des volontaires
Solidarité est leur mission
Aider au-delà de toute frontière
Peu importe la langue, la religion
Il faut résister, il faut tenir
Apporter de l’aide dans les camps
Chaque geste semble bien trop petit
Mais l’espoir deviendra grand

Après la guerre, à qui le tour ?
Ce n’est pas la fin de la haine
Pour les exilés, les mêmes discours
Les mêmes insultes qu’on assène.
Pourtant simplement il suffit de se regarder enfin
Pour se rendre compte que nos yeux brillent pour les mêmes joies, les mêmes chagrins,

Alors la CIMADE sera là pour ceux qui parfois ont vu l’enfer
Leur dire que chacun a sa place,
Qu’il n’y a pas d’étranger sur cette terre
Séparés par des traits sur le sol
Ils ont voulu nous diviser
Mais rangez vos règles et vos boussoles
L’amour ne se laisse pas diriger
Dressez vos murs pour bouclier
Fermez les portes de vos maisons
Mais à force de s’entourer de barbelés
On fabrique sa propre prison
N’êtes-vous pas hantés par les enfants dont les corps viennent s’échouer
Exactement sur les mêmes plages où les vôtres viennent jouer

Contre le courant de cette haine
Des bénévoles par milliers, des salariés par centaines
Sur tout le territoire français
Consacrent de l’énergie, du temps, pour accueillir, accompagner,
S’ouvrir à l’autre avec tolérance, peu importe ce qu’il a traversé
Apprendre le français, trouver un toit
Sensibiliser contre les préjugés
Se battre pour l’égalité des droits
Garantir respect et dignité.
Derrière chaque papier, chaque titre de séjour
Il y a une voix et un visage,
des épreuves et un parcours
Il y a des failles et du courage.
Et les accueillir à table, c’est se nourrir aussi
Partager ce n’est pas réduire sa part, ensemble on la multiplie.

Liberté j’écris ton nom, Egalité je ne t’oublie pas
Fraternité pour tous les exilés, tu peux compter sur moi
Bienvenue à toutes et tous, ici on ouvre le cœur et les bras
La CIMADE a été. La CIMADE est . Et la CIMADE sera!

10 janvier 2026

Joyeux lâcher de ballons, place de la Mairie à Fontenay-Saint-Père, de Michèle

La deuxième carte de voeux reçue ce jour provient d'une amie qui réside dans mon village d'enfance. Depuis la disparition de mes parents et la vente de leurs biens, j'apprécie et soigne l'un des derniers liens qu'il me reste avec Fontenay Saint Père.

Peintre à ses heures, Michèle est active dans l'animation du village et j'ai la chance cette année encore de recevoir l'une de ses aquarelles rehaussée à l'encre de chine, avec un beau lâcher de ballons sur la place principale du village, devant la Mairie entourée des classes d'école, celles-là même où j'ai appris à compter et à écrire. 
Son aquarelle est fixée sur un fond textile en plus : vraiment, je suis très touchée par cette carte de voeux qui remue à chaque fois quelque chose en moi... sans doute un petit reste caché bien profondément, de la  petite campagnarde que j'étais.

Un grand merci à toi pour tes bons voeux,  Michèle, qui ne m'oublie pas malgré la distance.

Voeux d'argent étoilés, de la part de Françoise

Oh la la, comme je suis gâtée aujourd'hui :  deux connaissances qui n'ont pas de rapport direct avec l'art postal ont répondu à mes voeux par des créations artistiques, tout à fait légitimes de figurer sur ce blog, car comme Mr Jourdain pour la prose, elles réalisent là du mail-art sans le vouloir.

Je commence par les voeux de Françoise, merveilleuse hôtesse rencontrée lors d'un passage express dans sa maison d'hôtes une première fois, puis au fil des ans, dans un rendez-vous annuel où nos liens se sont renforcés, si bien que maintenant et pour la deuxième année consécutive, j'ai la grande chance de recevoir ses cartes de voeux très originales.

Cette fois-ci c'est dans une étoile au  pliage savant, semée de tout plein d'embellissements argentés, que j'ai trouvé, sous le sapin au coeur de l'étoile une fois dépliée, les bons voeux de Françoise et Daniel. 

Je vous remercie beaucoup tous les deux pour votre gentillesse et cette délicate attention. J'espère que fidèle à mes petites habitudes printanières, j'aurai l'occasion cette année encore d'aller vous visiter dans votre si belle maison du Dauphiné. 

8 janvier 2026

"2026, année des délices" pour les magnifiques voeux d'Anne

Pour clôturer cette moisson de courriers reçus ce jour, voici la dernière enveloppe.

Et c'est Anne la parisienne qui me fait part de ses bons voeux pour l'année nouvelle (2026, année des délices, je voudrai tellement la croire, même si ce n'est pas trop bien parti pour cette première semaine).

Son enveloppe, comme la toute première que j'ai reçue d'elle, est toujours fabriquée suivant une technique que je n'arrive pas à appréhender, la sérigraphie. Je connais cela sur le tissu mais cela ne permet pas d'obtenir des motifs tellement précis quand c'est fait manuellement.

Si sa façon de procéder reste un mystère pour moi, ce qu'il y a de sûr, c'est qu'à chaque fois, c'est tellement beau et tellement précis que j'en suis scotchée.

Merci infiniment, Anne, pour tes bons voeux et pour me faire l'honneur de correspondre avec moi. Je suis flattée d'avoir la chance de recevoir de si beaux messages d'art postal de ta part. 

T195 - En souvenir du Jardin des Tarots, les voeux de Nadine tout en mosaïque

Quelle jolie composition sur le modèle des constructions gigantesques en mosaïques de Niki de Saint-Phalle, sur cette magnifique carte de voeux concoctée par mon amie Nadine!

Récemment visité par ma correspondante lors d'un voyage en Toscane, ce Jardin des Tarots où Nicki de Saint-Phalle a réalisé une oeuvre exceptionnelle pendant vingt années de sa vie a fort impressionnée Nadine tout à fait séduite

Sur ce magnifique mail-art Nadine rend aussi hommage à Jean Tinguely - le compagnon de Niki - dont la Suisse vient de fêter le centenaire de la naissance, rappelé par le timbre qui lui a été dédié. 

Merci infiniment Nadine pour cette carte luxuriante carte de voeux, merci de me faire partager ton engouement pour ce lieu extraordinaire que tu as découvert. 

Jardin des Tarots - sorte de musée à ciel ouvert
De gauche à droite : L’Impératrice, La Tour de Babel, L’Empereur, Le Magicien, La Papesse, La Justice, L’Arbre de vie ©Flickr/ Jean-Pierre Dalbéra

Figure majeure de l’art contemporain, Niki de Saint Phalle est bien connue pour ses Nanas monumentales. On connaît moins une oeuvre à laquelle elle s’est pourtant consacrée totalement pendant près de vingt ans, entre 1979 et 1998: le jardin des Tarots, en Toscane. Dans ce jardin fantastique, entrepris dans une entière liberté d’action et hors de toute commande, Niki de Saint Phalle a installé vingt-deux sculptures colossales et vivement colorées, correspondant aux arcanes majeurs du tarot divinatoire : l’Impératrice, le Magicien, la Fortune, le Fou, l’Amoureux, la Lune… 

Revendiquant l’influence de Gaudi, du facteur Cheval et du Bois sacré de Bomarzo, Niki de Saint Phalle a inventé pour son jardin des solutions esthétiques inédites afin que la sculpture s’accorde au mieux à son environnement, et a expérimenté de nouvelles sensations – « Air has come into my life », affirmait-elle alors. Le jardin des Tarots représente une synthèse grandiose de ses recherches d’artiste.
(source : 4e de couverture du e livre de Mélanie Gourrier le Jardin des Tarots de Nicky de St Phalle-édition Acte Sud)

Douceur d'un paysage de bord de mer au Japon avec pleine lune, de Fabienne

Dans tout le courrier débloqué ce jour, j'ai eu la joie de trouver dans un format tout à fait original et avec un motif qui ne l'est pas moins, les bons voeux de Fabienne.

L'ambiance douce et chaude qui s'en dégage me change de toute cette froidure et cette blancheur qui m'ont stressée ces derniers jours. La neige, moi je l'aime seulement quand je n'ai pas à bouger de chez moi, ou bien à la montagne, mais pas pour les gens obligés de se déplacer, en région parisienne : c'est tellement pénible et désorganisé!. Fabienne a dû en voir bien d'autres lors de son voyage au Canada, mais là-bas, ils sont équipés pour cela et peut-être aussi que les automobilistes ne s'engagent sur les voies que si leur "char" est bien équipé!

Merci pour tes bons voeux, Fabienne, et à bientôt dans nos BAL car l'art postal continue, quand bien même la Poste nous fait des misères avec des distributions aléatoires et des timbres qui ont pris plus de 9% d'augmentation d'un seul coup!

16e JMFTA : 7 semaines plus tard, l'enveloppe avec faux-timbre d'artiste d'Emmanuelle enfin distribuée,

Ah aujourd'hui enfin, le facteur est passé, mais il n'y a pas que les intempéries de ces derniers jours qui ont bloqué le courrier dans les "tuyaux  postaux" de distribution.

J'en veux pour preuve le courrier de la dernière JMFTA qui m'arrive de Suisse : Emmanuelle s'interroge sur la "potentielle mort" de la Poste Suisse à cause du nombre de lettres décroissant.. et m'adresse à l'intérieur un appel à mail-art dont la date limite d'envoi est fixée au 31 décembre 2025!!!! 

Chère Isabelle, heureusement que tu m'as donné l'information autrement, car je n'aurai pas pu participer à ton appel à MA si original. Merci d'avoir pensé à moi dans tes envois JMFTA. A très bientôt.

5 janvier 2026

T194: Nos cinq sens sont-ils augmentés par les nouvelles technologies?, de Christophe

J'ai reçu aujourd'hui les bons voeux de Christophe et Christine, les amis de Rencurel qui m'ont bien fait plaisir. Quand on voit le froid et la neige qui tombe ici, j'imagine que cela doit être bien blanc dans leur beau pays du Vercors. 

Et bien sûr, je n'ai pas manqué d'être intriguée par ce timbre de 2001 marquant l'entrée dans le nouveau millénaire que l'ami Christophe s'est amusé à prolonger. C'est vrai que ce siècle dont nous avons déjà consommé un quart, est beaucoup fait de technologie et malheureusement de beaucoup moins de vraies relations essentielles comme celles du coeur et comme toutes les relations à la nature et au vivant.

A l'intérieur de l'enveloppe Christophe n'a pas manqué de glisser une référence à son nouvel appel à MA pour 2026  avec son visage composite, fait pour partie de la photographie très célèbre de Steve Mc Curry, du visage d'une jeune fille afghane aux yeux si merveilleux, couplé à la moitié du visage d'une autre jeune femme, plutôt européenne, qui ressemble beaucoup à Angèle la chanteuse...

Merci beaucoup les amis, j'espère qu'on aura l'occasion de se voir en 2026, autour de l'exposition du MIAP sur ce nouveau thème "qu'est ce qu'elle a ma gueule?"

2 janvier 2026

La couleur c'est la vie : ce sont les bons voeux 2026 de Sylvie

Waouh, y a d'la joie dans ma boite aux lettres aujourd'hui avec toutes ces couleurs vives et chatoyantes de la "carte de voeux" de mon amie jurasienne, toujours très originale, avec un art postal innovant et raffiné.

Une question toutefois m'interpelle : je ne voix pas le timbre original sur cette bien jolie création, alors que c'est ta spécialité de jouer avec les timbres, justement. Il n'y a qu'une vignette de complément d'affranchissement au verso de cette boule multicolore... est ce à penser que le timbre s'est curieusement volatilisé? 
Merci pour l'enchantement que tu proposes, j'admire ton optimisme que je voudrai faire mien... mais cela risque de m'être difficile. Je te remercie vivement de tes bons voeux, chère Sylvie, qui se sont croisés avec les miens, postés ce matin-même. 
***

Même si j'avais deviné quel timbre pouvait être associé à de si belles couleurs (le timbre Chaumont de 2009 réalisé par Frank Vriens en 2009), j'ai pu récupérer la photo du mail-art complet auprès de mon amie Sylvie et alors la mise en scène est tout à fait évidente. Un très grand merci à toi, Sylvie. 

Bulle irisée de Noël, doté d'un oiseau enchanteur, pour illuminer l'année 2026, de Michèle

Ah voici l'art postal annoncé mais retardé par un défaut de distribution postale : j'avais lu sur son blog que Michèle a connu récemment des soucis pour ses courriers qui lui revenaient alors qu'ils étaient parfaitement affranchis et avec une adresse correctement libellée.

Ne t'inquiètes pas Michèle, le plaisir de recevoir est intact, et même si cela me parvient après Noël, c'est un cadeau superbe avec la belle légende du colibri que tu me rappelles dans ton petit mot. Et cette fois encore, j'admire ta maitrise du pastel sec, cela ne me paraît pas très simple à pratiquer, pourtant. 
Merci pour tes encouragements à propos de mon blog et merci surtout de tes bons voeux pour l'année nouvelle. Ils se sont croisés avec les miens postés ce matin à la première heure. 

Une grande perte pour le vivant : le botaniste Francis Hallé est mort le 31 décembre 2025

Je suis très triste d'apprendre ce matin la disparition de ce grand monsieur dont je vous avais déjà parlé ici avec son projet de "réensauvager l'Europe" afin de faire en sorte de rétablir dans la durée évidemment des forêts primaires à l'image de la seule qui survit actuellement, en Pologne. 

J'appréciai sa démarche et  l'avais suivi dans son grand projet de forêt primaire en signant pour soutenir son association. C'était un personnage avec une culture incroyable, tellement riche de connaissances,  passionnant à écouter. Merci à lui de nous avoir fait mieux connaître notre nature et d'avoir tant fait pour tenter de la restaurer. J'espère qu'à travers son association, son oeuvre se perpétuera, pour les générations à venir. 

Je vous fais suivre le message de son association pour annoncer cette fort triste nouvelle pour tout ceux qui se battent pour réinstaurer le vivant dans cette Terre tellement en danger en ce moment. 
Francis Hallé dans son jardin © Pierre Chatagnon

Le botaniste Francis Hallé nous a quittés à l'âge de 87 ans

Chères amies, chers amis de l'association,

C’est avec une grande émotion que nous apprenons la nouvelle, transmise par la famille de Francis Hallé :

C’est avec une profonde tristesse que nous annonçons le décès de Francis Hallé, le 31 Décembre à 23h00. Il s’est éteint chez lui, à Montpellier, entouré de sa famille.

Botaniste émérite à la renommée internationale, il a largement contribué à mieux faire connaître les arbres et surtout les forêts primaires qu’il a étudiées toutes sa vie durant. Grâce à son invention, le radeau des cimes, il a pu mener, pendant des décennies et sur plusieurs forêts du globe, des recherches approfondies sur la canopée et l’incroyable biodiversité qu’elle recèle.

Pour les scientifiques, il était un chercheur perpétuellement en quête de nouvelles explications sur le vivant, auteur d’un grand nombre d’ouvrages. Son dernier projet, la renaissance d’un massif de forêt primaire en Europe, est en cours grâce au travail de l’association qui porte son nom.

Pour sa famille et ses innombrables amis de par le monde, il était un humain chaleureux, engagé, direct et sincère, amoureux des arbres mais aussi de la navigation à voile, de la musique et de la vie simple.

Un grand explorateur du vivant

En ce moment nos pensées vont aujourd’hui à son épouse Odile, qui l’a toujours accompagné dans ses voyages, à sa famille, à ses proches, et à toutes celles et ceux qui ont croisé sa route, à un moment donné.

Passeur d’émerveillement infatigable, Francis Hallé a consacré sa vie à attirer l’attention de ses contemporains sur la profonde beauté des plantes sur toute la planète, en particulier dans les milieux tropicaux, chers à son cœur. Il n’a cessé de rappeler l’humilité nécessaire devant l’incroyable complexité du vivant. Son dernier livre s’intitulait justement La beauté du vivant, comme un ultime rappel de ce qui a nourri sa carrière de scientifique engagé, jusqu’au bout.

L’association Francis Hallé pour la forêt primaire est plus que jamais déterminée à concrétiser son rêve : réunir les conditions pour qu’une forêt primaire puisse renaître en Europe de l’Ouest. Un rêve qui s'est affirmé comme l'une des grandes idées à l'agenda d'une transition écologique digne de ce nom, à la hauteur des enjeux climatiques et de biodiversité. Francis Hallé nous a toujours dit, avec une grande clarté et une sérénité désarçonnante, qu’il ne serait pas « au pot d’ouverture » de la forêt primaire, mais que c’était bien à l’honneur de l’humanité d’entreprendre un projet comme celui-là.

À notre tristesse se mêle un profond sentiment de gratitude et tellement de souvenirs.

Les graines ont été semées. Nous aurons à cœur d'en tenir les promesses en l'honneur de ce grand explorateur du vivant qui vient de nous quitter.

L'Association Francis Hallé pour la forêt primaire

Dessiner sans relâche - Pierre Chatagnon
Né en 1938, Francis Hallé est biologiste, botaniste et professeur dans plusieurs universités. Son intérêt et son émerveillement pour l’écologie des forêts tropicales et l’architecture de leurs arbres le mènent, sur tous les continents, à les rencontrer et à les étudier. C’est aussi sa pratique inconditionnelle du dessin qui ont orienté ses recherches vers les tropiques humides. En 1985, et pendant 30 ans, il dirige les missions du Radeau des Cimes et les aspects scientifiques des recherches sur les canopées forestières tropicales. Entre 1960 et 2004, il publie des dizaines de travaux scientifiques et il est l’auteur de nombreux ouvrages « grand public » traduits en plusieurs langues. 

Il fonde « l’Association Francis Hallé pour la forêt primaire » en 2019, et porte avec elle la concrétisation de son rêve de voir renaître en Europe de l’Ouest, ce sommet écologique que représente une forêt non dégradée par l’homme et gérée en « libre évolution » intégrale : maximum d’accumulation du carbone, de diversité biologique, de fertilité des sols et de beauté.

Vidéo Francis Hallé | Forêt primaire ou forêt en libre évolution publiée sur la chaine Youtube des bibliothèques de Marseille
Une forêt c'est beaucoup plus que des arbres. C'est un mélange d'êtres vivants de toutes sortes : arbres bien, d'espèces et sûr d'âges différents, de toutes formes et de toutes dimensions, mais aussi d'animaux, des plus gros jusqu'aux microscopiques. Par Francis Hallé, botaniste.

Meilleurs voeux pour l'année 2026 : redonner toute sa place au monde sauvage, pour Anne

En un autre siècle, des civilisations autres que la nôtre étaient qualifiées de sauvages, donc de primitives, termes se rejoignant dans l’opprobre et le déclassement : alors même que ces peuplades n’avaient que très rarement détruit leur environnement, destruction qui est une des belles preuves de civilisation que notre société productiviste persiste à étaler au gré de ses appétits. 

Nonobstant le « bon sauvage » cher à Rousseau, nous avons partout méprisé, écrasé ce qui n’était pas nous, imposé notre pouvoir, notre religion, notre technologie, ivres de puissance et de fatuité.

L'animal sauvage est réputé res nullius (sans maître, mais appropriable). Il est livré « au plus tirant  » ! traqué et tué au gré des lobbys et de ceux qui ne voient en lui qu’objet de loisir, en lui déniant tout droit d’existence.

Il est alors grand temps de célébrer le sauvage, de savoir admirer la magie des plumes, des rameaux, des herbes et des vents, des épines et des ombres, des mousses et de leur espace de libre expression, ce jardin de nature qui vit s’épanouir l’incroyable diversité du vivant.

Nous en sommes comptables : le sauvage, que d’aucuns voudraient rejeter dans le passé, est notre avenir, si tant est que nous soyons encore demain ouverts à l’émerveillement de l’altérité.(source téla botanica

Le sauvage est notre avenir : en 2026, transitons joyeusement vers un monde plus vivant

Meilleurs voeux pour l'année 2026 : redonner toute sa place au monde sauvage, pour l'Être anonyme

En un autre siècle, des civilisations autres que la nôtre étaient qualifiées de sauvages, donc de primitives, termes se rejoignant dans l’opprobre et le déclassement : alors même que ces peuplades n’avaient que très rarement détruit leur environnement, destruction qui est une des belles preuves de civilisation que notre société productiviste persiste à étaler au gré de ses appétits.

Nonobstant le « bon sauvage » cher à Rousseau, nous avons partout méprisé, écrasé ce qui n’était pas nous, imposé notre pouvoir, notre religion, notre technologie, ivres de puissance et de fatuité.

L'animal sauvage est réputé res nullius (sans maître, mais appropriable). Il est livré « au plus tirant » ! traqué et tué au gré des lobbys et de ceux qui ne voient en lui qu’objet de loisir, en lui déniant tout droit d’existence.

Il est alors grand temps de célébrer le sauvage, de savoir admirer la magie des plumes, des rameaux, des herbes et des vents, des épines et des ombres, des mousses et de leur espace de libre expression, ce jardin de nature qui vit s’épanouir l’incroyable diversité du vivant.

Nous en sommes comptables : le sauvage, que d’aucuns voudraient rejeter dans le passé, est notre avenir, si tant est que nous soyons encore demain ouverts à l’émerveillement de l’altérité.(source téla botanica)

Le sauvage est notre avenir : en 2026, transitons joyeusement vers un monde plus vivant

Meilleurs voeux pour l'année 2026 : redonner toute sa place au monde sauvage, pour Cathy

En un autre siècle, des civilisations autres que la nôtre étaient qualifiées de sauvages, donc de primitives, termes se rejoignant dans l’opprobre et le déclassement : alors même que ces peuplades n’avaient que très rarement détruit leur environnement, destruction qui est une des belles preuves de civilisation que notre société productiviste persiste à étaler au gré de ses appétits. 

Nonobstant le « bon sauvage » cher à Rousseau, nous avons partout méprisé, écrasé ce qui n’était pas nous, imposé notre pouvoir, notre religion, notre technologie, ivres de puissance et de fatuité.

L'animal sauvage est réputé res nullius (sans maître, mais appropriable). Il est livré « au plus tirant  » ! traqué et tué au gré des lobbys et de ceux qui ne voient en lui qu’objet de loisir, en lui déniant tout droit d’existence.

Il est alors grand temps de célébrer le sauvage, de savoir admirer la magie des plumes, des rameaux, des herbes et des vents, des épines et des ombres, des mousses et de leur espace de libre expression, ce jardin de nature qui vit s’épanouir l’incroyable diversité du vivant.

Nous en sommes comptables : le sauvage, que d’aucuns voudraient rejeter dans le passé, est notre avenir, si tant est que nous soyons encore demain ouverts à l’émerveillement de l’altérité.(source téla botanica) 

  
Le sauvage est notre avenir : en 2026, transitons joyeusement vers un monde plus vivant

Meilleurs voeux pour l'année 2026 : redonner toute sa place au monde sauvage, pour Cécile

En un autre siècle, des civilisations autres que la nôtre étaient qualifiées de sauvages, donc de primitives, termes se rejoignant dans l’opprobre et le déclassement : alors même que ces peuplades n’avaient que très rarement détruit leur environnement, destruction qui est une des belles preuves de civilisation que notre société productiviste persiste à étaler au gré de ses appétits.

Nonobstant le « bon sauvage » cher à Rousseau, nous avons partout méprisé, écrasé ce qui n’était pas nous, imposé notre pouvoir, notre religion, notre technologie, ivres de puissance et de fatuité.

L'animal sauvage est réputé res nullius (sans maître, mais appropriable). Il est livré « au plus tirant » ! traqué et tué au gré des lobbys et de ceux qui ne voient en lui qu’objet de loisir, en lui déniant tout droit d’existence.

Il est alors grand temps de célébrer le sauvage, de savoir admirer la magie des plumes, des rameaux, des herbes et des vents, des épines et des ombres, des mousses et de leur espace de libre expression, ce jardin de nature qui vit s’épanouir l’incroyable diversité du vivant.

Nous en sommes comptables : le sauvage, que d’aucuns voudraient rejeter dans le passé, est notre avenir, si tant est que nous soyons encore demain ouverts à l’émerveillement de l’altérité.(source téla botanica)

Le sauvage est notre avenir : en 2026, transitons joyeusement vers un monde plus vivant