11 juin 2017

SC56 - Une certaine rose, pour Eve

La rose pourpre du Caire : film de Woody Allen de 1985

Film extraordinaire, une délicieuse folie où le cinéma est dans le cinéma
et où tous les acteurs "crèvent" l'écran littéralement, avec Mia Farrow.

Cecilia mène une existence morne et tourmentée. Le cinéma est son seul refuge et sa seule évasion. Lors d'une projection, Tom Baxter, le héros d'un mélo la Rose pourpre du Caire sort de l'écran et l'enlève.
pour Eve qui aime les roses, les vraies

SC14 - Peindre sous le vent, pour Eve

Le vent se lève : film de 2013
dernier film, quasi autobiographique,  du grand maître de l'animation japonaise Hayao Miyasaki qui va définitivement ranger ses pinceaux
Sa manière de décrire les moeurs nippones fait quelquefois penser au grand cinéaste Ozu.

L'histoire : inspiré par le fameux concepteur d’avions Giovanni Caproni, Jiro rêve de voler et de dessiner de magnifiques avions. Mais sa mauvaise vue l’empêche de devenir pilote, et il se fait engager dans le département aéronautique d’une importante entreprise d’ingénierie en 1927. Son génie l’impose rapidement comme l’un des plus grands ingénieurs du monde.
Le Vent se lève raconte une grande partie de la vie du réalisateur ; il dépeint les événements historiques clés qui ont profondément influencé le cours de son existence, dont le séisme de Kanto en 1923, la Grande Dépression, l’épidémie de tuberculose et l’entrée en guerre du Japon. Jiro connaîtra l’amour avec Nahoko et l’amitié avec son collègue Honjo. Inventeur extraordinaire, il fera entrer l’aviation dans une ère nouvelle.  

les pinceaux sont également les outils d'Eve et elle sait s'en servir magnifiquement

9 juin 2017

SC75 - Faire toute la lumière, pour Richard

Nostalgie de la lumière : film chilien de 2010 de Patricio Guzman


Profitant de la pureté exceptionnelle du ciel dans le désert d'Atacama, les scientifiques y ont 
installé les plus grands téléscopes du monde pour mieux explorer les lointaines planètes
 et exo-planètes de notre univers.
Dans le même temps, des épouses et des mères explorent sans relâche, à mains nues ou avec des instruments rudimentaires le sol du même désert, pour y retrouver les restes de tous les opposants 
au régime de Pinochet qui y furent enfouis... elles aimeraient tant pouvoir sonder le sol 
comme on sonde le ciel pour que lumière soit faite sur tous ces crimes impunis.



Au Chili, à trois mille mètres d'altitude, les astronomes venus du monde entier se rassemblent dans le désert d'Atacama pour observer les étoiles. Car la transparence du ciel est telle qu'elle permet de regarder jusqu'aux confins de l'univers. C'est aussi un lieu où la sécheresse du sol conserve intacts les restes humains : ceux des momies, des explorateurs et des mineurs. Mais aussi, les ossements des prisonniers politiques de la dictature. Tandis que les astronomes scrutent les galaxies les plus éloignées en quête d'une probable vie extraterrestre, au pied des observatoires, des femmes remuent les pierres, à la recherche de leurs parents disparu …

8 juin 2017

B05 - Bocal à boutons, de Marielle

Et ce soir, encore une merveille dans ma boîte aux lettres (2 tournées du facteur aujourd'hui) :
joli bocal de boutons enrubanné avec pique-aiguille intégré, réalisé de main de maître par Marielle, grande couturière et brodeuse machine.
Quelle jolie manière de raconter une histoire de bouton ! merci Marie-Aile!

Bleus les chevaux et la Madonne, de Roland

Dans ma boite aux lettres du jour, une nouvelle enveloppe très finement décorée,
 j'en reconnaît l'auteur : c'est l'ami Rolka qui a repris ses plumes et ses feutres
et à l'intérieur pour me faire plaisir avec tout ce qui touche de près ou de loin au fil...

une image pieuse ancienne, toute brodée,  très finement réalisée, je dois le reconnaître,  
même si,  athée, je ne suis pas du tout fan de ce genre d'iconographie.

Merci Roland pour  cet envoi tout en bleu !

F36 - L'envol du cerf-volant, de Gisèle

Encore merci Facteur ! une nouvelle correspondante m'adresse son premier mail-art, 
tout plein de poésie, pour illustrer mon thème du fil 
C'est bleu, c'est fin et joliment écrit : tout ce que j'aime : merci Gisèle !

Voici une version un peu différente du haiku qui l'accompagne : 
Le fil se détend  maintenant le cerf-volant est une portion de ciel - Miyoko Hashimoto

T37 - Entrons dans le monde des Moomins, de Nadine

Merci Facteur !  tu m'apportes aujourd'hui un premier mail-art de Nadine en provenance de Finlande! Elle me fait découvrir des petits personnages bien connus la-bas, les Moomins,
avec un timbre d'une forme tout à fait curieuse, à leur effigie. 

Il s'agit de trolls blancs, qui ont été déclinés en bande dessinée, mais aussi en livre pour enfant, en dessins animés et même en pièces de théâtre.

Leur créatrice, Mme Tove Jansson, une artiste finlandaise romancière, illustratrice et peintre
 est surtout connue pour ses petits personnages. 

Merci Nadine pour ce premier échange qui me ravit 
et pour la découverte de ce petit monde ignoré!

SC86 - Musique baroque, pour Louise

Tous les matins du monde : film d'Alain Corneau de 1991
avec Gérard Depardieu, Jean-Pierre Marielle et Anne Brochet

Un très beau film qui m'a fait découvrir la beauté de la musique baroque, 
notamment la viole de gambe magistralement jouée par le grand maître Jordi Saval . 
Ici c'est surtout la musique de Marin Marais qui est jouée.
j'ai les mêmes goûts musicaux que toi Louise, un concert de musique baroque interprétée sur des instruments d'époque, rien de plus beau, surtout si c'est joué dans un lieu s'y prêtant particulièrement 

L'histoire : A la fin de sa vie, Marin Marais, prestigieux violiste de Louis XIV, se souvient de son apprentissage avec Monsieur de Sainte Colombe, grand maître de la viole de gambe. Professeur austère et intransigeant, ce dernier ne va pas de main morte avec son jeune élève ainsi que ses deux filles. Suite au décès de sa femme, le virtuose a recherché en vain une perfection absolue dans son art, possède son apprenti.

7 juin 2017

SC13 - Pastoralisme , pour Elise

Les chèvres de ma mère : film de 2014 de Sophie Audier

merveilleux documentaire pour lequel j'ai eu la chance de rencontrer la réalisatrice lors d'un ciné-débat à Massy : elle a filmé et nous a conté l'histoire de sa propre mère.

Cette femme a tellement d'amour pour les animaux de son troupeau, elle connaît chaque chèvre par son nom mais surtout son tempérament que c'est un déchirement pour elle de s'en séparer. Pourtant elle doit arrêter cette activité car physiquement cela devient trop dur pour une femme seule, et elle voudrait pouvoir faire valoir ses droits à la retraite (une vraie misère) après de si longues années passées à travailler tous les jours : 
il lui faut pour cela trouver un repreneur ce qui ne s'avérera pas une tache facile.

Sont évoqués les problèmes liés à la transmission  d'une entreprise dans une campagne très reculée,  à la perte du savoir-faire face aux process normalisés qui font que tous les fromages de chèvre ont le même goût d'où qu'ils viennent, à la difficulté pour un repreneur d'obtenir une aide des banques ou des coopératives agricoles, à la pression de l'Europe qui impose des normes sanitaires -donc des travaux au prix exorbitant- 

Il s'en dégage aussi un bonheur de vivre au grand air, à la campagne, au rythme des 
saisons et des agnelages même si,  pour continuer à mener cette vie-là, il faut rester 
en pleine forme, en pleine force de l'âge.


SC94 - Paris chanson, pour Monique

Sous le ciel de Paris : film de Julien Duvivier de 1951

pour la Tour Eiffel sur l'affiche

Le jour se lève sur la capitale. Denise Lambert, la tête pleine de rêves, arrive de sa province. La petite Colette décide de faire l'école buissonnière, alors que Marie-Thérèse part poser chez un photographe, accompagnée par Georges, son ami, étudiant en médecine. Mademoiselle Perrier cherche du lait pour ses chats. Hermenault, un brave père de famille, décide de rester à l'usine - en grève - alors que c'est le jour de son anniversaire de mariage. Un jeune sculpteur fou, Mathias, erre dans le quartier. En l'espace d'une journée, ces destins vont se croiser. Denise joue à la loterie et gagne le gros lot. Malheureusement, elle est égorgée par Mathias. La police poursuit le meurtrier....

SC82 - Alice toute en dentelles, pour Stéphane

Alice au pays des merveilles
film de 1951 (probablement,  car les noms du générique ne sont pas identifiables sur cette affiche)

J'ai évidemment choisi cette affiche-là d'Alice au pays des merveilles 
car elle comporte beaucoup de dentelles...
pour compléter la collection d'Alice(s) de Qiu

SC72 - Manga d'anticipation, pour Stéphane

Akira : Film  d'animation de Katsuhiro Ôtomo sorti en 1988

Mise en images pour le cinéma d'une bande dessinée apocalyptique sur les débuts du XXIe siècle 
dans la mégapole de Néo-Tokyo au Japon.

Le texte en lettres japonaise et le graphisme de cette affiche 
m'ont semblé tout à fait appropriées à l'univers de Qiu

Tetsuo, un adolescent ayant vécu une enfance difficile, est la victime d'expériences visant à développer les capacités psychiques qui dorment en chacun de nous. Ainsi doté d'une puissance que lui même ne peut imaginer, Tetsuo décide de partir en guerre contre le monde qui l'a opprimé. Dès lors, Il se retrouve au coeur d'une légende populaire qui annonce le retour prochain d'Akira, un enfant aux pouvoirs extra-ordinaires censé délivrer Tokyo du chaos...

5 juin 2017

SC08 - Sur un air de tarentelle, pour Corinne

Tous les soleils : film de Philippe Claudel de 2011
avec la participation d'Anouk Aimé et de Clotilde Coureau 

Musique magnifique de Christina Pluhar et de son ensemble l'Arpaggiata pour cet air de tarentelle joué sur des instrucments anciens 

de la musique endiablée (une tarentelle), de l'humour et du soleil 
mais aussi beaucoup de tendresse et de délicatesse. 

Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir. 
Parfois, Alessandro a l'impression d'avoir deux adolescents à élever, alors qu'il ne se rend même pas compte qu'il est lui-même démuni face à l’existence. Voulant être un père modèle, il en a oublié de reconstruire sa vie amoureuse, d'autant plus qu'il est entouré d'une bande de copains dont la fantaisie burlesque l'empêche de se sentir seul. 
Mais au moment où sa fille découvre les premiers émois de l’amour, sans qu’il s’y attende, tout va basculer pour Alessandro…

SC69 - Art déco, pour Maryse

L'inhumaine : Film de Marcel l'Herbier de 1924 

Tourné pendant les années folles, ce film est un vrai manifeste pour l'Art Déco
ce qui devrait plaire à Tara!

Quelques décors du film  pour se faire une idée 

La célèbre cantatrice Claire Lescot a de nombreux admirateurs. Pour une soirée, elle a invité une dizaine de ses courtisans parmi lesquels on peut compter un maharadjah, politiciens, hommes d’affaires et un jeune ingénieur qui se meurt d’amour pour elle. Mais la cantatrice reste de marbre face à toutes ces avances… Jeune cinéaste d’avant-garde en ce début des années vingt, Marcel L’Herbier a l’idée de concevoir un film qui soit « une sorte de résumé de toute la recherche plastique en France, deux ans avant l’Exposition des Arts décoratifs ». Il réunit donc un groupe d’artistes de premier plan, Robert Mallet-Stevens et Fernand Leger en tête. Le film est donc plastiquement superbe ce qui lui a valu d’être qualifié de « manifeste des Arts déco ». Même les intertitres sont magnifiques ! Aucune toile peinte ici mais des décors tout en volumes. Il est d’autant plus dommage que Marcel L’Herbier ait négligé le scénario : l’histoire est étirée et, il faut bien l’avouer, parfaitement ennuyeuse. La direction d’acteurs semble approximative. On remarquera que le réalisateur expérimente certains effets sur les scènes de vitesse (ces scènes d’ivresse automobile étaient alors très prisées par les réalisateurs les plus inventifs). 
L’Inhumaine a été magnifiquement restauré, avec restitution des teintes d’origine, pour ressortir en ce début 2015 accompagné d’une nouvelle musique très réussie, composée par Aidje Tafial.


SC10 - De la BD au grand écran, pour Maryse

Le chat du rabbin : film de Johann Sfar d'après sa BD

Ce chat qui parle a fait une grosse bêtise en ayant dévoré le perroquet du rabbin.
Puni il va devoir s'éloigner de sa petite maîtresse la fille du rabbin, ce qu'il ne peut imaginer
 pour se racheter et rester près d'elle, il est prêt à tout, même à faire sa "bar mitsva"...

un chat très original pour toi, Tara