18 mai 2026

Une première histoire d'amitié très forte, pour l'Association AGIR en Pays Jalignois

Pour répondre à l'appel à mail-art sur le thème de l'amitié, lancé par l'Association AGIR en Pays Jalignois, j'ai choisi  d'évoquer l'amitié que j'ai rencontré dans mes premières lectures. 

Composition réalisée avec une copie sur tissu des couvertures de livres de la première édition du Club des Cinq à la Bibliothèque rose + un dessin des cinq compagnons dont je n'ai pas retrouvé l'auteur 

Si j'ai choisi d'illustrer l'amitié par l'exemple qu'en donnaient les enfants  du Club des Cinq,  c'est que, gamine, comme beaucoup d'autres de mon age, j'étais friande de leurs  aventures. Les nombreuses histoires inventées par Enid Blyton étaient publiées dans "La bibliothèque rose", en version originale traduite de l'anglais et parue en France à compter de 1955 (mon année de naissance). J'appréciai tout particulièrment leur indéfectible amitié très utile pour agir efficacement dans la résolution de leurs enquêtes qu'ils démystifiaient, dans une belle complicité. Déja sans doute pointait en moi le goût de la recherche de la vérité, de percer les mystères : mes premières histoires "policières" en quelque sorte.

Etant plutôt une fillette solitaire, j'admirai particulièrement l'amitié qui liait la fratrie de François, Mick, Annie, avec leur cousine Claude et son chien Dagobert. Dans le cas où une fâcherie troublait leur belle entente ou bien qu'une incompréhension temporaire s'établissait entre l'un et les autres membres du Club, cela n'allait jamais bien loin : on les sentait toujours aussi unis que les doigts d'une seule main, à pouvoir compter les uns sur les autres, en toute circonstance,  ce qui est vraiment pour moi une belle définition de l'amitié.

Je souhaite une belle réception d'art postal sur un si beau sujet à l'Association et je leur souhaite aussi une belle exposition à suivre. 

*** le Club des Cinq ***

Enid Blyton, l'autrice du Club des Cinq, et d'autre publication pour la jeunesse comme le Clan des Sept et Oui-Oui

Voici les personnages principaux des livres de la série du Club des Cinq - 21 titres écrits par Enid Blyton - que j'ai lu pour la plupart et, à l'époque, qui m'avaient enthousiasmée :

 - Claudine « Claude » Dorsel  a onze ans. Elle veut que tout le monde l'appelle Claude car elle trouve son prénom trop féminin. Elle possède une île dont sa mère a hérité (ainsi que la maison), laquelle lui a dit « qu'elle la lui donnait ». Cette île est le domaine des Cinq, qui y vont souvent camper. Claude adore son chien Dagobert et l'emmène partout, même dans son collège. Elle est très généreuse et ne ment jamais, mais elle a un caractère difficile. Elle n'en fait qu'à sa tête et n'obéit qu'à son instinct. Dans les deux premiers livres tout du moins, Claude a une forte personnalité et joue un rôle majeur. Elle refuse de se comporter comme devrait le faire une fille (selon les attentes sociales de l'époque) et affirme son égalité avec les deux garçons du groupe

- François Gauthier  est l'aîné des enfants. Très raisonnable pour ses douze ans, il est responsable de son frère, de sa sœur et de sa cousine. Il est grand et fort, prudent et sérieux. Il pense à tout, mais est parfois un peu « lourd » pour ses cadets avec ses recommandations. Pessimiste, il n'a pas beaucoup de patience.

-Michel « Mick » Gauthier  fait souvent équipe avec sa cousine Claude qui est du même âge que lui. Petit et malin, il taquine toujours tout le monde sur tout : Claude sur son prénom et son attitude masculine, François sur sa prudence exagérée et sa gourmandise et Annie sur sa taille et sa timidité. Mais il sait être courageux et réfléchi quand il le faut. Il est très optimiste, mais casse-ou. C'est un incorrigible gourmand et il est vite insupportable avec ses blagues incessantes.

 -Annie Gauthier (Anne Kirrin) du haut de ses « dix ans », est la plus petite. Mick et Claude la traitent souvent de « bébé ». Claude trouve Annie trop « fifille » et froussarde, Annie trouve Claude trop intrépide et garçon manqué, mais elles s'entendent bien. Très douce et très timide, elle est cependant très maligne et, quand elle est en colère, devient redoutable. Elle surgit dans l'action au moment où l'on s'y attend le moins pour sauver ses amis en danger. Elle aime être la ménagère et la cuisinière du groupe. Elle fait souvent des gaffes.

-Dagobert, souvent abrégé en « Dag » ou « Dago » (Timothy, souvent abrégé en Tim ou Timmy) est le chien de Claude. C'est un chien très affectueux qui ne se sépare jamais de sa maîtresse. Il ne possède pas de pedigree. Claude ne s'en séparerait pour rien au monde : il sait monter la garde, suivre une piste, effrayer les bandits, mais il peut aussi être calme, doux et joueur. Un chien parfait et le plus intelligent au monde, selon Claude.

***

Lorsque j'ai préparé ce sujet, j'ai été chagrinée d'apprendre que les nouvelles éditions de leurs aventures se sont largement appauvries tant dans le texte (pour adopter un langage simplifié, proche de celui de la jeunesse d'aujourd'hui, ainsi que l'utilisation systématique du présent, pour ne pas "complexifier" la lecture avec le passé simple!) que dans les illustrations (celles de l'intérieur du livre ont disparu, ne reste que la seule couverture du bouquin).

Comme vous pouvez le voir ci-dessous les nouvelles premières de couverture ne sont vraiment pas attrayantes, les personnages y sont dessinés grossièrement à la manière des mangas. Je n'ai rien contre les mangas, mais c'est un genre différent, ne mélangeons pas tout!

Les premières de couverture de la première édition à la toute dernière 

Décidément, l'édition sous toutes ses formes  n'est  plus ce qu'elle était  au pays des Lumières, rachetée de plus en plus souvent par des milliardaires plus férus d'idéologie que de littérature,  y compris pour la jeunesse et même les manuels scolaires,  comme c'est aussi le cas pour la presse écrite et télévisuelle (ce sont les mêmes acteurs),

Faisons travailler toutes les fois que possibles les librairies indépendantes, puisque nous avons la chance que le prix du livre soit  unique en France. Si nous voulons éviter une mainmise totale de l'idéologie de ces magnats sur tous les circuits d'information, c'est à nous qu'il appartient de faire en sorte de maintenir un pluralisme indispensable pour éviter que fake-news, révisionnisme et  nivellement par le bas deviennent monnaie courante. 

Aucun commentaire: