A l'heure où une sécheresse historique sévit dans notre pays, le manque d'eau, les inondations, les incendies, les crises sanitaires mettent à mal nombre d'exploitations agricoles ou maraichères, sans parler des lois européennes aberrantes qui leur sont imposées, il me semble important que chacun de nous soit bien conscient de l'importance du rôle des paysans et de la nécessité de les encourager à perservérer dans ce noble métier pour ceux qui restent et pour les nouveaux qui se lancent dans cette folle entreprise.
Je parle ici des vrais paysans travaillant sur une exploitation à taille humaine, souvent familiale (pas des fermes usines), ceux qui nous ont toujours nourri en faisant des journées interminables sept jours sur sept, en ayant peu ou prou de rémunération, en ne prenant pas de vacances, ...ceux grâce auxquels nous pouvons (encore un peu) bénéficier de paysages variés superbes grâce aux champs qu'ils cultivent, aux bois qu'ils entretiennent, aux animaux conduits en paturage ou grâce au pastoralisme dans les paysages plus escarpés...paysages qui ont amené tant de touristes à visiter la France.
Indispensables à notre qualité de vie tant sur le plan alimentaire que culturel, ils se transmettaient de générations en générations l'amour de la terre...mais, cela c'était jusqu'aux années 1950, c'était avant qu'on les fasse entrer dans un cycle infernal d'endettement chronique, des rendements à tenir pour ne pas travailler à perte, des normes à respecter toujours plus nombreuses, de tracasseries administratives infinies, le tout induisant une telle souffrance psychologiques que cela conduit à de très nombreux suicides (1 à 2 par jour selon les sources). Par ce lien vous verrez comment tout cela a été programmé car tout a été fait pour leur éradication.
J'ai envie de leur rendre un vibrant hommage ici : toutes les fois que nous le pouvons, privilégions l'achat de proximité, auprès de petits producteurs bio ou en culture raisonnée, les épiceries collectives tenues par des producteurs locaux, les achats à la ferme lorsque cela existe.
Bien sûr, c'est un peu plus cher mais au moins, nous savons ce que nous allons manger, nous avons la fraicheur des produits, un lien se tisse entre le producteur et son client, et avec ce type d'achat, nous n'engraissons pas les actionnaires de l'agro-industrie ou ceux de la grande distribution. Après un été comme cela que nous sommes en train de vivre, il va bien falloir consentir à changer nos habitudes et à encourager tous ceux qui se préoccupent encore du vivant!
J'ai trouvé sur internet une chanson qui met en valeur le bon sens paysan ; entendue comme fond sonore d'une vidéo sur internet je vous la livre ici.
Chanson le bon sens paysan trouvée sur internet - Collectif Les veilleurs du terroir
Ni les saisons derrière un écran
La pluie se lit dans le ciel qui change
Et le temps se compte autrement
C'est pas la mode qui fait la moisson
Ni les slogans qui nourrissent les gens
Avant les lois, avant les leçons
Il y avait le bon sens paysan
C′est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il y a le bon sens paysan
Il sait attendre, il sait prévoir
Il sait tenir quand tout vacille
Il a la terre dans la mémoire
Et l'avenir dans sa famille
La terre répond quand on la comprend
Elle parle aux calmes, jamais aux gens pressés qu'elle freine
Ils connaissent le gel, la pluie, le temps long
Les silences lourds et les matins sans nom
Et quand tout casse ou quand tout chancelle
Ils tiennent debout, fidèles et réels
C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il ya le bon sens paysan
Ils ne promettent pas ce qu'ils ne peuvent tenir
Les paysans sèment en sachant qu'il faudra souffrir
Chaque récolte est un pari discret
Un acte de foi sans jamais tricher
Car travailler la terre et croire
C'est souvent marcher dans la même histoire
Entre le ciel et les sillons
Se tient le cœur des traditions
C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il ya le bon sens paysan
Ils ont défriché avant nous
Pris la forêt à bras-le-corps
Sous la bure, dans le silence
Les moines paysans ont fait naître champs et ports
Des abbayes sont nés les bourgs
Des cloches ont toujours sonné dans les villages
Prière et travail, nuit et jour
Ont façonné nos paysages
C′est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il ya le bon sens paysan
Dans l'abbaye de Féniers
Ils vivaient simples et droits
Moines et paysans à la fois
Gardiens des terres et de la foi
Ils cultivaient du blé et du silence
Dans la rigueur et la patience
Et protégeaient les gens d'ici
Des routes sombres et des nuits
Où rodaient les bandits de grand chemin et durs seigneurs
Face au château de Lugarde
De l'abbaye se dressaient les murs, sécurisants et sûrs
Les moines cultivaient
Veillaient et priaient pour apporter la paix, sans détour
Par le travail et par l'amour
Et dans leurs gestes, encore présents
Se retrouve le bon sens paysan
Ils n'ont pas bâti pour demain matin
Mais pour des siècles, lentement
C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les leçons, les statistiques, les plans
Il y a le bon sens paysan
Il sait d'où l'on vient, où l'on va
Ce qu'on transmet, ce qu'on garde en main
Entre la terre, la foi, le repas
Il tient le monde à hauteur d'homme
Aujourd'hui on les traite d'archaïques
Parce qu'ils refusent le hors-sol
Mais quand tout craque et tout se dérègle
C'est vers eux qu'on se retourne encore
Ils savent que rien ne pousse sans peine
Que tout se paie tôt ou tard
Que la liberté n'est pas un slogan
Mais un travail de chaque regard
Ce qu'on transmet, ce qu'on garde en main
Entre la terre, la foi, le repas
Il tient le monde à hauteur d'homme
Aujourd'hui on les traite d'archaïques
Parce qu'ils refusent le hors-sol
Mais quand tout craque et tout se dérègle
C'est vers eux qu'on se retourne encore
Que tout se paie tôt ou tard
Que la liberté n'est pas un slogan
Mais un travail de chaque regard
C'est pas dans les bureaux qu'on apprend la saison
Ni dans les discours qu'on nourrit la nation
Avant les grands mots et les faux sermons
Il y a le bon sens paysan
Pas de pays sans paysans
Pas d'avenir sans transmission
Sans racines, rien ne tient vraiment
Et eux respectent la civilisation
Le bon sens paysan
Le temps long
La terre
Auteur : Pierre Bredeau
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