18 février 2019

TP10 - Tribus et parures amérindiennes d'Amérique du Nord, de Jean-Paul

Voilà un sujet bien complexe auquel s'attelle mon grand ami Ursu, prolifique mail-artiste que vous connaissez bien si vous ètes fidèles de ce blog. 

Comme d'habitude, il m'envoie une documentation abondante, essentiellement sur les différentes tribus occupant originellement le territoire de l'Amérique du Nord. Je l'en remercie.

En effet, il est difficile de se documenter sur les vêtements et les embellissements de leurs parures traditionnelles originales. Les rares témoignages de leur façon de vivre parvenus jusqu'à nous,sont des photos en noir et blanc, ou sépia prises à la toute fin du 19e siècle. 
     Kiowa 1890                           Kiowa - 1899                       Chiricahua Apache 1899

                Ute 1880                                                   1897                            Nez-percés - vers 1890  
Quelle curieuse pratique que de vouloir immortaliser les visages de ces femmes et enfants avant leur génocide : probablement n'étaient-elles déjà plus libres !


***
fourrures de coyottes assemblées
Jusqu'en 1870 date à laquelle les troupeaux furent décimés par les Blancs pour affamer les populations locales afin de s'accaparer de leurs territoires, les bisons offrait aux Indiens pratiquement tout ce dont ils avaient besoin pour vivre.

Rien n'était jeté de la bête, la peau tannée et débarrassée de ses poils était utilisée pour les tipis, tannée avec ses poils, elle constituait une couverture moelleuse et chaude. Le cerf, le porc-épic, le bison, la loutre,le grizzly, le renard, et plus au nord le caribou, l'élan, l'orignal et les poissons, ce bonheur de la nature que les Indien chasse et pêche pour survivre. L'homme chasse pendant que la femme se consacrer presque exclusivement à la confection d'habillement.

Le cuir et le poil des animaux chassés sont la matière première pour concevoir leurs tuniques, mocassins et jambières. Les tendons des animaux servaient de "fil à coudre" imputrescible, particulièrement adapté à l'élaboration des mocassins et des bottes. 

Les plumes d'aigle, les dents d'animaux, les perles,  le quill (piquants de porc-épic),  le bird-quill (tuyau de plumes coupé et teinté) et des lanières de cuir en frange  (colorées avec des teintures à base d'écorces, de lichen et autres végétaux) constituent l'essentiel des embellissements ornant les tenues des Indiens d'Amérique du Nord ; les principaux motifs sont des figures géométriques combinées souvent à des silhouettes d'animaux sacrés.


Sur des métiers à tisser extrêmement primaires, les femmes tissaient couvertures pour se couvrir et tapis pour garnir et se réchauffer dans les tipis.
Couvertures et tapis à motifs géométriques continuent d'être tissés par les descendants de ces amérindiens d'Amérique du Nord, désormais cantonnés dans des réserves, pour une production destinée aux touristes. 
Tisserands de Navajo au poste de traite de Hubbel, premier poste de ce genre dans la réserve de Navajo,
 comté de Ganado, Arizona - photo de Terry Eiler mai 1972

Motifs de tissage de tapis navajo

Pour être plus complète sur le sujet :  LIEN vers un article sur les motifs et la technique utilisée par les indiens navajos pour leurs tissages, l'une des rares tribus amérindiennes d'Amérique du Nord. 

TP09 - Tartan, un tissu clanique, de la part de Jean-Paul

L'ami Jean-Paul continue son exploration des textiles du monde avec cette fois-ci le tartan, qu'on appelle vulgairement chez nous du tissu écossais. Je l'en remercie.

Le tartan est une étoffe de laine à carreaux de couleurs, typique des peuples celtes. Il s'agit d'un motif de lignes horizontales et verticales entrecroisées, de multiples couleurs. 

Les tartans étaient à l'origine réservés aux tissus, mais sont maintenant utilisés sur de nombreux autres matériaux. 


L'origine du tartan remonte très loin  : à l'ouest de la Chine ont été retrouvées des sépultures où les cadavres inhumés avaient un morphotype non oriental mais caucasien, vers 800 avant Jésus-Christ. Ils portaient des twill tissés et des motifs de tartan semblables aux motifs celtes du Nord-Ouest de l'Europe. 

Les Celtes inhumés portaient des manteaux faits de tissus à carreaux. Le motif était constitué de plusieurs couleurs imbriquées, semblables aux tartans écossais, irlandais et gallois.  Le nombre de couleurs dépendait du rang du porteur. Le tartan des servants affichait une seule couleur; deux couleurs pour celui des paysans et agriculteurs; trois couleurs pour les officiers; cinq couleurs pour les chefs; six pour les druides et les poètes; et enfin sept pour les rois.

Les couleurs peuvent toutefois être rattachées aux origines géographiques du clan : « [...] le vert brille dans les clans qui viennent d'Irlande, comme les Mac-Kenzies ; le rouge dans les Celtes-Bretons, comme les Mac-Grégor, et le jaune dans les clans danois, comme les Mac-Leods. »


Un tartan est constitué de bandes alternées de fils teints dans la masse, aussi bien pour la trame que pour la chaîne. 

La trame est tissée en sergé simple, la chaîne passant deux fils dessus et deux dessous, en progressant d'un fil à chaque passage. Le motif est constitué de bandes alternées de fils de laine colorés tissés à angle. Ceci forme des hachures diagonales aux sites d'entrecroisement et crée de nouvelles couleurs à partir du mélange des deux teintes d'origine. Les blocs de couleur qui en résultent se répètent verticalement et horizontalement, formant un motif de carrés et de lignes distinctif, le sett.

En  Ecosse, les tartans sont associés aux clans,  aux familles depuis le XIXe siècle. Le port du costume fut interdit un temps mais les tartans ont été autorisés à nouveau en 1782. Plus tard, les tartans furent élargis aux institutions écossaises, notamment à la suite de la publication du livre Vestiarium Scoticum par les frères Allen en 1842. 

Les kilts écossais sont ainsi quasiment toujours réalisés dans un tissu à motif de tartan. Le tartan est aussi appelé plaid en Amérique du Nord, mais, en Ecosse, ce mot désigne la couleur et le motif du tissu tartan jeté sur l’épaule, ou une couverture.

Le Tartan Day (ou Fête nationale du tartan) se fête le 6 avril en Ecosse.

17 février 2019

Only white, pour Martine

Il y avait bien longtemps que j'avais participé à l'un des challenges mensuels de Katédine : 
pour ce mois de février,  il s'agissait de faire un carré blanc comme neige.

Après plusieurs essais qui ne me satisfaisaient pas totalement (d'autres mail-artistes en profiteront)
 j'ai décidé de mettre à profit les exercices de froissé appris cette année à la MJC de Palaiseau, en art textile.Quelques broderies avec des fils et de la laine, quelques bribes de dentelles et de tulle et quelques perles plus tard, voici ce que j'ai obtenu. Le résultat tout à fait abstrait me plait bien, la plus grosse difficulté étant de dénicher de trouver un timbre blanc.
J'espère qu'il te plaira, Katédine : je t'en souhaite bonne réception.

L'élégance et la grâce, pour la Librairie la Rose des Vents

Pour l'exposition organisée à la Librairie la Rose des Vents à Dreux, sur le thème de la correspondance et de l'art postal, sous le patronage de Fabienne Ruault-Lichet, 
voici une première participation et un magnifique poème concernant ce bel oiseau ! 

Le cygne

Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
Le cygne chasse l’onde avec ses larges palmes,
Et glisse. Le duvet de ses flancs est pareil
À des neiges d’avril qui croulent au soleil ;
Mais, ferme et d’un blanc mat, vibrant sous le zéphire,
Sa grande aile l’entraîne ainsi qu’un lent navire.
Il dresse son beau col au-dessus des roseaux,
Le plonge, le promène allongé sur les eaux,
Le courbe gracieux comme un profil d’acanthe,
Et cache son bec noir dans sa gorge éclatante.
Tantôt le long des pins, séjour d’ombre et de paix,
Il serpente, et, laissant les herbages épais
Traîner derrière lui comme une chevelure,
Il va d’une tardive et languissante allure.
La grotte où le poète écoute ce qu’il sent,
Et la source qui pleure un éternel absent,
Lui plaisent ; il y rôde ; une feuille de saule
En silence tombée effleure son épaule.
Tantôt il pousse au large, et, loin du bois obscur,
Superbe, gouvernant du côté de l’azur,
Il choisit pour fêter sa blancheur qu’il admire,
La place éblouissante où le soleil se mire.
Puis, quand les bords de l’eau ne se distinguent plus,
À l’heure où toute forme est un spectre confus,
Où l’horizon brunit, rayé d’un long trait rouge,
Alors que pas un jonc, pas un glaïeul ne bouge,
Que les rainettes font dans l’air serein leur bruit
Et que la luciole au clair de lune luit,
L’oiseau, dans le lac sombre où sous lui se reflète
La splendeur d’une nuit lactée et violette,
Comme un vase d’argent parmi les diamants,
Dort, la tête sous l’aile, entre deux firmaments.

Prudhomme, Sully, Les solitudes,

Le crochet de la "Vasconcellos" a du chien , pour Dentellebleue

Joana Vasconcellos est une artiste portugaise, bien connue pour ses installations toujours spectaculaires et originales, souvent pleines d'humour . Certaines d'entre-elles consistent à combiner  les mailles du crochet à des statues d'animaux ou même d'hommes ou de femmes.
Ici j'ai choisi de mettre en valeur les deux chiens qu'elle a ainsi "habillés" 
et de m'adresser ce mail-art, parce que "je le vaux bien"!

16 février 2019

Ourses grande et petites, pour Françoise

Pour Françoise, cette grande amie des ours, voici un mail-art pour combiner le thème du timbre avec la situation de cette famille d'ours polaires, que l'on voit à peine dans la blancheur environnante, exceptés les yeux et la truffe.
Tant qu'ils peuvent encore subsister sur cette banquise qui leur est indispensable pour vivre 
mais qui rétrécit comme peau de chagrin, chaque année un peu plus, 
soyons heureux de pouvoir encore les mettre en scène.
Bonne réception Zarou !

15 février 2019

Hommage au Commandant Charcot, de la part d'Isabelle

Une belle surprise aujourd'hui avec cette magnifique création de mail art autour 
d'un ancien timbre des Terres Australes et Antarctiques Françaises : 
C'est Isabelle de la Haute-Marne l'auteure de cet envoi et je l'en remercie vivement.
Ce timbre lui a permet de mettre à l'honneur le Commandant Charcot qui fut un  
médecin et un explorateur aventurier,  découvreur des pôles.
le voit ici en pleine conversation avec une colonie de manchots en 1909.

***
Jean-Baptiste Étienne Auguste Charcot, souvent appelé Commandant Charcot, né à Neuilly-sur-Seine le 15 juillet 1967 et mort en mer (à 30 milles au nord-ouest de Reykjavik)  le 16 septembre 1936,  est un médecin et explorateur polaire légendaire.

Toutes ses expéditions et son parcours extraordinaire sont racontés par le détail ICI sur le site spécialisé des aventures transpolaires.


Un air de famille, pour le Service culturel de l'Université de Rennes

Cette famille-là est bien connue, surtout par Luky Luke à l'époque du Far West américain. 
Il existe plus qu'un air de famille entre eux, on dirait quasiment des sosies ;il n'y a guère que la taille et l'age qui différencient  les quatre frères, eux qui ont si souvent pris "la fille de l'air" .
Quelle ressemblance entre Ma Dalton et ses 4 rejetons n'est-ce- pas ? 

Dans la vraie vie, la ressemblance n'est pas aussi évidente entre les quatre frères Dalton 
mais persiste bien entre eux un air de famille !

Hôtesse de l'air, pour le Service culturel de l'Université de Rennes

Je continue la série sur le thème de l'air . Toute sa vie il en rêva alors je le lui ai fait : voici un mail-art dédié au métier d'hôtesse de l'air qui a tant fait fantasmer Jacques Dutronc!


Tyrolienne...

Toute ma vie, j'ai rêvé
D'être une hôtesse de l'air.
Toute ma vie, j'ai rêvé
De voir le bas d'en haut.
Tout ma vie, j'ai rêvé
D'avoir des talons hauts.
Toute ma vie, j'ai rêvé
D'avoir, d'avoir
Les fesses en l'air.

L'avion est détourné.
Détachez vos ceintures.
Libérez vos complexes.
Tenez-vous par l'index.
Surveillez vos réflexes
En attendant l'aventure.

Toute ma vie, j'ai rêvé
D'être une hôtesse de l'air.
Toute ma vie, j'ai rêvé
De ne plus jamais passer
Par les bas et les hauts
De notre petite terre.
Toute ma vie, j'ai rêvé
D'avoir, d'avoir
Les fesses en l'air.

L'avion est détourné.
Nous sommes en altitude.
Perdez vos habitudes.
Changez vos attitudes.
Tout 1e monde se dénude.
Fini la servitude.

Toute ma vie, j'ai rêvé
D'être une hôtesse de l'air.
Toute ma vie, j'ai rêvé
D'avoir des talons hauts.
Toute ma vie, j'ai rêvé
De voir le bas d'en haut.
Toute ma vie, j'ai rêvé
D'avoir, d'avoir
Les fesses en l'air.

Fini le pilotage
Mais vive le pelotage.
Fini le décollage
Mais vive le collage.
L'avion est détourné.
On en est tout retourné.

Toute ma vie, j'ai rêvé
D'être une hôtesse de l'air.
Toute ma vie, j'ai rêvé
D'avoir des talons hauts.
Toute ma vie, j'ai rêvé
De voir le bas d'en haut.
Toute ma vie, j'ai rêvé
D'avoir, d'avoir
Les fesses en l'air.
Tyrolienne...


Jacques Dutronc - 1970



Un p'tit air de java, pour le Service culturel de l'Université de Rennes

Au bal musette voici un petit air de java : les danseurs s'en donnent à coeur joie sur le parquet et l'accordéoniste se déchaîne pour donner le ton!
Ici l'air est musical 
Mais l'air est aussi un vecteur de la musique car,   pour jouer avec des instruments à vent ou des cuivres (comme la trompette sur le timbre) rien ne se produirait sans lui.

Les quatre fers en l'air, pour le Service culturel de l'Université de Rennes

Toujours sur le thème de l'air pour l'Université de Rennes,  j'ai encore puisé dans les estampes relatives aux aventures de Till l'Espiègle. Cette fois-ci on y voit un cheval les 4 fers en l'air :
Wl'espiègle tue son cheval se met dedans  voyant passer le Duc de Luxembourg qui luy a deffendu des terres
Là encore, tout est rédigé en vieux françois, avec des expressions de l'époque, sur le fond.

Fesses à l'air, pour le Service culturel de l' Université de Rennes

Dans le cadre de l'appel à mail-art lancé par le Service culturel de l'Université de Rennes sur le thème de l'air, j'ai réalisé plusieurs mail-arts, bien inspirée par ce sujet que je n'avais encore jamais traité.

Pour le premier j'ai choisi cette expression, remarquablement illustrée sur cette estampe 
retraçant  l'une des aventures de Till l'Espiègle.
Wl'espiègle en croupe derrière son père montre le cul à tout le monde
En cherchant bien sur la grisaille du fond, vous verrez qu'il y a toute une
série de dictons écrite en vieux françois, 

14 février 2019

B46 - Une coccinelle bien printanière, de Nanou

Couleurs gaies et franches, et de gros yeux boutons pour cette coccinelle qui arrive de Marseille 
avec son bouquet de fleurs des champs plein les bras !
Merci Nanou pour cette délicate attention  !