C'est avec beaucoup de tristesse que j'apprends seulement aujourd'hui la disparition de la grande artiste Marjane Satrapi, d'origine iranienne, morte "de tristesse" le jeudi 4 juin, juste une année après la perte de son mari. Elle n'avait que 56 ans.
Je relaie ci-après, pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, le superbe hommage qu'Éric Babaud lui a dédié ce jour sur son blog en soulignant l'importance de son oeuvre de dessinatrice et de réalisatrice et la richesse de sa personnalité.
Dans ses interviews, Marjane Satrapi insistait sur l'importance de vivre pleinement et librement, et de lutter contre l'ignorance, les préjugés et les égocentriques ridicules.
Dans ses bande-dessinées, Marjane Satrapi commençait toujours par dessiner les yeux. Selon elle, on comprend tout des autres en regardant leurs yeux. Elle nous a prêté les siens, dans ses livres, ses œuvres et ses films, pour regarder le monde. Elle nous apprend à en rire, malgré tout – pour mieux l’aimer.
Adversaire acharnée des autorités de Téhéran, Marjane Satrapi avait refusé la Légion d'honneur française en 2025 pour dénoncer « l’attitude hypocrite de la France vis-à-vis de l’Iran », qui connaissait alors une nouvelle vague de répression. « Depuis un moment, j’ai réellement du mal à comprendre la politique de la France vis-à-vis de l’Iran », avait-elle expliqué sur Instagram, regrettant que de « jeunes Iraniens épris de liberté, des dissidents, des artistes, se voient refuser des visas.
Je rajoute que son film Persépolis, du même nom que ses célèbres bandes dessinées, est actuellement visible gratuitement sur France TV.
Merci Marjane, tu vas nous manquer, ainsi qu'à tout ton peuple.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire