Lorsque j'ai vu le reportage du magazine "Passes- moi les jumelles" de la RTS relayé sur le blog d'Eric et ci-dessous partagé, j'ai immédiatement été embarquée dans l'univers de l'artiste suisse Antoine Guignard et aussitôt voulu partager et faire connaître plus largement ce personnage, initiateur d'une technique tout à fait originale.
Antoine (LPVD*A, son pseudo pour Les Pinceaux Verts D'Antoine) est un artiste hors norme. Essentiellement au moyen d'une ponceuse et de papier de verre, il redonne vie avec dextérité aux bois des chalets et portes cochères des villages montagnards suisses, largement tannés par les pluies et les vents, datant pour certains de plus d'un siècle. Passionné par la beauté de la montagne et largement inspiré par la nature, l'artiste sait "lire" le bois et anime ces portails anciens en y croquant des portraits de personnages importants pour le lieu, leur redonnant vie et âme.
Cette approche écologique de son art, sans peinture ni solvant ni ajout chimique, rejoint tout à fait sa philosophie de vie, on le sent tellement heureux et libre dans son milieu que c'est un plaisir de l'écouter en parler. Sans compter qu'il dégage une tellement belle humanité à laquelle je ne peux évidemment pas rester insensible, : écoutez-le parler du regard d'un enfant reflet d'une âme pure ou bien du visage d'une vieille personne, dont les rides embellissent le portrait.
J'adresse ce mail-art à ma correspondante suisse Nadine car j'imagine qu'elle connaît cet artiste de réputation, lui qui sait redonner vie et mettre en beauté le patrimoine des villages de montagne suisses, tant au niveau de ses chalets séculaires que de ses habitants. C'est un artiste essentiel, au grand coeur, qui sait revéler la beauté des choses et des gens les plus simples.
Chère Nadine, je t'en souhaite une belle réception. Belle continuation à toi avec ce nouvel artiste à suivre.
Un artiste ponce des fresques sur de vieux chalet et portes cochères Quoi de plus banal qu'une porte cochère ou un pan de chalet ? Antoine Guignard (alias LPVD'A, pour Les Pinceaux Verts d'Antoine) leur donne vie. Des regards intenses naissent de sa ponceuse-meuleuse. Il appelle ça le "Street-poncing". De magnifiques visages, érodés par le temps ou illuminés d'innocence, d'émotion. La puissance des salutations d'Antoine, ça en jette. Il a inventé un style, une technique et donne une nouvelle âme au bois. Un reportage de Sabine Kennel.
Pour mieux découvrir combien ce jeune homme est attachant et créatif, je vous mets le lien sur une vidéo réalisée par la Télé Régionale de la Vallée de Joux, qui n'est pas exportable.

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