6 novembre 2026

Magnifiques mains d'artiste révélées par la ponceuse d'Antoine Guignard, pour Thérèse

Depuis que j'ai découvert la technique tout à fait spécifique de cet artiste suisse autodidacte qu'est Antoine Guignard, lors de son passage sur la RTS dans l'émission "Passes moi les jumelles", j'ai eu envie de continuer à le faire connaître à d'autres de mes correspondants, qui seront sensibles à son art.

Passionné de dessin depuis son enfance, paysagiste et graffeur, c'est lorsqu'Antoine a repris l'ancien chalet d'estive de son grand-père pour y vivre,  qu'il a découvert en le retapant petit à petit,  la joie que procure le travail du bois ancien, rien qu'avec les outils de décapage : le ponçage entre ses mains est devenu un nouvel art, qu'il appelle le street-ponçage. 

C'est donc à Thérèse qui aime beaucoup les mains, que j'ai composé un mail-art pour lui faire connaître ce bel artiste, à partir d'un ancien tableau encadré montrant les mains d'une artiste peintre,  en l'associant, par le timbre à une autre artiste pour laquelle la sensation du toucher est tout à fait esssentielle et complémentaire à la vue.  
tableau original de LPVD*A - pas de date ni de titre retrouvé sur internet
Compte tenu de sa petite taille, j'imagine que c'est une pièce marquant les débuts de l'artiste avec sa ponceuse, ses fresques sur portes cochères et façades de granges du Pays de Vaud, viendront plus tard.

La composition est réalisée sur un fond de tulle vieilli, avec une copie des vieilles mains de peintre extraite du tableau original ci-dessus signé LPVD*A, associé au timbre embossé réalisé par La Poste, à partir du travail de l'artiste Prune Nourry

Lignes de vie : En octobre 2023, faisant suite au Projet Phénix de Prune Nourry et à ses huit bustes de personnes malvoyantes réalisés les yeux bandés par l'artiste, dont les lignes de vie sont embossées sur du papier, La Poste française a émis 450 000 exemplaires d'un timbre qu'elle avait conçu. Elle avait choisi comme motif les mains d'Aïcha, élève de l'INJA, l'Institut National des Jeunes Aveugles à Paris. En tant que sculptrice, Prune Nourry est particulièrement sensible au sens vital du toucher – «l’outil de son métier» et un prolongement de ses yeux. 
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Voici LPVD*A à l'ouvrage dans une autre de ses oeuvres sur la façade de l'Ecole Jurassienne du Bois de Délémont largement détaillée dans le journal télévisuel local (2024)

 Antoine Guignard devant sa peinture sur la façade de l'École Jurassienne du Bois, 
le centre de formation des charpentiers et menuisiers de Delsberg.- Photo de Sébastien Anex
Une fresque monumentale a été inaugurée ce week-end sur la façade de l'école du bois à Delémont (JU). L'artiste Antoine Guignard, alias "LPVDA", a mis un mois pour créer cette œuvre unique de 90 mètres carrés à la ponceuse et à la disqueuse.

L'œuvre représente deux enfants et les fait symboliquement participer à la construction de l'école du bois. Si le résultat conquiert Estelle, la modèle, il n'est pas le plus important pour son créateur. Pour lui, ce qui compte, c'est le processus, exprime-t-il dans le 12h45 lundi. Il a aimé "avoir le sourire des gens, les passants au fur et à mesure que l’œuvre avançait. Les gens étaient souriants, ça leur donnait du bonheur. Et moi j’étais très content."

Un mois de travail : le projet a commencé fin septembre par une séance photo des deux modèles dans une maquette construite pour l'occasion. Ensuite, Antoine Guignard a dû teindre la façade de l'école "pour avoir une teinte foncée et uniforme"  Il a poursuivi en dessinant une première esquisse sur la façade, qu'il a ensuite poncée à l'aide d'une disqueuse, d'une ponceuse et du papier de verre, en s'aidant de la photo de ses modèles sur son téléphone comme seul repère.

Cette fresque a été commandée par l’association jurassienne des métiers du bois pour son centenaire. Elle est pour elle à la fois un marqueur et une perspective. "Les messages au travers de cette œuvre sont nombreux. On voit ressortir l’art, l’artiste, et ça, c’est génial. Mais au travers de ça, il y a une histoire, on voit cet artisanat et aussi l’avenir au travers des deux enfants", se réjouit Stéphane Willemin, le Président de la Commission de formation de l'école du bois jurassienne.
Source : Article d' Olivier Kurth publié le 4 novembre 2024 JUMA

Un long article de Barbara Spycher est dédié à ce bel artiste dans le journal alémanique Tages Anzeiger publié le 14 novembre 2024 auquel je n'ai pas eu  un accès complet. On peut y lire néanmoins qu'Antoine Guignard, originaire de Vaud, a inventé avec ses fresques une forme d'art qui donne un visage aux bâtiments, uniquement grâce à un polissage virtuose.

On y comprend combien sont essentiels à son épanouissement et à son art la vie simple, la liberté, la nature, et bien sûr le matériau extraordinaire qu'est le bois,  sans oublier les gens, dont il sait si bien rendre toute l'humanité. 

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