Blog d'art-postal, essentiellement textile , créé pour satisfaire toutes mes envies de couture, broderie, embellissement, collages et autres fantaisies... en les appliquant aux univers riches et variés induits par les timbres postaux. Il peut m'arriver d'y noter mes coups de coeur pour des expositions ou des artistes, sources d'inspiration ou d'émotions.
BIENVENUE!
Si Ferrat ne chantait pas "pour passer le temps", Nina Simone non plus ne jouait pas du piano pour «divertir». Elle jouait pour se venger. Après s’être fait fermer la porte du monde classique à cause de sa couleur de peau, elle a transformé son clavier en arme de guerre.
En fond, partition de la chanson I whish i jnew hom it wold feed to be free (j’aimerai savoir comment ça ferait d’être libre). Nina Simone performe dans un show télévisé au BBC Centre de Télévision de Londres en 1966
(Photo by David Redfern/Redferns)
Page extraite d'un livre jeunesse "Les Pianos de Nina" de Sophie Andersen et Chloé Mayoux : la vie de Nina Simone racontée par ses pianos aux éditions Le grand jardin
Vraiment, depuis que j'écrit sur sa personnalité j'ai presque envie d'en parler au présent tant Nina Simone, cette femme admirable, artiste inclassable est toujours très présente et très écoutée ; heureusement pour nous, des vidéos permettent encore de la voir en scène. Alors regardez-là bien!
Nina Simone « Four Women » (quatre femmes) - vidéo publiée sur la chaine youtube de Par si par là
Nina Simone, au Mickery Theatre à Loenersloot, dans la banlieue d'Amsterdam dans un programme de la télévision publique néerlandaise . Lisle Atkinson à la basse, Rudy Stevenson à la guitare et Bobby Hamilton à la batterie. Ce concert a été enregistré (ou diffusé ? ) le 25 décembre 1965.
Si tu regardes cette vidéo, tu vois quoi ? La puissance, le jazz, l’icône cool ? Regarde mieux. Ce n’est pas du spectacle. C’est de la rage pure. Elle révèle une vérité brutale : Les plus grands artistes ne naissent pas du talent, mais du rejet.
Paroles de Quatre femmes :
Ma peau est noire
Mes bras sont longs
Mes cheveux sont laineux
Mon dos est fort
Assez fort pour endurer la douleur
Elle a été infligée encore et encore
Comment m'appelle-t-on ?
Je m'appelle tante Sarah
Je m'appelle tante Sarah
Ma peau est jaune
Mes cheveux sont longs
Entre deux mondes
J'ai ma place
Mon père était riche et blanc
Il a forcé ma mère tard une nuit
Comment m'appelle-t-on ?
Je m'appelle Safronia
Je m'appelle Safronia
Ma peau est bronzée
Mes cheveux sont bien
Mes hanches t'invitent
Et mes lèvres sont comme du vin
De qui suis-je la petite fille ?
Eh bien, la tienne si tu as assez d'argent pour m'acheter
Comment m'appelle-t-on ?
Je m'appelle Sweet Thing
Je m'appelle Sweet Thing
Ma peau est marron
Et mes manières sont grossières
Je tuerai la première mère que je verrai
Parce que ma vie a été trop grossière
Je suis horriblement amère ces jours-ci
Parce que mes parents étaient esclaves
Comment m'appelle-t-on ?
Je M'appelle Peaches
*** "Four Women", la chanson qui incarne Nina Simone ***
Article de France Musique par Clémence Guinard Publié le vendredi 21 avril 2023 à 12h10
"Four Women" est un cri de révolte, un titre engagé, puissant, dans lequel Nina Simone exprime toute sa colère face aux injustices subies par les femmes noires.
Sorti en 1966, dans l'album Wild is the Wind, le titre Four Women est le seul composé par la chanteuse sur cet opus. Il dresse le portrait de quatre femmes afro-américaines : Aunt Sarah, Saffronia, Sweet Thing et Peaches, qui illustrent, chacune à leur manière, la violence raciale aux Etats-Unis, mais aussi les différentes facettes de l'artiste, réputée pour son tempérament révolté. « Il incarne totalement la personnalité de Nina Simone qu'on a souvent jugée 'TROP' : trop forte, trop violente », explique la productrice radio et journaliste Nathalie Piolé. Le morceau est d'ailleurs jugé si violent qu'il fut interdit de diffusion sur certaines radios à sa sortie.
Dans ce morceau, Nina Simone chante en s’accompagnant de son instrument fétiche, le piano. Elle débute dans une douceur mélodieuse, et peu à peu sa voix se tend, comme son jeu de piano, pour terminer dans un cri déterminé et rageur. La chanteuse conclut en hurlant le nom de son dernier personnage, Peaches.
Une chanson qui fait écho à ses engagements
Le morceau dresse le portrait de quatre femmes.
La première, Aunt Sarah, incarne l’histoire esclavagiste des États-Unis. La musique, sereine en apparence, fait ressortir toute la violence des paroles : « Mon dos est fort, assez fort pour supporter la douleur infligée encore et encore ».
Ce lourd passé résonne encore cruellement en 1966 alors que le pays est englué dans les questions de ségrégation raciale. À cette époque, l'artiste est elle-même pleinement engagée dans la lutte pour les droits civiques : elle participe aux marches de Selma et chante devant des milliers de personnes. Elle fréquente des activistes comme Angela Davis, Malcolm X et bien sûr Martin Luther King, avec qui elle n’est pas forcément d’accord. Contrairement au pasteur, qui prône la non-violence, Nina Simone est persuadée qu’une action violente est nécessaire dans cette révolution contre la ségrégation.
Le miroir d’une carrière avortée de pianiste classique
Vient ensuite Saffronia, née dans la violence : « mon père était riche et blanc, il a forcé ma mère une nuit ». En tant que métisse, elle vit entre deux mondes, celui des Noirs et des Blancs, un déchirement entre deux cultures qui n’est pas sans rappeler la propre histoire de Nina Simone.
Formée comme pianiste classique, elle se tourne vers le jazz lorsqu’elle est recalée à l’examen d’entrée du prestigieux Curtis Institute. Elle s’exprimera avec amertume, tout au long de sa vie, sur cet évènement : «Ils m’ont refusé à cause de la couleur de ma peau. J'aurais aimé être la première concertiste noire. J’aurais été plus heureuse...»
Un cri qui appelle à la révolte
Le troisième portrait de la chanson présente Sweet Thing, en français La douce chose. Elle est acceptée par les Noirs et par les Blancs, parce qu’elle vend son corps. « Mes hanches t’invitent, mes lèvres sentent bon comme le vin. De qui suis-je la petite fille ? De celui qui a assez d’argent pour m’acheter ». Le ton de la chanson s’assombrit encore, pour aboutir au climax final.
« Je tuerai le premier salaud que je verrai » : avec ces mots la quatrième femme, Peaches, donne le ton. « Peaches porte les histoires des trois femmes précédentes sur ses épaules, et sa réaction c’est le cri, la rage, explique Nathalie Piolé. Et Peaches est indispensable dans ce morceau, car c’est la seule qui exprime sa colère ».
Four Women n’est pas le seul morceau engagé de l’artiste, mais contrairement à son célèbre Ain’t got No/I got Life (« Je n’ai pas de maison, de chaussure, d’argent... Mais j’ai mes yeux, mon nez, ma bouche, mon sourire...») qui porte un message d’espoir, Four Women est plus rude : « L’espoir ne vient que par le cri et la révolte », insiste Nathalie Piolé.
Un morceau puissant qui personnifie Nina Simone, comme figure de femme libre et révoltée.
Aujourd'hui ses "soeurs" continuent de porter son message.
Four women (quatre femmes) : ici chanté par Lisa Simone, Dianne Reeves, Lizz Wright, Angélique Kidjo
vidéo publiée sur la chaine Youtube de Nina Simone
Alors si vous comprenez la rage et la révolte de Nina Simone et appréciez son art, continuez de vous régaler en l'écoutant et la regardant dans les vidéos suivantes :
Nina Simone en concert en Angleterre le 14 septembre 1968 :
1. Go To Hell (va en enfer)
2. Ain't Got No/I Got Life (Je n'ai pas de vis, j'ai la vie)
3. Backlash Blues (le blues du conttrecoup)
4. Put A Spell On You (je t'ai jeté un sort)
5. Don't Let Me Be Misunderstood (ne me laissez pas être incompris)
6. Why? The King Of Love Is Dead (pouruoi le Roi de l'Amour est mort?)
Concert intégral de Nina Simone dans le cader du Festival International de Jazz de Juan-les-Pins, Antibes, France,
Nina s'est produite deux fois à Jazz à Juan en 1965 : les 24 et 25 juillet. Voici l'enregistrement intégral de son premier concert cette année-là. Nina apparaît avec Lisle Atkinson (basse), Rudy Stevenson (guitare et flûte) et Bobby Hamilton (batterie).
Morceaux :
1-Strange Fruit / Fruit étrange
2-Little Girl Blue / Au Clair de la Lune (medley)
3-Nobody Knows You When You're Down and Out/Personne ne vous connaît quand vous ètes au plus bas
4-Trouble in Mind / Troubles de l'esprit
5-Zungo (extrait)
5-Images
6-Be My Husband / Sois mon mari
7-I Loves You, Porgy / Je t'aime Porgy (Gerschwin)
8-Children Go Where I Send You / Les enfants vont où je les envoie
9-Put a Spell on You / Je t'ai jeté un sort
Pour en savoir davantage sur cette artiste sur laquelle j'ai déjà beaucoup écrit, je vous renvoie à l'article que je viens de lui dédier, pour décrire son parcours de vie et son oeuvre ICI
Cher Éric, toi le musicien, je ne sais pas si tu apprécies le blues et le jazz, mais je suis convaincue que le destin de cette femme remarquable ne te laissera pas indifférent. Je te souhaite une bonne réception de ce mail-art!
Pour ceux qui ont suivi les épisodes précédents, sachez que le pari fou de Tony et de Claudette -son acolyte de Saint-Chamond- est largement réussi! Ce ne sont pas 100 mais 370 mètres d'écharpes qu'un collectif de tricoteurs et tricoteuses de la France entière (et même d'Italie et de Suisse) ont tricotées au total.
Tant à Voiron qu'à Saint-Chamond un travail énorme a été entrepris pour coudre bout à bout tous les morceaux d'écharpes, chacun d'entre eux étiqueté avec le nom d'un des artistes laineux qui se sont ralliés à ce beau projet. Tout cela va être exposé dans la fameuse avenue de la République de Saint Chamond tout la durée de la 13e Biennale internationale du Design de St Etienne qui démarre le 22 mai prochain (festival off).
Sur la page Instagram de Tony, j'ai pu récupérer un article du Dauphiné Libéré qui se fait l'écho de cette manifestation exceptionnelle et du bel élan qu'elle a su mobiliser pour créer du lien, du beau, du chaleureux dans une belle réalisation collective.
Crédit photos : Tony Mazzochin sur sa page Instagram
Si vous avez la chance de passer dans cette région à compter du 22 mai et je crois jusqu'au 6 juillet prochain, ne ratez pas d'aller voir cette installation, d'une ampleur unique!
Merci à Tony encore une fois d'avoir su nous fédérer autour d'un nouveau de ses projets fous, comme on adore! Merci à lui d'inventer chaque année des prouesses à partir de rien, mais qui font très chaud au coeur de tous ceux qui sont à ses côtés pour créer ensemble du lien, du partage et de la convivialité ! Plus que jamais, continuons avec Tony de tricoter le monde dont nous rêvons!
Pour compléter ma participation au projet artistique collaboratif laineux lancé par Tony Mazzochin en tout début de cette année, je lui avais promis une deuxième écharpe .
Comme j'avais complété ma collection de laines de plus de couleurs gaies, j'ai réalisé cette fois-ci une vraie fantaisie multicolore tricotée de deux mètres : je me suis beaucoup amusée, à alterner les couleurs avec une combinaison de points tout simples et j'avoue être très contente du résultat obtenu.
De la gaité au bout des aiguilles depuis plus de deux mois, voila qui a enchanté mes journées d'hiver plutôt sombres au sens propre comme au figuré.
Merci encore à Tony pour avoir su faire converger moultes tricoteuses et tricoteurs sur un projet collaboratif d'une telle envergure, cela fait un bien fou de savoir que l'on peut à travers l'hexagone ainsi se rallier à une très belle intiative, de cette ampleur.
Pendant le festival du Design qui va se tenir à Saint Chamond à compter de la mi-mai dans lequel s'inscrit ce projet de décoration tricotée de la Rue de la République, nous comptons sur toi, Tony, pour nous faire un reportage photo afin que nous puissions avoir une vue d'ensemble de cette magnifique décoration collective.
Je te souhaite une bonne réception du colis que je viens tout juste d'aller poster.
************************** *** PS du 26 mars 2025 ************************************
je reçois à l'instant par mail l'accusé de réception de Tony avec deux photos : mon écharpe déjà dûment étiquetée, venue rejoindre la pile de toutes les autres qu'il a déjà reçues (84 mètres au total) mais il y a plusieurs lieux de collecte.
Quel plaisir de trouver cette enveloppe de Tony aujourd'hui dans ma boite aux lettres! Evidemment notre célèbre tricoteur ne pouvait que m'adresser une écharpe en cours d'élaboration, avec la laine jaune qui fit longtemps la gloire du Tricot sans Fin.
Si les aiguilles à tricoter en cure-dents sont rudimentaires, le maille-art est génial, le message amical que contient l'enveloppe ainsi que le manifeste laineux (à relire) font très plaisir.
Tony a voulu me remercier de ma collaboration à son projet artistique et collaboratif laineux car je tricote depuis mi-janvier sur une oeuvre collective ; je me suis greffée à cette opération pour orner la rue de la République à Saint-Chamond avec de larges bandes tricotées sur au moins 100 mètres. Nous sommes une bonne cinquantaine d'autres tricoteuses et tricoteurs à l'avoir rejoint et la livraison doit intervenir au plus tard pour la mi-avril
Un grand merci Tony pour toutes ces idées géniales que nous sommes nombreux à aimer suivre et partager. Ma deuxième écharpe est bientôt finie, je prévois de te l'envoyer pour la fin mars.
Lorsque Tony a lancé son appel pour son projet artistique et collaboratif laineux, destiné à habiller de tricot l'avenue de la République à Saint-Chamond, je me suis inscrite comme tricoteuse auprès de lui, mais, honnêtement, je ne pensai pas y prendre autant de plaisir.
Je ne possédais pas de laine du bon calibre aussi je m'en suis procuré dans des couleurs plutôt sympathiques, je les ai mélangées avec joie, utilisant des points tout simples où l'alternance donne le volume et du coup, je n'ai absolument pas ressenti de lassitude du tout.
Aujourd'hui ma première écharpe de 2 mètres est terminée et je viens d'en faire l'envoi à Tony qui a besoin de recevoir nos productions au fur et à mesure afin de pouvoir avoir le temps de tout raccorder, et de coordonner son réseau d'une bonne soixantaine de tricoteuses et tricoteurs avant la fin du mois d'avril.
Les premières pelotes de nouvelles couleurs sont arrivées et j'ai commencé une nouvelle écharpe : évidemment, pendant que je tricote, je ne suis pas en train de faire de l'art postal. Je m'y remettrai dès que possible mais après deux grosses séries émises en décembre et en janvier, cette pause me fait du bien. A bientôt les amis!
Voici la deuxième enveloppe que m'adresse cette nouvelle correspondante, mail-artiste débutante mais qui aime écrire.
Bien sûr, Marie-Joëlle ne pouvait pas le deviner mais j'ai la Saint-Valentin en horreur, avec tout son déballage commercial, tous ces coeurs dégoulinants d'amour (de plus ou moins bon goût), et venues du bout du monde ces fleurs (roses principalement) qu'on offre alors que c'est une vraie aberration écologique.
Pour moi, lorsqu'on a la chance d'avoir un amoureux qui fait partie de sa vie, c'est à de tendres gestes, à des mots doux, et par une grande bienveillance mutuelle, qu'on prouve tous les jours son affection à l'être aimé : ce sont là des petits cadeaux merveilleux de tendresse et d'attention, qui valent tous les "cadeaux de la Saint-Valentin".
Pardon pour ma franchise (défaut ou qualité, c'est selon) : tu ne pouvais pas savoir ce que cette fête provoquait en moi, et non plus deviner que je préfère, et de très très loin, l'affranchissement de l'art postal avec de vrais timbres pour illustrer un sujet, plutôt que les vignettes dépourvues de tout charme.
Merci Marie-Joëlle, pour cet envoi et pour cette longue lettre où tu m'indiques que tu as un alias "Ginette", cela c'est plutôt rigolo. Par contre, tu vas devoir attendre quelque temps ma réponse, car en ce moment je tricote à fond pour un projet collectif laineux avec Tony Mazzochin.
De Tony vous connaissez déjà sa passion pour le tricot, sa belle devise "tricotons le monde dont nous rêvons" ainsi que son magnifique manifeste laineux.
Alors en voici une nouvelle application : je vous relaie ci-après son appel à artistes publié sur Instagram :
crédit photo : Tony Mazzochin
CHERCHE TRICOTEURS ET TRICOTEUSES
Dans le cadre de la Biennale du design de St Étienne, je dois réaliser une
écharpe multicolore de plus de 100 mètres de long et 40 cm de large avec des
aiguilles n°5.
La livraison est prévue pour le 20 mai 2025.
Cette œuvre
collective et participative sera installée avec d'autres œuvres laineuses dans
la rue de la République de St Chamond, du 26 mai au 6 juillet 2025. Toute
longueur d'écharpe (40 cm de large) même minime est la bienvenue. L'assemblage
des pièces reçues sera fait par l'organisation.
Si vous avez aussi de la laine
à donner ce serait fantastique car je travaille avec une Résidence et un Ehpad
de la région et là-bas, la consommation est considérable...
Si vous voulez en
savoir plus et avoir tout le programme du projet, contactez-moi (tonyaime@orange.fr) et n'hésitez
pas à transmettre l'info à des gens intéressés par le tricot.
Ce projet un peu fou-fou, mais tellement enthousiasmant, a fait l'objet d'un article dans le Dauphiné Libéré, je m'en suis procuré la photo auprès de notre grand agitateur d'idées loufoques : son but est toujours de créer du lien entre les gens et les générations, dans le partage et la convivialité.
Si vous avez des pelotes de laine à tricoter avec des aiguilles n°5 en trop, ou bien si vous avez envie de tricoter vous-même. c'est la saison, associez-vous à ce beau projet collectif. Merci d'avance de votre contribution.
Moi, j'ai adhéré tout de suite : j'ai commencé mon bout d'écharpe en décembre et j'en suis à une longueur d'environ 80 cm, le mois de mai est encore loin.
La distribution d'art postal dans le cadre de la 15e JMFTA continue pour moi. Claire me demande de l'excuser car elle n'a pas eu le temps de faire un mail-art dans le thème proposé par Tony sur l'art au musée!
Evidemment qu'elle est excusée, l'essentiel c'est de participer chacun à sa manière, quand on a le temps et l'envie de le faire. Et là, avec le thème de la laine et du tricot, on peut dire que Claire a décroché le pompon, étant donné mes récents envois laineux!
J'aime beaucoup la fantaisie de son faux-timbre d'artiste de forme circulaire avec son pompon, le tout sur une ancienne publicité d'un magazine féminin de 1965! Bravo Claire et merci à toi!
Sur une annonce d'un site de seconde main, lorsque je suis tombée par hasard sur une paire de chaussettes en laine véritable, tricotée à l'ancienne à quatre aiguilles, comme le faisait ma grand-mère, j'ai complètement craqué : c'était une belle matière à transformer en mail-art laineux pour faire un clin d'oeil à deux de mes correspondants.
La première de ces chaussettes, agrémentée à ma façon est partie pour Voiron : elle est destinée à Tony, l'inventeur du Tricot Sans Fin.
A ce jour, je n'ai pas encore réussi à venir pratiquer avec lui lors de l'un de ses happenings, alors pour compenser et aussi parce que chaque année je lui envoie au moins un mail-art tricoté, il était évident que cette chaussette était pour lui, agrémentée de sa devise que j'apprécie tout particulièrement "tricotons le monde dont nous rêvons".
En croisant les doigts pour espérer que cette chaussette mail-art arrivera sans encombre jusqu'à toi, cher Tony, je t'en souhaite une bonne réception.
Pour annoncer sa sélection à ces premiers JO de la lenteur, le JT de Télégrenoble du 24 juillet dernier consacre à Tony un reportage d'un peu plus de trois minutes. Depuis son atelier, notre grand Tricoteur explique le principe de son Tricot sans fin : pour voir la partie du reportage qui lui est consacrée, cliquer sur le lien et faire glisser le curseur entre 4.07 à 7.14..
arrêt sur image du début du reportage sur Tony et ses JO de la lenteur, au JT de Grenoble édition du 24 juillet 2024 - Reportage de Jérémy Pinard
Comme les lieux et les dates sont diffusés par Tony au fil de l'eau et seulement sur Instagram, je vous communique ici les rendez-vous qu'il a/va fixer, essentiellement dans des parcs et jardins parisiens.
Su vous avez envie avec lui de venir Tricoter le monde dont nous rêvons et découvrir le manifeste laineux, voici les rendez-vous fixés connus à ce jour.
1/Dimanche 28 juillet, de 14 heures à 18 heures, dans le Parc des Buttes Chaumont en bas du temple de la Sybille
Première journée des Olympiades de la lenteur aux Buttes de Chaumont. Des belles rencontres avec de gens de divers pays, passionnés et talentueux qui prennent le temps pour discuter et partager un moment agréable dans un lieu idyllique...(les photos et le texte émanent du compte Instagram de Tony)
2/ Lundi 29 juillet, le rendez-vous annoncé a été apparemment déplacé.
3/ Mardi 30 juillet - RV annulé au Parc de la Villette, faute de place à l'ombre et de beaucoup trop de monde dans le parc devant les fanzones.
J'en conclus que je vais arrêter là de relayer une information aussi volatile (je comprends que ce soit difficile en plein JO de pouvoir s'installer tranquillou quelque part, Tony fait comme il peut et il faut aussi tenir compte de la chaleur insoutenable aujourd'hui). Pour ceux qui seraient intéressés à le rejoindre dans ses pérégrinations laineuses, je vous recommande d'aller directement à la source sur son compte Instagram mazzocchintony.
Il y a peu Tony écrivait dans Instagram : J-15 avant mes premiers "Jeux De La Lenteur". Je vous attends à Paris du 26 juillet au 6 août pour Tricoter le Monde Dont Nous Rêvons. Je vous tiendrai au courant, au moment venu de lieux où se passeront ces jeux laineux. Je suis prêt et je m'entraîne avec ferveur😊😉🙃 pour que la devise de ces jeux soit mise en avant et que la règle soit respectée TARDIUS QUIETIUS VERIUS (plus lent, plus tranquille, plus vrai)".
Ce début de semaine, le journal Le Dauphiné Libéré a consacré tout un article à notre tricoteur et à sa qualification pour les jeux olympiques de la lenteur.
crédit photo pour le DL : Béatrice Dufour
Retrouvons, retrouvez bientôt à Paris, l'ami Tony qui y proposera ses jeux olympiques de la lenteur, avec sa désormais célèbre valise et son Tricot sans Fin qui, à ce jour, fait près de 25 mètres et pèse environ 3 kg.
Avec Tony, posons-nous un moment, en alignant des rangs de mailles à l'endroit, de mailles à l'envers, discutons, devisons cordialement, certains de faire de belles rencontres au sein de cette manifestation sympathique et bon enfant, allant tout à fait à l'encontre de la frénésie et de l'esprit de compétition des rencontres sportives officielles des JO.
Je relaie ici l'information trouvée sur Instagram à propos du Tricot sans Fin de Tony.
Si vous avez déjà lu son manifeste laineux dont je vous ai parlé ici, je ne vous surprendrai pas en vous précisant que Tony fête les Jeux Olympiques de Paris, à sa manière, avec son esprit taquin, un rien provocateur.
Remplaçant la devise de Pierre de Coubertin "Toujours plus haut, plus loin, plus fort, ensemble" par la sienne propre, il préconise au contraire de prendre tout son temps, tranquillement, dans la sincérité et en toute convivialité, dans un rassemblement joyeux et incongru : les Jeux Olympiques de la lenteur.
Tony va installer son Tricot sans fin dans Paris, pendant les JO, comme il le précise ci-après ;
"Malgré le moment historique gravissime causé par notre "cher" president, je me prépare tout de même pour les Jeux Olympiques 2024 à Paris, qui ont lieu dans trois semaines. Pour ce qui me concerne, ce seront mes premiers " Jeux Olympiques de la lenteur! TARDIUS QUIETIUS VERIUS... (plus lent, plus tranquille, plus vrai) comme dit la devise olympique! Je vous donne donc, RDV du 26 juillet au 6 août dans la capitale!"
Rendez-vous donc du 26 juillet au 6 août dans la capitale. Dès que les lieux pour chacune de ses animations seront connues, je vous les préciserai.
Je lui souhaite du temps beau et chaud et une très belle participation à ses animations.
Tony Mazzocchin (crédit Tony Mazzochin et Laurence Sudre)
On ne l'arrête plus : voici la nouvelle enveloppe arrivée ce jour de la part de Pascale!
Sur l'enveloppe, dans cette gravure monotype réalisée en atelier en 2018 par Pascale, je crois deviner un visage de femme avec une coiffe (mais c'est peut-être une déformation de ma part, pardon si je ne fais pas la bonne interprétation).
A l'intérieur une surprise est annoncée : c'est un petit personnage en tricot à suspendre, avec de gros yeux boutons de nacre, fait maison, qui entre pile dans mon thème des boutons mis en scène, super.
Pour les 170 ans du premier timbre-poste français, j'ai adressé à MailAnnie un curieux animal,
fort mal connu et qui parait bien paisible et inoffensif : le tapir.
Céramique raku créée par par Cécile Mulon, visible sur sonSite Je t'en souhaite bonne réception, MailAnnie, ainsi qu'un bel été ***
Le tapir est un grand mammifère qui se
distingue plus particulièrement par son museau en forme de trompe. Il existe quatre
espèces différentes de tapirs dans le monde, dont trois vivent en Amérique
du Sud et une en Asie :
le
tapir malais (Tapirus indicus) ;
le
tapir du Brésil (Tapirus terrestris) ;
le
tapir de Baird (Tapirus bairdii) ;
le tapir
des Andes (Tapirus pinchaque).
Toutes sont menacées, les tapirs de Malaisie,
de Baird et des Andes étant classés « en danger » (EN) par
l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) tandis que
Tapirus terrestris appartient, pour le moment, à la catégorie
« vulnérable » (VU). Le sort du tapir des Andes, aussi appelé tapir des
montagnes, est particulièrement préoccupant. Il ne resterait en effet plus
que 2 500 individus adultes dans la nature et plusieurs
menaces pèsent sur lui.
Régime alimentaire :
Tapirus pinchaque est un herbivore, c’est-à-dire qu’il se nourrit exclusivement
de végétaux. Plus de 290 espèces de végétaux entrent dans le cadre de son
alimentation, dont des fougères, des arbustes ou encore des baies. Il apprécie
plus particulièrement les plantes à fleurs de la famille des astéracées, des
solanacées et des mélastomatacées. Il aime par ailleurs les salines, sortes
d’étendues d’eau très salée qui se forment à flanc de montagne et dans lesquels
il trouve tous les sels minéraux dont il a besoin. Pour rassasier son
appétit, le tapir des Andes a besoin d’environ 800 hectares dans
lesquels il se déplace quotidiennement pour trouver sa nourriture. Un
territoire vaste qui, hélas, se réduit de plus en plus sous la pression de la
déforestation.
Menaces :
Ces trente dernières années, la population du tapir des Andes a diminué de
moitié. L’UICN estime que son déclin devrait de nouveau s’élever à 50% de la
population sauvage totale ces trente prochaines années si rien n’est fait d’ici
là.
La destruction de son habitat :
les activités anthropiques dans leur ensemble causent de nombreux
torts au tapir laineux qui se retrouve de plus en plus acculé dans des portions
réduites de territoire. En plus de la construction de barrages et de
routes qui fragmentent son territoire, le développement de l’agriculture joue
un rôle prépondérant dans la destruction de son habitat. Les éleveurs empiètent
en effet sur son milieu naturel en introduisant de nouveaux troupeaux dans des
zones jusqu’alors occupées par l’ongulé. Sans compter qu’il existe des cas
de transmission de maladies des bovins aux tapirs des montagnes. La
culture intensive du pavot, matière première agricole des opiacés, a elle aussi
participé à la déforestation de l’habitat du tapir. Les populations les plus
menacées sont d’ailleurs celles de la cordillère Centrale en Colombie, entre le
parc national de Las Hermosas et le parc national Nevado del Huila, où de
grandes pistes de forêts montagnardes matures ont été converties en champs
d’opium.
L’exploitation pétrolière et l’extraction de
minerais représentent également de sérieux risques pour la conservation de
l’espèce dans son milieu. Plusieurs projets miniers sont actuellement en cours
au nord du Pérou et dans le centre des Andes, en Colombie. Pour extraire
facilement ces ressources et faire des allers-retours en camion pour
transporter hommes et marchandises, il a fallu couper un grand nombre d’arbres
; le tapir des montagnes a ainsi préféré fuir cet environnement devenu hostile.
Mais avec une telle fragmentation de son territoire, les risques de consanguinité sont
élevés, ce qui constitue une menace supplémentaire pour l’avenir de l’espèce.
La chasse :
Pendant longtemps, la chasse a été la principale menace du tapir laineux.
Plusieurs raisons à cela : sa chair était consommée par les populations
locales, qui tannaient également sa peau pour en faire du cuir. Ses orteils
étaient également prélevés pour être utilisés dans la médecine traditionnelle
car on considérait qu’ils pouvaient combattre l’épilepsie et les troubles
cardiaques. Grâce à la sensibilisation croissante et aux réglementations qui
ont été mises en place, les choses se sont nettement améliorées.
Aujourd’hui, le commerce international de tapir des Andes est interdit.
Le réchauffement climatique :
Tapirus pinchaque vit en altitude à des températures plus froides que les
autres espèces de tapirs. Une augmentation de quelques degrés pourrait avoir
des effets dévastateurs, le contraignant à monter toujours plus haut pour
chercher la fraîcheur et les végétaux qu’il a l’habitude de manger. « Si
la température augmente, les conditions climatiques favorables au tapir des
Andes se déplaceront vers des altitudes plus élevées, ce qui diminuera la
capacité des aires protégées actuelles à conserver l’habitat du tapir de
montagne », résume l’UICN.
Efforts de conservation de Tapirus
pinchaque : Comme toutes les espèces, le tapir des
Andes joue un rôle dans le bon fonctionnement de l’écosystème. Par son régime
alimentaire, il contribue à l’entretien des espaces forestiers en mangeant des
végétaux qui, sans lui, proliféreraient, et avec ses déjections, il sème des
graines partout sur son passage qui donnent ensuite naissance à de nouvelles
plantes. De sorte qu’on le considère comme une « espèce
parapluie », c’est-à-dire que sa préservation permet de protéger par la
même occasion d’autres espèces. Mais pour y parvenir, encore faut-il la
connaître et identifier notamment ses dispersions sur le territoire. Une
mission difficile quand on sait que le tapir des Andes ne se laisse pas
facilement approcher. Du fait d’une logistique complexe à mettre en œuvre, il a
fallu du temps avant que des études de terrain ne se mettent en place. Le
développement des techniques de monitoring par GPS au début des années 2000 a
permis de progresser dans ce domaine et d’en apprendre plus sur le comportement
du tapir des montagnes.
Aujourd’hui, des programmes de conservation sont
en place ou en cours de développement. En Colombie, 7 des 23 parcs
nationaux abritent des tapirs des Andes dans leur enceinte protégée : la
Cordillera des Picachos, Cueva de los Guacharos, Las Hermosas, Los Nevados,
Nevado del Huila, Purace et Sumapaz. Un plan national de conservation existe
par ailleurs.
En Equateur, l’association Ecominga
Foundationmilite aussi pour sa protection et notamment pour la création d’un
corridor afin de permettre aux tapirs des Andes de naviguer en toute sécurité
entre les parcs nationaux de Sangay et de Llanganates. Un plan national est en
outre déjà en place depuis 2007 et des études scientifiques sont menées dans
les Andes centrales de l’Equateur afin d’en apprendre plus sur l’espèce.
Article de Jennifer Matas du 18.05.208 publié sur le site «Espèces.menacées.fr»
Je vous ai déjà parlé ici du Tricot sans Fin, démarré par Tony Mazzochin en 2015.
Toutes les personnes qui en ont envie viennent ajouter quelques rangs de mailles aux précédentes : aux dernières nouvelles, ce long ruban de laine mesure plus de 15 mètres.
Promenant sa valise avec ses grosses pelotes jaunes dans différentes manifestations artistiques et populaires, Tony anime cet atelier sympa où il donne à chacun l'occasion de passer un moment de détente, de partage et de convivialité et c'est avec joie que garçons et filles, papas et papys, mamans et mamys font cliqueter les aiguilles "pour tricoter le monde dont nous rêvons".
photos extraites du Site de T. Mazzochin - Bazainville les 7 et 8 octobre 2018
Vous trouverez plus de photos et de détails sur son Site notamment avec des photos de la toute récente sortie du Tricot sans Fin, à Bazainville, dans les Yvelines.
Au tout début de son projet, Tony a rédigé un texte faisant l'éloge du tricot, que je ne peux m'empêcher de partager avec vous tant il est magnifiquement écrit :
"MANIFESTE LAINEUX DIT L’ÉLOGE DE LA LENTEUR
Tout le monde un jour ou l'autre a porté un tricot fait par une mère, une sœur, une tante ou une amie. Ce manifeste laineux est un éloge, un hommage à ces personnes qui, sans crier sur les toits leur savoir- faire, emmènent sans rien dire le plaisir retrouvé et à jamais oublié, du geste ancestral qui est le tricot. Ce manifeste est un cri. Un retour aux valeurs d'enfance. Un retour à l'insouciance, un retour au bonheur, un retour à la douceur de vivre, un retour au plaisir simple, le retour à la lenteur. Ce manifeste est l'hommage à la lenteur. Le tricot est un acte de transmission de conscience civique, dans un monde où tout va vite, tout se mécanise, tout s'industrialise, tout s'informatise, tout se standardise. Le tricot, est la maille oubliée, de l'homme moderne, pour trouver son bonheur. La maille manquante. Le tricot nous ramène lentement, sans aucune cadence imposée, avec un mouvement lent, répétitif, libérateur et jouissif. Le tricot nous replonge dans l'essentiel, dans la vraie essence de vie. Vivre lentement et à son rythme. Le tricot a son propre rythme. Le rythme du temps. Le tricot est le savoir-être dans son temps. Le tricot devient une aide philosophique, économique et sociale à l'émancipation de l'homme dans son temps et dans son environnement. Le tricot nous donne le plaisir sans être sous l'influence des modes, et sans être sous les contraintes du goût du marché. N'ayez pas peur des mots. Le tricot est plaisir. Le tricot est sensualité. Le tricot est érotisme. Le tricot est le plaisir de la matière sur la peau, le plaisir des sensations qu'il donne. Le tricot c'est le plaisir du toucher. Le tricot est notre deuxième peau.
Il faut aimer sa peau. Le tricot est un art de vivre, un art de partager. Une manière simple à la portée de tout le monde. Un acte qui ne coûte pas cher à première vue, mais qui a un prix inestimable. Le tricot par sa lenteur de création, aidera le monde actuel à éviter cette envie d'aller toujours plus vite, d'aller toujours plus haut, et dans l'éternelle illusion qu'on deviendra un jour, toujours plus forts, toujours plus puissants. Le tricot nous épargnera de cette course effrénée, qui nous emmènera nulle part. Dans le tricot il n'y a pas d'enjeu, pas de gloire, pas de course à l'argent, il n' y a pas de compétition non plus. Il y a juste le plaisir de s'asseoir, le plaisir de faire, le plaisir d'être là, le plaisir de réfléchir à ce beau monde si fier de lui, et si égoïste aussi. Vous les puissants, méfiez vous, du tricot. Le tricot par sa démarche peut devenir une arme. Sans provocation aucune, le tricot deviendra votre ulcère si vous lui faites la guerre. Le tricot descendra sur toutes les places de France et du monde. Le tricot sera votre châtiment suprême.
Le tricot est dans une autre dimension que la vôtre. Le tricot nous fait réfléchir autrement à notre condition humaine en société. Le tricot en quelque sorte est le refus d'accepter n'importe quoi. Nous vivons dans un monde où la technologie et l'économie ont pris le dessus des choses.
Tout doit aller vite...vite et vite... mais on s'évite. On passe à côté l'un de l'autre, sans se voir réellement, car on est pris dans un courant frénétique dicté par la machine économique dont la course est sans fin. On n'a pas le temps d'avoir du temps pour soi. Donc, pas le temps pour les autres non plus. Le tricot, par son action lente et détachée d'idéologie quelconque, devient un acte de désobéissance civile, un acte de terrorisme laineux au service de l'humanité. Le tricot pour être ce qu'il est, devient l'insubordonné absolu, de l'aller vite. En tricotant, on rejoint « le rouet de Ghandi ». Une toute petite chose, peut devenir une grande idée, qui peut mettre en difficulté une grande puissance. Le tricot, est la vitesse maximale que l'homme peut atteindre. Le tricot est la mémoire de l'homme. Le tricot est résistance. Le tricot est un combat contre la bêtise humaine. Le tricot est à l'endroit. Le tricot est à l'envers. Le tricot est en côte. Le tricot a la côte.