Blog d'art-postal, essentiellement textile , créé pour satisfaire toutes mes envies de couture, broderie, embellissement, collages et autres fantaisies... en les appliquant aux univers riches et variés induits par les timbres postaux. Il peut m'arriver d'y noter mes coups de coeur pour des expositions ou des artistes, sources d'inspiration ou d'émotions.
BIENVENUE!
Le voyage culturel se poursuit avec Vincent pour une découverte cette fois-ci d'une boite de nuit parisienne mythique, je veux parler de la cave du Tabou, à Saint-Germain des Près. C'était le lieu principalement fréquenté par Boris Vian et par Juliette Gréco, notre "Jujube" comme elle se faisait appeler à l'époque.
"Imagine une bande de jeunes dans les années 40, en pleine occupation allemande qui défient le sérieux et la guerre avec des costumes colorés et du swing dans les oreilles : les zazous, c'était plus qu'un style, c'était un air de liberté, une révolte joyeuse contre la grisaille" m'explique Vincent.
Merci beaucoup de ce mail-art, Vincent, toujours très instructif : je ne connaissais pas bien l'importance que ce mouvement représentait pour la société de l'époque, mais en fait, ils ont été des pionniers comme j'ai pu le retracer ci-après :
Source : une émission de Radio France - Marie Mougin du 1er novembre 2018
un zazou typique des années 40 - jnl
Ils détonnent dans les rues : s’habillent de façon excentrique, arborent un mode de vie festif… tout pour déplaire à la France Occupée et au régime de Vichy ! Ce sont les “zazous” qui sont apparus aussi subitement qu’ils ont disparu à La Libération… Une génération précurseuse de la “culture jeune” ?
En 1940, la France est occupée par l’Allemagne nazie et toute la vie artistique foisonnante des années 1920 et 1930 (les années folles) est enterrée… Dans cette France grisonnante, de jeunes feux follets émergent : les « zazous » ! Des esprits libres, qui revendiquent une vie artistique trépidante en période de récession et surtout des goûts culturels en contradiction avec la morale vichyssoise... C'est la contre-culture zazou !
Du jazz au pantalon : les zazous
Ils se donnent un air british : parlent français avec un accent anglais, se promènent toujours avec un parapluie qu'ils n'ouvrent jamais, se font des coiffures excentriques, sont férus de mode anglo-saxonne, ne jurent que par le jazz et passent leur temps dans les cafés... Les zazous sont la figure de l'anti-conformisme dans les années 1940. Ils font un pied de nez à la politique du rationnement en portant des vêtements beaucoup trop longs, alors que le tissu et le cuir étaient drastiquement rationnés. Ils portent les cheveux longs, alors que le régime de Vichy demande aux Français de porter les cheveux courts pour récupérer les cheveux coupés chez les coiffeurs, qui deviennent la matière première pour la fabrication de pantoufles...
Dans la rue, dans les cafés, dans les foires, sur les marchés... dans tout l'espace public, les zazous représentent une résistance visible aux yeux de l'ennemi, que ce soit l'Allemagne nazie ou le régime de Vichy. Alors que le temps est à la privation, ils détonnent par leur mode de vie flamboyant et festif et leur style vestimentaire sophistiqué et excentrique.
Gérard de Cortanze, écrivain, essayiste, et auteur de Zazous (Albin Michel, 2016) : Les zazous sont des pré-yéyés en quelque sorte, avec les nazis en plus et la consommation en moins. Ils ont un regard très particulier sur cette époque. Ce sont des excentriques, et l’excentricité commence par une différenciation liée aux vêtements. C'est une mode qui est "contre". Ils sont "contre". L'époque est aux tissus tristes alors ils vont utiliser des tissus colorés. L'époque est aux formes amples alors les jeunes filles zazous vont mettre des vêtements moulants.
Ils se retrouvent au Quartier Latin, au Café de Flore, aux Deux-Magots, à la brasserie Lipp mais aussi et surtout dans clubs : le Tabou, le club de la Rose Rouge, et toutes sortes de caves où l'on pouvait entendre du jazz et danser ! Car les zazous sont aussi liés à l’émergence du free jazz. Ce nouveau style musical est déjà très décrié car il casse les codes du jazz. Mais de plus, le fait qu'il soit plébiscité par un public aux habitudes vestimentaires peu orthodoxes n'aide pas...
Henri Szwarc, avocat d'origine juive polonaise (1897-1944) :
C’était une mode vestimentaire et une façon de se coiffer allant tout à fait à l’encontre de ce que préconisait Vichy. C’était une façon de résister à l’endoctrinement, à l’esprit de collaboration, au « retour à la terre » et « travail, famille, patrie ». Les zazous aimaient la musique nègre et étaient animés de « l’esprit de jouissance » qui « nous avait fait perdre la guerre » !
Quand la mode est politique...
Nonchalants, insouciants... les zazous sont bien vite catalogués "insolents". Les générations plus anciennes les voient comme de jeunes âmes insaisissables complètement dépolitisées et déconnectées de la dure réalité de la guerre et de l'Occupation. Pourtant, c'est tout le contraire, avec leurs vêtements et leur mode de vie, ils se positionnent directement en rejet de tout ce que le gouvernement peut insuffler : les mesures, les interdictions et la morale.
C'est un véritablement mouvement de contre-culture :
il porte en lui une perception du monde particulière, une opinion politique, il instaure des normes et des codes identitaires reconnaissables.
Les zazous répondent avec légèreté et autodérision à l'ordre social et moral du régime de Vichy... C'est un véritable militantisme déguisé. Ils ont même l'audace d'arborer des étoiles jaunes marquées "zazou», «swing» ou «goy» ("non-juif" en hébreu) par défi !
Cette résistance ne passe évidemment pas inaperçue et les zazous se retrouvent même avec une très mauvaise presse dans les médias. Exemple en 1944, avec le journal régional Le Petit Troyen :N’est-il pas révoltant de voir de jeunes pitres efféminés se trémousser à longueur de journée dans les bars clandestins ou flâner sur les boulevards de la capitale, alors que seule la classe ouvrière doit supporter le poids des sacrifices consentis par notre pays pour écraser le Bolchevisme ?
La répression contre les zazous ne tarde pas, et quand ce ne sont pas les forces de l'ordre qui les pourchassent, ce sont les Jeunesses Populaires Françaises, un mouvement de jeunes fascistes qui s'attaquaient aux esprits libres et aux juifs. Ils ont comme slogan contre ces chevelus de zazous « Scalpez-les tous ! » et organisent des rafles, des expéditions punitives, ou les attendent à la sortie de leurs bars préférés pour les passer à tabac.
Les zazous jusqu'en Angleterre et en Russie
Curieusement, au même moment où la France voit fleurir des zazous, d'autres pays d'Europe touchés par la guerre voient éclore des mouvements juvéniles libres...
L'Angleterre a ses « néo-édouardiens » qui cherchent à faire renaître le faste, l'élégance et le raffinement des gentlemen du XIXe siècle, sous le règle d'Edouard VII. Eux aussi se distinguent par leur style vestimentaire : pantalons étroits, gilets, manteaux Chesterfield cintrés, cols de velours, chapeaux melon, parapluie... et par leurs goûts, rejetant en bloc l'invasion des modes américaines.
Une « culture jeune » initialement réservée aux fortunes de la classe aisée, mais qui réussit à investir progressivement les strates plus modestes de la jeunesse avec l'apparition des « teddy boys » – Teddy étant un surnom familier d'Edouard VII. Ils bricolent les codes vestimentaires de l'upper-class « néo-édouardienne » à coups de pantalons étroits toujours, vestes droites et longues à quatre boutons, gilets et cravate.
Parallèlement, en URSS, les « stiljagi » – terme péjoratif formé à partir du mot « style » – résistent à l'austérité communiste à coups de pantalons très étroits et d'autres vêtements aux coupes originales et aux couleurs bariolées. Ils cherchent à se distinguer de leurs pairs qui vivent sous le régime communiste de rigueur, écoutent de la musique occidentale, majoritairement du jazz, dansent de manière « occidentale » – soit de manière libre, sans répéter les chorégraphies des danses traditionnelles russes et slaves. Et évidement ils sont eux-aussi stigmatisés dans la société et considérés comme des parasites sociaux.
Un mouvement pionnier dans la contre-culture jeune
Finalement, en remettant en cause l'ordre social et moral, les valeurs établies par le régime, auxquelles se conforment les générations supérieures, la jeunesse zazou remet aussi en cause la suprématie parentale. Et c'est ainsi que l'autorité des anciens décline. La jeunesse, en tous cas zazou, se développe comme une entité autonome, qui se distingue des adultes par ses goûts et ses habitudes : le swing, le jazz, les bals clandestins.
Ils cherchent tellement à se différencier de leurs aînés qu'ils forment une jeunesse porteuse d'idéaux réfractaires et d'une culture à part entière. Pour le sociologue Jacques Goguen, spécialiste des mouvements de mode des jeunes : que ce soit musicalement parlant, vestimentairement parlant ou de manière plus globale, artistiquement ou culturellement... chaque mouvance culturelle jeune qui fut, a pu exister grâce aux zazous.
Après la Libération le mouvement zazou s'évapora soudainement, signe qu'ils rejetaient simplement le diktat des goûts et des valeurs de l'époque, qu'ils assimilaient à un conformisme et à une forme de collaboration avec l'ennemi. Mais ils ont tracé le premier sillon et sont véritablement les précurseurs de la « culture jeune ».
Et pour sourire j'en termine avec la chanson délirante de Brigitte Fontaine et de M :
Clip de la chanson Y a des zazous de Brigitte Fontaine et M
publié sur la chaine Youtube 100% Chanson Française
Y a des zazous
Jusqu'ici sur terre, un homme pouvait être
Blanc ou noir, ou rouge, ou jaune et puis c'est tout
Mais une autre race, est en train d'apparaître :
C'est les zazous, c'est les zazous !
Un faux col qui monte jusqu'aux amygdales,
Avec un veston qui descend jusqu'aux g'noux
Les cheveux coupés jusqu'à l'épine dorsale :
Voilà l'zazou, voilà l'zazou !
Y a des zazous dans mon quartier
Moi, j'suis déjà à moitié ;
Un de ces jours à votre tour
Vous serez tous zazous comme eux
Car le zazou, c'est contagieux
Ca commenc' par un tremblement
Qui vous prend soudain brusquement
Et puis on pouss' des hurlements
Ah ! wa da la di dou da di dou la wa wa !
Si vous rencontrez un jour sur votr' passage,
Un particulier coiffé d'un fromag' mou
Tenant dans ses doigts, un poisson dans un' cage :
C'est un zazou ! c'est un zazou !
Si votre épicier vous dit : " j'ai du gruyère
Mais malheureus'ment il n'reste que les trous "
Ne supposez pas qu'il fuit de la caf'tière :
Il est zazou, il est zazou !
Y a des zazous dans mon quartier
Moi, je l'suis déjà à moitié :
Un de ces jours ça vous prendra
Ah ! wa da la di dou da di dou la wa wa !
A son futur gendre, avant-hier ma concierge
Disait : " voyez ma fille est un bijou "
Elle est encore mieux, que si elle était vierge !
Elle est zazou ! elle est zazou !
En prenant le train, j'ai vu le chef de gare
Qui m'a dit mon cher, j'suis plus cocu du tout
Je suis quelque chose de beaucoup plus rare
Je suis zazou, je suis zazou !
Y a des zazous dans mon quartier
Moi, je l'suis déjà à moitié
Un de ces jours ça vous prendra
Ah ! wa da la di dou da di dou la wa wa !
A la société, devant payer sa dette
D'vant la guillotine, Gégène a dit :"j'm'en fous "
Pour son anniversaire je voulais faire un petit coucou à Marie qui n'a plus guère le temps de faire de l'art postal. Je sais néanmoins à quel point elle aime la Bretagne, son littoral, ses embruns, ses couleurs, enfin tout ce qui fait qu'on aime cette région tellement attachante.
J'ai choisi une scène de récolte du goémon à la main, ramené ensuite sur une charrette tirée par un cheval en partant d'un cliché pris par le photographe Louis Bourdon, amoureux de la Bretagne lui aussi.
Goémoniers de Plougerneau - photographie de Mr Louis Bourdon fond passé au pastel sec puis dentelle et rajout d'un morceau d'algue sèche
A cette époque là, les paysans faisaient bruler les algues sèches directement dans des fours pour obtenir de la soude.
Maintenant l'exploitation des algues se fait à grande échelle et avec d'autres moyens techniques, car elles sont utilisées dans beaucoup de domaines comme la gastronomie, la recherche médicale, et même dans la cosmétique. Et ce sont des bateaux appelés eux-aussi des goémoniers, une flotte toute particulière qui s'occupe d'extraire les algues au moyen d'une sorte de scoubidou métallique destiné à les agripper pour les ramener à bord.
Dans les deux reportages ci-dessous, on emploie clairement le verbe "arracher" pour qualifier l'action du scoubidou ou du peigne norvégien, les deux outils utilisés pour la récolte des algues bretonnes. Dans ces conditions, comment peut on espérer que cette exploitation pourra être pérennisée, si leurs souches mêmes sont détruites,
Goémoniers, les champs d'algue du Finistère - Vidéo Youtube du moulin à images
Le goémon, aujourd'hui - Vidéo Youtube du moulin à images
*** Louis Bourdon, photographe ***
Je suis tombée en arrêt sur les magnifiques photos de la Bretagne qu'a pris Louis Bourdon , je trouve que la lumière y est vraiment extraordinaire. Je vous mets un lien sur son site, pour que vous vous en régaliez vous aussi, d'ailleurs il ne fait pas que des photos de Bretagne, le reste vaut également le coup d'oeil.
Plus que de l'art postal, ce que j'ai reçu aujourd'hui c'est du cadeau postal et posté, sur les facteurs et les factrices d'antan, de la part de Nicole qui me gâte beaucoup.
Il y avait plein de choses à l'intérieur, évidemment, en commençant par une enveloppe bleue ornée d'un morceau de tissu ethnique d'un bleu profond (peut-être indien) et à l'intérieur une carte d'un facteur en vélo à sonnette, tamponné de la journée du Timbre de Rochefort.
Vient ensuite de la documentation postale, avec des copies de cartes postales anciennes de facteurs faisant leur tournée en carriole tirée par un chien ou juché sur des échasses, en Chalosse, dans les Landes...
puis la copie de pages de livres sur l'histoire de la carte postale au moment de la première guerre mondiale et celle de l'arrivée des femmes en 1880 dans les bureaux de la Poste à Paris (tirées d'un livre "Il était une fois la Poste").
Et comme si cela ne suffisait pas, il y avait un superbe livre "Zoom" pour les enfants (mais aussi plaisant pour les adultes) : , pour éduquer le regard et vérifier que selon l'angle où l'on se place pour regarder on peut voir des choses différentes, en changeant d'échelle. C'était cela la cerise sur le gateau justifiant le colis, quelle belle surprise et quelle gentille attention.
Il y avait déjà quelque temps que j'avais reçu un éléphant et Isabelle me comble aujourd'hui avec ce superbe mâle, photographié en noir et blanc se détachant sur un ciel d'Afrique très nuageux, le tout joliment inséré dans un cadre gris découpé et orné d'un liseré rose. C'est du plus bel effet.
C'est vraiment sympa Isabelle de m'adresser un nouveau mail-art en remplacement de celui que je n'ai pas reçu, qui plus est avec un très beau timbre de l'ancienne Haute-Volta maintenant Burkina-Faso. C'est une composition à la fois sobre et raffinée, comme je les aime où l'animal est superbe sans qu'il soit besoin d'en rajouter. Merci infiniment et belle continuation à toi.
La Poste vient d'éditer un timbre en l'honneur de Lucy, notre ancêtre australopithèque révélée au monde il y a déjà 50 ans. A l'époque l'étude des restes de son squelette conservé à 40 %, avec 52 fragments osseux a permis de faire progresser notre connaissance sur les hominidés qui nous ont précédé sur la Terre.
La paléontologie est un domaine passionnant aussi je profite de cette occasion pour reparler ici un peu de l'évolution d'Homo Sapiens telle qu'on a pu la reconstituer à date.
Dans d’anciens manuels de cours, dans la presse, sur internet, une image est souvent utilisée pour représenter l’évolution de l’homme, elle est totalement erronée, car elle montre (de la gauche vers la droite) un singe courbé qui avance vers la droite en se redressant et s’humanisant pour « finir » en un Homo sapiens bien redressé…
ceci est une FAUSSE interprétation de l'évolution de l'homme
Cette image, banalisée, est en fait pleine de sous-entendus et induit en erreur le commun des mortels. Elle est d’autant plus dangereuse qu’en plus de véhiculer une idée erronée des principes de l’évolution humaine, elle est simple à comprendre et à retenir.
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Sur la voie d’Homo Sapiens
The Early Man paru aux éditions Time-Life en 1936.
Voici le texte d’origine qui présentait l’image :
Quelles ont été les étapes de ce long cheminement qui a conduit nos ancêtres, encore voisins des singés anthropomorphes, jusqu’à l’Homo sapiens? Le tableau ci-contre qui commence en bas et à droite de cette page et se poursuit sur les quatre pages suivantes, fait apparaître les bornes qui jalonnent l’évolution des primates et de l’Homme, d’après les documents fossiles fragmentaires que les savants d’aujourd’hui ont pu rassembler. C’est une histoire instructive parce qu’elle nous révèle l’existence d’êtres qui sont maintenant disparus. De plus, elle illustre de façon imagée que l’on peut apprendre beaucoup à partir de documents au premier abord insignifiants. Par exemple, ces quelques ossements, apparemment pêle-mêle, à gauche, peuvent donner une idée tout à fait précise de la façon dont marchait Australopithecus, ce bipède qui apparaît à l’aurore de l’humanité.
Beaucoup des reconstitutions de ce tableau ont été faites d’après des restes encore plus fragmentaires : une mâchoire, quelques dents parfois; les ombres blanches indiquent précisément les ossements qui leur ont servi de base.
Ces reconstitutions sont donc en partie hypothétiques, mais même si des découvertes ultérieures imposaient des changements, elles auraient atteint leur but en montrant ce que pouvait être l’aspect de ces primates disparus. On peut voir à quelle époque ils vécurent d’après l’échelle chronologique figurée en haut de la page, bleue pour les ancêtres des singes anthropomorphes, rouge et violette pour les Hominidés, y compris les premiers représentants du genre Homo, verte pour Homo sapiens. Les interruptions dans les bandes correspondent à l’extinction de la lignée ou à des lacunes dans les documents fossiles. Bien que les «ancêtres des singes anthropomorphes» aient été quadrupèdes, tous sont ici figurés debout, pour faciliter la comparaison.
Et fort intéressant pour s'imaginer le foisonnement des différents types d'homénidés aujourd'hui recensés, voici un tableau toujours provisoire, susceptible de compléments au fil des découvertes.
Schéma Copyright Neekoo pour Hominides.com Versions 2012,2017, 2022
D’après des graphiques modifiés de Pascal Picq (Les origines de l’homme et Au commencement était l’homme), Jean-Jacques Hublin ( Quand d’autres hommes peuplaient la terre), D. Grimaud-Hervé (Histoires d’Ancêtres 2015).
Extrait d'articles visible sur le site Hominides.com avec les remerciements pour leur participation Yvette Deloison, Antoine Balzeau, François Marchal et Jean-Luc-Voisin.
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Les Racines de l'Humanité- Traces et héritages des hominidés dans l'évolution d'homo sapiens
par Zouhaïr Ben Amor
Depuis plus de six millions d'années, une multitude d'espèces d'hominidés ont peuplé notre planète, comme en témoignent les fossiles découverts par les scientifiques. Ces espèces, appartenant à des lignées diverses, ont toutes contribué à l'arbre généalogique complexe de l'humanité. Aujourd'hui, Homo sapiens est la seule espèce d'hominidé survivante, mais notre existence actuelle porte en elle les héritages biologiques, culturels et technologiques de nos ancêtres lointains, tels que les Australopithèques, Homo erectus, Homo habilis, et les Néandertaliens.
La Poste française vient d'émettre un timbre en l'honneur de notre très lointaine cousine ou grand-tante, Lucy, ce petit bout de femme exhumé des collines de l’Afar ; je m'en souviens très bien encore même si cela fait déjà 50 ans que nous avons appris cette découverte essentielle pour les scientifiques, qui a permis de mieux connaître l'évolution du genre humain. Aujourd'hui encore, je ressens toujours beaucoup d'émotions quand je pense à elle et à ceux qui l'ont découverte, peut-être parce que c'était une femme?
Titre: Diorama of Australopithecus afarensis ("Lucy")
Droits: Cette image a été obtenue auprès de la Smithsonian Institution.
L'image ou son contenu peut être protégé par les lois internationales sur le droit d'auteur. http://www.si.edu/termsofuse
Crédit photo: Chip Clark, Smithsonian Institution Muséum national d'histoire naturelle
Lucy In The sky :
C'est en 1974 que le fossile de l'australopithèque fut découvert en Ethiopie par une équipe de recherche internationale qui incluait les Français Yves Coppens (paléontologue) et Maurice Taieb (géographe), les américains Donald Johanson (paléoanthropologue) et Tom Gray étudiant en paléontologie . Au moment de leurs fouilles, les paléontologues et archéologues écoutent la radio et entendent en boucle la chanson des Beatles "Lucy in The Sky with Diamonds". Lors de leur découverte majeure pour la science et pour l'humanité, ils décident de baptiser ce fossile de 52 fragments d'os par le nom de la chanson du groupe anglais. Lucy, notre ancêtre à tous, sort de terre et se hisse tout en haut du ciel.
Lucy constitue le premier fossile relativement complet (conservé à 40 %, avec 52 fragments osseux) qui ait été découvert pour une période aussi ancienne, et a révolutionné notre perception des origines humaines, en démontrant que l’acquisition de la bipédie datait d'au moins 3,2 millions d’années, et avait largement précédé le processus d'accroissement du volume endocrânien d'une australopithèque datant de 3,18 millions d'années.
L'australopithèque Lucy, n'est probablement pas un ancêtre direct des humains d'aujourd'hui. Une étude précise de son squelette montre qu'il s'agit plutôt d'une tante ou d'une vieille cousine.
Lucy n’aura jamais aussi mal porté son nom. L’australopithèque a lourdement chuté du haut d’un arbre. C’est en heurtant le sol que notre ancêtre a perdu la vie. Après quatre décennies de doute sur le sujet, une équipe américaine tranche en faveur de cette hypothèse dans la revue Nature. John Kappelman et ses collègues résolvent au passage l’un des éléments les plus débattus : le premier hominien évoluait bien dans les arbres.
Le fossile de Lucy, découvert dans la région d’Afar en Ethiopie, recèle encore de nombreux secrets. L’équipe de Texans a aidé à en élucider au moins un. Lors d’un passage aux Etats-Unis, le squelette a été photographié sous tous ses angles à l’aide d’un scanner à hautes performances. Un intérêt justifié : « C’est un des squelettes le plus complets; à ce titre, elle nous a fourni beaucoup d’éléments sur les premiers hommes », rappelle John Kappelman.
Les pieds en premier :
Les clichés ont révélé des éléments sur la vie de Lucy… mais aussi sur sa mort pour le moins brutale. Comme pour tous les fossiles, trois millions d’années d’exposition aux éléments ont laissé des traces. Mais certaines sont évocatrices de blessures survenues du vivant de l’australopithèque la plus célèbre du monde.
Une a particulièrement attiré l’attention des chercheurs, au niveau de l’humérus. Elle porte des signes de compression mais les fragments sont restés attachés au corps. « Cela suggère que l’enveloppe de l’os et la capsule articulaire étaient intactes au moment de la blessure », analyse John Kappelman. L’absence de cicatrisation corrobore cette hypothèse.
Lucy serait donc tombée d’une hauteur de 12 mètres, à une vitesse d’environ 60 km/heure. L’emplacement des fractures semble le confirmer : pied, hanche, côtes, épaules et mandibule sont blessés. « Elle a probablement atterri les pieds en premier. Les blessures que nous observons aux genoux suggèrent que son corps a vrillé sur la droite », raconte John Kappelman.
Source : Kappelman nature
Bipède et arboricole : Consciente au moment de sa chute, Lucy a tout fait pour amortir le choc avec ses bras. Mais à 60 km/heures, difficile d’atténuer l’impact sur les organes internes. « La mort a suivi très rapidement », résume John Kappelman. Le co-directeur de la mission qui a découvert l’australopithèque, Yves Coppens, n’y trouve rien à redire.
Lucy était donc bipède et arboricole : ces travaux le confirment alors que l’hypothèse était débattue depuis sa découverte. Comme les singes actuels, elle se serait abritée dans les arbres la nuit, pour échapper aux prédateurs. Mais le fait même d’être devenue bipède semble avoir handicapé notre ancêtre et ses congénères. Moins habile dans les arbres, du fait même de cette évolution, elle aurait été plus sujette aux chutes. source : https://esperanzavaroblog.wordpress.com/2019/01/28/lucy/
Mannequin reproduisant Lucy en pied (Gianni Dagli Orti / The Art Archive / The Picture Desk)
Longtemps considérée comme une espèce à l’origine de la lignée humaine, Australopithecus afarensis est aujourd'hui interprétée comme une espèce cousine du genre Homo. Lucy avait 25 ans quand elle décédée.
vidéo Culture Prime publiée par Arts Télévisés Français
*** L'émotion des chercheurs au jour de la découverte le 24 novembre 1974 ***
C’est un véritable cri de joie et d’excitation qui s’échappe, ce matin du dimanche 24 novembre 1974, dans les collines éthiopiennes de Hadar, de la bouche de l’étudiant en paléontologie américain Tom Gray. Alertés, ses collègues de la mission franco-américaine de l’Afar (International Afar Research Expedition) accourent, en prenant soin de ne pas fouler du pied quelque fossile hominidé… et restent bouche bée devant le spectacle qui s’offre à eux.
Maurice Taïeb, géologue français en poste au laboratoire CEREGE d’Aix-en-Provence à l'époque et qui avait repéré quelques années auparavant le potentiel fossilifère exceptionnel de cette région, d’environ 80 kilomètres carrés, située au nord-ouest de l’Ethiopie, à l’ouest de la dépression de la Rift Valley, se souvient de ces premiers instants : « Au centre d’un rectangle de dix mètres sur deux, à ciel ouvert et dégagé par des eaux de ruissellement, des dizaines de côtes et de vertèbres affleuraient, serrées les unes contre les autres, préfigurant le squelette presque complet qui serait ensuite reconstitué par mon collègue américain Donald Johanson. C’était un spectacle très émouvant, inoubliable ».
J'ai découvert il y a peu de temps l'univers d'un illustrateur pour littérature enfantine, très célèbre et d'origine lituanienne, dont je vous parle plus ci-dessous : Mr Kęstutis Kasparavičius. J'aime beaucoup son univers, à la fois plein de délicatesse et de drôlerie aussi, ses dessins sont le plus souvent aquarellés, ce qui leur confère beaucoup de poésie.
Pour fêter l'anniversaire de Nadine, je lui envoie une demande en mariage assez singulière qui m'a immédiatement plu, avec un timbre sur les belles pièces de vaisselle, histoire de peaufiner la table.
Découpage d'une scène figurant dans une illustration enfantine par K. Kasparavičius tirée du livre "Canards sur patins"
Chère Nadine, j'espère que ce mail-art qui n'est pas dans tes thèmes de l'année, saura quand même te plaire, je t'en souhaite bonne réception ainsi qu'une belle fête d'anniversaire.
***
Kęstutis Kasparavičius, né dans la ville d'Aukštadvaris, entourée de lacs et de forêts, est devenu un grand artiste connu bien au-delà des frontières de la Lituanie, non seulement en Europe, mais aussi en Amérique et en Asie. Né en 1954 à Aukštadvaris, Kęstutis Kasparavičius est un illustrateur et un écrivain lituanien de livres pour enfants de renommée internationale. Il a tout d’abord, entre 1962 et 1972, étudié la direction de chœur à la National MK Čiurlionis School of Art, puis, passant de la musique aux arts visuels, il obtient un diplôme en graphisme à l’ Académie des Beaux-Arts de Vilnius. Il entame alors une carrière de graphiste dans une maison d’édition où, remarqué pour son talent d’illustrateur, il publie son premier livre en 1984. Depuis, Kęstutis Kasparavičius a illustré plus de soixante ouvrages dont certains écrits par lui-même. Traduits en vingt-sept langues, ses livres sont lus par des enfants du monde entier, du Japon à l’Amérique.
Quelques exemples de ses oeuvres :
Kęstutis Kasparavičius a organisé près de vingt expositions personnelles et ses œuvres ont été exposées à la Foire internationale du livre de Bologne. Il fut plusieurs fois le candidat de la section lituanienne de l’IBBY pour les prix Hans Christian Andersen et Astrid Lindgren. En 2002, les éditions Epigones avait publié la version de James Kruss des Musiciens de Brème avec des images de Kęstutis Kasparavičius.
Voici une parfaite illustration de la fable de Mr Jean de la Fontaine : on y voit effectivement les fourmis en plein boulot maintenant que l'été tire à sa fin et qu'il faut songer aux provisions afin d'assurer la survie de la colonie pendant la mauvaise saison ; dans le même temps, bien sûr, la cigale (ou la sauterelle plutôt ici) fait la sieste, mollement bercée au sommet d'une graminée bien fournie, songeant certainement à quelques belles paroles nouvelles à introduire dans ses chansons.
Comme Nathalie est très passionnée par les fourmis et qu'il est compliqué d'en trouver en dehors des fables, surtout en un si grand format, je n'ai pas résisté à rebroder les belles ouvrières que j'ai trouvées dans cette illustration,
Illustration tirée d'un site d'apprentissage de l'anglais :
Grasshopper and the Ants - Charles Santore
J'espère que ces insectes fort actives dans leur environnement champêtre d'été sauront te plaire Nathalie : je t'en souhaite la meilleure réception ainsi qu'un bel automne isérois plein de belles couleurs.
On arrive à la période automnale où la nature se pare de couleurs chaudes, comme l'orange.
Je viens donc de concocter un mail-art un peu vintage pour Corinne, en remettant à l'honneur les années 1970, car mon tissu de récupération est sans conteste une criante illustration. A l'époque on trouvait de l'orange partout dans la décoration, le papier peint, les tissus d'ameublement, le linge de maison...c'était la couleur à la mode. J'en veux pour exemple le monstre gentil Casimir tout orange, oui le créateur de la célèbre recette du gloubi-boulga, que nombre de jeunes enfants ont vu à la télévision dans ces années-là.
Comme j'ai appris que la création de cette émission enfantine vient tout juste d'avoir 50 ans, j'ai trouvé l'idée d'associer les deux sur une réalisation textile.
j'ai trouvé la recette du Gloubi-boulga sur le site de cuisine Marmiton : surprenant non ?
J'espère que cet audacieux mariage saura te plaire, Corinne, car il n'est pas toujours facile de trouver un lien entre l'actualité, les vieux timbres, et les tissus vintage que je recycle dans mon art postal textile.
Corinne, je te souhaite une bonne réception de ce mail-art ainsi qu'un bel automne aux couleurs sublimes.
*** Tout savoir sur cette émission pour les enfants ***
Vidéo de la toute première émission publiée sur la chaine INA enfants
L'Île Aux Enfants | ORTF| 16/09/1974 Casimir s'entraîne pour être le premier astronaute de l'île aux enfants". François en profite pour poser des questions aux enfants sur l'histoire de la conquête spatiale. Il explique comment la lune tourne autour de la terre et comment cette dernière tourne autour du soleil. Casimir endosse le rôle de chacun des astres et finit par tomber. Images d'archive INA Institut National de l'Audiovisuel.
Origine Christophe Izard est chargé par Jean-Louis Guillaud, président de la troisième chaîne de l'ORTF, d'adapter et de traduire pour la télévision française l'émission américaine Sesame street (Bonjour Sésame) pour la rentrée 1974. Ce programme doit être diffusé, suivi d'un documentaire animalier (réalisé par Pascale Breugnot) dans une émission quotidienne d'une durée de 20 minutes. Pour compléter quatre minutes de programme, il doit trouver rapidement une idée originale. Il s'entoure d'une petite équipe de collaborateurs, dont Yves Brunier, et crée l'île aux enfants. Christophe Izard s'occupe du concept de l'émission tandis que Yves Brunier crée la marionnette de Casimir. Casimir naît de ce travail d'équipe. Le concept de l'émission s'adresse au départ aux enfants qui doivent affronter le passage délicat entre la maternelle et l'école primaire. Le personnage principal devait donner confiance aux enfants dans son approche des petits soucis et bonheurs quotidiens. L'histoire Casimir, jeune dinosaure à la peau orange, vit sur une île merveilleuse peuplée d’enfants joyeux et apprend la vie auprès de ses amis humains. Il y a François, l’étudiant, avec ses chemises à carreaux, ses livres et ses ballons, Julie et son kiosque rempli de jouets et de bonbons, Mr Du Snob, tout en élégance et en loufoquerie, Mr Emile, le facteur de l’île toujours jovial. Viendront ensuite l’énergique Mlle Futaie et sa fameuse poignée de main, Léonard le renard, qui a élu domicile dans la malle de Casimir, et son cousin tout vert Hippolyte, un peu naïf et très gentil. Et enfin, le seul “méchant” de l’île, avec ses stratagèmes qui se retournent toujours contre lui, Mr Travling, l’impresario décidé à mettre Casimir dans une cage pour le montrer comme une bête de foire sur toutes les scènes du monde. Au fil des épisodes, le jeune téléspectateur partage la vie quotidienne des habitants de l’île, les aventures heureuses ou les petites mésaventures, il peut s’identifier à Casimir, qui n’est pas toujours sage comme une image, mais souvent têtu, caractériel et très farceur. Les débuts Le premier épisode de l'émission (intitulé "premier jour") est diffusé le lundi 16 septembre 1974, sur la troisième chaîne de l'ORTF. Après l'éclatement de l'ORTF (janvier 1975), l'émission est diffusée brièvement sur FR3 puis déménage définitivement sur la première chaîne en février 1975. Les évolutions A la rentrée 1976, L'île aux enfants, qui jusque là cotoyait Bonjour Sésame au sein d'un même programme, devient une émission à part entière, qui dure 20 minutes. Cette émission, de production 100% française, est travaillée avec une vraie démarche pédagogique. De nouveaux personnages apparaîssent dans l'île, et des petites séquences éducatives, créées spécialement pour l'émission, ponctuent le programme. A vocation éducative ou ludique elles sont toutes originales, toutes exceptionnelles : Albert et Barnabé, Antivol, Gribouille, La linéa, la Noiraude, Pinkie Pou... En mai 1980, pour la millième émission, l'île aux enfants s'offre un nouveau look en s'étoffant de 2 nouveaux décors et 6 nouveaux personnages. Cette arrivée massive de nouvelles têtes désarme un peu les jeunes téléspectateurs qui étaient habitués au petit cocon familial de l'île et l'emission perd un peu de son charme... ou peut-être est-ce simplement que ses premiers téléspectateurs, ceux qui étaient habitués à la première distribution, ont grandi et laissent leur place à une nouvelle génération d'enfants...Cette nouvelle formule se prolongera encore avec succès jusqu'en 1982.
Source : extrait d'un grand article trouvé sur le site : http://www.casimirland.com/ile_aux_enfants/emission/index.php
En recherchant sur le net si de nouveaux appels à mail-art interviendraient dans les prochains mois, je suis tombée sur la Galerie Dingues d'Art de Journans, dans l'Ain, dont la vocation a été de créer un lieu de partage et de rencontre avec des artistes, mais également de créer du lien intergénérationnel.
L'art postal à la Galerie Dingues d'Art est essentiel pour nouer des relations dans un projet collectif. Aussi pour fêter ses 10 ans d'existence cet organisme a fait un appel à art postal sur le thème "Un été 2024" : attention aux amateurs, la date limite d'envoi arrive très prochainement puisque c'est le 30 septembre dernier délai. Les oeuvres reçues seront exposées ensuite le 12 octobre
Mon été 2024 ne présentant absolument aucun intérêt, j'ai préféré faire un zoom arrière en me remémorant les étés de ma tendre enfance, une période où il n'y avait pas de salles de bain dans les maisons, on se lavait dans une bassine dans l'évier - pas de machines à laver, la lessive se faisant dans un grand baquet en zinc généralement et au lavoir communal-.
photo d'un baquet en zinc vu du dessus trouvé sur le net
A la fin des années 1950, aux plus beaux jours de l'été, ma maman plaçait ce baquet rempli d'eau à chauffer au soleil dans la cour herbue dès le matin, afin qu'au meilleur de la journée l'eau soit agréable pour m'y tremper... j'adorais cela et il arrivait souvent que cela se termine effectivement par une douche avec l'arrosoir.
Comme nous n'avions pas non plus d'appareil photo, j'ai du emprunter à Mr Doisneau une scène très proche de ce que je vivais alors, l'été, dans ma campagne.
Photo de Robert Doisneau, La douche à Raizeux, 1949
C'est ma première participation à l'appel de la Galerie Dingues d'Art, mais je vais être attentive dorénavant à leurs appels que je ne manquerai pas de vous communiquer, comme je le fais en colonne de droite.
Je leur souhaite beaucoup de succès pour leur appel (ils publient ce qu'ils reçoivent sur Facebook) et une belle exposition à suivre en octobre.
Quel plaisir de recevoir de l'art postal et du courrier de la part d'une correspondante amie en vacances! Où qu'elle se rende, Nadine a la très gentille habitude de me concocter un mail-art avec ce qu'elle trouve sur place - ici à l'office du tourisme - et d'ainsi me passer un petit bonjour! C'est super gentil et cela me fait vraiment chaud au coeur!
Cette fois, son périple breton l'a conduit entre autres lieux à Dol de Bretagne où elle est tombée en arrêt sur l'affiche d'une exposition des photos de Sabine Weiss, hélas terminée depuis la veille - comme un écho à mon précédent envoi, sur une artiste que Nadine ne connaissait pas encore, mais qui va être bientôt exposée à Lausanne où elle pourra enfin la découvrir-. Elle a continué son séjour à Charrueix et terminé son périple par le Mont-Saint-Michel qu'elle a visité très tôt afin de pouvoir profiter d'un temps calme pour le découvrir sereinement avant l'arrivée de la masse des touristes.
Je suis tellement ravie d'apprendre combien ce voyage en Bretagne avec un petit crochet en Normandie t'a plu et permis de retrouver des amies, je te remercie pour ta missive et ton mail-art improvisé mais tellement touchant. Bon retour en Suisse.
Pour répondre au concours d'art postal lancé récemment par l'Atelier de Papier de Soi, atelier d'art-thérapie au sein de l'Etablissement Public de Santé Mentale de Sevrey , j'ai tenté de mettre en oeuvre à fond leur thème qui est "en mouvement pour notre santé mentale".
C'est en effet à la suite de promenades d'automne de l'an passé que j'ai glané feuilles et écorces, mises à séchées et traitées pour rester souples, les destinant à devenir si possible de l'art postal, pour pouvoir élaborer quelques scènes un peu à la manière de land-art... le seul problème c'est la fragilité, et cette fois-ci j'ai dû utiliser un mouchoir carré en tulle pour le protéger au maximum.
J'espère que ma carte textile arrivera jusqu'en Saône et Loire en bon état. Je me réjouis de participer à cet appel, non pas pour l'aspect concours, mais parce qu'il est bon d'encourager de telles initiatives au sein d'établissements de soins car les activités créatives ou récréatives, les travaux "manuels" comme on disait autrefois, font un bien fou pour se vider la tête et pour aider à garder ou à retrouver le moral.
Je souhaite à l'Atelier du Papier de Soi une très belle participation à cet évènement mail-artistique.