9 août 2019

170-41 - Paire de poulains pour Michele

Pour fêter les 170 ans du premier timbre-poste français, j'ai choisi d'envoyer à mon amie Michele deux jeunes poulains s'égayant dans la pâture, avec leurs cabrioles et leurs soudaines  accélérations, juste pour sentir le vent dans leur jeune crinière.

Le cheval est l'un de mes animaux préférés, qui a tant fait pour l'évolution de  l'homme depuis que ce dernier l'a domestiqué.
Céramiques en raku créées par la céramiste Catherine Finot, visibles sur le site de l'atelier de poterie de Nemours 
Je t'en souhaite bonne réception, mon amie, ainsi qu'un bel été !

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LA DOMESTICATION DU CHEVAL 

L’aventure humaine en était encore à ses très longs débuts, quand le cheval fut l’objet de l’attention de l’homme. Au paléolithique, où l’on chassait pour subsister, les hommes ont fait grande consommation de cette espèce, particulièrement abondante au plus fort de la dernière glaciation (glaciation de Würm), qu’était le cheval Ils l’ont représenté notamment sur les parois de leurs cavernes, à la fois abris et sanctuaires. Le cheval faisait concurrence aux autres gibiers : bisons, aurochs, bouquetins, etc. Comment le cheval est passé du statut de gibier à celui du compagnon de l’homme tel que nous le connaissons aujourd’hui? Quel à été le processus de domestication et surtout pour quelles raisons l’homme à souhaiter dompter l’animal?

LE CHEVAL : DU GIBIER A L’ANIMAL DOMESTIQUE

 

Au demeurant, il n’est pas interdit de penser que l’homme ait pu éprouver le besoin de se constituer des réserves alimentaires sur  pied  en gardant vivants certains des chevaux (ou des rennes) qu’il avait piégés dans des corrals. Cependant, s’il avait déjà une première expérience de domestication avec le chien, il ne poussa pas la relation aussi loin avec le cheval.
Puis vint, avec la fin de la glaciation, le recul de la steppe, une toundra, et l’avancée de la forêt partout en Europe occidentale. Le cheval a disparu temporairement des faunes archéologiques (en contextes épipaléolithique et mésolithique) et paléontologiques. Au début de l’holocène, vers 8000 av. J.-C., on a vu que le cheval s’est retiré de son aire occidentale, conservant çà et là des îlots de populations relictuelles, notamment en Espagne et en France, le gros des populations équines se répartissant entre l’Est européen et l’Asie centrale. Pendant la plus grande partie du néolithique, le cheval est absent ou presque. Mais au néolithique récent (début du IVe millénaire av. J.-C.), sa fréquence augmente ponctuellement en Europe centrale, probablement à la faveur du déboisement qui a mis de vastes terrains découverts à sa disposition.
Ces chevaux, contemporains par exemple de la culture Altheim (3800 à 3400 av. J.-C.), se situaient entre 125 et 145 cm au garrot.

LES DEBUTS DE LA DOMESTICATION DU CHEVAL

 

Dans le contexte culturel et scientifique du XIXe siècle, où les races domestiques étaient en voie de sélection et de fixation, avec la création des livres d’origines (herd- books et stud-books), les spécialistes de l’époque voulurent trouver ou imaginer, pour chaque type d’une espèce domestique, un ancêtre particulier.
Entre autres:
–   Sanson (1869) identifiait huit types de chevaux, chacun avec “son” ancêtre ;
–   Franck (1875) distinguait plus simplement, parmi les chevaux domestiques, les chevaux d’origine orientale à “sang chaud” et les chevaux d’origine occidentale à “sang-froid” ;
–   Antonius (1922) différenciait les trois groupes suivants: Equus orientalis descendant du Tarpan, Equus férus descendant du Cheval de Przewalski et Equus robustus descendant des chevaux pléistocènes d’Europe occidentale (cheval germanique…).

Ces théories sont aujourd’hui dépassées et l’on en revient à l’opinion première de Darwin (1868), qui admettait l’origine mono spécifique du cheval domestique. Mais, dans l’aire de distribution eurasiatique encore très vaste que conservait le cheval holocène, on conçoit que de nombreuses formes locales se soient trouvées, adaptées à des conditions de milieux diverses, et que la domestication du cheval, si elle a été pluri- centrique, ait pu faire appel à différentes formes sauvages de la même espèce, comme ce fut le cas du chien ou du bœuf.
Des formes locales de chevaux, on en connaît au moins deux, l’une en Europe, récemment disparue, le Tarpan (mot kirghize pour cheval sauvage), et l’autre en Asie centrale, toujours vivante, le Cheval de Przewalski (ou Taki, en Mongol). Ce sont les ancêtres du Tarpan qui ont été domestiqués, sous leur forme steppique (Europe orientale), scythe (Balkans et Anatolie), sylvestre (Europe occidentale du Nord) ou lusitanienne (péninsule Ibérique).

POURQUOI LE CHEVAL FUT-IL DOMESTIQUE?

 

Ce n’est certainement pas parce que le cheval est plus abondant sur certains sites de la fin du néolithique de l’Europe centrale qu’il faut en conclure qu’il était nécessairement domestique: il a pu être chassé, comme
il l’avait été aux temps paléolithiques. Disposant déjà des principales espèces productrices de viande (mouton, chèvre, bœuf et porc), l’homme aurait été curieusement inspiré, a priori, d’entreprendre la difficile domestication d’un animal puissant et rebelle dans ce seul but. En revanche, rien ne s’opposait à ce qu’on le chassât, sans pour autant avoir dû le domestiquer, lorsqu’il fut redevenu localement abondant.
D’autres raisons de la domestication du cheval doivent donc être recherchées, qui seraient plutôt d’ordre culturel et économique, et qui sont certainement en relation avec l’habitat naturel des hommes, l’immensité des étendues de l’Europe orientale et ses ressources. Anthony fait une analyse approfondie des circonstances écologiques et anthropologiques qui ont entouré le contexte de Serednij Stog. Il souligne que l’innovation – en l’occurrence la domestication d’une nouvelle espèce – est fille de la nécessité : une pression démographique s’est exercée aux limites de la steppe ukrainienne et des forêts bordant les fleuves, zones écologiquement les plus riches. Des populations néolithiques de la culture de Cucuteni-Tripolije se sont déplacées jusqu’au Dniepr, où elles sont entrées en contact, vers 4500 av. J.-C., avec les populations mésolithiques de la culture indigène Dniepr-Donets I, auxquelles elles ont communiqué les techniques de l’élevage pastoral.
L’accroissement de la population aurait déterminé une diminution des ressources naturelles, compensée par l’élevage et la culture de l’orge. Mais la démographie et la sédentarisation firent reculer les bois et leurs habitants, gibiers privilégiés; le cheval, qui hantait la steppe de l’arrière-pays, prit de l’importance dans les tableaux de chasse. La culture Dniepr- Donets II se convertit, vers 4200 à 4100 av. J.-C., dans la culture Serednij Stog, qui est marquée par la déforestation, une plus grande dépendance vis-à-vis des ressources de la steppe et de l’utilisation du cheval. Entre 4300 et 3800 av. J.-C. survint un épisode climatique plus froid, l’oscillation de Piora; ce passage fut peut-être un auxiliaire précieux dans le processus de la domestication, en motivant les hommes, dont les troupeaux de moutons et de bœufs résistaient mal au refroidissement. Les chevaux constituaient une réserve alimentaire mieux adaptée aux rudes conditions, il devenait avantageux de la contrôler. On est donc encore loin des débuts de l’équitation au sens propre du terme.
Au début des âges des métaux, il devenait urgent de développer les moyens de transport des combustibles et des métaux. Connaissant déjà la “technologie” de la traction par les bœufs, probablement aussi par les ânes, il suffisait d’y adapter le cheval. Mais cette proposition est en réalité plus un effet qu’une cause de la domestication du cheval, car les conséquences d’une innovation ne peuvent pas être anticipées. La question, on le voit, reste ouverte.
Extrait d'un article sur WIKIHORSE

170-40 - Dauphin bondissant pour Michel

Pour fêter les 170 ans du premier timbre-poste français, j'ai choisi d'adresser à Michel un beau dauphin bondissant, animal si sympathique et si intelligent : quel dommage qu'il y ait encore des spectateurs dans les parcs aquatiques pour aller les voir sauter à travers des anneaux ou autres facéties, dégradantes pour lui.
Céramique raku créée par Pascale Thirant, au sein de l'Atelier de Pin d'épice
Je t'en souhaite bonne réception, Michel, ainsi qu'un bel été!

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LE DAUPHIN DE GUYANE, VULNÉRABLE AUX MENACES ANTHROPIQUES

photo relevée sur le site du WWF
La répartition côtière du dauphin de Guyane en fait une espèce particulièrement sensible aux menaces anthropiques et aux captures accidentelles dans les filets de pêche en particulier.
Captures accidentelles : aujourd’hui, les captures accidentelles représentent la principale menace pesant sur le dauphin de Guyane, comme c’est le cas pour plusieurs espèces de dauphins côtiers. Pris dans les filets, les individus paniquent rapidement et se noient, se retrouvant dans l’incapacité de remonter en surface pour respirer.
En Guyane, des échouages sont observés plusieurs fois par an, présentant des traces de filets de pêche. Ces préoccupations concernent plus particulièrement les navires illégaux qui utilisent des mailles plus petites et des filets jusqu’à 4 fois plus longs. Ils représentent selon les chiffres disponibles, 60% de la pression de pêche du territoire guyanais.

Pollution chimique : la pollution chimique, d’origine urbaine, agricole ou industrielle, peut altérer à la fois les habitats et les espèces plus directement. Placé en bout de chaîne alimentaire, l’organisme du dauphin concentre les polluants accumulés par les différentes espèces en amont. Ces contaminations peuvent avoir des effets sur le système immunitaire des individus, sur leur reproduction et sur leurs comportements. Des polluants comme le mercure notamment représentent une menace importante.

Captures intentionnelles : des captures intentionnelles ont été également été relevées sur cette espèce. Elles seraient effectuées dans certaines régions de l’aire de répartition, pour la consommation humaine ou pour servir d’appât. Des produits dérivés sont aussi retrouvés sur certains marchés, au Brésil par exemple, et serviraient d’amulettes ou autres usages de ce type. La proportion de captures accidentelles et intentionnelles pour ces usages n’est pas bien définie. Ces produits pourraient provenir des 2 types de captures.

DAUPHIN DE GUYANE : UNE ESPÈCE ENCORE MÉCONNUE

Surnommé « marsouin » par la population guyanaise, le dauphin de Guyane est l’un des plus petits représentants de l’ordre des cétacés. Habitant discret sur le rivage atlantique, il est particulièrement sensible à la pression humaine croissante exercée sur le milieu côtier.

Longtemps confondu avec le Sotalie de l’Amazone, le dauphin de Guyane n'est décrit comme espèce que depuis les années.
Espèce endémique de l’Amérique intertropicale, il affectionne tout particulièrement les eaux calmes et peu profondes du littoral. Depuis les côtes rocheuses, on peut l’observer facilement à l’œil nu ou aux jumelles. Il n’est pas rare de l’apercevoir également dans les estuaires des grands fleuves amazoniens qu’il peut remonter sur quelques kilomètres.
Son régime alimentaire se compose essentiellement de poissons et crevettes dont les variations d’abondance influencent probablement sa localisation sur la côte.

Pêcheur hors-pair, il est à ce jour le seul dauphin au monde connu pour être doué d’un sixième sens : l’électroréception. Des études ont révélé sur son rostre des récepteurs qui lui permettent, comme chez certains poissons comme les requins, de repérer le faible champ électrique dégagé par ses proies.

170-39 - Maman kangourou et son petit, pour Florence et Pascale

Pour fêter les 170 ans du premier timbre-poste français, j'ai adressé à Florence et Pascale, nouvelles correspondantes, un kangourou terrestre et son petit car j'ai toujours été attirée par ces animaux exceptionnels qui vivent essentiellement en Australie.

Comme précisé dans l'article ci-dessous,c'est surtout le kangourou arboricole qui est particulièrement en danger mais je n'en ai pas trouvé représenté en céramique.
Céramique raku créée par le sculpteur  Romuald Daniel , visible sur le Site de la Galerie du Temps des Arts 
de Praz sur Arly ou sur son propre Site

Je vous en souhaite une bonne réception, Florence et Pascale, ainsi qu'un bel été!

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DES MARSUPIAUX TRÈS MENACÉS

Le dendrolague est chassé pour sa viande par les habitants locaux, sur un territoire de plus en plus réduit. La plupart des dendrolagues ont vu leurs populations réduire de moitié en à peine trente ans. Le wondiwoi (Hylophorbus wondiwoi), en danger critique de disparition, compte moins de 50 individus, tandis que le dingiso au statut identique a connu un déclin de ses populations de plus de 80% en 30 ans.

Perte d’habitat : la perte et la dégradation de l’habitat signifient que de nombreuses espèces doivent désormais vivre sur des territoires restreints. Leur habitat a été détruit par l’industrie forestière ou la conversion en cultures de café, riz ou blé. Cette perte d’habitat peut aussi exposer les kangourous arboricoles à la prédation par des chiens domestiques.

Chasse : dans toute leur aire de répartition, les kangourous arboricoles sont chassés par les communautés indigènes, lesquelles s’en nourrissent. Pour un certain nombre d’espèces, ce seul facteur a contribué à un très net déclin des populations.

© Darren Seedorn
photo trouvée sur le site 2Tout2Rien
LE DENDROLAGUE : L’OVNI DES KANGOUROUS

Le dendrolague, du grec ancien dendron (« arbre ») et de lagôs (« lièvre »), est le plus gros mammifère arboricole d’Australie.

Également connus sous le nom de kangourous arboricoles, les dendrolagues appartiennent à la famille des macropodidés et comptent 14 espèces. La perte d’habitat et la chasse à outrance ont malheureusement poussé nombre de ces animaux au bord de l’extinction.
Contrairement à leurs proches cousins, les kangourous arboricoles ont des membres antérieurs et postérieurs de longueur à peu près égale. S’ils sont capables de se déplacer comme leurs cousins terrestres sur le sol, leurs pattes avant courtes et munies de grandes griffes recourbées leurs permettent une meilleure prise des troncs et des branches. Leurs pattes postérieures sont massives avec des pieds longs et étroits garnis de coussinets plantaires pour mieux adhérer. Leurs griffes très aiguisées leur permettent également de se défendre contre certains prédateurs.

Le pelage du marsupial en fonction des espèces varie depuis les tons de brun clair au marron sombre sur le dos au beige au blanchâtre sur le ventre. Généralement solitaire, le dendrolague peut néanmoins être observé en petits groupes familiaux constitués d'une femelle, de son petit et d'un mâle. Il évolue principalement dans les arbres et est actif la journée. Il passe malgré tout une bonne quinzaine d'heures quotidiennes à se reposer dans les hautes frondaisons.

Un physique de grimpeur : avec une longue queue-balancier, des griffes puissantes et quatre pattes musclées, le dendrolague est un arboricole parfait, capable de sauter plusieurs mètres d’un arbre à l’autre. À l’inverse des kangourous terrestres, comme les kangourous roux ou les wallabies, ses pattes avant sont suffisamment développés pour enserrer les troncs et se propulser vers le haut ou le bas avec les pattes arrière, quand il grimpe, comme le font les ours.

170-38 - Maternité au pôle Nord, pour Fuschia

Pour fêter les 170 ans du premier timbre-poste français, j'ai choisi pour Fuschia l'ours polaire, animal emblématique qui subit en premier lieu tous les méfaits dus au dérèglement climatique et par ailleurs très représenté par les artistes céramistes.
Céramique raku créée par Nadia Treni à voir sur son site "Les sculptures de Nadia"

Je t'en souhaite bonne réception, Fuschia, ainsi qu'un bel été!

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LA BANQUISE, INDISPENSABLE A LA SURVIE DE L'OURS POLAIRE, EST EN TRAIN DE DISPARAITRE

Une nouvelle étude apporte un nouvel éclairage sur un maillon important de la chaîne alimentaire du prédateur 
-de Lesley Evans Ogden-

Chaque hiver, la banquise de l'Arctique s'étend autour du pôle Nord, ses épis s'étirant autour des côtes du grand Nord. À l'heure actuelle, la mer de glace vient tout juste d'atteindre sa couverture maximale pour l'année, elle s'apprête à rétrécir avec l'arrivée du printemps. C'est une période cruciale pour les ours polaires, dont les ressources alimentaires sont intrinsèquement liées à la banquise.
Au cours des dernières décennies, la mer de glace s'est retirée à un rythme toujours plus rapide. Selon le National Snow and Ice Data Center, la couverture de glace Arctique de 2019 est la septième plus faible depuis le début de leur collecte de données il y a 40 ans.
Cette année « ne constitue pas spécialement un record, c'est plutôt la tendance qui compte, » explique le scientifique Andrew Derocher de l'université d'Alberta, spécialiste des ours polaires. « Ce qui est inquiétant, c'est la tendance descendante de la couverture de glace en Arctique sur l'ensemble de la période, » précise-t-il. « À présent, nous attendons de voir les conséquences des conditions printanières. » Un printemps froid permet à la glace de persister, les ours polaires peuvent donc accéder plus facilement à l'un de leurs aliments préférés : les phoques. À l'inverse, un printemps chaud réduit l'étendue de leur autoroute alimentaire favorite. « Pour les ours polaires, c'est la loi du plus gros, » ajoute Derocher.
Les ours biens en chair ont plus de chances de survivre à un été dépourvu de glace pendant lequel la nourriture se fait rare ou est totalement absente. Les femelles les plus grosses ont besoin d'énergie pour mettre bas puis élever des oursons en bonne santé. « Aucun ours polaire ne s'est un jour regardé dans une mare d'eau de fonte en pensant : je suis trop gros, » plaisante Derocher.
Nous savons depuis longtemps que la mer de glace est une plateforme importante pour les ours polaires, indispensable pour chasser et élever les oursons. Ce que nous venons de découvrir en revanche, c'est l'importance de la glace, qui à elle seule constitue une source précieuse d'énergie.
Selon une étude publiée en 2018 par le journal PLoS ONE, plus de 70 % du régime des ours polaires peut être rattaché à l'algue qui pousse sous la banquise. C'est du moins le cas pour trois populations d'ours polaires vivant dans le nord du Canada
UNE CHAÎNE ALIMENTAIRE GLACÉE

Vous imaginez peut-être la banquise comme une vaste étendue de glace morcelée. C'est en effet ce à quoi elle ressemble vue d'en haut. Mais vue d'en dessous, la mer de glace est recouverte d'un tapis vert-brun composé de diverses espèces d'algues, les diatomées.
Si à présent vous imaginez de puissantes mâchoires ne faire qu'une bouchée d'un repas glacé recouvert d'une substance visqueuse verdâtre, vous n'y êtes toujours pas. Les ours polaires ne mangent pas directement la banquise. En fait, les chercheurs ont découvert que la majorité du régime des ours polaires se compose de créatures qui, elles, dépendent des algues de la banquise. Leur étude s'est intéressée aux ours polaires des baies de Baffin, d'Hudson Ouest et d'Hudson Sud.
Le régime des ours blancs est en grande partie composé de phoques et, dans certaines régions, de bélugas. Les phoques comme les bélugas se nourrissent de poissons et d'autres animaux qui tirent leur énergie de minuscules organismes appelés zooplancton et ce sont ces organismes qui consomment les algues de la mer de glace. L'une des espèces préférées des ours polaires, le phoque annelé, se nourrit de toute une gamme de poissons et de crevettes dont le principal aliment est justement ce plancton « mangeur » d'algues.
Prises séparément, ces algues sont « plus petites que l'épaisseur d'un cheveu, » rapporte Thomas Brown, écologiste marin pour la Scottish Association for Marine Science. Mais ensemble, ces petites algues de la banquise ont un impact majeur sur les écosystèmes polaires.
Au pôle Nord, les hivers sont longs et sombres, à la fin de chacun d'entre eux la lumière du printemps stimule la croissance des algues, une réelle aubaine pour plusieurs minuscules créatures. Ces organismes baptisés copépodes, amphipodes et le fameux zooplancton peuvent alors savourer le copieux festin qui recouvre le dessous de la banquise. En été, lorsque la glace fond, l'algue coule. Les poissons friands de ces sédiments et les phoques amateurs de ces poissons sont les maillons qui viennent compléter la chaîne alimentaire dominée par l'ours polaire.
OURS SUR GLACE

Au fil des années, Brown a exploré les écosystèmes polaires de la tête aux pieds. En analysant les étoiles de mer et les oursins du plancher océanique, il a découvert qu'ils contenaient une substance chimique également présente chez les algues de la banquise. Ce qui indique qu'après une longue descente dans les abysses de l'Arctique, les algues ont fini leur course dans le régime alimentaire de ces organismes.
Ensuite, Brown et son équipe se sont mis à la recherche de cette substance chimique, baptisée IP25 en raison des 25 atomes de carbone qu'elle contient, comme marqueur biologique de la présence d'algues chez les ours polaires. Les scientifiques sont entrés en collaboration avec des représentants du gouvernement sur le territoire canadien de Nunavut et avec des Inuits qui leur ont fourni des échantillons de foie d'ours polaire chassés à des fins de subsistance. Les tests ont montré que le carbone provenant de la mer de glace et de ses algues occupait une place prédominante dans le régime du prédateur.
Derocher se réjouit des résultats de l'étude, il ajoute qu'il y a dix-neuf populations d'ours polaires à travers le continent Arctique et que donc logiquement, la prochaine étape sera d'étudier ces autres spécimens. Même si les écosystèmes sont robustes, poursuit-il, le retrait d'une de leurs composantes « modifiera avec le temps un même écosystème. » Il rapproche la mer de glace du sol fertile des écosystèmes forestiers : « C'est un substrat qui est essentiel pour l'écosystème tel que nous le connaissons. »
La mer de glace est déjà réputée être un habitat important pour les ours polaires. « Et si nous n'avions pas assez de recul ? Et si la banquise était encore plus importante que nous ne l'imaginons ? » interroge Brown. « Une banquise plus petite signifie un habitat plus restreint, non seulement pour les ours polaires mais également pour les micro-organismes de la mer de glace qui sont à la base de la chaîne alimentaire de l'ours polaire, » souligne-t-il.
Avec l'évolution du volume de banquise disponible, « nous devrions peut-être revoir notre évaluation de la menace qui pèse sur les ours polaires, » indique Brown. Il est encore trop tôt pour le savoir, mais une chose est sûre, la glace est source de multiples bienfaits pour les ours polaires, conclut-il.


Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.

170-37 - Câlins sur la banquise, pour Christian

Pour fêter les 170 ans du premier timbre-poste français, j'ai choisi pour Christian, tout nouveau correspondant, cette scène entre une maman et son petit qui va devenir de plus en plus rare, avec le sort qui est désormais celui de l'ours polaire.
Céramique raku créée par le sculpteur  Romuald Daniel , visible sur le Site de la Galerie du Temps des Arts 
de Praz sur Arly ou sur son propre Site

Je t'en souhaite bonne réception, Christian, ainsi qu'un bel été!

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LE RECHAUFFEMENT GLOBAL POUSSE L’OURS BLANC VERS L’HOMME

L’état d’urgence a été décrété samedi dans l’archipel de Novaïa Zemlia, où 2500 personnes sont cernées par une horde d’ours blancs affamés. Le changement climatique complique la coexistence des hommes et des bêtes sauvages dans l’Arctique.Des ours blancs pénètrent dans les maisons, entourent par dizaines les immeubles, coursent les habitants, fouillent les poubelles à la recherche de nourriture. C’est ce que montrent des photographies et des vidéos venant de l’île de Novaïa Zemlia, dans l’océan Arctique, publiés ces derniers jours sur les réseaux sociaux russes. Face à cette situation inédite, le gouvernement de la région d’Arkhanguelsk a déclaré l’état d’urgence samedi. «J’habite à Novaïa Zemlia depuis 1983 et je n’ai jamais vu une telle concentration d’ours blancs», témoigne le responsable de la municipalité de Belouchia Gouba, Jigancha Moussine.

52 spécimens de cette espèce carnivore ont été dénombrés aux abords de la localité. Le maire note aussi qu’au moins cinq ours blancs errent en permanence sur la base militaire voisine, où se trouve l’aéroport, unique voie de ravitaillement de l’île. Au moins 2500 personnes (le nombre de militaires est classé secret-défense) résident dans la municipalité de Belouchia Gouba, centre administratif de l’archipel. Considéré comme une zone militaire, le territoire de Novaïa Zemlya a été le théâtre de plus de 130 tests nucléaires aériens et sous-terrains durant l’époque soviétique.

Réduction rapide de la banquise : En plus des radiations et du climat hostile, les habitants doivent désormais faire face à un nouveau danger. «Les ours blancs pourchassent les gens et pénètrent même dans les maisons», alerte Jigancha Moussine. Mauvaise surprise: les outils de dissuasion ne fonctionnent plus. Dans un communiqué, l’administration locale signale que «les animaux ne réagissent plus ni aux dispositifs lumineux et sonores [destinés à les effrayer] ni aux manœuvres des véhicules de patrouille et des chiens, qui avaient jusqu’ici démontré leur efficacité.» Les habitants sont invités à rester cloîtrés chez eux et à ne se déplacer qu’en véhicule jusqu’à nouvel ordre. Pour plus de sécurité autour des jardins d’enfants, des barrières supplémentaires ont été disposées autour des aires de promenade.

L’agence officielle TASS cite l’expert de la faune arctique Ilia Mordvintsev, qui avance l’hypothèse d’une migration saisonnière des ours blancs à travers une zone habitée comportant des décharges. Mais il confirme que jamais une telle quantité d’ours blancs n’avait été observée dans cette zone. Selon WWF, la raison principale est le réchauffement global. Il entraîne la réduction rapide de la banquise, sur laquelle vivent et chassent les ours blancs. L’ONG pointe également le comportement des hommes, plus précisément la négligence du traitement des déchets. Le coordinateur du projet diversité biologique chez WWF, Mikhaïl Stichov, déplore aussi que le Ministère de la défense russe ait cessé depuis plusieurs années d’autoriser la venue sur place des scientifiques. Une restriction peut-être liée à la décision de Vladimir Poutine de remilitariser la zone arctique.
Déplacement coûteux : dans leur malheur, les ours blancs sont au moins épargnés d’une liquidation radicale par les militaires. L’espèce figure dans le livre rouge, c’est-à-dire qu’elle est classée en voie d’extinction (interdiction formelle de tirer sur les animaux). Pour remédier au problème, les autorités russes ont décidé dimanche de dépêcher un groupe de spécialistes de la faune arctique sur place. Ils devront éloigner les animaux de la localité en les endormant, puis en les transportant. Mais «si l’ensemble des mesures d’effarement ne parvient pas à stopper les situations de conflit, l’abattage des animaux pourrait devenir le seul moyen d’assurer la sécurité des habitants», prévient l’administration locale.

Or, déplacer les animaux est une opération coûteuse et complexe, selon le WWF, car il faut les emmener à grande distance. «Trente kilomètres, c’est insuffisant: ils reviendront vite là où se trouve la nourriture. Ce qu’il faut, c’est deux à trois heures de vol, à l’autre bout de l’île. Déplacer 50 ours n’est pas possible, mais on peut essayer avec le groupe des plus téméraires», explique Mikhaïl Stichov.

Malgré sa réputation de prédateur redoutable, l’ours blanc n’a tué que 20 personnes entre 1870 et 2014, dans toute la zone arctique pour un total de 73 incidents. Vingt pour cent des attaques ont eu lieu entre 2010 et 2014, mais pour l’instant les scientifiques se gardent d’affirmer que la tendance est à la hausse.

Extrait d'un article du Temps.

170-36 - Boeuf musqué, pour Jean-François

Pour fêter les 170 ans du premier timbre-poste français, j'ai choisi pour Jean-François, un animal des régions froides assez mal connu : le boeuf musqué
Céramique raku créée par Cécile Auréjac , visible sur le site de l'Association Terre et poterie d'Auvergne
voir aussi le site de l'artiste , l'Atelier à la belle étoile 

Je t'en souhaite bonne réception, Jean-Françoise, ainsi qu'un bel été!

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BŒUF MUSQUE (Ovibos moschatus)

C’est un imposant mammifère ongulé appartenant à la famille des bovidés (Bovidae). Ce capriné est l'unique représentant du genre Ovibos. Protégé du froid glacial par un long poil rude et une épaisse couche de fin duvet, il est le plus septentrional des ongulés.

Évolution : les plus proches parents vivants du bœuf musqué sont les moutons et les chèvres. Il y a de cela 200 000 à 90 000 années, les ancêtres de ce bovidé ont migré depuis la Sibérie jusqu'en Amérique du Nord depuis le détroit de Béring. Comme le bison d'Amérique et l'antilope d'Amérique, le bœuf musqué a été parmi les quelques espèces de la mégafaune du pléistocène à survivre aux extinctions massives qui se sont produites entre le pléistocène et l'holocène
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Description : le bœuf musqué est un grand ongulé mesurant de 1,90 à 2,30 m de long, de 1,20 à 1,51 m de haut pour un poids allant de 200 à 410 kg. Animal trapu et massif, le bœuf musqué ressemble superficiellement au bison d'Amérique avec un grand corps, des pattes courtes et robustes, une queue courte, un cou assez court et une légère bosse au niveau des épaules. Mais malgré son aspect de bovin, famille à laquelle il est physiquement proche, ce bovidé est un capriné à l’épaisse toison laineuse et isolante, noire, grise ou brune, adapté au climat arctique. Le pelage est brun foncé à noir, plus pâle sur les jambes, le visage et le dos, et se compose d'une couche intérieure douce dense, protégée par de sombres et grossiers poils de garde qui peuvent mesurer plus de 60 centimètres de long pouvant parfois atteindre le sol. Une longue barbe s’étend sous le menton jusqu’au poitrail.
Mâles et femelles portent des cornes qui courbent vers le bas et vers l'extérieur. Celles-ci se rencontrent au milieu du crâne formant un grand patron. Généralement les cornes du mâle sont plus massives que celles des femelles. De plus les cornes des femelles sont séparées par une bande de pelage.

Habitat : historiquement, le bœuf musqué vivait en Alaska, dans le nord du Canada au Groenland, bien que sa répartition actuelle soit quelque peu réduite, et l'espèce a été exterminée dans certaines régions au cours du XXe siècle. Proche de l'extinction à cause de la chasse, ses effectifs ont augmenté depuis (environ 75 000 animaux en 1999) et il a été réintroduit dans plusieurs pays tels que la Sibérie, la Norvège, la Russie, l'archipel du Svalbard ainsi que dans certaines parties du Groenland. Le bœuf musqué est une espèce caractéristique de la toundra arctique. En été, il a tendance à évoluer dans les plaines humides, comme les vallées fluviales et les rives des lacs, et se déplace en hiver vers plateaux plus élevés où les vents violents empêchent l'accumulation de la neige profonde, rendant ainsi la recherche de nourriture plus aisée.

Alimentation : le bœuf musqué est un mammifère herbivore dont le régime alimentaire se compose essentiellement de carex et de graminées. Durant les mois d'été, le régime inclut des herbes, plantes vertes, carex, mousses, arbustes, herbes et plus généralement toute la végétation disponible. À cette période, les aliments sont peu digérés, car leurs matières fécales comportent encore un taux élevé de nutriments disponibles. En hiver, le régime alimentaire change l'alimentation se faisant plus rare. L'animal se tourne alors vers les saules, les tiges de bouleaux nains, les racines, mousses, lichens ainsi que de diverses végétations qu'il peut encore trouver. Il gratte la neige avec ses sabots pour pouvoir atteindre ces plantes. L'hiver, il s'hydrate en avalant de la neige.
Prédateurs : en raison de sa taille, le bœuf musqué n'a que peu de prédateurs naturels. Le loup arctique et parfois l'ours polaire ou l'ours brun sont les seuls ayant la capacité de s'en prendre à cet énorme animal, bien que dans la plupart des cas, ce sont les jeunes veaux qui sont visés. Lorsqu'ils sont menacés, les bœufs musqués forment un cercle en plaçant les petits au centre. C'est le plus fort qui se charge d'attaquer.

Menaces : le bœuf musqué a longtemps été exploité pour sa viande, sa peau, ses cornes et sa fourrure, et le duvet extrêmement doux, connu sous le nom qiviut, est apprécié comme une des laines les plus légères et les plus chaudes dans le monde. La présence croissante des êtres humains dans l'Arctique au cours du XIXe et XXe siècle a conduit à une chasse excessive, d'autant plus que le comportement de l'espèce pour se défendre et le regroupement les rend ainsi vulnérables à l'homme avec des armes à feu. L'espèce fut ainsi exterminée dans plusieurs parties de son aire de répartition. Heureusement, les règlements de chasse, une recolonisation naturelle, et la réintroduction de l'espèce ont abouti à un rétablissement de la population, et le bœuf musqué n'est actuellement pas considéré comme menacé à l'échelle mondiale. Cependant, il est susceptible, dans un avenir proche, de voir apparaître une nouvelle menace en raison des effets combinés du réchauffement climatique et de l'augmentation de l'activité humaine sur son habitat arctique. Ce sont principalement le survol des troupeaux par les avions et les hélicoptères qui provoquent les dérangements les plus dévastateurs. Ces passages font perdre leur sang-froid aux bœufs et provoquent des fuites éperdues, lors desquelles de nombreux jeunes sont piétinés. Vu le faible taux de reproduction, ces stress inutiles mettent l’espèce en danger.

Statut et conservation : le boeuf musqué n'est actuellement pas considéré comme une espèce menacée. Il est inscrit dans la catégorie Préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge de l'IUCN.
Le bœuf musqué se produit dans un certain nombre de zones protégées à travers son habitat, et la chasse est maintenant réglementée par des quotas et des permis, avec une préférence généralement accordée aux chasseurs de subsistance locaux. Les réintroductions, entreprises en réponse aux préoccupations sur la situation de l'espèce, ont généralement réussi, et le retour du bœuf musqué en Alaska dans les années 1930 est considéré comme une importante réussite pour sa conservation. D'autres mesures de conservation proposées pour les espèces comprennent la surveillance de la population, la sensibilisation du public, et l'élaboration de plans de gestion à long terme. L'habitat du bœuf musqué assez répandu, et il est à espérer que, avec une bonne gestion et le soutien du public, cette relique rustique et emblématique de l'âge de glace continuera à évoluer dans nos paysages.

source : Manimaworld

170-35 - Requin blanc, pour Pascale

Pour fêter les 170 ans du premier timbre-poste français, j'ai choisi pour Pascalou un poisson bien sûr, mais celui le plus craint et pourtant aussi le plus décimé à cause de cette croyance imbécile selon laquelle ses ailerons seraient aphrodisiaques !
Céramique raku créée par le sculpteur Clarisse Roche dont voici le Site
Je t'en souhaite bonne réception, Pascale, ainsi qu'un bel été!

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REQUINS : UNE MAUVAISE RÉPUTATION USURPÉE

Avec sa mâchoire puissante aux dents acérées, le requin fait peur et fascine tout à la fois. Aujourd’hui, massacré par les hommes, ce mal-aimé risque de disparaître. Le requin fut l'un des tout premiers vertébrés à mâchoire et n'a pratiquement pas changé depuis son apparition il y a 400 000 millions d'années. Il a façonné nos océans, influençant le comportement des différentes espèces de poissons.

Ils sont présents dans tous les océans, les eaux tropicales chaudes, les mers tempérées et les mers polaires, près de la surface, mais également à des centaines de mètres de profondeur, près des côtes, ou en pleine mer. Cette vaste répartition est le résultat d’une longue évolution qui s’explique par la parfaite adaptation de chaque espèce à sa « niche écologique »
.
Les requins captivent l’imaginaire collectif. Tour à tour craints et vénérés, ils nourrissent de nombreux fantasmes, en particulier celui d’un mangeur d’homme, prédateur cruel, assoiffé de sang. Pourtant, aujourd’hui ils sont menacés par une pêche excessive.

Selon la liste rouge mondiale des espèces menacées dressée par l’Union internationale pour la conservation de la nature, environ 60 % des requins pélagiques sont actuellement en danger d’extinction. Un bien mauvais présage pour les océans car la disparition de ces prédateurs-clés qui trônent tout en haut de la chaîne alimentaire aurait de lourdes conséquences pour les écosystèmes marins.

Régime alimentaire : carnivores,  les requins mangent des poissons, y compris d’autres requins. Les espèces les plus grandes mangent parfois des phoques, des tortues de mer ou des pingouins. Certains requins, comme le requin-baleine et le requin pèlerin, se nourrissent de plancton.

Selon l’UICN, un tiers des espèces de requins est menacé de disparition

QUAND LA BÊTE NOIRE DEVIENT VICTIME

Les requins ne se reproduisent pas aussi vite que les autres poissons : la surpêche, à laquelle viennent s’ajouter les captures accidentelles, a donc un impact bien plus conséquent sur leurs populations aujourd’hui disséminées.

Pêche irresponsable : le commerce des ailerons de requin – ingrédient de la soupe du même nom vendu à prix d’or - ne cesse de se développer et est devenu une menace sérieuse pour de nombreuses espèces de requins. Quand les requins sont capturés, on coupe leurs ailerons, et ce qui reste du requin est rejeté à la mer. Cette pratique, largement répandue, est appelée shark finning.
Si ce commerce se développe c’est qu’il est particulièrement rentable. Un kilo d’ailerons se négocie entre 300 et 500 euros. Les bénéfices étant rapides et importants, la pêche ne peut que s’intensifier. L’essor de l’économie asiatique, et donc du niveau de vie de ces populations, entraîne une demande accrue d’ailerons. Toutefois, si la Chine et le Japon sont les premiers consommateurs de la soupe d’ailerons, ce commerce s’étend néanmoins jusqu’à Paris ou Vancouver.
Par ailleurs, le requin est convoité pour d’autres parties de son corps : ses dents sont vendues sous forme de colliers, sa peau sert à fabriquer des chaussures; des sacs à main et des porte-monnaie, quant à son foie, il est utilisé pour faire de l’huile. Les requins ne se reproduisent pas aussi vite que d’autres poissons : la surpêche a donc un impact très conséquent sur leurs populations.

Pêche accessoire : la capture involontaire d’espèces non ciblées par les pêcheries commerciales constitue également une grave menace pour les requins. La pêche à la palangre, ciblant les espadons et les thons a fortement augmenté au cours de ces trois dernières décennies. Or, bien qu’ils ne soient pas visés à la base, de nombreux requins sont capturés accidentellement par cette pêche. De même, la pêche au filet maillant, largement pratiquée en mer Méditerranée, continue d'en capturer un nombre important, notamment par les filets dérivants même si ces derniers sont désormais interdits.
D’une hauteur pouvant atteindre 30 m, les filets maillants sont suspendus juste en dessous de la surface de l’eau ou ancrés au fond de la mer. Si les poissons d’une taille définie s’y font prendre par les branchies ou les nageoires, les requins sont également nombreux à être attrapés et, ne pouvant plus rejoindre la surface pour respirer, meurent douloureusement. La plupart sont « mis au rebut » en étant rejetés à la mer ou laissés sur le sol morts, mourants ou gravement blessés. Etant donné que de nombreuses espèces de requins n’atteignent leur maturité sexuelle qu’après plusieurs années, ils ne survivent souvent pas assez longtemps pour pouvoir se reproduire et assurer la continuité de l’espèce.

Disparition et dégradation de son habitat : le développement des activités humaines, générant pollution et surpêche, a mené à la disparition d’habitats naturels marins essentiels à la survie des populations de requins. Les pratiques de pêches destructrices, les déchets déversés en mer et l’aménagement des littoraux ont tous de sérieux impacts sur les habitats marins dont dépend la survie des requins. Les changements climatiques et leur incidence sur l’écosystème marin entraînent également des transformations de l’environnement qui menacent l’espèce, en impactant la distribution des populations ainsi que celles de leurs proies.

170-34 - Oiseaux en queue de pie, pour Nicole

Pour les 170 ans du premier timbre-poste français, j'ai choisi pour Nicole des manchots, ces étranges oiseaux si attachants avec leur démarche maladroite, mais tellement  à leur aise et si vifs dans les eaux de l'hémisphère sud.
Composition avec photos d'une céramique raku créée par Johanna Hair (exposition à la Galerie du Don du Fel)
et d'une autre céramique raku dont je n'ai pas retrouvé l'auteur. 
Je t'en souhaite une bonne réception Nicole, ainsi qu'un bel été.

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LES MANCHOTS MENACES PAR LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

D’après le rapport, Antarctic Penguins and Climate Change, les quatre populations de manchots qui vivent sur le continent antarctique subissent de plus en plus de pressions. La péninsule antarctique se réchauffe cinq fois plus vite que le reste du monde. Ses eaux sont déjà plus chaudes sur une profondeur de 3000 mètres. Dans l’Ouest de la région, la banquise a vu sa surface réduite de 40% par rapport à 1981.
Toutes ces conditions concourent à une diminution du krill, la principale source de nourriture pour les manchots à jugulaire. Cette espèce a vu ses effectifs diminuer de 30 à 66% dans certaines colonies, et le manque de nourriture rend la survie des jeunes difficiles. Les manchots papous sont dans la même situation, ils dépendent en effet de plus en plus du krill, car leurs sources habituelles de nourriture sont victimes de la surpêche. 
Le Manchot empereur, le plus grand et le plus majestueux des manchots au monde, a vu quelques-unes de ses colonies diminuer de moitié durant ces 50 dernières années. Les températures plus élevées en hiver et les vents plus violents rendent la banquise sur laquelle les manchots élèvent leurs petits de plus en plus fragile. Depuis plusieurs années, la glace commence à se briser trop tôt et beaucoup d’œufs et de petits sont emportés avant d’être capables de survivre seuls.
 Mais de toutes ces espèces d’oiseaux marins si atypiques, c’est le manchot Adélie qui est le plus menacé. Sur la côte, au Nord-Ouest de la péninsule antarctique, où les conséquences du réchauffement climatique sont les plus significatives, les populations de manchots Adélie ont diminué de 65 % au cours des 25 dernières années. Non seulement, la nourriture se fait plus rare, mais en plus les papous, cousins des manchots Adélie et mieux adaptés à la chaleur, ont envahi la région. Pour le WWF cette espèce risque de disparaître au profit du manchot papou.
Publié le 2 mai 2017 par Jean-Louis Schmitt - Alex Belvoit/Univers Nature

170-33 - Bel encorné, pour Nicole

Pour les 170 ans du premier timbre-poste français, j'ai choisi pour Nicole, nouvelle correspondante, un animal lui aussi en voie d'extinction à l'état sauvage,  à l'extérieur des parcs nationaux. 
Céramique raku créée par Nadia Treni, sculpteur animalier, visible sur son Site
Je t''en souhaite bonne réception, Nicole, ainsi qu'un bel été.

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RHINOCÉROS

Durant des siècles, les rhinocéros étaient largement répandus dans les savanes d’Afrique et les forêts tropicales d’Asie. Aujourd’hui, il ne reste que peu de rhinocéros hors des parcs nationaux et des réserves naturelles. 
Tous les rhinocéros sont herbivores. Ils vivent dans des prairies et forêts, où ils consomment souvent des dizaines de kilos de végétation par jour. Ils boivent encore davantage : jusqu’à 80 litres d’eau en une journée. Le rhinocéros blanc se nourrit principalement d’herbe. Quant aux autres espèces, leur régime alimentaire se compose surtout de feuilles et de rameaux.

On compte cinq espèces de rhinocéros, qui sont toutes menacées ou quasi-menacées. Trois vivent en Asie (le rhinocéros de Java, le rhinocéros de Sumatra et le rhinocéros indien) et deux en Afrique (le rhinocéros blanc et le rhinocéros noir). Au cours de ces 50 dernières années, le nombre de rhinocéros a diminué de 80 % et certaines espèces sont aujourd’hui au bord de l’extinction.

QUELLES SONT LES MENACES PRINCIPALES ? 
Ces animaux ont peu d’ennemis naturels, mais leur habitat est menacé. Les prairies fertiles sont remplacées par des terres agricoles et de nombreuses forêts disparaissent. Mais c’est le braconnage qui constitue la menace principale pour cet animal. La corne du rhinocéros est convoitée pour son usage en médecine traditionnelle asiatique, bien que les scientifiques n’aient jamais pu démontrer son efficacité thérapeutique.Depuis 2008, au moins 5 940 rhinocéros africains (noirs et blancs) ont été tués, dont 1 338 en 2015.
Source WWF

170-32 - Loup blanc, pour France

Pour fêter les 170 ans du premier timbre-poste français, j'ai choisi pour France le loup,
l'animal sauvage qu'elle aime.
Cette sculpture représentant un loup polaire était tout à fait appropriée
Céramique raku dont l'auteur est inconnu, visible sur le site de la maison de Artisans d'Angers
Je t'en souhaite bonne réception, France, ainsi qu'un bel été.

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Un loup blanc est un Loup gris (Canis lupus) dont la robe est globalement blanche. Fréquent chez cette espèce, ce phénotype se retrouve chez les sous-espèces suivantes : le Loup arctique, le Loup de la terre de Baffin, le Loup d'Alaska, le Loup de la toundra d'Alaska et le Loup de Terre-Neuve (aujourd'hui éteint). Cette couleur est moins présente chez le Loup de Vancouver.

Le loup blanc, dans le Grand Nord, on en entend parler, mais il est très rare de le voir. Sa survie est pourtant en jeu face au réchauffement de la planète. C'est l'expérience que le photographe Vincent Munier veut partager dans ses images. Il lui a fallu une semaine de traque pour apercevoir une meute de neuf loups blancs arctiques : "Des petites taches qui bougeaient au loin, une espèce de brume de froid", dit-il. Il raconte sur France 2 cette rencontre surprenante, qui l'a rempli d'émotion.

VIDEO : le photographe Vincent MUNIER filme des loups blancs arctiques

Jim Brandenburg avait lui aussi filmé les loups blancs, il y a vingt-cinq ans. Le réalisateur américain parle de ces bêtes comme les animaux les plus persécutés au monde, et les moins bien connus. Le loup blanc a un sens social très fort, selon Jim Brandenburg : "Il a un grand sens de la famille, il reconnaît ses grands-parents, ses frères, ses sœurs, ses oncles, ses tantes", affirme-t-il.

Franceinfo France Télévisions  Publié le 22/10/2013 | 23:08

170-31 - Cabriole d'ours polaire pour Marielle

Pour fêter les 170 ans du premier timbre-poste français, j'ai choisi pour Marielle l'ours polaire, animal en sursis, qui a été beaucoup représenté par les différents artistes céramistes dont j'ai visionné l'oeuvre.
Celui-ci paraît heureux et joyeux à faire des cabrioles sur la banquise - ce qu'il en reste-.
Céramique raku créée par le peintre et sculpteur  Cécile Mulon, visible sur son Site
Je t'en souhaite une bonne réception Marie-Aile ainsi qu'un bel été!