5 octobre 2026

Jeune Palestinienne brodant un thobe avec des motifs de tatreez, pour Michèle

Depuis que je me remets doucement à mail-arter, après des mois complets d'effrayante vacuité, j'ai remarqué que ma correspondante parisienne, Michèle, aborde un nouveau thème, lequel me va parfaitement car j'ai quasiment le même. Elle aimerait recevoir de l'art postal sur les costumes traditionnels féminins du monde.

Evidemment, cela m'a immédiatement inspirée : je ne pouvais pas moins faire que de mettre en évidence le thobe,  pièce principale de la tenue traditionnelle des femmes palestiniennes qu'elles brodent consciensieusement dans un point de croix spécifique : il s'agit du tatreez, point de croix millénaire dont j'ai déjà parlé longuement.

recto de l'enveloppe sur fond de dentelle ancienne  : copie d'une photo de broderie tatreez sur un thobe vue sur Instagram
verso: copie d'une magnet qui est publiée partout sur le net  /aucun nom d'auteur dans les deux cas 

Cet artisanat traditionnel, baptisé tatreez, est l'héritage vivant de la Palestine. Transmis de mère en fille, ce savoir-faire unique en son genre va au-delà du simple ornement de vêtements et d'accessoires ; il raconte la richesse d'une culture, la force d'un peuple en quête de préservation de son identité. Ces broderies ne sont pas de simples motifs, mais des récits en fil, empreints de culture, d'héritage, et de résilience face à l’adversité. Symbole fort de l'identité palestinienne, le tatreez orne les foyers des familles palestiniennes en Cisjordanie, à Gaza, en Israël, et même dans la diaspora, témoignant d'une tradition qui défie les frontières et les épreuves du temps.

Le tatreez embellit les vêtements des femmes et a servi de moyen d'expression personnelle, les femmes incorporant des symboles et des motifs dans leurs créations, chacune portant une histoire unique ou représentant un village ou une famille particulière. Les images étaient inspirées par la vie rurale traditionnelle : les couleurs, les tissus et les motifs pouvaient en dire long sur le statut social d'une personne et d'où elle venait....

Vous pourrez découvrir beaucoup plus de détails  poursuivant la lecture de cet article fort intéressant ici sur un blog dont voici le lien https://www.storieshop.com/blogs/stories/tatreez-une-tapisserie-de-tradition-palestinienne 

Chère Michèle, cela a été un grand plaisir pour moi de me replonger dans mes archives relatives aux broderies traditionnelles et aux tenues des ethnies du monde. J'espère que cette enveloppe hommage à la Palestine libre te parviendra sans trop d'encombres.

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Tout faire pour conserver le patrimoine exceptionnel  
des habits traditionnels brodés des Palestiniennes

Habits traditionnels palestiniens - publié par WAFA

Ramallah, 13 mars 2023 (avant l'agression du 7 octobre donc)
article de  WAFA (Agence Palestinienne de Presse et d'information) 

Le directeur de la Bibliothèque nationale palestinienne, Issa Qaraqe, a appelé aujourd'hui, lundi la communauté internationale à assurer la protection du patrimoine culturel palestinien existant et à restituer ce qui lui a été volé.

Dans un communiqué de presse à l'occasion de la Journée nationale de la culture palestinienne, qui tombe le 13 mars de chaque année, jour de l'anniversaire du regretté poète palestinien Mahmoud Darwish, Qaraqe a déclaré que l'occupation a tout fait en son pouvoir d'éliminer le patrimoine culturel et civilisationnel palestinien, en consolidant ses fondements avec le colonialisme culturel aux côtés du colonialisme militaire.

Il a expliqué qu’Israël, en détruisant les villes et villages palestiniens, cible les centres culturels et artistiques et poursuit l'héritage palestinien dans d'autres pays, comme la saisie des archives de l'Organisation de libération lors de l'invasion de Beyrouth en 1982.

« Les incursions répétées dans les institutions palestiniennes, la saisie et la destruction de leurs documents, ainsi que la saisie de la production intellectuelle des prisonniers dans les prisons de l'occupation, et d'autres preuves vivantes, est un ciblage continu par l'occupation de la présence palestinienne avec toutes ses composantes » a dénoncé Qaraqe.

Le directeur de la Bibliothèque nationale palestinienne a souligné que la création de la Bibliothèque nationale est une continuation de toutes les tentatives individuelles, officielles et cinétiques visant à préserver le patrimoine palestinien avec toutes ses composantes depuis des temps immémoriaux, en particulier depuis l'occupation israélienne, et de faire connaître aux peuples du monde l'histoire, la civilisation et le patrimoine culturel du peuple palestinien, en renforçant la présence culturelle de la Palestine aux niveaux arabe et international dans les domaines de la connaissance humaine, indiquant que les Palestiniens ont toujours cherché à préserver le patrimoine culturel par tous les moyens de lutte, et ont réussi à préserver leur identité dans toutes les enceintes, malgré les calamités, les déplacements et l'appropriation de notre patrimoine.

Qaraqe a rappelé le regretté grand poète de Palestine, Mahmoud Darwish, et a déclaré : « Le regretté a laissé un héritage poétique et en prose qui a constitué un modèle unique dans la culture palestinienne et arabe, à travers lequel il a dépeint la cause, la patrie, l'identité et la révolution, et l'a transmis au monde.

Le directeur de la Bibliothèque nationale palestinienne a évoqué des piliers de la culture palestinienne, qui ont enrichi le patrimoine culturel et civilisationnel et mis à profit leurs connaissances et leurs outils créatifs pour défendre la terre, notamment : Ghassan Kanafani, Majid Abu Sharar, Rashid Hussein, Moin Bseiso, Noah Ibrahim, Tawfiq Ziyad , Samih Al-Qasim, Abdul Karim Al-Karmi et Abdul Rahim Mahmoud, Ibrahim et Fadwa Touqan. (F.N)

Mais aujourd'hui en 2026, après les destructions massives subies depuis 3 ans,  qu'en est il vraiment :

En 2026, la sauvegarde du tatreez (la broderie traditionnelle palestinienne à points de croix) est devenue un enjeu majeur de résistance culturelle et de mémoire collective, particulièrement exacerbé par les destructions massives du patrimoine matériel à Gaza et les tensions en Cisjordanie. Inscrit depuis 2021 sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO, le tatreez connaît aujourd'hui une mobilisation internationale sans précédent pour sa préservation et sa transmission. 

La situation actuelle s'articule autour de trois dynamiques principales :

1. Des initiatives d'archivage d'urgence face aux destructions
Avec la perte de nombreux musées (comme la destruction du musée de Rafah), d'ateliers et de pièces historiques dans les territoires palestiniens, l'accent est mis sur la documentation numérique et la reconstruction. 

Des chercheuses, des artisanes et des collectifs répertorient d'urgence les motifs régionaux spécifiques (comme le motif du cyprès de Gaza, les motifs d'oranges de Jaffa ou les vignes d'Hébron).

Des projets collectifs majeurs voient le jour, à l'image du Gaza Genocide Tapestry (composé de 100 panneaux en tatreez brodés à la main), visant à documenter l'histoire récente à travers le fil et l'aiguille. 

2. Une forte résonance internationale dans les musées et événements mondiaux
L'année 2026 est marquée par une visibilité internationale accrue, faisant sortir le tatreez des frontières locales pour en faire un langage de solidarité mondiale : plusieurs expositions de prestige sont prévues : 
  • L'exposition Al'Qala : Threads of History s'est tenue au printemps 2026 à la Real Fábrica de Tapices de Madrid, mettant en valeur des pièces historiques des XIXe et XXe siècles prêtées par le centre Tiraz en Jordanie. 
  • À l'automne 2026, le Textile Museum du Canada propose l'exposition Retracing Tatreez (septembre 2026 – mai 2027)
  • Biennales d'art : L'art de la broderie palestinienne est également exposé dans le cadre d'événements majeurs comme la Biennale d'art de Venise 2026 (Exposition Gaza - No Words au Palazzo Mora)
3. La transmission communautaire et la diaspora comme remparts
Face à l'impossibilité de pratiquer librement dans certaines zones dévastées, les cercles de broderie se multiplient au sein de la diaspora et dans les camps de réfugiés. Des initiatives comme le projet culturel SAMARKAND à Bethléem ou des ateliers réguliers organisés par des collectifs à Madrid, Londres, Oxford ou Washington permettent aux femmes (et de plus en plus d'hommes) de perpétuer ce savoir-faire ancestral.

Le tatreez ne se limite plus en 2026 à un simple artisanat décoratif : il s'est transformé en une véritable archive vivante et politique, brandie par les Palestiniennes comme une preuve de leur identité, de leur attachement à la terre et de leur survie historique.

résumé de la situation fait par IA sur Google Chrome après consultation de plusieurs publications instagram, à la Biennale de Venise, auprès de l'Unesco...que je ne suis pas en mesure de faire moi-même.

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