31 janvier 2022

Une sirène comme maman des poissons, pour Chantal

Très en retard par rapport au calendrier, je voulais quand même terminer mon mail-art brodé sur le thème de la mer et des poissons pour fêter l'anniversaire de Chantal,  née au mois de janvier et pas en février. J'espère que ma correspondante sera indulgente et que cette sirène que j'ai voulue "maman des poissons" en hommage à l'artiste Bobby Lapointe saura lui plaire.

C'est une première expérience de broderie main sur du tissu imprimé et molletonné que j'ai ensuite découpé au ras de la broderie et recollé sur un support bristol et dentelle. Cela est perfectible mais je n'avais plus le temps de faire autrement.

d'après le motif d'un tissu créé par Laurel Burch

J'espère que cette carte d'anniversaire arrivera à bon port, car je serai très très déçue si Chantal ne la voyait pas arriver dans sa boite aux lettres. Bonne réception, Chantal, et encore bon anniversaire.

***

Cette année, c'est aussi le centenaire de la naissance de Bobby Lapointe à Pézenas. Né  en 1922  dans cette ville, il y disparut très jeune en 1972, à l'age de 50 ans. Sa fantaisie, ses contrepèteries et son humour en font un personnage à part dans la chanson française. 

Vidéo de la Chanson "La maman des poissons" de Bobby Lapointe publiée sur Youtube par Pierre M. Lavallée

La maman des poissons

Si l'on ne voit pas pleurer les poissons
Qui sont dans l'eau profonde
C'est que jamais quand ils sont polissons
Leur maman ne les gronde

Quand ils s'oublient à faire pipi au lit
Ou bien sur leurs chaussettes
Ou à cracher comme des pas polis
Elle reste muette

La maman des poissons elle est bien gentille
Elle ne leur fait jamais la vie
Ne leur fait jamais de tartine
Ils mangent quand ils ont envie
Et quand ça a dîné ça redîne

La maman des poissons elle a l'œil tout rond
On ne la voit jamais froncer les sourcils
Ses petits l'aiment bien, elle est bien gentille
Et moi je l'aime bien avec du citron

La maman des poissons elle est bien gentille
S'ils veulent prendre un petit vers
Elle les approuve de deux ouïes
Leur montrant comment sans ennuis
On les décroche de leur patère

La maman des poissons elle a l'œil tout rond
On ne la voit jamais froncer les sourcils
Ses petits l'aiment bien, elle est bien gentille
Et moi je l'aime bien avec du citron

La maman des poissons elle est bien gentille
S'ils veulent être maquereaux
C'est pas elle qui les empêche
De se faire des raies bleues sur le dos
Dans un banc à peinture fraîche

La maman des poissons elle a l'œil tout rond
On ne la voit jamais froncer les sourcils
Ses petits l'aiment bien, elle est bien gentille
Et moi je l'aime bien avec du citron

La maman des poissons elle est bien gentille
J'en connais un qui s'est marié
À une grande raie publique
Il dit quand elle lui fait la nique
Ah, qu'est-ce qui tu me fais, ma raie

La maman des poissons elle a l'œil tout rond
On ne la voit jamais froncer les sourcils
Ses petits l'aiment bien, elle est bien gentille
Et moi je l'aime bien avec du citron

Si l'on ne voit pas pleurer les poissons
Qui sont dans l'eau profonde
C'est que jamais quand ils sont polissons
Leur maman ne les gronde

Quand ils s'oublient à faire pipi au litOu bien sur leurs chaussettes
Ou à cracher comme des pas polis
Elle reste muette

La maman des poissons elle est bien gentille

La Bretagne n'a jamais oublié Brassens, de Colette

Quarante ans après sa disparition, ses amis gardent sa  place : "le temps ne fait rien à l'affaire..."!

Colette m'adresse à son tour ses bons voeux et en profites pour me redonner quelques informations sur la manière dont les bretons d'à côté de chez elle ont célébré l'évènement du centenaire de sa naissance.

Avec son chapeau rond à rubans et sa guitare au lieu du biniou, il n'est pas mal tonton Georges, ne trouvez-vous pas ?  

En faisant du rangement en ce début d'année, mis de côté pour moi,  Colette a retrouvé un article de la presse locale bretonne où le centenaire de la naissance de l'ami Brassens a été particulièrement célébré, lui qui a vécu un temps dans une maison sur la commune de Lézardrieux.

Il a laissé le souvenir d'un "homme libertaire mais grand timide, et surtout quelqu'un qui imposait sa force tranquille, inébranlable dans le tourbillon du succès, et n'a jamais suivi que sa petite musique intérieure".

Merci beaucoup Colette pour ce bel hommage et pour ce chouette mail-art.

EL130 - Eléphant à la recherche de ses congénères, de Marie-France

Le premier mail-art que j'avais envoyé à son intention ne lui étant jamais parvenu (il faisait partie des 38 mail-arts perdus par la Poste, lors de la 12e JMFTA),  je suis contente de savoir que Marie-France a bien reçu ma petite carte de voeux textile. 
A son tour, cette toute nouvelle correspondante pour moi me répond avec un joli mail-art aquarellé d'un paysage où un éléphant isolé emprunte une piste à travers la végétation, pas trop dense. Le pachyderme  est manifestement à la recherche du reste du troupeau. 

Je savais Marie-France très versée dans la calligraphie mais je ne savais pas qu'elle était peintre : c'est une très belle surprise. 

Merci infiniment, Marie-France, je suis très touchée par ton envoi très délicat .J'ai bien noté les thèmes qui te plaisent et je ne manquerai pas d'en tenir compte dans ma réponse. 

T126 - Savoie en fête pour le 30e anniversaire des JO d'hiver d'Alberville, de la part d'Isabelle

Quel magnifique souvenir pour moi que ces JO d'Albertville que vient raviver Isabelle, car elle habite en Savoie, région qui est en  pleine effervescence pour ce trentième anniversaire des JO d'hiver.

A cette époque toute la France était en émoi et suivait de près cet évènement qui a été riche d'émotions pour tous. D'anciens sportifs, comme Jean-Claude Killy se sont investis dans l'organisation des Jeux, contribuant ainsi au développement et au désenclavement de la région, avec une grande modernisation des infrastructures routières, et le renforcement des équipements sportifs dans toute la Savoie.


Bravo Isabelle pour ces magnifiques timbres d'époque, mettant à l'honneur le curling - sport que j'ai pour ma part découvert à cette occasion, le patinage artistique (les Duchesnay en danse ) et le slalom (Carole Merle en géant).  Je me souviens de notre fierté pour Frank Piccard en descente, Fabrice Guy et Sylvain Guillaume au combiné nordique,  Edgar Grospiron dans les bosses et j'en passe....

Mon fils était alors en dernière année de maternelle, et je me souviens que ses dessins des sportifs en plein mouvement étaient exposés dans le couloir de l'école comme tous ceux de sa classe. Bien qu'étant loin de la montagne et des sports d'hiver, tous les gamins étaient totalement imprégnés de l'évènement et avaient donné à la fin de l'année un spectacle en rouge et blanc, inspirés de la célèbre cérémonie d'ouverture orchestrée par le génial Philippe Decouflé. 

Nous avons eu droit a un maximum d'heures de retransmission pour voir l'ensemble des compétitions, ce qui est un indéniable avantage d'être le pays organisateur.  Trente ans plus tard, avec les problèmes de dopage nombreux et le roi fric qui commande tout, j'avoue que je ne suis plus spectatrice, les Jeux Olympiques de maintenant ne m'enthousiasment plus guère.

Merci Isabelle pour ce beau mail-art qui me rend nostalgique ; c'est un très bel hommage.

Tigre d'eau pour nouvel an chinois, de Stéphane

Oh la la! Le mois de janvier se termine en beauté avec quatre missives dans ma boites aux lettres.

Tout d'abord j'y trouve les bons voeux de Stéphane, toujours adepte de calligraphie chinoise et japonaise (mais plus trop du mail-art). J'adore son travail et je continue de correspondre avec lui.


Merci beaucoup Stéphane, je suis toujours très fan de ce que tu m'envoies, qui me ravit. 

28 janvier 2022

Kiosque à musique et jazz en hiver à l'Ermitage, de Stéphanie

Waouh ! lorsque j'aperçois l'une de ses fleurs stylisées sur une missive dans ma boite aux lettres,  je suis toujours enchantée de recevoir un nouveau courrier de Stéphanie, artiste découpeuse de papier .

Dans cette belle enveloppe, pour me présenter ses voeux,  j'ai trouvé une carte reproduisant un tableau que l'artiste a récemment réalisé, pour l'hôtel Ermitage de Chateau d'Oex, en Suisse. C'est la commune où se déroule la fameuse fête des Découpeurs de Papier. 

Carte tirée du tableau original de Stéphanie :"Ermitage" - Hôtel de Chateau d'Oex en Suisse
N'hésitez pas à agrandir la taille de cette image pour en visualiser tous les petits détails ... S'il y fait froid dehors avec la neige qui tombe, il fait chaud dans le coeur des musiciens qui ont entamé une jazz session sous le kiosque à musique.

Merci Stéphanie pour ce superbe envoi, toujours un ravissement pour moi.

27 janvier 2022

T125 - Relief pour jolie fleur toute d'or et d'argent, de Michèle

Je continue d'être très gâtée  par vos cartes de voeux, merci mes ami(e)s. Aujourd'hui c'est Michèle qui me fait une belle surprise avec sa carte intégralement textile si jolie.

Le fond du mail-art est fait d'un tissu de soie avec le motif contrasté d'une fleur épanouie et son feuillage. Pour en rehausser toute la beauté, ma  correspondante a eu l'idée d'utiliser une peinture textile phosphorescente, qui gonfle à la chaleur, ce qui donne un rendu en 3D absolument génial. 

Ce tracé en volume de la fleur et du millésime 2022 est tout à fait raccord avec le timbre utilisé qui fait partie du série de la Poste  sur les reliefs  que je ne connais absolument pas. 

Un grand merci Michèle pour tes bons voeux et pour ce joli cadeau que tu me fais.

26 janvier 2022

D148 - Dessins de dentelles et dentellière au fuseau, de Michèle

Pour me présenter ses voeux pour l'année nouvelle, Michèle a réalisé un bien joli dessin de dentelles sur son enveloppe, la ponctuant par quelques touches de bleu et un timbre assorti.

A l'intérieur  j'ai trouvé un carte postale ancienne d'une dentellière de Haute-Loire - avec son carreau et ses fuseaux-. Cette mamie travaillait à la maison,  ici se chauffant aux rayons d'un soleil doux de l'après-midi, le long d'un muret de pierre. 

Merci beaucoup Michèle pour ce bel envoi,  pour la citation d'Osho dans le coin supérieur gauche de l'enveloppe 'La Vie en elle-même est une toile vide. Elle devient ce que nous peignons dessus. Cette liberté est notre Splendeur". Merci aussi pour cette carte postale qui me donne ainsi le prétexte de raconter l'histoire de la création de la dentelle au fuseaux et celle de la dentelle du Puy en Velay, ci-après.

*** 

Histoire de la création de la dentelle au fuseau 

Nous revoici en l’an 1406, nous sommes au printemps pourtant il ne fait pas chaud. L’animation est grande dans le quartier : l’on va, l’on vient, surtout des femmes et jeunes filles de toutes conditions qui s’affairent. Religieuses des ordres réguliers, ou bien des ordres mineurs, ressemblant un peu aux « béates », ces filles d’Auvergne, un peu simplettes veillant les malades et les morts. Et puis il y avait aussi pour commander, bourgeoises riches, et grandes dames nobles. C’est qu’un souci majeur anime tout ce monde, le prochain pèlerinage à Notre Dame du Puy.

On souhaite vraiment trouver pour habiller cette sainte image une parure qui soit digne d’elle, on cherche et on imagine mille choses. Une jeune fille, qui s’appelle Isabelle Mamour, ne connaît de la vie que les travaux les plus durs et la prière, ce qui lui a été enseigné depuis son plus jeune âge. Quelle émotion pour elle que tout ce remue ménage, et puis elle en est toute rouge à l’idée qu’elle doit elle aussi chercher comment vêtir la vierge sans trop y croire toutefois.

Le soir venu, elle gagne sa pauvre chambre, une sorte de réduit avec une lucarne fermée par une porte mal jointe, une paillasse sur le sol, quelques hardes, un tabouret pour tout mobilier. La nuit est noire et froide seule une chandelle luit et grésille plantée dans une vieille bouteille. Dans un coin de la chambre, un tas informe de fils et de bobines ont été embrouillés quelques jours plus tôt par des enfants, et l’on a chargé Isabelle de remettre de l’ordre.

Isabelle sans doute par habitude bien Auvergnate de ne rien gaspiller essaie de tirer parti de cet embrouillamini. Quelques épingles fichées dans une planche l’aident à démêler les fils. Elle pense tenter une broderie, mais la nuit est déjà avancée et elle n’a point d’étoffe. Elle s’acharne, ses doigts deviennent raides sous l’effet du froid, les fils pénètrent dans les crevasses. Que cherche Isabelle, elle n’en sait trop rien. De loin elle regarde le crucifix accroché au mur de sa chambre, pendant ce temps les fils s’enchevêtrent, se mêlent et se démêlent. Soudain entre ses doigts gourds parut un étonnant tissu fin et ajouré comme on en avait jamais vu, il représentait un crucifix.

C’était en l’an 1406, légende ou vérité ? toujours est il que la statue de la vierge fut parée de ce tissu. L’exemple d’Isabelle Mamour humble fille fut suivi dans tout le Velay et en Auvergne où les dentellières devinrent innombrables. Georges Sand, lors de son voyage dans la région en juin 1859 admire ces filles qui font de la «si belle dentelle », mais critique fermement les conditions de travail, de trafic et d’exploitation de ces travailleuses par les religieuses des couvents.

Dans les années 1960, l’enseignement de la dentelle était supprimé au Puy, une décision ministérielle mettait un terme à cette spécialité. L’école pratique de commerce et d’industrie, selon l’appellation d’origine fut crée en 1903, à l’initiative de Pierre Farigoule fabricant et président de la chambre syndicale de la dentelle. Deux députés, l’un du Calvados l’autre de Haute Loire, obtinrent des mesures pour que les villes dentellières soient favorisées. Hélas cela provoqua la disparition des «béates » nom tiré du latin qui veut dire bénies de Dieu, et dont l’origine remonte en 1667 à l’initiative personnelle d’Anne-Marie Martel alors âgée de 23 ans, fille d’un avocat du Puy en renom. Anne Marie meurt en 1673 à 29 ans. Son œuvre lui survit, en 1865 on comptait encore 808 béates en Haute Loire. Saintes laïques et bigotes ce sont elles qui inculquent les bases de la religion et les rudiments de la dentelle à travers les campagnes Vellaves. Celles-ci n’eurent plus le droit d’enseigner en l’an 1904. L’allongement de la scolarité obligatoire n’y est pas étrangère non plus.

Cette école connut un bel essor, et permis de diversifier les motifs en introduisant une certaine originalité. Ainsi l’on vit apparaître sur les dentelles : des paysages, des motifs animaliers, des végétaux, le travail devint moins répétitif. Véritable microcosme de la société dentellière, la section de dentelle était surtout fréquentée par les enfants de fabricants qui furent nombreux au Puy au début du siècle. Ce fut la crise de 1929, qui sonna le glas de cette industrie en Haute Loire, le boulevard P. Jourde dans la cité Vellave comptait environ quinze usines après la guerre de 1914-1918. Dans cette école, on enseignait aussi bien les techniques de la dentelle à la main, que sur métier. Que les amoureux de la dentelle se rassurent, la ville du Puy a remis à jour cet enseignement précieux qui fait partie de son patrimoine culturel.

La dentelle du Puy en Velay

Le couvige. Gabriel Moiselet première moitié du 20e siècle/ Musée Crozatier Le Puy en Velay 

L‘expression « dentelle du Puy » était employée pour désigner la dentelle aux fuseaux. A la fin du XVe siècle elle existait déjà mais son industrie se développa surtout au XVIIIe siècle.


photos relevées sur le site de l'Atelier le Chant des Fuseaux
Le métier sur lequel se pratique l’ouvrage, s’appelle « le carreau ». C’est une sorte de coussin carré à l’intérieur duquel se trouve un cylindre garni de tissus qui est fixé sur un axe et des montants latéraux. Une autre pièce de plan incliné, où s’étalent les fuseaux, relie les supports du cylindre.

Un calque est constitué par un carton, où figure le motif du dessin à obtenir. Cette matrice est fixée sur le cylindre permettant de soutenir fils et fuseaux.

La dentellière travaille assise tenant le carreau sur ses genoux. Avec ses doigts, d’une habileté extrême, elle fait danser les fuseaux sur le plan incliné. Les fils se déroulent, se croisent, s’entrecroisent et s’enchevêtrent en passant les uns au-dessus des autres dans un mouvement de rotation qui est dirigé par la dentellière. Celle-ci, pique et tient chaque point avec des épingles, elle les change de place au fur et à mesure que l’ouvrage avance. Le cylindre tourne petit à petit, tandis que sortant des épingles, la dentelle apparaît suivant la forme du dessin imposé par le calque.

La dentelle constituait un appoint « pécuniaire » non négligeable, c’était une occupation à domicile, les dentellières travaillaient à « façon », les fils et le modèle étaient fournis par le grossiste, le calque était rendu après usage. Chaque famille de la région possédait un, voire deux « carreaux ».

En 1776, du fait de ses exportations, la dentelle occupait 80000 personnes. Le Puy en Velay comptait à cette époque 173 marchands, dont dix environ exportaient à l’extérieur de l’hexagone. Actuellement cette industrie, qui s’est modernisée connaît un certain essor notamment grâce aux commandes de pays étrangers.

Source : Pages personnelles de Christian LIGERIEN sur Orange

Dentellière dans les rue du Puy en Velay en 1907 -  Dentellière sur une carte postale ancienne gaufrée 

À partir du 19e siècle, le marché s’effondre devant la concurrence des dentelles bon marché, la mécanisation du travail puis les guerres successives. Cependant, des efforts sont faits pour conserver ce savoir-faire. En 1838, la renommée de la dentelle du Puy est relancée par Théodore Falcon, qui installe à Paris la première école pratique de dentelle. Au Puy, les élus participent également à ce renouveau en créant l’Ecole de dentelle des enfants pauvres de la ville. En 1910, les dentelliers Pierre Farigoule et Hippolyte Achard créent la Dentelle au Foyer, école de perfectionnement pour dentellières, dont l’immeuble à la belle décoration intérieure est toujours visible. Cet enseignement perdure jusqu’aux lendemains de la seconde guerre mondiale.

Aujourd’hui, le Centre d’enseignement de la dentelle au fuseau, créé en 1942, et l’Atelier Conservatoire de la dentelle, fondé en 1976 et dépendant du Mobilier national, transmettent et perpétuent la pratique de cet artisanat ancestral.

B56 - Gravure monotype et cadeau laineux, de Pascale

On ne l'arrête plus : voici la nouvelle enveloppe arrivée ce jour de la part de Pascale!

Sur l'enveloppe, dans cette gravure monotype réalisée en atelier en 2018 par Pascale, je crois deviner un visage de femme avec une coiffe (mais c'est peut-être une déformation de ma part, pardon si je ne fais pas la bonne interprétation). 

A l'intérieur une surprise est annoncée : c'est un petit personnage en tricot à suspendre, avec de gros yeux boutons de nacre,  fait maison, qui entre pile dans mon thème des boutons mis en scène, super.

Merci Pascalou, pour ce nouvel envoi !

25 janvier 2022

Que la roue tourne... vers des jours meilleurs , d'Eric

Toujours original dans les supports qu'il utilise pour pratiquer l'art postal, Eric a transformé le couvercle d'une boite à camembert en carte de voeux. On y retrouve le dessin de ses personnages favoris, féminisés cette fois.

Pour sûr, pour le moment, tout est loin de tourner rond, on a même plutôt tendance à tourner en bourrique avec tout ce qui nous tombe dessus depuis deux bonnes années. Espérons ensemble que cela va finir par s'arranger....l'espoir faire vivre.

Un grand merci Eric, pour tes bons voeux et pour tes souhaits d'anniversaire. C'est super sympa. 

24 janvier 2022

B55 - Du houx, du gui et de la dentelle, de France

France est venu égayer ma boite aux lettres avec sa carte de voeux, d'inspiration botanique et hivernale.

Sur un fond très végétal où les branches de  gui s'entremêlent,  entre autres branchages, à du sapin, et  trônant sur un napperon carré de dentelle en papier au centre joliment coloré, j'ai trouvé un bouton avec fleurs et feuilles de houx,  point focal de ce joli mail-art et très original. 

Pour couronner le tout, France a utilisé un beau timbre avec le gigantesque éléphant articulé, des Machines de l'Ile de Nantes. Merci pour ces références nombreuses à mes thèmes de prédilection.

"Si la terre va bien, nous irons bien aussi" : merci France pour tes bons voeux et pour tes citations.

Reflets d'argent dans le courant, pour Liberty

De peur d'oublier la demande de Liberty dans son dernier courrier, je lui réponds bien vite, profitant de devoir lui faire un envoi un peu raide, pour éviter le pliage. C'est l'occasion de mettre en oeuvre trois  nouvelles techniques.
Récemment, j'ai trop chauffé un morceau de satin beige en le repassant et j'ai obtenu un flocage inattendu que j'ai décidé d'exploiter pour le fond de ce mail-art,  on appelle cela la sérendipité (comme pour l'histoire de post-it).  Le résultat ressemble à un courant aquatique avec plein de bulles, je l'ai teinté en bleu avec des crayons aquarellables, pour le thème de la mer cher à Liberty. 

Ensuite j'ai mis dans le courant 3 poissons réalisés dans des opercules de fromage blanc et de yaourt, "gravés" à la pointe de ciseaux. On doit pouvoir sans peine faire mieux, ce sera pour le prochain essai. Pour terminer, j'ai introduit dans la scène deux algues rouges, obtenues au moyen de feuilles séchées devenues quasiment du cuir...

J'espère que ce mail-art expérimental arrivera en entier chez ma correspondante. D'avance je la prie de m'excuser s'il y a des dommages pendant le voyage et aussi pour le côté balbutiant de mes trois techniques.  Je t'en souhaite une bonne réception Liberty !

21 janvier 2022

D147 - Pointillisme en bleu et fleurs de dentelles, de Liberty

Dans un petit format carré, voici une autre oeuvre textile charmante, qui m'est adressée par Liberty, amatrice de patchwork et de textile.

Pour réaliser ce mailart, Liberty a utilisé un molleton puis un tissu de fond aux multiples petites taches de couleur de bleus différents, à la manière d'un peintre pointilliste; elle l'a ensuite recouvert pour partie d'un morceau de dentelle frangé et plissé, surmonté de hampes de fleurs en broderie anglaise. Voilà encore une très jolie composition, très astucieuse.

Dans cette curieuse enveloppe carrée à fermeture originale (hélas un peu lourde pour du courrier artistique) , outre ses voeux très chaleureux pour 2022, j'ai trouvé une petite carte ATC avec un bel éléphant d'Afrique en bonus. 

Merci beaucoup Liberty : je suis d'autant plus touchée de cet envoi que je sais que tu ne fais plus beaucoup d'art postal 

D146 - Bord de mer escarpé et fleuri, de MailAnnie

Encore de beaux cadeaux amenés par le facteur ce jour : tout d'abord voici un remarquable mail-art textile, conçu et composé comme un tableau par MailAnnie, avec cette scène du littoral en balcon, escarpé et fleuri. 

MailAnnie a utilisé de nombreux composants textiles pour aboutir à ce  résultat :  de la peinture textile pour le ciel et la mer et pour teinter le terrain en aplomb de la mer, des arbres brodés en piqué libre, une grosse fleur au coeur jaune brodée main et machine et des dentelles diverses pour représenter les différents niveaux de végétation ; au premier plan un liseré de dentelles blanches brillantes avec des boucles frangées pour représenter des fleurs ébouriffées par la brise de mer. 

C'est une véritable merveille, et je te remercie vivement, MailAnnie, de m'en faire le cadeau...il y a du travail et de la recherche. Je t'en félicite, vraiment, merci beaucoup.

Rouges goémons et chanson, pour Pascale

A partir de dessins décrivant des algues rouges sur un vieux livre, j'ai fait une petite mise en scène pour animer cette planche avec des poissons fort colorés. Ensuite j'ai ajouté un pied d'algues brun-rouges au crochet au premier plan, sur le cadre, pour lui donner une petite profondeur de champ.

J'espère ainsi faire plaisir à  Pascale qui avait tout spécialement envie d'un mail-art textile sur ce thème.  

Pour enrichir ce thème m'est venu à l'esprit une très belle chanson de Serge Gainsbourg que j'ai eu l'occasion de chanter en chorale. Je vous laisse découvrir toute  la beauté du texte ci-après.

Les Goémons

Algues brunes ou rouges
Dessous la vague bougent
Les goémons
Mes amours leur ressemblent,
Il n'en reste il me semble
Que goémons
Que des fleurs arrachées
Se mourant comme les
Noirs goémons
Que l'on prend, que l'on jette
Comme la mer rejette
Les goémons

Mes blessures revivent
À la danse lascive
Des goémons

Dieu comme elle était belle,
Vous souvenez-vous d'elle
Les goémons
Elle avait la langueur
Et le goût et l'odeur
Des goémons
Je pris son innocence
À la sourde cadence
Des goémons

Algues brunes ou rouges
Dessous la vague bougent
Les goémons
Mes amours leur ressemblent
Il n'en reste il me semble
Que goémons
Que des fleurs arrachées
Se mourant comme les

Noirs goémons
Que l'on prend que l'on jette
Comme la mer rejette
Les goémons

Serge Gainsbourg

et écouter Serge Gainsbourg chanter Les Goémons
Chanson Les Goémons chantée par Serge Gainsbourg
 publiée sur Youtube par Bod Bodler