Quel plaisir de recevoir un courrier de Cécile! Toujours engagée pour soutenir la cause féminine, j'y retrouve ce pourquoi elle s'est toujours battue, sur cette enveloppe bien colorée.
De la petite paysanne dans son champ, en passant par la villageoise active à tricoter, puis la sportive déterminée qui s'exprime en liberté sur un terrain de foot , nous arrivons à une représentation de femme moderne et libérée, qui colore ses cheveux, se pare de bijoux et se maquille, boit et fume : c'est une évolution vers plus d'autonomie, plus de liberté et plus de reconnaissance. Tout a peut-être démarré avec ces femmes courageuses qui ont initié une étape mal connue de la Révolution Française, la marche des femmes en 1789, comme indiqué sur le timbre.

S'il reste encore des progrès à faire, la condition féminine a évolué depuis la marche des femmes de 1789 - mais elles ne le doivent qu'à elles-mêmes
J'aime aussi beaucoup la représentation très végétalisée de cette femme sur la carte, on dirait une Muse de la Nature, avec sa robe de mousse, magnifique!
Merci beaucoup Cécile de tes bons voeux et merci également pour ton art postal toujours original et militant! Et ne t'inquiètes pas, il n'y a pas de retard... les voeux c'est quand on veut, on a tout le mois de janvier et même plus!
*** La marche des femmes en 1789 ***
Un peu d'histoire...
Le soulèvement parisien du 14 juillet 1789 avait signé la capitulation de la monarchie absolue devant l’Assemblée nationale. Depuis lors, le roi adopte une attitude de résistance passive : il refuse par exemple de promulguer la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Avec le droit de veto et le projet d’un Sénat héréditaire sur le modèle de la Chambre des lords, il entend disputer le pouvoir àl’Assemblée. Les inquiétudes des révolutionnaires sont amplifiées par la disette qui sévit à Paris.
Le 5 octobre, des femmes du peuple se réunissent devant l’Hôtel de Ville et décident de marcher sur Versailles pour réclamer du pain au roi. Elles sont bientôt suivies par une foule plus masculine, ainsi que par la garde nationale entièrement acquise à la Révolution. En fin d’après-midi, Louis XVI promet aux femmes de faire livrer une grande quantité de farine dans la capitale. Dans la soirée, il se soumet aussi aux pressions politiques et ratifie les lois qu’il continuait à bloquer. La troisième revendication, celle de l’installation à Paris, est quant à elle repoussée à plus tard.
Mais au petit matin du 6 octobre, des groupes envahissent le château de Versailles. Marie-Antoinette doit fuir en tenue légère dans la chambre de son époux. Devant cette démonstration de force, Louis XVI capitule.
Il paraît au balcon, avec sa femme et le dauphin, et dit : « Mes amis, j’irai à Paris. » Les acclamations retentissent, les députés votent immédiatement leur départ pour la capitale.Quelques heures plus tard, un cortège impressionnant de 30000 personnes prend la route, avec symboliquement, au centre, le carrosse royal, désormais prisonnier du peuple. Les femmes enthousiastes scandent : « Nous ramenons le boulanger, la boulangère et le petit mitron. » Le 6 octobre complète donc le 14 juillet. Désormais, le roi n’est plus en mesure de s’opposer à la marche en avant de la Révolution.
© La Poste – Jean-Yves Le Naour - Tous droits réservés



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