Nonobstant le « bon sauvage » cher à Rousseau, nous avons partout méprisé, écrasé ce qui n’était pas nous, imposé notre pouvoir, notre religion, notre technologie, ivres de puissance et de fatuité.
L'animal sauvage est réputé res nullius (sans maître, mais appropriable). Il est livré « au plus tirant » ! traqué et tué au gré des lobbys et de ceux qui ne voient en lui qu’objet de loisir, en lui déniant tout droit d’existence.
Il est alors grand temps de célébrer le sauvage, de savoir admirer la magie des plumes, des rameaux, des herbes et des vents, des épines et des ombres, des mousses et de leur espace de libre expression, ce jardin de nature qui vit s’épanouir l’incroyable diversité du vivant.
Nous en sommes comptables : le sauvage, que d’aucuns voudraient rejeter dans le passé, est notre avenir, si tant est que nous soyons encore demain ouverts à l’émerveillement de l’altérité.(source téla botanica)


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire