22 décembre 2020

Tête en l'air mais écolo avant l'heure, pour Eve

Avec sa manie de  faire des réserves partout en prévision de la mauvaise saison, notre écureuil, oublieux de ses nombreux garde-mangers, contribue à la pousse d'arbres nouveaux dans nos forêts.
Bonne et heureuse année 2021!


Source : Truffaut

Au printemps et en été, l’écureuil consacre plus de la moitié de son temps à la recherche de nourriture. Le menu est varié : baies, fleurs, bourgeons, fruits, escargots, œufs d’oiseaux, pommes de pins, graines et insectes. Noix et noisettes viennent le compléter au début de l’automne. Au pied des arbres, on trouve parfois les restes de ses repas : des coquilles fendues en deux et des cônes de conifères soigneusement épluchés.

A l’automne et à l’hiver, l’écureuil est moins actif. Même s’il n’hiberne pas, il n’aime pas les grands froids et peut rester plusieurs jours dans son nid. A cette époque, il se nourrit principalement de graines de conifères, faînes, châtaignes, glands, noisettes, noix mais aussi de champignons, d’écorces et de bourgeons. En dévorant tout ce qui lui passe sous la dent, il prend du poids pour mieux résister aux intempéries.

Très gourmand, notre ami est aussi prévoyant et fait des réserves. Il enterre des graines et des fruits dans le sol, pour pouvoir remettre la patte sur son trésor en cas de disette. A lui tout seul, un écureuil peut cacher jusqu’à 125 kilos de nourriture ! Il compte sur son excellent odorat pour retrouver ses réserves, même sous la neige. Mais cela ne l’empêche pas d’être tête en l’air. Il oublie souvent où sont ses cachettes ! Cet écolo qui s’ignore participe ainsi à la régénération des forêts. Grâce à lui, de nouveaux arbres vont pousser !

Loirs gris au nid, pour Eric

Ici c'est dans un arbre creux que les petits loirs ont fait leur nid, mais bien souvent, c'est dans le grenier des maisons qu'ils nichent surtout pendant la période d'hibernation.
Bonne et heureuse année 2021!
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Source le mag des animaux d'Ouest France :

Par loir, on désigne différentes espèces de rongeurs appartenant à la famille des Gliridae. En France, l’espèce de loir la plus courante est le Loir gris (Glis glis), du genre Glis dont il est d’ailleurs le seul représentant aujourd’hui. Il est parfois appelé Loir commun ou encore Loir vulgaire.

Le loir gris est un mammifère rongeur qui hiberne dès le mois d’octobre après une période d’engraissement, et jusqu’en mars ou avril selon les conditions climatiques. Durant cette période l’animal dort beaucoup (ne dit-on pas dormir comme un loir ?), dans un nid d’hibernation situé entre 15 et 60 cm de profondeur.

Ce loir possède une robe de couleur grise avec quelques nuances rousses au niveau des flancs, une bande noire sur le dos. Son ventre est blanc tout comme ses joues, et ses petits yeux sont totalement cerclés de noir. Il possède de petites oreilles bien rondes, une tête allongée, un museau rosé et des vibrisses. Il a la particularité d’être doté d’une queue touffue. A l’âge adulte, il pèse entre 90 et 250 g et peut mesurer entre 14 et 20 cm de longueur à laquelle il faut ajouter 20 cm de queue.

Le loir se déplace peu sur le sol. Un peu à la manière de l’écureuil, grâce à sa grande agilité il grimpe aux arbres, aux murs, et passe d’un support à l’autre en bondissant. Ses déplacements verticaux sont facilités grâce à la substance gluante secrétée par des glandes situées sous ses pieds.

L’espérance de vie duloir gris est d’une dizaine d’années. Ses principaux prédateurs sont la fouine, la chouette, le hibou, le chat sauvage, la martre, le chat domestique. Aucune menace particulière ne pèse sur lui. Aussi, à l’heure actuelle, le loir gris n’est pas une espèce protégée, à l’exception de l’annexe III de la Convention de Berne visant à mettre les espèces hors de danger en réglementant tout type d’exploitation desdites espèces.
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Ce petit mammifère omnivore se nourrit de fruits secs et de graines. Il complète ses repas avec les fruits qu’il trouve dans les vergers et les jardins bordés par exemple de framboisiers. Il ne dédaigne aucun fruit. Il mange également des champignons, des pousses de végétaux, des bourgeons, des fleurs, des écorces, des limaces, des insectes. A noter que les oisillons qui tombent de leur nid peuvent être mangés par des loirs.

Le loir gris atteint sa maturité sexuelle au cours du printemps qui suit sa venue au monde, généralement vers l’âge de 9 mois environ. Il peut dès lors se reproduire. Chaque femelle n’a qu’une seule portée par an de 4 à 6 petits et plus rarement jusqu’à 11 petits.

La femelle passe sa gestation – d’une durée d’un mois - dans un nid construit par elle en hauteur, au creux d’un tronc d’arbre voire au houppier c’est-à-dire à la couronne d’un arbre. Ce nid de loir gris est constitué de brindilles, de plumes, de mousses végétales, de poils, et même de laine récupérée çà ou là. Grâce à cet aménagement, ses petits naissent dans un univers tout doux et bien chaud et seront allaités par leur mère durant une quarantaine de jours. Mais ce nid peut aussi être aménagé dans un ancien nid de pies, dans un vieux mur en pierres ou dans une fissure par exemple.
loir : un rongeur qui envahit nos habitations

Le loir gris a une activité essentiellement nocturne, et se déplace sans difficulté dans les environnements obscurs puisque ses vibrisses lui permettent de repérer et d’éviter les obstacles.

Il adore squatter les combles, les greniers, les faux-plafonds, et de nombreux particuliers se plaignent aussi de voir leur cave envahie, d’autres retrouvent des loirs dans des placards qui équipent des pièces inhabitées. Ces petits rongeurs aiment aussi s’installer dans les résidences secondaires. Ils sont en tout cas gênants et l’on peut les repérer à l’oreille puisque leurs ronflements sont si forts qu’ils font autant de bruit qu’un nid de frelons.

Il est difficile de ne pas avoir envie de réagir lorsque le loir gris se montre un peu trop envahissant. Mais mieux vaut éviter d’utiliser des appâts de type mort-aux-rats car ce poison les tuerait et risquerait en plus d’éradiquer bien d’autres petits animaux sauvages ainsi que les animaux de compagnie comme le chien et le chat.

L’idéal pour se débarrasser des loirs envahissants sans toutefois les tuer est de les capturer en dehors de la période d’hibernation par le biais d’une nasse ou bien d’un piège à double entrée de type cage à belette. Il ne reste plus ensuite qu’à libérer chaque loir en pleine nature où il poursuivra sa vie sans difficulté.

Petit lérot, prendre garde à toi, pour Eni

Manifestement ce lérot, avec sa queue quasiment aussi longue que son corps ne craint pas le vide. 
C'est encore un "trotte menu" que nous connaissons bien mal et qui tend aussi à disparaître.
Belle et heureuse année 2021!


Source : le mag des animaux d'Ouest France :

Le Lérot est un rongeur nocturne qui appartient à la famille des Gliridae. La zone de répartition de ce mammifère de petite taille inclut l’Europe moyenne et l’Asie mineure. On emploie différents termes pour désigner cet animal, comme Rat-bayard, Lérot commun, Loir des greniers et Loir Lérot car il est très proche des loirs.

A l’âge adulte, le mâle mesure tout au plus 15 cm (queue non comprise) et pèse au maximum 140 g. Le poids d’une femme excède rarement 60 g. Sa fourrure à poils courts est blanche sur le ventre, brun grisâtre sur le dos, et des poils plus longs noirs et blancs se trouvent à l’extrémité de sa queue. Un cercle noir caractéristique entoure ses yeux, et se prolonge en une ligne jusqu’aux oreilles. Celles-ci sont assez grandes et portées bien dressées. Ce petit rongeur possède des incisives bien aiguisées particulièrement redoutables et ses dents sont pointues.

Le Lérot se déplace rarement à-même le sol mais adopte plutôt l’attitude d’un écureuil en sautant de branche en branche ou en passant d’un support quelconque à un autre pour progresser. Durant la saison froide, il hiberne dans un nid de fortune, abandonné, ou à l’abri d’un trou d’arbre. Mais il n’est pas rare de voir des Lérots s’installer dans les combles des habitations afin d’hiberner tranquillement.

Les principaux prédateurs de ce petit rongeur nocturne sont le hibou, la chouette, la fouine, le chat et l’Homme que ce soit avec les pesticides, les poisons dédiés et même les tondeuses. A noter que s’il est attaqué par un prédateur, le Lérot peut sacrifier la fourrure de sa queue pour sauver sa vie. Mais contrairement à ce qu’il advient à la queue du lézard dans les mêmes conditions, la fourrure du Lérot n’a aucune chance de repousser.

Son espérance de vie est de 4 ans au maximum.

Le Lérot adopte un régime omnivore. Il se nourrit donc de graines, de baies et de fruits. Mais sa dentition lui permet également de manger de petits animaux tels que les lémuriens et les oiseaux ainsi que des invertébrés parmi lesquels les escargots.

Aujourd’hui, le nombre de lérots communs connaît une importante diminution au niveau de son aire de répartition habituelle. Le problème est jugé suffisamment sérieux et, par voie de conséquence, l’espèce est désormais inscrite sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Toutefois dans les zones où les bocages subsistent de façon suffisante ainsi que dans les prairies, les populations sont encore considérées comme assez bien conservées.

Quoiqu’il en soit, on n’a pas identifié toutes les raisons de cette régression. On pense que la pollution lumineuse pourrait avoir un impact sur l’environnement nocturne du Lérot bien que l’éclairage artificiel des villes et des routes ne semble pas perturber outre mesure cet animal. En revanche, des poisons spécialement élaborés pour éliminer ces rongeurs sont commercialisés en France et dans d’autres pays, et ils sont grandement utilisés à des fins d’éradication. Le Lérot est réputé détruire les cultures céréalières et créer de sérieux dégâts dans les vergers car il s’attaque aux fruits. Mais il s’invite aussi dans les habitations et notamment dans les combles, causant de grands ravages au niveau de l’isolation.

Une autre raison de la régression du nombre d’individus pourrait être l’emploi outrancier des pesticides tout comme la dégradation de ses lieux d’hibernation parmi lesquels on retrouve les greniers, les granges, les arbres morts mais aussi les bocages.

As de piques, pour Christine

C'est le nom qu'on avait donné au petit hérisson qui venait régulièrement au jardin de mon père.
On en voyait encore beaucoup à la campagne à cette époque là de mon enfance, mais hélas 
ils étaient souvent passés de vie à trépas,  heurtés par des voitures durant leur vadrouillage nocturne.
Belle et heureuse année 2021!
 

Festin pour loir gris, pour Christophe

Encore un petit trotte-menu que l'on ne voit guère mais qu'on entend souvent courir au-dessus de nos têtes dans le grenier des vieilles maisons.
Belle et heureuse année 2021! 

Goupil dans la neige, pour Isabelle

Le renard fait partie avec la chouette des animaux emblématiques d'Isabelle. 
Alors je n'ai pas voulu lui imposer un autre animal, d'autant que celui-ci de renard, est bien beau, se dessinant sur le fond blanc neigeux, avec sa queue touffue et son beau pelage roux. 
Belle et heureuse année 2021
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Le renard roux (Vulpes vulpes), appelé aussi Renard commun, Renard rouge ou, devenu rare, Goupil (son appellation au Moyen Âge, avant que le succès du Roman de Renart ne transforme ce prénom d'origine germanique en nom commun), est une espèce de Canidés de taille moyenne. Il s'agit du renard le plus répandu en Eurasie, en Amérique du Nord, en Afrique du Nord et en Australie. C'est un mammifère au pelage roux marqué de blanc sous le ventre et la gorge, au museau pointu, aux oreilles droites et à la queue touffue. L'espèce est classée dans l'ordre des Carnivora, mais il a un régime alimentaire omnivore à prédominance carnivore, et se nourrit surtout de rongeurs et de lapins, mais aussi d'insectes, de poissons ou de fruits. Il est ainsi très opportuniste, ce qui lui permet de s'adapter à des milieux très différents et de modifier son alimentation suivant le mois de l'année. 

Le renard roux se reproduit, suivant la région, de décembre à février, pour une mise bas aux beaux jours (gestation d'environ 50 jours). Celle-ci s'effectue à l'abri d'un terrier, alors que, le reste de l'année, le renard vit presque exclusivement au grand air. Les petits sont d'abord nourris par le lait de leur mère, puis, petit à petit, le couple de parents leur apporte de la viande. Ils commencent à sortir du terrier au bout de quatre semaines, sont sevrés à neuf semaines, et, après avoir passé l'été avec leurs parents, ils se dispersent à l'automne. L'ampleur de la dispersion et la taille des portées varient suivant les ressources alimentaires du milieu et la mortalité, permettant à l'espèce de maîtriser ses effectifs. Son opportunisme et sa grande faculté d'adaptation, qui lui ont permis de coloniser une grande partie de l'hémisphère nord, en font un des mammifères les plus répandus de la planète.

Le renard roux est un animal considéré comme rusé, et souvent représenté ainsi dans les contes, comme dans les fables d'Ésope, que le fabuliste Jean de La Fontaine reprend plus tard, ou dans les légendes asiatiques, où il apparaît comme malicieux et doté de pouvoirs magiques. Il est chassé pour sa fourrure, pour le plaisir, pour ses déprédations sur les petits animaux d'élevage et aussi parce que le renard est un des vecteurs de la rage et de l'échinococcose alvéolaire, mais une campagne de vaccination anti-rabique a rapidement permis d'éradiquer la rage d'Europe de l'Ouest. En Europe les chasses à courre sont progressivement interdites depuis le xxe siècle. Le renard roux investit, petit à petit, les villes, se nourrissant de déchets et se réfugiant dans les parcs et jardins des quartiers résidentiels. Des élevages ont été créés pour approvisionner le marché de la fourrure.

Source Wikipédia

Petit hérisson en vadrouille, pour Nadette

Le hérisson est un animal indispensable au jardin, et pourtant ils deviennent de plus en plus rares
 je te souhaite une bonne année Nadette !

Hermine le nez au vent, pour Gisèle

Joueuse, vive, chasseuse impressionnante et animal incroyablement curieux, 
l’hermine est un mustélidé qui gagne à être connu.
Belle et heureuse année 2021!
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Si le XXIe siècle semble l’avoir oublié, cette espèce a été porteuse de nombreux messages pour les Hommes et le fait est que sa biologie et son adaptabilité va bientôt nous en apprendre encore plus sur les capacités des mustélidés…Petit coup de projecteur général sur ce petit carnivore qui a bien plus que sa magnifique fourrure pour être intéressante !

Symbolisant l’innocence et la pureté dans la justice, la conduite ou l’enseignement, la fourrure d’hermine a ses propres codes qu’une légende d’Anne de Bretagne (XVe siècle) aurait largement participé à faire valoir. En effet cette dernière vit un jour une hermine chassée par des chiens et refuser de traverser une marre afin de ne pas se salir. Plutôt mourir que de se souiller. Impressionnée par un tel comportement, Anne de Bretagne décida de faire de l’Hermine son emblème. 

Cette légende bien connue est cependant également attribuée à Alain II (Xe siècle) ou bien encore à Conan Mériadec (IVe siècle)… Voilà le propre d’une légende ?Faits plus étayés d’un point de vue historique et au XIIIe siècle, la jeune Alix Duchesse de Bretagne épousant Pierre Mauclerc de Dreux, ce dernier eut été obligé de rajouter une brisure d’hermine sur son blason pour signifier qu’il n’était que le cadet de sa fami lle.Et voici l’hermine s’invitant dans les armoiries des ducs de Bretagne comme le lys s’invita pour les rois de France !

De nos jours, seuls les premiers présidents et présidents de chambre des cours d’appel portent une robe bordée de fourrure d’hermine (désormais synthétique) mais l’héraldique a, entre temps, gagné en inventivité grâce à l’hermine.

En effet, ce sont les queues (toujours noires) posées en quinconce et attachées par trois agrafes qui forment le motif héraldique dit de « mouchetures d’hermine » et qui a bien évolué à travers les âges. Devenue, avec le temps, la plus noble des fourrures porteuses de droiture elle a servi de faire-valoir impérial (Napoléon Bonaparte) ou divin (droits bretons à l’accession à la couronne) et bien d’autres choses encore.

Chez l’hermine, ce sont les mâles qui sont plus grands (jusqu’à 30% plus lourd, large et long) que les femelles. Pesant de 180 à 330 grammes, ce mustélidé a un rythme cardiaque de 6 battements par seconde, ce qui n’est pas anodin en matière de consommation d’énergie et donc en besoins alimentaires.

Avec une température interne de 38 à 39 degrés que l’hermine doit savoir maintenir en hiver en chassant suffisamment. En effet, son corps allongé est parfaitement adapté à la chasse de sa proie préférée (le campagnol ou d’autres rongeurs comme on le verra plus loin) mais n’est pas particulièrement efficace pour garder la chaleur. L’hermine doit donc beaucoup chasser pour compenser.

Pouvant parcourir jusqu’à 15 kilomètres par nuit (même si elle est plutôt d’activité diurne), ce qui est impressionnant au regard des 17 à 33 centimètres de long de l’animal, l’hermine couvre un territoire d’une vingtaine d’hectares environ qu’elle parcoure pour le marquer. Utilisant principalement son odorat et son ouïe pour chasser, ses vibrisses ne lui sont pas inutiles pour attraper lézards, petits oiseaux ou encore œufs quand il s’agit pour elle de varier son alimentation.

Où que ce soit sur la planète, l’hermine est connue pour ses jeux effrénés et ce dès le plus jeune âge. Jouant tout d’abord dans la fratrie à courir après ses frères et sœurs, l’hermine apprend également à ce qu’on lui court aux trousses. Vive, l’hermine se déplace souvent par bonds pouvant aller jusqu’à 50 centimètres de hauteur mais elle peut également trotter ou simplement marcher.

Alternant ces différentes allures durant ses jeux, ces initiations juvéniles lui permettront à la fois de se soustraire à ses prédateurs mais aussi et surtout de chasser des proies bien plus grosses qu’elle (comme le lapin qui représente par exemple un tiers des proies d’hermine en Grande-Bretagne).

En règle générale, se sont les rongeurs de tous poils qui constituent les proies principales de l’hermine, qui se nourrit cependant aussi d’insectes, de vers de terre, d’oiseaux et de leurs œufs, d’écureuils, de lézard, de batraciens et de serpents.

Au Danemark, par exemple, les rongeurs représentent 84% de son régime alimentaire, 60% dans les Alpes italiennes ou encore 70% au Canada. Mais dans tous les cas c’est en les tuant d’une morsure à la base du crâne que l’hermine procède.

Quand les populations de rongeurs diminuent, notamment à la fin de l’été, l’hermine peut rajouter des fruits à ses repas pour éviter d’utiliser les réserves de rongeurs qu’elle aura dissimuler un peu partout pour se préparer à l’hiver.

Avec un tel régime orienté sur les rongeurs, peut être que l’hermine gagnera un jour un statut d’auxiliaire de culture, qui sait !

L’hermine est classée, par l’UICN, en préoccupation mineure. Sa large répartition laissant à penser que l’espèce se porte bien n’empêche pas sa régression voir disparition à certains endroits. En France, la taxidermie de l’hermine est interdite au même titre que sa mutilation, son transport et sa commercialisation mais l’espèce est chassable au titre de l’arrêté du 26 juin 1987 et ce sur tout le territoire français.

Si l’hermine a toute sa place dans nos biotopes, comme nous le verrons au cours de cet article, il y a cependant une exception à la règle avec son introduction en Nouvelle Zélande à la fin du XIXe siècle pour lutter contre les souris (Mus musculus). Sa présence et son impact sur la faune sauvage des îles de Nouvelle Zélande en ont ainsi fait une espèce invasive problématique.

Quoi qu’il en soit, l’espèce fréquente des milieux aussi divers que variés allant des éboulis aux berges en tous genres, de la montagne jusqu’à 3 000 mètres à la toundra ou encore des sous-bois denses aux forêts clairsemées.

Dans un monde en constant mouvement, notamment de par l’influence de l’Homme sur les milieux, il est à souligner qu’une aussi large capacité d’adaptation bénéficiera certainement à la survie de l’hermine. À l’image de bien d’autres espèces comme le renard, la lutte chimique contre les rats et autres rongeurs tel que le campagnol a un fort impact négatif sur l’espèce (la bromadiolone, ce rodenticide anticoagulant, a joué un rôle conséquent en la matière).

L’hermine, si elle a une réelle capacité d’adaptation, est tout de même sensible au dérangement lors de sa période d’élevage des jeunes (éviter les dérangements dans un périmètre de 300 mètres).


Le changement de paysage des dernières décennies et notamment à travers le remembrement et la monoculture en général, a poussé l’hermine à adapter son mode de fonctionnement bocager à celui de la montagne où la présence humaine est réduite.

Une mauvaise gestion des fauches, la raréfaction des haies ou encore le manque de couvert végétal sont autant de points qui rendent la vie dure à ce gracieux mustélidé.

Plus largement, l’engrillagement, la raréfaction des structures en pierres sèches, l’endiguement et le trafic routier sont de forts vecteurs de mortalité pour l’hermine.

Le saviez-vous? Du fait de la vaste répartition de l’espèce dans le monde, le pelage, ou plutôt sa variation saisonnière, peut être différent selon les lieux.

L’hermine se pare habituellement d’un pelage blanc en hiver et d’un pelage brun à brun roux en été et sur le dessus avec un pelage blanc du museau à l’attache de la queue. Quelle que soit la période ou le lieu, l’hermine a toujours le bout de la queue noir ce qui la caractérise par rapport aux autres mustélidés avec laquelle on pourrait la confondre. Les températures influent grandement sur le changement de couleur du pelage avec une perte de la mélanine, et donc de la coloration, qui intervient quand les -1° Celsius sont atteints. 

Si on estime que c’est pour mieux se dissimuler de ses prédateurs en se fondant dans la neige, toutes les populations d’hermines ne changent pas forcément de couleur de pelage même en présence de neige (en Angleterre par exemple). Ainsi gel, altitude et hérédité seraient également responsables du changement de coloration. De manière générale, les populations d’hermines du Nord (aux alentours de 50 à 55° de latitude) ont tendance à acquérir un pelage blanc pour l’hiver alors que celles du sud gardent leur pelage brun et celles qui vivent entre les deux, un pelage pie !

Cette formidable particularité d’adaptation aux milieux lui permet bien sûr de se dissimuler à ses prédateurs aériens de toutes plumes, mais aussi d’approcher plus aisément ses proies. Les jeunes, quant à eux, sont dépourvus de pelage à la naissance. Les femelles cherchent un abri digne de ce nom pour faire leur nid même si elles peuvent en déménager en cas de dérangement.Tas de bois, vieux pierrier, berges ou encore tas de foin seront privilégiés par la femelle alors que le mâle, quant à lui, continuera à parcourir son territoire qui peut recouvrir celui de plusieurs femelles.

Sa période de reproduction est en avril ou mai.
4 jours de développement de l’œuf après fécondation, puis arrêt.
9 mois plus tard, reprise différée du développement de l’œuf pendant 28 jours de plus (42 au total).
Naissance de 8 à 9 jeunes (pouvant aller jusqu’à 18 jeunes par portée) d’environ 2 grammes.
Premières dents de lait à 3 semaines.
Les yeux s’ouvrent à un mois.
femelles juvéniles fécondes à partir d’un mois et demi.
premières chasses à 2 mois.
Sevrage à 3 mois.Taille adulte entre 22 et 32 centimètres à 6 mois pour les femelles.
Taille adulte à un an pour les mâles.
Espérance de vie de un an à un an et demi, pouvant aller jusqu’à 7 ans.

Pour conclure, l'hermine est un mustélidé vraiment étonnant. De son mode de reproduction « différé » à sa place dans notre symbolique en passant par la diversité des milieux qu’elle fréquente ou encore sa capacité incroyable de chasse, elle mérite que l’on garde les yeux ouverts à son intention.

Emblématique de ces petits carnivores discrets, des travaux récents sur la dynamique de ses populations, l’impact de l’activité humaine sur son comportement et ses éventuelles qualités de bio-indicatrice ne seraient certainement pas de trop !

Extrait d'un article de Julien Hoffmann Rédacteur en chef de DEFI-Écologique

Aubaine pour muscardin, pour Tony et Stéphanie

Qui pourrait imaginer que les haies abritent une petite créature dorée qui se nourrit de mûres et de noisettes et construit un nid sphérique dans les entrelacs de la végétation ? 
Belle et heureuse année 2021!

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Le Muscardin, Muscardinus avellanarius, est un rongeur très discret et rares sont les personnes qui ont eu la chance de l’observer. Pour l’inventorier et tenter de découvrir quels sont ses habitats de prédilection, le Groupe Mammalogique et Herpétologique du Limousin lance une étude en 2016 dans la région.


Le Muscardin est également appelé rat d’or, du fait de son pelage roux doré. La tête et les oreilles arrondies, les grands yeux noirs de noctambule et la longue queue poilue lui confèrent un charme de peluche indolente. Ce Gliridé présente les mêmes caractéristiques que ses cousins le Loir gris et le Lérot : quand vient l’hiver, il se réfugie dans l’abri d’un nid épais, au pied d’un arbre, sous une souche ou un tas de bois et s’endort jusqu’aux beaux jours. Il peut ainsi disparaitre pendant cinq à six mois, d’octobre à avril, suivant les années et le climat. Autre point commun, il est capable de se séparer de la peau de sa queue pour échapper aux prédateurs qui l’auraient saisi par cet appendice, leur laissant un fourreau poilu et vide en guise de repas. Contrairement aux lézards, la queue des muscardins comme celle des loirs ne repousse pas. Les vertèbres, mises à nue, finissent par se dessécher et la queue par tomber.

Le régime alimentaire du muscardin lui vaut également le surnom de croque-noisette. Ce rongeur consomme effectivement des noisettes à l’automne, mais son régime varie fortement en fonction des saisons et de la disponibilité en nourriture. Ainsi, il consommera davantage de chenilles et d’insectes divers au printemps, à la sortie d’hibernation. Jeunes pousses, bougeons, fleurs, pollen riche en protéines et nectar sucré, tout est bon pour le satisfaire. Quand vient le temps des petits fruits, il ne dédaigne par les mûres, noisettes, sorbes, cenelles, baies de sureau, framboises, faînes et cynorrhodon qui lui permettront de constituer ses réserves de graisses pour l’hiver à venir. Il n’a pas d’impact notable sur les cultures.

Le Muscardin ne pullule pas. Les femelles mettent bas jusqu’ deux fois par an et produisent deux à sept petits par portée. Le taux de mortalité est élevé chez les jeunes dans les deux premières années, ce qui explique les densités relativement faibles.

Extrait d'un article d'Openfield, par Gaëlle Caublot 

Deux demoiselles belettes bien curieuses, pour Sylvie

Museaux fins et yeux bien vifs, ne sont-elles pas jolies, ces petites bêtes à la sortie du terrier familial, histoire de voir un peu le grand monde...
Belle et heureuse année 2021! 
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Extrait d'un article du Monde Jardinage 

Si en apparence elle semble toute mignonne, la belette (Mustela nivalis) n’en est pas moins un carnivore qui aime partir à la chasse de ses proies. Elle peut rendre service dans le jardin ou créer des ravages notamment dans les poulaillers. Dans tous les cas, il est important de comprendre son comportement pour apprendre à vivre avec elle en harmonie.

La belette est reconnue comme le plus petit carnivore d’Europe. Il s’agit d’un petit animal au poil brun roux dessus et blanc dessous, de 17 à 27 cm environ dont le poids varie entre 90 et 125 grammes, respectivement pour la femelle et le mâle. Chez ce dernier, la queue est légèrement plus longue. Comme elles sont de la même famille, celle des Mustelidés, on peut confondre la belette avec l’hermine, quoique celle-ci s’avère plus grande et peut atteindre jusqu’à 400 grammes à l’âge adulte. La belette vit là où elle peut trouver des proies. Généralement, elle élit domicile dans les bois, les champs, les prairies ou encore les jardins.

De par sa finesse, la belette peut se faufiler dans les moindres petits recoins. Sa tanière se situe généralement dans une vieille souche d’arbre mais elle peut également dormir dans une meule de foin ou dans un mur. La belette se nourrit en grande partie de campagnols et aussi de mulots et de souris. Il lui arrive de manger également des oiseaux ou des lapins. D’ailleurs, le nombre de petits de la portée de la femelle dépend de la quantité de nourriture dont elle dispose. Dans les meilleurs saisons, elle peut porter jusqu’à une dizaine de petits. Cette période faste est souvent pénible pour l’homme car alors, la belette ne mangera qu’une partie de sa proie et l’abandonnera à même le sol, ce qui n'est pas très agréable.

Lérot commun, petit malin, pour Fuschia

Bien mignon ce petit animal, à condition de ne pas le laisser entrer dans les maisons car le matériau d'isolation des greniers, ou les réserve des fruits au cellier pourraient s'en ressentir.
Belle et heureuse année 2021!


Source : Dossier le Monde au Jardin 
Le lérot commun est aussi appelé loir des greniers, puisqu'ils appartiennent à la même famille de rongeurs nocturnes. Comme le lérot ne sort que la nuit et qu'il est menacé de disparition, il est rare de tomber nez à nez avec lui.

Le lérot se distingue assez facilement des autres petits rongeurs par son pelage : ses poils du ventre sont blancs, ceux du dos sont brun-gris et ses yeux sont cerclés de noir jusqu'aux oreilles assez grandes, tandis que sa longue queue se termine par un petit balai de poils noirs et blancs. Il mesure environ 12 à 15 cm (sans la queue) et pèse entre 80 et 140 grammes.

Etant un rongeur, il a des dents pointues et des incisives redoutables. Elles lui servent à manger des fruits, des baies, mais aussi des petits animaux (escargots, oiseaux, lémuriens...). Son régime alimentaire d'omnivore se compose aussi de graines et d'insectes divers. Il vit d'ailleurs souvent autour des arbres fruitiers et du jardin, pour se faciliter la tâche, mais aussi dans les greniers et débarras ! Une de ses particularités réside dans ses déplacements qui se font quasiment toujours d'arbres en arbres, de supports en supports, et pratiquement jamais par terre.

Avec une portée annuelle, on ne risque pas de connaitre de pullulation des campagnols. Les lieux de prédilection du lérot pour élire domicile et hiberner tout l'hiver se trouvent dans un trou d'arbre ou un nichoir délaissé par les oiseaux ou encore dans des combles de maison.

Durant tout l'été, jusqu'à la fin de l'hiver, le lérot va s'attaquer aux fruits : vous reconnaitrez sa présence avec des fruits surs lesquels il aura laissé de profondes marques de dents.Si vous avez stocké des fruits ou du grain en les laissant accessibles, le lérot s'y servira : la présence de ses déjections vous avertiront !

Jolie martre des pins, trop chassée pour sa fourrure, pour Fred

Avec sa petite tête pointue, sa gorge et son poitrail de couleur crème orangée, voici un autre petit mustélidé souvent confondu avec la fouine.
Belle et heureuse année 2021!


Source: Dossier Jardinage Le Monde 

La martre ou marte, dont le vrai nom est la martre des pins (Martes martes), appartient à la famille des Mustélidés, comme la fouine. S’ils sont tous deux des petits mammifères carnivores, du même genre, leur espèce diffère ainsi que leur comportement puisquil est bien rare de voir une martre près de sa maison, ce qui n’est pas le cas de la fouine.

La martre a un pelage brun qui devient plus foncé sur ses pattes et sa queue tandis qu’il s’éclaircit sur sa tête. Sa gorge et le haut de sa poitrine sont jaune orangé ou jaune crème, prenant la forme d’une bavette. Elle atteint péniblement 15 cm de hauteur et 35 voire jusqu’à 55 cm de longueur auxquels il convient d’ajouter 18 à 25 cm d’une queue très touffue. Elle pèse entre 700 grammes et 2 kg maximum, rarement plus, tout dépend aussi s’il s’agit d’une femelle ou d’un mâle car le dimorphisme sexuel est assez prononcé chez la martre.

Bien qu’étant courte sur pattes, ces dernières sont assez longues et sont velues au niveau de la plante. Mâles et femelles ont une glande odoriférante abdominale qui leur permet de déposer où ils circulent, leur odeur comme marque de passage, notamment au moment du rut. Elle a des oreilles qui se remarquent nettement avec un bord jaunâtre. Sa truffe est bien noire et elle n’émet des sortes de miaulements uniquement en période de rut, sinon elle est silencieuse. La martre dispose de sens bien développés qu’il s’agisse de l’odorat, de la vue et de l’ouïe. Elle est très agile et grimpe de branches en branches dans les arbres, mais se déplace aussi très bien au sol pour chasser.

Comment distinguer une martre d'une fouine? La martre a une silhouette un peu plus massive que la fouine mais c’est surtout la bavette qui permet de distinguer les deux mustélidés : se terminant en une seule pointe et franchement crème à orangée chez la martre, elle est blanche et bilobée chez la fouine. En outre, en observant les empreintes laissées par les deux animaux dans un sol meuble, on peut remarquer ceux de la martre qui montrent des traces de poils ce qui n’apparait nullement chez la fouine qui n’a pas de poils sous les pattes.

Théoriquement la martre peut vivre une dizaine d’années, voire bien plus en captivité, mais dans la nature son espérance de vie se situe plutôt autour de 3 ou 4 ans.

La reproduction de la marte se fait par un processus d'ovo-implantation différée c'est-à-dire que l’implantation des œufs se fait de façon différée (autour de 200 jours) par rapport à l’accouplement qui a lieu en juillet et août avec parfois différents mâles. La naissance des petits qui peuvent être jusqu’à 6 par portée, mais 3 en moyenne, a lieu au printemps suivant, vers avril et mai, dans le trou d’un arbre, une cavité rocheuse mais pas au sol. La femelle allaite les petits jusqu’à 2 mois environ, ils auront leur taille adulte et prendront leur indépendance vers 5 ou 6 mois mais n’atteindront leur maturité sexuelle qu’au cours de leur deuxième ou troisième année. La femelle s’occupe seule de ses petits, ce qui montre aussi que la martre est un animal plutôt solitaire.

La martre, inoffensive pour les jardiniers: contrairement à la fouine, la martre ne viendra pas visiter votre poulailler, trop près de votre habitation et trop loin de son lieu de vie en forêt.

Depuis 2014, la martre ne fait plus partie des espèces "nuisibles" en France. Il s’agit sans doute d’une décision prise suite à la constatation de la baisse des populations qu’il fallait enrayer. Certains pays européens ont même des programmes de confortation des populations ou de réintroduction.

Plusieurs facteurs expliquent la mortalité des martres parmi lesquels figure en tête la chasse pour récupérer la fourrure mais aussi des poils destinés à faire des pinceaux de haute qualité pour les aquarellistes. Le piégeage et les empoisonnements ont eu raison également de nombreuses martres dans bien des régions.

La fragmentation des forêts, la déforestation et la sylviculture font perdre à la martre des zones d’habitat et des couloirs de passage, sans compter que le trafic routier cause des collisions mortelles pour l’animal.

La voilà, la blanche hermine, pour Françoise

Dans le massif jurassien, tu as sûrement eu déjà l'occasion de l'apercevoir, sur la neige, avec le bout de sa queue noire, sur fond tout blanc... en bonne observatrice de la nature que tu es, Françoise.
C'est un bel animal, très fin et pas toujours très connu.
Belle et heureuse année 2021!

Source : le site ecologie.nature.free.fr 

L’hermine est mince et souple comme la belette, à qui elle ressemble beaucoup. Elle s’en distingue par sa taille plus grande, sa queue proportionnellement plus longue et toujours noire au bout, et par une ligne de démarcation nette entre le brun-roux du dessus et le blanc du dessous. La longueur totale du corps est, pour le mâle,de 16 à 31cm, avec une queue de 6 à 12cm. L'hermine possède 34 dents.

L’hermine habite une bonne partie de l’Europe, n’évitant que les parties plus méditerranéennes, donc les plus chaudes. Inversement, elle est tout à fait à son aise dans les régions froides et les montagnes. Son terrain de chasse couvre de 10 à 100 hectares en fonction de la densité de ses proies, essentiellement des campagnols du genre Arvicola et les lapins, avant l’épizootie de myxomatose qui a bien failli la faire disparaître indirectement. Elle est plutôt nocturne en hiver et diurne en été. Densité variable selon l’abondance des proies (1 à 10 sujets aux 100 ha).

L’hermine chasse les campagnols, certains oiseaux et parfois des lapins. Là où elle s’était spécialisée dans la capture des lapins, leur disparition, après le passage de la myxomatose, l’a forcée à changer de régime. Elle peut donc attaquer des proies plus grosses qu’elle au cours d’une période de chasse. Les jeunes se dispersent en juillet-août de leur 1” année (saison de reproduction), surtout les mâles, qui peuvent aussi se disperser à d’autres saisons. Les femelles s’installent généralement près de leur lieu d’origine.

Contrairement à la belette, l’hermine n’a qu’une seule portée par an, de 4 à 12 jeunes. La moyenne est de l’ordre de 8, mais on a déjà enregistré 18 nouveau-nés. Les accouplements ont lieu au printemps (mai-juin), et les jeunes femelles sont en chaleur durant les semaines qui suivent leur naissance. Le mâle peut les féconder alors qu’elles sont encore au nid. Du fait de l’implantation différée, la gestation ne commence que 7 à 12 mois plus tard et dure 20 à 28 jours. La femelle possède 8 tétines. Les petits sont sevrés à 5 semaines et s'émancipent à 3 mois. La femelle s’occupe seule des jeunes et leur apporte des proies.

La durée de vie moyenne est de 1 an et demi, 10 ans maximum (environ 7 ans en liberté).

En dehors de la période de rut, les mâles et les femelles défendent des territoires distincts où se trouvent 2 à 10 gîtes. Pendant le rut, les femelles restent dans le leur, mais les mâles se déplacent, leur domaine vital recouvrant les territoires de plusieurs femelles. Les vieux mâles vont loin à la recherche des femelles, les jeunes essayent de s’accoupler avec une femelle. En automne, une femelle peut chasser avec 5 à 8 jeunes déjà grands.

L'hermine pousse des cris d’alarme aigus et répétés. On observe également des cris de contact de la femelle avec ses petits (émis aussi pendant la copulation). Inquiétée, l'Hermine émet la sécrétion odorante des glandes anales sur les crottes (celles-ci sont déposées bien en vue sur une pierre, une touffe d’herbes). Elle laisse des traces odorantes en frottant son corps et l’anus sur le substrat. La vue, l'odorat et l'ouïe sont excellents (odorat important quand elle chasse sous terre. A l’air libre, c’est l’ouïe qui compte le plus).

L'hermine est commune. Les effectifs varient selon l’abondance des proies (petits rongeurs et lapins). Elle grimpe bien. Repère ses proies à l’odeur et les tue en les mordant à la nuque (s’accroche à la nuque des plus grosses et les griffe avec ses pattes antérieures). Fourrure d’hiver estimée jadis. La croissance du pelage au printemps et en automne est déclenchée par la longueur du jour, mais la décoloration en automne dépend de la température et de l’hérédité. Il arrive que les mâles s’accouplent avec de jeunes femelles non sevrées et encore au « nid », qui sont donc gestantes (implantation différée) avant d’être adultes,

Accrobranche pour muscardin, pour France

Quel est ce joli petit animal si mal connu, est en équilibre précaire sur ces fins rameaux dans une haie pour tenter de s'approprier l'une des dernières baies, gelée , encore accrochée à la branche terminale ? c'est un muscardin 
Belle et heureuse année 2021

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Habitant des haies et des sous-bois fournis, le  Muscardin fréquente des habitats assez variés mais présentant des ressources alimentaires assez variées et abondantes pour lui permettre de subsister et d’élever ses jeunes. Ainsi, on l’observe principalement dans des haies bien fournies, constituées de ceintures  bien développées, où le cordon et le manteau seront utilisés en priorité pour la recherche alimentaire et la construction des nids. La diversité des essences arbustives et arborées est un facteur important. Ainsi, la présence simultanée de chèvrefeuilles, de clématite, de ronces, de noisetiers, d’aubépines, de charmes et de châtaigniers sont autant d’éléments favorisant sa présence.

Les boisements clairs à sous-bois fournis sont un autre habitat favorable à cette espèce. Des études récentes menées en Angleterre tendent toutefois à montrer que le muscardin peut également occuper des sites moins riches en essences telles que des pessières, des landes et des roselières. Les densités d’animaux n’y sont cependant pas estimées mais probablement plus faibles que dans les habitats privilégiés.

Le Muscardin construit plusieurs nids au cours de l’été : des nids de repos (six à huit cm de diamètre) et un ou plusieurs nids d’élevage (neuf à douze cm de diamètre) faits d’herbes et de mousse qui reposent dans l’entrelacement des branches et des lianes. Les nids sont disséminés au sein du domaine vital, réduit (environ 150m de diamètre). La structure d’hiver est construite au sol, sous la litière ou dans une cavité et est plus épaisse afin de permettre à l’animal de passer l’hiver sans geler. Cette période d’hibernation rend le muscardin vulnérable à la destruction lors de travaux forestiers ou à certains prédateurs qui peuvent le déterrer dans son sommeil.

Piquant mais futé notre ami hérisson , pour Geneviève

Petit hérisson au milieu des feuilles mortes, doit commencer à se préoccuper de faire son nid douillet où il se cachera pour passer l'hiver en hibernation.

Belle et heureuse année 2021!
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Le hérisson a besoin de notre aide.
 
Ce petit mammifère peuplant nos campagnes, même s'il est connu et apprécié de tous, risque de ne plus exister d'ici... 2025 selon l'ONG " Sauvons les hérissons " ! Mais chacun peut apporter son soutien à notre ami picotant.

Mais, au fait, on parle de qui exactement ?

Notre ami nocturne porte environ 6 000 piquants érectiles, jaunâtres, bruns foncés à l'extrémité. Son allure générale est hésitante : il s'arrête souvent pour humer l'air, ce qui lui donne ce petit air tellement mignon. La vitesse moyenne de déplacement du hérisson est d'environ 3 m/minute. Il peut produire parfois des accélérations sur 30 à 40 m !

En bonne santé, il pèse de 500 à 1200 g. Le Hérisson possède 36 dents et vit entre 7 et 10 ans au maximum, et malheureusement seulement 3 ans en moyenne. La mortalité des jeunes avant la dispersion est d'environ 20 % puis 60-70 % à 1 an. Après, il a de bonnes chances de survie jusqu'à 4-5 ans.

La principale cause naturelle de mortalité est sans doute la faim pendant l'hibernation, ensuite viennent les prédateurs comme le blaireau par exemple. Mais le plus grand danger émane comme très souvent de l'Homme, puisqu'il s'agit de nos routes, terriblement mortelles pour le hérisson, comme chacun peut le constater avec tristesse presque tous les jours sur nos routes de campagne.

Un constat alarmant

Officiellement, le hérisson est classé en "préoccupation mineure" sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Il est par contre protégé en France depuis un arrêté de 1981, qui a depuis été consolidé par de nouveaux articles de loi. Concrètement, il est interdit de de capturer, de mutiler, de perturber ou de mettre en vente un hérisson sous peine d'être poursuivi. En 2014, le tribunal correctionnel de Lille avait condamné un homme à une amende de 1.000 euros pour avoir mangé des hérissons. Or, outre ce texte visant à protéger le hérisson de toute agression, sa population demeure en baisse constante.

On peut tout de même saluer en France de très belles initiatives, mais qui sont malheureusement beaucoup trop rares. Ainsi, afin de permettre aux petits animaux de passer de l'autre côté de la route sans croiser de voitures, Vinci vient de construire, en Mayenne, deux tunnels sous l'A81, qui relie Laval au Mans. Ces écoducs de 39 mètres de long devraient être peuplés de hérissons, blaireaux, ou autres petites belettes, rapporte le journal Ouest-France. Coût total de ces chantiers : un million d'euros ! Un premier test réussi a été réalisé en 2016, dans la région des Pays-de-la-Loire qui en comptera 13, à terme. Deux écoducs supplémentaires sont déjà prévus en Sarthe et autant en Loire-Atlantique.

Il n'existe aujourd'hui pas de données précises sur la population ou le déclin des hérissons. Pourtant, les associations de sauvegarde de l'espèce estiment que près de 2 millions d'individus disparaissent chaque année, écrasés par les voitures, empoisonnés par les pesticides et les produits anti-limaces, noyés dans des piscines ou expulsés de leurs habitats naturels. C'est ce que soutiennent experts et associations dans une pétition en ligne, signée par plus de 85.000 personnes. Parmi elles, Yannick Jadot, Noël Mamère, Corinne Lepage ou encore Jack Lang. " Là où dans les campagnes il y avait 100 hérissons, il n'y en a plus que 3 à présent ! ", s'inquiète l'ONG " Sauvons les hérissons " (http://www.sauvonslesherissons.fr/) à l'origine de cet appel à l'aide, adressé au ministère de l'Environnement. Selon leurs calculs, les petits mammifères auront disparu d'ici à 2025.

Article de Jimmy Page sur le site Ohmymag