23 février 2026

Quelle est cette mystérieuse jeune fille que m'adresse l'Être anonyme ?

Elle vient d'échoir dans ma boite aux lettres du jour, et L'Être anonyme, auteure de l'envoi,  a bien eu du mal à qualifier l'expression sur ce jeune visage tout lisse qui ne manque pas d'intriguer. Est-elle plongée dans un songe, ou totalement indifférente à ce qui l'entoure avec ce regard vide? Par contre ses traits  d'une très grande douceur donnent envie d'en savoir davantage. 

Je ne suis pas douée du tout en art sacré mais je ne pense pas qu'il s'agisse d'une madonne comme on en rencontre dans les églises car elle est particulièrement jeune pour représenter la Vierge Marie. Curieuse comme je le suis, avec l'aide de Gxxxle, j'ai retrouvé son histoire que l'on peut lire complètement ici.

La "Tête de cire" fait partie du legs de Jean-Baptiste Wicar à la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille, en 1834. Dans le procès-verbal de dépôt du legs, elle est désignée comme « Une tête en cire, du temps de Raphaël », sans autre précision. On peut la voir au Palais des Beaux-Arts de Lille. 

Joconde ou Madonne / la Tête de Cire / Publication de la ville de Lille 

Une jeune femme au teint diaphane, le regard perdu dans le vide. Voici la "Tête de cire", dont la beauté et la mélancolie ont fasciné des milliers de visiteurs. Autrefois idole incontestée des collections, on lui préfère aujourd’hui les œuvres de Donatello, Rubens ou Goya. Mais il y a de cela quelques décennies, la demoiselle occupait une place de choix dans la muséographie. Elle a longtemps occupé une niche à fond doré, placée au centre d’un édicule de bois ouvragé, à la manière d’une statue de culte dans un temple grec.
Plusieurs hypothèses sur son origine ont été proposées, sans que l’on ait de preuves pour confirmer les unes ou les autres. Si on considère aujourd’hui qu’elle a été réalisée au XVIIe ou au XVIIIe siècle, certains chercheurs l’ont attribuée à un sculpteur italien de la Renaissance. Les noms de Domenico del Barbiere, sculpteur florentin, ou d’Orsino Benintendi, un sculpteur sur cire du XVe siècle, ont été lancés. On a même imaginé que l’empreinte de ce visage avait été prise sur une morte retrouvée à Rome en 1485. Ce dont on est certain, c’est de la référence à l’Italie renaissante, considérée par les artistes comme un idéal de perfection.
Sa beauté a même inspiré des chansons, des romans ou encore de poèmes, comme celui de Géry Legrand, maire de Lille de 1881 à 1896 : « Sur cette ébauche magnifique / Chef d’œuvre d’un style incomplet / Je vois que le génie antique / Projette un suprême reflet ».
N° d’inventaire : Pl.1- Détail :Le petit piédestal mouluré sur lequel repose la tête est appelée le piédouche. Il est en terre cuite.

A écouter également : lien sur une émission sur ICI de Radio France sur l'histoire invraisembable de cette "Tête de cire". 

Merci l'Être anonyme d'avoir mis en lumière cette oeuvre étonnante rien qu'en découpant et collant ce doux visage. Et merci de relire de la poésie, j'imagine que cela te plaira autant qu'à moi. Il n'y a pas besoin d'aller chercher très loin  pour se faire plaisir dans ce domaine, d'autant que la saison du printemps arrive, généralement très inspirante. 

Aucun commentaire: