16 novembre 2023

MAE04 - La Boule à écrire Malling-Hansen, pour Nadine

A l'occasion de la 14e Journée Mondiale du Faux-Timbre d'Artiste dont le destinataire privilégié est le Musée de la Machine à Ecrire de Lausanne et parce que mon premier métier fut dactylo, j'ai eu envie de créer une série pour rendre hommage à ma machine à écrire mécanique et à toutes celles qui furent produites à travers le monde, globalement pendant un siècle de 1870 à 1970.
Pour Nadine, voici un modèle encore antérieur à la production industrielle des véritables machines à écrire : 

 photo publiée sur la Gazette Drouot, Boule Malling Hansen produite dans les années 1870

Cette étrange machine, surnommée Writing Ball, est l’ancêtre de la machine à écrire. Plutôt que d'utiliser le clavier QWERTY linéaire que nous connaissons tous aujourd'hui, les lettres sont ici disposées en forme de boule. Les voyelles sont à gauche et les consonnes à droite et il y avait un total de cinquante-deux touches sur un grand hémisphère en laiton.

Elle a été inventée en 1865, brevetée et mise en production en 1870. Elle a été la première machine à écrire produite commercialement.

Son créateur, le révérend Rasmus Malling-Hansen, était le directeur de l'Institut royal des sourds-muets de Copenhague. Son inspiration venait de la façon dont ses élèves communiquaient avec leurs mains.
 
Source de l'article : https://www.collectingcollectables.co.uk/post/the-hansen-writing-ball

MAE03 - La machine à écrire Hammond 1, pour Michèle

A l'occasion de la 14e Journée Mondiale du Faux-Timbre d'Artiste dont le destinataire privilégié est le Musée de la Machine à Ecrire de Lausanne et parce que mon premier métier fut dactylo, j'ai eu envie de créer une série pour rendre hommage à ma machine à écrire mécanique et à toutes celles qui furent produites à travers le monde, globalement pendant un siècle de 1870 à 1970.

Voici pour toi, Michèle, la toute première machine à écrire Hammond, fabriquée aux Etats Unis et commercialisée pour la première fois en 1913.

Machine à écrire Hammond 1 (chêne et acajou-) Hammond Typewriter Company, New York, 1885 -Collection Martin Howard

...Hammond fut l'un des grands pionniers de la machine à écrire, commençant à travailler sur son chef-d'œuvre à la fin des années 1870, qui fut breveté en 1880 et fabriqué en 1885.

La machine à écrire Hammond a une conception mécanique brillante et un look époustouflant, avec un boîtier en acajou (était également disponible en chêne et cerisier) avec des touches en ébène. On pourrait bien imaginer qu'avec le nom Hammond et avec des touches semblables à celles d'un piano en ébène, il y aurait un lien avec la Hammond Organ Company mais il n'y en a pas.

Au lieu d'utiliser des barres de caractères, une navette de type divisée avec des caractères en caoutchouc durci (voir les détails ci-dessous) tourne dans les deux sens lorsque les touches sont enfoncées. Ensuite, un marteau à ressort se balance derrière le chariot, frappant le papier et le ruban contre la navette à caractères pour imprimer. La force constante du marteau donne une impression uniforme à chaque caractère tapé, quelle que soit la force ou la douceur avec laquelle les touches sont enfoncées...

Source : extrait de l'article que vous pouvez lire complètement sur l'excellent site de la collection de Martin Howard.

MAE02 - La machine à écrire Multiplex Hammond , pour Marcelle

A l'occasion de la 14e Journée Mondiale du Faux-Timbre d'Artiste dont le destinataire privilégié est le Musée de la Machine à Ecrire de Lausanne et parce que mon premier métier fut dactylo,  j'ai eu envie de créer une série pour rendre hommage à ma machine à écrire mécanique et à toutes celles qui furent produites à travers le monde, globalement pendant un siècle de 1870 à 1970. 

Voici pour toi, Marcelle, une Hammond Multiplex, machine à écrire ancienne d'un esthétisme tout particulier datant de 1913.

Machine à écrire Multiplex Hammond de 1913 

Appelée « Multiplex », la machine à écrire Hammond a été commercialisée pour la première fois en 1913. L'une des caractéristiques les plus remarquables de cette machine est qu'elle pouvait taper à la fois des caractères romains et des caractères italiques avec un seul réglage rapide de l'anneau d'enclume en haut de la machine- tourelle.
source du texte et des photos: https://www.catawiki.com/en/stories/4617-how-much-is-your-old-typewriter-worth

MAE01 - La machine à écrire Crary, pour Stéphanie

A l'occasion de la 14e Journée Mondiale du Faux-Timbre d'Artiste dont le destinataire privilégié est le Musée de la Machine à Ecrire de Lausanne et parce que mon premier métier fut dactylo,  j'ai eu envie de créer une série pour rendre hommage à ma machine à écrire mécanique et à toutes celles qui furent produites à travers le monde, globalement pendant un siècle de 1870 à 1970. 

Voici pour toi, Stéphanie, une machine à écrire vintage, fort peu connue et fort rare, la Crary : on dirait une pelote d'épingles!



Machine à écrire Crary - de Jersey City, New Jersey – 1892 - 
Image du Musée Public de Milwaukee, vue sur le site de la Collection Martin Howard

La machine à écrire Crary est d'un design remarquable avec son clavier circulaire, ressemblant à une couronne de Noël. Ainsi, lorsque l'on tape, tout le clavier se déplace latéralement lettre par lettre au fur et à mesure que la ligne se forme sur la page. 

Il n’existe que trois versions connues de ce modèle dans le monde. "C'est presque comme taper avec un accordéon", explique Alyssa Caywood, assistante du projet de conservation du Milwaukee Public Museum IMLS Typewriter Project.

Sources : Collection Martin Howard et le MPM

MAE - Série les machines à écrire au musée, à l'occasion de la 14e Journée Mondiale du Faux-Timbre d'Artiste

A l'occasion de la 14e JMFTA dont le récipiendaire désigné cette année est le Musée de la Machine à Ecrire de Lausanne, j'ai voulu créer, en plus, une série de mail-arts adressée à nombre de mes correspondants, en hommage à cet objet qui m'est très familier.

Petit souvenir sonore, pour commencer : 

Le métier de sténo-dactylo en images et en musique ! sur l'air très connu de la machine à écrire de Leroy Anderson
Vidéo publiée sur Youtube par les archives de Radio Canada 

Pendant ma scolarité dans un lycée professionnel, j'ai d'abord dû faire l'apprentissage de la dactylographie sur une machine à écrire mécanique, gagner de la dextérité petit-à-petit, puis de la vitesse. Mais lorsque je suis entrée dans le  milieu professionnel je ne l'ai utilisée que brièvement car elle y fut vite remplacée par les machines à écrire électriques à boules, puis à mémoire et pour finir par ce que l'on appelait alors le micro-ordinateur. 

Mais j'ai conservé à mon domicile ma petite Olympia aussi longtemps que possible comme je l'indique dans le post qui lui est dédié. 

*** GENESE DE LA SERIE ***

Voici comment j'ai réfléchi à cette série sur le thème des machines à écrire désormais au musée ou bien encore chez de nombreux collectionneurs, les mécascriptophiles (voir remerciements ci-dessous). 

Tout d'abord il me faut élaborer un faux timbre d'artiste, et pour moi évidemment, c'est un timbre textile qui s'impose. Voici en quelques photos, comment j'ai procédé :  je suis partie d'une d'une toile Aïda blanche et d'un modèle au point de croix, je l'ai brodé, et me suis servie de l'original de cette machine à écrire brodée pour mon envoi au Musée de Lausanne.


Puis avec le scan de la broderie, j'ai réduit l'image, l'ait enrichie sous Word, j'ai composé une planche de 40 timbres que j'ai édité sur tissu, puis j'ai effectué la dentelure, timbre par timbre, aux ciseaux.

Ensuite, dans des revues de brocante ou sur internet, comme précisé plus haut, j'ai recherché des photographies de machines à écrire mécaniques anciennes, depuis leur création jusqu'aux modèles les plus récents, avec l'autorisation de leurs auteurs et/ou la référence de la source m'ayant permis de me les procurer.

J'ai terminé mes compositions par une pastille "14e JMFTA" comportant une médaille délivrée aux sténo-dactylographes.

J'ai assemblé le tout sur un fond en papier washi, qui se rapprochait le plus des papiers pelures de couleur que l'on utilisait comme double pour l'archivage de toute la correspondance tapuscrite,  car,  hélas, je n'ai pas pu retrouver ce type de papier. 

Chaque mail-art est décoré avec une frise de rouleaux de rubans encreurs ou une liste de noms de fabricants de machines à écrire, en rouge et noir comme l'encre des rubans de l'époque. 

*** REMERCIEMENTS ***

Sans la passion des amoureux de ces merveilleuses machines cette série n'aurait pu naitre : qu'ils soient ici infiniment remerciés pour leurs publications et les renseignements nourris qu'ils détiennent sur ces "vieilles dames", notamment  : 

- le site canadien antiquetypewriters.com de Martin Howard  
-  le site anglais Portable typewriters de Richard Milton
- le site australien The Wonderful world of Typewriters  de Robert Messenger
- le site italien FM PressTypewriters  de collection de machines à écrire 
- le site espagnol d' Andréa Typewriters
- le site suisse de The Classic Typewriter Page de Richard Polt 
- les sites de vente en ligne E-bay, Catawiki et Etsy
- des photos publiées sur des revues de brocantes
- des extraits de la revue en couleur  ETCetera :  revue en couleur sur des sujets historiques liés à la machine à écrire, publiée tous les trimestres, avec des traductions en allemand et en espagnol.
- ainsi que des images de certaines pages du livre de Paul Robert ci-dessous, hélas maintenant inaccessible car totalement épuisé et indisponible en occasion.

Couverture avant
Paul-Robert  -  Musée virtuel de la machine à écrire , 2007 - Histoire - 126 pages
Une collection d'articles richement illustrés relatifs aux débuts de l'histoire de la machine à écrire (1870-1920). Avec des biographies de grands inventeurs américains comme James B. Hammond, Frank Lambert et Louis Cantelo.
Chapitres illustrés sur l'histoire du travail de bureau, liée à la mécanisation du XIXe siècle. Le livre offre de nombreuses heures de navigation agréable et une mine d'informations sur les premiers jours de la machine à écrire et l'essor des femmes au bureau. Certains articles ont déjà été publiés dans le Virtual Typewriter Journal (2004-2006). Réédité après retouche et avec plus de photos.
***   
Nostalgie d'un auteur et son histoire de la machine à écrire. 
MACHINES A ECRIRE, MACHINES A REVER ?

J'ai toujours aimé les machines à écrire. Tout jeune, je rêvais d'en posséder une. A l'époque, j'écrivais des petites histoires, des poèmes… et la machine à écrire me semblait être l'antichambre obligée de la publication, une "impression d'impression", en quelque sorte. J'ai fini par convaincre mes parents de m'en offrir une. Oh, modeste, mais déjà assez chère, une petite portable, la "Japy-Message".

Devant son clavier, je me prenais carrément pour Hemingway, ou ces reporters qu'on voyait alors dans les Bandes Dessinées américaines, chapeau rejeté en arrière, pipe à la bouche et qui tapaient leur article à toute vitesse sur le coin d'un bureau. Elle m'accompagnait partout, cette petite machine, et on a fait un bon bout de chemin ensemble. Sur son clavier, j'ai tapé des kilomètres de mots. Pendant quelques numéros, à l'occasion des grandes vacances, j'ai même lancé un journal familial "Le Scribouillard", à raison de 2 exemplaires par numéro (3 livraisons en tout !) :

Ah ! les plaisirs de la machine à écrire ! C'est vrai qu'au rang de ses avantages, on peut mettre son accessibilité et sa facilité de mise en œuvre : pas besoin de courant, toujours prête à servir. On glisse une feuille dans le rouleau et nous voilà à pied d'œuvre, c'est le cas de le dire. Par contre, les fautes de frappe doivent être traitées à la gomme. Les ajouts, déplacements de phrases ou de paragraphes nécessitent patience, colle et ciseaux. Et si l'on désire plusieurs exemplaires, le "papier carbone" est notre ami salissant. Dans ces temps reculés, au bureau, on tapait des factures, des courriers, des notes ou des rapports avec parfois 7 doubles. Le papier utilisé, dit "pelure", était très fin et souvent de différentes couleurs en fonction de la destination de l'exemplaire et de l'organisation du classement. Par exemple :

- l'original, la première feuille, en vrai papier, généralement à en-tête, était réservé au destinataire principal de la lettre, de la note…
- le second exemplaire (1ère pelure) au service rédacteur de la lettre
- le troisième à la comptabilité
- … et le 7ème exemplaire aux archives. Celui-là était si pâle et si brumeux qu'il en était pratiquement illisible.

Inutile de dire qu'avec cette procédure, la moindre erreur de frappe demandait un temps de correction considérable.

Un peu d'histoire...

1714 : premier brevet de machine à écrire déposé par l'anglais Henry Mill
1850 : invention d'une machine avec ruban encreur à Baltimore
1867 : Christopher Latham Sholes met au point l'ancêtre de la machine à écrire moderne. Ce prototype sera ensuite produit en série, à partir de 1873, par la firme Remington.
1872 : Mark Twain devient le premier écrivain à soumettre à son éditeur une œuvre exclusivement "tapée à la machine", le fameux "Tom Sawyer".
1914 : Invention de la première machine électrique.
1935 : Commercialisation de la plus petite machine à écrire portable, l'Hermès-Baby. Elle sera utilisée par de célèbres écrivains (Hemingway, Steinbeck, Ionesco). On la produit jusqu'en 1989.
1961 : Premières machines "à boule" par IBM. Cette nouvelle technique permet de changer rapidement de caractères en cours de frappe, par exemple pour écrire en gras ou en italique.
1986 : Canon met sur le marché la machine à écrire électronique avec écran. Grâce à sa mémoire de 3 lignes, elle permet les corrections et annonce l'ordinateur personnel.
2011 : Fermeture de la dernière usine au monde à fabriquer des machines à écrire (aux Indes). Cette fois, notre bonne vieille machine est définitivement supplantée par l'ordinateur et on ne la rencontre plus que sur les brocantes ou dans les musées.

Si les machines à mémoire ont simplifié le travail, l'ordinateur, lui, apporte une solution globale au problème, allant même jusqu'à la dématérialisation complète des opérations (envoi de courrier électronique). Ce qui, mais c'est une autre histoire, n'empêche pas l'impression sur papier à tous les bouts de la chaîne… et peut-être même davantage qu'avant !

Moi, je n'avais pas ces soucis. Je réalisais un exemplaire, deux au maximum, avec carbone, mais sur du papier ordinaire. J'avais beau faire mon malin et rêver de littérature, je n'écrivais pas directement à la machine, comme pouvaient le faire les véritables écrivains : je recopiais ce que j'avais écrit, dans un premier temps, à la main.

Pour ceux qui l'ignorent, le manuscrit tapé à la machine s'appelle un "tapuscrit". Car ça tape, non ? Ah, le bruit de la machine à écrire… C'est vrai que pour ceux qui travaillent la nuit, c'est un vrai problème. Je me suis toujours demandé comment les voisins de chambre, à l'hôtel où descendait Hemingway, pouvaient supporter le bruit de sa machine quand, revenant de la tournée des bars, il se mettait à écrire à 4 heures du matin !

Un peu de technique…
La disposition des caractères sur le clavier d'une machine à écrire a été déterminée afin de répartir les lettres les plus fréquemment employées entre les 2 mains et d'assurer une certaine fluidité dans la frappe. C'est donc une disposition qui tient à la fois à des raisons mécaniques et à la langue utilisée. Il en existe plusieurs, nommées par les premières lettres de la première rangée des touches.

On parlera ainsi de clavier "AZERTY" dans les pays francophones, ou de clavier "QWERTY" chez les anglophones. Mais il y a des claviers japonais, russes, arabes…

Il est à noter que l'on a conservé de nos jours cette disposition des lettres dans les claviers d'ordinateur alors que la contrainte mécanique qui la justifiait n'existe plus. Mais revenir à un clavier alphabétique, par exemple, aurait remis trop en cause les habitudes acquises et diminué la vitesse de frappe.

Tiges et caractères de frappe. L'ordre des lettres est différent de celui du clavier et étudié pour éviter les "emmêlements" de tiges : ainsi le "Z" jouxte le "W", par exemple, car il est rare de trouver des mots dans lesquels Z et W se suivent... sauf dans le nom de l'écrivain ZWEIG !

Ma petite Japy, arrivée au bout du rouleau (c'est le cas de le dire), a disparu je ne sais où. Un jour, dans une brocante, j'ai trouvé une Underwood (modèle 319), petite machine portable, tout en rondeur.

Je lui fais prendre l'air de temps en temps, histoire de retrouver la sensation de liberté et de spontanéité de l'écriture mécanique. Mais l'écriture est pâle, le rouleau un peu grippé et mes doigts ont perdu leur force de frappe, car il ne faut pas avoir peur de taper sur ces vieilles touches récalcitrantes, quitte à s'y coincer un doigt !

Faut dire que le clavier de l'ordinateur nous pousse à la paresse et la mollesse de ses touches nous fait perdre du muscle. Mais c'est tout de même bien pratique ! On peut changer l'ordre des mots (comme Monsieur Jourdain), des paragraphes, des pages, sans tout refaire ; modifier aisément le style et la taille des caractères ; imprimer dans une qualité proche de celle de l'imprimerie et en autant d'exemplaires (tous identiques et de qualité) que l'on veut ; Coriger facliment les fauets de frape… Alors, oui, vive l'ordinateur ! Mais cela n'empêche pas d'avoir une pensée émue pour son ancêtre mécanique.

Un peu de réclame…Quelques firmes célèbres se sont illustrées sur le marché des machines à écrire :
- Remington, marque américaine (Etat de New York), la mère de toutes, également très connue pour ses fusils et ses revolvers (qui, eux, font "tac-tac-tac"). 
- Japy, marque française, à Beaucourt, Territoire de Belfort. Il existe un Musée Japy. 
- Olivetti, italien, devient leader mondial avant de se consacrer à l'informatique.
- Underwood, américain, a la particularité d'avoir commencé par fabriquer des rubans encreurs pour la concurrence avant de se lancer dans la réalisation de ses propres machines (de 1895 à 1933). L'entreprise (et les modèles qu'elle commercialisait) seront repris par Olivetti en 1963.
-Triumph-Adler (allemand). Est d'abord racheté par Grundig puis revendu à un américain pour finir dans le giron d'Olivetti. C'est cette société qui lancera les premiers ordinateurs en couleur portables.
- Olympia (allemand), va commercialiser le modèle "Mignon", une des plus petites machines à écrire du monde, utilisant la technique dite "à levier", sans clavier.
- Hermès. Contrairement aux autres marques citées, celle-ci ne porte pas le nom de l'entreprise qui l'a créée. En effet, nous la devons à l'établissement suisse Paillard. L'Hermes-Baby est la plus célèbre des machines à écrire portatives, car utilisée par nombre d'écrivains, reporters, journalistes et politiques de ces années-là.
- Typo (français) : c'était le nom de marque choisi pour ses machines à écrire par la Manufacture d'Armes et Cycles de Saint-Etienne (Manufrance). Ci-dessous, la page du catalogue de Manufrance de 1931.

Vous me direz : "Oui, c'est beau la nostalgie, mais à quoi peut bien encore servir, de nos jours, une vieille machine complètement dépassée ?" Mais à tout ce que les technologies nouvelles ont justement du mal à réaliser facilement ou pour tout ce qui ne justifie pas leur emploi. On citera :

- les étiquettes diverses et variées ("Confiture de Cerise")
- les petits mots doux ("La confiture est au frigo")
- les mémos ("Ne pas oublier la confiture de cerise")
- les listes de choses à faire ou à acheter ("Pots de confitures – Cerises")

Certes, rien de bien littéraire dans tout cela, mais pratique ! C'est dans ce genre d'utilisation que l'on comprend qu'une machine à écrire est comme un stylo : directement de la pensée au papier, sans préparation, sans mise en œuvre compliquée, immédiatement. En fait, un véritable travail artisanal, comme le menuisier avec le bois, le peintre avec la couleur, le jardinier avec la terre.

Un peu de spectacle …Où la machine à écrire fait sa star. 
Elle est en effet l'accessoire vedette des polars et films noirs, qu'elle soit aux mains d'un inspecteur de police, d'un journaliste d'investigation, d'un escroc, d'un romancier raté. Et toujours la séquence frisson, quand l'enquêteur, après un examen scientifique des caractères, retrouve la machine sur laquelle la lettre de rançon a été tapée. Exploit improbable avec les ordinateurs et imprimantes, trop parfaits et sans personnalité, que nous connaissons maintenant.

Quelques petites citations :
"Misery" : dans le film tiré du roman de Stephen King, la machine à écrire utilisée par l'écrivain prisonnier est une Royale 10. D'occasion. Car elle perd ses lettres une par une, obligeant le héros à de fastidieuses corrections au crayon. Sur la fin, elle servira d'arme lourde, cette machine étant tout sauf portative (et mortelle à l'occasion).
"The Typewriter" : le compositeur Leroy-Anderson a écrit une célèbre musique pour machine à écrire et orchestre. Jerry Lewis en a immortalisé une version filmée. En concert, c'est une véritable machine à écrire qui est utilisée.

La dactylographie étant l'art de taper à la machine, il a existé des concours de dactylographie, alliant vitesse et précision, le but de la performance étant de taper dans un minimum de temps le maximum de mots avec le moins de fautes possible. Un film ("Populaire" en 2012) retrace les coulisses d'un tel exploit. Ce type de performance existe encore de nos jours mais s'effectue sur clavier d'ordinateur et a changé son appellation en "concours de production de texte". Actuellement, le champion du monde est un italien, avec un score de 969 caractères à la minute et zéro faute !

Après avoir soustrait la feuille à l'étreinte de la machine, retournez-la et passez votre doigt au verso. Vous sentez ? Les mots y sont inscrits, en relief, comme sculptés dans le papier. Et ça, vous ne l'obtiendrez jamais avec les outils aseptisés, silencieux et propres de nos nouvelles technologies.

Alors de ce pas, je vais retranscrire tout cela sur ma vieille bécane :"Tap – tap – tap – tap…"

Source : Texte de Guy Robert - Wikipédia pour l'historique et les référence des anciens modèles de machine à écrire – Copyright Linutil septembre 2020.

15 novembre 2023

Karl Tremblay du groupe Les Cowboys Fringants s'en est allé : une étoile filante de plus brille au firmament

Mais au bout du ch’min, dis-moi c’qui va rester
De notre p’tit passage dans ce monde effréné
Après avoir existé pour gagner du temps
On s’dira que l’on était finalement
Que des étoiles filantes

Karl Tremblay, chanteur du groupe québécois Les Cowboys Fringants,
ici lors des Solidays en 2019- 
Sadaka Edmont/SIPA

A 47 ans, emporté par un cancer de la prostate, le chanteur du Groupe Québécois le plus écouté et à la plus grande longévité,  est parti bien trop vite et nous laisse tous orphelins. 

« C’est avec une tristesse indescriptible que nous vous annonçons le départ de Karl. Il a été un guerrier exemplaire devant la maladie et un modèle pour nous tous. Nous voulons remercier tous ceux et celles qui nous ont témoigné leur amour durant les dernières années, nous avons été portés par votre soutien », ont écrit Marie-Annick, Jean-François et Jérôme sur Instagram, mercredi.

Ce soir, ce ne sont  pas seulement la famille de Karl et ses compagnons de route qui sont en deuil, c'est tout le peuple de la belle Province du Québec qui l'est et tous les français qui aimaient ses chansons.

Les étoiles filantes, L’Amérique pleure : en 25 ans de carrière, les Cowboys Fringants étaient devenus un véritable phénomène de société au Québec et un groupe également bien connu du grand public en France, où ils se sont régulièrement produits.
Chanson "sur mon épaule", vidéo publiée sur la chaine Youtube des Cowboys Fringants
Chanson "Octobre ", vidéo publiée sur la chaine Youtube des disques La Tribu 

"En berne" sur la chaine Youtube des Cowboys Fringants

Si vous ne connaissez pas du tout ce groupe, je vous propose d'en découvrir la musique sur Youtube et les textes ici, vous verrez que c'est une musique chaleureuse et des mots qui font du bien au coeur et à l'âme.

Voici encore une preuve de la très grande qualité des textes chantés par ce groupe : écoutez bien cette chanson-ci ! Elle nous met "les poils" comme on dit :

Chanson "Plus rien" publiée sur la chaine Youtube de Gabgabo
Repose en paix l'artiste, et un grand merci pour toute ton œuvre et surtout pour tout l'amour qu'on ressentait dans tes chansons.

Depuis le chateau des Milandes, capitale de la fraternité, Joséphine Baker m'écrit

L'artiste et mail-artiste Diane Beauchamps a animé avec bonheur quatre ateliers d'art postal en Dordogne, lors de la seconde semaine de vacances de la Toussaint, autour de l'artiste Joséphine Baker qui fut un temps l'heureuse propriétaire du fameux chateau des Milandes.

Maintenant que les ateliers sont clos, c'est Joséphine qui m'écrit afin de partager cette expérience au moyen d'une bien jolie enveloppe rose, avec au dos, une vignette dotée d'une coquine plume noire,  jolie représentation de l'artiste en tenue de scène.

A l'intérieur de l'enveloppe épaisse, je trouve une carte postale du Chateau avec quelques mots de la main de Joséphine (merci Diane), une planche d'étiquettes avec les oeuvres d'autres mail-artistes qui se sont associés à ce projet,  un fascicule de présentation des activités qui se passent actuellement dans le chateau des Milandes, et pour fini un tout petit mail-art, en forme de microsillon.

 

A gauche, mail-art en forme de microsillon "Ma petite Tonquinoise", réalisé par Diane,
 à droite le programme des activités au chateau 
Merci Diane pour m'avoir sollicitée et associée à ce projet auquel j'ai immédiatement adhéré. C'est toujours un très grand plaisir pour moi de te suivre dans tes projets mail-artistiques. 

8 novembre 2023

Origami de la fleur de dahlia et grue symbole de paix , de Yume

Nouvelle jolie surprise venue du Japon, de la part d'une autre jeune adolescente de 15 ans qui a assisté à l'exposition de cubes du Mail-Art Project de Diane lorsqu'elle s'est tenue à Hiroshima.

Apparemment Yume a beaucoup aimé ces cubes : elle m'adresse une jolie enveloppe qu'elle a décorée de pastilles dorées brillantes, de petites perles, et sur laquelle elle a rajouté des images de certaines scènes de cirque à l'ancienne*. 

Passionnée de musique, elle a ajouté à son envoi, deux créations en origami, la fleur du dahlia et la fameuse grue,, symbole de paix et porte-bonheur pour les japonais. 

Je te remercie de ce bel envoi, Yume, et je te promets de te répondre dans les prochaines semaines. 
(*car espérons maintenant qu'il en reste de moins en moins à proposer des numéros avec des animaux domptés qui n'amusent plus personne!) 

6 novembre 2023

Collage de feuilles et poésie prévertienne à lire et à chanter, de Nicole

Avec le vrai temps d'automne que nous vivons maintenant et malgré les vacances des petits enfants, j'ai reçu beaucoup de vos oeuvres ces derniers temps. Et aujourd'hui j'ai même reçu un cadeau de Nicole. Waouh!

Dans une enveloppe avec un collage de feuilles dont Nicole a la spécialité, j'ai trouvé un joli marque-page aux couleurs de l'automne avec là aussi des potirons,  ainsi qu'une une édition de 1980 d'un petit livre pour la jeunesse.

Il s'agit d'un poème de Prévert La page d'écriture, illustré par l'imagière Jacqueline Duhême dont j'avais eu la chance de voir l'exposition à la Bibliothèque Forney il y a quelques années. A cette occasion, j'avais acheté trois petits livres contenant chacun plusieurs poèmes de Prévert  que Jacqueline Duhême avait illustrée, dans une édition beaucoup plus récente. 

Et curieusement, ce poème-là n'y est pas présenté avec la chanson associée dont j'ignorai tout jusqu'à présent. Tu viens donc de combler une lacune : avec ma petite fille qui apprécie déjà les petits livres de Prévert, nous allons avoir de quoi rechercher la chanson et l'apprendre, comme nous l'avons fait pour "en sortant de l'école".... merci, Nicole,  merci beaucoup.

Couleurs d'automne et potiron d'Halloween, de France

Bien dodu, bien fleuri et feuillu,  aux couleurs de l'automne que France aime tant, voici un magnifique cucurbitacé : le fameux potiron!

Dans notre potager, mon père en produisait en masse. Enfant, j'ai eu si souvent à manger de la soupe au potiron qu'il ne m'est plus possible d'en avaler aujourd'hui même s'il est bien caché dans une préparation...c'est un dégoût par overdose, en quelque sorte. 

Heureusement, il reste bien sûr le plaisir des yeux : j'aime voir ce légume aux si belles couleurs au moment de la fête d'Halloween, où les petits-enfants aiment suivre la  tradition d'y creuser nez, yeux et bouche pour en faire un visage assez grimaçant, éclairé avec des bougies.  

Merci France pour ce bel envoi, très coloré, ce qui est plaisant dans cette grisaille et cette humidité qui nous transperce... mais c'est de saison!

4 novembre 2023

Rappel utile de l'article 1 de la Déclaration des Droits de l'Homme de 1948, de l'Etre anonyme

Avec son enveloppe toute noire, au recto cette petite fille tendant à bout de bras le symbole de la paix, et au verso les pleurs et toute la souffrance des gazaouis privés de tout, L'Etre anonyme ressent vivement la nécessité de rappeler que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits....

enveloppe recto
enveloppe verso

Comme je la comprends, car je ne supporte pas davantage qu'elle que des populations innocentes soient massacrées ou affamées et privées de soin,  qu'elles soient des habitants d'Israël ou habitants de ce qui reste de l'état palestinien. J'ai le même reflexe pour tous les autres peuples du monde qui souffrent sous le joug de milices, de chefs religieux, de tyrans et dictateurs en tout genre..., qu'ils habitent le Liban, l'Ukraine, l'Irak, le Yémen, le Soudan, l'Afghanistan, l'Iran... et tant et tant d'autres endroits du monde!

Merci, l'Etre anonyme, d'avoir le courage d'affirmer que la solidarité et la fraternité sont des valeurs essentielles entre les êtres humains et bonne continuation à toi... dans ce monde de plus en plus fou.

3 novembre 2023

Orizuru symbole de paix, venue d'Hiroshima, de la part de Nao

Que d'émotions j'ai ressenties en trouvant cette jolie missive en provenance de la ville d'Hiroshima, si tristement célèbre! C'est une très belle enveloppe réalisée dans un beau papier blanc à reflets, la composition si fraiche, à la fois naïve mais émouvante m'a fait penser que son auteur était très certainement une jeune personne.

J'ai aussitôt pensé au Mail-Art Project de Diane Beauchamps car elle m'avait prévenue qu'une sélection de 20 cubes n'ayant pas trouvé preneur lors de la vente-expo organisée en juin dernier à Céret seraient envoyés à Hiroshima et feraient ensuite l'objet d'une exposition auprès d'un public composé d'enfants et d'adolescents des Ecoles du quartier Minami et de leurs familles (ceux-là même qui ont participé à l'expo de Céret).  A l'issue de cette manifestation, il était possible que leur professeur d'anglais en fasse la distribution aux jeunes. 

J'ai bien entendu approuvé des deux mains cette très belle initiative de  faire voyager l'idée de fraternité et de paix par le mail-art ;  Hiroshima, ville sanctuaire pour la paix, est le lieu idéal pour une telle exposition. 

C'est Nao, une jeune fille de 15 ans, qui m'écrit et me remercie pour le cube que j'ai réalisé. C'est une jeune demoiselle qui va sortir diplômée de l'école secondaire en mars prochain et qui prépare l'examen d'entrée au Lycée "très difficile". Elle est passionnée de lecture de BD et de comics, son préféré restant  "Slam Dunk" un comic-book très populaire au Japon, qui se passe dans le monde sportif du basketball. 
 
Nao a glissé dans son enveloppe deux feuilles carrées et fleuries de papier japonais pour pliage et surtout l'un de ses origamis : c'est une grue, "orizuru" en japonais. La grue est un oiseau symbole de paix et animal porte-bonheur pour les Japonais. Quelle jolie et gentille attention! 

Pour terminer sa missive, Nao souhaite que nous restions en contact : je la remercie de ce premier envoi et il va de soi que je vais continuer cette correspondance, la toute première avec ce pays qui me fascine tellement. 

Un grand merci à toi Nao, je te souhaite beaucoup de chance et de réussite pour ton examen.

D170 - Mariage du grès rouge et de la dentelle à Brioude, de Michèle

L'amie Michèle a fait une incursion dans le monde de la dentelle cet été en passant à Brioude. Et, bien sûr, elle a pensé à moi et a eu la gentillesse de  m'informer sur ce que cet Hôtel de la Dentelle recèle de trésors. 

Grand Siècle -Dentelle et sculpture sont signées Odette ARPIN (M.O.F.) - 1988 - Parure en dentelle aux fuseaux dont les rosaces de point d'esprit s'épanouissent dans des arabesques de grilles et cordes pointonnés sur pierre de grès rose

C'est, me dit-elle un lieu un peu magique où se déclinent des oeuvres anciennes et d'autres, contemporaines, où se raconte aussi l'histoire de la dentelle. Un lieu qui semble avoir repris vie en 1986 avec l'arrivé d'Odette ARPIN, Meilleure Ouvrière de France, autodidacte à ses débuts. Cette personne aujourd'hui disparue a animé des stages "chevronnés" apportant couleurs et design moderne dans cet univers de la dentelle qui se modernise et se regénère, son oeuvre étant perpétuée désormais par d'autres artistes dentelières et MOF.

Hôtel de la Dentelle de Brioude - photo publiée sur leur Site 

L'Hôtel de la Dentelle de Brioude propose une exposition permanente mais aussi, régulièrement une exposition temporaire, c'est à dire qu'il ne faut pas louper la visite, si vous avez le loisir de passer par là. Voyez vous-même à quel point ce travail minutieux est magnifique :
- dans l'espace culturel où se tiennent les expositions
- dans l'atelier de production.
Merci à toi Michèle de m'avoir fait connaître cet endroit et leur production si moderne et merci pour ton joli mail-art que tu as enjolivé d'un arche de dentelle au crochet à l'ancienne.

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Odette Arpin, présidente fondatrice de l'Hôtel de la dentelle de Brioude
 Photo Jacques Jamon - publication sur le Progrès de Lyon
Pour les amateurs, voici un lien sur le blog "merveilles de main" qui parle d'Odette ARPIN, de son oeuvre et de la merveilleuse Dentelle Cluny de Brioude.

Spaces invaders from Canada, by Tony

Sacré Tony! Même à l'autre bout du monde, en vacances en famille,  il n'oublie pas de manifester son humour et son amitié, ni d'imprimer sa "marque" avec ces Canada invaders "car le Canada n'en était pas encore doté"...voilà un oubli réparé, on dirait.

A l'occasion de ce courrier qui laisse entendre de très heureux moments passés dans la Belle Province, Tony en profite pour faire un rappel sur la prochaine Journée Mondiale du Faux-Timbre d'Artiste, dont la date approche à grands pas, maintenant. Pas de risque que je l'oublie cette géniale manifestation en ce qui me concerne, je suis en plein dedans!

Il faudra un jour que tu m'expliques par quelle magie  tu réussis,  même à l'étranger,  à passer la barrière de l'affranchissement postal sans encombre : ni les vrais timbres canadiens, ni ton "fauxlon" de ta missive  n'ont été compostés!

Un grand merci à toi, cher ami, merci de ton chaleureux courrier et bonne continuation pour tes vacances au Québec!

2 novembre 2023

T158 - Mode de printemps pour la Maison Lanvin, de Michèle

Nous sommes à peine entrés dans l'automne, fort tardivement cette année, que déjà les créateurs et les stylistes en sont au printemps suivant, car les maisons de couture ont toujours de l'avance pour présenter leurs nouvelles collections. C'est ce que l'on appelle je crois la "fashion week" à Paris et dans d'autres capitales comme Milan ou New-York.

Ainsi, chez Mme Lanvin, ce sont les petites robes à manches courtes toutes fleuries qui feront le printemps 2024... Bravo à Michèle qui a trouvé l'inspiration pour construire son art postal en partant du timbre, c'est très réussi.

Merci beaucoup Michèle, voilà de quoi patienter jusqu'au véritable printemps!